Flux de produits et réseaux à valeur ajoutée
• Supply chain = réseau, pas chaîne linéaire
• Plusieurs distributeurs et surfaces de vente → arborescence
• Différents circuits de distribution pour un même produit (grande
distribution, grossistes-détaillants, VPC, e-commerce)
• Sommets du réseau
• Entrepôts : stockage temporaire ou long
• Plates-formes de transit : flux transitaires, regroupement, cross-
docking
• Analyse moderne
• Préférence pour une représentation en réseau à valeur ajoutée
• Chaque point du réseau apporte de la valeur au produit
• Évolution vers les entreprises virtuelles
• Réseaux d’entreprises interconnectées via internet, B2B et B2C
• Supply chain = réseau d’entreprises collaborant pour livrer le
produit/service final 35
Flux de produits et réseaux à valeur
ajoutée
Type Fonction Durée de séjour Exemple / Remarque
Variable : peut être
longue, ou très courte
Points d’accumulation de Stockage en quantité
Entrepôts (quelques heures ou
produits variable
jours) si gestion en juste-
à-temps
Transit rapide ; parfois
Pas de stockage
Transit des produits entre quelques jours de
permanent, simple
Plates-formes flux (cross-docking consommation sur une
passage ou
possible) plateforme de
regroupement
distributeur
Exemple : entrepôt à flux
Situations Combinent stockage et Durée de séjour adaptée rapide ou plateforme
intermédiaires transit selon les besoins à la stratégie logistique avec stockage
temporaire
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Flux de produits et réseaux à valeur ajoutée
• Flux de produits :
• Matières premières → usines → entrepôts → distributeurs → consommateurs.
• Produits transformés et assemblés dans les usines.
• Flux d’informations (souvent en sens inverse) :
• Commandes, factures, avis de livraison, feuilles de route, flux monétaires.
• Représentation graphique :
• Chaque flux → flèche (arc).
• Points de rencontre → nœuds/sommets : usines, entrepôts, hypermarchés.
• Chaque nœud peut voir entrer et sortir plusieurs flux.
• Complexité du réseau économique :
• Réseau mondial, nombreux fournisseurs et clients finaux.
• Flux de produits possibles grâce aux flux d’informations et monétaires.
• Simplification pour analyse logistique :
• Focalisation sur une entreprise, son fournisseur et ses clients.
• Permet une représentation claire des interactions essentielles et de la valeur
ajoutée à chaque étape. 38
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Flux de produits et réseaux à valeur ajoutée
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Flux de produits et réseaux à valeur ajoutée
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Flux de produits et réseaux à valeur ajoutée
Optique de flux
1. Entrepôts
- Lieux où l’on gère les stocks réels.
- Accumulation volontaire de marchandises.
- Durée : variable (jours, semaines, mois).
2. Plates-formes
- Lieux de transit des marchandises.
- Normalement sans stock.
- Mais si entrées > sorties → apparition d’un stock virtuel.
- Ce stock virtuel doit rester minimal (quelques heures ou jours).
- Peut s’accumuler en cas d’erreurs de flux.
Distinction essentielle :
- Stock réel = stockage volontaire (entrepôt).
- Stock virtuel = stockage subi/temporaire (plate-forme).
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Flux de produits et
réseaux à valeur
ajoutée
Hétérogénéité des produits
• La supply chain relie les
fournisseurs des fournisseurs
aux clients des clients.
• Les flux ne représentent pas
toujours le même produit :
• Matières premières →
usines
• Produits semi-finis →
transformations/assemblages
• Produits finis → entrepôts,
distributeurs, clients
Les produits sont hétérogènes : ils
évoluent en nature et en valeur
ajoutée à chaque étape du réseau.
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Flux de produits et réseaux à valeur ajoutée
Principe d’arborescence (de double ou multiple arborescence)
• Approvisionnement (amont)
• Usine ← Sous-traitants 1er niveau ← Sous-traitants 2e niveau ← …
• Schéma en arborescence ascendante
• Distribution (aval)
• Usine → Entrepôts nationaux → Entrepôts régionaux → Surfaces de vente →
Consommateurs
• Schéma en arborescence descendante
• Caractéristiques
• Multiplication géométrique des branches à mesure qu’on descend
• Transport peu coûteux en amont (grandes quantités regroupées)
• Transport de plus en plus coûteux en aval (petites quantités, faible fréquence)
• Le dernier kilomètre = coût logistique le plus élevé
• Analogie universelle
• Arbre (racines → tronc → branches → feuilles)
• Réseaux de télécommunication (boucle locale la plus coûteuse)
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Flux de produits et réseaux à valeur ajoutée
Le concept de la valeur ajoutée
1. Historique de l’analyse de la valeur
- Développée pendant la Seconde Guerre mondiale par Larry D. Miles (General Electric).
