Classification et phylogénie des végétaux
Classification et phylogénie des végétaux
1. SYSTEMATIQUE ET NOMENCLATURE
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INTRODUCTION GENERALE
Fig.1. Arbre phylogénétique simplifié du vivant d’après Woese et al. (1990). LUCA :
Last Universal Common Ancestor (dernier ancêtre commun dont on peut faire l’hypothèse)
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- Les Archées sont découvertes assez récemment. Ce sont des organismes
unicellulaires sans noyau. Les Archées sont des extrêmophiles et peuvent survivre et pulluler
dans les environnements les plus hostiles comme les marais salins, les sources
hydrothermales, les glaciers polaires, les rejets acides de certaines mines, etc. Elles possèdent
une membrane plasmique constituée de d’éther-lipides spécifiques permettant une résistance
aux milieux extrêmes.
- Les Eucaryotes sont des organismes caractérisés par la présence d’un noyau et des
organites cellulaires. Ce Domaine regroupe des organismes unicellulaires (paramécies,
euglènes, levures, amibes) et des organismes pluricellulaires (l’homme, la baleine, la fougère,
le pin).
1. Règles de la nomenclature
Avant Linné, les plantes étaient désignées par leurs noms vulgaires (communs) ou par
des expressions vagues faisant allusion soit à leurs propriétés supposées telles que ‘herbe aux
teigneux’, soit à de vagues analogies de forme telles que ‘queue de renard’ soit à la
mythologie ou à l’histoire telle que ‘Sabot de Venus’ (Orchidée), ‘Narcisse’…
Depuis Linné, l’appellation d’un organisme vivant est codifiée par un nom du genre
suivi d’un nom d’espèce (nomenclature binominale). Le nom du genre débute par une
majuscule et le nom d’espèce en minuscule. Les noms du genre et de l’espèce s’inscrivent en
italique ou sont soulignés comme par exemple Rosa canina ou Rosa repens. Le binôme
nomenclatural est toujours suivi du nom (ou du nom abrégé) de l’auteur qui a décrit pour la
première fois la plante. Exemple : Genista scoparia Lamk., Hordeum murinum L. Les règles
de la nomenclature sont depuis codifiées au cours des congrès internationaux. Le dernier code
remis à jour a été adopté par le XVIIIeCongrès International de Botanique à Melbourne en
juillet 2011.
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3. LES GROUPES VEGETAUX ET LA PHYLOGENIE
Les végétaux dans leur ensemble sont bien difficiles voire impossible à définir car il n’y
a pas de cellule végétale type (exceptions nombreuses pour l’autotrophie, la paroi,
l’immobilité). On retiendra dans ce cours que :
La classification phylogénétique postule que toutes les espèces proviennent d’un ancêtre
commun hypothétique. Elle a pour but de classer les espèces selon leurs liens de parenté
(phylogénie = qui est proche de qui). Le degré de parenté phylétique peut être défini de la
façon suivante : entre trois espèces, A, B, C par exemple, A est plus proche parent de B que
de C si A et B ont au moins une espèce ancestrale commune qui n’est pas l’ancêtre de C.
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Fig. 2. Exemple d’arbre phylogénétique.
A et B sont les plus proches l’un de l’autre : ce sont des groupes frères. Ils partagent un ancêtre
commun qui leur est propre. Il en est de même pour E et F ou encore pour (E+F) et D, (D+E+F) et C,
(C+D+E+F) et (A+B).
Au sens phylogénétique, les espèces d’un même groupe doivent partager un ancêtre
commun et être les seules à partager cet ancêtre commun (= groupe monophylétique ou
clade). Un groupe monophylétique est un groupe incluant un ancêtre commun et tous ses
descendants. C’est le seul groupe valide et donc utilisable en phylogénie (Fig. 3A).Un groupe
paraphylétique est un groupe incluant un ancêtre commun et une partie seulement de ses
descendants (Fig. 3B). Un groupe polyphylétique est un groupe dont les représentants ont un
ancêtre commun trop lointain pour être inclus dans le groupe c.-à-d. l’ancêtre est exclu du
groupe (Fig. 3C).
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Fig. 3. Différents groupes en phylogénie
Les caractères homologues hérités d’un ancêtre direct sont des apomorphies (ou états
dérivés ou innovations). A l’inverse, un caractère homologue hérité d’un ancêtre plus lointain
est un caractère partagé à l’état ancestral ou plésiomorphie (Fig. 4). Les groupes
monophylétiques sont définis sur la base de partage d’apomorphies (c. à. d. synapomorphies)
et non de partage de plésiomorphies (c. à. d. symplésiomorphies).
