Cours de cartographie en sociologie
Cours de cartographie en sociologie
Département de Sociologie
Cours de cartographie
Réalisée Par :
M. André DELAMOU
André Delamou, Expert Démographe. Cours de cartographie (travaux pratiques)
DEDICACE
PREFACE
Depuis toujours les hommes ressentent le besoin de se situer par rapport à leur environnement,
d’aménager leur espace, d’étendre le cadre de leurs activités, de maitriser l’espace. Pour ce
faire, ils construisent des cartes. La cartographie est donc une manifestation de l’esprit humain.
Une carte est une idée mise en image.
La détermination des coordonnées et de diverses caractéristiques de points dans l’espace occupe
une place importante dans la plupart des études à buts environnementaux. L’objectif de ces
déterminations est généralement l’étude de l’aspect géographique des interrelations entre les
divers paramètres ou indicateurs relevés.
La carte, familière, quotidienne, indispensable, est pourtant un outil dont les potentialités sont
méconnues voire inconnues par la plupart d'entre nous.
Des générations d'étudiants puis de professionnels assimilent encore la géographie et
indirectement la cartographie à des disciplines d'inventaires dont le seul but serait de situer les
lieux, les faits et phénomènes.
Cette vision limitée est fortement stéréotypée vient du fait que l'école et l'enseignement en
général n'ont pas été préparés à transmettre l'utilité opérationnelle de la géographie et de la
cartographie. Parallèlement, le marché de la carte, sa pratique et son utilisation médiatique se
sont considérablement accrus. La maîtrise de l'outil cartographique est devenue un enjeu
primordial dans tous les domaines se préoccupant de la connaissance et de la gestion des
territoires. Ce développement prodigieux de la cartographie résulte d'une part d'une prise de
conscience de ses qualités d'aide à la décision et à la gestion, de support de communication,
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d'analyse ou encore de simulation et d'autre part de la montée en puissance de l'informatique.
Celle-ci ouvre à la cartographie de vastes champs d'application et donne théoriquement à tous
la possibilité de concevoir une carte.
Ce cours, adressé aux étudiants de la licence 2 en Sociologie, présente l’ensemble des notions
nécessaires à la bonne compréhension des cartes topographique et à leur utilisation efficiente
dans les domaines de la Sociologie et l’accès aux données.
Le polycopié inclut tous les concepts de base que l’étudiant doit savoir sur la cartographie. Ce
polycopié a pour objectifs
Montrer l’intérêt de l’utilisation de la cartographie.
Montrer l’intérêt des cartes topographiques ainsi que les différentes utilisations.
Maîtriser le langage cartographique.
Apprendre à représenter les entités (points, lieux, etc.).
Connaître les principes de base de la cartographie et être capable de lire et interpréter les cartes.
Montrer l’intérêt de l’utilisation de la cartographie en géographie
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DEDICACE -----------------------------------------------------------------------------------------------------------i
PREFACE -------------------------------------------------------------------------------------------------------------i
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INTRODUCTION A LA CARTOGRAPHIE
Depuis les années 1980, l’histoire de la cartographie a vu ses concepts, ses objets, ses méthodes
d’investigation et ses manières d’écrire se transformer profondément sous l’influence des
analyses de John Brian Harley et de ses émules (D. Woodward, C. Jacob, M. Edney, etc.). Une
nouvelle manière d’écrire l’histoire de la cartographie s’est progressivement installée, y compris
en France, en lien avec une réflexion plus générale sur les représentations de l'espace.
Quarante ans après, la journée d’étude organisée par la Commission « Histoire » du Comité
Français de Cartographie se propose de revenir sur ces évolutions et le tournant «
déconstructionniste », mais aussi d’interroger de façon élargie la cartographie et son histoire en
la confrontant aux apports récents des sciences humaines (histoire, histoire de l’art, littérature,
anthropologie, sociologie, etc.) et à la dématérialisation massive tant des modes de production
et usages de la cartographie que des méthodes permettant de l’explorer et de l’analyser.
La cartographie réunit l'ensemble des études et des techniques qui permettent à l'homme de se
représenter l'espace sur lequel il exerce une activité politique, économique ou scientifique. La
cartographie remonte donc aux premières civilisations, une plaquette d’argile babylonienne
datant de 2500 ans avant Jésus Christ est la première carte (comme défini ci-dessus) de
l’humanité. La représentation de la terre se développa rapidement pendant l’antiquité. La
cartographie scientifique est née de la civilisation grecque, les romains, eux, optèrent pour la
cartographie utilitaire.
La cartographie désigne le processus de réalisation de cartes, ayant pour vocation de représenter
les objets réels ou les phénomènes observés sur un territoire, de manière graphique et
symbolique, à partir de l’analyse de données qualitatives et quantitatives.
Pour faire des cartes, on utilise souvent un Système d’information géographique (SIG). C’est
une interface qui va permettre la saisie et la superposition des données graphiques géolocalisées.
La cartographie sociale est une méthodologie qui permet de représenter le territoire à partir de
nos visions individuelles, les relations qui s’y tissent, sa complexité, dessiner nos
représentations pour construire un savoir collectif, diagnostiquer, argumenter, proposer
Le mot géomatique est un nouveau mot qui a été proposé, dans les années 1960 par le géomètre
et photogrammètre français Bernard Dubuisson. Géomatique est issue de la contraction de deux
termes « géographie » et « informatique ». Donc c’est la combinaison syntaxique de ces deux
mots : Géo qui veut dire Terre et Matique qui veut dire informatique.
