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Comprendre la Machine Asynchrone Triphasée

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Ch4 - Machine ASynchrone

triphasée (MAS)
PLAN

• Introduction (différents types de moteurs)


• I - Constitution des MAS (stator, rotor, entrefer…)
• II - Champ magnétique tournant : le stator
• III - Vitesses, Glissement
• IV - Etude expérimentale (Couple, Intensité, Couple résistant)
• V - Bilan des puissances, pertes, rendement
• Exercices
• VI - Branchement du MAS sur le réseau
– couplages Etoile (Y) et Triangle (Δ)
• VII - Procédés de démarrage et de variation de vitesse
• Exercices
Utilisation des moteurs
(en génie des procédés)
•Un moteur ? Pour quoi faire ?
Compresseur
(air comprimé, froid)

Ventilateur
Pompes
(aéroréfrigérant)
(centrifuge/volumétrique)

Malaxeur / Concasseur / Pétrin

Agitation
(dans un réacteur,
Convoyeur (tapis roulant) dans une cuve)
Introduction
• 2 grandes familles de moteurs électriques :
a) Les machines à courant continu
b) Les machines à courant alternatif

a) Moteurs à Courant Continu (MCC) : de moins en


moins employés (dans l’industrie).
– Alimentation continue
– Entretien suivi
– Durée de vie moindre
– Coût de fabrication et de mise en œuvre plus important

• Applications spécifiques (ex : robotique, automobile, …)


b) deux types de moteurs à courant alternatif :
- La Machine Synchrone (MS) :
Production d'énergie électrique
 Alternateur de centrale électrique

- La Machine ASynchrone (MAS) :


Moteur électrique le moins cher à fabriquer
Entretien minime
Moteur le plus utilisé (de loin)

• Principe de base identique : le stator crée un


champ magnétique tournant , qui entraîne la
rotation du rotor.
I - Constitution des machines
asynchrones triphasées
I-1 : Le stator
Au stator : 3 enroulements (bobinages) en cuivre ; ils peuvent
être couplés en étoile ou en triangle selon le réseau
d'alimentation.

Le stator constitue un circuit magnétique, il est donc fait d'un


empilage de disques de tôle (limitation des courants de
Foucault).

L'empilage forme un cylindre dans lequel le rotor tourne.


Les enroulements du stator sont placés dans les encoches.
• Stator :
Stator de machine asynchrone
Tôle statorique

encoches

Têtes de bobinages
I-2 : Le rotor
• Le rotor est cylindrique
• Pour le moteur asynchrone, le rotor porte :
- soit un bobinage (triphasé) accessible par des bagues
et des balais ( MAS à rotor bobiné),
- soit une cage d'écureuil non accessible, à base de
barres conductrices en aluminium ( MAS à cage).
• Des courants alternatifs circulent dans les conducteurs.
• Dans les deux cas, le circuit rotorique est mis en court-
circuit
(sauf éventuellement au démarrage pour la machine à rotor bobiné).
• Le champ magnétique créé par le stator va induire des
courants dans les conducteurs du rotor. Ces courants
produisent des forces de Laplace  Couple
(Couple = Effort en rotation)
• Rotor d'une MAS à rotor bobiné :
• Moteur Asynchrone à cage :

Rotors à cage d'écureuil

Ces barres d'aluminium sont entourées par des tôles en FeSi


Éclaté d'un moteur asynchrone à cage
I-3 : L'entrefer
• L'entrefer est la partie qui sépare le rotor et
le stator (air).
• Le champ magnétique traverse cet entrefer
pour induire des courants dans le rotor.
• L'entrefer est très étroit :
– qques dixièmes de mm
(machines de faible puissance : 1kW)
→ qques mm (machines de grande puissance :
1MW)
Arbre
moteur
II - Champ magnétique tournant : Le stator
• Chaque bobinage crée un champ magnétique (excitation
magnétique h(t) ). Le champ créé par chaque bobinage est
sinusoïdal dans le temps, mais de direction fixe (direction
de la bobine).