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Fig. 4. Exemples de caractères (1, 2, 3) positionnés sur un arbre phylogénétique.
- Le caractère 1 est homologue pour A et B car hérité d’un ancêtre commun. C’est une
apomorphie pour (A+B) car hérité d’un ancêtre commun exclusif.
- Le caractère 2 est homologue pour D, E et F car hérité d’un ancêtre commun. C’est une
apomorphie pour (D+E+F) car hérité d’un ancêtre commun exclusif. C’est par contre une
plésiomorphie pour (E +F) car hérité d’un ancêtre non exclusif de cet ensemble (c’est aussi l’ancêtre
de D).
- Le caractère 3 n’est pas homologue pour B et F. Il a été acquis deux fois indépendamment
(une fois chez l’ancêtre de B et une fois chez l’ancêtre de F: il s’agit d’une convergence pour B et F.
Une nouvelle classification des êtres vivants, basée essentiellement sur l’étude des
caractères moléculaires est mise au point. Chez les plantes, le caractère moléculaire utilisé est
l’ADN chloroplastique car il est de petite taille (15 000 paires de bases soit 15 000 caractères)
et se trouve en grandes quantités dans la plupart des cellules végétales. Le gène le plus utilisé
est le gène rbcL qui code la grande sous-unité de la protéine RUBISCO (protéine ayant un rôle
dans la photosynthèse). La séquence inter-génique ITS (Internal Transcribed Spacer) ou IGS
(Internal Gene Spacer) qui est une région non codante de l’ADN ribosomique est également
utilisé.
Les Eucaryotes sont un des trois Domaines du vivant au même titre que les
Eubactéries et les Archées. Ils constituent un groupe monophylétique (Fig.1). En revanche,
les organismes autotrophes sont dispersés dans l’arbre phylogénétique des êtres vivants (les
Cyanobactéries chez les Eubactéries, les autres groupes chez les Eucaryotes). Ils n’ont pas un
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ancêtre commun exclusif et ne constituent pas un groupe monophylétique. Les végétaux
forment donc un groupe polyphylétique qui n’a aucun sens phylogénétique (Fig.5).
Selon le groupe végétal, les plastes présentent des différences structurales importantes (Gould,
2012).
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Cellule eucaryote autotrophe= ancêtre hypothétique de la Lignée verte
Les plastes à quatre membranes : Ces plastes seraient issus de la phagocytose d’une
algue rouge unicellulaire autotrophe par une cellule eucaryote hétérotrophe. Cet autre
Eucaryote serait l’ancêtre hypothétique notamment des algues brunes qui présentent un plaste
à quatre membranes. C’est la théorie de l’endosymbiose secondaire (Fig.6B).
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Cellule eucaryote autotrophe = ancêtre hypothétique des algues brunes et d’autres groupes
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4. PHYLOGENIE ET DESCRIPTION DES GROUPES VEGETAUX
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Les organismes à thalles se distinguent des organismes à cormus par des caractères
morphologiques et par des caractères reproducteurs.
Les organismes à thalle présentent un appareil végétatif non différencié. Les cellules
du thalle sont toutes identiques et assurent les différentes fonctions biologiques de
l’organisme. Les organes de reproduction qui sont soit des spores soit des gamètes sont
contenus dans des cellules mères transformées en sacs appelés sporosystes ou gamétocystes.
Ce type d’appareil végétatif se retrouve chez les Eumycètes, Cyanobactéries et chez les algues
eucaryotes ;
Les organismes à cormus présentent des cellules spécialisées dans des fonctions.
Ainsi, les organismes sont constitués de différents tissus formés de cellules différenciées. Ces
cellules spécialisées peuvent être conductrices, de soutien, de protection… Les organes de
reproduction sont plus protégés dans des structures dites sporanges ou gamétanges dont les
parois sont pluricellulaires.
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Cyanobactéries
Introduction
1. MORPHOLOGIE
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2. CYTOLOGIE
- Une gaine mucilagineuse : c’est la couche la plus externe très riche en eau. Elle
contient des acides pectiques et des mucopolysaccharides. Cette couche est souvent épaisse et
donne à toute la colonie une consistance gélatineuse d’où le nom des Myxophytes. Cette
gaine n’existe pas chez certaines espèces
- La membrane plasmique : c’est la membrane unitaire de tous les êtres vivants. Elle
est constituée d’une bicouche lipidique et de glycoprotéines. Chez les procaryotes, cette
membrane joue également un rôle dans la respiration.