- Objectif initial : remplacer des composants rares ou coûteux par des alternatives moins
coûteuses.
- Évolution : technique classique de réduction des coûts.
2. Principes de l’analyse de la valeur
- Identifier les fonctions essentielles d’un produit.
- Vérifier si certaines caractéristiques sont superflues.
- Rechercher des substituts moins coûteux.
- Standardiser le produit pour réduire le coût global.
- Remplacer par un produit moins cher mais fonctionnel.
Exemple concret :
- Bouchons de réservoir automobiles → acier multi-composants remplacé par plastique
simplifié. 46
Concept de la valeur ajoutée
3. Application à la supply chain
- Chaque opération doit apporter de la valeur.
- Question centrale : obtenir la même valeur à moindre coût.
- Exemple : produire plus près du consommateur pour réduire les
coûts de transport.
Attention : économie sur un maillon peut générer un coût sur un
autre.
4. Objectif actuel
- Mesurer les économies possibles sur l’ensemble de la supply
chain.
- Favoriser la collaboration (ECR) pour optimiser coûts et bénéfices
partagés.
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Flux de produits et réseaux
à valeur ajoutée
L’exemple classique est celui des bouchons
de réservoir des automobiles réalisés en
acier avec plusieurs composants et que l’on
a souvent remplacés par une pièce en
plastique beaucoup moins chère avec moins
de composants.
Dans l’absolu, on devrait pouvoir déterminer
la valeur ajoutée par un composant à un
produit et comparer son coût à cette valeur.
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Flux de produits et réseaux à valeur ajoutée
Les trois niveaux d’extension de la supply chain
1. Niveau fonctionnel (zoom sur un service ou site)
• Étude des flux internes : matières premières → production → produits finis.
• Exemple : flux internes d’une usine ou d’un supermarché (quais → rayons → caisses → clients).
• Permet d’optimiser les processus internes.
2. Niveau entreprise
• L’entreprise comme un triple réseau :
• Produits/matières
• Informations
• Monnaie
• Objectif : rationaliser les flux transverses, indépendamment des services.
• Outils : modélisation des flux (Forrester, gestion de production).
3. Niveau inter-entreprises (réseau global)
• Analyse des flux entre entreprises qui participent à la satisfaction client.
• Chaque entreprise apporte sa valeur ajoutée et partage coûts/bénéfices.
• Favorise collaboration et optimisation globale : ECR, partenariats, TPL/4PL, entreprises virtuelles.
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[Service/Usine] → [Entreprise] → [Réseau d’entreprises]
Flux internes Flux transverses Flux inter-entreprises
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Flux de produits et réseaux à valeur ajoutée
Origines militaires du concept de logistique
L’origine militaire du concept de logistique se trouve dans la manière
dont les armées, dès le XVIIIᵉ et XIXᵉ siècle, ont commencé à
analyser les flux et les stocks nécessaires pour soutenir les troupes
en campagne :
• Von Bülow (théoricien militaire du XVIIIᵉ) : il introduit le concept de
bases → organiser l’approvisionnement en vivres, munitions,
renforts… → donc gérer les stocks stratégiques.
• Jomini (baron, stratège du XIXᵉ, inventeur du mot logistique) : il
insiste sur les lignes intérieures → organiser les flux de
ravitaillement des troupes entre les bases et le front.
• Clausewitz critique cette vision trop géométrique, mais confirme que
la logistique est inséparable de la stratégie et de la tactique.
En résumé : la logistique est née comme une science militaire du
ravitaillement, avant de s’étendre à l’industrie et aux entreprises.
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Techniques d’analyse des flux de
produits
Étape indispensable : première Problèmes rencontrés :
phase de toute étude logistique. - Études souvent incomplètes ou
Éléments à analyser : erronées.
- Flux de produits (composants, - Informations dispersées, non
semi-finis, finis). synthétisées.
- Stocks, plateformes, points - Manque de formation des
d’accumulation. logisticiens.
- Délais à chaque étape. Solution proposée :
- Flux d’informations associés. Méthode SCOR (Supply Chain
- Coûts et processus de Council) : cadre structuré,
régulation. combinable avec méthodes
classiques d’analyse.
