Université Numérique du Gabon
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Support de Cours : Architecture Matérielle de l’Ordinateur
Niveau : Licence 1
Enseignant : MBADINGA MOUDOUYI Lionel Stéphen
Année Académique : 2025-2026
Table des matières
Chapitre 1 : Prise en main de l’outil informatique......................................................................... 3
1.1. L’environnement informatique....................................................................................... 3
1.2. Les branchements .......................................................................................................... 15
Chapitre 1 : Prise en main de l’outil informatique
L'informatique est un néologisme introduit en 1962 par Philippe Dreyfus et
construit à partir des termes information et automatique.
En 1967, l'Académie française a défini l'informatique comme la science du
traitement rationnel, notamment par des machines automatiques, de
l'information considérée comme le support des connaissances et
communications dans les domaines techniques, économiques et sociaux.
Le dictionnaire Le Grand Larousse illustré 2014 définit l’informatique comme
étant la science du traitement rationnel et automatique de l’information en
tant que support des connaissances et des communications.
Ce chapitre présente l’outil informatique sur le plan fonctionnel et matériel.
1.1. L’environnement informatique
1.1.1. L’histoire de l’informatique (genèse)
Les trois grandes lignes de pensée
L’histoire de l’informatique débute par l’invention de machines qui au
départ correspondent à des lignes de pensée différentes, à savoir les machines à
calculer, les automates, et les machines programmables. L’informatique résultera
de la fusion des savoirs acquis dans ces domaines. Elle n’est pas une synthèse de
plusieurs disciplines, mais plutôt une discipline entièrement nouvelle puisant ses
racines dans le passé. Seul l’effort permanent du génie créatif humain l’a rendue
accessible au grand public de nos jours.
Figure 1 - Histoire de l'informatique
Source : adapté du livre PDF, Les bases de l’informatique et de la programmation,
éditions Berti, Alger, 2004.
1ère pensée (Les machines à calculer) :
La première machine à calculer est la Pascaline du philosophe et
mathématicien français Blaise Pascal, au 17ème siècle. Pascal (1623-1662)
invente la Pascaline pour les calculs de son père. La Pascaline est une machine à
roues dentées réalisant seulement l’addition et la soustraction.
Figure 2 - Première machine, la Pascaline
La machine du philosophe et mathématicien allemand Gottfried Wilhelm
Leibniz (1646-1716) est une amélioration de la Pascaline en lui ajoutant la
multiplication et la division.
La machine à calculer entre véritablement dans l’ère industrielle avec
l’arithmomètre, inventé en 1820 par l’Alsacien Charles-Xavier Thomas de
Colmar.
À la fin du 19e siècle, l’énergie électrique entre dans la machine à
calculer. Ceci conduit à la calculatrice électromécanique qui trône dans les
bureaux et les magasins jusqu’aux lendemains de la Seconde Guerre mondiale.
Elle est chassée par les premières calculatrices électroniques.
2ème pensée (Les automates) :
Les automates, les horloges astronomiques, les machines militaires ont vu le
jour dès le 12ème siècle.
Figure 3 - Jacquemard est un automate d'art représentant un personnage frappant une
cloche avec un marteau
3ème pensée (Les machines programmables) :
Le métier à tisser automatique de Joseph-Marie Jacquard (1752-1834) à
Lyon en France ouvre la porte de la commercialisation des machines
mécaniques scientifiques, à usage militaire en général.
Le mathématicien anglais Charles Babbage (1792-1871) introduit le
concept de calculateur programmé et invente la première machine analytique
programmable. C’était un calculateur mécanique programmable utilisant des
cartes perforées comme données et fonctionnant à la vapeur.
Figure 4- Première machine programmable de Charles Babbage
Aux États-Unis, le mathématicien Herman Hollerith (1860-1929) invente
des machines électriques à compter et à classer les formations.
