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Introduction au Droit Constitutionnel

Cours droit constitutionnel l1

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Introduction au Droit Constitutionnel

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Droit constitutionnel

Introduction
Droit constitutionnel = matière universelle car org du pouvoir est universelle meme si les
techniques varient.
Racine du mot constitutionnel vient de « ce qui constitue » : on fait réf. aux éléments qui
composent une org, qui constituent une partie..
Le terme renvoie aussi à l'idée d’articulation = dns toute société il existe une articulation
d’éléments permettant à cette société de fonctionner.
Le terme « constitutionnel » concerne donc un ens de corps sociaux qui interagissent entre
eux , elles peuvent être simples ou basiques
ex: dns sociétés primitives : interaction entre chasseurs et cueilleurs interactions entre grp
sociaux religieux (rituels funéraires,croyances communes).
Dns ces grp sociaux apparaissent des leaders qui structurent progressivement l’ens des
éléments constitutifs de la société.
dans les sociétés contemporaines, les choses sont bcp plus complexes mais l'idée reste la
meme = rapport structurés entre grp sociaux
ex: jeunes et moins jeunes, natifs et non natifs = ce sont ces ens. d’interactions qui font que
nous ne fonctionnons pas dans une société anarchique ou anormique = société sans droit;
Droit =
Droit constitutionnel lié a la vie politique??
Politique : un ens de concepts/théories politiques permettant d’expliquer notre
environnement et de justifier le fonctionnement de la société = elle constitue une base
théorique.
Droit constitutionnel : étude scientifique (désengagée, neutre) des systèmes de normes,
des règles qui organisent et stabilisent les relations entre gouvernants et gouvernés.
Ces règles fondent l’Etat, l’expliquent et lui permettent de fonctionner plus ou moins bien.
Le DC C’est donc l’idée de « constituer » qqch =créer l’Etat, l’expliquer et le faire
fonctionner.
Cette matière apparaît au 18e siècle, peu avant la révolution française.
C’est à cette époque qu’on cherche à comprendre de manière intelligible comment
apparaissent ces règles ? Comment pourraient- elles être améliorés ? Et comment
comprendre qu’elles échouent ?
Les 1eres réflexions portent sur les grands concepts/théories : c’est quoi l’Etat ? Le peuple
? C’est quoi la souveraineté ?
DC a commencé souvent par ces questions , par des auteurs comme Aristote,
Montesquieu.
L’apparition de l’étude des textes : sous l’ancien régime il s’agissait des lois fondamentales
du royaume = mais à quoi elles servent ? Comment on les rédige, comment on les applique
?
2 façons d’utiliser les textes :
- interprétation littérale : j’interprète à la lettre sans chercher à comprendre
- remettre le texte dans son contexte : on utilise les travaux préparatoires pour
comprendre ce que les auteurs ont voulu écrire.
Les juristes ont compris que l’interprétation littérale ne suffit pas.
Maurice duverger (juriste du 20e siècle) a insisté sur le contexte pratique, comment on
conçoit la mise en œuvre : la pratique évolue dans le temps
3e élément qui renforce DC = interprétation des juges

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Le juge constitutionnel interprète le texte donc il y a une part de subjectivité.
Personne n’imaginait en 58 les technologies qui sont de 2025, donc ça veut dire que le juge
constitutionnel doit interpréter et en interprétant il ajoute qqch au texte.
On ne peut pas limiter le DC à qqch d’excessivement technique = on doit pas se limiter au
texte.
DC va être composé de théorie, philo, d’histoire (évolution au fil des siècles) de sociologie
(mode de fonctionnement société), interprétation textuelles(jurisprudence) = c’est une
matière extrêmement riche.
Dire qu’aujourd’hui ce qu’il va se passer pour le gouvernement Bayrou c’est basique c’est un
fait alors ils peuvent vous paraître important et il est important mais dans quelques années
quand vos successeur suivront un cours de droit constitutionnel celui ci sera réinjecté dans
un ensemble plus vaste qui sera compris à la lumière des bases de l’histoire de la théorie et
c’est d’autant plus vrai que le droit constitutionnel c’est enrichi d’une dimension
contemporaine, c’est apparu au XXe siècle après la 2e GM.
Le DC depuis la 2e GM n’est plus uniquement le droit qui permet de comprendre le
fonctionnement de l’état ou les rapports basiques (ex: élections), le DC est aussi devenu le
droit de la protection des droits fondamentaux, liberté fondamentale, droits des individus
dans leur relation avec l’état, le pouvoir : déjà apparue avec la DDHC pndt révolution mais
ça n’intervient que plus tard.
En résumé le DC = fonctionnement de l'État, relation entre gouvernés et gouvernants
et protection des droits fondamentaux.

1ere partie du cours : LES GRANDS PRINCIPES DU DROIT CONSTITUTIONNEL


CHAP 1 : L'ETAT
Pour les historiens l’Etat moderne est née progressivement à partir du moment où le pouvoir
s’est structuré, centralisé, à partir du moment où les féodalités (pouvoirs locaux) qui
existaient sont progressivement remplacés par un pouvoir central qui va progressivement
prendre la forme d’un État = ce qui était diversifié devient Etat centralisé,organisé,structuré.
Du PDV juridique : l’État est une personne morale et non physique, différente des citoyens
et dirigeants, il existe en tant que tel , c'est une création intellectuelle.
Ce qui le différencie de toutes les autres personnes morales c’est qu’il possède la
souveraineté, il est aussi titulaire comme l'a montré Max Weber, du monopole de la
violence légitime, par la force il fait respecter son autorité. C’est une personne morale qui
va se soumettre au droit public par distinction au droit privé (relations inter individuelles)
alors que droit public = l’Etat bénéficie d’un droit particulier qui lui est propre.

Section 1 : éléments constitutifs de l’ETAT (de quoi on a besoin pour parler d’état)

Sous-section 1 : il faut un territoire = espace géographique délimité par des frontières à


l’intérieur duquel l'État impose son autorité et exerce son monopole de la contrainte. Peu
importe notre nationalité si on est dans un territoire il faut respecter son État ; Le territoire
permet de savoir à qui on s’adresse ? où s’exerce le pouvoir ? Quel est le cadre
géographique de l’Etat ? mais l’Etat est aussi un garant de la sécurité, de ce qui se passe
dans son territoire, il est aussi le protecteur de ses ressortissant à l’étranger.
Territoire = cadre d’action de l’Etat.

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Sous-section 2 : il faut population
Toutes les personnes au sein des frontières sont soumises au droit de l'État mais au sein de
la population y’a des gens qui disposent de droits particuliers, comme voter, ils vont prendre
part à la vie institutionnelle de l'Etat.
A l’intérieur d’une population, il y a des citoyens qui vont jouer un rôle à part, mais qu’on soit
citoyen ou pas d’un état il faut avoir la notion du vivre ensemble, l’état doit faire fonctionner
cette diversité théorisé par Herne renand c’est le sentiment d’appartenance = volonté de
créer une communauté.

Sous-section 3 : il faut une organisation politique


Comment est structuré le pouvoir qui le détient et comment il l’exerce ? Un État sans
système de gouvernement n’existe pas. L'Etat exerce la puissance publique donc il détient
souveraineté, il a libre volonté de l’exercer comme il veut dans son territoire.
Mais comment l’état apparaît ?

Section 2 : pouvoir politique et la nature de l’Etat

Sous-section 1 : les théories classiques.


Avant la Révolution, chez les auteurs classiques le pouvoir vient de dieu. Le gouvernement
tient son pouvoir de dieu et c’est pour ça qu’il faut lui obéir car en lui obéissant on obéit à
dieu ex: les iraniens adhérent à cette théorie.
En France ça a été développé par Bossué.
Le pouvoir vient de dieu mais laisse aux hommes une manœuvre, une marge d’action
(doctrine d’Augustin, 5e siècle) et Tomadaquin.
Des auteurs considèrent que si les dirigeants gouvernent de façon tyrannique alors comme
c’est pas conforme à volonté divine les citoyens peuvent résister (doctrine de Thomas
BORNE)
L'idée de pouvoir divin est assez conservatrice, reposant sur le lien entre dieu et le dirigeant.
D’autres interprétations sont apparues à partir du 16e siècle, l’idée que le pouvoir est le
résultat d’un contrat = un accord entre les membres de la population pour créer un état.
Cette théorie se développe et surtout triomphe au 18e siècle, mais contrat on l'interprète de
diff manières.
Les monarchomaques au 16e sont des auteurs qui vont considérer qu’il y a un contrat entre
le roi, (le souverain) et le peuple et cet accord repose sur une base simple : peuple fait
confiance au souverain pour le diriger, le protéger et donc adhère à son pouvoir/autorité et
en contrepartie le souverain s’engage à respecter son peuple, ses droits (droits qui sont
variables) si le monarque agit contre son peuple alors le peuple peut résister.
Autre théorie tjrs basée sur le contrat mais moins favorable au peuple = théorie de HOBBES
Le léviathan est en réalité cet État qui impose son autorité et pour Hobbes les choses sont
bcp moins idylliques, si le peuple a besoin d’un état c’est parce que le peuple vit dns peur,
sous la loi du plus fort, il est exposé à des dangers donc pas d'État = anarchie (=oppression
des plus faibles par les plus forts) et pour sortir de cette situation on crée l’état pour garantir
l’ordre et la sécurité. C’est un contrat, un accord de volonté au sein de la population d’où
résulte la création de l’Etat. Hobbes ne fait pas confiance à l’homme, pour lui « l’H est un
loup pour l’H »
John Locke : auteur du traité du gouvernement civil (fin 17e), il pense le contraire de
Hobbes, il considère que les hommes avant l’état organisé (=l'état de nature) sont heureux
et créer un état sert à accroître leur bonheur (garantir qu’il disparaisse pas). Il complète sa

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théorie en considérant que si le pouvoir fait le malheur du peuple, celui-ci a le droit de
désobéir, c’est le droit de résistance.
Sur ces bases britanniques, en France, Rousseau écrit Du contrat social.
Il part aussi du principe que dns l’état de nature les hommes sont heureux et libres,
l’homme est naturellement bon. Il faut un état non pas pour faire perdre la liberté de chaque
individu mais qu’au contraire que chaque individu conserve sa liberté mais en la partageant
avec les autres. Ce qui aboutit au vote de la loi, aux règles que se donnent les hommes
librement, les lois qu’ils votent, ces lois qui expriment « la volonté générale » sont pour R
infaillibles, la loi est sacrée, elle ne peut pas se tromper.
Dans ce contexte, le rôle du souverain est de mettre en application la loi alors que le
peuple décide. Mais on s’aperçoit que ça ne fonctionne pas. Ces théories classiques
répondent à une exigence/besoin de légitimer le monarque/souverain.
Hegel (19e) développe une autre approche : pour lui, l'homme est partagé entre 2 intérêts =
son intérêt particulier/propre ce qui est bon pour moi et l’intérêt universel.
Selon lui, l'État sert à concilier cela, le particulier et l’universel. Pour lui il faut sacrifier un
peu de liberté, d’intérêt individuel pour renforcer l’intérêt universel. Selon lui, l'universel élève
mais alors pourquoi il y a des classes défavorisées ?
Au cours du 19e siècle les juristes apportent leur interprétation = l’Etat est une personne
morale qui n’a pas d’existence physique auquel s’ajoute le concept de nation = il y a le
peuple et il y a qqch qui est au dessus du peuple c’est la nation pour Hauriou l’avantage de
l’Etat nation est que cette nation a des intérêts propres qui supplantent l’individu, pour Dugi
l’Etat est le produit de la force : c’est la force des plus fort dominant la faiblesse des plus
faibles. L’Etat c'est avant tout le produit de faits,d ‘une réalité.
Weber pense un peu comme Dugi, l’Etat ne s’explique que parce que à un moment donné il
y a un pouvoir qui émerge, s’impose, mais comment ? Le charisme d’un chef ? ex: De
Gaulle , la tradition ? ex: monarchie héréditaire, mais Weber n'exclut pas non plus la raison
: capacité du peuple à contenir l’Etat, à limiter le pouvoir par des règles. Caractéristique
fondamentale qu’on va retrouver dans démocratie : pouvoir de limiter le pouvoir par des
règles.
Une chose en commun dns ces théories : l'État se donne d’institution.
Sous section 2 : théorie socio historique de l’Etat
Théorie développée par Bernard Chantebout , il part du principe que toute société formé de
grp sociaux (agriculteurs, religieux, guerriers..) sont des oligarchies, structurés pour faire
prévaloir leur intérêts et chaque grp social a plus ou moins la volonté de construire la
société à son image. Et comment un groupe va s’imposer par rapport à tous les autres ? Il
nous dit qu' à un moment, une société va avoir un défi à surpasser (famine, invasion..) , la
popu va se tourner vers le grp social le plus compétent en fonction du pb à régler. A partir de
là, l’oligarchie structure son pouvoir à travers l’Etat, il faut imposer les solutions et
coordonner les grp sociaux grâce à l'État.
Seulement progressivement tout cela s’estompe une fois que le danger est passé mais il
reste les institutions, l’Etat s’est organisé et s'est donc détaché de l’oligarchie dominante =
c’est comme ça que l’Etat s’impose dns la durée, l’Etat a aussi besoin de se faire accepter
donc l’Etat diffuse dans société l’idée que ce n’est pas une ? de grp sociaux différenciés des
uns des autres = il défend l’idée que nous appartenons à un tout, un même ensemble. Si
on a pas sentiment d’appartenance , société se délite, l’état se fragilise et on passe à la
contestation de cette autorité.

