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Juridictions: Droit Commun vs Exception

Le document traite des distinctions entre les juridictions de droit commun et d'exception, ainsi que des compétences spécifiques des tribunaux tels que le tribunal de commerce et le tribunal du travail. Il aborde également les attributions de la Cour de cassation, du Conseil d'État, de la Cour des comptes et de la CCJA, ainsi que les réformes judiciaires affectant la Cour Suprême. Enfin, il commente l'article 6 du code de procédure civile, précisant la compétence des juridictions de première instance en fonction de l'intérêt du litige.

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Juridictions: Droit Commun vs Exception

Le document traite des distinctions entre les juridictions de droit commun et d'exception, ainsi que des compétences spécifiques des tribunaux tels que le tribunal de commerce et le tribunal du travail. Il aborde également les attributions de la Cour de cassation, du Conseil d'État, de la Cour des comptes et de la CCJA, ainsi que les réformes judiciaires affectant la Cour Suprême. Enfin, il commente l'article 6 du code de procédure civile, précisant la compétence des juridictions de première instance en fonction de l'intérêt du litige.

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I-CONTRÔLE DE CONNAISSANCES

1.

Faites la distinction entre les juridictions de droit commun et les juridictions

d'exception.

Une juridiction de droit commun est une juridiction qui a vocation de principe à connaître de

tous les litiges, à tous juger, sauf dispositions contraires d’un text spécial spécial qui exclut

expressivement de cette compétence telle ou telle affaire et confie son traitement à une

autre juridiction en raison de la nature de l’affaire ou de la qualité des parties en présence.

La juridiction d’exception est une juridiction dont la compétence, en raison de la nature de

l’affaire et de la qualité des parties en présence, est expressément déterminée par un texte

spécial, dérogeant aux principes de droit commun

SIMILITUDES :

Les deux juridictions on pour points communs de rendre des décisions sur une question de

droit posée.

DISTINCTIONS :

Au niveau de la compétence: les juridictions de droit commun ont une compétence générale,

alors que les juridictions d’exception ont une compétence spécifique.

Au niveau des organes ou de l’organisation : les juridictions de droit commun sont constitués

en premier degré, second degré et en juridiction suprême ( cour de cassation, conseil

d’Etat). Or, les juridictions d’exception en matière civil sont constitués du tribunal de travail,

des affaires matrimoniales, de tutelle, de commerce, du président de tribunal; en matière

répressive, elles sont constitués de tribunal criminel, tribunal correctionnel, juges des

enfants, juge d’instruction, tribunal criminel pour mineur…

2- Dans quels cas le tribunal de première instance statue seulement en premier ressort en

matière civile ?

Conformément à l’article 6 du CPC, le tribunal de première instance statue seulement en

premier ressort en matière civile, lorsque l’intérêt du litige est supérieur à 500.000f

3- Déterminez la compétence d'attribution du tribunal du commerce et celle du tribunal du

[Link] compétence d’attribution ou compétence matérielle est l’aptitude légale reconnue à une

juridiction, conformément au code de l’organisation judiciaire, de prendre des actes,

d’instruire, de juger ou de connaître d’une affaire en raison de sa nature.

Le tribunal de commerce est matériellement compétente pour :


Connaître les litiges entre commerçants, personnes physiques personnes morales,

entre ceux-ci et les tiers et les litiges relatifs aux actes qu’ils accomplissent dans
l’exercice de leur fonction.


Connaître les procédures collectives d’apurement sur passif

Le tribunal du travail est matériellement compétent pour connaître les différents individuels

et collectifs de travail qui naissent à l’occasion d’un contrat de travail, ainsi que les accidents

de travail, les maladies professionnelles. En d’autres termes, le tribunal de travail est

compétent pour le règlement des conflits qui résultent de l’exécution du contrat de travail

entre employeur et employés.

4- Quel est le domaine de compétence de la juridiction présidentielle et le juge de la mise en

état ?

La juridiction présidentielle est compétente pour connaître des affaires en matière de référé

( procédure d’urgence).

Les présidents des tribunaux reçoivent les cas d’urgence, statut par ordonnance sans

préjudicier au fond de l’affaire.

Le juge de la mise en état est un magistrat chargé de préparer les dossiers pour le jugement.

Ses domaines de compétence incluent généralement :



Organisation de la procédure : il fixe les délais et les étapes pour la préparation du

dossier, notamment la communication des pièces entre les parties.

Gestion des échanges entre les parties : il peut ordonner la production de documents,

des expertises ou des mesures d'instruction nécessaires à la résolution du litige.


Contrôle du déroulement de la procédure : il s'assure que la procédure se déroule de

manière régulière et que les parties respectent les délais et les obligations qui leur

incombent.


