I-CONTRÔLE DE CONNAISSANCES
1.
Faites la distinction entre les juridictions de droit commun et les juridictions
d'exception.
Une juridiction de droit commun est une juridiction qui a vocation de principe à connaître de
tous les litiges, à tous juger, sauf dispositions contraires d’un text spécial spécial qui exclut
expressivement de cette compétence telle ou telle affaire et confie son traitement à une
autre juridiction en raison de la nature de l’affaire ou de la qualité des parties en présence.
La juridiction d’exception est une juridiction dont la compétence, en raison de la nature de
l’affaire et de la qualité des parties en présence, est expressément déterminée par un texte
spécial, dérogeant aux principes de droit commun
SIMILITUDES :
Les deux juridictions on pour points communs de rendre des décisions sur une question de
droit posée.
DISTINCTIONS :
Au niveau de la compétence: les juridictions de droit commun ont une compétence générale,
alors que les juridictions d’exception ont une compétence spécifique.
Au niveau des organes ou de l’organisation : les juridictions de droit commun sont constitués
en premier degré, second degré et en juridiction suprême ( cour de cassation, conseil
d’Etat). Or, les juridictions d’exception en matière civil sont constitués du tribunal de travail,
des affaires matrimoniales, de tutelle, de commerce, du président de tribunal; en matière
répressive, elles sont constitués de tribunal criminel, tribunal correctionnel, juges des
enfants, juge d’instruction, tribunal criminel pour mineur…
2- Dans quels cas le tribunal de première instance statue seulement en premier ressort en
matière civile ?
Conformément à l’article 6 du CPC, le tribunal de première instance statue seulement en
premier ressort en matière civile, lorsque l’intérêt du litige est supérieur à 500.000f
3- Déterminez la compétence d'attribution du tribunal du commerce et celle du tribunal du
[Link] compétence d’attribution ou compétence matérielle est l’aptitude légale reconnue à une
juridiction, conformément au code de l’organisation judiciaire, de prendre des actes,
d’instruire, de juger ou de connaître d’une affaire en raison de sa nature.
Le tribunal de commerce est matériellement compétente pour :
–
Connaître les litiges entre commerçants, personnes physiques personnes morales,
entre ceux-ci et les tiers et les litiges relatifs aux actes qu’ils accomplissent dans
l’exercice de leur fonction.
–
Connaître les procédures collectives d’apurement sur passif
Le tribunal du travail est matériellement compétent pour connaître les différents individuels
et collectifs de travail qui naissent à l’occasion d’un contrat de travail, ainsi que les accidents
de travail, les maladies professionnelles. En d’autres termes, le tribunal de travail est
compétent pour le règlement des conflits qui résultent de l’exécution du contrat de travail
entre employeur et employés.
4- Quel est le domaine de compétence de la juridiction présidentielle et le juge de la mise en
état ?
La juridiction présidentielle est compétente pour connaître des affaires en matière de référé
( procédure d’urgence).
Les présidents des tribunaux reçoivent les cas d’urgence, statut par ordonnance sans
préjudicier au fond de l’affaire.
Le juge de la mise en état est un magistrat chargé de préparer les dossiers pour le jugement.
Ses domaines de compétence incluent généralement :
–
–
Organisation de la procédure : il fixe les délais et les étapes pour la préparation du
dossier, notamment la communication des pièces entre les parties.
Gestion des échanges entre les parties : il peut ordonner la production de documents,
des expertises ou des mesures d'instruction nécessaires à la résolution du litige.
–
Contrôle du déroulement de la procédure : il s'assure que la procédure se déroule de
manière régulière et que les parties respectent les délais et les obligations qui leur
incombent.
–
Renvoi à la juridiction de jugement : une fois la mise en état terminée, il renvoie l'affaire
devant la juridiction de jugement pour qu'elle soit jugée au fond.
5- Déterminez la compétence d'attribution de la cour de cassation, du conseil d'Etat, de lacour de compte et de la Cour
Commune de Justice et d'Arbitrage (CCJA).
La cour de cassation : la cc est la plus haute juridiction de l’ordre judiciaire. Elle a des
attributions contentieuses et consultatives.
