REPUBLIQUE DU BENIN
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MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SECONDAIRE, TECHNIQUE ET DE LA
FORMATION PROFESSIONNELLE (MESTFP)
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DIRECTION DES EXAMENS ET CONCOURS (DEC)
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CLASSE : Terminale D2
MATIERE : Français
THEME
ETUDE DE L’ŒUVRE «La pièce
d’or » de KEN BUGUL
Réalisé par : Sous
la direction de :
ANNEE
ACADEMIQUE :
2025-2026
PLAN 1
I. INTRODUCTION…………………………………………………
…3
II. ETUDE DE
L’ŒUVRE……………………………………………...4
A. PRESENTATION DE
L’AUTEUR…………………………………….4
Biographie……………………………………………………………
…...4
Bibliographie…………………………………………………………
...…5
B. PRESENTATION DE
L’ŒUVRE………………………………………6
C. RESUME………………………………………………………………..
.7
[Link]…………………….……………………………….
…………8
Etude des personnages…………………………..
………………………..8
Etude
thématiques……………………………………………………….1
1
Schéma narratif……...
…………………………………………………..13
Schéma actantiel…………..
…………………………………………….14
E. INTERPRETATION…………………………………………………..
14
III. CONCLUSION……………………………………………………..
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2
I. INTRODUCTION
3
II. ETUDE DE L’ŒUVRE
A. PRESENTATION DE L’AUTEUR
Biographie
Ken Bugul, de son vrai nom Mariètou Mbaye Biléoma, est une
écrivaine sénégalaise née en 1947 à Ndoucoumane, un village du
Sénégal. Elle grandit dans un environnement rural marqué par les
traditions, mais aussi par la pauvreté et des expériences d’enfance
difficiles. Ces premières années, dont l’abandon de sa mère, marqueront
profondément son imaginaire et nourriront plus tard son œuvre littéraire.
Elle choisit plus tard le pseudonyme « Ken Bugul », qui signifie en wolof
« celle dont personne ne veut ». Ce choix n’est ni anodin ni purement
littéraire : il signale une identité forgée dans la douleur, une lucidité sur
soi-même, et une volonté d’assumer une marginalité devenue force
d’écriture.
Elle suit une scolarité brillante qui lui permet d’obtenir une bourse pour
poursuivre ses études à l’étranger. Dans les années 1970, elle part en
Europe, notamment en Belgique, où elle découvre un univers
radicalement différent du sien. Ce séjour est vécu comme une période
d’exil, de solitude et de désillusion. Elle affronte le racisme, l’isolement et
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les difficultés identitaires : des thèmes qu’elle abordera de manière directe
et intime dans ses écrits.
De retour en Afrique, elle travaille pour plusieurs organisations
internationales, notamment dans le domaine du développement, ce qui
lui permet de voyager et d’observer en profondeur la société africaine
contemporaine, ses contradictions et ses transformations. Elle s’investit
également dans des projets sociaux et culturels.
Ken Bugul publie son premier livre, Le Baobab fou (1982), un récit
autobiographique devenu un classique de la littérature africaine
francophone. Ce texte, longtemps considéré comme audacieux voire
transgressif, consacre son style : une écriture libre, lucide, intime et sans
concession. Elle poursuit ensuite une œuvre riche, marquée par des
thèmes récurrents :
l’identité et l’exil,
la condition féminine,
la solitude, l’abandon, la marginalité,
les contradictions du monde moderne,
les traditions africaines,
la pauvreté et les injustices sociales,
la quête de liberté.
Aujourd’hui, Ken Bugul est reconnue comme l’une des figures
incontournables de la littérature africaine francophone, admirée pour
son courage d’aborder des sujets sensibles et pour sa sensibilité unique.
Elle continue d’écrire, de publier et de participer à des rencontres
littéraires à travers le monde.
Bibliographie
Durant son parcours, Ken Bugul a été autrice de bon nombre d’ouvrage
tels que :
📘 Romans et récits
Le Baobab fou (1982) – Son œuvre la plus célèbre, récit
autobiographique sur l’exil et la solitude.
Cendres et braises (1994) – Suite du Baobab fou, réflexion sur le
retour au pays et la reconstruction.
Riwan ou le chemin de sable (1999) – Roman sur la polygamie et
la quête d’identité (Grand Prix littéraire d’Afrique noire).
La Folie et la Mort (2000) – Roman introspectif sur la souffrance et
l'errance intérieure.