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C’est tout d’abord au Québec que le terme de « géomatique » va se développer. Ce nouveau mot
est apparu à l’université de Laval qui contient une faculté de Foresterie et Géomatique, où se
trouve le Département de géomatique qui hébergement un centre de recherche de la géomatique.
Désormais, ce nouveau mot est utilisé dans le monde entier.
Une des premières définitions explicites de la géomatique, toujours la plus couramment citée
aujourd’hui, est celle proposée en 1992 par Bergeron dans son vocabulaire de la géomatique : «
une discipline ayant objet la gestion des données à référence spatiale par l’intégration des
sciences et des technologies reliées à leur acquisition, leur stockage, leur traitement et leur
diffusion », dont Bergeron donne une liste « les mathématiques, la physique, l’informatique, la
topométrie, la cartographie, la géodésie, la photogrammétrie et la télédétection ».
Les cartes ont toujours été d'excellents moyens de communication. Les phénomènes du monde
réel sont représentés sur des cartes par des codes ou structures qui se veulent universelles. En
fonction de la simplicité de ce codage, la lecture de la carte nécessitera ou non une interprétation
des données et permettra au lecteur de comprendre ou d'interpréter le ou les phénomènes qui
sont représentés. Une carte bien faite permet une lecture simple et une compréhension claire.
La cartographie a pour but la représentation de la Terre ou d'une autre planète sous une forme
géométrique et graphique grâce à la conception, la préparation et la réalisation de cartes. La
cartographie est à la fois une science, un art et une technique. La carte, qui en est la finalité tend
à se rapprocher de la vérité avec une certaine beauté.
C'est une science, car ses bases sont mathématiques, notamment en ce qui concerne la
détermination de la forme et des dimensions de la Terre puis le report de la surface courbe de la
Terre sur un plan (la carte) grâce au système des projections et enfin l'établissement d'un canevas
planimétrique et altimétrique. L'enjeu est la précision et la fiabilité de la carte.
C'est un art, car en tant que mode d'expression graphique, la carte doit présenter des qualités de
forme (esthétique et didactique grâce à la clarté du trait, à son expressivité et sa lisibilité) afin
d'exploiter au mieux les capacités visuelles du lecteur. Cela exige de la part du concepteur et du
réalisateur des choix dans la représentation.
C'est enfin une technique, car elle nécessite d'amont en aval, l'emploi d'instruments dont les
progrès ont bouleversé toute la filière cartographique (photographies aériennes, satellites,
ordinateurs, impression et diffusion, etc.).
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1.2.2. La carte
a) Définition
La carte est un outil de communication par l'image dans la mesure où le concepteur a su prendre
en compte les lois de la perception visuelle, du pouvoir séparateur de l'œil, des contrastes de
couleurs, et les règles typographiques concernant les écritures.
Objet très ancien, plus ou moins complexe, aux multiples facettes et utilisations, on ne peut
donner une seule définition de la carte. Toutes les cartes ont néanmoins un point commun, celui
de représenter une portion de l'espace terrestre. Retenons deux définitions de la carte :
Selon F. Joly, « une carte est une représentation géométrique, plane, simplifiée et
conventionnelle de tout ou partie de la surface terrestre et cela dans un rapport de similitude
convenable qu'on appelle échelle ».
La carte est un dessin réduit et à plat du Monde ou d'une portion du Monde. Elle peut être aussi
et d'autre part une représentation sur un fond de carte géographique, d'un phénomène
quelconque concret ou abstrait. Cette représentation est faite sur papier ou sur un autre support
tel le verre, le bois ou un écran d'ordinateur. Une carte est conçue à la main ou par une machine.
Les distances sur la carte sont toujours dans le même rapport que sur le terrain.
De ces définitions se dégagent cinq grands principes dont les conséquences pratiques guident
ou devraient guider le travail de tout cartographe, professionnel ou non.
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La carte est une représentation, un dessin : la carte est donc un document visuel. Ceci explique
que la conception et la réalisation d'une carte doivent respecter des règles simples mais
rigoureuses, issues des lois de la perception visuelle.
La carte est une représentation plane : la carte matérialise le passage de la sphère terrestre à un
plan. Ce passage est réalisé grâce au procédé des projections. L'obligation de la projection
implique qu'aucune carte n'est fidèle à la forme réelle de la surface terrestre. De plus, selon la
projection retenue, le visage du territoire projeté sera très différent. Cette contrainte n'est
impérieuse que dans le cadre d'une cartographie de grandes étendues de terrain (travail à petite
échelle).
La carte est une représentation réduite : une carte n'a pas pour objectif de représenter l'espace
en vraie grandeur. Au contraire, le but est d'obtenir un document maniable sur lequel est
représenté le terrain selon un rapport de réduction : l'échelle.
La carte est une représentation simplifiée : la réduction impose une série d'opérations graphiques
que l'on regroupe sous le nom générique de généralisation et qui visent à choisir les objets à
représenter et à remplacer leurs formes observées sur le terrain par des figurés conventionnels.
La carte est une représentation conventionnelle : le cartographe utilise un langage, le langage
cartographique, qui possède sa propre grammaire. Sa connaissance permet de transmettre au
mieux une information géographique.
De même que la définition de la cartographie a laissé entrevoir les deux grandes branches de
cette discipline, celle de la carte différencie deux grands types de cartes : d'une part les cartes
de base (appelées également cartes générales ou encore cartes classiques) issues de la
cartographie mathématique et d'autre part les cartes spéciales.
Ne pas confondre la notion d’une carte à celle d’un point qui représente un espace restreint.
