COLLEEGE PRIVE LOUBO DE GRAND-ZATTRY
MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE REPUBLIQUE DE CÔTE D’IOVIRE
ET DE L’ALPHABETISATION
Union-Discipline-Travail
NOM DES PARTICIPANTS
1 - DOUNKPO SERGE
2 – LAGO MABO PAUL
3 – MAYE AYE JUNIOR
4 – KORE SEPHORA NOM DU PROFESSEUR
5 – KIPRE VICTOIRE M. ADJOUMANI
6 – WANDA ANNE
7 – GOGBEU SAHARA
8- GUE TATIANA
9- N’GUESSAN KOUASSI JOSEPH
SOMMAIRE
Introduction
Définition
I- Rationalisme moderne
1- Origine et caractéristiques du rationalisme moderne
2- Rationalisme et irrationalisme
3- Rationalisme et révélation
4- Rationalisme critique
II- Critique contemporaine du rationalisme moderne
III- La méthode et le doute comme particularité du rationalisme
Cartésien
Conclusion
Introduction
D’une manière générale, doctrine qui accorde à la raison le pouvoir d’atteindre la vérité et qui
donc s’oppose d’une part au scepticisme, pour qui la vérité est inaccessible, et d’autre part au
fidéisme, qui réserve la certitude seulement à la foi. Historiquement, le rationalisme caractérise
la philosophie de Descartes et de ses successeurs, en tant qu’ils posent la possibilité de
connaître la structure de la réalité à partir des purs principes de la pensée et non en partant de
l’expérience des sens, comme l’affirment à la même époque les empiristes anglais. En
Allemagne, le rationalisme critique de Kant, tout en montrant que les capacités de la raison sont
bornées, prolonge la thèse selon laquelle ni la morale, ni le droit ne doivent se fonder sur les
élans du cœur ou sur le sentiment.
Définition
Le rationalisme est un mode de pensée philosophique (chez Platon, Aristote, Épicure,
Descartes, Leibniz, Kant, etc. ) selon lequel la raison est la seule source de connaissance.
Tout ce qui existe a sa raison d'être et, de ce fait, peut être intelligible. Le rationalisme rejette
toute explication métaphysique et s'oppose au mysticisme, au spiritualisme.
Une autre forme du rationalisme philosophique considère que toute connaissance certaine
découle de principes a priori, universels et nécessaires. Cette doctrine s'oppose à l'empirisme.
Par extension, le rationalisme est un mode de pensée selon lequel tout ce qui existe a une
explication rationnelle et peut être décrit par la raison humaine. Il prône donc l'usage de la
raison dans toutes les activités de connaissance.
Le rationalisme est aussi une attitude de l'esprit qui n'accorde de valeur ou de confiance qu'au
raisonnement.
En théologie, le rationalisme est une doctrine qui considère que c'est à la lumière de la raison
que les dogmes de la foi doivent être reçus. Il s'oppose au fidéisme.
Le rationalisme est aussi un courant architectural apparu au début du XXe siècle, basé sur un
style libéré du passé académique, dépouillé d'ornement et subordonnant les formes à la fonction
de l'édifice.
IV- RATIONALISME MODERNE
5- Origine et caractéristiques du rationalisme moderne
Ce n’est pas l’usage de la raison, ni sa revendication, qui suffit à définir le rationalisme comme
doctrine. Le rationalisme moderne se constitue et se systématise à la fin de la Renaissance, dans
le cadre de la controverse ptoléméo-copernicienne, qui aboutit à la mathématisation de la
physique. Après le procès de Galilée (1633), et conforté dans le projet de réformer la
philosophie dont le cardinal de Bérulle lui avait fait une « obligation de conscience » quelques
années auparavant, René Descartes concrétise son projet en publiant plusieurs ouvrages de
philosophie, notamment le célèbre Discours de la méthode (1637), et les Méditations
métaphysiques (1641). Descartes, avec son Cogito ergo sum, devient ainsi l'un des principaux
représentants du rationalisme moderne.
