Cours de Missiologie : Théologie et Pratique
Cours de Missiologie : Théologie et Pratique
SOMMAIRE DU COURS
I. DESCRIPTION DU COURS
Ce cours est une étude des principes de base de la mission et de la croissance de l’Eglise, avec une attention
particulière sur la théologie biblique de la mission.
Nous allons, au travers de ce cours, étudier à la lumière des Ecritures Saintes, l’origine et le développement de la
mission qui au fait, a toujours été au centre de la préoccupation de Dieu.
INTRODUCTION
LE TERME MISSIOLOGIE
LA THEOLOGIE MISSIONNAIRE DANS L’ANCIEN TESTAMENT
LA THEOLOGIE MISSIONNAIRE DANS LE NOUSVEAU TESTAMENT
LA CHRISTOLOGIE DE LA MISSION
L’ŒUVRE MISSIONNAIRE
L’EGLISE ET LA MISSION
LES INSTRUMENTS DE LA MISSION
LA DYNAMIQUE DE LA MISSION
MISSION A TRAVERS LES SIECLES.
A. GENERALITE
La missiologie est l’étude de la mission de Dieu ; c’est-à-dire du mandat que Dieu a confié à l’église dans le but
d’accomplir son plan rédempteur pour le salut de l’humanité entière. Lorsqu’on parle de la mission, on suppose
qu’il y a d’une part celui qui envoie et d’autre part, l’envoyé. Dans le livre de Pentateuque et plus précisément dans
Genèse, celui qui envoie et celui qui est envoyé c’est Dieu Lui-même. La mission tire son origine du cœur de Dieu
car notre Dieu est un Dieu missionnaire. Après la chute de l’homme dans le Jardin d’Eden, Dieu s’est envoyé Lui-
même à la recherche de ce dernier(Gen. 3.8-9) qui avait failli à la mission lui confiée par Dieu (Gen. 1.26-28)
laquelle consistait à perpétuer sur la face de la terre une race qui aurait en elle l’image et la ressemblance de Dieu. A
cause de sa chute, Adam va perdre la gloire de Dieu et communiquera à sa postérité sa nature déchue. Gen. 5.1-4 ;
Actes 17.24-26 ; Rom. 3.23 ; 5.12-14.
Le premier Adam ayant échoué, Dieu enverra son Fils Jésus-Christ qui est le second Adam pour remédier à cette
situation de crise. Mais, avant que Christ ne vienne, Dieu, dans sa souveraineté, s’est choisi un homme duquel
sortira toute une nation au travers, Il se fera connaître au monde. Gen. 12.1-4 ; 18.18 ; Esaïe 49.3-6 ; 60. 1-3, 11.
Dans l’Ancien Testament, l’emploi du mot lumière implique la révélation divine (Esaïe 49.3, 6). Donc, il revenait à
Israël en tant que peuple élu de Dieu, d’apporter la révélation de YHWH, le Dieu unique dans le monde entier,
mission à laquelle Israël n’a pas pu accomplir comme Dieu l’attendait de lui. C’est à ce titre que Christ, pour
illustrer cette défaillance d’Israël, donnera la parabole des vignerons dans Mat. 21.33-41, 43.
L’apôtre Paul pour sa part, confirmera en présence des Juifs incrédules cet enseignement de Christ (Actes 13.46-
47). Cette mission qui, jadis confiée par Dieu à Adam et ensuite à Israël, Dieu par son Fils la confiera à l’Eglise
qui est ce nouveau peuple qu’il s’est formé. (1Pie 2.9 ; Mat. 5.13-14). La vraie Eglise est celle qui partage la même
vision et qui porte le même fardeau que Dieu en ce qui concerne la mission. Une telle Eglise a compris sa raison
d’être sur cette terre. L’Eglise est appelée à jouer une part active dans l’accomplissement du plan rédempteur de
Dieu pour le salut de l’humanité. Ce plan n’a pas pris fin avec la mort de Christ à la croix, mais se poursuit à
travers l’Eglise qui est son corps(Jn. 21.21 ; Mat. 28.18-20 ; 2Cor. 5.18-20 ; Marc 16.15-17). Ainsi nous disons :
« la nature de l’Eglise, c’est la mission ; et les tâches de la mission sont : l’évangélisation, la formation des
disciples, l’implantation des nouvelles églises locales et le social ».
Tous ces ministères sont une réponse à l’œuvre rédemptrice de Dieu accomplie en notre faveur par Jésus-Christ.
La Trinité est active dans tous les aspects du soutien missionnaire afin, que les pécheurs deviennent les enfants et
que les enfants deviennent les saints :
- Le Père attire le pécheur.
- Le Saint-Esprit convainc du péché, de justice et de jugement.
