SUJET : LES VIOLATIONS DES DROITS DE L’HOMME ET PROTECTION
DES CIVILS DANS LES CONFLITS ARMES DANS LES PROVINCES
SUIVANTES : NORD KIVU, SUD KIVU, KINSHASA ; EQUATEUR,
BANDUNDU ; BAS-CONGO ; KATANGA ; KASAI OCIDDENTAL ET
PROVINCE ORIENTALE.
INTRODUCTION
Entre 1996-1997, La République
Démocratique du Congo(Zaïre) a été le théâtre des conflits majeur dans
sa région orientale et bien d’autres, notamment dans : Sud-kivu, nord
kivu, ;kinshasa… La guerre menée par l’AFDL (Alliances des forces
démocratiques par la libération du Congo), avec le soutien par des
violations massives des droits de l’homme.
Les civils ont été victimes de massacres, pillages, déplacements
forcés, incendies, violences sexuelles et psychologiques répétés ainsi que
d’autre exaction qui constituent des atteinte graves aux droits
fondamentaux protégés par la DUDH et la convention aux droits de
l’enfant, ainsi que la convention de Genève relatives à la protection des
civils en temps de guerre.
Pour analyser les violations des droits de l’homme
et la protection des civils dans les conflits armés (1996-197). Ce travail
s’articulera en quatre chapitres pour les provinces mentionnées au titre
et surtout la partie orientale du pays
Le chapitre 1 présentera le contexte historique et juridique du conflit, en
examinant l’origine de l’AFDL, l’implication des pays voisins et le cadre
légal international applicable.
Le chapitre 2, abordera les violations des droits de l’homme, des civils en
détaillant les massacres, déplacements forcés, incendies des villages,
violences sexuelles répétées et ciblage ethnique.
Le chapitre 3, analysera les conséquences sociales et humanitaires de ces
violations, notamment le traumatisme social, l’instabilité politique et la
crise humaine.
En fin, le chapitre 4 ; S’intéressera à la protection des populations et à la
responsabilité des acteurs en examinant les mécanismes de protection, la
justice, l’impunité, et l’importance de la mémoire et de réparations.
CHAPITRE I : CONTEXTE HISTORIQUE
I.1 Origines et déroulement du conflit
En 1996-1997, AFDL (Alliances des Forces
Démocratiques pour la libération du Congo.) Progresse dans les Kivu avec
l’appui de militaires du Rwanda et Ouganda. Le conflit prend une
dimension régionale, mettant en danger les populations civiles. Selon le
rapport mapping de l’ONU, des massacres massifs ont eu lieu dans l’EST
notamment dans le territoire de Rutshuru ; par exemple : le 30 octobre
1996, des éléments de l’AFDL ont tué au moins 350 civils, à Rutshuru,
notamment des Banyarwanda, hutu, dans les conditions particulièrement
atroces (coup de marteau, incendie, etc.).L’ampleur et la systématicité
des violences indiquent qu’il ne s’agit pas de simple excès de guerre,
mais une stratégie militaire ciblée qui viole les droits des civils.
I .2 Cadre juridique
Les civils en temps de guerre sont protégés par le droit
international humanitaire, notamment les conventions de Genève, qui
interdisent les attaques intentionnelles contre des populations civiles.
Par ailleurs, les droits de l’homme sont concernés ; La
déclaration universelle des droits de l’homme garantit notamment le droit
à la vie et à la sécurité, tandis que la convention relative aux droits de
l’enfant protège les plus vulnérables dans un contexte de conflit.
Le conseil de sécurité de l’ONU et la commission des droits de
l’homme ont relevé ces violations. Par exemple : en avril 1997, le
rapporteur spécial de l’ONU a dénoncé la multiplication des arrestations
arbitraires, des atteintes à l’intégrité physique et des détentions massives
dans le contexte de la guerre.
Le rapport d’enquêtes du secrétaire général de l’ONU rappelle
les obligations juridiques des Etats et belligérants de respecter le droit
humanitaire et d’enquêter sur les violations.
CHAPITRE II : VIOLATIONS DES DROITS DE L’HOMME DES
CIVILS
II.1 Massacres et déplacements forcés
Le mapping de l’ONU documente plusieurs épisodes
de massacres : la population civile, notamment dans des villages et
d’autres Zones. Ces massacres sont souvent précédés d’appels aux civils
à revenir dans leurs villages avant que des exécutions ne soient menées.