C’est IBM (International Business Machine) qui construit le premier
calculateur moderne, l’ASCC, avec le laboratoire de calcul de l’université
Harvard. Ce véritable monstre, terminé en 1943, mesurait 16 mètres de long et
pesait 5 tonnes. Mais déjà commençait le règne d’une nouvelle technologie,
l’électronique. Celle-ci fut utilisée pour la construction, à l’université de
Pennsylvanie de Philadelphie, d’un calculateur géant, l’ENIAC1 , véritable
cerveau électronique qui entra en fonction en 1946. Avec ENIAC commence
l’ère de l’ordinateur.
Les générations de matériels
On admet généralement que l’ère de l’informatique se divise en plusieurs
générations essentiellement marquées par des avancées technologiques.
La première génération 1945-1954 est celle de l’informatique
scientifique et militaire. La technologie utilisée est celle de tube à vide et tore
de ferrite. Elle est lourde et pose de problème de place et de consommation
électrique. Les très grandes nations seules possèdent l’outil
Figure 5- Ordinateur construit à partir de tube à vide de Ferrite
La deuxième génération 1955-1965 concerne la naissance de
l’informatique de gestion. Elle est basée sur la technologie du transistor et de
circuit imprimé. Les nations riches et les très grandes entreprises accèdent à
l’outil informatique.
Figure 6- Deuxième génération d'ordinateurs
La troisième génération 1966-1973 est basée sur la technologie du
transistor et du circuit intégré. Les ordinateurs occupent moins de volume,
consomment moins d’électricité et sont plus rapides. Les ordinateurs sont
utilisés le plus souvent pour des applications de gestion.
Figure 7 - Troisième génération d'ordinateur
Les PME et PMI de tous les pays peuvent se procurer des matériels
informatiques.
La quatrième génération 1974 - fin années 80 est celle de la micro-
informatique. La technologie utilisée est celle de transistor et de VLSI (Very
Large Scale Integration, pour circuits intégrés à très haute vitesse).
Figure 8- Ordinateur de 4ème génération
Les ordinateurs de quatrième génération marquent la révolution de la micro-
informatique : les ordinateurs sont largement vulgarisés.
La création des microprocesseurs va entraîner la miniaturisation des composants
d'ordinateurs emmenant l'apparition de deux nouveaux types d'ordinateurs : le
super-ordinateur et le micro-ordinateur ou ordinateur personnel.
La miniaturisation va aussi permettre l'invention des calculatrices de poches, des
montres à affichage numérique, des contrôles numériques d'appareils
domestiques comme le four à micro-ondes, la machine à laver, etc.
Depuis la quatrième génération, les ordinateurs évoluent conformément la loi de
Moore de 1965 selon laquelle « le nombre de transistors par circuit de même
taille va doubler tous les douze mois ». Cette loi a été modifiée en 1975 avec
une réévaluation à 18 mois et reste toujours vérifiée. Cela signifie que la
performance d'un microprocesseur double tous 18 mois ou presque tous les
deux ans.
Les ordinateurs des années 90 sont transformés en outils de communication
précieux par le développement de l’Internet et l’apparition de la toile. Ils sont
pratiques et plus rapides que leurs prédécesseurs.
Les ordinateurs des années 2000 sont des ordinateurs réseaux et mobiles.
Figure 9- Ordinateur des années 2000
Les ordinateurs des années 2010 sont des ordinateurs mobiles et surtout des
tablettes notamment tactiles.
Figure 10- Ordinateur des années 2010 (téléphones portables)
Les ordinateurs des années 2020 sont de plus en plus orientés vers le Big Data
et l’intelligence artificielle.
Figure 11-Ordinateur des années 2020
Après 2020, les types fondamentaux d'ordinateurs (ordinateurs de bureau,
portables, stations de travail, serveurs, supercalculateurs, etc.) sont restés les
mêmes, mais ils ont connu des évolutions majeures axées sur la performance,
la portabilité et l'intégration de nouvelles technologies, notamment l'intelligence
artificielle (IA).
Les principales évolutions et "nouveaux types" d'ordinateurs après 2020 incluent
:
PC portables ultra-légers et hybrides : La tendance aux ordinateurs portables
fins, légers, avec une grande autonomie, et souvent des écrans tactiles et des
charnières à 360 degrés (hybrides tablette/PC) s'est intensifiée. Des modèles
comme le Dell XPS et les gammes HP Spectre x360 continuent d'innover dans
ce domaine.