- Jésus-Christ sauve le pécheur de son péché.
a) Les ordres des moines, Jésuites et Carmélites parce qu’ils envoyaient des centaines des missionnaires.
Ignace de Loyola utilisa ce terme au 16e siècle.
b) La Conférence Missionnaire Mondiale tenue à Willigen, en Allemagne (1952), a remit à jour le terme
« Missio Dei ».
1. MISSIONES DEI : la pluralité des missions liées à mission Dei. Celle-ci peut être dans le sens positif ou
négatif.
2. MISSIO HOMINUM : mission de l’homme ; Ça peut être positif ou négatif. C’est le travail de l’homme
qui est lié à la Missio-Dei ou qui est lié à son propre compte.
B. LA DEFINITION DE LA MISSIOLOGIE.
La théologie de la mission est l’étude des activités du salut du Père, du Fils et du Saint-Esprit à travers le monde.
Ces activités sont dirigées vers la mise en existence et l’expansion du Royaume de Dieu sur la terre.
C. LA TACHE DE LA MISSIOLOGIE.
1. C’est de faire les investigations scientifiques et critiques des motivations, des structures, des méthodes et des
modèles de coopération et de Leadership que les églises utilisent dans leur mandat.
2. Le motif missiologique : C’est le thème central à travers la Bible, c’est le fil de la mission de Dieu au travers
des Ecritures.
C’est en cherchant ce fil dans toute la bible donc du jardin d’Eden (Genèse) à la cité céleste (Apocalypse). La Bible
est un livre missionnaire.
A. INTRDUCTION
Beugt Sundler était un missionnaire et a écrit un livre vers 1965 intitulé : » la mission du monde ». Il a
dit : « l’histoire de la mission commence depuis Abraham (Gen 12 :1-3 ; Gal 3 :8).
D’autres disent : « l’alliance de Dieu avec Noé précédé celle qu’il avait conclu avec Abraham » Gen 9 :8-17
Le texte de Gen 3:15 est comme une leitmotive dans la Parole de Dieu. Il soutient au moins 6 faits qui constituent
les bases de la théologie de l’Ancien Testament.
Tout peuple a une réligion est cette réligion va de paire avec sa culture. La réligion juive quant à elle, est une
réligion de révélation.
Genèse 12 a introduit une nouvelle époque de l’histoire du salut. C’est un recit qui est particulier en méthode mais
universel en promesse et en effets(réalisations et implications). Elohim est le Dieu de la création et aussi le Dieu des
Nations.
L’appel d’Abraham dans Genèse 12 marque le début d’une contre culture conçue pour bânir le mal, pour révéler le
plan de grâce, le salut, et le but de Dieu.
a) Le début de la religion nationale réside dans l’Acte surnaturel et la révélation de Dieu. Abraham ne
cherchait pas Dieu mais, le Dieu de gloire est venu miraculeusement intrevenir dans l’histoire des hommes.
L’homme n’est pas la source de la révélation dans l’Ancien Testament mais c’est Dieu Lui-même.
b) Le début de la réligion nationale d’Israël constitue un point tournant dans l’histoire réligieuse. Dans
Genèse 12, nous savons que dans la maison de Thérah père d’Abraham, l’idolatrie prévalait.(Josue 24.2;
Rom 1.18-23) ; chaque nation avait son emblème : Les grecs = Appolon; l’aigle = Romains; le taurreau =
Egyptiens; le serpent = les Assyriens.
Nous disons que Genène12 est le point tournant car les gens étaient idolâtres et polythéistes mais, avec la
révélation de Dieu à Abraham, il y a eu le monothéisme et l’adoration au vrai Dieu.
c) Le début de la réligion nationale d’israël marque une nouvelle époque pour la création d’une conscience
morale et réligieuse et un idéal qui transcende toute expression et toute spéculation humaine.
a) Les auteurs de l’ Ancien Testament n’étaient pas intéressés dans la présentation des preuves de l’existence
Dieu. La réalité de Dieu dans les expériences et dans l’histoire d’Israël étaient suffisantes pour eux. Ils
croyaient que Dieu était au milieu d’eux et qu’il se révélait à eux.
b) Les auteurs de l’ A.T. croyaient que toute vraie connaissance de Dieu devrait venir de Dieu lui-même.
c) Les auteurs de l’A.T. croyaient que Dieu dans sa grâce infinie se révéle aux hommes ; c-à-d, qu’ Il se fait
connaître à son peuple par sa Parole et par les actes de puissance qu’il accomplit en sa faveur.
a) La mise de l’accent constament sur Dieu comme étant le Dieu des armées qui demeure. Il est le dirigeant et le
juge des nations qu’il utilise comme ses instruments de jugement dans l’avancement de ses œuvres (Ex :
Babylonne, Assyrie ...)