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Section 3 : État, droit et société
Le droit on lui donne un but = régir rapport entre individus par conséquent l’Etat va élaborer
du droit qui vise à régir ces rapports et il va être en mesure de transformer, construire ces
sociétés.
Sous section 1- Distinction entre le droit naturel et droit positif
Droit naturel : gus naturalisme = droit qui vient de la nature, la marge de l’état est faible, le
droit reflèterait un projet divin, supra humain ce que défend Aristote, ce que soutient
Tomadaquin. Au 17e un juriste hollandais Grotius apporte un élément intéressant, il y a bien
sûr des règles/principes qui s’imposent à tous mais il faut aussi faire en sorte que le droit
soit adapté aux besoins des individus en fonction du contexte social. Puis à partir du 19e
ces théories de droit naturel, principes préexistant auquel l’Etat doit se soumettre,
s’effacent pour être remplacé par théorie du droit positif. Carré Malberg, gerilerne, yering
défendent l’idée que rien n’est supérieur à l'Etat, le droit est une affaire, création humaine,
scientifique, technique.
Fin 19e l’auteur autrichien Hans Kelsen (très connu) donne au positivisme juridique une
dimension qui n’avait pas était atteinte, il explique et démontre que le droit ça n’est qu’une
création humaine, elle est hiérarchisé : la pyramide de kelsen (c’est l’expression même du
positivisme) est une théorie sur la hiérarchie des normes, se composant de différents blocs (
bloc de constitutionnalité, de conventionnalité, de légalité et le bloc réglementaire). Chaque
norme doit respecter les normes supérieures à elle.
Néanmoins est -ce qu'on peut se contenter uniquement du positivisme ? Est ce que ça a
écarté le gus naturalisme ? non
Il y a aussi des règles qui ne sont pas des créations humaines, dans le jusnaturalisme il y a
une forme d’universalisme
Synthèse entre droit positif et naturel elle s’opère dns la DDHC, un certain nombre de droits
apparaissent d’une certaine façon plus universelle que d’autres règles de droit. Il ne faut pas
les opposer, il y a des influences croisées entre eux, l’Etat a pour rôle de permettre
l'application des règles.
Sous section 2- Adversaires et partisans de l’état
A)Les Adversaires de l’Etat = ce qui contestent l’utilité de l’Etat, il y a ceux qui considèrent
qu’il est un risque/ennemi de nos libertés, on a besoin de lui pour notre sécurité mais on doit
s’assurer qu’il ne viole pas nos libertés = libéralisme politique (de gauche) qui devient
économique (de droite) : l’Etat doit intervenir le moins possible dans l’économie.
C’est les libertariens (théorie des dans les US).
Les anarchistes comme Bakounine, Proudhon, pour eux l’Etat est un instrument
d’oppression sociale = pour eux l’Etat doit disparaître et les individus vont s’auto gérer « ni
dieu ni maître » = c’est une construction intellectuelle qui ne fonctionne pas dns la réalité.
Marx et Engels théorisent de manière la plus complète et aboutie que, l’Etat est un état de
domination de classe = les rapports sociaux sont déséquilibrés.
L’Etat permet à classe dominante d’imposer sa volonté aux dominés. Les marxistes et
léninistes pensent qu’il faudra une phase de transition durant laquelle l’Etat perdurera pour
permettre d’imposer la dictature du prolétariat cad inverser la dictature de domination =
éradiquer bourgeoisie par la force et on après sortir de la dictature du prolétariat et passer
dns l’anarchie.
B) Les partisans/défenseurs de l’Etat
Pourquoi le défendre ? Car on en a besoin pour faire fonctionner de la manière la plus
cohérente une société = pour les penseurs de la démocratie (pouvoir du peuple) , l’état doit

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fonctionner dns le respect des individus et droits fondamentaux, l’Etat ne peut pas s’en
affranchir.
Certains défendent l'État au nom de la nation avec les théories nationalistes, il sert à
privilégier la nation, pour que la nation l’emporte sur le particulier.
Section 4. Les différentes formes d’Etat
Il y a dns le monde 2 grandes façons d’organiser l’Etat : il peut être unitaire ou fédéral
Sous section 1 : L’Etat unitaire
L’Etat unitaire se caractérise par une unique org politique et juridique, il y a un seul appareil
d’Etat compétent sur l’ensemble du territoire.
Il y a une seule administration qui a la compétence nationale. Il y a une seule personne
morale de droit public qui est souveraine et qui dispose de l’ensemble des compétences
étatiques. C’est cette personne morale souveraine qui est dotée de dirigeants d’une
administration qui détermine le droit applicable sur l’ensemble du territoire et c’est cet
ensemble de dirigeants qui vont représenter le territoire sur la scène internationale. Il n’y a
rien au-dessus de l’Etat unitaire, de cette personne morale de droit public sauf si l'État
décide librement de se lier à une org internationale ex : la France a fait le choix de se lier à
l’UE, cette org est située au-dessus de l’Etat.

L’Etat unitaire connaît plusieurs sous catégories :

A/ La centralisation
Etat unitaire avec une org centralisée = il y a un seul niveau de décision politique et
administrative, un seul niveau d’institution qu’on appelle l’administration centrale. Cette org
centralisé se situe dns la capitale de l’etat unitaire, elle présente un avantage = les autorités
politiques disposent de la totalité de l’administration pour agir, ils ont un contrôle total sur
l’appareil de l’état mais aussi un inconvénient =c’est extrêmement compliqué à gérer , dns
des États contemporains comme les nôtres la centralisation seule ne peut pas suffir mais ça
veut pas dire qu’elle n’existe pas. Il y a une forme de centralisation en France qui prend la
forme de ministères.

B/ Les aménagements de la centralisation


2 techniques sont utilisées pour cela :
1- La déconcentration = un système d’organisation administratives dns lequel l’Etat
délègue des compétences à des autorités qui représentent l’Etat sur l’ensemble du territoire.
Selon le juriste Odilon Baron « dns le cadre de la déconcentration c’est tjrs le même
marteau qui frappe mais on en a raccourci le manche » = c’est tjrs la meme personne
morale = l’Etat, qui agit mais au lieu d’agir avec des structures centralisés il agit à travers
des structures/représentants/administrations réparties sur l’ensemble du territoire.
Ex: les préfets sont des représentants de l’Etat.
Ces autorités déconcentrées ont uniquement les compétences que l’Etat leur accorde = ils
n'ont pas de liberté d’agir. Ces autorités sont donc totalement subordonnées à l’Etat, il y a
une hiérarchie selon laquelle l’administration déconcentrée est subordonnée aux autorités
politiques centrales.
Ex : préfet prend décision et sa décision peut être modifiée/annulée par l’autorité centrale =
on parle de pouvoir de réformation. Et elle peut le faire car elle ne fait pas la même
interprétation légale mais c’est aussi justifiée par le contrôle d’opportunité = l’autorité
centrale considère que les circonstances ne suffisent pas, la décision telle qu’elle a été prise

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n’est pas opportune/nécessaire. Les capacités d’action laissées aux autorités déconcentrées
sont limitées.
2- La décentralisation : création de nouvelles personnes morales de droit public, elles sont
réparties sur l’ensemble du territoire pour rapprocher les administrations et les administrés.
La France est un État décentralisé (début 5e rep, Constitution 58, art. 72).
On a des personnes juridiques diff de l’état mais qui doivent agir dns le respect du droit fixé
par l’état il n’y a pas d’affrontement.
La décentralisation géographique ou territoriale = on découpe le territoire et on crée des
sous divisions, des personnalités juridiques plus ou moins grandes (des communes,
departements, régions) = des collectivités.
Le meme découpage géographique s’applique a la déconcentration et à la décentralisation.
L’avantage d’une collectivité territoriale dotée d’une personnalité juridique est la liberté
d’agir (libre administration) alors que le préfet fait ce que l’Etat lui dit.
Ces collectivités doivent travailler dns le respect du principe de légalité = respect du droit.
La décentralisation technique ou fonctionnelle = on raisonne sur une base thématique,
des sujets, et non sur une base géographique, ils vont exercer une compétence particulière
ex: l’université est une personne morale de droit public donc elle a une autonomie juridique
mais l’université ne travaille que dans l’enseignement et la recherche.
des personnes morales de droit public spécialisé il y en a bcp dns des domaines différents
ex: musées, hôpitaux…
Le législateur de l’Etat décide de créer nationalement ou localement des établissements
publics avec une autonomie d’action dns le domaine d’intervention de l’établissement.
La France est un état unitaire avec partie décentralisée et déconcentrée.

Sous section 2 : L’Etat fédéral


Les principes du fédéralisme : l’autonomie, la participation et superposition.
ils permettent de comprendre comment l’Etat fédéral fonctionne sachant qu’il fonctionne à 2
niveaux :
-le niveau fédéral , ce qui fait l’union au sein d’un état, mais il y a un niveau
géographiquement plus limité qui est celui des états fédérés (à l'intérieur de l’état fédéral
ex: aux US la californie) qui se sont regroupés et fonctionnent à l’intérieur de l’état fédéral.
A/ Les principes du fédéralisme :
1- l’autonomie
L’Etat fédéral se superpose aux états fédéraux, le fédéralisme a été pensé pour que les
états fédérés bénéficient d’une réelle autonomie non pas seulement administrative mais
aussi une autonomie politique.
Dns les États fédérés il y a une constitution fédérale mais aussi des textes pour les entités
fédérées…
ex: dns chaque État américain il y a un parlement.
Cette autonomie permet aux états fédérés d’avoir des compétences de nature
constitutionnels = ex: tous les états fédérés n’ont pas aboli la peine de mort.
Dns certains états la répartition des compétences se fait dns la constitution fédérale. Les
États fédérés font ce qu’ils veulent.
C’est au niveau fédéral que s’exerce la souveraineté nationale.
Quand il y a des conflits de compétences il y a un juge pour trancher
ex : cour suprême des US qui est la pour trancher l’exercice de compétence entre le niveau
fédéral et les états fédérés.
2-Principe de participation

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Il faut que les états fédérés puissent participer au fonctionnement de l’état fédéral. Il y a une
participation indirecte des états fédérés comme à travers le sénat américain = ils élisent 2
sénateurs qui siègent au sénat pour représenter leur état fédéré.
Il y a une autre forme de participation indirecte : on ne vote pas directement, on passe par
de grands électeurs qui sont eux-même élus par la population dns les États fédérés.
3- principe de superposition
Dans les matières qui relèvent de l’état fédéral, le droit fédéral prime sur le droit fédéré = le
droit fédéral est d’application directe dns le droit des états fédérés.

B/ La formation de l’Etat fédéral


1)​ Le fédéralisme par association
Après revo américaines il y a création d’états fédérés souverains qui se sont associés à
travers une confédération afin de préserver la souveraineté interne et externe des États.
Dns une confédération, les États conservent leur souveraineté quasi complète et décident
ensemble du fonctionnement de la confédération
1787 = création de fédération des US.
Cette logique a été suivie en Allemagne, on a commencé par une confédération en 1866 et
puis un empire fédéral en 1871. Juridiquement il y a une autre diff entre confédération et
fédération : une confédération repose sur un traité et la fédération repose sur une
constitution.
Dans la confédération on reste sur un mode de fonctionnement qui relève du droit
international et dns une fédération on est sur du droit constitutionnel.
2)​ Le fédéralisme par dissociation
À un moment, un état unitaire peut traverser des défis ex : très grande crise politique en
Belgique dns an 70-80.
l'Espagne est restée un état unitaire, pour éviter l’explosion et sans atteindre le niveau
fédéral on a régionalisé l’Espagne.
Comment évoluent les États fédéraux ? L’autonomie des états fédérés dns les décennies qui
se sont écoulées s’est réduite car quand un Etat fait face à une guerre, crise éco plutôt que
d’attendre des réponses dns les États fédérés, les réponses sont concentrées au niveau de
l'État fédéral.
Trump est un défenseur de l’autonomie des états fédérés mais pas vraiment (garde
nationale à LA).
Il y a encore des tentations de dissociation ex du Québec, le Canada est un état fédéral et le
Québec a longtemps critiqué le poids de l’état fédéral et a revendiqué l’indépendance (ce
mouvement s’est affaibli). Mais on a une forme de stabilité dns certains états fédéraux
comme l’Allemagne.

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Chapitre 2 : La constitution
La Constitution c’est le statut de l’Etat = personne morale de droit public, pendant longtemps
elle n’était que cela = le statut de l’Etat (c’est le « mode d’emploi » de l’Etat).
Le statut de l’Etat organise l’exercice des pouvoirs, le fonctionnement des institutions. La
constitution est devenue le moyen de protéger les droits et libertés fondamentaux.

Section 1 : l’Etat et la constitution

Sous section 1 : La constitution,statut de l’Etat


La constitution permet d’organiser le pouvoir mais elle le légitime également car l’Etat
n’existe qu'à travers ces institutions, il ne peut fonctionner qu'à la condition que ces
institutions soient structurées et organisées sinon le pouvoir n’a aucun fondement/ légitimité.
Tous les régimes ont compris cela, les États dans leur conception moderne, ils se dotent
tous à un moment ou à un autre de règles constitutionnelles.
Sous l’ancien régime on parlait des lois fondamentales du royaume = équivalent d’une
constitution au sens contemporain du terme.
Les britanniques ont une constitution coutumière non écrite mais simplement par des
coutumes transmises au fur et à mesure du temps.
En France la 1ere constitution apparaît après la Révolution, c’est celle de 1791 et le roi est
tjrs en place. C’est une constitution qui permet de passer d’une monarchie absolue à une
monarchie parlementaire, le roi n’exerce plus seul le pouvoir il doit travailler avec d’autres
autorités.
La constitution est aussi l’expression de la souveraineté, un Etat choisit librement son
organisation constitutionnelle il s'auto organise , c’est une forme d’autodétermination.
Dans ce contexte, il existe des constitutions dites stratifiées (Philippe lauvaux) = la
constitution est capable de prendre en compte différentes situations : un temps normal ou
une crise grave.
art 16 sur les pouvoirs d’exception (constitution 5e rep) : si une crise grave venait à
apparaître, cet art permettrait de concentrer les pouvoirs entre les mains du président. ( ex
de Gaulle pendant la guerre d’Algérie).
En Allemagne, si y’a un blocage = renforcement des prérogatives du chef de l’Etat =
constitution stratifiée.
Une constitution seule peut exister mais très souvent le texte constitutionnel est complété
par d’autres éléments, la loi peut venir compléter le fonctionnement de la constitution = ce
sont les lois organiques.
La pratique vient compléter le texte institutionnel, il y a encore des coutumes
constitutionnelles qui permettent de comprendre la constitution.
Mais dns les États libéraux la constitution va aussi limiter le pouvoir, l’encadrer.
Montesquieu : théorie des poids et des contrepoids = Difficulté de la constitution faire
fonctionner l’état sans le bloquer et sans donner le pouvoir à l'un ou à l'autre. Séparer les
pouvoirs pour les neutraliser en les équilibrant.
Art 16 de la DDHC : « toute société dns laquelle la garantie des droits n’est pas assurée ni la
séparation des droits déterminés n’a point de constitution ».
Etat de droit = État dns lequel les gouvernants acceptent de se soumettre à la norme qu’ils
ont eux même édicté et respectueux des droits individuels et collectifs en revanche dns les
États autoritaires/de police,il y a peut y avoir une constitution (urss, Corée du Nord) mais qui
ne permet en rien de limiter les pouvoirs et préserver les droits individuels et collectifs.

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Sous section 2 : La constitution garantie des droits des citoyens
Dimension qui est apparue plus tard dns l’histoire constitutionnelle, c'est un aspect plus
contemporain : il a fallu attendre la fin de 2e GM. Il y a eu des tentatives avant = évolution
assez lente.
Ces droits protégés on les trouve parfois dns les constitution elle même mais dns le
préambule (46 et 48), on les trouve aussi dns des textes séparés de la constitution = DDHC
Progressivement ces droits individuels de 1ere génération ont été complétés par d’autres
droits.
Dns 1ere gen : droits civils et politiques = droits qui protègent individus contre l'État et
puis au 20e siècle apparaissent les droits de 2e gen ou au contraire on a besoin de l’Etat
pour les faire respecter = on s’intéresse aux droits sociaux et économiques (droit de
grève, de se syndiquer, à l'éducation..).
Ces droits sont venus s’ajouter et n’excluent pas les précédents.
Plus récemment droits de 3e gen = droit à un environnement sain, droit de l’animal,
droit du numérique qui doit nous amener à penser de nouveaux droits fondamentaux.
Comment les garantir ? A l’époque ces droits sont protégés essentiellement par la loi, ils
n’ont pas de valeur constitutionnelle.
Le préambule n’avait pas de valeur constitutionnelle, il fallait le mettre dns la constitution
elle-même et pas avant.
En France, une décision du conseil constitutionnel du 16 juillet 1971 portant sur la liberté
d’association. C'est une Décision fondamentale car c'est avec elle que le conseil
constitutionnel donne une valeur constitutionnelle aux droits et libertés exposés dns la
DDHC de 89 mais également tous les droits et libertés qui constituent des principes
fondamentaux reconnus par les lois de la république.
En France on avait déjà du droit sur la liberté d’association = loi du 1er juillet 1901 donc
jusqu’en 1971 la liberté d’association a une valeur législative = elle peut être modifiée par
la loi.
La constitution est supérieure à la loi. En réalité le préambule de la constitution de 58 est
par extension les droits qui sont exposé dns la constitution de 46 et la DDHC ont tous
inspirés la reconnaissance et la garantie de droits et libertés fondamentaux = ils sont
constitutionnels depuis 71.
Le conseil constitutionnel a été crée en 58.
En 197, le conseil constitutionnel se reconnaît le droit de nous dire que la constitution ça
n’est pas simplement de l’art 1 au dernier mais un bloc de constitutionnalité = c’est tout ce
que le conseil constitutionnel ajoute au nom de La défense des droits et libertés qui ne sont
plus législatifs mais fondamentaux car ils ont une valeur constitutionnelle = reconnus par
les lois de la république.
Le conseil constitutionnel va parfois utiliser des principes particulièrement nécessaires à
notre temps. La constitution est aussi la pratique , le juge constitutionnel fait vivre cette
constitution.
Section 2 : l’acte constitutionnel
Comment est élaborée la constitution ?
Distinction entre le pouvoir constituant originaire et le pouvoir constituant dérivé.
Sous section 1 : Constitution coutumière et constitution écrite
Pendant très longtemps les règles constitutionnelles ont étés coutumières cad non écrites.
Un acte juridique peut très bien avoir une portée, exister sans forcément être écrit.