Le rationalisme moderne repose sur le postulat métaphysique selon lequel les principes qui
sous-tendent la réalité sont identiques aux lois de la raison elle-même. Ainsi en est-il du
principe de raison déterminante (ou de raison suffisante) que Leibniz, dans les Essais de
théodicée (1710), formule de la manière suivante :
« C’est que jamais rien n’arrive, sans qu’il y ait une cause ou du moins une raison
déterminante, c’est-à-dire quelque chose qui puisse servir à rendre raison a priori, pourquoi cela
est existant plutôt que non existant, et pourquoi cela est ainsi plutôt que de toute autre façon. »
Puisque rien n'existe ou n’arrive sans cause, il n’est rien, dès lors, qui ne soit, en droit,
intelligible et explicable par la raison. Dans le cadre de l’onto-théologie, cette identité de la
pensée et de l’être trouve sa justification ultime en Dieu, créateur du monde et de ses lois d’une
part, de la raison humaine et de ses principes d’autre part. Ce en quoi le rationalisme ainsi
compris s'accomplit pleinement dans l'idéalisme philosophique, auquel Hegel donnera sa forme
la plus systématique, dans la formule : « ce qui est rationnel est effectif, et ce qui est effectif est
rationnel » (Préface des Principes de la philosophie du droit).
6- Rationalisme et irrationalisme
Il faut entendre ici par irrationalisme la référence à toute expérience ou toute faculté autre que
la raison et n’obéissant pas à ses lois, supposée donner une connaissance plus profonde et plus
authentique des phénomènes et des êtres, et laissant place à une frange d’ineffable, de mystère,
ou d’inexplicable. Le rationalisme s’oppose en ce sens au mysticisme, à la magie, à
l’occultisme, au sentimentalisme, au paranormal ou encore à la superstition. Seuls font autorité
les processus rationnels : évidence intellectuelle, démonstration, raisonnement.
C’est au sentimentalisme romantique que s’en prend Hegel dans la préface à la
Phénoménologie de l'esprit, lorsqu’il évoque cette prétendue philosophie qui « par l’absence de
concept se donne pour une pensée intuitive et poétique, jette sur le marché des combinaisons
fantaisistes, d’une fantaisie seulement désorganisée par la pensée – fantastiqueries qui ne sont
ni chair, ni poisson, ni poésie, ni philosophie ». Celui qui prétend toucher la vérité dans
l’expérience ineffable du sentiment intime se condamne au silence et à la solitude de
l’incommunicabilité ; « en d’autres termes, il foule aux pieds la racine de l’humanité ».
7- Rationalisme et révélation
D’un point de vue théologique, le rationalisme met en avant la lumière naturelle de la raison par
opposition à la connaissance révélée que constitue la foi. Contre le fidéisme, il demande que les
articles de la foi et les Écritures elles-mêmes soient soumis à l’examen rationnel.
Spinoza, dans le Traité théologico-politique, développe une lecture critique de l’Ancien
Testament.
Descartes, dans la préface « aux Doyens et docteurs de la faculté de théologie de Paris » qui
précède les Méditations métaphysiques, affirme que « tout ce qui se peut savoir de Dieu peut
être montré par des raisons qu’il n’est pas besoin de chercher ailleurs que dans nous-mêmes, et
que notre esprit seul est capable de nous fournir ». Selon lui en effet, parallèlement à la
théologie révélée, la seule raison nous permet de démontrer l'existence de Dieu par l'argument
ontologique, de sorte que l’existence de Dieu découle nécessairement de son essence, comme il
découle nécessairement de l’essence du triangle que la somme de ses angles égale deux angles
droits.
8- Rationalisme critique
Le rationalisme critique, issu de l’entreprise kantienne, peut se caractériser par trois traits :
Le renoncement à ses prétentions dogmatiques et métaphysiques.
L’intégration de l’expérience au sein d’une dialectique expérimentale.
La reconnaissance par la raison elle-même de ses limites et de son historicité.