b) La mise de l’accent sur le monothéisme dans l’Ancien Testament révéla Dieu comme le créateur et le
dirigeant de l’univers.
a) Gen12:1-3; 18:18-19; 22:18; actes 3:25; Gal 3:8,16 Abraham fut appelé pour que par lui, les nations de la
terre soient bénies. Dieu utilise ici une méthode paticulière mais dont la promesse, le dessein et les effets
seront universels. La promesse fut transférée aux patriaches Isaac (Gen26:4); Jacob (Gen 28:14); Juda
(Gen. 49:10). Dieu a choisit Abraham pour qu’il devienne sa propriété.
b) L’élection a rendu Israël, le peuple de Dieu(sa propriété). Celle-ci les a séparés de toutes les autres
nations. Le mot hébreu pour désigner la nation c’est “Goy” et nations “Goyim”. Quand Dieu a choisit
Israël, il l’a appelé “am quadosh” c'est-à-dire “un peuple saint”.
c) Il y avait un conflit entre le particularisme et l’ universalisme en Israël.
- Particularisme: c’est la tendance à croire que les promesses données à Abraham n’étaient que pour
Israël.
- Universalisme: c’est l’ouverture à la dimension universelle.
Avec le temple de Jérusalem au centre, l’universalisme pourrait être considéré comme centripète.
L’universalisme peut être soit centrifuge ou centripète.
L’universalisme centrifuge est actualisé par un messager qui tarverse les frontières ; c'est-à-dire un
message qui cherche à atteindre ceux qui sont loin. Ici, le mouvement va du centre vers
l’extérieur(ACTES 1.8 ; MARC 16.15 ).
L’universalime centripède est actualisé par une force magnetique qui attire ceux qui sont éloignés
vers le centre ( ZACH. 14.16-21 ; ESAIE 57.8 ).
a) Exode 19:4-6; Luc 24: 25-26; 44-49. L’âge mosaïque a enrichi la religion des israëlites. C’était une
religion de la rédemption miraculeuse, un monothéisme positif et exigait une consécration dévouée. Il y
avait une éthyque dynamique et une foi débordante en amour, une stricte obéissance, une adoration
organisée, une loi unique et un grand espoir(terre promise).
b) L’alliance mosaïque fait d’Israël une nation et un serviteur de Dieu. Elle n’est pas liée au salut ni au fait
qu’Israël devienne sa possession car il l’était déjà.
L’alliance mosaïque a constitué Israël comme une nation ayant une position unique. Elle lui a octroyé une
position particulière par rapport aux autres nations.
c) Israël est unique dans sa position et dans sa mission. Dieu appelle Israël sa “possession personnelle”. II
Co. 6:18; I Co. 6:19 Israël vivait dans un rapport extraordinaire avec Dieu qui le considerait comme un
royaume des sacrificateurs, et devrait servir de médiateur entre Dieu et les Nations. Israël devrait vivre
dans un environnement (présence) de Dieu tout en vivant parmis les Nations.
d) L’appel d’Israél lui donnait un rôle important. Il y avait une réligion et un idéal moral; une discipline
(règle) rigide à suivre; des engagement solennels quand Dieu faisait alliance avec son peuple; une source
unique de force; l’adoration, le tabernacle, les sacrifices, le sacerdoce royal et les festivités annuelles.
e) Israél le serviteur de Dieu.
- Le serviteur est décrit dans Esai 40:55
- Israél est décrit comme “Mon serviteur” 18 fois;
- Israél comme “Mon témoin” est cité 3 fois; Esaie 43:10-12;44:8
Am qadosh était témoin de Dieu parmi les goyim(Nations) Esaie 43:9-10 = Israël est témoin est serviteur
de Jehovah. Dans L’Ancien Testament, la tendance de la mission est centripète car il y avait un seul Dieu
et un seul lieu d’adoration, Jérusalem.
f) Israël n’est plus la seule possession de Dieu. Dieu étant El Elyon (le Dieu Très-Haut ou le Dieu des
Cieux) est Celui qui possède les cieux et la terre.
g) Israël possède une rélation triple:
- Son rapport avec Jéhovah: proprièté personnelle.
- Ses rapport avec les Nations : un sacerdoce royal, un royaume des sacrificateurs.
- Son rapport personnel : une Nation sainte, séparée d’avec le monde et mise à part pour Dieu. I Pie
4:10; 2:3.
-
1. DAVID
-Il était l’initiateur du renouvellement et de l’enrichissement du culte dans l’histoire d’Israël.
-Un haut niveau d’adoration est introduit : Israël est devenu une communauté d’adorateur sous David.
-Il a unifié le royaume d’Israël et donna à Israël un centre politique, économique et religieux (Jérusalém).
-Il donna a Israël un service d’adoration ordonné (organisé) et agréable.