• Les tensions forment un système triphasé équilibré.


Les trois champs h1, h2 et h3 créés par les trois bobinages
forment donc eux aussi un système triphasé équilibré :
h1(t) = Hm cos ωt
h2(t) = Hm cos (ωt - 2π/3)
h3(t) = Hm cos (ωt - 4π/3)

• Le champ résultant (somme vectorielle des champs créés par


chaque enroulement) sera un champ magnétique tournant
dans l'espace, de module constant.
Bobinage statorique : principe Bobinage statorique : réalité
• Remarques :
– Pour inverser le sens de rotation du champ (et donc le
sens de rotation de l'arbre du moteur), il suffit d’inverser
l'ordre des phases (système de tensions inverse)
 permuter deux câbles d'alimentation.

– À 50Hz, le champ tourne à 2π.50 = 314 rad.s-1


 50 tr.s-1 = 3000 [Link]-1

Nombre de pôles au stator (paires de pôles : p)


• Façon de bobiner  réduire la vitesse de rotation du champ
tournant (donc la vitesse du rotor).
• Le champ résultant tournera deux fois moins vite pour
p = 2. Son module restera identique.
• Le champ résultant tourne donc à des sous-multiples de
3000 [Link]-1 (à 50Hz).
III - Vitesses, Glissement
• STATOR :
f ω
• Vitesse du champ tournant : nS = ou ΩS =
p p
(en tr.s-1) (en rad.s-1)
• On appelle la vitesse du champ tournant : vitesse de
Synchronisme (indice S).
f
• Vitesses usuelles : ([Link]-1) NS = 60 × nS = 60 ×
p
à 50Hz :
p 1 2 3 4
nS (tr.s-1) 50 25 16,67 12,5
Ns ([Link]-1) 3000 1500 1000 750
• ROTOR :
Notation : Pour la vitesse du rotor, indice R ou pas d'indice.
La vitesse (inférieure à la vitesse du champ tournant) est donnée par :
Ω = n . 2 π = N . 2 π /60
• Le glissement correspond à la différence relative entre vitesse du champ
tournant et vitesse du rotor.
NS - N
• On définit le glissement :
g= en %
NS
ou
nS - n ΩS - Ω
ou g= g=
nS ΩS
• g est de l’ordre de quelques %, g varie (peu) avec la charge mécanique

• à vide : la vitesse est pratiquement indépendante de la tension


d’alimentation (la machine tourne presque à la même vitesse pour
U = 400V ou pour U = 50V !)
IV - Etude expérimentale
IV-1 : Couple utile
• Le couple utile est le couple disponible sur l'arbre
moteur. Ce couple varie en fonction de la vitesse :
Caractéristique couple-vitesse : C = f (N)
C
Cmax
zone de
fonctionnement

normal
Cd

couple de
démarrage

0 N=0 Ns
N
(g = 1) (g = 0)
C Point de fonctionnement :
Cmax MAS
Charge

Cd Cr
C point de
fonctionnement
(N,C)

0 N
N=0 N
Ns
(g = 1) (g = qq %)(g = 0)

• Point de fonctionnement : à l'intersection entre la caractéristique couple-


vitesse du moteur et la courbe de couple résistant de la charge.

• Pour pouvoir démarrer, le moteur doit avoir un couple de démarrage Cd


supérieur au couple résistant (à vitesse nulle).
IV-2 : Types de charges : allures de couple résistant
• Il y a 4 familles de couple résistant correspondant aux
charges usuelles.
Cr Cr = k.N2 ou k.N3
Cr = Cn
ex : ventilateur,
pompe centrifuge

Vitesse : N
Vitesse nominale :
Nn
Cr
Cr = k N

frottement fluide
ex : pompe
N volumétrique
Nn
Cr
Cr = Cte = Cr0

frottement sec
ex : levage,
convoyeur à
N bande, pompe à
Nn engrenages
Cr

Cr = Cn

ex : malaxeur

N
Nn
IV-3 : Courant au démarrage
• La caractéristique courant absorbé au stator
en fonction de la vitesse a l'allure suivante :
• I : valeur efficace du courant appelé au stator
I / In
6

4
point de
2 fonctionnement
nominal
1
N
Nn Ωs
• On remarque une pointe de courant importante au
démarrage, cette pointe est de l'ordre de 5 à 7 fois le
courant nominal.