Renvoi à la juridiction de jugement : une fois la mise en état terminée, il renvoie l'affaire

devant la juridiction de jugement pour qu'elle soit jugée au fond.

5- Déterminez la compétence d'attribution de la cour de cassation, du conseil d'Etat, de lacour de compte et de la Cour
Commune de Justice et d'Arbitrage (CCJA).

La cour de cassation : la cc est la plus haute juridiction de l’ordre judiciaire. Elle a des

attributions contentieuses et consultatives.

Les attributions contentieuses


La cc statue souverainement sur les pouvoirs en cassation dirigés contre les arrêts et les

jugements rendus en dernier ressort par les juridictions statuant en matière civile,

commerciale, sociale et pénale. Sous réserve des matières relevant de la compétence

d’autres juridictions de l’ordre judiciaire. Elle connait en outre des demandes en révision, des

demandes de renvoie d’une juridiction à une autre, des prises à parties, des récusations, des

inscriptions de faux, des règlements de juges, des demandes en annulations des actes par

lesquels les juges de l’ordre judiciaire excèdent leur pouvoirs, des recours contre ses arrêts,

des demandes en interprétation et en rectification, de la tierce opposition.

Les attributions consultatives

La cc émet des avis sur toutes questions de droits entrant dans le champ de ses

compétences qui lui est soumise par voie de requête par les 1er présidents des cours

d’appel, les procureurs généraux près les dits cours et les procureurs de la république près

les dits tribunaux, les ordres constitués et les institutions universitaires des sciences

juridiques.

Le conseil d’Etat: Le CE est la plus haute juridiction de l’ordre administratif.

Il veille à l’application de la loi par les juridictions de l’ordre administratif et juge la légalité

des actes administratifs et la responsabilité des personnes publiques et services publics. Il

exerce des attributions contentieuses et consultatives.

ATTRIBUTIONS CONTENTIEUSES

Le CE statue souverainement sur :

- Les recours en cassation dirigés contre les décisions de justice soit en 1er et dernier

ressort, soit en dernier ressort par les juridictions administratives de droit communs ou par

les juridictions administratives spécialisées.

- En 1er et dernier ressort sur les recours en annulation pour excès de pouvoir formés contre

les décisions administratives émanant des autorités administratives centrales ou des

organismes ayant une compétence nationale.

- En 1er et dernier ressort sur les recours dirigés contre les actes administratifs dont le

champ d’application s’étend au-delà du ressort d’un seul tribunal administratif.

- Sur les recours en interprétation et en appréciation de la légalité des actes dont le

contentieux relève de sa compétence.

- Sur le contentieux des élections des organes des collectivités territoriales et des élections

à caractère administratif.

- Le CE peut être saisit par les tribunaux administratifs et par les juridictions administratives

spécialisées pour émettre des avis contentieux lorsqu’il se présente une question de droit

nouvel soulevant une difficulté sé[Link] tribunaux administratifs, sont juges de droit commun du contentieux
administratif en 1er
ressort sous réserve des compétences attribuées au CE.

Les cours administratives d’appels connaissent des décisions rendues en 1er ressort par les

tribunaux administratifs et les juridictions administratives spécialisées.

ATTRIBUTIONS CONSULTATIVES

- Le CE émet des avis sur tout projet de textes qui lui est soumis par le président de la

république et les membres du gouvernement. Il peut etre consulté par le 1er ministre (en

matière administrative) ou les ministres sur les difficultés en matière

- Le CE donne son avis sur les projets de textes pour lesquels son intervention est prévue par

les dispositions constitutionnelles, législatives ou décrétales. Il propose en outre les

modifications qu’ils jugent nécessaire.

- Le CE peut appeler l’attention des pouvoirs publics sur les reformes d’ordres législatifs,

règlementaires ou administratifs qui lui paraissent indispensable ou conforme à l’intérêt

général.

- Les membres du CE peuvent participer aux travaux des commissions ou conseil à caractère

administratif ou juridique et etre chargé de toutes missions auprès des administrations ou

établissement publics ainsi qu’auprès des organisations internationales dont la CI fait partie.

A condition que ces activités soit compatibles avec leurs fonctions au sein du CE et qu’ils

aient obtenus l’accord du président de la CS après avis conforme du président du CE.

La cour des comptes : La cour des comptes est la juridiction suprême de contrôle des

finances publiques. Elle a des attributions juridictionnelles, de contrôle et de consultation.

-Attributions juridictionnelles (articles 2et 3)

La cour des comptes connait

-en appel, des jugements rendus par les chambres régionales des comptes,

-en cassation, dirigés des pouvoirs contre les arrêts définitifs rendus par elle-même.