Les psaumes sont la littérature réligieuse la plus riche du monde. ils sont existentiels(actuels) dans leur contenu, leur
recit et leur forme. David est l’auteur de 70 psaumes; Asaph et Koré ont écrit 24 psaumes. Il y a 175 références aux
nations du monde; ils présentent l’espoir et le salut pour les nations. Ps 2; 33; 66; 72; 98; 117; 145. 86:9-10; 67:1-8;
l’universalité est accentué et concentré dans les psaumes.
Faux Propphètes
La voix des prophètes avait un but divin; le salut est clair et prononcé.
Ceux-ci ont dirigé la totalité de leur message aux non-juifs c’est-à-dire aux nations. D’autres prophetes pré-
exiliques: Joël, Amos, Osée, Esaïe, Michée, Sophonie, Habacuk. Ces prophètes ont oeuvré durant une période de
175 ans. (800-625 av. J.C). Ils ont beaucoup parlé au même peuple, dans les mêmes circonstances. Tous ont au
moins une note d’universalité. Parmi les prophètes pré-exilique, Sophonie a parlé courtement de l’unversalité. Il
s’adresse à Juda sur le jugement prochain de Dieu.
a) La mission d’Israël est programmée par Dieu : Dieu est explicite en disant qu’il est la source et le
générateur de sa mission. C’est Dieu qui créa Jacob, qui forma Israël, il a donné la rédemption à son
peuple. Il est le créateur, le rédempteur, le Roi et le Saint d’Israël. Esaïe 43 : 21
b) b). La mission d’Israël est théocentrique : Dieu était le générateur de la mission d’Israël, il en est aussi le
centre et le contenu. Israël existait à l’ère de l’Ancien Testament, dans le but de sauvegarder le
monothéisme parmi une mer de polythéisme, hemothéisme, et le monisme philosophique.
Un accent continuel est mis sur la souveraineté unique de Dieu « Je suis le 1er et je suis le dernier, et après
moi il n’y a point de Dieu ». Esaïe 44 : 6,8 ; 45 : 5-6, 21. Esaïe 44 :9-20 ; 40 : 18, 25 ; 46 :5.
c) La mission d’Israël est pour les Nations (à caractère mondial). Es. 40.5, 42.1, 6-7, 10, 45.22-23, 49.6, 26,
51.4-5, 52.10, 15.
Ces passages donnent le portrait d’un serviteur comme l’homme idéal et pourtant rejeté. Il a souffert quoiqu’
innocent ; Il a souffert volontairement ; il a souffert de façon sublime ; il souffert dans prière ; il souffert
silencieusement. Ces souffrances jusqu’à la mort sont rédemptrices et expiatoires. Cependant, la mort ouvre la porte
de la résurrection et son triomphe est complet. Ce serviteur a un sens universel. Esaïe 42.1, 4, 6-7 ; 49.6 ; 52.15 ;
Luc 4 :16 :17 ; 2.30-32.
Israël en tant que serviteur de Jéhovah et le Messie, serviteur idéal, ont un sens universel et ne trouvent leur raison
d’être que dans le service mondial. L’Ancien Testament ne contient pas la mission, il est la mission dans le monde.
(L’Ancien Testament est missiologique). La mission dans l’Ancien Testament est centripète – c'est-à-dire : centré
ou localisé sur Israël. Tandis celle du Nouveau Testament est centrifuge – c'est-à-dire : tourner vers l’extérieur.
Apocalypse 19 :11-16≠ Luc 19 :30-38. Si un Roi vient avec l’ânon ce qu’il vient avec la paix, mais une fois qu’il
vient sur son cheval, cela sous-entend qu’il vient pour la guerre. Esaïe 52.7.
La Christologie de la mission reconnaît le Christ comme la source et le chemin, le cœur et l’âme, le fondement et le
but même de la mission. Rien n’est plus important pour la redécouverte de la mission de l’Eglise (là où elle a été
perdue) ou pour son développement (là où elle est faible) qu’une vision renouvelée, claire, et globale de Jésus-
Christ. Lorsque nous contemplons Jésus-Christ tel qu’il est, cela suffit pour nous communiquer l’inspiration,
l’impulsion, l’autorité et la puissance nécessaires. Six événements majeurs de sa carrière salvatrice et de la
dimension missionnaire inévitable (quoique souvent négligée) de chacun.
Un des aspects le plus négligés aujourd’hui de la mission au sens biblique est la place indispensable que la
souffrance, voire la mort y occupe. Pourtant, les Ecritures l’enseignent clairement :
Esaïe 49.6 ; 42.1-4 ; 50.6-7
Esaïe 52.15 ; 53.3-12
Jean 12.23-24, 26.
Ephésiens 3.13 ; 2Tm. 2.10 ; 2Cor. 4.12.