• Pour des puissances supérieures à 3kW, il faut limiter cette


pointe de courant (échauffement trop important des
conducteurs, chute de tension importante).

• Divers procédés de démarrage permettent de réduire ce


courant absorbé sans trop réduire le couple au démarrage
(sinon : rotor bloqué par la charge).  paragraphe VII

• Le temps de démarrage dépend de la charge. Plus le couple


utile sera grand devant le couple résistant, plus l'accélération
sera importante et moins le temps de démarrage sera long.
V - Bilan des puissances, pertes, rendement
• La Machine Asynchrone convertit la
puissance électrique absorbée (Pa) en
puissance mécanique utile (Pu).

• La puissance mécanique d'un arbre en


rotation est : P = C . Ω (en Watt)
– C : couple en Nm (le couple est un effort en rotation)
– Ω : vitesse en rad.s-1
2π π
Rappel : Ω = N× = N×
60 30
N en [Link]-1 et Ω en rad.s-1
V-1 : Bilan des puissances
• On prend en compte toutes les pertes de la
machine :
- pertes Joule au stator et au rotor : PJS et PJR
(pertes dûes au passage du courant)

- pertes Fer au stator et au rotor : PFS et PFR


(pertes dûes au passage du champ magnétique)

- pertes mécaniques : Pm (frottements)


• Arbre des puissances :
PJS P FS
PFR
PJR
Pm

Pa = 3 U IS cos ϕ
Pu = Cu × Ω

Énergie électrique Énergie magnétique Énergie mécanique

Pa : puissance active absorbée au stator (puissance électrique)


IS : courant de ligne au stator (valeur efficace)
Pu : puissance utile en sortie d'arbre (puissance mécanique)

V-2 : Rendement
Rendement d'au moins 85% pour
Pu Pu les MAS faible puissance (< 3kW),
η= = plus de 90% (voire 95%) au-delà de
Pa Pu + Pm + PJS + PFS + PFR + PJR 20kW (nouvelle norme en 2011)
Exercice MAS_1 : Plaque signalétique d'un moteur asynchrone
La plaque signalétique d'un moteur asynchrone triphasé porte les indications suivantes :
400 / 690 V - 50 Hz Puissance 3,7 kW Intensité nominale 7,5A
cos φ = 0,78 Vitesse nominale 1440 [Link]-1
Le moteur fonctionne sur un réseau 3x400V - 50Hz
Pour le fonctionnement nominal, calculer :
1. Le glissement
2. La puissance électrique active absorbée
3. Le rendement
4. Le couple utile

Exercice MAS_2 : Calculs de puissances


Une machine est entraînée par un moteur asynchrone triphasé. Le moteur est branché en étoile sous une
tension composée de 400V, 50Hz et l'intensité absorbée est de 6,65 A pour un cos φ = 0,8.
Dans ces conditions, la vitesse de rotation est de 2880 [Link]-1 et le rendement de 0,82. Calculer :
1. La puissance active
2. La puissance réactive
3. La puissance apparente
4. La puissance utile
5. Le couple utile
6. Quel est le nombre de pôles des enroulements statoriques de ce moteur ?
7. Le glissement
C (Nm)
Exercice MAS_3 :
30
moteur asynchrone à cage 230/400V, Cu
on souhaite connecter sur l'arbre
moteur une pompe centrifuge dont on
20
connaît la caractéristique de couple Cr
Cd
résistant Cr. Cu Point de
Les courbes obtenues sont les fonctionnement
10
suivantes :