Figure 12 - HP Spectre x360
Ordinateurs basés sur l'architecture ARM (Apple Silicon) : Un changement
notable a été l'introduction par Apple de ses puces M1 en novembre 2020,
suivies par les M2, M3, M4, etc... Ces systèmes sur puce (SoC) offrent un
rapport performance-efficacité énergétique remarquable, poussant d'autres
fabricants (avec Windows on ARM) à suivre cette voie.
PC "IA" (AI PCs) : Une tendance émergente depuis 2024/2025 est l'intégration
de modules d'IA dédiés (NPU - Neural Processing Units) directement dans les
processeurs (Intel Core Ultra, AMD Ryzen AI). Ces ordinateurs sont optimisés
pour des fonctions d'IA locales, telles que la sécurité avancée, l'assistance vocale
et la reconnaissance faciale, sans nécessiter de connexion cloud constante.
Figure 13 - Best AI PCs in 2025
Ordinateurs de jeu (Gaming PC) spécialisés : Le marché du jeu vidéo sur PC
a continué de stimuler l'innovation, avec des ordinateurs portables et de bureau
doté de cartes graphiques (GPU) et de systèmes de refroidissement de plus en
plus puissants et efficaces, provenant de marques comme ASUS (ROG), MSI,
Acer (Predator), etc...
• Facteurs de forme innovants : Bien que moins répandus, des concepts
d'ordinateurs avec des écrans pliables ou des designs modulaires ont été
présentés lors de salons technologiques comme le CES.
• Informatique quantique (développement continu) : Sur le plan de la
recherche, les progrès en informatique quantique se poursuivent, bien que
ces ordinateurs ne soient pas encore destinés au grand public et restent
principalement dans des environnements de supercalculateurs ou de
recherche spécialisée.
1.1.2. L’ordinateur
Le mot « ordinateur » est un néologisme proposé en 1955 par le français
Jaques Perret agrégé en Lettres, à la demande de la firme IBM, pour remplacer «
calculateur » (traduction littérale de computer en anglais), lui-même devenu
inapproprié, car les ordinateurs faisaient désormais bien plus de choses que du
simple calcul. Un ordinateur est une machine électronique de traitement de
l’information numérique. La fonction d’un ordinateur consiste à traiter,
ordonner, classer, trier, stocker, rechercher, éditer et transmettre l’information
sous forme numérique.
Il existe globalement trois grandes familles d’ordinateurs, à savoir les
mainframes, les mini ordinateurs et les ordinateurs personnels.
Les mainframes sont utilisés dans les architectures centralisées dans les
grandes entreprises telles les banques, les compagnies d’assurances, compagnies
aériennes, opérateurs de téléphonie, la poste, etc. Ils ont une grande puissance de
calcul pour effectuer des traitements conséquents.
Les mini-ordinateurs se sont imposés dans les applications de gestion
des PME. Le matériel le plus utilisé est l’AS400 d’IBM.
Les ordinateurs personnels comprennent :
▪ les ordinateurs de bureau : desktop ou tour (compatibles PC ou Apple) ;
▪ les ordinateurs portables, anglais laptops ou notebooks ou encore
netbooks ;
▪ les ordinateurs de poches : les assistants électroniques, les tablettes PC ou
ardoises électroniques (en anglais Tablet PC).
1.1.3. Les composants
Un ordinateur est composé de quatre éléments de base suivants :
▪ Une unité centrale ;
▪ Un écran ;
▪ Un clavier ;
▪ Une souris.
Il est possible de connecter de nombreux périphériques en fonction des besoins
de l’utilisateur :
▪ imprimante ;
▪ scanner ;
▪ périphérique de stockage externe ;
▪ assistant personnel ou PDA ;
▪ Webcam ;
▪ appareil photo ou caméra numérique ;
▪ etc…
L’architecture matérielle ou hardware d’un ordinateur peut s’articule comme suit
:
Figure 14- Les composants de l'Ordinateur
1.2. Les branchements
1.2.1. Les périphériques
Un périphérique informatique assure la communication entre l’unité
centrale de l’ordinateur et le monde extérieur, essentiellement l’utilisateur. Les
périphériques sont connectés sur la carte mère via des ports regroupés sur la face
arrière du boîtier (dans le cas d’un ordinateur de Desktop) :
▪ ports série pour connecter d’anciens périphériques (clavier, souris);
▪ port parallèle pour connecter d’anciennes imprimantes ;
▪ ports USB (Universel Serial Bus, bus série universel) pour connecter des
périphériques plus récents : clavier, souris, etc.