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3. REPRODUCTION
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trichome. Ce sont des cellules spécialisées également dans la fixation de l’azote de l’air dans
un milieu aérobique. Ces structures sont caractéristiques de certaines familles. Des espèces
non munies d’hétérocystes peuvent fixer l’azote de l’air mais seulement en anaérobie
Fig. 18. Colonies de Cyanobactéries montrant des hétérocystes et des cellules disjonctrices.
- Les acinètes (ou akinètes) sont des spores de résistance. Ces structures sont importantes
sur le plan taxonomique.
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Opisthochontes
Introduction
1. CARACTERES CYTOLOGIQUES
Les champignons possèdent des cellules eucaryotes entourées d’une paroi cellulaire
formée d’une seule couche de nature principalement chitineuse. Tous les organites de la
cellule eucaryote sont présents dans ces cellules à l’exception des plastes. Au cours du cycle
de développement, les noyaux cellulaires peuvent avoir deux phases : une phase diploïde (2n)
et une phase haploïde (n). Toutefois, chez les Ascomycètes et les Basidiomycètes, la
diplophase est remplacée par une phase dicaryotique ou dicaryophase au cours de laquelle les
cellules possèdent chacune, non pas un noyau diploïde mais un dicaryon, formé de deux
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noyaux haploïdes conjugués. L’un est mâle et l’autre est femelle. Le cytoplasme des
champignons renferme généralement des globules lipidiques. Chez les Ascomycètes et les
Basidiomycètes, il élabore du glycogène.
2. MORPHOLOGIE DU THALLE
Le thalle des champignons peut être unicellulaire associé en colonies (ex. levures,
Ascomycètes) ou pluricellulaire constituant des filaments très fins et ramifiés dont l’ensemble
forme un mycélium. Ces filaments peuvent être cloisonnés (ils sont dits hyphes) ou non
cloisonnés (ils sont dits siphons ou cénocytes). L’état siphonné est une plésiomorphie alors
que l’état septé est une apomorphie. Cette différence de morphologie au niveau du thalle
permet de distinguer :
3. REPRODUCTION
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Fig. 19. Mycélium de Penicillium sp. et de Aspergillus sp. montrant des conidies et des
phialides
Fig. 20. Mycélium de Rhizopus nigricans montrant des spores directes et des stolons.
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La reproduction sexuée se fait par production de gamètes typiques à l’intérieur des
gamétocystes. Les gamétocystes mâles (spermatocystes) et femelles (oogones) peuvent être
morphologiquement identiques ou différents. Le cycle sexué des champignons comporte 3
phases :
La gamie chez les Eumycètes peut être une trichogamie (chez les Ascomycètes) ou
une cystogamie (Zygomycètes). Il y a homothallisme lorsque les thalles mâles et femelles
sont identiques et hétérothallisme lorsqu’ils sont différents (Thalle +, thalle -).
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Les Chromalvéolés
1. PHEOPHYTES
Les Phéophytes (algues brunes) forment un groupe d’environ 2000 espèces réparties
dans 265 genres. Elles sont presque toutes marines. Ce sont des organismes pluricellulaires
pouvant atteindre plusieurs dizaines de mètres. La richesse de ce taxon en fucoxantine
(xantophylles) lui confère le nom de Lignée brune. Les algues brunes sont utilisées comme
matières fertilisantes (après dessalure) et comme lessive (après incinération). Des Laminaires,
on peut extraire de l’iode et des alginates utilisés comme colle alimentaire.
L’appareil végétatif est très diversifié (Fig. 28). Il peut se présenter sous forme de
filaments microscopiques comme chez Sphacelaria. Il peut être formé de thalle constitué de
rameaux minuscules présentant un aspect d’écouvillon comme chez Cladostephus. Il peut se
présenter sous forme de ruban chez Dictyota, de lames de grandes taille (Laminaria),
pourvues d’un crampon et d’un stipe pouvant atteindre jusqu’à 60m (Macrocystis) ou sous
forme de lanières rubanées (Fucus). Il peut former des thalles buissonnants comme chez
Cystoseira. Plusieurs types de poils à valeur systématique appelés poils endogènes ou
phéopoils peuvent exister chez les algues brunes.