N ([Link]-1)
1. Quel est le nombre de paires de pôles du 0 600 1200 1800 2400 N 3000
moteur ?
I (A)
2. Sur les courbes précédentes, faire apparaître
le point de fonctionnement de l'ensemble 36
moteur-pompe. Faire apparaître le couple de
démarrage Cd du moteur.
3. Combien vaut le couple de démarrage du
24
moteur ?
4. Pour le point de fonctionnement, déterminer :
4.1. Le couple utile Cu ?
12
4.2. La vitesse de rotation N (en [Link]-1) ?
I
4.3. La vitesse de rotation Ω (en rad.s-1) ?
4.4. L'intensité du courant I consommé par
le moteur ? N ([Link]-1)
0 600 1200 1800 2400 3000
5. Déterminer la valeur de la puissance utile Pu du moteur (puissance mécanique
consommée par la pompe).
6. Le moteur a un facteur de puissance cos(φ) = 0,87 pour le point de fonctionnement ; il
est alimenté en 400V entre phases. Déterminer la puissance active absorbée Pa
par le moteur.
7. Quel est le rendement du moteur ?

Exercice MAS_4 : Treuil


Sur une installation de traitement de surface, le moteur du treuil du
pont roulant permet de lever les pièces à traiter à l'aide d'un câble
s'enroulant autour d'un cylindre de diamètre 25cm.
Le moteur asynchrone, quadripolaire, alimenté à 50Hz, a une
puissance utile nominale de 2,5kW. Au point nominal, le glissement
vaut 4,8 %.
1. Dessiner l'allure de la courbe de couple résistant.
2. Calculer le couple utile nominal du moteur.
3. Exprimer le couple résistant de la charge en fonction du poids à lever et du diamètre du
cylindre.
4. Quel poids maximum le treuil peut-il lever ? Calculer la masse correspondante.
5. Quelle sera la vitesse de montée de la charge ? (en m.s-1 et en km.h-1)
6. Comment résoudre ces problèmes ? Réduire la vitesse de montée à 0,5m.s-1 ([Link]-1) et
augmenter la charge maximale (la calculer).
7. Le treuil soulève une charge de 4200N à 0,5m.s-1. Le moteur consomme alors une
puissance active Pa = 2580W. Calculer le rendement global du treuil.
• Exemples d'engrenages

Réducteur à vis
VI - Branchement du MAS sur le réseau
couplages Etoile (Y) et Triangle (Δ)
• Les 3 enroulements du stator sont couplés soit en étoile (Y) soit en
triangle (Δ).
• Le choix du couplage dépend de la tension nominale de chaque
enroulement et des tensions du réseau d'alimentation.
• La plaque signalétique nous renseigne sur les conditions
nominales de fonctionnement (notamment le couplage).

exemple de plaque signalétique :


moteur asynchrone à cage
Leroy Somer LS 90
• L'utilisateur choisit le couplage qui convient par l'intermédiaire
de la plaque à borne.
• Elle comporte six bornes auxquelles sont reliés les
enroulements.
• Afin de permettre de modifier facilement et sans erreur le
couplage, les plaques à bornes sont normalisées :

L1 L2 L3 Câbles d'alimentation

U1 V1 W1

W2 U2 V2
• Photo d'une plaque à borne :

Vis de raccordement

Barrette de couplage

Le couplage réalisé est : couplage triangle Δ


• Couplage étoile :
On relie U2 , V2 et W2 ensemble (barrettes de
couplage) :

L1 L2 L3
L1 U1

U1 V1 W1 V
U
U2
W2 U2 V2 V2
W2
V1 W1
L2

L3
- En couplage étoile, les enroulements supportent la tension
simple du réseau (V : entre phase et neutre).
• Couplage triangle :
On relie U1 à W2 , V1 à U2 et W1 à V2 :

L1 L2 L3 U1
L1 W2
U1 V1 W1
U
U2 W1
W2 U2 V2 L2
V1 V2
L3

- En couplage triangle, les enroulements supportent la tension


composée du réseau (U : entre phases).
• Choix du couplage :
- En couplage étoile, les enroulements supportent la tension
simple du réseau (V : entre phase et neutre).
- En couplage triangle, les enroulements supportent la
tension composée du réseau (U : entre phases).