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La coutume renvoie à un fait matériel, à une action qui se répète et auquel on attribue une
portée en d’autre termes il y a une volonté partagée de considérer que ce fait matériel a une
portée a des conséquences.
Un fait matériel a des conséquences car il y a une adhésion qui résulte de la clarté et de la
constance(répété) de cette action. La coutume c’est admettre qu’une action s’inscrive dns
l’ordonnancement juridique.
Une constitution coutumière soulève des difficultés : combien faut-il de répétitions pour
considérer qu’un fait est une coutume ? Quel fait en plus ? = c’est flou.
Une coutume peut apparaître mais elle peut aussi disparaître. Les coutumes en raison de
leur caractère non écrit comment y accéder ? Comment savoir qu’il ya un certain nb de faits
matériels, d’action qu’on va accepter de se soumettre ? Il ya des auteurs qui transforment
les coutumes en acte écrit = mais dcp c plus une coutume.
En GB, la constitution coutumière existe.
Le droit constitutionnel coutumier présente des inconvénients et c’est pour cela que les Etats
optent pour des constitutions écrites. C’est au moment des Lumières que l’écrit apparaît
plus, dns le but de rendre le pouvoir plus compréhensible pour les citoyens.
Aux EU, dns l'État de Virginie 1776 on a constitution écrite, en France c’est en 1791.
Ce mouvement d’écriture des constitutions initié au 17e siècle ne sera jamais abandonné,
ces constitutions écrites ont plusieurs façons d'être organisées : il y a en général un
préambule, puis diff art organisés par thème.
Mais, les constitutions écrites n’ont pas fait disparaître les coutumes constitutionnelles.
Avantage du DC coutumier = il est très facilement adaptable, il évolue facilement et peut
s’adapter assez vite aux réalités socio politiques, il est flexible.
Les constitutions écrites par nature le sont moins, c’est plus facile de changer une coutume
qu’un texte mais la constitution écrite reste bcp plus compréhensible et accessible.
Les règles coutumières n’ont pas disparu, il reste de la place à côté des textes pour les
actions, faits.
La constitution écrite ne règle pas forcément tous les aspects de l'État, mais la pratique
(coutume) vient compléter et parfois modifier le texte = elle est « praeter legem » (elle le
complète). On a aussi des coutumes « contra legem » = coutumes qui vont contre les textes.
Ex de coutume « praeter legem » : Sous les 3e et 4e Rep, les règles n’étaient pas claires en
ce qui concernait le président du conseil, sous la 3e il n’y avait pas de règle de1er ministre
c’est une pratique coutumière qui va apparaître.
Ex de coutume « contra legem » : sous la 5e Rep, la constitution ne dit pas que le président
de la rep est la clé de route du pouvoir cad que tout devait tourner autour de lui. C’est une
coutume constitutionnelle qui aboutit à cela, à une présidentialisation amorcé par DG et
confirmé par ses successeurs.

Sous section 2 : Modalités d’établissement et de révision des constitutions

A)​ L’établissement
Pour qu’il y ait une constitution il faut un pouvoir constituant, c’est lui qui va mettre en place
les pouvoirs constitués (parlement, gouv..), ils sont crées par le pouvoir constituant.
Qui détient ce pouvoir constituant ? Cette capacité d’établir des pouvoirs constitués ?
Le pouvoir constituant intervient quand se crée l’Etat.

1.​ Le titulaire du pouvoir constituant

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Il peut s’agir de pouvoir constituant souverain = une personne qui décide d’imposer son
autorité et de créer des pouvoirs qui vont le permettre.
Il peut s’agir de représentants du peuple qui s’érigent en pouvoir constituant.
Ex : Revo 1789, une AN est créée, elle est auto proclamée, c’est elle qui va élaborer la
constitution de 1791. Dans périodes de crises on a des assemblées convoquées c’est ce qui
se passe en 1848.
Des solutions plus démocratiques : le pouvoir constituant peut être exercé directement par
le peuple en le consultant par référendum c ce qui s’est passé en 1946.
2 Etats ont tenté de faire rédiger la constitution par les citoyens en passant par les réseaux
sociaux : Islande en 2013 car le parlement islandais a bloqué le texte en constatant qu’il n’y
avait pas d’accord pour fixer le contenu de la nouvelle constitution, Sri Lanka en 2016.
Le pouvoir constituant dns une démocratie fait penser à la souveraineté du peuple.

2.​ L’exercice du pouvoir constituant


Il s’exerce de diff manières :
L’assemblée constituante peut travailler soit seule sans directives particulières soit en lien
avec le peuple. Chaque situation va faire que les méthodes de T vont changer.
Ces assemblées constituantes jouent un rôle majeur et donc on a cadrer leur T avec des
textes pré constitutionnels.
C’est ce qui s’est passé a la libération, l’assemblée constituante a vut ses pouvoirs limités à
une loi constitutionnelle mais qui était pré-constitutionnelle (provisoire) le 2 nov 1945 et qui
devait s’appliquer jusqu’à l’adoption d’une constitution définitive.
Comment réviser une constitution ? Réviser la constitution est aussi une façon d’exercer le
pouvoir constituant mais il faut distinguer le pouvoir constituant originaire et pouvoir
constituant dérivé, ils sont de même nature = de nature constitutionnelle, mais le pouvoir
constituant originaire consiste à déterminer la constitution, il est à l’origine.
Le pouvoir constituant dérivé, dérivé de la constitution elle-même = il est défini par la
constitution pour en permettre la révision.
Dans les 2 cas on a affaire à un pouvoir constituant souverain par le conseil constitutionel
dns une décision du 24 juillet 1991 : « le pouvoir constituant est souverain il lui est loisir
d’abroger, modifier ou de compléter des dispositions de valeur constitutionnelle ».
C’est un exercice lourd : on ne va pas demander aux citoyens de réviser la constitution, on
prévoit des mécanismes pour réviser la constitution.
Ce pouvoir constituant dérivé va être exercé par le parlement en relation avec le pouvoir
exécutif.
Il y a plusieurs limites :
-​ Limites temporaires (périodes durant lesquelles on ne peut pas réviser la
constitution). Ex : lorsqu’il est porté atteinte à l'intégrité du territoire (invasion) , on
pourrait pas réviser la constitution.
-​ Limites d’objet : quels objectifs ? La forme républicaine du gouvernement ne peut
pas faire l’objet d’une révision.
-​ Limites de procédure : à procédure c’est celle qui est fixée par la constitution et
uniquement par elle. La procédure va déterminer si on a affaire à une constitution
rigide ou à une constitution souple. Si on a une constitution souple = on peut réviser
la constitution de manière assez simple/rapide. Si on a une constitution dite rigide =
une constitution difficilement modifiable.
La distinction entre pouvoir constituant dérivé et pouvoir législatif.

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C’est bien l’AN et le sénat qui vont voter la révision de la constitution mais ils votent aussi la
loi = l’acte législatif et ce n'est pas la même chose.
On va confier au parlement 2 missions différentes : la mission assez rare, ponctuelle,
compliqué de réviser la constitution c’est l’art 89 de la Constitution.
En revanche lorsque le parlement vote une loi ordinaire qui dns la hiérarchie des normes et
inférieur a la constitution = il exerce le pouvoir législatif.
Les lois organiques sont aussi votées par le parlement pour préciser telle ou telle
disposition de la constitution = c’est une loi de complément.
Le fait d’avoir une constitution écrite qui en plus est rigide il ya une volonté affirmée de
respecter le fait que la constitution est au sommet de la hiérarchie des normes et c’est
pour ça qu’on la révise avec bcp de précision.
Comment garantir son positionnement au sommet de la hiérarchie des normes ? Comment
contrôler que les normes inférieures à la constitution le respectent bien ?

Section 3 : Le contrôle de constitutionnalité


Il n’a pas tjrs existé, on a pas tjrs prévu de mécanisme permettant de garantir le respect de
la norme constitutionnelle, on a pas prévu des sanctions en cas de violation de la
constitution.
Mais certaines constitutions évoquent un droit de résistance à l'oppression = si le pouvoir
viole la constitution le peuple peut résister.
Il a fallut inventer des mécanismes qui permettent de garantir le respect de la constitution.
Possibilité de destituer le détenteur du pouvoir pour contrôler le respect de la constitution.

Sous section 1 : la signification du contrôle de constitutionnalité

A)​ La signification juridique


Le contrôle constitutionnel consiste dns la confrontation d’une norme juridique a une
norme constitutionnelle en vue d’en vérifier la conformité ou la contrariété.
En France sous la 5e Rep on contrôle par rapport au bloc de constitutionnalité composé de
la constitution elle même, du préambule, de la DDHC, charte de l’environnement.
Les normes contrôlées sont toutes les normes inférieures à la constitution : les lois, traités
internationaux, tous les textes administratifs.
Difficultés sur les lois : pendant longtemps jusqu’à 1958, il n’y avait pas de mécanismes, de
juge permettant de contrôler les lois par rapport à la constitution et puis c’est en 1958 que le
conseil constitutionnel est créé.
Il peut considérer qu’une loi est contraire totalement ou partiellement à la constitution.
On a régulièrement des décisions du conseil constitutionnel qui constatent qu’une loi viole la
constitution. Le conseil constitutionnel a la possibilité d’élaborer des réserves
d’interprétation = il explique aux législateurs que telle ou telle disposition de la loi est
valable à condition d’être appliqué d’une certaine manière.
Il y’a 2 aspects dns le contrôle de constitutionnalité :
L’aspect technique = faire respecter la hiérarchie des normes, faire en sorte que lorsque
c’est du domaine de la loi on applique la procédure législative, faire en sorte que les
équilibres établies par la constitution soit respectés.
La décision de 1991, a fait entrer le contrôle de constitutionnalité dns un aspect plus
politique : la protection des libertés et droits fondamentaux.

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Ça veut dire que le contrôle de constitutionnalité ne sert plus à s’assurer que l’Etat
fonctionne mais de façonner la société française = exercer une influence sur les grandes
questions sociétales.
A travers la protection des libertés fondamentales, le juge constitutionnel oriente la société.
Quels sont les droits reconnus ? Est ce qu’on fait prévaloir les impératifs de securité ou de
liberté?
Selon les défenseurs du contrôle constitutionnel, il permet de garantir droits et libertés
fondamentaux et opposants qui pensent qu’on va trop loin que c’est trop.
ex : opposition du conseil constitutionnel a une loi voulue par le parlement sur l’immigration
(9 membres du conseil constitutionnel que le peuple n’a pas choisi s’opposent a l’AN et au
sénat )

Sous section 2 : les modalités techniques du contrôle de constitutionnalité


Qui exerce le contrôle ?

A)​ Les acteurs du contrôle


1.​ L’organe de contrôle
Selon les régimes on peut avoir un organe de contrôle politique, le pouvoir politique exerce
le contrôle de constitutionnalité, ce qui n’est pas forcément une bonne chose = se pose la
question de l’objectivité du contrôle.
En France, les assemblées parlementaires contrôlent les lois qu’elles votent par rapport a la
constitution et dans d’autres cas on crée des organes spécifiques = c’est ce qui était prevu
par la constitution de 1791, où certains parlementaires/députés étaient choisis pour intégrer
un jurie constitutionnaire, qui devait vérifier la conformité des actes par rapport a la
constitution de 1791.
On avait un organe spécifique appelé le tribunal qui devait contrôler les actes législatifs par
rapport a la constitution.
L’organe juridictionnel : des juges constitutionnels qui vont examiner la conformité des
textes par rapport a la constitution.
On a plusieurs formes d’organes juridictionnel compétents :
-​ Les cours suprêmes = c’est le modèle de la Cour suprême des EU, qui est un
véritable juge constitutionnel depuis un arrêt célèbre rendu par la cour suprême qui
se reconnaît le droit d’exercer le contrôle de constitutionnalité (1803 = arrêt Marbury
contre Madison). En 1803, la cour suprême américaine considère qu’elle peut
désormais contrôler les normes à la constitution. La cour suprême aux US est aussi
un degré de juridiction, elle est compétente pour trancher des litiges. Avant la cour
suprême, tous les juges américains peuvent aussi exercer ce contrôle. Contrôle par
voie d’exception : un plaideur soulève une ? De constitutionnalité et avant de
trancher le litige le juge doit répondre a la question de constitutionnalité. Il s’agit
aussi de contrôle a posteriori : on contrôle des lois qui sont déjà en vigueur.
En Europe, on a opté pour un autre modèle qui est celui des juges spécialisés, des juges qui
ne tranchent pas forcément des litiges mais qui vont s’intéresser qu’au contrôle de
constitutionnalité. Ces juges ont été créés en 1945 en Autriche, Italie 48, France 1958 : on
cree le conseil constitutionnel qui contrôle la constitution.

B) Les techniques de contrôle


Contrôle par voie d’exception : le problème de constitutionnalité apparaît à l’occasion d’un
litige et doit être réglé avant de trouver la solution du litige.

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Aux USA : le juge est déjà habilité à trancher lui-même (question préalable).
Dans d’autres pays on parle de question préjudicielle : la question est posée devant un juge
mais ce juge n’est pas habilité à la traiter et doit la renvoyer à la juridiction spécialisée.
Contrôle par voie d’action : un contrôle bcp plus direct car la juridiction spéciale est saisie
directement, on passe pas par un autre juge ni par l’hypothèse d’une affaire au fond, il y a
une seule question de droit = la question de constitutionnalité.
Le contrôle peut être a priori ou a posteriori = lorsqu’il y a un contrôle a priori (avant
l’entrée en vigueur du texte contrôlé) et le contrôle a posteriori (porte sur un texte qui est
déjà en application).
En France on a mixé. Le conseil constitutionnel en France comporte 9 membres pour 9 ans
non renouvelables : 3 membres sont nommés par le président de la rep, 3 membres par le
sénat et 3 membres par l’AN. Le président de la rep choisit le président du conseil
constitutionnel. Les anciens présidents de la Rep, qui sont membres de droit = pas besoin
d’être nommés, mais en général ils hésitent à y siéger.
En France on a cumulé les 2 voies : la 1ere formule retenue est celle de la voie d’action qui
est appliquée dès 1958, c’est un contrôle qui permet de transmettre au conseil
constitutionnel une loi qui n’a pas encore été promulguée, pour qu’il la contrôle.
Nous avons choisi un système fermé car la constitution énumère ceux qui peuvent saisir le
conseil constitutionnel. Dans la constitution de 58, le conseil constitutionnel pouvait être saisi
et peut tjrs l’être par le président de la rep, le 1er ministre, le président de l’AN et président
du sénat. En 1974 a la D de Valéry Giscard d'estaing, la révision constitutionnelle a permis
d’élargir la capacité de saisir le conseil constitutionnel = au moins 60 députés.
Il voulait démocratiser la saisie du conseil constitutionnel.
Ce système en France a suscité bcp de critiques car pas suffisamment protecteur des droits
et libertés.
Sarkozy décide d’enclencher une révision constitutionnelle pour élargir la technique de
contrôle : c’est la révision constitutionnelle de 2008 qui est entrée en vigueur en 2010.
Ça a créé la QPC (question prioritaire de constitutionnalité) = c’est une technique de
contrôle par voie d’exception et a posteriori car à l'occasion d’un litige l’un des plaideurs
soulève une question de constitutionnalité.
Le sursis à statuer = le juge stoppe l’affaire et transmet la question au conseil d’Etat ou à la
cour de cassation, et ceux-ci la transmettent au conseil constitutionnel.