Les cellules du thalle sont en connexion par des plasmodesmes (non homologues de
ceux des Embryophytes) et contiennent plusieurs plastes pourvus ou non de pyrénoïdes (corps
globuleux protéinés dépourvus d’enveloppe d’amidon). Le pyrénoïde lorsqu’il existe est
pendant et entouré de 4 membranes plastidiales. Le produit de réserve des phéophycées est la
laminarine (laminarane). Les algues brunes secrètent également des composés phénoliques
localisés à l’intérieur de vésicules appelées physodes.
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Fig. 28. Différents types de thalle chez les Phéophycées (Gorenflot, 1975, modifié)
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La Lignée Verte
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Les Glaucophytes
Les Glaucophytes sont des formes très rares strictement limitées aux eaux douces. Ce
sont des organismes unicellulaires flagellés (à 2 flagelles d’inégales longueurs) et à
chloroplastes à structure ancestrale appelés cyanelles. Les cyanelles sont les seuls plastes à
avoir conservé leur paroi originelle formée d’une couche de peptidoglycanes. Pour cette
propriété, elles présentent un matériel de choix pour l’étude de l’évolution des plastes
Glaucocystis caractérisé par la présence d’une paroi cellulosique. Bien qu'il possède des
flagelles rudimentaires très courts, il est non-mobile.
Cyanophora caractérisé par l’absence de paroi cellulosique. Il est mobile grâce à deux
flagelles inégaux.
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Rhodobiontes ou Rhodophyta
Fig. 31. Synapse d’une algue rouge (il existe de nombreuses variantes)
L’appareil végétatif se présente rarement sous forme unicellulaire mais souvent sous
forme d’un cladome filamenteux et ramifié à structure uni ou multiaxial. Les filaments
s’agrègent généralement en pseudoparenchyme.
Le cycle de développement chez les algues rouges est souvent trigénétique avec un
gamétophyte, un carposporophyte et un tétrasporophyte. Certaines Bangiophycées sont
digénétiques. Les cellules reproductrices sont des protoplastes (cellules nues, sans paroi, sans
flagelles). L’oosphère est contenue dans un carpogone (oogone pourvu d’un trichogyne). Il y
a toujours trichogamie.
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Chlorobiontes ou Viridiplantae
Les Chlorobiontes n’ont aucune unité morphologique. Des espèces ont un thalle
unicellulaire d’autres sont des cormophytes. Ils sont caractérisés par la couleur verte due à la
chlorophylle ‘a’ et ‘b’ (chlorophylle b= apomorphie1) et par la présence d’amidon dans le
chloroplaste et des thylakoïdes empilées en grana (synapomorphie 2). Ils ont une paroi
cellulaire cellulosique. Les Chlorobiontes se subdivisent en deux groupes : les Chlorophyta
sensus stricto (Chlorophyceae, Ulvophyceae) qui sont caractérisées par des données
moléculaires et les Streptophyta qui regroupent l’autre partie des algues vertes
(Charophyceae) et les Plasmodesmophytes ou Embryophytes (plantes terrestres) qui
présentent notamment des plasmodesmes qui permettent la communication entre deux cellules
voisines.
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Chlorophyta sensu lato
Ce sont essentiellement des algues d’eau douce. L’appareil végétatif est unicellulaire
ou colonial ou filamenteux. Le cycle de reproduction est monogénétique haplophasique.
Chlamidomonas et Volvox sont fréquemment utilisés comme modèles au laboratoire.
Chlamydomonas, Chlorella, Scenedesmus, Chaetophora sont quelques genres appartenant à
cette famille.
Les Streptophyta
Ce groupe englobe des algues de biologie très diverse. Ce sont des membres de ce
groupe qui sont sortis de l'eau pour donner naissance aux plantes terrestres.
Charophyceae
C'est de cette famille d'algues vertes qu'ont évolué les plantes terrestres. C'est donc une
famille paraphylétique et très diverse dans la morphologie et en biologie.
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Fig. 32. Dessin de la morphologie d’une Charophyceae
Ce sont des organismes aquatiques à division cellulaire similaire à celle des plantes terrestres.
