Conversion électrique de l’énergie éolienne : MP II
CHAPITRE 1 : GENERALITES SUR LES
EOLIENNES
1. Introduction
La stratégie énergétique actuelle et future au niveau mondial est orientée vers des nouvelles
sources renouvelables qui s’intègrent soit dans le réseau électrique soit pour alimenter des
sites isolés. Parmi ces énergies renouvelables la filière de l’énergie éolienne signale un
développement plus rapide par rapport à d’autres technologies.
Aujourd’hui, l’évolution de l’énergie éolienne est en pleine croissance, non seulement en
Europe, mais partout dans le monde et même en Tunisie. Ceci revient à ce que ce type
d’énergie est plus compétitif et les chercheurs maitrisent bien ce secteur énergétique.
L’énergie éolienne constitue une solution propre et renouvelable pour convertir le vent en
électricité. La compétitivité de ce type d’énergie et son coût de plus en plus concurrentiel avec
les systèmes de production centralisés contribuent à l’évolution de l’implantation de l’énergie
éolienne. En plus le progrès technologique des aérogénérateurs et de l’électronique de
puissance à un grand intérêt sur la croissance de cette filière d’énergie renouvelable. Malgré la
fluctuation de la vitesse du vent qui influe sur la qualité de la production, l’énergie éolienne
est un vecteur énergétique important dans l’actualité et pour l’avenir.
2. Différents types d’éoliennes
Dans la technologie de conversion du vent en électricité, il existe deux grandes catégories
d’éoliennes selon la disposition géométrique de l’arbre sur laquelle est montée l’hélice : la
turbine éolienne à axe vertical et la turbine éolienne à axe horizontal.
2.1. Eolienne à axe vertical
L’éolienne à axe vertical a été la première catégorie d’éolienne développée pour produire de
l’énergie électrique. Cette catégorie est facilement accessible puisque l’implantation de ce
type de générateur se fait au niveau du sol. Ces éoliennes produisent une très faible quantité
de puissance (faible rendement) et se classifient en deux grandes familles : les éoliennes à
rotor de Savonius et les éoliennes à rotor de Darrieus.
La figure 1 montre quelques constructions d’éoliennes à axe vertical.
Abdelkarim MASMOUDI -1-
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(a) Savonius (b) Darrieus classique (c) Darrieus hélicoïdale ( d) Darrieus de type H
Figure 1 : Types d’éoliennes à axe vertical.
2.1.1. Eoliennes à rotor de Savonius
Le fonctionnement du rotor de Savonius est basé sur la notion de la traînée différentielle. Ce
concept montre que la différence d’intensité des efforts exercés par le vent sur deux faces
opposées d'un corps creux génère un couple qui entraîne la rotation de l'ensemble du
dispositif. Cette structure offre plusieurs avantages. En effet, elle est totalement indépendante
de la direction du vent et présente une simplicité d’intégration dans les constructions vue son
faible encombrement, son esthétique et son faible bruit de fonctionnement. Un autre point fort
est celui du démarrage de la turbine à faibles vitesses de vent et la génération d’un couple
important. Toutefois, quelques inconvénients tel que l’effort mécanique important exercé sur
le mat de la turbine, lui imposent une taille réduite ce qui se traduit par son utilisation limitée
pour la production de faible puissance.
La figure 2 montre le principe de la traînée différentielle pour une éolienne à rotor de
Savonius.
Figure 2 : Principe de fonctionnement du rotor Savonius.
Abdelkarim MASMOUDI -2-
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2.1.2. Eoliennes à rotor de Darrieus
Le fonctionnement du rotor de Darrieus se base sur le principe de la portance et de la variation
cyclique de l’angle d'incidence. En effet, l’écoulement d'air sur un profil donné selon
différents angles impose des forces de directions et d'intensités variables. Il en résulte une
force qui génère un couple moteur se traduisant par la rotation de la turbine. Ce type
d’éoliennes peut développer une puissance plus grande que celle des éoliennes à rotor de
Savonius mais il est plus sophistiqué et complexe. Leur inconvénient majeur c’est qu’elles ne
peuvent pas démarrer sans intervention extérieur et présente une structure fragile surtout au
pied du mât. C’est pour cette raison qu’elles sont peu répandues et dans la plupart du temps
utilisées pour des moyennes puissances qui dépassent très rarement les 500 kW. La figure 3
montre le principe de la variation cyclique de l’angle d’incidence pour une éolienne à rotor de
Darrieus.
Portance
Portance
Vent Résultante
Vent du à la rotation
Figure 3 : Principe de fonctionnement du rotor de Darrieus.
