TABLE DES MATIERES
INTRODUCTION ............................................................................................................... 1
I. PRINCIPES FONDAMENTAUX ........................................................................ 2
A. Le principe du Sondage Électrique Vertical (SEV) .................................... 2
1. Principe ............................................................................................................................................................... 2
2. Interprétation des données................................................................................................................... 3
B. Le principe du Traîné Électrique (Profilage Électrique) .......................... 3
1. Principe ............................................................................................................................................................... 3
2. Interprétation des données................................................................................................................... 4
C. Les facteurs influençant la résistivité des roches et du sol .................. 5
1. La conductibilité ........................................................................................................................................... 5
2. La loi d’archi ..................................................................................................................................................... 5
D. Application générale de la méthode de résistivité .................................. 6
1. Hydrogéologie : Recherche d’eau souterraine ......................................................................... 6
2. Géotechnique : Étude des sols avant construction ............................................................... 6
3. Exploration minière .................................................................................................................................... 7
4. Autres applications : ................................................................................................................................... 7
II. IMPLANTATION DE FORAGE ET ROLE DE LA RESISTIVITE ................. 8
A. Prérequis .................................................................................................................. 9
B. Caractéristiques du forage ............................................................................... 11
C. Facteurs déterminants du site de l’implantation du forage ................ 12
D. Rôles la méthode de résistivité dans l’implantation de forage .......... 13
CONCLUSION ................................................................................................................ 16
Introduction
Dans de nombreux pays comme le Mali, où l’accès à l’eau souterraine est
vital pour les populations rurales, l’agriculture et les industries naissantes, la
localisation précise des nappes et la planification rigoureuse des forages
sont des enjeux cruciaux. Un forage mal positionné peut se révéler coûteux,
improductif ou préjudiciable à l’environnement. C’est dans ce contexte que
la méthode de résistivité électrique se présente comme un outil de premier
ordre : elle permet d’explorer le sous-sol de façon non destructive et
d’orienter les décisions d’implantation en fournissant une image indirecte
des structures géologiques et hydrogéologiques.
La résistivité électrique repose sur la mesure de la capacité des roches et des
sols à conduire le courant : selon leur nature, leur porosité, leur teneur en eau
ou la présence de minéraux conducteurs, chaque couche souterraine
présente une signature résistive distincte. En injectant un courant entre des
électrodes et en mesurant la différence de potentiel, on obtient des profils
de résistivité apparente qui, après traitement et inversion numérique,
donnent des coupes du sous-sol. Ces coupes sont ensuite interprétées par
le géophysicien pour repérer, par exemple, des aquifères saturés, des zones
fracturées ou des formations rocheuses peu productives.
L’objectif de cet exposé est de montrer en quoi la résistivité électrique
constitue un atout majeur pour l’implantation de forages (eau,
géotechnique ou prospection minière). Nous verrons d’abord les principes
fondamentaux de la méthode, puis ses applications générales
(hydrogéologie, géotechnique, etc.), avant de détailler comment, en
pratique, elle guide le choix du point de forage : de la préparation du levé à
l’interprétation des coupes géoélectriques, jusqu’à la prise en compte des
contraintes économiques et environnementales.
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I. Principes fondamentaux
La méthode de résistivité électrique repose sur la mesure de la
résistivité apparente du sous-sol, c'est-à-dire sa capacité à s'opposer
au passage du courant électrique.
La méthode consiste à injecter un courant électrique connu (I) dans le
sol via deux électrodes de courant (A et B) et à mesurer la différence
de potentiel (V) résultante entre deux autres électrodes de potentiel
(M et N). À partir de I et V, on calcule la résistivité apparente, qui est
une moyenne des résistivités des matériaux influencés par le champ
électrique. Elle n'est pas la résistivité vraie
en un point, mais dépend de la géométrie
du dispositif d'électrodes (factor
géométrique k)
Pour explorer les variations de cette résistivité dans le sous-sol, deux
approches fondamentales sont utilisées : le sondage électrique et le
traîné électrique.
A. Le principe du Sondage Électrique Vertical (SEV)
Le sondage électrique vertical (SEV), aussi appelé sondage
géoélectrique, a pour objectif principal de déterminer les variations de
résistivité en profondeur sous un point fixe.
1. Principe
Les quatre électrodes (A, B, M, N) sont disposées
symétriquement autour d'un point central fixe (O). On effectue
une succession de mesures en augmentant progressivement
l'espacement des électrodes de courant (AB) tout en
maintenant le point central O fixe. L'espacement des électrodes
de potentiel (MN) est également ajusté, mais leur écartement
est généralement plus petit
que celui de AB. Plus
l'espacement AB est grand,
plus le courant pénètre
profondément dans le sous-
sol, et plus la résistivité
apparente mesurée est
influencée par les couches
géologiques profondes.