Sous section 3 : Les risques du contrôle de constitutionnalité


Le gouv des juges = situation dns laquelle le juge constitutionnel profite de son pouvoir pour
faire prévaloir ses conceptions politiques sous couverts d’ordre juridiques = il impose en
réalité ces conceptions juridiques.
Ex : la cour suprême aux US est actuellement accusée de cela.
Quel est le plus important : L'interprétation subjective de quelques juges ou la volonté
générale à travers le parlement ? C’est un conflit de légitimité ?
La légitimité du parlement = vote démocratique et légitimité des juges =

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Chapitre 3 : la souveraineté
Un Etat n’est pas une personne juridique comme une autre = l'État est une personne
morale d’ordre public à part car on a affaire à un Etat qui est souverain.

Section 1 : la souveraineté est une caractéristique existentielle de l’Etat


L’Etat n’existe pas sans souveraineté.
La souveraineté doit être contestée, un Etat qui est envahi par un autre perd sa
souveraineté. ex de la France pendant la 2 GM.

Sous section 1 : les origines de la notion


Les auteurs ont commencé à penser la souveraineté dès le moyen âge, on a les légistes de
l’époque qui ont l’idée qu’il faut mettre un terme/mot sur la capacité très particulière de l’Etat
à agir.
Mais c’est au 16 et 17 que la notion de souveraineté s’impose.
Au 16 avec Jean Bodin qui consacre un livre a la souveraineté et au 17 c’est Loyseau qui
continue de travailler sur le sujet.
Les légistes/juristes au début du 14e siècle, travaillent pour la dynastie qui est au pouvoir à
l’époque en France la dynastie des capétiens. L’un de ces capétiens, Philippe Lebel,
demande aux légistes un argument pour justifier l’autorité du roi et les légistes donnent une
solution au roi: la souveraineté.
Les légistes retrouvent un adage/ formule : « le roi de France est empereur en son
royaume » : l’autorité du roi s’affirme au sein du royaume et les puissances étrangères
notamment le Pape doivent respecter cette autorité du roi sur son royaume.
Le roi se présente comme l’égal du pape et à l’intérieur du royaume cela permet à Philippe
Le Bel de centraliser le pouvoir entre les mains du monarque.
J. Bodin en 1576 écrit « Les 6 livres de la République » et il dit « la souveraineté est la
puissance absolue et perpétuelle d’une République ».
Loyseau écrit en 1690 « Traité des seigneuries » et il a cette formule « la souveraineté
consiste en puissance absolue cad parfaite et entière de tout point ».
A partir de la, la souveraineté est restée comme une notion fondamentale non seulement en
France mais dns le monde entier, chaque Etat quelque soit sa forme, met en avant sa
souveraineté et la revendique.

Section 2 : la portée de la notion


Sa portée est double :
La souveraineté va avoir une portée interne et externe.
Les auteurs contemporains ont essayé de définir la souveraineté dns ces deux dimensions.
Julien Laferrière nous def la souveraineté comme « la qualité d’un pouvoir de droit suprême
et originaire ».
George burdeau : « la souveraineté c’est le fait de ne dépendre d’aucun autre pouvoir ». Il
n’y a rien au-dessus du pouvoir souverain, il est à l’origine de tous les autres pouvoirs et
cela a des conséquences.

A)​ La souveraineté interne


Que peut faire l’Etat souverain que personne d'autre ne peut faire ? = exercer la contrainte
légitime car elle est mise au service du pouvoir souverain et qu’elle sert à faire respecter le
droit créé par le pouvoir souverain.

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Un pouvoir souverain a la maîtrise de son organisation.
Le pouvoir constituant est un pouvoir souverain par nature, l’élaboration de l’organisation
politique d’un Etat est une expression de la souveraineté.

B)​ La souveraineté externe


On la retrouve en droit international. Théoriquement, puisque chaque état est souverain,
chaque état est l’égal des autres : il y a une égalité théorique entre les Etats car ils sont
tous souverains.
Les nations unies traitent chaque Etat de la même manière. C’est parce que chaque Etat est
souverain qu’en principe aucun Etat ne doit interférer dns les affaires des autres Etats. C’est
d’ailleurs car les Etats sont souverains que les discours sur un gouvernement mondial n’ont
pas de sens, car il serait contradictoire. L’UE a une souveraineté mais elle n’existe que
parce que les Etats l’ont crée.

Section 3 : les formes de souveraineté

Sous section 1 : la souveraineté théocratique


Dans le nouveau testament, Paul qui est romain, dns une lettre qu’il adresse aux romains
explique que le pouvoir vient de dieu.
Une souveraineté d’origine divine : le droit divin surnaturel , c’est une transmission directe
de dieu au détenteur de pouvoir.
C’est ce qui explique la monarchie de droit divin en France. Louis 14 : « C’est en dieu non
dns le peuple qu’est la source du pouvoir et c’est à dieu seul que les rois sont comptables
du pouvoir dont ils les a investis »
Une variante qu’on appelle le droit divin providentiel : ce n’est pas dieu qui désigne
lui-même le souverain mais il est le maître d’événements qui conduisent les hommes à
choisir un détenteur du pouvoir souverain qui lui convient. Il y a encore des juristes français
qui expliquent qu’il y’a un ordre social voulu par dieu et donc qu’on choisit le pouvoir
souverain. On a tjrs des Etats qui justifient l’origine du pouvoir souverain par une explication
divine.

Sous section 2 : la souveraineté démocratique


Dans cette théorie, c'est le peuple qui est souverain. Mais on doit distinguer 2 conceptions
de cette souveraineté démocratique et 2 théories qui ont été élaborées par 2 auteurs
français.

A)​ La souveraineté populaire


La souveraineté populaire, on la doit à Rousseau, c’est lui qui la théorise.
C’est le peuple qui détient une parcelle de la souveraineté et qui exerce directement sa
souveraineté.
Population = habitants d’un territoire et peuple ( précisément hommes riches) = ceux qui
vont pouvoir participer politiquement.
Tous les membres de la population ne participent pas à l’exercice de la souveraineté. Dans
la souveraineté populaire, le vote a une importance très grande, les citoyens exercent leur
souveraineté en votant c’est la défense du droit de vote.
On vote et on désigne des élus mais comme le peuple est souverain les élus en question
sont controlés très étroitement par le peuple avec une technique juridique qui s’appelle le
mandat impératif = on élisant quelqu’un on lui donne nos instructions et s' ils ne les

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respectent pas on peut les révoquer (virer). Les élus sont des administrateurs qui appliquent
les décisions du peuple.
La démocratie directe : les décisions sont prises par référendum directement par le peuple
sans avoir besoin d’élus. Mais dns les grands États modernes il est difficile de demander au
peuple de voter des grandes décisions. Par ex la Suisse exerce une démocratie directe.
Comme elle est difficile à exercer, on a inventé la démocratie semi-directe : les décisions
sont prises par des élus mais le peuple peut intervenir tjrs dns le cadre d’un référendum.

B)​ La souveraineté nationale


Elle a été théorisé par Sieyes. Pour lui, c'est la nation qui est souveraine et pas la
population.
La nation est une forme de fiction car dns l’esprit de Sieyès il y a la population d’un côté et
de l’autre la nation qui n’est pas la somme des individus mais la nation c’est au dessus des
individus une identité abstraite qui a une volonté propre, une existence à part. Si nous ne
comptions que sur les individus, chacun exprimait son avis sur ce qu’il considère le plus
favorable au pays mais on peut avoir des intérêts particuliers qui ne correspondent pas aux
intérêts de la nation dns sa globalité.
Hauriou « la nation ne se confond pas avec la somme des citoyens vivant à un moment sur
le territoire national, car elle englobe a la fois le passé, présent et l’avenir, elle est faite non
seulement des vivants mais des morts comme aussi de ceux qui naîtront »
Art 3 de la DDHC : « le principe de toute souveraineté réside essentiellement dns la
nation ».
La souveraineté nationale ne fonctionne pas comme la souveraineté populaire. Dans la
souveraineté nationale voter n’est pas un droit mais une fonction, on a le devoir de voter
pour faire fonctionner l’Etat nation.
Chez Rousseau il y a volonté d’élargir le droit de vote et chez Sièyes il faut contrôler ceux
qui vont voter.
Suffrage censitaire (que si on a assez d’impôts) et capacitaire (que si on sait lire et écrire)
et on vote pour des représentants. Or dns la souveraineté nationale le représentant est
indépendant de l’électeur, le représentant il représente la nation.
Souveraineté nationale : mandat représentatif.
On parle de démocratie représentative. Le régime représentatif repose sur une distinction
entre la nation souveraine mais ceux qui vont réellement exercer le pouvoir sont les
représentants. Sièyes défend à cette époque le fait que la révolution ne doit pas conduire au
SU mais à une souveraineté nationale exercée par la bourgeoisie. Le SU n'apparaît en
France qu’au milieu du 17e siècle.
Le doyen George Vedel avait montré que dns la souveraineté nationale il est possible d’avoir
une démocratie semi représentative : combinaison de certains mécanismes de la
souveraineté populaire avec des mécanismes de la souveraineté nationale.

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Partie 2 : La construction de l’Etat libéral
On fait réf à un Etat qui est une synthèse entre une démocratie, la séparation des
pouvoirs et la garantie/ protection des libertés. La France est un État libéral.
L’Etat libéral a eu besoin de temps pour s’imposer et se construire, en France il n’apparaît
pas à la révolution française. Les Etats libéraux sont en danger car dns l’histoire
contemporaine une crise économique, sanitaire, des attaques venant d’autres Etats peuvent
fragiliser les Etats libéraux. Car il y a aussi dns bcp de pays européens l’idée que pour
surmonter ces menaces il vaudrait mieux avoir des états autoritaires. Rien n’est définitif,
garanti éternellement, l’Etat libéral peut très bien disparaître ( quand la France a ete envahi
par l'Allemagne, l'état libéral disparaît).
Après 1789, révolution bourgeoise = c’est la bourgeoisie qui récupère le pouvoir. La
bourgeoisie s’empare du pouvoir avec l’idée d’une part de tenir le peuple à l’écart du
pouvoir. En 1789, on voit apparaître l’objectif de protection des libertés = DDHC.

Chapitre 1 : la proclamation des libertés et de l’egalité


L’Etat libéral est en rupture avec une société fondamentalement inégalitaire et niant
l’individu. La France d’ancien régime est une France qui n’a pas véritablement rompu avec
la féodalité, elle est encore organisée de manière très contraignante sur les ordres du
clergé, aristocratie, tiers-état. Une France qui économiquement, socialement est figée (pas
d’ascension sociale). C’est ce que les philosophes des Lumières dénoncent.
Les révolutionnaires pensent a 2 choses : les libertés et l'égalité.

Section 1 : Les libertés


C’est la déclaration de 1789, art 4 et 5.
L’Etat a été l’obstacle à l’épanouissement de leurs libertés, qui a empêché de développer la
liberté d’expression, de penser. Les révolutionnaires de 89 fixent comme priorité l’affirmation
des libertés.
Conséquence de tout cela : nuit du 4 août = abolition des privilèges et on reconnaît à
chaque individu d’exercer le métier qu’il souhaite.
1791 : la loi du chapelier abolit les corporations.
Art 17 : droit de propriété est affirmé comme étant « inviolable et sacré »
Révolution, changement d’approche, l’idée c’est d’avoir un état minimal qui n’en fasse pas
trop qui en fasse juste ce qu’il faut pour faire fonctionner la société correctement et surtout
un état qui n’entrave pas l’exercice des libertés.
Mais les libertés pour les révolutionnaires peuvent avoir un effet contre productif/ négatif.
Lacordaire : « entre le fort et le faible c’est la liberté qui opprime la loi seule affranchit ».
Il faut quand même fixer des bornes car sinon on retombe sur la loi du plus fort. On s’en sort
grâce à la loi qui affranchit qui permet d’exercer les libertés sans crainte. L’un des enjeux
des Etats libéraux va être de construire cet équilibre entre la protection des libertés mais
aussi les limites fixées.

Section 2 : l’egalité
L’ancien régime est une société inégalitaire et la révolution veut rompre avec cela.
L'égalité ça n’est pas l’égalitarisme ou traiter tout le monde de la même façon exactement
mais traiter de la même façon des gens un sont dns la même situation et l’égalité ça n'exclut
pas de constater l’existence d’inégalités incompréhensibles.

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Là où le droit peut être mis au service des inégalités c’est quand il permet de compenser les
chances inégales. En France depuis la révo on part du principe que la place d’un individu
dns la société n’est pas déterminée par sa naissance mais par ses mérites.
L’egalité est indissociable de la liberté = on doit exercer nos mérites librement d’où parfois
l’utilité des discrimination positives quand elles sont correctement pensées. On préfère créer
des inégalités limitées pour corriger les plus grandes inégalités.

Chapitre 2 : la séparation des pouvoirs


Section 1 : la théorie de la séparation des pouvoirs
Montesquieu « L’esprit des lois ».
Aristote il distinguait dns « politique », l’assemblée délibérante qui ne devait pas être
confondue avec les corps des magistrats et le corps judiciaire.
John Locke dns son traité du gouvernement civil 1690, il distingue 3 fonctions : la fonction
d’élaborer la loi, la fonction d’appliquer la loi (une puissance qui fasse exécuter les lois) et
la fonction fédérative = c’est celle qui correspond à la sécurité du pays. Il explique qu'elles
doivent être exercées séparément. L’Angleterre est agité de rivalités politiques très fortes et
il cherche à trouver une solution pour la sortir de hésitations.
Grande charte de 1215.
Au 13e siècle à côté du roi est créé un parlement (magnum concilium) composé de nobles
puis apparaîtra progressivement un communé concilium qui est composé de non nobles.
Après le règne des Tudors ce sont les Stuarts qui prennent le pouvoir sauf qu’ils veulent
revenir à la monarchie absolue.
2 révolutions en 1640 = république de Cromwell qui exécute le roi mais elle est balayé et la
monarchie est restaurée en 1660 et nouvelle revo en 1688.
C’est dns ce contexte la que en 1688 le parlement impose son autorité contre le roi et il est
chassé du trône et est remplacé par sa fille Marie. Le parlement demande à la reine un
engagement fort pour limiter le pouvoir royal et impose le « bill of rights » de 1689.
Le monarque ne peut plus s’opposer aux lois du parlement, il ne peut plus lever d’impôts, il
ne peut même plus constituer une armée permanente sans le consentement du parlement.
C’est en observant cette période que Locke construit sa théorie de séparation des
pouvoirs, son but est de légitimer ce que le parlement impose au monarque.