• La plaque signalétique d'un moteur donne deux valeurs de


tension d'alimentation, une pour chaque couplage possible.
 La plus petite des deux valeurs indique la tension
nominale aux bornes d'un enroulement.

• En général, un symbole (Δ ou Y) permet de choisir le


couplage en fonction de la tension composée du réseau.
• Exemple 1 :
Moteur Δ 230 V / Y 400 V : le moteur doit être couplé :
- en triangle sur un réseau 230 V entre phases,
- en étoile sur un réseau 400 V entre phases.

• Exemple 2 :
Moteur 230 V / 400 V ; réseau : 230/400 V
couplage étoile

• Exemple 3 :
Moteur 400 V / 690 V ; réseau : 230/400 V
couplage triangle

• Exemple 4 :
Moteur 230 V / 400 V ; réseau : 400/690 V
aucun couplage possible : moteur et réseau incompatibles.
VII - Procédés de démarrage et de
variation de vitesse
• Performances d'un MAS triphasé dans les
domaines transitoires
– démarrage
– variation de vitesse
– freinage
VII-1 : Démarrage direct

Procédé le plus simple et le plus brutal. Réservé aux Q1


moteurs de petite puissance
( < 3kW).

Pointe d'intensité au démarrage de l'ordre de 5 à 7 KM1


fois le courant nominal.
 chute de tension non négligeable au niveau du
réseau d'alimentation.
F1
• Couple d'accélération  conséquences néfastes
sur les systèmes mécaniques entraînés par le
U1 V1 W1
moteur : usure rapide, problèmes de sécurité ou de
confort (escalator par ex). MAS

VII-2 : Démarrage étoile-triangle

• Démarrage étoile-triangle : réduire le courant


pendant le démarrage.
• Envisageable uniquement si le moteur peut
fonctionner en couplage triangle
(i.e. les enroulements doivent supporter la tension
composée U du réseau).

• Stator couplé en étoile au démarrage (qques


secondes), puis couplage triangle.
KM1

Q1 t
KM2

KM1 t
KM3

F1 t

U1 V1 W1 Couplage Etoile

M
Couplage Triangle
3∼ KM3 KM2
W2 U2 V2

KM2 : couplage étoile au stator (U2 , V2 et W2 sont reliés ensemble)

KM3 : couplage triangle au stator ( U1-W2 , V1-U2 , W1-V2 )


• Pendant le démarrage en couplage étoile, chaque
enroulement est soumis à la tension simple V au lieu
de U, ce qui entraîne une division par 3 du couple
et une division par 3 du courant consommé.

• Ce démarrage convient aux moteurs de puissance


moyenne (P < 50kW) démarrant à vide ou avec des
couples résistants très faibles. Si le couple
résistant est élevé, les pointes de courant et de
couple restent importantes au moment du
changement de couplage.
ETOILE TRIANGLE
C/Cn

2
CY = CΔ / 3
Cr
1

0,25 0,5 0,75 1 N/Ns


I/In
(en ligne) Nn/Ns
6

4
IY = IΔ / 3
2

0,25 0,5 0,75 1 N/Ns

Nn/Ns
VII-3 : Démarreur progressif électronique
Le principe de ce démarreur repose sur la
montée progressive de la tension
statorique pendant la phase de démarrage.
Q1
L'accélération est donc progressive (sans
à-coups), la pointe d'intensité au démarrage
KM1 est réduite (elle peut être limitée, la montée
en tension étant alors asservie au courant de
U, f limitation).