On parle de plan d’une maison, de quartier voire de ville mais jamais de plan de la Guinée
d’une région.
b) Le travail du cartographe
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Les données étant sélectionnées, le cas échéant vérifiées puis traitées, il faut maintenant passer
à la présentation du fond de carte, une autre prise de décision importante de la part du
cartographe. Quelle projection choisir et surtout quelle échelle et quel degré de généralisation
retenir ? A priori, le nombre de solutions est illimité mais le jugement du cartographe est encore
une fois généralement guidé par l'objectif final de la carte.
L'esprit d'initiative est encore de mise lors de la phase-clef que constitue le dessin de la carte. À
la fois attendu et redouté, ce passage des données à l'expression cartographique a été grandement
simplifié grâce à l'informatique.
Même les logiciels les plus perfectionnés laissent pourtant toute latitude au cartographe pour
décider de la couleur, de la forme des figurés, de la typographie...en définitive du style final de
la carte. La machine s'efface devant les capacités et l'obligation créatrices du cartographe.
Les domaines scientifiques qui interviennent d'une façon directe sont : -Astronomie – Géodésie
– Photogrammétrie – Cartographie.
Astronomie : fait intervenir des mesures astronomiques sur des étoiles (étoile polaire) à partir
de point fondamental sur la Terre pour déterminer des positions et des directions sur Terre.
Géodésie : Science ayant pour but de déterminer la forme et les dimensions de la Terre.
Ensemble de techniques ayant pour but de déterminer les positions planimétriques (X, Y) et
altimétriques (Z) d'un certain nombre de points géodésiques et de repères de nivellement.
Photogrammétrie : Techniques d’exploitation des prises de vue aériennes (photographie
aérienne) ou satellites (images satellites) pour un usage cartographique (réalisation d’ortho-
images, de Modèle Numérique Terrain, de cartes…).
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Le champ d'application de la cartographie est très large, le nombre de thème possible étant infini.
Afin d'étudier les phénomènes susceptibles d'être cartographier, une classification de cartes
s'impose. Ces représentations planes peuvent être classées en deux grands ensembles :
Les cartes géographiques qui couvrent une vaste surface et dont l’échelle est dite petite, seuls
les grands traits y sont représentés,
Les cartes topographiques qui, à l’inverse, ne couvrent qu’une petite surface et qui reproduisent,
à une grande échelle, le plus grand nombre possible de détails des terrains.
Une classification selon le contenu, on distingue deux classes principales :
d) Cartes thématiques
Qui représentent, sur un fond de carte, des phénomènes qualitatifs ou quantitatifs concrets ou
abstraits circonscrits et limités par le choix d’un ou plusieurs thèmes particuliers.
Parmi les cartes thématiques, on peut effectuer un classement par thèmes, par exemple :
Carte géologique : roches affleurâtes,
Carte météorologique : Phénomène météorologique,
Carte climatologique : Température et précipitation,
Carte pédologique : nature et type de sol,
Carte orohydrographique : rivières et altitude du terrain,
Carte marine et relief marin : connaitre le fond marin.
3.1. Une carte, un plan pour quoi faire ?
La première question que doit se poser le cartographe : quelles sont les informations que l’on
souhaite obtenir du terrain ? Ceci doit permettre de définir le plus petit objet qui devra être visible
sur la carte, conditionnant ainsi l’échelle du document. On en détermine ainsi la teneur en
information. Quelques exemples pour illustrer ces propos : nous partirons du principe que le plus
petit détail aisément discernable, ainsi que la précision de report manuel, ne peuvent être
inférieurs au dixième de millimètre. Ainsi, nous obtenons les relations suivantes entre les échelles
classiques des documents et le type de détails représentés :
Plan de maison 1/50
Plan de corps de rue (murs, égouts, trottoirs…) 1/200 à 1/500
Plan de lotissement, d’occupation des sols, cadastre 1/1000 à 1/2000
L’objectif des projections cartographiques est d’obtenir une représentation plane du modèle
ellipsoïdal de la surface de la Terre. L’intérêt majeur réside alors dans les valeurs métriques,
beaucoup plus facilement exploitables, en particulier pour les mesures de distance.
Il est possible de définir le type et les paramètres d’une projection dans le but de minimiser
certaines déformations. On choisit alors :
soit de conserver les surfaces (projections équivalentes)
soit de conserver localement les angles (projections conformes)
soit de conserver les distances à partir d’un point donné (projections équidistantes).
soit d’opter pour une représentation ne conservant ni les angles ni les surfaces (projections dites
aphylactiques).
Une autre façon de classer les projections planes est de s’intéresser à leur canevas, c’est-à-dire
l’image des méridiens et des parallèles. C’est selon cette approche que nous allons aborder les
grandes familles de projection.
a) Types de projection
Dans ce type de représentation, les images des méridiens sont des demi-droites qui concourent
en un point image du pôle et les parallèles des arcs de cercles concentriques autour de ce point.
Elles peuvent être réalisées de deux façons :
La surface de projection est un cylindre tangent ou sécant. Les méridiens sont représentés
par des lignes droites et parallèles équidistantes. Les parallèles sont représentés par des
droites orthogonales aux méridiens. Parmi les projections cylindriques, on trouve la projection
de Mercator, conforme qui conserve localement les angles mais déforme les surfaces surtout
dans les hautes et basses latitudes (surestimation des hautes -latitudes et sous-estimation des
basses-latitudes) et la projection cylindrique équivalente de Lambert qui conserve les surfaces.
Dans ce type de représentation, les images des méridiens sont des demi-droites qui concourent
en un point image du pôle. Les parallèles sont des cercles entiers concentriques autour de ce point.