Sous section 2 : la consolidation de la séparation des pouvoirs par Montesquieu


L’esprit des lois en 1748, Montesquieu est un noble qui veut libéraliser la monarchie et c’est
un grand défenseur de la liberté et il va réfléchir à la façon d’exercer le pouvoir sans porter
atteinte à la liberté. Pour lui le pouvoir peut être l'ennemi de la liberté alors il faut l’organiser
pour qu’il ne puisse pas menacer ces libertés = chose la plus précieuse pour un citoyen.
pour que le pouvoir ne s'imprègne pas des libertés il faut que « le pouvoir arrête le
pouvoir ». Il faut organiser l’Etat avec des pouvoirs et des contre pouvoirs.
« Tout homme qui a du pouvoir est porté à en abuser et il va jusqu’à ce qu’il trouve des
limites »
Limite = la règle de droit. Mais Montesquieu est aussi un juge et sait que la règle de droit
ne suffit pas à elle seule, il faut donc séparer le pouvoir pour éviter les abus. Il s’oppose à la
monarchie absolue ou le pouvoir est concentré.
Il faut séparer le pouvoir avec des fonctions spécialisées : la fonction législatives,
exécutive et judiciaire. Une même personne ne doit pas exercer 2 fonctions. Il faut séparer

20
l’exécutif et le législatif (priorité) et la fonction judiciaire doit évidemment être séparée des 2
autres.
Montesquieu a une pensée modérée des choses, il préconise de confier au peuple le
pouvoir législatif à travers une chambre basse qui représente le peuple.
Mais Montesquieu est un aristocrate mais ne veut pas laisser l’aristocratie donc il décide de
faire une chambre haute qui représente l’aristocratie. Le roi lui confie le pouvoir exécutif =
exécuter les lois.
Ce schéma s’inspire du régime britannique, de cette organisation des pouvoirs et surtout
Montesquieu considère que la séparation ne doit pas être forcément stricte.
Un assouplissement en ce qui concerne la séparation organique, il considère que le roi ne
serait pas complètement séparé de la chambre basse car il peut la convoquer. Il y a une
relation entre le roi et la chambre basse = relation organique.
Montesquieu voit aussi un assouplissement des fonctions elle-même : il n'exclut pas la
possibilité que l’exécutif puisse neutraliser une loi de la chambre basse par le droit de veto.
La fonction législative n’exclurait pas un contrôle sur le fonctionnement de l’exécutif, il
pourrait avoir un droit de regard de l’exercice de l’exécutif par le roi.
La théorie des pouvoirs et des contre pouvoirs :
Il faut que par la nature des choses le pouvoir arrête le pouvoir.
Montesquieu est très influencé par le système britannique. Cette logique de pouvoirs et
contre pouvoirs on la retrouve à l’intérieur même de la fonction législative : pourquoi il faut 2
chambres, une pour le peuple et une pour l’aristocratie ? = car elles s’équilibrent voir elles
se neutralisent si nécessaire. Montesquieu se méfie d’un régime oligarchique, où le
pouvoir serait accaparé par l’aristocratie, c’est pour ça qu'il n'exclut pas le peuple.
Comment cette pensée de la séparation des pouvoirs évolue ?

Sous section 3 : l’évolution du principe


La def des fonctions évolue avec le temps.
Dans certains régimes on voit que le pouvoir exécutif ne se contente pas d’exécuter la loi au
sens strict, le rôle du gouvernement est plus large que cela. En réalité, quand on observe le
fonctionnement des pouvoirs, nous constatons que le gouvernement est souvent autorisé à
prendre l’initiative à intervenir dans le champ de la loi = c’est ce qui se passe sous la 5e
République, à travers les projets de loi (gouvernement) et les propositions des lois
(parlement).
Dans la conception du droit qui accompagne ces politiques le gouvernement va intervenir
bien au delà de sa fonction exécutive = c’est le gouvernement qui bien au delà du parlement
va déterminer les lignes directrices, qui donne l’impulsion : il ne s’agit plus d’une fonction
exécutive mais gouvernementale au sens de fixer, décider…
Si la fonction exécutive est devenue une fonction gouvernementale, à l’inverse, il arrive que
le parlement perde son rôle central. Si c’est le gouvernement qui détermine la politique c’est
pas le parlement donc le parlement est soumis au gouvernement. Le parlement doit toujours
contrôler le fonctionnement du pouvoir exécutif.
La fonction législative est souvent devenue une fonction délibérative car le parlement
soutient le gouvernement : le gouvernement décide et la majorité du parlement met en
application. De ce PDV la 5e République est assez révélatrice.
-​ la consolidation des partis politiques : les partis politiques apparaissent tardivement
dans l’histoire institutionnelle (en France fin 19e et début 20e) au sens de partis
organisés avec des chefs… des partis qui encadrent l’activité de leurs membres et
de leurs élus. Conséquence : dns la séparation des pouvoirs, les partis politiques

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changent cette approche, ce n’est plus le peuple qui participe mais les partis. Ils se
sont structurés/organisés certes au nom du peuple mais en réalité ils veulent la
conquête et l’exercice du pouvoir. Le pouvoir est exercé par les partis politiques
donc par une forme d’élites = oligarchie de partis politiques. Rupture entre le peuple
et les partis politiques : le peuple ne se reconnaît plus dns les partis (abstention, de
moins en moins d’adhérents..). Recul de la démocratie directe : combinaison partis
politiques et souveraineté nationale. Les représentants nous sont imposés et quand
ils sont élus on a plus d’influence sur eux.

Section 2 : les diff formes de séparation des pouvoirs


Sous section 1 : la séparation des pouvoirs perverti
Il y a dns l’histoire constitutionnelle des régimes qui vont se réclamer de la séparation des
pouvoirs mais qui en réalité ne la respecteront pas = régimes de confusion absolue des
pouvoirs. C’est ce qui aboutit à ce que les pouvoirs soient entre les mains d’un seul individu,
ce sont les régimes de dictature et totalitaire. Meme apres la Révolution fr ca a été une
tentation (régime napoléonien).
Confusion relative : dns ce régime on fait un peu plus attention aux apparences, les
fonctions législatives et exécutives sont imbriquées l’une dans l’autre, elles sont confondues
parfois de manière assez originale. Ex des régimes d’assemblée : on est dns une confusion
des pouvoirs plus soft où le parlement a la prééminence sur la fonction exécutive. Le
parlement est tellement puissant que l’exécutif dépend de lui.

Sous section 2 : Ce qui existe dans les démocraties libérales


2 formes de séparation :
A)​ La séparation souple à savoir le regime parlementaire
§1. Les principes de la séparation souple
C’est un régime dns lequel le gouvernement est politiquement responsable devant le
parlement (il peut être révoqué par le parlement) mais le parlement peut faire l’objet, pour sa
chambre basse, d’une dissolution par le pouvoir exécutif. La responsabilité et la dissolutions
sont censé s’équilibrer = les 2 pouvoirs peuvent se neutraliser.
On a bien des organes distincts.
Le gouvernement peut être bicéphale (2 têtes). Les relations entre le pouvoir exécutif et
législatif se nouent dès l’entrée en fonction du gouvernement car le parlement doit en
général valider le gouvernement. Soit le parlement destitue le gouvernement au moment de
sa création soit il le fait en cours de fonctionnement.
Cette responsabilité du gouvernement envers le parlement remonte en GB au 18e siècle =
on remplace la responsabilité pénale des ministres par une responsabilité politique. En effet,
à l’origine, les ministres étaient responsables pénalement, ils risquaient des sanctions
graves (prison) si le parlement n’était pas satisfait de leur travail.
Cette responsabilité politique est mise en oeuvre de l’initiative du parlement ou à l’inverse
lorsque c’est le gouvernement qui se sont fragile, alors le gouvernement va poser une
question de confiance : soit le parlement lui dit oui et le gouv va continuer soit le parlement
vote contre et le gouv va démissionner ex : François Bayrou.
Il y a en général 2 chambres :
En GB, la chambre des lords (chambre haute) dont les membres de longue date sont
désignés par le monarque et la chambre basse (common) ou l’on procède par voie
d’élections et c’est grâce à cela que la chambre basse est la plus légitime pour renverser le

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gouvernement. C’est aussi parce que la chambre basse est élu que c’est vers elle que
s’exerce la dissolution.
Dans un régime de séparation souple, exécutif et législatif vont pouvoir intervenir dns le
champ de l’autre. L’initiative des lois peut être partagée entre l’exécutif et le législatif. Il arrive
que le législatif autorise l’exécutif à intervenir dans le champ de la loi : c’est l’exécutif qui va
directement rédiger le texte, ce sont les décrets de loi.
Le législatif va pouvoir intervenir dns l’exécutif. Ex : L’exécutif procède à des nominations
(emplois civils, militaires) et pour réactions de ces emplois les nominations doivent etre
validées par le parlement . Nous sommes dns une logique de collaboration de pouvoirs.

§2 les variantes à la séparation souple des pouvoirs


-Le régime parlementaire dualiste : le chef de l’Etat joue un rôle très important, en droit le
gouvernement est placé dns une situation de double responsabilité. Car le gouvernement
est responsable à la fois devant le parlement et devant le chef de l’Etat. Le premier ministre
peut être révoqué par le chef de l’Etat et par le parlement. Ce régime n'exclut pas les
blocages, en général, c’est le chef de l’Etat qui peut dissoudre la chambre basse.
Cette forme dualiste du régime est apparue au 18e siècle en GB et en France ça apparaît
au moment de la restauration et la monarchie de juillet. On a un retour de la monarchie
après Napoléon, jusqu’en en 1848, c’est durant ces deux régimes qu’en réalité on va avoir 2
légitimités : celle du roi et celle du parlement qui acquiert une légitimité démocratique et au
milieu on a le gouvernement.
-Le régime parlementaire moniste, dns ce régime le chef de l’Etat est effacé, il est là
symboliquement (ex roi du Royaume uni), il a aucune compétence. Dans ce système, la
relation est unique, elle est entre le gouvernement et le parlement. C’est le parlement qui est
prépondérant, c’est lui qui a la maîtrise des institutions. On parle de parlementarisme
absolu. Elle se manifeste de plusieurs façons : le parlement renverse souvent très
facilement le gouvernement et ça explique l’instabilité ministérielle. Il peut le faire, car ds un
régime moniste, le droit de dissolution n’existe pas. L’exécutif ne peut rien contre le
parlement car il n’y a plus de droit de dissolution. Fin du parlement moniste : La 5e
République sera pensée par le général DG, c’est avec l’instabilité ministérielle qu’il va
renouer avec dualisme et mettre fin au parlementarisme absolu. DG rationalise le
fonctionnement du parlement = l’exécutif retrouve les moyens de réduire l’infuence du
parlement. L’exécutif se donne les moyens de contrôler le T parlementaire = c’est le
parlementarisme rationalisé.
Il existe un régime moniste qui fonctionne bien notamment en GB, il réussi car il y a une
bonne stabilité ministérielle. La GB connaît le bipartisme = il y a que 2 grands partis ce qui
favorise la stabilité.
Ainsi, le régime parlementaire peut être moniste ou dualiste.

B)​ La séparation stricte des pouvoirs qu’on appelle aussi le régime présidentiel.
Dans un tel régime, on parle de séparation rigide car on a tjrs 2 organes : l’exécutif et le
législatif mais qui n’ont aucun moyen d’action l’un sur l’autre. Ils sont strictement séparés.
Séparation organique et séparation fonctionnelle, c’est un régime d’isolement des pouvoirs.
Dans ce régime de séparation stricte chaque pouvoir fonctionne indépendamment de l’autre.
Ex du régime présidentiel : régime américain. Le président est élu par le peuple, sans
intervention à l’égard du parlement qui lui aussi est élu par le peuple. Le parlement et le
président sont indépendants l’un de l’autre : ils ne peuvent pas se renverser entre eux. Le

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président dispose de la totalité de la fonction exécutive et le parlement de la fonction
législative.

Chapitre 3 : la mise en œuvre de la séparation des pouvoirs

Section 1 : les régimes de séparation stricte


Sous section 1 : Le régime présidentiel au US : une séparation stricte réussie
A)​ De l’indépendance à l’unité
L’indépendance est proclamée le 4 juillet 1776, la guerre d’indépendance avait commencé
en 1775 mais se conclut en 1783. La guerre d’indépendance commence par un problème
d’impôt, pour eux il ne peut pas y avoir de nouveaux impôts sans l’autorisation de leur
représentant. Les leaders de la guerre d’indépendance : G. Washington, Lafayette, l’amiral
de Grasse. Les traités de Versailles et Paris mettent fin à la guerre. Thomas Jefferson et J.
Adams sont les rédacteurs de la déclaration de l’indépendance.
Dès le début de la guerre il faut s’organiser, structurer la négociation avec la GB donc les
colonies britanniques désignent des représentants qui sont chargés de négocier avec la GB.
Pendant la guerre : le congrès continental
Le 15 nov 1777 l’économie se regroupe au sein d’une confédération qui a pour fondement
juridique un traité où chaque colonie se considère comme souveraine mais accepte de
collaborer avec les autres. La confédération ne peut pas lever d’impôts, ca reste du domaine
de chaque etat devenu souverain, pas d’intervention dns les règles de commerce. La
confédération est très dure à faire fonctionner car elle est très éclatée. Plus les années
passent et le besoin d’unité se fait sentir d’où les discussions qui se sont engagées à
Philadelphie en 1787 entre le mois de mai et septembre : ceux qui défendent un
gouvernement fédéral et ceux qui veulent conserver la confédération.
Hamilton et Gay plaident pour le fédéralisme et on avec eux les grand états notamment celui
de Virginie. Les négociateurs arrivent à un compromis : création d’un état fédéral avec un
gouvernement fédéral. Les américains pour contrôler le pouvoir central vont séparer le
pouvoir. On va strictement séparer l’exécutif et le législatif. Cette constitution est le
fondement du fédéralisme américain et la sédation stricte.
B)​ L’environnement politique américain
Très vite, les américains attachent une très grande importance à l’élection. Au départ dans la
confédération américaine, le suffrage est encore limité : il n’est accordé que de manière
indirecte et restreinte aux citoyens. Mais progressivement on passe du suffrage indirect au
suffrage direct. Dans le système fédéral, tous les organes politiques sont élus.
Les grands électeurs ont un mandat impératif. Il s’est imposé progressivement.
Par ailleurs, au EU, bcp de fonctionnaires sont pourvus par la voie du suffrage universel
direct, ils votent pour leur shérif, juge…
Inévitablement on va avoir une politisation des fonctions judiciaires et administratives.
§2. On est dans un système de bipartisme assez souple
Il y a deux partis : républicain et démocrate. La difficulté aux EU c’est qu’il n’y a pas un parti
démocrate et républicain, dns chaque Etat fédéré ils se sont spécialisés.
Ex de la peine de mort et de l’avortement. La peine de mort est tjrs pratiqué dns certains
Etats, il y a des démocrates qui sont ok d’autres non et meme chose pour le droit a
l’avortement, il y a des républicains qui vont dire ok d’autres non.
Comme les deux partis sont hétérogènes et bien ils sont difficiles à discipliner. Les poids et
les contres poids se soucient de la modération et on retrouve ça à l’intérieur des partis