U, f
U1 V1 W1

M
Altistart 46
3∼
Télémécanique
VII-4 : Variateur de vitesse
• La vitesse de synchronisme du moteur ne dépend
que du nombre de pôles et de la fréquence
d'alimentation.
Si on fait varier la fréquence d'alimentation, la
courbe de couple est translatée. Le couple maximal
est proportionnel au carré du rapport tension sur
fréquence :

Cmax = K ( U/f )²

• Donc, en faisant varier ensemble la tension


d'alimentation et la fréquence à U/f = cste ,
on peut faire varier la vitesse de rotation du moteur
tout en gardant un couple important.
NS = 1500 [Link]-1
C/Cn moteur à 2 paires de pôles :
à f = 50 Hz
montée à Cmax

3
Q1
2
KM1
Réglage
vitesse 1 Cr
U, f
N ([Link]-1)
U, f
U1 V1 W1 500 1000 1500
fréquence (en Hz) : 50/3 2/3 × 50 50 Hz
M
Tension : Un/3 2/3 × Un Un
3∼
Exercice MAS_5 : Etude graphique, couplages
Moteur asynchrone à cage 400/690 V, 50 Hz, Nn = 1450 [Link]-1 alimenté par le réseau 3 x 400 V.

1. Préciser les valeurs du couple et du courant absorbé :


- au démarrage
- au point de fonctionnement nominal
- à vide
2. On prévoit d'employer ce moteur à l'entraînement de 3 charges
dont les caractéristiques Cr = f (N) sont les suivantes :
charge 1 : Cr1 = 140 + 0,02 N
charge 2 : Cr2 = 10 + 0,1 N (N en [Link]-1 et Cr en Nm)
charge 3 : Cr3 = 10 + 0,034 N
a) Tracer ces 3 caractéristiques de couple résistant
b) Le moteur étant accouplé à la charge n°1, que se passe-t-il ?
c) Le moteur étant accouplé à la charge n°2, quelles sont les valeurs
(en régime permanent) :
- de la vitesse
- du couple utile
- du courant absorbé
Le moteur peut-il entraîner durablement cette charge ? Justifier.
d) Le moteur étant accouplé à la charge n°3, que peut-on dire de
son point de fonctionnement (couple, vitesse, intensité) ?
3. Le moteur fonctionnant au point nominal, la puissance absorbée
est de 11 kW. Calculer son rendement.
4. La pointe d'intensité au démarrage étant élevée, on envisage pour
ce moteur un démarrage progressif.
a) Quel doit être le couplage normal des enroulements du stator de
ce moteur ?
b) D'un point de vue électrique, peut-on utiliser un démarrage étoile-
triangle ?
c) D'un point de vue mécanique, peut-on envisager le démarrage
Y/Δ pour la charge n°3 ?
Exercice MAS_6 : Point de fonctionnement nominal, pertes
Sur la plaque signalétique d'un moteur asynchrone, on lit les indications suivantes :
230/400V ; cos φ = 0,81 ; 1380 [Link]-1 ; Y : 2,6A ; Δ : 4,5A ; 1,3kW
1. Quel couplage doit-on réaliser sur un réseau 230/400V ? Représenter ce couplage en faisant
apparaître les appareils permettant de mesurer : la tension simple V1, la tension composée
U23, l'intensité I2 et la puissance active absorbée par la phase 1.
2. Dessiner le couplage choisi sur la plaque à bornes de moteur asynchrone ci-dessous. Faire
apparaître les barrettes de couplage, les fils d'alimentation, les enroulements du moteur et le
repère de chaque borne.
3. La mesure de puissance active a donné P1 = 442W. Quelle est la puissance active totale
consommée par le moteur ?
4. L'intensité I2 mesurée vaut 2,4 A. Calculer le facteur de puissance du moteur.
5. Calculer les puissances réactives et apparentes absorbées par le moteur.
6. On mesure une vitesse de rotation de 1415 [Link]-1 et un couple utile de 7,93 Nm. Calculer la
puissance utile du moteur.
7. Calculer le rendement du moteur. L1 L2 L3