De l’autre côté du regard (2003) – Récit sur les perceptions, le
regard social et l’errance.
Rue Félix-Faure (2005) – Œuvre centrée sur la vie quotidienne et
les contradictions sociales.
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Aller et retour (2008) – Sur les allers retours entre continents,
identités et cultures.
Mes hommes à moi (2011) – Roman sur les relations affectives et
les rapports homme-femme.
Cacophonie (2014) – Texte profond sur l’incompréhension, la
société et les tensions intimes.
La Pièce d’or – Récit court étudier dans de nombreux contextes
scolaires, portant sur la pauvreté et l’enfance.
📙 Textes courts, nouvelles, œuvres diverses
Divers articles, essais, interventions littéraires et conférences (non
édités en volume unique).
📕 Ouvrages plus récents
La Vertu des fous (2019)
Le Violon de Fambondy (2021)
Les Racines du futur (2023) – Réflexions autour de la société
contemporaine et de l’avenir.
B. PRESENTATION DE L’ŒUVRE
La Pièce d’or de l’écrivaine sénégalaise Ken Bugul, est un récit court
souvent classé comme nouvelle ou conte moderne, souvent étudié
dans les collèges et lycées francophones en raison de sa richesse
symbolique et de sa portée sociale. Bien que de petite taille, ce texte
concentre toute la force d’écriture et la sensibilité de l’autrice.
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L’histoire met en scène une petite fille envoyée par sa mère acheter du
poisson au marché. En chemin, elle perd une pièce d’or, un objet très
précieux dans le contexte de pauvreté où vit la famille. À partir de cet
incident simple, Ken Bugul crée un récit profondément émouvant qui
révèle les réalités sociales du milieu populaire africain, la fragilité de
l’enfance et la dureté du quotidien.
Le texte se distingue par :
une narration centrée sur l’enfant, qui permet de suivre ses
émotions : peur, culpabilité, honte ;
un style sobre et réaliste, qui donne beaucoup de force à la
scène ;
une portée universelle, car la perte, la responsabilité et l’angoisse
touchent tous les lecteurs ;
un symbolisme marquant, où la pièce d’or représente bien plus
qu’une simple monnaie : elle évoque la survie, la valeur de chaque
geste et l’extrême vulnérabilité des plus pauvres.
À travers ce récit, Ken Bugul dénonce les inégalités sociales, montre le
poids du regard de la société et explore la condition de l’enfant
dans un environnement difficile, où la moindre erreur peut prendre
des proportions dramatiques.
Malgré sa brièveté, La Pièce d’or est donc une œuvre profondément
engagée, qui utilise une situation quotidienne pour révéler la violence
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silencieuse de la pauvreté et la sensibilité d’une enfant face aux attentes
du monde adulte.
C. RESUME DE L’ŒUVRE
D. ANALYSE DE L’ŒUVRE
Etude des personnages
1. La fillette – personnage principal
Rôle
La fillette est le point de vue central du récit. C’est à travers son regard
que le lecteur observe les événements et les réactions du village face à la
pièce d’or.
Caractéristiques
Naïve mais curieuse : Au début, elle ne comprend pas
entièrement la portée de la pièce d’or ; elle est fascinée par l’objet
avant d’en saisir les implications sociales.
En quête d’identité : La pièce agit comme un déclencheur de
maturité. Elle se découvre face aux autres et face à elle-même.
Sensible au regard extérieur : Son rapport à la pièce évolue à
mesure qu’elle perçoit la jalousie, la convoitise ou l’admiration que
cet objet suscite.
Responsabilisée : L’objet devient un symbole du passage de
l’enfance à une forme de maturité morale.
Fonction symbolique
Elle incarne l’apprentissage, la transmission, la construction
personnelle, et surtout l’entrée dans la conscience sociale. Par elle, Ken
Bugul explore comment un enfant intériorise des valeurs.
2. La mère – figure d’autorité et de transmission
Rôle
La mère est celle qui remet la pièce à la fillette. Elle est à la fois gardienne
des traditions et vecteur de l’éducation morale.
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Caractéristiques
Protectrice et exigeante : Elle confie la pièce comme un test de
responsabilité.
Pédagogue silencieuse : Elle parle peu, mais chaque geste a une
valeur éducative profonde.
Représentante des valeurs familiales : Pour elle, la pièce d’or
est un héritage et un symbole, bien plus qu’une valeur monétaire.