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politiques. Un président n’a pas vraiment le soutien total de son propre parti. Plus on
approchera de la fin du mandat et plus il y aura une opposition ex : Joe Biden. Le président
doit non seulement compter sur ses relations avec le congrès mais aussi gérer les relations
avec son propre parti. Le président des EU est obligé de rechercher des compromis avec
d’autres partis, avec son parti.
C)​ Le statut des organes constitutionnels
§1. Le président des EU
Il est le seul pouvoir exécutif mais dans un régime républicain (pas de monarque). Il est
designé par le peuple selon un système typiquement américain : un mandat de 4 ans
renouvelable une fois (règle coutumière de Washington mais qui n’a pas été respectée par
Roosevelt, ils ont donc réviser la constitution pour limiter à 2 mandats).
Les électeurs américains procèdent en plusieurs étapes :
1- Élections des candidats de chaque parti : 1 an avant les élections présidentielles chaque
parti ouvre une campagne. Il y’a un système dit des caucus (qui n’est plus bcp utilisé car
assez peu démocratique), dns chaque Etat fédéré les structures des partis désignent des
délégués qui vont apres voter pour le candidat qui aura leur préférence = c’est un système
oligarchique très peu démocratique. Le système qui est en revanche bcp plus appliqué c’est
le système des primaires = ce sont les électeurs qui votent, ils vont désigner localement à
l’intérieur du parti leur délégué à la convention nationale du parti.
Au niveau fédéré : Primaire ouverte = tout le monde peut voter pour n’importe qui et
primaire fermée = ne peuvent voter que les membres du parti.
Au niveau fédéral : chaque État envoie ses délégués et la convention désigne un ticket = le
binôme candidat président et candidat vice -président. Au moment de l’élection, la popu
américaine commence par élire ses grands électeurs. Si il n’y a pas de majorité absolue des
grands électeurs c’est la chambre des représentants qui tranche entre les candidats. (C’est
rare). Élections en décembre et prise de fonctions en janvier. Le jour des élections des
grands électeurs, quand les américains vont voter c’est aussi à cette occasion qu’ils vont
voter pour élire des gouverneurs, pour un tiers du sénat…
Le président des EU est un exécutif unique même si il a des secrétaires autour de lui, il y a
un seul secrétaire d’Etat chargé des affaires étrangères. Ces secrétaires sont nommés
librement par le président et révoqués par lui. Cependant, les secrétaires, doivent etres
confirmés par le sénat. Les secrétaires forment un cabinet du président, il est sous sa
dépendance. Lincoln a cette formule à propos de son cabinet, les membres du cabinet sont
plus des conseillers que des ministres. Le vice -président des EU selon la Constitution est là
pour rééquilibrer le président, limiter son autorité. Le vice -président des EU a un rôle très
effacé, il va remplacer le président en cas de décès, si y’a un souci.
La présidence des EU dispose pour accomplir ses missions d’une administration dédiée
qu’on appelle « l’exécutive office ».
Les pouvoirs du président : il exerce les compétences à lui tout seul d’un chef d’état et de
premier ministre. Au lieu du chef de gouvernement, c'est le président qui gère
l’administration. Il est chef de l’armée, il nomme les plus hauts fonctionnaires. Le président
des Eu négocie, signe et ratifie les traités mais le sénat doit approuver la ratification des
traités et elle doit se faire à la majorité des ⅔ des sénateurs. Ça leur donne un droit de veto
sur la politique étrangère du président des EU. Le congrès peut déclarer la guerre mais en
réalité c’est le président des EU qui déclenche une intervention militaire pour autre raison
que la guerre, ainsi il peut contourner la declaration de guerre par le congrès.

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§ 2. Le congrès
Il est bicaquérale = 2 chambres.
1ère chambre des représentants : 435 députés + 3 pour ()
Chaque député est élu dns état fédérés et plus la popu est importante et plus il y a des élus,
on vote pour un seul candidat et pas pour une liste. Il se fait à la majorité et il est à un seul
tour. C’est un mandat de 2 ans, renouvelable.
Le sénat c’est la chambre haute du congres americain, c’est l’expression du fédéralisme car
le nombre de représentants varie selon la taille des Etats, avec le sénat il y’a le meme
nombre de sénateurs dans chaque Etat américain quelque soit sa taille, son importance = il
y en a 2 par Etat. C’est l’expression de l’egalité entre les Etats fédérés qui participent à
l’expression de l’Etat fédéral.
Pour kennedy le sénat américain est « le club le plus fermé du monde » car pour etre
designé a la candidature les places sont chères.
Il y a 2 sénateurs par Etat qui sont élus par la population c’est du SU direct, c’est un scrutin
majoritaire à un tour avec 6 ans de mandat.
Particulaité = tous les sénateurs américains ne sont pas élus en meme temps, en effet, le
sénat se renouvele par tiers tous les 2 ans.
Dans chacune des chambres, qu’il sa’gisse de la chambre des représentants ou du sénat on
a un personnage qui a un vrai pouvoir qui est le président de la chambre, à la chambre des
représentants le président est le « speaker » il est élu pa es représentants, députés au sein
du partie majoritaire. Au sénat la situation est différente car le président du sénat est
juridiquement le vice président des EU qui en droit préside le sénat, en pratique le vice
président des EU n’exerce pas cette fonction et il l’a délégue à un sénateur. C’est un
élément interessant car il y a un point de contact entre le législatif et l’exécutif mais qui reste
très limitée car le vice preseindet des EU n’a pas le droit de participer aux échanges.
Le congres des EU se réunit en une seul session, elle commence début janvier et elle se
termine fin juillet. Chaque chambre abrite des commissions permanentes qui suivent des
sujets spécialisés, il y en a 22, ces comssions peuvent aussi se constituer en sous
commission qui suivent des sujets encore plus spécialisés. Ça a une importance réelle sur la
vie politique et juridique américaine, comme il y a bcp de commission et sous Comission les
parlementaires américains se spécialisent rapidement sur un sujet et le maîtrise très bien, ils
sont donc très efficaces dans l’examen des textes législatif mais aussi dans le contrôle
exécutif.
Il y’a aussi des commissions d’enquêtes qui disposent de pouvoirs d’investigation
extrêmement étendue, des pouvoirs quasi-illimité. Il y a des commissions d’enquête qui sont
retsés très célèbres dans la vie politique américaine.
Ex Comission MacKarti, chasse aux communistes .
A la fin des années 1980, c’est au Congrès qu’on doit d’avoir mit au jour des activités illicites
de la CIA avec l’étranger.
b) Les pouvoir
1)​ Le pouvoir législatif
Naturelment c’est le congrès qui exerce la totalité de ce pouvoir C’est le congres qui a
l’initiative des lois et c’est lui qui vote .
A la chambre des représentants, ce temps de parole est limité. A l’inverse,au sénat le temps
de parole est illimité. Au sénat pour bloquer le processus de vote, il est arrivé que des
sénateurs monopolisent la parole pendant des heures. Depuis 2013 il est possible de
contourner cette obstruction par un vote.

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Théoriquement l’exécutif ne doit pas intervenir dans le travail du législatif, en pratique, les
président des EU s’arrange avec du soutien, pour suggérer une proposition de loi. ,Une fois
la loi adoptée le président des EU peut y opposer un veto cad le bloquer.
2)​ Le pouvoir budgétaire
Le pouvoir du budgétaire appartient exclusivement au Congrès, c’est lui qui prend l’initiative
et adopte le budget. Il y’a une priorité accrdé à la chambre des représentants à la chambre
budgétaire.
Au début du 20e siècle, le président des EU pouvait proposer un véritable projet de budget
et parfois il refusait d’exécuter le budget voté par le Congrès = encore une relation entre
l’exécutif et le législatif. Il a fallu contourner ce possible obstacle présidentielle en adoptant
le « control and budget act » pour redonner au Congrès ses pregoratives budgétaires.
C’est l’administration de la Maison Blanche il disposait des infos économique les plus fiables
par rapport au Congrès. Le congre a crée le « congertional budget office » qui permet au
sénat et à la chambre des représentant d’avoir un
Le président des EU a désormais l’interdiction de refuser d’exécuter le budget.

§3. La cour suprême


c’est le 3eme pilier de la Constitution américaines, c’est une composante constitutionnel
essentielle aux US. Cette Cour suprême a été pensée par les rédacteurs de la constitution
initialement pour trancher les litiges entre les états fédérés et l’Etat fédéral. La cour suprême
a prit une autre dimension. La cour suprême des EU comprend 9 juges qui sont nommés à
vie et uniquement només par le président des EU mais avec l’accord du Senat.
En principe, ces juges sont totalement indépendants, ils s’équilibrent normalement entre
eux. Néanmoins les choses se sont un peu compliquées car avec Trump, entre son 1er
mandat et son mandat actuel, par le hasard aussi des décès. Trump a réussi à nommer des
juges qui sont très conservateurs.
La cour suprême n’est pas simplement là pour répartir les compétences.
La cour suprême influence le dorit américain, c’est un troisième degré de juridiction car
elle juge en droit et en fait.
Elle doit contrôler le bon fonctionnement du système judiciaire américain.
Meme si nous sommes dns un systeme de séparation stricte des pouvoirs il y a un concours
de pouvoirs aux EU.
D) Le concours des pouvoirs
§1. Les pouvoirs du président à l’égard du congrès.
Le président intervient dans le domaine législatif, il y a des interventions prévues par les
textes et interventions qui résultent de la pratique. Les textes prévoient le véto expresse, ca
veut dire que le président s’oppose à l’entrée en vigueur d’une loi mais point l’utiliser il doit
s’exprimer pendant le délai de promulgation de la loi (10 jours). Le veto express peut être
surmonté par un vote du congrès à la majorité des ⅔. Le veto express est assez rare et il est
rarement surmonté.
Autre veto = le pocket veto : possibilité pour le président des EU de gagner du temps, en fin
de session parlementaire, dan sles 10 derniers jours, le président peut ne pas
signer/promulguer la loi et la loi n’a pas été confirmé par le président des EU et il faudra
réxaminer le texte dans la prochaine session.
Le président des EU s’adresse chaque année au Congrès, c’est le droit de message sur
l’état d’union, il expose son programme au congres, d’une certaine façon le président fixe les
objectif à atteindre.

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Il ya des interventions qui ne sont pas prévues par les textes, permettant au président de
faire passer des textes de lois dont il est en réalité à l’origine.
Quand le président des EU sent qu’il y a un blocage avec le congrès, le président prend le
peuple américain à témoin, il s’adresse directement au peuple afin

§2. Le pouvoir du congres


Le sénat a des pouvoirs propres : la confirmation des nomminations présidentielles et
l’approbation des traités.
Ex le président Wilson qui était un pacifiste et qui voulait créer la société des nations. Les
présidents contournent les traités mais ils procèdent par l’intermédiaire d’exécutifs
agréments.
On a des pregoratives qui sont accordés au congres : il peut faire « l’impeachment »
(empêchement), il a ete utilisé plusieurs fois aux EU mais la procédure n’a jamais ete
terminée. Des le 19e siecle, le congres essaye de destituer un président : Richard Nicsson
qui démissionne avant que le congrès déclenche la procédure (il le savait) et Bill Clinton qui
a menti sur serment.
La procédure démarre dans la chambre des represnetants par une mise en accusation qui
se fait par une majorité simple, il faut que le président soit reconnu coupable et le sénat en
décide à la majorié des ⅔ .

§3. Le rôle de la Cour suprême


L’arrêt Marburry contre Madisson en 1803, c’est a partir de cette décision essentielle que la
cour suprême des EU n’a pas cessé de prendre de l’importance.
Les observateurs ont pour coutume de dire que le régime américain est une sorte de miracle
car dans la constitution y tout a été conçu pour que les pouvoirs se neutralisent, le risque
c’est que ça débouche sur une paralysie des pouvoirs et depuis le 18e siecle il n’y a pas eu
des paralysie. Ils fonctionnent néanmoins par phases. Jusqu’aux années 40, c’est la cour
suprême qui imposait sa volonté. Le président des EU est l’homme le plus puissant au
monde car il est entièrement soutenu par le Congrès.

Sous section 2 : les échecs francais de séparation stricte des pouvoirs


les ont essayés de faire comme les EU mais ils ont échoués car dans le régime américain ils
séparent mais équilibrent et en France ils ont voulu séparer sans équilibrer mais cela a
échoué car à chaque fois de privilégier le législatif.

A peine réunis les Etats generaux font le serment du jeu de paume : l’engagement de
rédiger une constitution et il faudra attendre le 3 septembre 1791 pour avoir la première
constitution écrite. Cette constitution conserve le roi et il devient le roi des français. On garde
le roi mais on s’e méfie en limitant ses pouvoirs et en revanche on veut renforcer les
pouvoirs législatifs.
a)​ L’aménagement des pouvoirs publics
Le constituant crée une AN législative qui est pléthorique car elle comprend 745 membres
élus pour 2 ans mais elus au suffrage censitaire et indirect. Ces citoyens actifs se réunissent
dans les cantons et dans chaque canton les citoyens actifs se réunissent en assemblée
primaire. Chaque canton designe des représentants qui vont siéger avec les autres
représentants des autres cantons. On applique le systeme de Sièyes. Les bourgeois se
méfient du peuple donc on essaye de les tenir à l’écart du pouvoir.

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Cette AN elle se réunit de plein droit et elle est permanente et ne peut pas etre dissoute. Elle
dispose de l’initiative législative, du pouvoir budgétaire et de la capacité du pouvoir de juger
les ministres. L'assemblée législative est une seule chambre. Donc elle est toute puissante
et en face le roi est faible.
b)​ Le roi
Le roi il se maintient, mais il a perdu ses pouvoirs au profit des ministres car ce sont eux qui
doivent contre signer les décisions du roi. C’est le roi qui nomme et révoque les ministres, il
est chef des armées, de l’administration, il gère aussi les affaires étrangères et lui aussi
dispose d’un droit de veto. Le roi va s’affaiblir car le régime va fonctionner contre lui.
c)​ Le fonctionnement du régime
C’est un regime qui va échouer rapidement, la constitution de 1791 sera appliquée dans un
peu plus de 10 mois. la constitution échoue car très vite l’AN se heurte à l’exécutif, elle entre
en conflit avec lui, ca commence dès le 10 mars 1791 avant meme de l’entrée en vigueur de
la Constitution.
C’est parce qu’on se méfie du roi qu’on lui interdit de dissoudre l’AN.
L’orque le roi veut s’opposer au texte du législatif en utilisant son veto = c’est la crise en juin
1792, l’AN joue la rue contre le roi, c’est la journée révolutionnaire du 20 juin 1792, le roi
s’enfuit.
C’est la fin de la constitution de 1791, car il n’y avait pas d’équilibre.
A partir delà la France sombre dans le chaos.
ce regime sanglant de la terreur va fonctionner de 1792 à 1795.
En 1793 on a une nouvelle constitution de l’an 1 mais qui n’entrera pas en vigueur.
Il faut attendre 1795 pour voir apparaître une nouvelle constitution (22 août 1795) = c’est à
Constitution du directoire et c’est la 1ère constitution républicaine. La convention et la terreur
correspond dans notre histoire à une période de confusion des pouvoirs. Pour sortir de cette
période on rédige une constitution de séparation stricte des pouvoirs.
a)​ ()
La constitution bilatéral avec des parlementaires qui sont élus au suffrage censitaire indirect
pour une durée de 3 ans avec un renouvellement par très tous les ans. Il y’a 2 conseils dans
lesquels les parlementaires elus sont répartis en fonction de leur âge puis par tirage au sort.
Le 1er conseil c’est le conseil des cinquecents (entre 30-40 ans) et le conseil des anciens (+
de 40 ans). En réalité c’est le conseil des cinquecents qui constitutionnellement dispose du
pouvoir législative, le conseil des anciens dispose simplement d’une droit de veto.
b)​ Pouvoir exécutif
On a un pouvoir exécutif dualiste, on a un directoire : c’est un organe collégial de 5
membres nommés par le conseil des anciens sur proposition du conseil des cinquecents.
Cet organe collégial se renouvele par cinquième tous les ans. Le directoire ne peut pas etre
renversé et on est pas rééligible et on ne peut faire qu’un mandat.
le pouvoir législatif veut garder ses pregoratives et il va essayer de nommer des
personnalités sencondiares qui n’ont pas bcp de pouvoir politique. Le directoire est
dépendant du conseil des cinquecents qui est dépendant du conseil des anciens et a un rôle
exécuti. Mais ils ne travaillent pas seul , le directoire va nommer aussi des ministres et ce
sont eux qui vont exercer au quotidien la fonction gouvernementale pour le compte du
directoire. Le pouvoir exécutif n’a pas d’initiative des lois, pas de dorit de veto et pas le dorit
d’assister aux réunions législatives.
Tout cela va mener à une très grande fragmentation du pouvoir sachant que la constitution
n’a rien prévue en cas de blocage donc ke directoire fait face à 5 coups d’Etat jusqu’à ce
que, faisant le contesta de l’instabilité du regime,certains membres du directoire dont