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2. Interprétation des données
Les mesures de résistivité apparente sont reportées sur un
graphique bi-logarithmique, avec en ordonnée et AB/2 en
abscisse. Cette courbe, appelée courbe de sondage électrique,
représente la variation de la résistivité apparente en fonction de
la profondeur d'investigation. L'interprétation de cette courbe,
souvent par inversion numérique ou comparaison avec des
abaques théoriques, permet de déduire un modèle de couches
horizontales (ou sub-horizontales) avec leurs résistivités et leurs
épaisseurs respectives à l'aplomb du point de sondage.
B. Le principe du Traîné Électrique (Profilage Électrique)
Le traîné électrique, ou profilage électrique, vise à détecter les
variations de résistivité latérales le long d'un profil.
1. Principe
Le dispositif d'électrodes (A, B, M, N) est maintenu à une
dimension fixe (c'est-à-dire que l'espacement entre les
électrodes est constant). Ce dispositif est ensuite déplacé le long
d'une ligne sur le terrain, en
effectuant des mesures de
résistivité apparente à
intervalles réguliers. À chaque
point de mesure, la résistivité
apparente obtenue est
attribuée au centre du dispositif.
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2. Interprétation des données
Les résistivités apparentes sont reportées sur un graphique en
fonction de la position le long du profil. On obtient ainsi un profil
de résistivité apparente qui met en évidence les anomalies
latérales (changements de faciès, failles, présence de corps
enterrés, etc.).
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C. Les facteurs influençant la résistivité des roches et du sol
La résistivité est fortement influencée par :
1. La conductibilité
Dans un conducteur, le courant électrique peut s’écouler selon
deux modes distincts :
a) La conductibilité solide
Le passage du courant se fait par déplacement d’électrons. On
parle de conductibilité électronique ou métallique car c’est une
conductibilité analogue à celle des métaux. Cette conductibilité
solide n’est réellement importante que pour certains gisements
minéraux tels que :
➢ Certains sulfures (pyrite, galène)
➢ Certains oxydes (magnétite, hématite)
➢ Le graphite, l’or, l’argent, le platine, etc.
La résistivité de ces minéraux conducteurs est de l’ordre de 0,01
Ohm.m.
b) La conductibilité liquide électrolytique :
En fait, pour la plupart des roches, la conductibilité est presque
uniquement de type électrolytique. Cela signifie que ce sont les
ions qui transportent des charges sous l’effet du champ
électrique et que les roches conduisent le courant électrique
grâce à l’eau qu’elles contiennent. La résistivité d’une roche va
dépendre de :
➢ La qualité de l’électrolyte, c’est à dire de la résistivité de l’eau
d’imbibition (ρw) et par conséquent de la quantité de sels
dissous.
➢ De la quantité d’électrolyte contenu dans l’unité de volume
de la roche.
➢ Du mode de distribution de l’électrolyte.
2. La loi d’archi
Dans le cas d'une roche saturée, « ARCHIE » a établi une relation
expérimentale liant la résistivité de la roche à la
porosité et à la résistivité de l'eau d'imbibition.
La résistivité dépend aussi de la température à laquelle la roche
est soumise et aussi à sa saturation.
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3. La perméabilité
La perméabilité est la faculté que possède un corps de se laisser
traverser par un fluide. Cette propriété est généralement
exprimée numériquement par le coefficient de perméabilité K
de « DARCY ». Il n'y a aucun rapport direct
entre la porosité et la perméabilité, mais pour
être perméable la roche doit obligatoirement
être poreuse.
D. Application générale de la méthode de résistivité
La méthode de résistivité électrique est très utilisée parce qu’elle
s’adapte à plusieurs domaines de l’ingénierie géologique, notamment
pour voir sous terre sans creuser. Elle permet d’identifier les couches
du sous-sol, leur nature, leur épaisseur et leur saturation en eau ou en
minéraux.
On distingue les grands domaines d’application suivantes :
1. Hydrogéologie : Recherche d’eau souterraine
C’est l’un des usages les plus fréquents au Mali, notamment pour
les forages d’eau potable en zone rurale.
Elle permet de :
➢ Identifier la profondeur de la nappe phréatique
➢ Déterminer si elle est productive ou non
➢ Choisir le meilleur emplacement pour un forage d’eau
Remarque : L’eau dans l’argile peut donner une faible résistivité,
mais ne garantit pas un bon débit. Il faut donc interpréter avec
prudence
2. Géotechnique : Étude des sols avant construction
Avant de construire un barrage, une route ou un bâtiment, il est
essentiel de savoir si le sol est stable.