▪ connecteur RJ 45 pour se connecter la carte réseau ;
▪ connecteur VGA (Accelerated Graphic Port) pour connecter un écran ;
▪ prises audio pour entrer (Line-In et microphones) et sortie (Line-Out)
pour connecter des hauts parleurs ;
▪ Port HDMI (High Definition Multimedia Interface, en français Interface
multimédia haute définition) pour raccorder l’ordinateur à un écran de
télévision ou à un moniteur HD.
Figure 15-Les ports de l'Ordinateur
Les périphériques d’entrée
Ce sont des dispositifs permettant à l’ordinateur d’acquérir des données
sous forme adaptée au traitement. Les plus courants sont :
▪ Le clavier : il permet de saisir de caractères pour exécuter des actions à
l’ordinateur. Le clavier AZERTY répond aux normes françaises et le
clavier QWERTY aux normes anglo-saxonnes.
▪ La souris : c’est dispositif de pointage servant à déplacer un curseur sur
l’écran et permettant de sélectionner, déplacer, manipuler des objets grâce
à des boutons ; inventée dans les années 1960 et généralisée dans les
années 1980, les premières souris étaient réalisées avec une boule mais ce
dispositif est changé progressivement par un mécanisme optique. Les
souris les plus rencontrées actuellement sont les souris à molette et les
souris sans fils. Sur les ordinateurs portables on rencontre le pavé tactile
(touchpad), petite fenêtre sur laquelle on déplace le doigt.
▪ Le scanner : il permet de capturer une image ou un texte, et de le
transformer en format numérique modifiable par des logiciels de retouche
d’image.
▪ La webcam : c’est une caméra connectée à l’ordinateur ou incorporé dans
un ordinateur portable qui transmet tout ce qu’elle filme.
▪ L’appareil photo numérique (APN) et le caméscope : un caméscope est
un appareil électronique enregistrant des images et du son sur un même
support. Il combine les fonctions d’une caméra vidéo et d’un
magnétoscope. Un APN enregistre des images sur un support numérique.
Les APN se branchent à l’ordinateur via un port USB ou FireWire. Ils
sont commercialisés avec des logiciels de retouche d’images.
Les périphériques de sortie
Ce sont des dispositifs permettant d’extraire de la machine des données
sous une forme communicable à l’utilisateur. Les principaux sont :
▪ L’écran ou le moniteur : il permet d’afficher les informations sous forme
de texte, d’image ou de vidéo. Sa taille est évaluée par la mesure de la
diagonale en pouces (1pouce=2,54 cm) : 15, 17, 19, 22, 24…pouces. La
résolution d’écran correspond au nombre de pixels affichés
horizontalement (le nombre de lignes) et verticalement (le nombre de
colonnes) sur l’écran. Exemple de résolution courante : 1 024 x 768. Les
écrans à cristaux liquides ou LCD (Liquid Cristal Display) sont peu
encombrants, légers, moins gourmands en énergie et constituent une
technologie incontournable. Les écrans à plasma étaient chers, mais
avaient une durée de vie inférieure. Ils ont connu leurs temps de gloire au
début des années 2000 avant d’être progressivement remplacés par les
écrans LCD.
▪ L’imprimante : elle assure la consultation et la conservation des résultats
obtenus par des applications informatiques sur papier. Les imprimantes les
plus courantes sont les imprimantes à jet d’encre et les imprimantes laser.
Ces dernières sont de qualité excellente mais plus chères que les
premières. On rencontre de plus en plus sur le marché des imprimantes
multifonctions permettant notamment de scanner et de photocopier. Les
imprimantes 3D, apparues au début des années 2000, occupent une part de
marché croissante à partir des années 2010.