Ils possèdent une paroi pectocellulosique ponctuée de plasmodesmes permettant les
échanges entre deux cellules voisines. Des cellules apicales permettent la croissance en
longueur des filaments. Au niveau des nœuds, d’autres cellules se divisent asymétriquement
produisant les structures reproductives. Ils sont également caractérisés par la présence de
cellules permettant le transfert des nutriments des cellules haploïdes aux cellules diploïdes du
zygote (placenta, soin du zygote).
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LES EMBRYOPHYTES
- Un embryon ;
Fig. 33. Schéma d’un gamétange femelle (archégone) chez les Embryophytes.
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Les Embryophytes (Fig. 34) regroupent :
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BRYOPHYTES SENSU LATO.
1. CARACTÈRES GÉNÉRAUX
Les bryophytes au sens large représentent un groupe paraphylétique qui englobe trois
groupes monophylétiques : les Marchantiophytes, les Anthocérophytes et les Bryophytes
sensu stricto (ou Mousses ou Muscinées). Ces trois clades partagent les caractères suivants :
Fig. 35. Appareil végétatif et corbeille à propagules chez les Hépatiques (bryophytes s.l.)
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Le cycle de développement sexué des bryophytes s.l. (Fig. 36) est un cycle
digénétique haplodiplophasique hétéromophe à dominance du gamétophyte haploïde
avec un sporophyte parasite du gamétophyte femelle.
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Fig. 38. Morphologie de Marchantia polymorpha montrant les anthéridiophores et les
archégoniophores.
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3. LES ANTHOCEROTES, organismes thalloïdes (Fig. 42) se caractérisant par :
- Présence de columelle ;
- Présence de stomates au niveau de la capsule ;
-Ouverture de la capsule par deux valves ;
- Un plaste unique par cellule et présentant un pyrénoïde ;
- Présence de pseudo-élatères formés de 4 cellules ;
- Différenciation des anthéridies à partir de cellules sous épidermiques ;
L’appareil végétatif est un axe feuillé (Fig.43). La structure simplifiée des organes ne
permet pas de les assimiler directement à ceux des plantes supérieures. Pour cette raison, on
utilise le terme de ‘phyllidies’ pour les organes foliacés ; de ‘cauldies’ pour les axes et de
‘rhizoïdes’ multicellulaires et ramifiés pour les organes qui permettent la fixation sur un
substrat.
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Fig. 43 Appareil végétatif des Mousses (Muscinées).
TRACHEOPHYTES
Chez les Trachéophytes (Fig. 45), on distingue les Lycophytes (sous-groupe basal des
ptéridophytes s.l.) caractérisés par des sporophylles petites avec des sporanges à leur surface
supérieure et les Euphylophytes à feuilles grandes ou mégaphylles. Au sein des
Euphyllophytes, on trouve deux clades essentiels : Les Moniliformes et les Spermatophytes
ou Plantes à ovules.
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Fig. 45. Arbre phylogénétique simplifié des Trachéophytes
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PTERIDOPHYTES SENSU LATO
1. CARACTERES GENERAUX
Les ptéridophytes s.l. forment un groupe paraphylétique (Fig. 34) constitué de trois
groupes monophylétiques : les Lycophytes, les Sphénophytes et les Filicophytes. Elles sont
caractérisées par :
- Présence de trachéides ou vaisseaux imparfaits (Fig. 46) qui sont des cellules
conductrices allongées à parois imprégnées de lignine mais possédant des perforations à
différentes dispositions. Les trachéides annelées et spiralées forment le protoxylème, les
trachéides scalariforme forment le métaxylème. Les tissus conducteurs sont organisés en
stèles ou pachytes (du grec, colonne pilier). Dans la stèle le xylème et le phloème sont
entourés d’un endoderme en U et d’un péricycle.
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- La phase correspondant au sporophyte devient dominante ;
- Présence d’une paroi cellulosique (homologue de celle des végétaux supérieurs) ;
- Présence de la cuticule de nature lipidique limitant l’évapotranspiration.