Il existe encore d’autres types de projection mais leurs utilisations en cartographie sont beaucoup
plus spécifiques, voire difficiles, que celles des trois grandes familles qui viennent d’être
exposées. C’est pourquoi nous ne nous attarderons pas dessus.
L'INCT (2009) a lancé, au début des années 1980 un nouveau programme de cartographie
topographique régulière de base à l'échelle du 1/50 000, remplaçant ainsi l'ancienne cartographie
qui est devenue obsolète, de même que pour les cartes au 1/200 000. Le système de projection
Lambert conique a été abandonné pour le système UTM et un nouveau découpage (géographique)
a été mis en place IGN.
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Les cartes topographiques sont imprimées de telle manière qu’une marge importante reste disponible
sur les quatre cotés et puisse donc porter des renseignements complémentaires tels que :
Le nom de la feuille, l’échelle, la date de publication, les méridiens et les parallèles (qui permettent
d’obtenir les coordonnées d’un point), les systèmes variables de repérage (le quadrillage kilométrique
Lambert), direction du nord géographique, ainsi que la variation de la déclinaison magnétique
2.1.1. Le titre
Est l'élément principal d'une carte thématique, il précise le thème abordé, il incite l'observateur à lire
la carte plus en détails, le titre est placé en haut et à gauche de la carte. Le titre est suivi du numéro
d’ordre ; ce chiffre indique la coupure fait partie d’un ensemble plus vaste.
Les noms des feuilles voisines sont spécifiés soit dans les marges de la coupure, voire dans les coins,
ou sous forme d’un tableau. On peut se faire une idée de l’ensemble des coupures aux différentes
échelles en consultant les tableaux d’assemblage.
Également obligatoire, le titre expose dans le moins de mots possibles, le contenu de la carte. Le titre
doit être immédiatement visible : souvent écrit en capitales, on peut aussi jouer sur la graisse et la taille
des lettres.
Le choix d'un titre (souvent l'acte final du cartographe) est loin d'être innocent. Aucun logiciel n'est
capable de nommer une carte. Il appartient à l'auteur de lui donner une tournure neutre et sobre ou à
l'inverse d'exprimer une pensée, une opinion.
Un document cartographique doit toujours comporter l’indication de son échelle c’est l’un des
éléments indispensables de l’habillage de la carte. Elle doit systématiquement être présente.
Rien ne justifie son oubli, quel que soit le type de carte réalisée.
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La projection d’une partie plus ou moins grande du globe terrestre ne peut être réalisé que si on la
réduit. Cette réduction est exprimée par un nombre fractionnaire qu’on appelle échelle qui est le
rapport d’une longueur mesurée sur la carte prise comme unité à la distance horizontale qui lui
correspond sur le terrain, mesurée avec la même unité.
𝑙𝑜𝑛𝑔𝑢𝑒𝑢𝑟 𝑚𝑒𝑠𝑢𝑟é𝑒 𝑠𝑢𝑟 𝑙𝑎 𝑐𝑎𝑟𝑡𝑒
𝑒=
𝑙𝑜𝑛𝑔𝑢𝑒𝑢𝑟 ℎ𝑜𝑟𝑖𝑧𝑜𝑛𝑡𝑎𝑙𝑒 𝑐𝑜𝑟𝑟𝑒𝑠𝑝𝑜𝑛𝑑𝑎𝑛𝑡 𝑠𝑢𝑟 𝑙𝑒 𝑡𝑒𝑟𝑟𝑎𝑖𝑛
Il est généralement simple de dire que l’échelle est de 1 pour 10.000, de 1 à 10.000, de 1 sur 10.000
(ce que signifie que 1cm sur la carte représente dans la réalité 10.000 cm ou 100m.
Exemple : Si deux points sont distants de 8km sur le terrain et de 10cm sur la carte, l’échelle de celle-
ci est :
10 𝑐𝑚 10 1
𝑒= = =
8 𝑘𝑚 800000 80000
1
La carte est dite au 80000ème ou à l’échelle 80000
a) L’échelle graphique :
« Ligne droite ou abaque matérialisant sur la carte, l’échelle graphique » (définition du C.F.C.). Sous
forme d’une ligne qui indique directement à quoi correspondent sur le terrain les longueurs lues sur la
carte. Cette échelle se présente comme un segment de droite divisé et graduée de gauche à droite.
Fréquemment, afin de pouvoir apprécier les fractions de division, on ajoute vers la gauche un talon
divisé plus finement et gradué de droite à gauche.
b) L’échelle numérique
Est le rapport d'une distance mesurée sur la carte et sa valeur réelle sur le terrain. Une échelle de 1/100
000 signifie que 1 cm sur la carte représente 100 000 cm, soit 1000 mètres (ou 1 kilomètre) sur le
terrain. En d'autres termes, un objet sur la carte sera 100 000 fois plus grand dans la réalité.
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L’échelle numérique
millimètre sur la carte
représente 50000 mm
(50m) sur le terrain
La notion d'échelle est très relative. On dit qu’une carte est à petite échelle quand le rapport qui
exprime cette échelle est petit (ex : 1/100000), quand ce rapport est grand (ex : 1/10000) la carte est
dite à grande échelle. Donc plus l’échelle est grande plus la carte sera détaillée.
Selon Rimbert (1990) et de manière traditionnelle, les échelles peuvent se classer de la façon suivante :
Les plans : échelle inférieure à 1/5 000 ;
Les cartes à grandes échelle : entre 1/5 000 et 1/50 000 ;
Les cartes à échelles moyenne : entre 1/50 000 et 1/500 000 ;
Les cartes à petites échelles : entre 1/500 000 et 1/1 000 000) (cartes des régions ou des États) ;
Les cartes à très petite échelle : au-delà du 1/1 000 000 (cartes des continents ou de la terre entière).