Fonction symbolique
Elle représente la mémoire familiale, la continuité générationnelle,
et la transmission des valeurs féminines dans un cadre africain où les
mères jouent un rôle central dans l’éducation émotionnelle et morale.
3. Les enfants du village – figures de l’extérieur
Rôle
Ils forment une sorte de miroir social où se reflète la transformation du
rapport de la fillette à la pièce.
Caractéristiques
Curieux, intrigués, parfois moqueurs : Ils sont fascinés par la
rareté et la brillance de l’objet.
Portés par les pulsions immédiates : Leur intérêt est direct,
pragmatique, sans profondeur symbolique.
Intermédiaires entre jeu et rivalité : Ils aident à montrer
comment la possession peut isoler autant qu’elle peut valoriser.
Fonction symbolique
Ils représentent la société dans ce qu’elle a de spontané, de changeant,
parfois superficiel. Avec eux, la fillette comprend que tout bien précieux
attire des sentiments ambivalents.
4. Les adultes du village – la communauté
Rôle
Ils constituent le cadre social où se déploie l’histoire. Leur regard est
différent de celui des enfants : il est chargé de jugement, d’expérience et
d’enjeux implicites.
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Caractéristiques
Observateurs : Ils commentent souvent, directement ou
indirectement, la possession de la pièce.
Ambivalents : Certains valorisent la mère et son geste, d’autres
voient l’objet comme une tentation ou un risque.
Porteurs des normes sociales : Ils incarnent la pression
communautaire, les traditions, et la manière dont une société
attribue des valeurs aux objets.
Fonction symbolique
Ils figurent la pression sociale, les attentes de la communauté, et les
mécanismes collectifs de jugement. Leur présence montre que la
possession d’un objet touchant au sacré ou à l’exceptionnel n’est jamais
neutre.
5. La pièce d’or – personnage symbolique
Même si ce n’est pas un personnage humain, la pièce d’or fonctionne
comme un actant fondamental du récit.
Rôle narratif
Elle déclenche l’intrigue, modifie les relations et agit comme un catalyseur
émotionnel et social.
Fonction symbolique
Objet de transmission familiale
Symbole de maturité et d’apprentissage moral
Source de convoitise et d’enjeux sociaux
Liaison entre présent et héritage
La pièce est le centre gravitationnel du récit : autour d'elle s’organisent
les tensions, les découvertes et les transformations.
Etude thématique
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1. La transmission familiale
L’un des thèmes majeurs du récit est la transmission, particulièrement
entre mère et fille. La pièce d’or sert d’objet symbolique autour duquel
s’organise cette transmission. Elle représente un héritage, non pas
matériel mais moral, affectif et cultural.
La mère transmet à sa fille :
la confiance en sa capacité à grandir,
un sens des responsabilités,
une mémoire familiale qui doit être préservée.
Le geste de transmission est autant un don qu’une initiation.
2. L’apprentissage et la responsabilité
La fillette se retrouve investie d’une mission : prendre soin de la pièce
d’or. Cette responsabilité devient un motif narratif qui la pousse à se
questionner, à se surveiller et à réfléchir.
La pièce devient donc :
un test de maturité,
un support d’éducation morale,
un passage de l’enfance à une conscience plus adulte.
Ken Bugul décrit l’enfance comme un terrain d’expériences où la
responsabilité se construit à travers des objets symboliques.
3. La valeur matérielle versus la valeur symbolique
La pièce d’or possède, bien sûr, une valeur économique, mais ce n’est
pas cela qui importe réellement dans le récit.
Deux rapports s’opposent :
pour la fillette au début, la pièce est fascinante surtout parce qu’elle
brille et semble rare ;
pour la mère, sa valeur est avant tout symbolique, liée à l’histoire
familiale et aux valeurs qu’elle incarne.
L’œuvre interroge ainsi comment la société attribue des
significations différentes à un même objet selon l’expérience et la
sensibilité de chacun.
4. Le regard de la société et la pression sociale
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Le rapport entre l’individu et la communauté est central. La présence de la
pièce expose la fillette au regard des autres :
admiration,
envie,
jalousie,
commentaires implicites.
Les adultes comme les enfants deviennent des miroirs dans lesquels
se reflètent les tensions du groupe.
Ken Bugul montre comment la possession d’un objet précieux peut
modifier l’équilibre social et créer des dynamiques d’observation, de
suspicion ou d’attente.
5. L’enfance et la construction de soi
La fillette vit un moment décisif dans son développement personnel. À
travers elle, l’autrice aborde :
le passage de la naïveté à la compréhension du monde,
la formation de l’identité,
le rapport entre désir, peur et fierté.