Il est important de se rappeler que la résurrection a précédé l’ordre missionnaire. Il ne pouvait pas leur confier cette
mission plutôt, avant d’être ressuscité d’entre les morts et d’être investi de l’autorité suprême. Mat. 28.18-19. La
pâque marque le début d’une nouvelle ère, l’intronisation d’un nouveau Souverain du monde et la proclamation du
règne de celui-ci à toutes les nations. La mission est l’annonce de la Seigneurie de Jésus-Christ.
Johanes BLAUW a dit : « Si la mission du Nouveau Testament semble au premier abord centrifuge, c’est pour lui
permettre d’être centripète. Nous sortons dans le monde pour le rassembler ; nous jetons les filets pour le prendre,
nous semons pour moissonner. » Dans la personne de Paul, les aspects centrifuges et centripètes de la prédication
sont associés. En sortant pour annoncer l’évangile, l’apôtre rassemble à la fois les païens et Israélites et les ramène
au bercail.
La motivation joue un rôle important dans toute entreprise humaine. Il ne suffit pas que nous sachions ce que nous
devons faire, mais également pourquoi le faire. Lorsque notre motivation est juste et forte, nous sommes capables de
persévérer presque indéfiniment dans une tâche quelle qu’elle soit. Eph. 1.21; Phil. 2.9; Col. 1.18. La glorification
du Christ doit nous pousser à le témoigner.
Le Saint-Esprit est le témoin principal ; sans son témoignage, le nôtre est vain. Jn. 7.37-39 ; Col. 2.1-5 ; 1Ts. 1.5.
Entre le premier et le quatrième événement ; entre l’ascension et la parousie ; entre la disparition et la réapparition
devait s’écouler une période intermédiaire, au cours de laquelle ne devrait plus se produire d’événement salvateur.
Cette période devrait être entièrement remplie par le témoignage mondial de l’Eglise. La Parousie mettra fin à la
période missionnaire inaugurée à la Pentecôte. Mat. 24.14 ; Marc 13.10 ; 2Cor. 5.10-11 ; Ez. 3 et 33 ; 2Tm. 4.1-2.
L’Ecriture nous encourage à nous rappeler constamment qu’aux yeux de Dieu le temps est court, les besoins sont
immenses et la tâche est urgente.
a). Elle est une tâche du Saint-Esprit : Le Saint-Esprit est le gestionnaire du salut et de la mission.
b). L’instrument est la Parole de Dieu : Si on a la Parole sans le Saint-Esprit, on tombe dans le formalisme
religieux sans vie (Jn. 6.63). Et si on a le Saint-Esprit sans la Parole, on tombe dans l’illuminisme. Bref, les
deux doivent aller de paire.
c). Les représentants sont l’Eglise et les croyants.
Les missionnaires doivent vivre une vie remplie du S.E.
Les missionnaires doivent marcher selon l’Esprit
Les missionnaires doivent œuvrer par l’Esprit.
Georges Peters a dit : « Il n’y a pas de plus grandes leçons à apprendre pour un candidat missionnaire que
ceci :
« Comment vivre par l’Esprit »
« Comment marcher par l’Esprit » On verra des grandes choses.
« Comment œuvrer par l’Esprit »
Samuel Zwemer a dit : « Il y a certaines choses qui restent floues au sujet de la mission. Nous ne faisons pas une
distinction claire entre la responsabilité biblique de l’Eglise et la responsabilité biblique de la mission. »
(Responsabilité de la mission = Aller, Prêcher, Baptiser…)
(Responsabilité de l’Eglise = Choix des diacres…)
La foi est à la fois un don et un fruit. Dieu a ordonné que la chrétienté soit une religion de foi. Du point de
vue objectif, la chrétienté est une religion de révélation surnaturelle. Du point de vue subjectif, c’est ne
religion de foi. La foi est l’œil spirituel qui voit Dieu, qui reçoit en Christ le Sauveur et le Seigneur, qui
comprend la Bible comme la Parole de Dieu, et qui accepte l’œuvre missionnaire comme l’objectif et la
volonté de Dieu.
Ce qui n’est pas de la foi n’est pas de Dieu.
Les armes missionnaires ne sont pas de la chair. II Co. 10 :4-5.
Ce mandant fut donné à Adam comme représentant de la race humaine pour remplir, dominer, assujettit, cultiver et
garder (préserver). La Bible a des principes éthiques pour la société et les nations qui forment la pierre de l’angle du
jugement de Dieu. C’est-à-dire, les nations seront jugées selon les principes de Dieu, tout comme Israël. L’homme
demeure toujours, homme même après la chute. Il est une créature ayant une culture et qui demeure sous la
protection providentielle de Dieu. (Mat. 5 :15). L’homme a la possibilité de se détruire ou de se développer selon la
qualité morale et culturelle qu’il acquiert.