2.2. Eolienne à axe horizontal
La deuxième famille d’éoliennes est basée sur la rotation autour d’un axe horizontal. Ces
éoliennes sont actuellement les plus exploitées. Le rotor de ces éoliennes peut être monopale,
bipale, tripale ou multipales profilées aérodynamiquement. Les constructions les plus
répandues sont les tripales puisqu’elles offrent un bon compromis entre le rendement
énergétique, le coût de fabrication et la vitesse de rotation de l’éolienne.
Il existe deux familles d'éolienne à axe horizontal. La première catégorie est l'éolienne à axe
horizontal amont (upwind) ; dans ce cas le vent souffle face aux pales et en direction de la
nacelle. Cette configuration nécessite que le rotor soit orienté en fonction de la direction du
vent par un système mécanique. La deuxième catégorie est l'éolienne à axe horizontal aval
Abdelkarim MASMOUDI -3-
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(downwind) ; Dans ce cas le vent souffle sur l'arrière du rotor en partant de la nacelle. Cette
solution permet d’alléger la construction en éliminant toute mécanique d’orientation puisque
le rotor se place systématiquement face au vent (auto-orientable). Ce type d’éoliennes est
assez rare car le passage du rotor derrière le mat entraine des vibrations importantes. La figure
4 montre les deux catégories.
Vent Vent
(a) Disposition « Amont » (b) Disposition « Aval »
Figure 4 : Types d'éoliennes à axe horizontal.
Les aérogénérateurs à axe horizontal amont sont les plus exploités à cause de leur simplicité et
offrent une meilleure efficacité énergétique surtout pour les grandes puissances.
3. Principe de fonctionnement de l’éolienne
La vitesse du vent est considérée comme étant le facteur essentiel qui va imposer la puissance
générée par l’éolienne. En effet, il existe principalement quatre zones de fonctionnements de
l’éolienne en fonction des plages de variation de la vitesse du vent, comme il est représenté à
la figure 5. La limite de chaque zone de fonctionnement est fixée par trois vitesses : la vitesse
de démarrage "𝑉 ", la vitesse nominale "𝑉 " et la vitesse maximale "𝑉 ".
𝑃(𝑤)
𝑃
(A) (B) (C) (D)
Démarrage MPPT Limitation de puissance Arrêt
𝑉 (𝑚𝑠 )
𝑉 𝑉 𝑉
Plage de production
Figure 5 : Zones de fonctionnement de l’éolienne.
Abdelkarim MASMOUDI -4-
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Dans la première zone (partie A) pour laquelle la vitesse du vent est inférieure à celle du
démarrage (𝑉 ), aucune puissance n’est générée. Au-delà de cette vitesse, la zone de
fonctionnement normal (partie B) débute. Cette zone correspond généralement à l’extraction
du maximum de puissance (MPPT) et son évolution dépend du cube de la vitesse du vent. La
zone (C) correspond à la limitation de puissance à la valeur nominale 𝑃 . Quand le vent atteint
une certaine vitesse (𝑉 ) correspondante à la zone (D), l’éolienne doit être arrêtée pour des
raisons de sécurité.
On trouve principalement quatre techniques employées pour la limitation de la puissance
éolienne à sa valeur nominale dans le cas des fortes vitesses de vent.
β°
β°
Vent
β° Ω
(a) pitch (b) déviation verticale (c) rotation horizontale (d) vitesse variable
Figure 6 : Techniques de limitation de puissance.
La première technique, illustrée à la figure 6.a, est appelée système à pas variable ou « Pitch
control ». Vue sa complexité et son coût pratiquement élevé, son utilisation est dédiée aux
systèmes à vitesse variable et de fortes puissances. Cette technique (Pitch control) consiste à
ajuster les angles de calage des pales autour de leurs axes permettant ainsi de décroitre la
dynamique de la turbine en diminuant son coefficient de puissance. La seconde technique est
appelée système à décrochage dynamique ou « stall ». Elle repose sur la conception de la
forme des pales de manière à obtenir un décrochage du flux d’air pour les fortes vitesses de
vent. Une combinaison entre ces deux techniques peut être envisagée. La troisième méthode
pour limiter la puissance éolienne, consiste à dévier verticalement l’axe du rotor par le
basculement de la nacelle, comme le montre la figure 6.b ou le faire tourner horizontalement
autour de l’axe du mat, conformément à la figure 6.c. Ces deux techniques de déviation
Abdelkarim MASMOUDI -5-
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permettent à la turbine de ne plus se situer face au vent et diminuer ainsi la surface active. La
figure 6.d illustre la quatrième et dernière technique qui consiste à varier la vitesse de rotation
Ω par l’application d’une action électrique sur la génératrice en vue de gérer le transfert
d’énergie selon un point de fonctionnement désiré. Généralement, les éoliennes classiques à
axe horizontal possèdent une association entre cette dernière technique avec le système de
réglage mécanique (« stall » ou « pitch »).