29
Sièyes, vont identifier un jeune militaire plein d’avenir et à fort tempérament, c’est
Bonaparte. Le régime tombe à la suite d’un coup d’Etat du 18 brumaire organisé par
Bonaparte et le régime directoire prend fin.
C) La 2e république qui fonctionne de 1848 à 1851
En 1848, au mois de février, à l’époque on est en monarchie rétablie apres Napoléon et c’est
le roi Louis Philipe qui est sur le trône. Il est detroné et remplacé par un gouvernement
provisoire qui décide de l’élection d’une assemblée constituante au SU mais ca se passe
mal = nouvelle journée révolutionnaire en juin. Mais malgré tout, on parvient à rédiger une
nouvelle constitution qui entre en vigueur le 4 novembre 1848 et on retenté une séparation
stricte.
a)​ Les pouvoirs
Une seule assemblée legislative qui comprend 750 membres mais ces membres sont elus
au SU direct pour 3 ans. On est dans la 2e republique donc il y a un président de la
republique qui est élu au SU direct avec un mandat de 4 ans non renouvelable. Le président
de la Republique nomme et révoque les ministres, il ne peut pas dissoudre l’assemblée
legislative. Le président élu est Louis Napoléon Bonaparte mais pourquoi l’élire ?
Car à l’époque, les francais avaient besoin d’ordre, autorité, calme.
Le régime fonctionne difficilement, le président n’a pas de droit de veto, la constitution lui
reconnaît un droit d’initiative legislative mais qui est tellement encadré qu’il est inutilisable.
On lui refuse aussi le droit de commander les armées. Au début le regime fonctionne plutôt
correctement dan s’une logique parlementaire car le président choisit des ministres qui sont
membres de la majorité à l’assemblée legislative. Ces ministres vont essayer de gouverner
sans le président, ils vont essayer de travailler sans lui donc il y a une volonté des ministres
en accord avec l’assemblée législatives pour écarter le président qui av pas l’accepter. Le
président va tout faire pour garder de l’influence et il va être aider par les élections de 1849
qui envoient une majorité conservatrice qui es favorable à Louis Napoléon Bonaparte. Il se
sent soutenu par l’assemblé legislative et il tente progressivement de renforcer ses pouvoirs
et de s’attribuer a travers une loi un dorit de veto.
La majorité qui a été élue en 1849 n’est plus soutenue par l’opinion publique et Napoléon au
lieu de prendre position pour les parlementaires conservateurs qui sont en difficulté va les
lâcher. Il croit manouevré de manière habile politiquement car il a une idée en tête : faire
reviser la constitution pour avoir un mandat renouvelable. L’assemblée legislative ne le
soutient pas et refuse une révision de la constitution. Il fait donc un coup d’Etat le 2
décembre 1851. Napoléon s’octroie le pouvoir de dissoudre l’AN, la République est morte et
laisse place au 2nd empire.
En réalité pour ce qui nous concerne en France , on va comprendre qu’il n’y a pas que la
séparation stricte des pouvoirs et qui’l y a aussi la séparation souple des pouvoirs.
Section 2 : les régimes de séparation souple des pouvoirs
Sous section 1 : le parlementarisme classique en GB
1.​ La naissance du régime parlementaire au 18e siècle
Le système britannique a progressivement evolué. Dans un 1er temps le monarque prend
l’habitude de s’entourer de ministres mais qui au départ sont de simples conseillers puis
progressivement ces conseillers vont se transformer en véritable gouvernants. Ce sont les
ministres qui vont réellement exercer le pouvoir en accord avec le parlement britannique.
Au début du 18e, Georges 1er monte sur le trône, il est allemand de la famille des Hanovre.
Mais comme il ne parle pas anglais il s’appuie sur ses ministres qui petit à petit prennent
plus d’autonomie. Les ministres vont travailler en dehors de la présence du roi, il est de mois
en moins asoscié aux affaires de l’Etat.

30
Après arrive Georges 2 qui sait parler anglais et laisse les ministres travailler et apres
Georges 3 qui veut gouverner sans les ministres mais il devient fou et aveugle.
Valmont a partir du moment ou il n’est pas soutenu par la deuxième chambre il a peur de se
faire poursuivre pénalement donc il présente sa démission au roi. C’est en 1782 que pour la
première fois on a affaire a une révocation du ministre par le parlement avec Clornos et la
apparaît la reslponsabilité collégiale solidaire devant le parlement, c’est une démission
collective provoquée par le parlement. C’est en 1782 qu’apparaît réellement le regime
parlementaire b. Ritannique. Le 1er ministre va alors réagir en demandant au roi de
dissoudre la chambre des communes.
Le 1çe siècle en GB voit se poursuivre le mouvement d’affaiblissement du monarque. Les
monarques britanniques faibles : Georges 4 (1820-30) incompétent il est remplacé par
Guillaume 4 qui va régner 7 ans et qui ne faisait rien. En 1837, une femme qui a marqué
l’histoire, la reine Victoria, elle devient reine à 18 ans et jusqu’en 1901. Victoria se
désintéresse complètement des affaires publiques et elle s’appuie sur son gouvernement.
Le ouvertement exerce t il vraiment le pouvoir ?
Le gouvernement d’où tire t il sa legitimité ? Qu’est ce qui lui confère une importance telle
qu’il peut exercer le pouvoir sans etre contesté, remis en cause ?
Cette legtimité il faut la chercher au parlement et plus particulièrement dans la chambre des
communes, elle est la plus légitime à valider les gouvernements successifs. C’est devant la
chambre des communes que les ministres engagent leur responsabilité politique sur un
texte.
Le parlement peut voter contre le gouv une motion de défiance, si le parlement désavoue le
gouv c’est bien que le reste du temps, il le soutient dans son action, le gouv tient sa
legitimité du pouvoir législatif.
On constate qu’il y a un glissement du pouvoir, il est passé du roi au parlement. Le gouv
n’étant que l’instrument du parlement. Cela va s’accentuer en GB à partir de 1832, car la
chambre des lords perd toute influence sur l’élection des députés. C’est une
parelemnetarisation du regime britannique.

Sous section 2 : l’implantation du regime parlementaire en France


Ça commence à la chute de Napoleon, l’empire s’effondre et la monarchie est restaurée, il
ne s’agit plus de la monarchie absolue, il s’agit d’une monarchie par élémentaire (s’inspirant
du RU).
A)​ La restauration (1814-30)
3 avril 1814 = Napoléon est déchu, il abdique le 6 avril et une nouvelle C° est edictée, une
C° éphémère pour permettre d’installer sur le trône le roi Louis 18. Pourquoi, car Napoleon
avait perdu la guerre contre des puissances européennes qui sont des monarchies qui
soutiennent le retour du roi.
Dans la foulée est rédigée la charte du 4 juin 1814, qui imite les institutions britanniques
mais en donnant davantage de pouvoirs au roi. La charte de 1814 prévoit des dispositions
sur le roi et les ministres.
La charte nous dit que la personne du roi est inviolable et sacrée. Constitutionnellement
parlant, le roi est irresponsable et pourtant le roi va sevoir confier des pouvoirs importants.
On lui confie des pouvoirs mais il n’aura des comptes à rendre à personne.
Le roi est le chef de l’Etat : il commande les armées…

31
Par ailleurs, il fait les règlements et les ordonnances permettant l’exécution des lois. On a
pas oublié les révolutions précédentes, alors on donne la possibilité d’élaborer des lois pour
garantir la sureté de l’Etat.
Le roi nomme les pairs, convocation des chambres, il dispose aussi d’un droit de dissolution
de la chambre des députés, il a l’initiative des lois, et il dispose d’un droit de veto absolu cad
qu’il peut s’opposer à l’entrée en vigueur d’une loi votée par le parlement. Un ministre sous
la restauration se fait révoquer par le roi, ils forment le cabinet, il n’y a pas
constitutionnellement de 1er ministre.
Les ministres sont responsables mais pas de précision de leur responsabilité.
On a un roi qui a d’importantes prérogatives, qui veut restaurer une monarchie forte.
Cette charte est octroyé par le roi pour le peuple.
Il y a une chambre des pairs qui est une assemblée aristocratique, sur le modèle de la
chambre des lords, certains le sont même à vie et à titre héréditaire et le nombre est illimité.
La chambre des deputés : deputés elus pour 5 ans au suffrage censitaire avec un cens qui
est calculé pour favoriser la noblesse et exclure au maximum les bourgeois.
Les députes sont renouvelables par cinquième tous les ans. Donc organisation d’élections
fréquentes mais très vite on constate que l’organisation des élections est lourde et provoque
de l’agitation politique dans le pays. On passe d’un mandat de 5 ans à 7 ans. Le chef des
deputés est aussi nommé par le roi.
Les parlementaires n’ont pas le droit d’initiative. Dans la charte : « Les députés doivent
supplier le roi de proposer une loi ».
C’est la chambre des pairs qui est chargée de juger les atteintes à la sureté de l’Etat et qui
peut être mit en accusation de cela ? = les ministres et ils sont accusées par la chambre des
députés.
-L’évolution du regime de la restauration
La charte de 1814 est une monarchie qui prévaut sur le Parlement. Par cpnséquent c’est la
pratique qui va faire évoluer la restauration vers le régime parlementaire, à cet égard la
question de la responsabilité politique des ministres est central dans les relations entre le roi
et le parlement. Le débat est simple, devant qui les ministres sont responsables et de qui
dépendent t ils ? Du roi ou du parlement ?
Chateau Briand et Bitrol plaident pour une responsabilité politique devant le parlement ce
qui signifie que le roi devrait choisir des ministres qui sont soutenus par la majorité des
parlementaires, qui auront la confiance du parlement. A l’inverse, Gizot défend la thèse de la
prééminence royale, d’une responsabilité du roi sur le gouv. Progressivement, ‘est la thèse
de Chateau Briand et Bitrol qui a l’emporter : les chambres ont plusieurs moyens de
s’opposer au gouv.
-​ Le roi peut faire un discours du trône mais le parlement peut oppposer au roi en
votant une Adresse cad la réplique du Parlement au discours du trône.
-​ Le parlement peut au moment du vote du budget s’opposer au choix du roi et donc
de ses ministres.
La parlement va prendre l’habitude de s’appuyer sur le peuple, en effet, le peuple dispose
d’un droit de pétition = le fait d’exprimer de manière officielle des critiques au gouvernement.
Pour autant, le principe de la responsabilité n’est pas encore acquis avec ce principe, le
gouvernement démissionne a cause des critiques.
Louis 18 cède le trône à Charles 10 son frère qui monte sur le trône en 1824 jusqu’en 1830.
Louis 18 n’était pas un roi autoritaire en revanche Charles 10 est plus autoritaire que son
frère ce qui veut dire que les relations avec le parlement vont se compliquer.

32
En 1827, à la suie d’une dissolution, ce sont les libéraux qui gagnent les élections mais le
gouv qui est confié à Martiniac très vite déplaît au roi et il va le remplacer par Poliniac mais
c’est un conservateur. Les libéraux cad la bourgeoisie a gagné l’élection car ils se sont
enrichit et ils pouvaient donc payer le cens. Cette bourgeoisie ne veut pas de gouvernement
conservateur et s’oppose au roi par une Adresse = l’Adresse des 221. Le roi réplique par
une nouvelle dissolution et les libéraux gagnent à nouveau les élections. Le roi ne s’incline
pas. La crise ne se résout pas donc il dissolu encore. Mais Charles 10 ne veut pas prendre
de risque et pour maîtriser ce qui va se passer limite la liberté de la presse et modifie la loi
électorale pour empêcher la bourgeoisie de participer à l’élection. Ils se soulèvent durant les
journées révolutionnaires. Cette crise constitutionnelle va laisser des traces, elle démontre
que le parlement peut s’opposer au pouvoir executif, le parlement va pouvoir retirer sa
confiance aux ministres. Charles 10 est renversé, la restauration prend fin et un nouveau
regime est instauré.
B) La monarchie de juillet (1830-48)
Une nouvelle monarchie avec un nouveau monarque : Louis Philipe 1er et nouvelle charte
du 14 août 1830. On atténue la charte de 1814, on la fait un peu moins royale et un peu plus
nationale. Il n’est plus question de souveraineté royale mais nationale. En 1814 = drapeau
blanc fleur de lys et 1830 : drapeau tricolore. Le roi n’est plus roi de ma France mais des
francais.
Le roi a des pouvoirs quasiment identique a ceux de la charte de 1814, néanmoins on lui
retire la possibilité de s’opposer aux lois.
Deux thèses qui s’affrontent : la thèse de Tiers et la thèse de Gizot.
Pour Thiers : le roi règne mais ne gouverne pas, il se met en retrait.
Pour Gizot : le roi doit exerce ses pregoratives, il doit conserver son influence et doit etre au
meme niveau que le parlement.
Les chambres sont assez proches de celles de 1814, mais elles ont recuperé l’initiative des
lois, elles acquièrent le droit d’élire leur président.
A la chambre des pairs il n’y a plus d’heredité.
Le fonctionnement du regime :
Le caractère parlementaire va s’accentuer progressivement mais c’est quand même la thèse
de Gizot qui va l’emporter car le roi ne s’efface pas . Louis Philippe est très habile, il va
s’arranger pour qu’aucun homme politique n’émerge réellement. Le roi apparaît comme
l’arbitre au dessus de la mêlée politique , il se donne cett fonction de pouvoir etre le garant
du bon fonctionnement des institutions. Mais comme le roi a ce rôle d’arbitre, le roi va
réussir a choisir des ministres qui lui sont totalement devoué et notamment Gizot. Mais dans
le meme temps, une véritable procédure de responsabilité politique va apparaître sous la
forme de l’interpellation = le parlement pose une question au gouv, cette question appelle
une réponse du ministre et pour qu’il y est réponse, la réponse débouche sur un débat et à
la fin du débat on vote et les parlementaires se prononcent pour ou contre la réponse
donnée par le ministre. Ce qui va l’inciter à la démission. On voit apparaître les
caractéristiques d’un régime parlementaire de nature dualiste.
Le gouvernement est non seulement responsable devant la chambre mais aussi devant le
roi = mécanisme de double responsabilité. Le roi peut toujours dissoudre, c’est un pouvoir
discrétionnaire, il l’exerce quand il veut.
Les pouvoirs sont plutôt équilibrés, harmonieux, le roi peut dissoudre la chambre et le
parlement peut faire demissioner le ministre. Mais ca va s’effondrer, il va basculer en 1848 a
cause d’une très grave crise économique qui provoque bcp d’agitation dans le pays. En