V- CRITIQUE CONTEMPORAINE DU RATIONALISME MODERNE
Hans Jonas, dans Le Phénomène de la vie, vers une biologie philosophique, fut l'un des
premiers à critiquer le dualisme cartésien entre le corps et l'esprit : « Le dualisme cartésien
laissa la spéculation sur la nature de la vie dans une impasse : si intelligible que devint, selon
les principes de la mécanique, la corrélation de la structure et de la fonction à l'intérieur de la
res extensa, celle de la structure accompagnée de fonction avec le sentiment ou l'expérience
(modes de la res cogitans) fut perdue dans la séparation et par là le fait de la vie lui-même
devint inintelligible au moment même où l'explication de son effectuation temporelle semblait
assurée ».
Le dualisme cartésien et l'absence de finalisme dans la technoscience sont pour Vittorio Hösle,
disciple de Hans Jonas, les causes principales de la crise écologique3.
Le sociologue italien Franco Ferrarotti remet en cause le rationalisme mécaniste, dont
Descartes est l'une des sources.
Selon Jean-Claude Larchet, en faisant de la raison la principale faculté de connaissance de
l'homme, on relègue au second plan son esprit ou intellect, faculté de contemplation des réalités
surnaturelles. La valorisation de la raison et de l'approche rationnelle des phénomènes favorise
non seulement le développement d'une forme de philosophie qui s'affranchit de la théologie
dont elle n'était jusqu'alors que la servante, mais encore l'essor des sciences, qui se
développeront considérablement à partir du XVIIe siècle à la suite de la révolution
copernicienne
QUI SONT LES PRINCIPAUX AUTEURS DU RATIONALISME ?
Rationalisme
Averroès. Averroès est souvent perçu comme un précurseur des Lumières en Islam. ...
Nicolas Malebranche. ...
Gottfried Wilhelm Leibniz. ...
Antoine-Augustin Cournot. ...
Francis Bacon. ...
René Descartes.
[Link] METHODE ET LE DOUTE COMME PARTICULARITE DU RATIONALISME
CARTESIEN
La particularité du rationalisme cartésien réside en ce que le réel n’est connaissable qu’en
plaçant uniquement la raison et les procédures rationnelles aux sources du processus de la
connaissance. Car elle contient les principes universels et des idées a priori qui expriment des
vérités. La force du cartésianisme est dans la méthode et le doute (comme la démarche) qui le
sous-tendent, ainsi que dans l’emploie de l’intuition et la déduction comme opération de la
raison. Le rationalisme cartésien élève la raison au-dessus de l’expérience ou des perceptions
sensibles dont il démontre la facticité. Les lumières de la raison naturelle nous donnent
l’intelligibilité du réel et elles nous livrent les éléments d’une argumentation pertinente en
faveur de la prégnance de Dieu, être infini et parfait, qui surpasse nos possibilités d’être.
Il est évident que le rationalisme cartésien se caractérise par une admission foncière des forces
de la raison pour atteindre la connaissance vraie. Et pour que la raison parvienne à la vérité
avec assurance sans errements, elle doit être dotée d’un certain nombre d’outils : la méthode et
le doute qui font la spécificité du rationalisme cartésien.
CONCLUSION
Nous ne saurions terminer notre réflexion sans faire mention des critiques formulées par les
empiristes contre le rationalisme cartésien qui considère le « bon sens ou la raison » comme la
seule source de la connaissance au détriment des données sensibles. Ce point de vue de
Descartes a suscité la réaction des empiristes qui pensent que la connaissance commence avec
l’expérience. Selon l’empirisme, c’est de l’accumulation des faits observables et mesurables
que l’on peut extraire des lois générales par un raisonnement inductif, en allant par conséquent
du concret à l’abstrait. Contrairement à Descartes, John Locke, et avant lui Francis Bacon,
pense que c’est à partir de l’expérience sensible que l’entendement, à l’origine vide de toutes
idées, parvient à la connaissance 20. Donc, il n’y a pas d’idées innées en l’esprit. Face au
problème de l’origine de la connaissance, Kant opère un dépassement à la fois du rationalisme
cartésien et de l’empirisme, en proclamant l‘union de la sensibilité et de l’entendement comme
seule source de la connaissance.