4. Structures des éoliennes
4.1. Principaux éléments de l’éolienne
Les aérogénérateurs peuvent avoir plusieurs configurations possibles avec des différences
plus ou moins importantes. Cependant, dans une éolienne "classique", on trouve généralement
trois principaux éléments :
• Le mât : Généralement sous forme de tube ou de treillis métallique. Il doit être le plus élevé
possible pour éviter les perturbations au niveau du sol. En plus, il vaut mieux allonger le mât
puisque plus on monte en altitude plus la vitesse du vent augmente. A titre d’exemple, le mât
de l’éolienne Enercon E-126 mesure 132 m de hauteur. En général, on trouve dans le mât :
une échelle pour l’accès à la nacelle, les câbles de transport d’énergie et les outils de
connexion au réseau électrique avec tous les éléments de contrôle.
• La nacelle : cette partie renferme le système de conversion électromécanique. Le moyeu est
relié à l’arbre lent à travers un multiplicateur avec un système hydraulique nécessaire au
freinage aérodynamique dans certain cas. Le multiplicateur mécanique a pour fonction
d’adapter la vitesse de la turbine à celle du générateur éolien. Il est aussi équipé par un frein
mécanique à disque actionné suite à une défaillance du frein aérodynamique ou encore en cas
d’entretient de l’éolienne. Un mécanisme d’orientation automatique de la nacelle face au vent
est guidé selon la direction du vent mesurée par un anémomètre. En plus, et pour garantir un
bon fonctionnement de l’aérogénérateur, un système de refroidissement et une électronique de
commande sont géré en permanence.
• Le rotor : cet élément est constitué par les pales regroupées sur le moyeu rotor. Selon la
technologie de fabrication, les pales peuvent être fixes ou orientables. Lorsqu’elles sont fixes,
un système de décrochage aérodynamique permet le freinage de la turbine en cas de très fortes
vitesses de vent. Dans le cas où les pales sont orientables, un mécanisme, généralement
hydraulique, assure leurs réglages en fonction de la vitesse de la turbine. Les pales présentent
des performances aérodynamiques variables selon leurs géométries et la matière de
fabrication, généralement la fibre de verre ou récemment la fibre de carbone. Le nombre de
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pales dans les éoliennes est soit un, deux ou trois, mais pour les turbines unipale et bipales, les
fluctuations mécaniques sont importantes ce qui conduit à un rendement énergétique moyen.
Elles sont également plus bruyantes suite à la rapidité de leurs vitesses de rotation. Le rotor le
plus répandu est le tripale car il offre un compromis appréciable entre le coût, les vibrations
mécaniques, l’impact visuel et le bruit.
4.2. Quelques structures de conversion
Dans La figure 7 on retrouve deux exemples de technologies utilisées dans les systèmes de
conversion éolienne.
(a) Entraînement direct (Enercon) (b) Avec multiplicateur mécanique (Nordex)
Figure 7 : Structures internes d’éoliennes.
La première technologie à entraînement direct (cf. figure 7.a) utilise la génératrice synchrone
à rotor bobiné ou celle à aimants permanents qui comprend un grand nombre de pôles
permettant d’obtenir un fort couple massique. Ces aérogénérateurs nécessitent un système
d’électronique de puissance afin d’adapter la fréquence à celle du réseau de distribution en cas
de fonctionnement raccordé. Néanmoins, cette technologie permet de générer des puissances
inférieures au mégawatt. Pour la seconde technologie illustrée à la figure 7.b, elle utilise la
génératrice asynchrone à cage ou celle à rotor bobiné. Ces types de machines sont largement
adoptés dans les chaînes de production d’énergie de grande puissance. Dans cette structure, la
vitesse du générateur éolien est adaptée à celle de la turbine éolienne à travers un
multiplicateur mécanique.
5. Notions théoriques sur l’éolien (Loi de Betz )
Supposons que le système éolien à axe horizontal est entouré d’un tube de courant (cf. figure
8). Un vent de vitesse "𝑉 " entre par la surface "𝑆 " en amont et un vent de vitesse "𝑉 " sort
par la surface "𝑆 " en aval de l'aérogénérateur, après passage à travers la surface "𝑆" des pales.
Abdelkarim MASMOUDI -7-
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𝑉2
𝑉1
Figure 8 : Tube de courant autour d'une turbine.