- Dysfonctionnements observés.
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Techniques d’analyse
des flux de produits
Représentations géographiques
• Consistent à représenter sur une
carte les lieux de stockage et
plateformes reliés par des flux de
marchandises.
Très utiles en logistique pour :
• Visualiser les transports et
leurs itinéraires.
• Évaluer distances, temps et
coûts de transport.
• Déterminer la meilleure
localisation d’un entrepôt
(méthodes de barycentre,
programmation linéaire).
La précision dépend de l’échelle :
on ne représente pas de la même
manière les flux d’une usine et ceux
d’un réseau national ou international. 53
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Techniques d’analyse des flux de produits
Représentation symbolique
Une représentation symbolique des flux est comparable à une
représentation géographique puisqu’elle peut, par exemple, permettre
de représenter les lieux de stockage et plates-formes sous l’aspect de
sommets d’un graphe dont les arêtes représentent les flux – et donc les
transports – entre les lieux de stockage et les plates-formes.
La différence est que l’emplacement de chaque sommet n’a aucune
correspondance géographique et que la longueur des arêtes est sans
rapport avec la distance des trajets.
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Techniques d’analyse des
flux de produits
Représentations symboliques
• Basées sur des graphes :
• Sommets = lieux de stockage,
plateformes.
• Arêtes = flux/transport entre ces
lieux.
• Différences avec les cartes
géographiques :
• Pas de correspondance spatiale
réelle.
• Longueur des arêtes ≠ distance
réelle.
• Utilité :
• Mettre en évidence les
relations logistiques entre
sites.
• Représenter simplement et
lisiblement des flux complexes.
• Outil largement utilisé en
logistique, comme dans d’autres
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sciences des flux.
Techniques d’analyse des flux de produits
Représentation SCOR de la
supply chain
• La méthode SCOR permet de
représenter la supply chain sous
forme de graphe.
• Utilise des flèches successives
pour montrer les enchaînements
logistiques.
• Proche des diagrammes de
processus, ce qui facilite
l’analyse et la compréhension.
• Objectif : offrir une vision
structurée et standardisée des
flux de la supply chain.
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Modèle SCOR : représentation des opérations
• Flèches = opérations logistiques :
• S (Source) : approvisionner
• M (Make) : fabriquer
• D (Deliver) : distribuer/envoyer
• P (Plan) : planifier/piloter les opérations de niveau inférieur
• Numérotation des flèches : précise la nature particulière du
processus
• Ex. : D1 = livraison sur stock, D2 = livraison sur commande
• Concept de « fil » (thread) :
• Chaque fil représente un processus complet pour un produit à l’intérieur du
réseau.
• Permet de vérifier que la description de chaque opération est cohérente
et exhaustive.
• Abstraction :
• Plus abstrait qu’une carte ou un graphe géographique.
• Semblable aux diagrammes de processus, mais spécialisé pour les flux de
produits.
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Informatique et représentation du réseau de l’entreprise
• Objectif :
• Piloter les flux et stocks exige des représentations cohérentes à
différentes échelles.
• Les ERP (Enterprise Resource Planning) visent à intégrer ces
représentations.
• Réalisme :
• La plupart des ERP se sont construits autour de la comptabilité, qui
reflète partiellement les flux et stocks :
• Comptabilité = enregistre date, article, quantité, prix, comptes associés.
• Mais elle ne capture pas toutes les informations : heure, emplacement, transport,
poids…
• D’autres systèmes (gestion de production, magasins, transports)
complètent ces représentations.
• Constat :
• Intégration complète des flux physiques et financiers souvent utopique.
• La comptabilité peut donner une vision biaisée des flux réels.
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Métiers et défis liés aux systèmes d’information logistique
Métiers principaux :
[Link] des flux et stocks : utilisation des outils informatiques existants.
[Link] logistiques : construisent et réaménagent en continu la représentation
des réseaux de l’entreprise.
Tendance :
• Informaticiens devenant logisticiens et inversement.
• Apparition de directeurs de la performance des flux et SI → double compétence
reconnue.
Défis :
• Représenter concepts, mouvements et fichiers complexes est difficile.
• Relations entre logisticiens, informaticiens et comptables souvent tendues.
• ERP et SCM historiques ont intégré les systèmes progressivement, interface par
interface.
Avenir : concevoir des représentations plus intégrées, domaine de recherche majeur
pour la logistique et l’informatique. 61