E EXPOSE DE FRANÇAIS
THEME
La colonisation et ses effets sur l’identité culturelle africaine
dans la ronde des jours. De Bernard Binlin Dadié
ETABLISSEMENT D’APPLICATION JEAN
PIAGET/ENS
PROFESSEUR : Mme BOTTY
CLASSE : 1èreC
NOMS DES PARTICIPANTS ANNEE SCOLAIRE : 2025-2026
BAH HASSANATOU
N’DRI MARIE-SAMUEL ALBUGUES DAKOUA
N’GUESSAN AGOU YANDRA BERENICE
OKA AXEL DAVID
OUEDRAOGO ABDOUL AZIZ
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SOMMAIRE
INTRODUCTION
I-DEFINITION
II- LES CONSEQUENCES DE LA COLONISATION SUR L’IDENTITE
AFRICAINE
1-Les conséquences positives
a-L’unité des hommes
b-L’amour entre les africains
2-Les conséquences négatives
a-L’acculturation
b-Humiliation et mépris
c-La perte ou dévalorisation des traditions et culture
III-LES ACQUIS DE LA NEGRITUDE
1-La liberté et la renaissance
2-Renforcement de la fierté de l’identité noire
Biographie de l’auteur
Conclusion
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INTRODUCTION
La colonisation a imposé la domination européenne sur les peuples
africains, en méprisant leur culture et leur identité. Pour répondre à cette
oppression le mouvement de la négritude est né grâce aux écrivains de la
première génération comme Aimé César, Léopold Sédar, Senghor et léon
Gontran Damas. Ils ont voulu réhabiliter la culture noire et redonner fierté et
dignité aux peuples colonisés. Plus tard, la seconde génération d’écrivain, dont
Bernard Dadié, a poursuivi cette lutte en valorisant l’Afrique et en dénonçant
les injustices héritées de la colonisation. Ainsi, la négritude apparaitt comme
réponse directe à la colonisation : elle affirme ce que la colonisation voulait
effacer. Comment les effets de la colonisation se ressentent-elles dans l’œuvre
de Bernard Dadié ?
I-DEFINITION
Colonisation : C’est l’occupation d’un territoire étranger par un pays, qui y
impose sa domination politique et économique pour exploiter ses ressources et
s’y installer. Dans notre contexte, c’est l’envahissement de l’Afrique par les
occidentaux.
Négritude : C’est l’ensemble des caractères culturels propres aux noirs ;
appartenance à la communauté noire.
Acculturation : C’est lorsqu’un peuple épouse une partie de la culture d’un
autre peuple.
II-LES CONSEQUENCES DE LA COLONISATION SUR L’IDENTITE AFRICAINE
1-Les conséqences positives
a-L’unité des hommes
Dans La ronde des jours, Bernard Dadié célèbre l’unité des peuples en
montrant que les êtres humains sont profondément liés malgré les frontières
et les différences apparentes.
Dans « Les lignes de nos mains », les mains deviennent un symbole universel :
leurs lignes, semblables d’un individu à l’autre, rappellent que tous les hommes
partagent un destin commun. Le poète y voit la preuve que nous sommes liés
par la même histoire, les mêmes espoirs et les mêmes valeurs humaines.
Dans « Aucun pays n’est loin », Dadié affirme que les distances géographiques
ne séparent pas réellement les peuples. Grâce à la fraternité, à la solidarité et à
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l’ouverture à l’autre, les pays cessent d’être isolés : les frontières s’effacent
devant la proximité spirituelle et humaine entre les nations.
b-L’amour entre les africains
L’amour entre les africains s’exprime souvent avec profondeur, douceur et un
sens très fort du lien. Il ne se limite pas aux sentiments : il englobe la famille, la
communauté, le respect, la présence, et cette manière chaleureuse d’aimer par
les gestes autant que par les mots. C’est un amour ou l’autre devient un refuge,
un soutien, un partenaire de vie, celui avec qui on partage les joies, les
épreuves et les rêves. Comme dans le poème « Le monde, c’est toi mon
amour », cet amour transforme l’être aimé en un univers à part entière.