Le vent est un déplacement d'air dans l'espace. Ce fluide a donc une énergie liée à son
mouvement appelée énergie cinétique. Pour déterminer la masse d'air en mouvement de
densité "𝜌" qui traverse la surface "𝑆" en une seconde, on suppose que la vitesse du vent qui
traverse le rotor est égale à la moyenne entre la vitesse "𝑉 " et la vitesse "𝑉 ", soit :
𝑉 +𝑉
𝑉= (1)
2
(𝑉 + 𝑉 )
𝑚 = 𝜌𝑆 (2)
2
où "𝑚" est la masse d'air par seconde, "𝜌" est la densité de l'air (1.22 𝑘𝑔/𝑚 ), "𝑆" la surface
balayée par le rotor, et " " la vitesse moyenne du vent traversant le rotor.
D’après la seconde loi de Newton, la puissance extraite du vent "𝑃 " s'exprime par le produit
de la moitié de la masse avec la différence du carré des vitesses du vent comme suit :
𝑚 𝑉 −𝑉
𝑃 = (3)
2
En remplaçant "𝑚" par son expression, on obtient :
𝜌𝑆(𝑉 + 𝑉 ) 𝑉 − 𝑉
𝑃 = (4)
4
La puissance incidente extraite d’une masse d’air traversant la surface circulaire occupée par
les trois pales de la turbine éolienne est proportionnelle au cube de la vitesse du vent "𝑉 ".
1
𝑃 = 𝜌𝑆𝑉 (5)
2
avec
𝑆 = 𝜋𝑅 (6)
"𝑃 " Puissance théoriquement disponible occupée par les trois pales de la turbine éolienne,
"𝑅" est le rayon des pales (𝑚)
Abdelkarim MASMOUDI -8-
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On peut donc définir le coefficient de puissance "𝐶 " exprimé par le ratio de la puissance
extraite du vent par la puissance totale théoriquement disponible :
𝑉 𝑉
1+ 𝑉 1− 𝑉
𝑃 1 (𝑉 + 𝑉 ) 𝑉 − 𝑉 (7)
𝐶 = = =
𝑃 2 𝑉 𝑉 2
Pour obtenir un coefficient de puissance maximal, il faut que =0
On pose 𝑥 =
(1 + 𝑥)(1 − 𝑥 ) 1 − 𝑥 + 𝑥 − 𝑥
𝐶 = =
2 2
𝑑𝐶 (−2𝑥 + 1 − 3𝑥 ) ∗ 2 − 0
= =0
𝑑𝑥 4
−3𝑥 − 2𝑥 + 1 = 0
𝛥 = (−2) − 4 ∗ (−3) = 16
√𝛥 = 4
2−4 1
𝑥 = =
2 ∗ (−3) 3
2+4
𝑥 = = −1
2 ∗ (−3)
𝑃
𝐶 =
𝑃
𝑉
𝑥=
𝑉
Figure 9 : Coefficient de puissance.
En représentant la caractéristique correspondante à l'équation (7) (cf. figure 12), on remarque
que le coefficient de puissance 𝐶 atteint son maximum pour 𝑥 = .
Pour 𝑥 = , 𝐶 est maximale.
𝑉 𝑉 1 1 4 8 32
1+ 𝑉 1− 𝑉 1+3 1− 3 ∗ 16
𝐶 = = = 3 9 = 27 = = 0.592
2 2 2 2 27
Abdelkarim MASMOUDI -9-
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Le coefficient de puissance "𝐶 " exprime l’efficacité de la turbine éolienne lors de la
transformation de l’énergie cinétique en énergie mécanique. Théoriquement "𝐶 " ne peut pas
16
dépasser 27 = 0.592 d’après la théorie de Betz.
A causse de cette loi de Betz, le dispositif de conversion de l’énergie ne peut extraire qu’une
partie de la puissance incidente théorique. Ceci définit la puissance aérodynamique captée par
la turbine éolienne.
1
𝑃 =𝑃é é =𝑃 é 𝐶 = 𝜌𝑆𝑉1 3 𝐶 (8)
2
La limite de Betz n'est, en réalité, jamais atteinte. Chaque type d’éolienne est défini par un
coefficient de puissance propre à lui, exprimé en fonction de la vitesse spécifique "𝜆" de
l’angle d’orientation des pales "𝛽". La vitesse spécifique "𝜆" est un rapport entre la vitesse
tangentielle "𝑅𝛺 " et la vitesse du vent "𝑉 ".
𝑅𝛺
𝜆= (9)
𝑉1
"𝛺 " est la vitesse de rotation de la turbine éolienne (𝑟𝑎𝑑/𝑠).
Abdelkarim MASMOUDI -10-