Ces violences ont provoqués des déplacements
massifs : des survivants ont fui vers les collines et d’autres zones,
craignant pour leur vie, ce qui constitue une atteinte grave au droit à la
liberté de circulation et à un accès sur à un logement dans le respect des
normes des droits de l’homme.
II.2 Pillages, destructions et violences sexuelles.
Le conflit a entrainé la destruction de villages, des
maisons et de pillages des biens : Ces actes violents des droits
économiques et sociaux de populations (logement, propriété).
Les violences sexuelles sont aussi dénoncées dans les conflits dans
les provinces citées dans l’intro. Les abus sexuels deviennent un outil de
terreur. Même si les rapports spécifiques sur l’usage des violences
sexuelles en 1996-1997 sont moins nombreux, l’impunité de tels actes est
un problème des conflits dans les régions.
CHAPITRE III : CONSEQUENCES SOCIALES ET HUMANITAIRES
III.1 Traumatismes sociaux et rupture communautaire
Les massacres, déplacements forcés, incendies,
pillages et violences sexuelles ont provoqué un traumatisme au sein des
populations civiles, familles ont été séparées et les enfants se sont
retrouvés orphelins ou enrôlés dans les conflits.
Les communautés locales ont été désorganisées,
les structures traditionnelles de solidarité et ont été affaiblie, ce qui a
accentué les tensions interethniques dans les [Link] rapport mapping de
l’ONU(2010) souligne que ces traumatismes sociaux ont des effets
durables sur la cohésion des communautés et la reconstruction
[Link] violences ont causés la crise humanitaire et l’instabilité
politique et ont empêché l’Etat de rétablir l’ordre et d’assurer la
protection des civils, laissant place à une impunité quasi-totale des
auteurs de crimes.
CHAPITRE 4: PROTECTION DES POPULATIONS ET
RESPONSABILITE DES ACTEURS.
Mécanismes de protection et accès à la justice
Comme la MONUC et certaines ONG ont tenté de
protéger les civils, mais leurs moyens etaient limités face à l’ampleur des
violences.L’accès à la justice pour les victimes très restreint : la plupart
des crimes graves commis par l’AFDL et d’autres acteurs sont restés
impunis.
Les mécanismes de réparations qu’ils soient symboliques ou
matériels, ainsi que la préservation de la mémoire collective sont
essentiels pour restaurer la dignité des victimes et soutenir la
réconciliation sociale.
Le rapport Amnesty international(1997)
recommande la mise en place de commissions vérité et de tribunaux pour
juger les auteurs des violations et apporter la réparation aux victimes
([Link]).
En guise de conclusion, Entre 1996-1998 ; pages 135-
155, le rapport mapping documente des centaines d’attaques et des
violences contre la population civile surtout dans la partie orientale de la
RDC principalement par :
AFDL
Mayi-Mayi
Groupe hutu
D’autres groupes locaux.
Ces crimes récurrents dans toutes les provinces :
Exécutions sommaires et massacres
violences sexuelles massives
Tortures et disparition forcée
pillage et incendies de villages.
Ces conflits montrent non seulement l’ampleur des
violations graves commises contre les populations civiles mais
aussi la faillite de l’Etat congolais dans ses obligations
fondamentales de protection. En vertu des normes
internationales des droits de l’homme notamment : Pacte
international relatif aux droits civils et politiques et garantir
la vie et l’intégrité de ses citoyens. Or, dans ces conflits, l’Etat
congolais affaibli politiquement et militairement n’a ni
prévenu les violences, ni protégé les civils, ni assuré la
poursuite des responsables.
Cette incapacité ou inaction a favorisé un climat
d’impunité qui existe encore aujourd’hui, aggrave la
souffrance des victimes et compromettant la confiance dans
les institutions publiques pour éviter les répétitions des telles
atrocités, il est indispensable que l’Etat renforce ses
capacités institutionnelles, assure l’application du droit
international humanitaire et mettre en place des mécanismes
efficaces de justice et de réparation. Ainsi, la situation de la
RDC rappelle que la protection des droits de l’homme dépend
autant de la responsabilité des acteurs armés que de la
capacité de l’Etat à remplir ses obligations, conditions
essentielles pour garantir la paix, la justice et dignité des
populations civiles.