Il n’y a pas de complémentarité entre ces deux mandats ; toutefois, le deuxième peut influencer le premier. Certains
missionnaires négligent le 2ème mandat pour ne s’intéresser qu’au 1er et cela vice-versa.
RESUME : Il y a d’abord un mandat à l’homme en tant qu’homme et en tant que membres de la race humaine et
ensuite, il y a un mandat aux Chrétiens en tant que tel et membre de l’église de Jésus-Christ.
Mat. 28 :18-20. Sur une montagne en Galilée où Jésus demandait à ses disciples de se rencontrer.
Marc 16 :14-18. On n’est pas sûr. Il est possible que Marc ait décrit l’une des dernières apparitions de
Christ. Quand la parole « après tout » l’implique. Marc 16 : 14.
Luc 24 : 44-49. Le rapport de Luc semble venir de la rencontre du Seigneur avec ses disciples le jour même
de la résurrection. « Ils se cachaient dans une chambre fermée ».
Jn. 20 : 19-23. Le même soir, probablement, le jour de la résurrection.
Orientation « Comme le Père m’a envoyé ». Cette phrase indique la mission interne de Christ
Commission « … ainsi, je vous envoie ».
Equipement « Recevez le Saint-Esprit »
La mission « Pardonnez les péchés. »
II Co. 5 :21 : Le message de la réconciliation.
Nous ne travaillons pas pour Christ mais avec Christ. Jn. 12 :26
Jésus ne nous envoie pas seul dans le champ missionnaire. Quand il nous envoie, il nous accompagne voire
même, nous précède.
L’O.S. ne pourra s’accomplir qu’à travers le S.E.
Nous devons nous identifier avec le Seigneur dans sa mission et dépendre du Saint-Esprit pour l’accomplir.
Prêcher l’Evangile à toutes les nations pour résultat, le pardon. APOSTELLO et PEMPO = ENVOYER
L’objectif de l’Ordre Suprême c’est de faire les disciples
Les disciples doivent venir de toutes les Nations
1. L’EGLISE DE JESUS-CHRIST
Elle est établie le jour de la Pentecôte pour servir comme le corps ou demeure du Saint-Esprit pour
l’accomplissement de la mission de Dieu dans le monde.
a). Le mot Eglise est mentionné 115 fois dans le Nouveau Testament, et vient du mot grec « Kaleo » = Appeler et
Ek= Hors.
Ekklesia
Un appel « Hors de… » est un appel pour rejoindre un peuple.
Un peuple ou une race spéciale
Un peuple « appelé de … » et « réunir ensemble » pour 1 but spécifique
Un peuple gérant les affaires sur les principes d’égalité et de communauté.
Un peuple uniquement lié à Dieu. Actes 7 : 38 ; Héb. 2 :12.
Ekklesia : Le peuple de Dieu, racheté pour lui, dans le but de former son armée en marche, les sacrificateurs qui le
servent et qui adorent, ceux qui proclament ses œuvres.
L’Eglise locale est un organisme vivant, un corps organisé des croyants baptisés et proclamant la Bonne Nouvelle,
qui s’assemblent selon la parole de Dieu qui conduit les services d’adoration de manière organisée et ordonnée. Ils
observent les ordonnances du Seigneur, et accomplissent des fonctions qui les avantagent et avantagent aussi la
communauté selon la parole de Dieu et se déchargent ainsi d’autres responsabilités qu’ils considèrent comme devoir
devant Dieu et devant les hommes.
L’Eglise est dans l’histoire, mais elle n’est pas de l’histoire ; elle est dans l’histoire, mais au-dessus et plus élevée
que l’histoire. Elle est dans le temps et pourtant elle est de l’Eternité. Elle est pour l’homme et pourtant venue de
Dieu. L’œuvre de l’église n’est pas un devoir facile, elle s’adresse à Dieu dans l’adoration et la glorification. Elle
s’offre personnellement pour l’édification, la purification, d’éducation et le discipline. Elle s’offre au monde dans
l’évangélisation et le ministère de service.
3. L’HISTOIRE DE L’EGLISE DANS LA MISSION.
a) Les causes des anomalies historiques ou pourquoi l’Eglise ne s’était pas engagée dans la mission ?
La théologie des réformateurs : Ils s’occupaient de leurs besoins immédiats au lieu de s’occuper de la
mission.
Le rapport entre l’Eglise et l’Etat (Eglise-Etat). Il n’y avait pas d’églises démocratiques dans un Etat
démocratique. Comme en Suisse, l’Eglise est subventionnée par l’Etat et cela grâce aux impôts des
citoyens du pays.
Le manque de zèle de la part de l’Eglise pour la mission.
La croyance que la mission était une responsabilité individuelle et non pas une obligation de l’Eglise.