2-Les conséquences négatives
a-Perte ou dévalorisation des traditions et cultures
La colonisation a imposé la culture européenne, dénigrant les langues,
coutumes et croyances africaines. Les peuples africains ont souvent été
poussés à oublier ou rejeter leur héritage culturel.
b-Humiliation et mépris
Le colonialisme a créé des situations de racisme et de discrimination, ce qui a
affecté l’estime de soi et la confiance dans l’identité culturelle. Toute cette
souffrance se perçoit dans le poème « Je vous remercie mon Dieu ».
c-L’acculturation
La colonisation européenne a imposé langues, religions et institutions aux
sociétés africaines, marginalisant leurs traditions. Les Africains ont cependant,
résistés et créés des cultures hybrides. Le poème « Je n’aime pas » de Bernard
Dadié illustre ce refus : il rejette les symboles occidentaux (cravate, ceinture,
casque, montre) et dénonce l’oppression coloniale, montant que
l’acculturation a rencontré une résistance culturelle forte et une affirmation de
l’identité africaine.
III-LES ACQUIS DE LA NEGRITUDE
1-La liberté et la renaissance
La liberté des peuples africains s’accompagne d’une véritable renaissance, un
retour à leurs racines profondes et à la fierté de leur identité. Cette renaissance
culturelle consiste à redécouvrir les langues, les arts, les croyances, les
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traditions et la créativité qui forment l’âme de l’Afrique. Elle permet aux
africains de se réapproprier ce qui constitue leur force intérieure. C’est
exactement le message que porte le poème « Chanter l’Afrique » à retrouver
la beauté du continent, à célébrer sa richesse culturelle et à se couronner de
dignité. Dadié invite l’Afrique à s’aimer elle-même et à chanter ce qu’elle est
réellement : un continent vivant, fière, porteur d’héritages précieux.
Ainsi, la liberté et la renaissance africaine se rejoignent dans le même
mouvement : redonner voix, éclat et hauteur à la culture africaine, comme un
chant qui réveille la mémoire et ouvre l’avenir.
2-Renforcement de la fierté et l’identité noire
La fierté et l’identité noire reposent sur la valorisation de l’histoire, des cultures
et des traditions africaines, souvent dénigrées par l’esclavage et la colonisation.
Ce mouvement cherche à affirmer la dignité, la force et la richesse des peuples
noirs, à revendiquer leurs droits et à combattre les stéréotypes racistes.
Les poèmes de Bernard Binlin Dadié illustrent cette affirmation culturelle :
« Le noir de mon teint » célèbre la beauté et la dignité des Noirs, affirmant la
fierté de sa couleur et de ses origines.
« Ode à l’Afrique » exalte le continent africain, ses paysages, son histoire et sa
culture, renforçant le sentiment d’appartenance à la terre africaine.
« Nous sommes de ceux » revendique l’héritage africain et la solidarité des
peuples noirs face à l’oppression et aux injustices.
BIOGRAPHIE DE L’AUTEUR
Bernard Binlin Dadié, né en 1916 et mort en 2019, est un écrivain, poète et
dramaturge ivoirien. Figure majeure de la littérature négroafricaine, il s’est
engagé toute sa vie à défendre les valeurs africaines et à dénoncer les injustices
sociales et coloniales. Dans son recueil La ronde des jours, publié en 1956, il
utilise la poésie comme un outil de résistance et de mémoire.
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CONCLUSION
A travers La ronde des jours, Bernard Binlin Dadié dénonce l’impact destructeur
de la colonisation sur l’identité culturelle africaine, tout en offrant une vision de
résistance et de réaffirmation de soi, par des poèmes comme : « Le noir de
mon teint », « Ode à l’Afrique », « Sèche tes pleurs », « Nous sommes de
ceux ». Dadié nous montre comment la colonisation a cherché à effacer
l’identité et les valeurs africaines, mais aussi comment l’Afrique, à travers sa
culture et sa mémoire collective, résiste à cette domination et tente de se
reconstruire. L’œuvre de Dadié est ainsi une initiation à la reconquête de
l’identité africain, un rappel à ne pas oublier les racines tout en avançant vers
un avenir ou l’Afrique doit retrouver sa place.