U1 V1 W1

W2 U2 V2
Exercice MAS_7 : Entraînement d'un ventilateur ; choix d'un moteur ; calcul du point de fonctionnement
On considère un ventilateur que l'on désire faire tourner à une vitesse d'au moins 2800 [Link]-1 ; à cette vitesse,
le couple résistant de ce ventilateur est de 7,84 Nm. Le réseau électrique disponible est le réseau triphasé EDF
230/400 V~, 50Hz.
1. Calculer la puissance mécanique minimale que devra fournir le moteur asynchrone.
2. Dans la liste suivante, choisir le moteur adapté à cette application :

1 p=1 50 Hz PUn = 1500 W


2 p=1 50 Hz PUn = 2400 W
3 p=1 50 Hz PUn = 3300 W
4 p=2 50 Hz PUn = 1500 W
5 p=2 50 Hz PUn = 2400 W
6 p=2 50 Hz PUn = 3300 W

3. Faut-il choisir un moteur 230/400V ou bien un moteur 400/690V si l'on veut réaliser un démarrage étoile-
triangle ? Justifier.
4. Représenter la courbe de couple résistant du ventilateur, représenter également la courbe de couple utile du
moteur asynchrone. Un démarrage étoile-triangle est-il envisageable mécaniquement pour cette
application ?
5. On suppose que la caractéristique Cu = f (N) du moteur est rectiligne dans sa partie utile. Le glissement au
point de fonctionnement nominal est de 6%. Déterminer l'équation du couple utile de la machine en fonction
de la vitesse dans cette zone de fonctionnement.
rappel : à la vitesse de synchronisme, le couple utile de la machine est nul.
6. Le couple résistant du ventilateur est pratiquement proportionnel au carré de la vitesse : Cr = k.N2.
Déterminer précisément par le calcul le point de fonctionnement du groupe ventilateur (vitesse de rotation et
couple).
Exercice MAS_8 : Couplage d'un MAS, rendement
Sur la plaque signalétique d'un moteur triphasé équilibré on relève les indications suivantes :
1,8 kW 230V/400 V 6,3A/3,6A 1440 [Link]-1 cos φ = 0,84
L'alimentation de l'atelier est assurée par le réseau 230 V/400 V.
1. Quelle est la signification de ces différentes indications ?
2. Quel couplage doit-on adopter ?
3. Déterminer la puissance électrique absorbée par le moteur dans les conditions nominales de
fonctionnement.
4. Calculer le rendement du moteur dans ces conditions.

Exercice MAS_9 : Étude d'une plaque signalétique - Couplage


On lit sur la plaque signalétique d'un moteur asynchrone les informations suivantes :
400V 4,5A 1380 [Link]-1 cos φ = 0,88 1650W
690V 2,8A
1. Calculer le nombre de pôles des enroulements statoriques
2. Calculer le rendement nominal
3. Calculer le couple utile nominal
4. Quelle est l'intensité du courant dans les enroulements du stator au régime nominal ?
5. Déterminer le couplage normal des enroulements de ce moteur sur un réseau triphasé
230/400V.
6. D'un point de vue électrique, peut-on envisager un démarrage étoile-triangle ?
7. Dessiner sur la plaque à bornes de moteur asynchrone ci-dessous le couplage normal. Faire
apparaître les barrettes de couplage, les fils d'alimentation, les enroulements du moteur et le
repère de chaque borne.
• Couplage étoile :
On relie U2 , V2 et W2 ensemble (barrettes de
couplage) :
L1 U1
L1 L2 L3

U1 V1 W1 V
U
U2
W2 U2 V2 V2
W2
V1 W1
L2

L3
Retour
• Couplage triangle :
On relie U1 à W2 , V1 à U2 et W1 à V2 :

L1 L2 L3 U1
L1 W2
U1 V1 W1
U
U2 W1
W2 U2 V2 L2
V1 V2
L3

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