Les cartes topographiques sont des cartes à grandes et moyenne échelle : elles représentent une petite
surface mais avec beaucoup de détails.
Les cartes d’Atlas sont à petite, voire à très petite échelle : elles couvrent une plus grande surface mais
présentent moins de détails.
Un planisphère représente l’ensemble du monde, une mappemonde présente deux projections séparées
correspondant aux deux hémisphères : ce sont des cartes à très petite échelle.
Une carte à 1/5 000 peut être considérée à juste titre comme une carte à grande échelle. Mais elle sera
une carte à petite échelle si on la compare à une carte à 1/500.
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La plupart des cartographes sont confrontés à des cartes à grande échelle (supérieure au 25 000ème) car
ils travaillent à l'échelle de la ville, du quartier, voire de l'îlot. On parle alors parfois de plans : plan
cadastral par exemple. Il convient de dire :
carte à 1/x, et non pas carte au 1/x,
échelle de 1/x, et non pas échelle au 1/x,
en chiffres, on écrira carte au 25000ème et échelle du 25000ème,
en toutes lettres, on écrira carte au millionième et échelle du millionième. Attention à la terminologie
petite échelle et grande échelle. L'échelle est un rapport : plus le dénominateur sera important et donc
le rapport petit, plus l'échelle sera petite.
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Exemples : 5 000 000 𝑜𝑢 5 000
Grand dénominateur = petit rapport = petite Petit dénominateur = grand rapport =grande
Une carte à grande échelle représente une petite surface mais avec beaucoup de détails tandis qu'une
carte à petite échelle couvre une grande surface en sacrifiant au détail de la représentation. De ce fait,
une carte à grande échelle autorise plus de détail et plus de précision tandis qu'un document à petite
échelle nécessite une plus grande sélectivité : il y sera impossible de représenter les faits par leur forme
réelle. Cela implique la généralisation du fond de carte et des phénomènes représentés.
Lorsque l'on réduit ou agrandit une carte, l'échelle graphique est réduite ou agrandie automatiquement,
en même temps que la carte. Par contre, l'échelle numérique est modifiée.
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Il appartient au cartographe d'habiller la carte grâce à la légende. Une légende, imprimée avec chaque
carte, donne le sens des principaux signes conventionnels.
Quels renseignements trouve-t-on sur une carte topographique ? Les cartes topographiques désignent
de nombreux traits caractéristiques du terrain. Ces traits peuvent être classés dans les catégories
indiquées ci-après : Relief : montagnes, vallées, pentes, dépressions définies au moyen de courbes de
niveau. Hydrographie : lacs, rivières et fleuves, ruisseaux, marécages, rapides, chutes. Végétation :
régions boisées. Transport : routes, sentiers, chemins de fer, ponts, aéroports et aérodromes, mouillages
d’hydravions. Entités artificielles : bâtiments, développements urbains, lignes de transport d’électricité,
tours. Frontières et limites : internationales et territoriales, administratives, récréatives, géographiques.
Toponymie : noms géographiques, noms des entités hydrographiques, noms des formes du terrain, noms
des frontières et des limites.
La légende doit présenter tous les signes utilisés dans la carte. Certains faits sont suffisamment clairs et
évidents pour que le cartographe omette de les faire figurer dans la légende (trait bleu sinueux d'une
rivière ou d'un fleuve, aplats bleus pour la mer) mais ces phénomènes bénéficient d'un symbolisme
naturel rarissime en cartographie.
Afin d'assurer la clarté et les qualités de l'analyse de la légende, il est souhaitable de créer des
groupements par thèmes (réseau routier, habitat, données sociodémographiques...). Certes, une telle
présentation de la légende ne convient pas à certaines cartes, par exemple les cartes à un thème, mais
est nécessaire pour les cartes polythématiques.
Les cartes topographiques à moyenne échelle portent l'indication de deux ou trois Nord (figure ci-
dessous) : La direction du Nord : elle correspond à la direction des méridiens. Mais le bord des cartes
porte des indications supplémentaires, puisqu’ il existe trois Nord.
Le Nord astronomique ou géographique (NG), dont la direction est située dans le plan du méridien ;
Le Nord de la carte, ou Nord des coordonnées Lambert (NL) qui est la direction nord du quadrillage
cartographique (UTM ou Lambert). L’angle que fait la direction du Nord avec les méridiens est appelé
"angle de convergence de méridien" (y).
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Le Nord magnétique, dont la déclinaison, c’est-à-dire l’angle de la direction de l’aiguille aimantée d’une
boussole. Cette direction forme avec le Nord géographique, est variable dans le temps. On en précise la
date, ainsi que l’angle de déclinaison.
Sont indispensables et doivent figurer sur la carte (en bas de la carte ou sur la cartouche). Elle permet
d'indiquer les informations relatives aux données originales et les informations ayant réalisé la carte.
2.1.6. La date
Elle est, quel que soit le type de carte, obligatoire. Sans date, on ne peut contrôler le degré d'ancienneté
de l'information, ce qui est capital pour l'information géographique en perpétuelle évolution.
La nomenclature est l'ensemble des noms de lieux ou de faits géographiques écrits sur le fond de carte.