La cour des comptes jugent les comptes des comptables publics conformément au droit

budgétaire et au règlement général sur la comptabilité publique. Elle juge les compte que lui

rende les personnes qu’elle a déclaré comptable de fait. Elle sanctionne les fautes de

gestion.

-Attributions de contrôle (art 4 à art 9)

La cour des comptes dispose d’un pouvoir de contrôle de la gestion des services de l’Etat,

des EPN, des collectivités territoriales des sociétés

La cour des comptes contrôle la gestion des organismes de sécurité et de prévoyance sociale

elle contrôle également la gestion de tout organisme ou association qui bénéficient d’un

concours financier de l’Etat

Elle contrôle aussi les ressources collectées auprès du public avec les objectifs énoncés lors
de l’appel à la générosité publique.

-Attribution de consultationLa cour des comptes assiste le parlement et le gouvernement dans le contrôle de l’exécution

des lois de finance. Elle adresse au Président de la république et présente au parlement et au

conseil économique et social, un rapport public annuel dans lequel elle expose ses

observations à la clôture de l’exercice et en tire les enseignements. Elle peut adresser à ses

autorités des rapports de synthèse sur des sujets particuliers. Elle peut être consultée par

ses autorités sur des questions économiques, financières ou de gestion des services de

l’Etat et des collectivités publiques.

Elle reçoit la déclaration de patrimoine du Président de la république et des membres de la

haute autorité pour la bonne gouvernance.

La CCJA: Elle assure en cassation l’interprétation et l’application commune aux Etats parties

du traité des règlements pris pour son application et des actes uniformes.

Elle est aussi compétente en matière d’arbitrage.

6- Dans le cadre des nouvelles réformes judiciaires, à quelles compétences se réduit la cour

suprême ? Justifiez votre réponse.

La Cour Suprême en Côte d'Ivoire est actuellement en pleine mutation en raison des

nouvelles réformes judiciaires. Selon la Constitution du 8 novembre 2016, la Cour Suprême

devrait être remplacée par trois ordres de juridictions distincts ¹:

- *Ordre Judiciaire* : avec à sa tête la Cour de Cassation

- *Ordre Administratif* : coiffé par le Conseil d'État

- *Ordre Comptable et Financier* : avec la Cour des Comptes comme juridiction suprême

Ces changements impliquent que la Cour Suprême actuelle verra ses compétences se

réduire et se spécialiser. Actuellement, la Cour Suprême comprend une Chambre

Administrative qui est compétente pour connaître des recours pour excès de pouvoir et des

recours indemnitaires. Elle a également une compétence consultative très réduite.

Dans le cadre de la réforme, le Conseil d'État prendra en charge les compétences

administratives actuellement exercées par la Chambre Administrative de la Cour Suprême,

tandis que la Cour de Cassation se chargera des affaires judiciaires civiles et commerciales.

Les compétences de la future Cour de Cassation incluront probablement :

- Contrôle de la légalité des décisions judiciaires: elle veillera à l'application correcte de la loi

et des précédents judiciaires

- Uniformisation de la jurisprudence: elle assurera la cohérence des décisions judiciaires à

travers le paysTandis que le Conseil d'État sera compétent pour :

- Recours pour excès de pouvoir: il contrôlera la légalité des actes administratifs

- Recours indemnitaires: il traitera les demandes de réparation pour les dommages causés
par l'administration

- Compétence consultative: il pourra donner des avis sur des questions administratives

importantes.

II-COMMENTAIRE D'ARTICLE

Commentez l'article 6 code de procédure civile, commerciale et administrative

« Les juridictions de première instance statuent :

1° en toutes matières et en premier ressort, sur toutes les demandes dont l'intérêt du litige

est supérieur à 500 000 F ou est indéterminé, ainsi que sur celles relatives à l'état des

personnes, celles mettant en cause une personne publique et celles statuant sur la

compétence;

2° en matière civile et commerciale en premier et dernier ressort, sur toutes les demandes

dont l'intérêt du litige n'excède pas 500 000 Francs ».

Idée Générale: cette disposition traite de la compétence d’attribution des juridictions de

premier degré, soit les tribunaux de première instance et leurs sections détachées.

Esquisse de Plan:

I- Compétence général des juridictions de premier degré en premier ressort

A- Intérêt du litige Supérieur à 500 milles ou indéterminé

B- L’état des personnes et les personnes publiques

II- Compétence spéciale des juridictions de premier degré en premier ressort et dernier

ressort

A- En matière civile et commerciale

B- Intérêt du litige inférieur à 500.000 F

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