Elle permet de :
➢ Identifier les couches argileuses, sableuses ou rocheuses
➢ Repérer les zones à risque (cavités, argiles gonflantes, failles)
➢ Éviter les affaissements ou fissures après construction
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3. Exploration minière
En zone minière, la résistivité aide à repérer les zones favorables
à la minéralisation, surtout si les minéraux ou altérations
provoquent des contrastes de conductivité.
Elle permet de :
➢ Identifier des veines altérées, zones fracturées ou oxydées
➢ Repérer des minéralisations secondaires (latérites, sulfures
oxydés)
Attention : Les minerais métalliques eux-mêmes sont rarement
visibles directement. La méthode sert surtout à repérer les zones
suspectes à explorer plus loin
4. Autres applications :
En études environnementales : La résistivité permet de
surveiller ou détecter la pollution du sol et du sous-sol, surtout
en zones urbaines ou industrielles.
En Archéologie et agriculture de précision (moins fréquent au
Mali) : Dans certains contextes, la résistivité peut être utilisée
pour repérer :
➢ Des structures enterrées (fondations, murs anciens, tombes)
➢ Des zones de forte ou faible humidité dans les sols cultivés
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II. Implantation de forage et rôle de la résistivité
L’implantation d’un forage consiste à choisir l’emplacement le plus
approprié pour creuser un puits, en général à la recherche d’eau
souterraine, de ressources minérales, ou pour des besoins
géotechniques.
Cette décision technique doit reposer sur des études fiables du sous-
sol, et parmi les méthodes utilisées, la résistivité électrique s’est
imposée comme l’une des plus efficaces.
L’implantation d’un forage doit répondre à plusieurs objectifs :
➢ Optimiser la productivité du forage (trouver une nappe d’eau ou
une zone minéralisée) ;
➢ Réduire les risques d’échec (forage à sec ou dans une zone
improductive) ;
➢ Réduire les coûts (éviter les forages inutiles ou trop profonds) ;
➢ Limiter l’impact environnemental (ne pas multiplier les essais
destructifs) ;
Différents aspects sont à prendre en compte lors de l’implantation de
forage :
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Le déroulement des opérations d’implantation d’un forage suit
différente étape :
A. Prérequis
Pour être efficaces, la planification et la mise en œuvre des activités
d’implantation nécessitent de rassembler les connaissances
disponibles sur l’existence et l’état de la nappe souterraine locale,
notamment les données climatiques et les renseignements relatifs à
la sensibilité environnementale du pompage et à la recharge des
nappes. Il est nécessaire d’avoir, dès la phase de planification, une
bonne connaissance des différentes manifestations et utilisations des
eaux souterraines présentes dans la zone du projet, de façon à ce que
la phase d’implantation des forages fasse partie intégrante du
programme d’exécution du projet et ce, dès son démarrage.
Pour une approche logique et systématique de l’implantation, il est
recommandé de suivre les étapes suivantes :
➢ Identification de caractéristiques du sol pouvant indiquer des
conditions favorables à des résurgences ;
➢ Sélection de la/des méthode(s) géophysique(s) de prospection des
zones la/les plus adaptée(s);
➢ Planification du travail et l’interprétation des résultats ;
➢ Mise à disposition de personnel suffisamment qualifié et
expérimenté pour entreprendre le travail de terrain et interpréter
les résultats ;
➢ Mise à disposition des ressources et des financements suffisants
pour réaliser le travail.
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Les trois scénarios présentés illustrent cette approche logique :
L’hydrogéologie locale est
connue et peu complexe, l’eau
souterraine est relativement
facile à trouver et les forages
peuvent être implantés
quasiment n’importe où.
L’hydrogéologie locale est
largement comprise et
relativement cohérente mais
présente quelques difficultés ;
des efforts s’imposent pour
trouver une source souterraine
fiable.
L’hydrogéologie locale est
moins bien connue et
comprise ; elle est complexe
et incertaine ; il existe un
risque élevé d’échec ou de
forages peu productifs.
Le tableau suivant montre les besoins en ressources en fonctions des
trois (3) scénario étudier précédemment :
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B. Caractéristiques du forage
Avant de décider du lieu d’implantation d’un ou plusieurs forages, il
convient de prendre en compte les exigences en termes d’utilisation
de l’eau, de population cible, de quantité et de qualité de l’eau ainsi
que les mécanismes de pompage et de distribution.
Nous avons identifié six usages de l’eau qui impacts sur le choix du lieu
d’implantation :
➢ Pompes manuelles en milieu rural ;
➢ Captage motorisé avec réseau d’adduction ;
➢ Alimentation en eau des petites villes et camps de réfugiés ;
➢ Usages agricoles ;
➢ Usages industriels ;
➢ Usages multiples.