▪ Les enceintes acoustiques : une enceinte acoustique est constituée d’un
haut-parleur. Elle transforme un signal électrique en un signal sonore.
▪ Le vidéoprojecteur : appareil de projection conçu pour reproduire une
source vidéo sur un écran séparé ou sur une surface murale blanche.
▪ La sortie TV : c’est un dispositif interne en général qui affiche le contenu
de l’ordinateur sur un écran télévision.
Les périphériques d’entrée-sortie
Ce sont des dispositifs qui font transiter l’information dans les deux sens :
du monde extérieur vers l’ordinateur et de l’ordinateur vers le monde extérieur.
Les principaux sont les mémoires de masse et les périphériques de
communication (modem, box, carte réseau, etc.). Ces derniers permettent
d’échanger des informations avec d’autres équipements.
▪ Les mémoires de masse ou auxiliaires sont des mémoires internes ou
externes permettant de stocker et sauvegarder des données de façon
permanente, sous forme accessible à l’ordinateur. Elles sont lentes, assez
encombrantes physiquement, mais bon marché. Les dispositifs plus
connus sont les bandes magnétiques, les disques magnétiques (SSD,
disque dur), les disques optiques numériques (CD-ROM, DVD-ROM, Blu
Ray, HD-DVD), les mémoires flash. Ces supports, vu de l’utilisateur,
peuvent être physiques ou virtuels (le Cloud).
▪ Le modem provient de l'abréviation de "Modulateur-Démodulateur".
C'est un dispositif électronique qui transforme des signaux numériques en
signaux analogique et inversement. Il sert à se connecter sur internet.
▪ Les box, désormais, se généralisent comme interfaces avec le réseau
téléphonique les différents fournisseurs d'accès Internet (FAI) qui
proposent le modem. Les box jouent à la fois le rôle de routeur et de
modem. Tandis que le routeur se charge de gérer le réseau local sans fil
(Wifi), le modem assure la connexion Internet haut débit (ADSL). Le
modem ADSL (Asymetric digital subsriber line) permet d'obtenir une
liaison haut débit permanente à internet via une ligne téléphonique
classique.
▪ La carte réseau assure l'interface physique entre les matériels
(ordinateurs, imprimante réseau, etc.) et le réseau. Elle sert à connecter ou
interconnecter des ordinateurs entre eux et à échanger des informations.
Elle se branche sur la carte mère et est identifiée grâce à son adresse
constructrice unique au monde appelée adresse MAC (Media Access
Control). On distingue entre autres la carte réseau Ethernet, la carte réseau
Wifi, etc.
1.2.2. Les composants internes de l’unité centrale
L’unité centrale est la pièce maîtresse de l’ordinateur. Elle comporte tous
les organes nécessaires au traitement de l’information, dont nous présentons les
principaux : boitier, carte mère, processeur, etc.
L’unité centrale est couverte par le boîtier ou châssis (cas d’un ordinateur
fixe). Généralement métallique, le boîtier protège les composants de la poussière
et des dommages.
La carte mère est un matériel informatique servant à interconnecter tous
les composants d’un ordinateur. Elle distribue données et instruction à tous les
composants de l’ordinateur.
Figure 16: Carte Mère
Le processeur, considéré comme le cerveau de l’ordinateur, est un
ensemble de transistors intégrés dans une puce électronique, rythmé par une
horloge interne. La fréquence d’horloge définit le nombre d’impulsions par
seconde et s’exprime en Hertz (Hz et 1 Hz = une pulsion par seconde). Le rôle
du processeur consiste à exécuter des instructions d’un programme. La
puissance d’un processeur peut être déterminée par le nombre d’instructions
traité par seconde. Ainsi, un processeur cadencé à 3 GHz effectue 3 milliards
d'instructions à la seconde.
Actuellement, il existe deux grands fabricants de processeurs pour PC,
INTEL suivi de AMD qui se partagent quasiment entièrement le marché.
Le chipset est un composant électronique qui contrôle les échanges entre
les composants de la carte mère : mémoire, carte graphique, processeur, unités
de stockages, les ports USB et les ports PCI.