Elle est bien sûr nécessaire sur les cartes de localisation pour lesquelles la liste des noms de lieux
constitue une base. Cela aide le lecteur à se repérer. Pour varier la nomenclature selon l'importance et
la nature des objets auxquels elle se rapporte, le cartographe a le choix de jouer sur la forme, la taille,
la valeur et la couleur des lettres et des mots comme il le ferait avec des figurés ponctuels, linéaires ou
zonaux.
La forme et la position des objets géographiques s’expriment par des coordonnées (en deux dimensions
ou trois) soit sphériques soit planes dans un référentiel géographique. Tandis que leur position relative
s’exprime par leur voisinage (inclusion ou chevauchement par rapport à d’autres objets). Ce sont des
références (géographiques, UTM, Lambert) visibles dans une carte, permettant de localiser les différents
phénomènes représentés sur la carte.
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L’assimilation de la terre à une sphère est un modèle (géométrique) simple qui néglige les différences
de relief. Ce modèle permet de définir des parallèles, des méridiens et les coordonnées en latitude et
longitude de tout point de la surface terrestre (les coordonnées sphériques exprimées en degrés ou en
grade).
La latitude et la longitude sont les coordonnées géographiques qui permettent de repérer un point à la
surface de la Terre. Une latitude donnée, matérialisée par un cercle appelé parallèle, est l'angle formé
entre la verticale d'un lieu et le plan de l'équateur : de + 90 degrés vers le pôle Nord à - 90 degrés vers
le pôle Sud. Une longitude donnée, matérialisée par un cercle appelé méridien, est l'angle formé entre
le plan du méridien d'un lieu et le plan du méridien de Greenwich (méridien origine, de longitude 0
degré). Elle varie de + 180 degrés vers l'ouest à - 180 degrés vers l'est.
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La longitude et la latitude sont des coordonnées géographiques représentées par des valeurs angulaires
et qui peuvent être exprimées en degré ou grade.
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c'est-à-dire en allant vers l’ouest, on dit que la longitude est : Ouest. Si la longitude est mesurée à gauche
de Greenwich, on dit que la longitude est : Est.
L'Équateur fixe naturellement le point zéro des latitudes. Mais il n'existe pas de référence naturelle qui
fixerait l'origine des longitudes. C'est le méridien de Greenwich qui a été choisi (plus ou moins)
arbitrairement pour servir de référence sur les cartes.
Le méridien de Greenwich est donc un méridien où la longitude est définie comme égale à 0°. Il passe
à travers l'Observatoire royal de Greenwich (banlieue de Londres), au Royaume-
Uni. Pour bien comprendre, je vous conseille de voir l'animation
Le degré est l'unité angulaire qui divise une circonférence en 360 degrés. La notation du degré est « ° ».
Il s'agit comme pour l'heure d'un système sexagésimal. Les sous-multiples du degré sont :
-la minute sexagésimale, notée « ' » telle que 60' = 1°.
-la seconde, notée « '' » telle que 60'' = 1'. Donc 1° = 60' = 3 600''.
Les coordonnées rectangulaires : correspondent à des divisions qui se situent sur le bord de la carte
(elles traversent parfois la carte). Il s’agit du carroyage kilométrique Lambert, qui fait un léger angle
avec le système des méridiens et des parallèles.
Qu’est-ce qu’un quadrillage ?
Un quadrillage est un modèle régulier de lignes parallèles se croisant à angle droit pour former des
carrés ; il sert à définir des positions précises. Pour vous aider à repérer votre position exacte sur la
surface terrestre (ou sur la carte), les cartes topographiques font appel à deux systèmes de référence :
✓ la projection de Mercator transverse universelle (UTM) (abscisses et ordonnées) ;
✓ les coordonnées géographiques exprimées en degrés et en minutes (longitude et latitude).
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Les cartes fournissent une représentation exacte des caractéristiques de la Terre, rendues à
l’échelle sur une surface à deux dimensions. Elles sont un excellent outil de planification et
d’orientation. Une carte fournit une représentation bidimensionnelle du paysage terrestre à trois
dimensions. En Guinée, les cartes les plus utilisées ont une échelle de 1/50 000, 1/100 000 à
1/250 000, 1/500 000.
Une observation de la carte aide à lire les renseignements représentés à l’intérieur du cadre. Les
renseignements qui apparaissent le long du cadre d’une carte contiennent des détails utiles pour
comprendre et utiliser la carte.
Les cartes topographiques désignent de nombreux traits caractéristiques du terrain. Ces traits
peuvent être classés dans les catégories indiquées ci-après :
Relief : montagnes, vallées, pentes, dépressions définies au moyen de courbes de niveau.
Hydrographie : lacs, rivières et fleuves, ruisseaux, marécages, rapides, chutes.
Végétation : régions boisées.
Transport : routes, sentiers, chemins de fer, ponts, aéroports et aérodromes, mouillages
d’hydravions.
Entités artificielles : bâtiments, développements urbains, lignes de transport d’électricité,
pipelines, tours.
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Une carte topographique peut alors s’obtenir, dans un premier stade, par la projection
cylindrique de la surface terrestre sur un plan horizontal. Cette opération, qui se nomme
planimétrie, doit être complétée par la représentation du relief ou Orographie.
3.4.1. L’orographie
L'orographie (du grec ancien ὄρος, « montagne », et γραφή, « écrit ») est le domaine de la
géomorphologie et de la géographie physique concernant la description du relief.
Elle permet de représenter le relief du terrain, mais cette représentation pose des problèmes. On
ne peut indiquer l’altitude de chaque point de la carte aussi on a imaginé différents modes de
représentation du relief.