Les sporanges se différencient au niveau des feuilles du sporophyte. Ils sont regroupés
en sores à la face inférieure des feuilles chez les fougères, ou disposés à l'aisselle des
microphylles, elle-même regroupées en épis sporangifères à l'extrémité des tiges chez les
prêles et les sélaginelles. Les sporanges de fougères sont munis d'un anneau mécanique
constitué de cellules aux parois plus épaisses et rigides qui permettent la déhiscence de la
structure et la libération des spores méiotiques haploïdes. Celles-ci sont protégées par une
épaisse paroi imprégnée de sporopollénine et constituent comme chez les bryophytes l'organe
de dissémination des ptéridophytes
2. LYCOPHYTES
Les Lycophytes (sous groupe des ptéridophytes s.l.) forment une branche basale dans
l’arbre des Trachéophytes c’est à dire qu’ils ont bifurqué très tôt au début du Dévonien (- 400
millions d’années). Elles se distinguent des autres Trachéophytes par le type de feuilles
(microphylles) qui sont pourvues d'une seule nervure médiane. Ce sont des plantes
vasculaires avec un gamétophyte généralement en forme de carotte et blanc survivant sur ou
dans le sol grâce aux mycorhizes endosymbiotiques. Les sporanges sont portés par les
sporophylles disposées en strobiles ou épi sporifères. Les archégones et les anthéridies sont
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sur les faces supérieures des gamétophytes souvent sur le même pied (monoïcie). Les
Lycophytes se divisent en deux clades : les Lycopodiaceae qui présentent des spores
identiques (Isosporie) et les Sellaginellaceae qui présentent des spores différentes
(Hétérosporie).
3. LES SPHENOPHYTES
Les sporanges sont groupés en épis à l'extrémité des axes végétatifs ou d'axes
spécialisés, les sporangiophores. Les spores sont identiques morphologiquement (isosporie
morphologique) mais elles produisent des prothalles mâles ou femelles (hétérosporie
génétique) origine d’une hétéroprothallie. Les spores des prèles possèdent des expansions de
leurs parois appelées élatères très sensibles aux variations d’hydratation. Ils contribuent à la
dissémination en se déployant brutalement lorsque le taux d'hygrométrie diminue.
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4. LES FILICOPHYTES
La hauteur des filicophytes varie entre quelques centimètres dans les régions
tempérées à 20m dans les climats tropicaux et équatoriaux où elles sont majoritairement
arborescentes. L’appareil végétatif est constitué d’un rhizome riche en réserve et ramifié
portant des racines adventives et de grandes feuilles appelées mégaphylles ou frondes.
Les sporanges contenant les spores sont regroupés en sores protégées ou non par une
indusie qui sont localisées sur la face inférieure des folioles ou pinnules (Fig. 52). La tige
feuillée représente donc le sporophyte diploïde. Les spores haploïdes (méiospores) sont
morphologiquement identiques : il y a isosporie. La spore une fois libérée peut germer sur le
sol et former une lame aplatie chlorophyllienne en forme de cœur d’environ un centimètre
appelé prothalle. Celui-ci porte à la fois les anthéridies (gamétanges contenant les gamètes
mâles) et les archégones (gamétanges contenant les gamètes femelles). Le prothalle est donc
le gamétophyte. Il est haploïde. La fécondation est une zoïdogamie (spermatozoïdes x
oosphère) nécessitant la présence d’eau dans le milieu extérieur (rosée ou pluie). Le zygote
situé dans le ventre de l’archégone subit un ensemble de mitoses et forme l’embryon qui vit
aux dépens de prothalle chlorophyllien. L’embryon donne une nouvelle tige feuillée devenant
rapidement autonome. Le cycle de développement est donc digénétique haplodiplophasique
hétéromorphe à diplophase dominante.
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Fig. 52. Aspect général d’un exemple de Filicophytes (Polypodium vulgare), prothalle et
sporange (les proportions ne sont pas gardées)
SPERMATOPHYTES
Les spermatophytes sont des plantes à ovules. L’ovule est une structure sexuée
femelle à la fois diploïde et haploïde. Il est constitué de macrosporophylles (téguments de
l’ovule) adhérées aux macrosporanges (appelé nucelle, à 2n) qui contient les macrospores
prothallisées (gamétophyte femelle réduit). Ce gamétophyte correspond à l’endosperme chez
les Gymnospermes, et au sac embryonnaire chez les Angiospermes. Il forme les gamètes
femelle ou oosphères. L’ensemble reste fixé sur le sporophyte (endoprothallie complète). La
reproduction des spermaphytes s’affranchit du milieu aquatique. Le transfert du gamète mâle
s’effectue par transport du gamétophyte (grain de pollen). Les Spermatophytes comprennent
les Gymnospermes (Cycadophytes, Ginkgophytes, Pinophytes, Gnétophytes) et les
Angiospermes (Fig. 53). Les relations phylogénétiques entres ces taxons restent très
incertaines.
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