Le BIOS (Basic Input/Output System), considéré comme le cœur de
l’ordinateur, est un programme permanent qui, notamment, initialise l’ordinateur
lors de sa mise sous tension. Il connaît les détails de la configuration de
l’ordinateur et sert d’intermédiaire entre le logiciel d’exploitation de l’ordinateur
et les différents composants matériels.
Le CMOS (Complementary Metal-Oxyde Semicontuctor) est une
mémoire semi-permanente alimentée par une petite batterie, qui conserve les
informations fondamentales (date et l'heure système, les détails du disque dur,
etc.) sur les éléments matériels qui composent l’ordinateur, même lorsque celui-
ci est éteint.
Le ventilateur amène de l’air frais vers les composants qui craignent la
chaleur dans le châssis.
La mémoire centrale, très rapide, physiquement peu encombrante mais
onéreuse, est la mémoire « de travail » de l’ordinateur. Elle comprend
essentiellement la mémoire vive et la mémoire morte, auxquelles s’ajoute la
mémoire cache.
La mémoire vive ou RAM (Random Access Memory, mémoire à accès
aléatoire) contient des programmes et des données en cours d’utilisation. Elle est
volatile. Elle se présente sous forme de barrettes enfichables sur la carte mère.
Figure 17: Mémoire RAM
La mémoire morte ou ROM (Read Only Memory, mémoire à lecture
seule) permet de conserver des données et programmes essentiels au système en
Note complémentaire : les unités de mesure de la mémoire
- Le bit est l’élément de base de la mémorisation des données. Il vaut 0 ou 1.
- L’octet est le regroupement de 8 bits et permet de représenter un caractère. 1 Octet (O) = 8 bits.
- Les multiples de l’octet pour représenter les puissances de 2 :
1 kibi-octet (KiO) = 210 𝑂 = 1024 O ;
1 Mébi-octet (MiO) = 210 𝐾𝑖𝑂 = 220 O ;
1 Gibi-octet (GiO)= 210 MiO = 220 KiO = 230 O ;
1 Tébi-octet (TiO) = 210 GiO = 220 MiO = 230 KiO = 240 O.
(Kibi pour « kilo binaire » ; Mébi pour « méga binaire » ; Gibi pour « giga binaire » ; Tébi pour « téra
binaire » ; etc.)
- Les multiples normalisés de l’octet pour représenter les puissances de 10 : 1 kilo-octet (KO) = 103 O
= 1000 O ; 1 Méga-octet (MO) = 103 KO = 106 O = 1 000 000 O ; 1 Giga-octet (GO) = 103 MO
= 106 KO = 109 O ; 1 Téra-octet (TO) = 103 GO = 106 MO = 109 KO = 1012 O.
l’absence d’alimentation électrique.
La mémoire cache ou mémoire tampon stocke momentanément des
informations utiles au processeur pour optimiser la performance.
Le disque dur est le support de stockage de toutes les informations
contenues dans l’ordinateur de manière permanente.
Les ports servent à connecter les différents périphériques sur la carte mère (cf.
1.2.1).
La carte graphique gère l’affichage de toutes les informations sur
l’écran. Sans elle, il ne s’affiche absolument rien à l’écran.
La carte son permet à l’ordinateur de produire du son.
La carte réseau gère la connexion de l’ordinateur à tout réseau (cf.
1.2.1.).
Les lecteurs (CD, DVD, etc.) permettent de lire et/ou d’inscrire des
informations sur un disque.
Les bus sont des circuits électriques qui relient les ensembles fonctionnels
de l'ordinateur. Ils permettent aux composants de l’unité centrale de
communiquer entre eux et avec les composants extérieurs. Les bus de donnés
permettent le transfert de données. Les bus d’adresses sont destinés à véhiculer
les adresses. Les bus de commande véhiculent les signaux de synchronisation.
Le bloc d’alimentation ou simplement l’alimentation alimente
l’ordinateur en électricité. L’alimentation est chargée de convertir la tension
électrique du secteur en différentes tensions continues, compatibles avec les
circuits de l’ordinateur.
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