On appelle courbe de niveau le lieu des points de la surface topographiques ayant même altitude,
c'est-à-dire l’intersection de la surface topographique avec un plan horizontal d'altitude donné.
La topographie de la surface terrestre est restituée par l'intermédiaire de courbes de niveau. Une
courbe de niveau joint donc un ensemble de points de même altitude.
Ainsi la figure 13 montre trois plans horizontaux qui coupent une surface topographique suivant
trois courbes de niveau 1, 2, 3.
La différence d’altitude entre les plans horizontaux est appelée équidistance des courbes de
niveau.
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Courbes maîtresses : Elles sont dessinées en traits plus accentués qui indiquent toutes les
courbes de rang 5 c'est-à-dire tous les 50 ou 100m, le plus souvent l’altitude est indiquée sur les
courbes maîtresses ; noter qu’entre deux courbes maitresses il y a toujours 4 courbes normales.
Courbes normales : Elles sont dessinées en traits fins, elles s’intercalent entre les courbes
maîtresses.
Courbes intercalaires : Elles sont dessinées en général en tireté. Lorsque la surface
topographique est plate, les courbes de niveau sont espacées, pour amener plus de précision on
est conduit à ajouter une courbe dite intercalaire dont l’altitude diffère d’une demi-équidistance
de celle des deux courbes qui l’encadrent. Ces courbes intercalaires sont exprimées en pointillés
(traits discontinues).
Les pentes fortes sont caractérisées par des courbes nombreuses et serrées ;
Une région plate ou à faible pente correspond à des courbes espacées peu nombreuses.
Les courbes de niveau permettent de calculer avec précisions la pente moyenne de la surface
topographique entre deux points A et B. cette pente peut s’expliquer en pourcentage ou en degrés.
Pour calculer la pente entre deux points A et B, il suffit d’appliquer la formule suivante :
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Donc une pente est égale à 100% lorsque le dénivelé est égal à la longueur parcourue.
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Il existe un certain nombre de points remarquables où l’altitude exacte est donnée, permettant
de trouver facilement la valeur des courbes de niveau proches.
Exemple : soit une carte où l’équidistance des courbes est de 10m, supposons qu’au sommet
d’une butte il y ait un point côté 387m, la 1ère courbe entourant ce sommet et donc de valeur
inférieure sera la courbe 380 car elle sera un multiple de 10.
On peut calculer l’altitude d’un point situé entre deux courbes de niveau à l’aide de la normale
commune aux points de deux courbes voisines passant par le point considéré, en suivant les
étapes suivantes :
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20×2 𝑚𝑚 40
Exemple : 𝑋 = = =5
8 8
A = 400 + 5 = 405 m
3.4.2. Planimétrie
C’est la représentation des divers éléments de la surface terrestre sur la carte topographique par
des figures caractéristiques conventionnées dont la signification est indiquée dans la légende de
la carte. On adopte en générale les conventions suivantes.
Sur une carte topographique la réduction des dimensions interdit de dessiner le plus fin détail,
on les représente malgré tout grâce à des signes conventionnels dont la signification est
indiquée dans la légende. Diverses couleurs apparaissent sur une carte, et chacune d’entre elles
désigne des types de caractéristiques différents. Les cartes topographiques modernes sont
imprimées en couleur, ce qui facilite considérablement leur lecture. On adopte généralement les
conventions suivantes :
✓ Le bleu est affecté à l’hydrographie (comme les lacs, les marécages, les rivières et le
drainage)
✓ Le vert à la végétation (forêt, cultures, etc.)
✓ Le bistre (brun jaunâtre) est utilisé pour l’orographie, c'est-à-dire la représentation du
relief.
✓ Le noir est utilisé pour représenter les objets artificiels, des entités artificielles, comme
les bâtiments, les chemins de fer et les lignes de transport d’électricité. Il sert également
à indiquer les noms géographiques (toponymie), certains symboles, les coordonnées
géographiques et les altitudes précises, il a la plus grande partie de la planimétrie.
✓ Le rouge est utilisé pour les éléments artificiels, comme les routes principales ou les
frontières politiques,
✓ Le violet pour les nouveaux changements ou mises à jour sur la carte qui n’étaient pas
représentés auparavant. Les cartes plus récentes n’utilisent plus le violet, mais comme il
existe tant d’anciennes cartes, il vaut la peine de mentionner.
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4.1. Définition
Un profil topographique est une section par un plan vertical de la surface topographique, ce
profil qui sera représenté à une certaine échelle, doit rendre compte des formes du relief.
Comprendre un relief au travers des courbes de niveaux.
On trace un trait AB sur une carte à l’échelle E (donnée). Sur la carte, au crayon, la coupe à
effectuer. Faire un trait perpendiculaire aux deux extrémités pour bien marquer le point de départ
et le point d’arrivée.
Sur une feuille de papier millimétré, tracer un cadre dont la longueur est égale à celle de la coupe.
Vous indiquez les échelles graphiques et numériques. La base altitudinale est fonction des points
bas de la coupe.
Ensuite sur un rectangle de papier millimétré on trace 2 axes perpendiculaires, celui des
abscisses correspondra à l’échelle des longueurs, celui des ordonnées à l’échelle des hauteurs
(altitude).
Choisir l’origine de l’axe des hauteurs en fonction de l’altitude la plus basse.
Faire coïncider le bord supérieur du papier millimétré contre le trait de coupe AB.
Marquer sur ce papier les points A’B’ homologues de A et B, ensuite noter les altitudes de ces
points et celles des points d’intersection des courbes de niveau avec le trait AB ; ceux-ci étant
destinés à disparaître, les inscrire légèrement.