Zwingli (Suisse) croyait que ce n’était pas la responsabilité de l’Eglise mais de ceux qui sont appelés
dans le ministère apostolique.
Les grandes personnalités qui avaient la vision missionnaire, mais qui n’étaient pas acceptés par les églises
faute de vision.
b) L’Eglise du Nouveau Testament est l’autorité divinement établie qui envoie les missionnaires. Les sociétés
missionnaires quoiqu’ accomplissant cette tâche, ne peuvent en aucun cas remplacer l’Eglise.
Paul et Barnabas (Actes 13.1-3), Paul et Silas (Actes 15.). Il faut une organisation où parmi le sacerdoce
royal des croyants, afin d’avoir la force, l’ordre, l’efficacité et l’unité.
a) Une Eglise nationale qui envoie et une Eglise nationale qui reçoit, travaillent ensemble ; Toutes les deux sont
des outils pour la construction de l’Eglise universelle.
b) L’évolution, le développement des rapports entre mission et Eglise
E R = Parallélisme ;
= Paternalisme ; = Fusion ; L’église qui
Pas de collaboration.
L’église qui envoie reçoit contrôle tout
contrôle tout vis-à-vis de celle qui envoie
de celle qui reçoit
c) E
Le principe R Partenariat ;
de partenariat
L’église qui envoie
collabore avec celle
qui reçoit
A.G. A.G.
e
Légende a c d
b
a. Les Eglises locales qui envoient les missionnaires
b. L’Assemblée Générale des églises qui envoient
c. La réunion entre missionnaires et les autochtones
d. L’Assemblée Générale des Eglises qui reçoivent
e. Des églises locales qui reçoivent les missionnaires.
a. Coordination du travail
b. Continuité du travail
c. Crédibilité au lieu de méfiance
d. Amour fraternel
e. Communication entre l’église qui envoie et celle qui reçoit
f. Définition des rôles entre missionnaires et autochtones.
Paul a décrit la relation Eglise - missionnaire dans cette phrase : Phil. 1.5 : « Votre communion (KOINONIA) dans
l’évangile depuis le premier jour jusqu’à ce jour ». A partir des Actes 16.11-40 jusqu’au chapitre 23 où Paul se
retrouve en prison à Rome.
Les hommes et les femmes que Dieu a appelés sont des instruments incontournables ou indispensables pour la
mission.
a) L’appel au salut :
Toute l’humanité Jn. 3.16. ; 1Tm. 2.3-4 ; Actes 17.30-31.
Une invitation Es. 1.18, 55.1-3 ; Mat. 11.28-30
Une promesse Jn. 3.14-18 ; Apoc. 3.20
b) L’appel du disciple :
Adressé à tous les croyants ;
L’appel se trouve dans le « Suis-moi » de Jésus Mt. 4.19-22; Jn. 1.43.
Dieu désire que tout disciple ressemble à son Fils Rom. 8.29
c) L’appel au ministère de la Parole :
C’est un appel souverain de l’Esprit Jn. 15.16. Paul et Barnabas appelés par l’Esprit Actes 13.2
Cet appel vient individuellement, personnellement 1 Cor. 4.1 ; 1Tm. 1.12, 2.7 ; 2Tm. 1.11
L’appel à œuvrer Eph. 4.11
a) La préparation du cœur pour l’appel de Dieu (Dieu avait préparé le cœur de David alors qu’Il paissait le
troupeau de son père Isaï
Rom. 12.1-2 : « Que votre corps soit un sacrifice vivant »
Eph. 1.18 : « Que l’Esprit illumine votre cœur »
Ps. 25.9 : « Ne pas avoir les plans ou ambitions personnelles. » (Exemple JONAS)
Jn. 7.17 : « On s’apprête à aller n’importe où de bonne volonté »
Jos. 1.8 : « Prière quotidienne, méditation de la Parole, Etude Biblique », Ps. 77.12.
Prov. 3.6 « Espérer en l’Eternel pour sa direction. »
Ps. 119.11 : « Connaître la Parole. »
Jn. 4.35 : « Connaître les grands besoins spirituels de nos jours : une vision claire du monde ».
Mt. 9.37-38 : « Intercéder pour la cause de Missio-Dei. »
Ps. 37.5-7, 32.8. « Compter sur les promesses de Dieu et espérer en lui »
Si Christ est le capital de notre vie, nous ne seront pas frustrés à cause des difficultés ; il pourvoira toujours à nos
besoins.
L’appel est-il approuvé par la Missio-Dei ? L’appel est-il anthropocentrique ou christocentrique ? Jonas
pensait que cet appel n’était pas la Missio-Dei.
Vos circonstances s’accorderont-elles avec l’appel ?
Le Saint-Esprit témoigne-t-il continuellement que c’est la volonté de Dieu ?