Les attributions contentieuses
La cc statue souverainement sur les pouvoirs en cassation dirigés contre les arrêts et les
jugements rendus en dernier ressort par les juridictions statuant en matière civile,
commerciale, sociale et pénale. Sous réserve des matières relevant de la compétence
d’autres juridictions de l’ordre judiciaire. Elle connait en outre des demandes en révision, des
demandes de renvoie d’une juridiction à une autre, des prises à parties, des récusations, des
inscriptions de faux, des règlements de juges, des demandes en annulations des actes par
lesquels les juges de l’ordre judiciaire excèdent leur pouvoirs, des recours contre ses arrêts,
des demandes en interprétation et en rectification, de la tierce opposition.
Les attributions consultatives
La cc émet des avis sur toutes questions de droits entrant dans le champ de ses
compétences qui lui est soumise par voie de requête par les 1er présidents des cours
d’appel, les procureurs généraux près les dits cours et les procureurs de la république près
les dits tribunaux, les ordres constitués et les institutions universitaires des sciences
juridiques.
Le conseil d’Etat: Le CE est la plus haute juridiction de l’ordre administratif.
Il veille à l’application de la loi par les juridictions de l’ordre administratif et juge la légalité
des actes administratifs et la responsabilité des personnes publiques et services publics. Il
exerce des attributions contentieuses et consultatives.
ATTRIBUTIONS CONTENTIEUSES
Le CE statue souverainement sur :
- Les recours en cassation dirigés contre les décisions de justice soit en 1er et dernier
ressort, soit en dernier ressort par les juridictions administratives de droit communs ou par
les juridictions administratives spécialisées.
- En 1er et dernier ressort sur les recours en annulation pour excès de pouvoir formés contre
les décisions administratives émanant des autorités administratives centrales ou des
organismes ayant une compétence nationale.
- En 1er et dernier ressort sur les recours dirigés contre les actes administratifs dont le
champ d’application s’étend au-delà du ressort d’un seul tribunal administratif.
- Sur les recours en interprétation et en appréciation de la légalité des actes dont le
contentieux relève de sa compétence.
- Sur le contentieux des élections des organes des collectivités territoriales et des élections
à caractère administratif.
- Le CE peut être saisit par les tribunaux administratifs et par les juridictions administratives
spécialisées pour émettre des avis contentieux lorsqu’il se présente une question de droit
nouvel soulevant une difficulté sé[Link] tribunaux administratifs, sont juges de droit commun du contentieux
administratif en 1er
ressort sous réserve des compétences attribuées au CE.
Les cours administratives d’appels connaissent des décisions rendues en 1er ressort par les
tribunaux administratifs et les juridictions administratives spécialisées.
ATTRIBUTIONS CONSULTATIVES
- Le CE émet des avis sur tout projet de textes qui lui est soumis par le président de la
république et les membres du gouvernement. Il peut etre consulté par le 1er ministre (en
matière administrative) ou les ministres sur les difficultés en matière
- Le CE donne son avis sur les projets de textes pour lesquels son intervention est prévue par
les dispositions constitutionnelles, législatives ou décrétales. Il propose en outre les
modifications qu’ils jugent nécessaire.
- Le CE peut appeler l’attention des pouvoirs publics sur les reformes d’ordres législatifs,
règlementaires ou administratifs qui lui paraissent indispensable ou conforme à l’intérêt
général.
- Les membres du CE peuvent participer aux travaux des commissions ou conseil à caractère
administratif ou juridique et etre chargé de toutes missions auprès des administrations ou
établissement publics ainsi qu’auprès des organisations internationales dont la CI fait partie.
A condition que ces activités soit compatibles avec leurs fonctions au sein du CE et qu’ils
aient obtenus l’accord du président de la CS après avis conforme du président du CE.
La cour des comptes : La cour des comptes est la juridiction suprême de contrôle des
finances publiques. Elle a des attributions juridictionnelles, de contrôle et de consultation.
-Attributions juridictionnelles (articles 2et 3)
La cour des comptes connait
-en appel, des jugements rendus par les chambres régionales des comptes,
-en cassation, dirigés des pouvoirs contre les arrêts définitifs rendus par elle-même.
La cour des comptes jugent les comptes des comptables publics conformément au droit
budgétaire et au règlement général sur la comptabilité publique. Elle juge les compte que lui
rende les personnes qu’elle a déclaré comptable de fait. Elle sanctionne les fautes de
gestion.