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Tracé du profil topographique : sur le croquis il s’agit de la ligne joignant les points de
différentes altitudes qui correspondent aux courbes de niveau traversées par le segment A-B sur
la carte.
Orientation du tracé : Au-dessus des ordonnées, indiquer le sens du tracé à l’aide des points
cardinaux
Titre du profil : Au-dessus et au centre du croquis profil, indiquer le nom de la région, de la
localité, du projet, du lieu ou encore du relief représenté.
Identification des éléments du paysage : indiquer les points de départ et d’arrivée du profil (ex :
A-B) ainsi que les points de repères soit, les éléments du paysage croisé par le tracé sur la carte
sans toutefois surcharger le croquis. On pourra ajouter, au besoin des éléments descriptifs des
reliefs, des formes de surface, des éléments humains (route, chemin de fer…), d’aménagement
ou des risques environnementaux, etc.
Source : indiquer le numéro de la carte topographique utilisée pour le profil ainsi que l’année de
publication, l’année de la dernière vérification et l’éditeur
Auteur : Indiquer le nom de l’auteur du profil
L'échelle horizontale ou l’abscisse : Utiliser l’échelle de la carte. Indiquez sous l’abscisse,
l’échelle numérique (1/25000) et l’échelle graphique.
L'échelle verticale : indiquer sur les ordonnées les valeurs d’altitudes (50,100, etc.) et l’unité de
mesure (m).
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Le relief peut être considéré comme un ensemble de systèmes de pentes, l’horizontalité parfaite
étant très rare dans la nature. Les pentes s’associent pour donner des formes élémentaires de
relief (versant, talus, colline). À leur tour, ces formes élémentaires se combinent pour former
des ensembles plus ou moins complexes que l’on peut classer en quelques grands types de relief
(plaine, plateau). Cependant, tous les talus, tous les plateaux ne sont pas identiques : chacun
d’eux est caractérisé par un agencement particulier de ses éléments constitutifs, autrement dit
le modelé.
L’analyse du relief ou topologie conduit à reconnaitre des formes élémentaires qui, par leurs
associations permettent de caractériser des grands types de relief. Les principaux types de ces
éléments simples sont :
4.6.1. Versant
Un versant est la surface entre une crête et un talweg. La pente d’un versant se caractérise par
sa valeur (° ou %) et sa forme (concave, convexe, rectiligne, convexo-concave).
Lorsqu’un versant possède une pente sensiblement constante, l’écartement des différentes
courbes de niveau garde la même valeur sur toute son étendue.
Versant à pente régulièrement variable
Lorsqu’un versant à une pente variable, l’écartement des courbes varie également, celles-ci se
rapprochent quand la pente augmente, s’écartent dans le cas inverse
Pente concave : caractérisée par des courbes de niveau de plus en plus écartées en allant vers
le bas.
Pente convexe : caractérisée par des courbes de niveau serrées vers le bas.
Rupture de pente : les ruptures de pente (abrupts ou falaises) se voient en fait lorsque les
4.6.2. Vallée
Est le lieu de rencontre de deux versants le long d’une ligne de points bas. Cette ligne s’appelle
le talweg
Le cas des vallées est analogue à celui des sommets, bien que pratiquement plus difficile à
observer.
Vallée en V : les courbes de niveau se rebroussent suivant un angle nettement marqué au
passage du talweg.
Vallée à fond plat en U : les courbes montrent une zone de rebroussement généralement peu
nette et en tout cas largement étendue.
4.7. Interfluve
C’est le relief qui sépare deux vallées voisines. Il correspond à l’intersection des parties hautes
des versants. On parle de croupe lorsque l’interfluve a une forme convexe vers le ciel et de crête
lorsque le recoupement des deux versants est plus ou moins aigu. Il peut être plus ou moins
large et présenter des formes diverses
Le talus : Pente abrupte reliant deux reliefs à peu près plans d’altitude différente. Un talus raide
est souvent appelé escarpement.
La colline : Éminence de forme plus ou moins circulaire à sommet arrondi et à versants en
pente douce. Une petite colline isolée est un monticule.
La butte : Éminence à sommet plat et à versants raides, au moins dans le haut.
La cuvette : Dépression fermée, vers le fond de laquelle les pentes convergent de tous côtés.
Une plaine, qui dérive du mot latin plana, est une grande étendue de terrain sans relief, espace
géographique caractérisé par une surface plane, ou légèrement ondulée, d’altitude peu élevée
par rapport au niveau de la mer ou d’altitude moindre que les régions environnantes.
Un plateau est une surface plane ou légèrement ondulée dans laquelle les rivières sont
encaissées. Un plateau se caractérise par son altitude, son inclinaison, l'encaissement et la forme
de ses vallées, la dissection plus ou moins grande de sa surface par le réseau hydrographique.
Les montagnes se caractérisent par des altitudes élevées et des pentes fortes. Elles sont
entaillées par des vallées. Les montagnes anciennes ont été rabotées par l'érosion depuis au
moins 400 millions d’années : elles sont devenues basses et arrondies. Les montagnes plus
récentes ont « seulement » environs 30 millions d’années : leurs pics sont restés plus découpés.
Lorsque les courbes de niveau sont concentriques, elles présentent soit une cuvette soit un
sommet.
Sommet dissymétrique : les courbes de niveau présentent un tracé dissymétrique par rapport à
l’allongement du relief et sont plus serrées sur le flanc le plus raide.
Sommet arrondi : les courbes de niveau un rebroussement arrondi.
Sommet anguleux : les courbes de niveau présentent un rebroussement anguleux.
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