Vous êtes toujours appelé même quand si vous ne sentez plus le feu
Etes-vous prêts à payer le prix ? Exemple L’opposition de la famille.
L’appel est-il une impression ou une conviction profonde ?
L’appel de Dieu est un défi pour une vie de sacrifice Phil. 2.5-8 ; 2 Cor. 8.9 ; Luc 9.57-58, 14.26-27,33
L’appel au service pour répondre au plus grand besoin de l’humanité. Le Missionnaire est appelé à rendre
avant tout un service spirituel.
L’appel de Dieu au service est un défi qui rassure une rémunération (récompense, dividende) importante.
Mt. 9.37 ; Jn. 4.35.
L’appel de Dieu est un défi qui nous offre les expériences les plus profondes de notre vie. David Brainad,
missionnaire parmi les Indiens d’Amérique, prêchait sans connaître les langues parlées. Il priait en langues
et un jour de la Pentecôte, les Indiens l’écoutaient. Mort à 32 ans, atteint de la tuberculose, et il dira : « Je
meurt et je n’ai aucun regret de ma vie »
La distance avec les amis et membres de la famille peut être grande mais la présence de Dieu nous
rassurent. Les inconvenances, les soucis sont remplacés grâce à la présence du Seigneur, par sa paix sa joie
et sa gloire. Mat. 28.20 ; Marc 16.20.
La perte devient un gain, notre Dieu est Juste et Gracieux.
a) Qualifications spirituelles ;
b) Qualifications doctrinales ;
c) Qualifications académiques ;
d) Qualifications physiques ;
e) La personnalité (capable de s’entendre avec les autres) ;
f) Qualifications sociales.
La Bible raconte un plus grand nombre des réponses à la prière. Sans compter les Psaumes, on peut
trouver au moins 454 fois, les réponses à la prière.
La prière est constamment un moyen de délivrance dans l’Ancien Testament. Jq. 5.16.
La prière dans le livre des Actes : La Pentecôte a donné un élan à la prière ; les diacres étaient choisis pour
que les apôtres puissent se donner à la prière.
La prière dans le ministère de Paul : Il a prié non seulement pour lui-même mais aussi pour les frères et
exhorte encore à prier sans cesse.
La prière et la mission moderne :
a) La prière est le cordon ombilical de la mission
b) John Wesley a été influencé dans sa vie de prière par les Frères Moraves (1700-1760). Hermhurt était
le centre qui était donné par le Conte Zinzindorf aux frères Moraves pour la prière. Ceux qui s’y
rendaient pour la prière, étaient appelés les piétistes. Les frères Moraves étaient les vrais pères de la
mission moderne. Ils avaient une vision et une dynamique enracinée dans la prière. Les frères
Moraves se vendaient comme esclaves et on les ramenait même vers les Antilles toujours, dans le but
d’évangéliser.
c) Jonathan Edouard (1747) a appelé les gens à la prière d’intercession pour le monde. Il était presque
aveugle et pour bien lire, il devrait approcher les notes tout prêtes des yeux. Quand la présence de
Dieu était si forte dans sa vie, les gens tremblaient.
d) La prière n’est pas facultative. La mission est une œuvre surnaturelle et rien d’autre que des ressources
surnaturelles ne peuvent la soutenir et la rendre dynamique.
L’universalisme est une doctrine anti-scripturaire. Les néo-universalistes se basent sur les déductions logiques à
partir des vérités partielles. Ils ont négligé l’aspect subjectif du principe objectif subjectif de l’évangile de Dieu en
magnifiant la grandeur de l’acte de Dieu en Jésus-Christ, et en ignorant le principe de repentance et de foi. Selon
cette doctrine, l’homme n’a donc aucune part de responsabilité en ce qui concerne son salut.
Principe objectif = ce que Dieu a fait, Il est mort pour le salut de tout homme. La révélation de Dieu à l’homme. Et
ce principe ne change pas. Principe subjectif = la part de l’homme : la repentance et la foi en acceptant ce que Dieu
a fait pour lui. C’est en quelque sorte, la réponse de l’homme (de l’intérieur à l’extérieur) à Dieu.
Dieu est un Dieu de la mission, Il a rendu la mission possible par son Fils.
La chrétienté est :
L’adoration d’une personne (Jésus-Christ) ;
Une marche avec Dieu ;
Une religion incomparable ;
La mission est inhérente (intimement liée) à la nature de la chrétienté. La négligence de la mission conduit à l’auto
appauvrissement. L’église qui fait de l’affaire de Dieu son affaire, découvrira que Dieu est au milieu d’elle pour
faire de ses affaires les siennes. La bénédiction repose sur un Pasteur ou une église qui a un cœur missionnaire. Ps.
123. 5-6.