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C. Facteurs déterminants du site de l’implantation du forage
Afin de déterminer le meilleur emplacement pour le forage, il convient
de prendre en compte des facteurs particulièrement importants :
➢ Débit suffisant pour l’usage prévu
➢ Ressources renouvelables en quantité suffisante pour l’usage prévu
➢ Qualité de l’eau appropriée pour l’usage prévu
➢ Absence de sources potentielles de contamination
➢ Préférences de la population et propriété foncière.
➢ Proximité du point d’eau
➢ Absence d’interférence avec les exutoires naturels, avec d’autres
sources d’eau et d’autres usages.
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III. La méthode de résistivité dans l’implantation de forage
La méthode de résistivité permet de « voir » indirectement le sous-sol,
en fournissant des profils ou coupes géoélectriques qui indiquent :
➢ La profondeur des différentes couches
➢ Leur épaisseur
➢ Leur résistivité électrique, qui dépend de leur teneur en eau, leur
porosité et leur nature géologique
Pour l’implantation de forage à l’aide de la méthode de résistivité il
faut suivre différente étape :
A. Etude préliminaire :
Consiste à faire une analyse de la géologie régionale, Relevé
topographique et avoir des discussions avec les populations locales
(puisards, puits existants).
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B. Acquisition des données
Qui consiste a la mise en place d’un profil (avec dispositif
Schlumberger ou Wenner), Injecter le courant électrique via les
électrodes, Mesurer de la différence de potentiel et calculer de la
résistivité apparente.
3eme étape : Interprétation des résultats
L’objectif est de :
➢ Réalisation d’une coupe verticale du sous-sol
➢ Identification des couches les plus favorables (perméables et
saturées)
➢ Localisation de zones de fractures ou de failles remplies d’eau
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Les Interprétation typique sont :
• Haute résistivité (>1000 ohm.m) : roches compactes, sèches
• Moyenne résistivité (100–1000 ohm.m) : zones altérées, sableuses,
fracturées
• Faible résistivité (<100 ohm.m) : couches argileuses ou aquifères
saturés en eau
4eme étape : Choix du point de forage
Le point optimal est celui :
➢ Où la couche aquifère est la plus épaisse ;
➢ Où la profondeur reste raisonnable ;
➢ Où les conditions géotechniques sont stables.
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Conclusion
La méthode de résistivité électrique demeure un outil clé pour l’étude
préalable à l’implantation de forage (eau, minéraux, géotechnique). Elle offre
une vision indirecte mais fiable du sous-sol, aidant à repérer les couches
productives et à éviter les forages inutiles.
Avantages :
➢ Non destructive : pas de creusement préalable, ce qui préserve le site.
➢ Économique : coûte moins cher que des forages exploratoires multiples.
➢ Bonne résolution verticale : permet de distinguer les différentes couches
et leur profondeur.
➢ Adaptabilité : applicable en hydrogéologie, géotechnique, exploration
minière ou études environnementales.
➢ Rapidité d’acquisition : les levés peuvent couvrir rapidement plusieurs
profils.
Inconvénients :
➢ Interprétation parfois ambiguë : une même résistivité peut correspondre
à divers types de roches ou conditions (p. ex. eau dans l’argile vs. nappe
productive).
➢ Sensibilité aux interférences : infrastructures métalliques, lignes
électriques ou sols très conducteurs (salinité) peuvent fausser les
mesures.
➢ Limitation en terrains hétérogènes : les milieux très fracturés ou très
salins peuvent rendre les résultats moins fiables.
➢ Dépendance à l’expertise : la qualité de l’interprétation repose sur
l’expérience du géophysicien et la qualité du traitement des données
(inversion 2D/3D, filtrage).
➢ Complémentarité nécessaire : il faut souvent combiner résistivité avec
d’autres méthodes (sismique, électromagnétique, forages-tests) et
données géologiques locales.
Ainsi, bien que puissante et largement utilisée au Mali pour optimiser les
forages d’eau ou orienter la prospection minière, la résistivité doit être
maniée avec prudence. Son efficacité est maximisée lorsqu’on intègre les
résultats dans un cadre pluridisciplinaire (géologie de terrain, SIG,
témoignages locaux, tests de pompage). Dans un contexte de ressources
limitées et de besoins croissants en eau, cette méthode contribue à des
décisions plus sûres, économes et respectueuses de l’environnement. Enfin,
les progrès en traitement numérique et intelligence artificielle permettent
d’améliorer progressivement la fiabilité des interprétations géoélectriques.
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