L’histoire met en scène une enfance confrontée à la complexité des
interactions humaines, notamment face à la convoitise et aux
attentes sociales.
6. La relation mère-fille
Ce lien affectif est un thème transversal. La mère incarne :
la sécurité,
la tradition,
la lucidité face au monde extérieur.
La fillette, elle, incarne l’avenir, l’apprentissage et la confiance.
La pièce d’or devient un pont entre ces deux figures, matérialisant :
l’amour maternel,
le devoir de protection,
l’entrée de l’enfant dans un univers de règles et de responsabilités.
7. La convoitise et la fragilité du bien précieux
La réaction du village montre comment un objet précieux peut susciter :
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la convoitise,
la peur de perdre,
la jalousie,
l’exagération de sa valeur réelle.
Ken Bugul explore les mécanismes psychologiques autour de la
possession : un objet peut devenir un fardeau, non à cause de ce
qu’il est, mais de ce qu’il provoque chez les autres.
8. La tradition et les valeurs culturelles
À travers la mère, la communauté, les interactions sociales et la
symbolique du don, l’autrice évoque des valeurs fortement ancrées dans
de nombreuses cultures africaines :
importance de l’héritage,
respect des anciens,
transmission non matérielle,
sens du collectif et des traditions féminines.
La pièce est une métaphore des biens immatériels transmis par les
femmes et conservés dans la mémoire familiale.
Schéma narratif
Le schéma narratif de l’œuvre se présente comme suit :
Phase du Description Sens /
récit Symboles
Une petite fille vit dans un cadre Sécurité affective,
Situatio modeste, riche en amour valeurs familiales
maternel et traditions.
n
initiale
La mère lui confie une Confiance, héritage,
Élément pièce d’or, rare et
précieuse, bouleversant
transmission
perturb son quotidien.
ateur
L’enfant est émerveillée Responsabilité, rite de
mais intimidée. La pièce passage, découverte
Péripéti attire curiosité et jalousie. sociale
es Elle observe les attitudes
variées des adultes. Elle
ressent fierté, peur et
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crainte. La mère rappelle
la valeur intime de l’objet.
La fillette comprend que Protection maternelle,
Résoluti la pièce n’a pas de valeur
matérielle mais affective
mémoire familiale,
dignité
on et symbolique.
L’enfant devient plus Passage à la maturité,
Situatio mûre, protège la pièce
par conviction et non par
autonomie morale,
construction
n finale peur. Le récit se conclut identitaire
sur une réflexion
éducative et identitaire.
Schéma actantiel
Le schéma actantiel de l’œuvre se présente comme suit :
Interprétation et portée de l’œuvre
L’œuvre illustre le passage de l’enfance à la maturité à travers un objet
symbolique. La pièce d’or représente la confiance maternelle et la
continuité des valeurs familiales. Elle révèle que la richesse matérielle
peut susciter jalousie, convoitise et isolement. Le récit montre que la vraie
valeur réside dans la mémoire, la dignité et l’éducation. Ken Bugul critique
la société où l’argent organise les relations et fragilise les liens humains.
L’histoire devient une fable initiatique sur la responsabilité et l’autonomie
morale. Sa portée universelle réside dans la réflexion sur la transmission
et la construction identitaire.
III. CONCLUSION
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En définitive, La pièce d’or apparaît comme un récit bref mais d’une
grande intensité symbolique, où Ken Bugul explore avec finesse le
passage de l’enfance à la maturité. À travers la figure de la fillette,
l’œuvre montre comment un simple objet peut devenir un véritable
vecteur d’apprentissage, révélant à la fois la force de l’héritage familial et
le poids du regard social. La pièce d’or, loin d’être un simple trésor
matériel, incarne la responsabilité, la confiance et les valeurs invisibles
que les générations se transmettent.
En retraçant cette initiation, l’autrice nous rappelle que la vraie richesse
ne réside pas dans ce que l’on possède, mais dans ce que l’on reçoit
intérieurement et dans ce que l’on apprend à protéger. Ainsi, Ken Bugul
offre un texte à la fois intime et universel, qui invite chacun à réfléchir à la
valeur des choses, au sens de la transmission et à la manière dont on se
construit face aux autres.
Cette œuvre, en apparence simple, nous laisse finalement une leçon
profonde : grandir, c’est apprendre à reconnaître ce qui compte vraiment.
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