-Attributions de contrôle (art 4 à art 9)
La cour des comptes dispose d’un pouvoir de contrôle de la gestion des services de l’Etat,
des EPN, des collectivités territoriales des sociétés
La cour des comptes contrôle la gestion des organismes de sécurité et de prévoyance sociale
elle contrôle également la gestion de tout organisme ou association qui bénéficient d’un
concours financier de l’Etat
Elle contrôle aussi les ressources collectées auprès du public avec les objectifs énoncés lors
de l’appel à la générosité publique.
-Attribution de consultationLa cour des comptes assiste le parlement et le gouvernement dans le contrôle de l’exécution
des lois de finance. Elle adresse au Président de la république et présente au parlement et au
conseil économique et social, un rapport public annuel dans lequel elle expose ses
observations à la clôture de l’exercice et en tire les enseignements. Elle peut adresser à ses
autorités des rapports de synthèse sur des sujets particuliers. Elle peut être consultée par
ses autorités sur des questions économiques, financières ou de gestion des services de
l’Etat et des collectivités publiques.
Elle reçoit la déclaration de patrimoine du Président de la république et des membres de la
haute autorité pour la bonne gouvernance.
La CCJA: Elle assure en cassation l’interprétation et l’application commune aux Etats parties
du traité des règlements pris pour son application et des actes uniformes.
Elle est aussi compétente en matière d’arbitrage.
6- Dans le cadre des nouvelles réformes judiciaires, à quelles compétences se réduit la cour
suprême ? Justifiez votre réponse.
La Cour Suprême en Côte d'Ivoire est actuellement en pleine mutation en raison des
nouvelles réformes judiciaires. Selon la Constitution du 8 novembre 2016, la Cour Suprême
devrait être remplacée par trois ordres de juridictions distincts ¹:
- *Ordre Judiciaire* : avec à sa tête la Cour de Cassation
- *Ordre Administratif* : coiffé par le Conseil d'État
- *Ordre Comptable et Financier* : avec la Cour des Comptes comme juridiction suprême
Ces changements impliquent que la Cour Suprême actuelle verra ses compétences se
réduire et se spécialiser. Actuellement, la Cour Suprême comprend une Chambre
Administrative qui est compétente pour connaître des recours pour excès de pouvoir et des
recours indemnitaires. Elle a également une compétence consultative très réduite.
Dans le cadre de la réforme, le Conseil d'État prendra en charge les compétences
administratives actuellement exercées par la Chambre Administrative de la Cour Suprême,
tandis que la Cour de Cassation se chargera des affaires judiciaires civiles et commerciales.
Les compétences de la future Cour de Cassation incluront probablement :
- Contrôle de la légalité des décisions judiciaires: elle veillera à l'application correcte de la loi
et des précédents judiciaires
- Uniformisation de la jurisprudence: elle assurera la cohérence des décisions judiciaires à
travers le paysTandis que le Conseil d'État sera compétent pour :
- Recours pour excès de pouvoir: il contrôlera la légalité des actes administratifs
- Recours indemnitaires: il traitera les demandes de réparation pour les dommages causés
par l'administration
- Compétence consultative: il pourra donner des avis sur des questions administratives
importantes.
II-COMMENTAIRE D'ARTICLE
Commentez l'article 6 code de procédure civile, commerciale et administrative
« Les juridictions de première instance statuent :
1° en toutes matières et en premier ressort, sur toutes les demandes dont l'intérêt du litige
est supérieur à 500 000 F ou est indéterminé, ainsi que sur celles relatives à l'état des
personnes, celles mettant en cause une personne publique et celles statuant sur la
compétence;
2° en matière civile et commerciale en premier et dernier ressort, sur toutes les demandes
dont l'intérêt du litige n'excède pas 500 000 Francs ».
Idée Générale: cette disposition traite de la compétence d’attribution des juridictions de
premier degré, soit les tribunaux de première instance et leurs sections détachées.
Esquisse de Plan:
I- Compétence général des juridictions de premier degré en premier ressort
A- Intérêt du litige Supérieur à 500 milles ou indéterminé
B- L’état des personnes et les personnes publiques
II- Compétence spéciale des juridictions de premier degré en premier ressort et dernier
ressort
A- En matière civile et commerciale
B- Intérêt du litige inférieur à 500.000 F