33
France, ca se termine par des journées révolutionnaires et c’est la qu’on instaure la 2e
republique mais qui ne va pas durer très longtemps à cause de Napoleon 3.
C) Les débuts de la 3e République
C’est une situation quelque peu troublée que la France connaît avec la défaite de Sedan.
Avant d’instaurer la republique, il y a
La défaite de l’armée francaise connait l’abdication de Napoleon 3 et proclamation de la 3e
rep le 4 sept 1870. En meme temps que la republique est proclamé c’est un général qui
prend le pouvoir : le général Trochu et ce gouvernement entendait à poursuivre la guerre et
l’armistice est signée le 28 janvier 1871 et immédiatement apres le peuple de Paris réuni
une assemblée constituante qui s’organisera et sera elue avec un clivage entre les
républicains (veulent poursuivre la guerre) et les monarchistes (défendent la paix). Les
monarchistes obtiennent 400 députés qui se divisent entre les légitimistes (bourbons) et les
orléanistes (louis Philippe d’Orléans) = majorité monarchiste, forte minorité républicaine et
petite minorité bonapartiste.
Les monarchistes sont divisés sur tout et n’arrivent pas à choisir un régime et le 12 janvier
1871, l’Assemblée cherche une solution pour aboutir à la résolution du 17 février 1871, qui
nomme Adolf Thiers chef du pouvoir executif. Thiers arrive à éteindre la commune de Paris,
il négocie avec Bismarck pour stabiliser les relations entre la France et l’Allemagne mais
Thiers qui est conservateur est républicain et pas monarchiste. Les monarchistes vont
essayer de le neutraliser d’abord par des lois du 31 août 1871 qu’on appelle la C° rivet, elle
nomme Thiers président de la Republique mais c’est un président de la république dont les
statuts et les pouvoirs ne sont pas modifiés. Mais Thiers affirme la Republique car les
monarchistes n’arrivent pas à choisir un monarque. Les monarchiste pour neutraliser Thiers
vont voté une nouvelle loi du 13 1873 qu’on appelle la C° de broguit : ce texte vise à isoler
le président de la republique, on l’empêche d’intervenir à l’assemblée et sous la pression
des monarchiste Thiers démissionne.
Mais les légitimistes et orléanistes se réunissent et se mettent d’accord sur un nom : le
comte de Chanbord pour devenir chef d’Etat mais il refuse car il refuse d’être un roi
s’inscrivant dans la lignée révolutionnaire. Dans l’intervalle, ils nomment un militaire : le
maréchal de Machmaon et c’est lui qui va amorcer le processus pour faire voter les lois
constitutionnelles.
On trouve ce compromis on ayant
POur y parvenir 3 lois sont votées au mois de février et juillet en 1875, elles organisent les
pouvoirs publics.
L’organisation des pouvoirs publics
1.​ Le pouvoir législatif
Les lois de 1875 établissent un parlement bicaleral avec 2 chambres, c’est un bicalerisme
égalitaire car ils ont les memes pregoratives.
La chambre des deputés c’est 600 députés avec un mandat de 4 ans elus au SU direct, ils
sont les députés de la republique car c’est la République qui est choisie, scrutin uninominal
majoritaire à 2 tours. Ce scrutin uninominal majoritaire sera utilisé jusquen mais sera ecarté
de 1919 à 27.
Le sénat c’est 300 sénateurs, 75 sénateurs sont choisis par l’assemblée constitutante, ils
sont inamovibles et ils disparaissent progressivement a la fin du 19e.
Les 225 autres sont elus au SU indirect dans un cadre départemental et par les elus locaux,
ils sont élus pour 9 ans et renouvelables par tiers tous les 3 ans.
Le sénat a pour vocation a etre plus conservateur, monarchiste.

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Le parlement peut exercer le pouvoir constituant derivé, chaque chambre et le président de
la republique peuvent prendre l’initiative d’une révision constitutionnelle. Il faut que cette
demande soit adoptée par les 2 chambres et la révision elle meme est adoptée à la majorité
absolue des deputés et des sénateurs réunis en Assemblée nationale.
Le pouvoir législatif avec l’initiative des lois, les députés, sénateurs et le président de l a
république peut proposer des lois.
Les pregoratives de controle : l’art 6 de la loi du 25 février 1875 précise que « les ministres
sont solidairement responsables devant les chambres ». « Solidairement » = ce n’est plus
uniquement une responsabilité individuelle des ministres mais une respnsablité globale
collégiale et devant les chambres = tthéoriquement devant la chambre haute et basse.
Au début de la 3e Republique, ce sont les deputés qui renverseront le gouvernement mais
en 1896 le gouvernement peut etre renversé par le Sénat. A cela s’ajoute d’autres
techniques de controle : Comission d’enquête et question posée aux ministres.
Le président de la Republique : ses pouvoirs sont revus par la loi constitutionnelle du 25
février 1875, c’est un président élu (=innovation) par l’AN cad par les deputés et les
sénateurs. C’est une élection à la majorité absolue des suffrages et c’est une élections pour
7 ans. Il faut avoir plus de 23 ans , ne pas avoir été condamné par la justice. Le président de
la République a des pouvoirs extrêmement importants.
Il a l’initiative des lois qu’il partage avec les parlementaires, c’est lui qui promulgue la loi et il
peut même demander un réexamen de la loi, il a un droit de message il peut s’adresser au
parlement et il dispose du droit de dissolution de la chambre des députés mais avec l’accord
du sénat. Le Président es irresponsable devant le parlement et touts ses actes doivent etre
contresignés par un ministre car comme il est irresponsable si le parlement a une
responsabilité à chercher il cherchera la responsabilité des ministres : le gouvernement
pourra etre cntesté au prétexte qu’il a contresigné des actes du président.
Le gouv est dirigé par un président du conseil. Le gouv est composé de ministres només par
le président et qui sont donc responsables devant le parlement. Pendant très longtemps il
n’y aura rien dans les textes sur le président du conseil, c’est une fonction coutumière.
Ça n’est qu’au 20 e siècle que le président du consiel ne fera plus que cela, il sera
pleinement président du conseil.
Le président du consiel va nommer un secrétariat général de la présidence du conseil qui
est la pour assister le président dans ses fonctions. Mais la véritable structuration
administrative et budgétaire du président du consiel intervient en 1935, on lui donne l’Hotel
de Matignon et on lui accorde pour la 1ère fois un budget lui permettant de faire fonctionner
son administration.
Le gouv se réunit e n consiel de ministres avec le président du conseil mais également le
président de la république mais ils peuvent se réunir en cabinet sans le président de la
republique. Apparaissent des consiel inter ministériel qui vont réunir uniquement certains
ministres selon les sujets abordés.
Enn 1875, les auteurs des lois constitutionnelles ont voulu créer un régime parlementaire
équilibré, dans lequel le législatif et l’exécutif ont des moyens d’actions réciproques l’un sur
l’autre.
Les moyens d’actions des chambres sur le gouv : la responsabilité politique des ministres
devant le parlement, les ministres sont solidairement responsables devant les chambres
c’est qu’ils n’organisent en rien la responsabilité, il en dit pas comment elle s’exerce (l’art 6).
une fois de plus c’est la pratique qui va structurer le regime de la responsabilité :

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-​ L’interpellation : une question posée par un parlementaire qui ouvre un débat pour
permettre au gouv de répondre et le débat est suivi pa un vote et le vote peut être
défavorable au gouv.
-​ La question de confiance : c’est plus concret car dans cette hypothèse le gouv
prend l’initiative de demander le soutien de la chambre, c’est le gouv qui prend les
devants et dit aux parlementaires : est ce que vous me soutenez oui ou non ? ajouter
a cela les questions écrites, orale et les commissions qui vont suivre le T
gouvernemental.
Les moyens d’action du président sur les chambres : c’est la dissolution, le président sur
avis conforme du sénat peut dissoudre la chambre des deputés. Il se trouve que sur la 3e
Rep il se trouve qu’il y a eu une seule dissolution, c’est celle qui a été prononcé par
Makmaon en 1877. C’est l’initiative du président de la République.

Le basculement du régime : en 1875 est crée un régime parlementaire equilibré. On est d


ans un parlementarisme dualiste globalement equilibré.
Le président Makmaon interprète les lois constitutionnelles
Crise de regime : la crise du 16 mai 1876.
Ils font pression sur Makmaon pour
Sauf que les rapports de force politique vont rapidement évoluer, ils commencent par
évoluer au Senat, les conservateurs disposent du’n majorité très largement monarchistes
avec 154 conservateurs, les républicains eux les talonnent avec () écus.
Chambre des deputés : élections de février et mars, les républicains l’emportent avec 360
députés. Makmaon nommé dans un 1er temps un président de compromis : Jules Simon car
il est a la fois conservateur et républicain. Mais, Makmaon après cette recherche de
compromis va défier les républicains ca ne se passe pas ben avec Simon il démissionne.
Au lieu de rechercher un nouveau compromis Makmaon nomme un aristocrate comme
président du conseil : le duc de Breuil. C’est le chef des monarchistes. Sauf que depuis
1876, les monarchistes sont minoritaires a la chambre des députés et c’est la crise politique,
la chambre s’oppose a la nomination du duc de Breuil il est renversé et Makmaon répond
par la dissolution de la chambre des deputés, il y arrive car le sénat lui est encore favorable .
Une campagne électorale très dicutée s’engage et on a un homme politique : Leon
Gambetta en parlant du président de la rep il dit « quand le pays aura parlé il faudra se
soumettre ou se démettre ». Il se trouve que le pays va élire une nouvelle majorité
républicaine donc il désaveu McMahon mais il ne se soumet pas immédiatement et cherche
à nommer un gouvernement encore une fois minoritaire avec le général Roche Bouet, la
chambre réagit en refusant de soutenir le gouv Roche Bouet = elle bloque le fonctionnement
des institutions. McMahon essaye de s’accrocher et finit au nommer un Républicain : Dufort
le 13 décembre 1877. On pensait la crise éteinte, maitrisé mais elle ne l’est que
momeentanément. Quelques années plus tard, janvier 1879 = élection sénatoriale et les
républicains gagnent aussi le sénat. Le président ne pourra donc plus rien faire, McMahon
perd tout espoir de pouvoir exercer ses pouvoirs d’où sa démission le 30 janvie 1879.
Son remplaçant est Jules Grevy, qui est un républicain et qui va être un terme au
parlementarisme dualiste et faire entrer la 3e Rep dans la catégorie des régimes
d’assemblées. Jules Grevy s’adresse aux deputés et au sénat : « soumis avec sincérité à la
grande loi du regime parlementaire je n’entrerais jamais en lutte notre la volonté nationale
exprimée par ses organes constitutionnels ». C’est ce que les constitutionnalistes et les
historiens appellent la C° Grévy. Jules Grevy annonce qu’il abandonne le droit de
dissolution, il cherchera pas à l’exercer et il annonce la fin de la responsabilité politique du

36
gouv devant le président de la Rep. Cette interpretation de la C° ouvre la voie au regime
d’assmeblée ce qu’on appelle aussi le parlementarisme absolu (expression de Crré de
Malberg). Ça veut dire que la souveraineté est exprimé par la chambre, c’est elle qui va
progressivement s’accaparer les pouvoirs, la leitimité absolue et l’exécutif s’efface et
soumission totale des gouvernements au Parlement.
On passe d’un parlementarisme dualiste à un parlementarisme moniste.

3e partie : L’avènement de l’Etat démocratique


Dès 1789, les changements politiques sont bcp motivés par la bourgeoisie, elle voulait
maîtriser le pouvoir en écartant le plus possible le peuple.
Le peuple, a gagné progressivement le droit d’être associé aux affaires, ce qui était un Etat
libéral, est devenu progressivement un Etat démocratique.
Comment cette dimensions démocratique s’est ajouté à la dimension libérale.

Chapitre 1 : Le passage d’une politique bourgeoise à une politique des masses


Section 1 : L’élection
Dans une élection, il y a 2 pôles :
-​ Le pôle des électeurs
-​ Le pôle des elus
Les règles de droit relatives à l’intervention des électeurs forment ce qui est qualifié de mode
de suffrage (comment on vote), puis il y a ce qui concerne les elus et à il est question de
mode de scrutin(comment on élit).
Sous section 1 : les titulaires du droit de suffrage
A)​ En France, comme ailleurs, du suffrage restreint nous passons au suffrage
universel.
Quand tous les citoyens disposent à egalité du droit de vote, il est question du suffrage
universel et égal cad 1 citoyen = une voix. Hors l’universalité du suffrage est l’aboutissement
d’une assez longue évolution qui débute avec le suffrage restreint (censitaire ou
capacitaire).
Après la Revo, en 1791, seuls les citoyens dit actifs peuvent voter, à l’époque ce sont ceux
qui payent un impôt, une contribution = à 3 journées de T. Grace à ce suffrage censitaire +
de 4 millions de personnes acquièrent le droit de vote.
Un peu plus tard, au moment de la restauration, la politique pratiquée est bcp plus
restrictive, le droit de suffrage est restreint.
Les EU ont connu aussi une évolution progressive, dans certains Etats américains
notamment du sud des EU, chaque électeur devait payer une taxe car c’était un moyen
d’éliminer du vote l’électorat noir qui était aussi le plus économiquement defavorisé. Il faut
attendre les années 60 pour que ce systeme soit supprimé. En 1964, le % des afro
américain était de 43% sur les listes électorales et en 1968 le % bondit à 62%.
Suffrage capacitaire = l’individu doit avoir la capacité intellectuelle de voter. Cette capacité
intellectuelle on la retrouvé aux EU, dans certains Etats américains (anciens Etats
esclavagistes) lorsqu’il n’y avait pas la taxe il fallait réussir un test de compréhension de la
C° américaine.
En France, la capacité, a bcp dépendu d’un statut social. Par ex, sous la restauration, si on
était un officier supérieur dans l’armée, on était considéré comme capable de voter.

B)​ Les variations du SU

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Le suffrage a longtemps était une SU masculin, c’est ce qui était prevu dans la C° de 1793 .
Le SU masculin est appliqué pour la 1ère fois en France en 1848. SU masculin car en
particulier en France, les F sont tenues à l’écart car on considérait qu’elles étaient trop
influençables par les prêtres, l’église catholique.
Il a donc fallu un long combat pour que les F aient le droit de vote, en France c’est à la
libération, aux US 1919, la GB en 1928, la suisse en 1971.
A quel âge devient on citoyen ? Dans certains Etats c’est 21 ans d’autres 18 ans, certains le
revendique à 16 ans. En France on a abaissé l’âge pour voter à 18 ans avec Valery Giscard
d’Esteing.
Sous certains régimes, il a fallut compter avec une reconnaissance de droit de vote un peu
particulière, les brittaniques avaient prevu jusqu’en 1990 que les titulaires d’un diplôme
universitaire pouvaient voter une 2e fois.
Sont citoyens les ressortissants de l’Etat, la citoyenneté est à ttaché a la nationalité,
exception à cela : la participation des ressortissants de l’UE aux élections municipales.

C)​ L’exercice du suffrage


1.​ Le suffrage indirect : création d’un écran entre les électeurs et les elus, cet écran
prend la forme des grands électeurs, ce sont l’intermédiaire des personnes qu’on élit
et qu’elles meme éliront les elus. Dans certains régimes français, le constituant avait
combiné le suffrage censitaire et le suffrage indirect. En France, ce suffrage indirect
existe encore pour élire les sénateurs.
2.​ le suffrage direct : il n’y a pas d’intermédiaire à la désignation des élus.

Ce suffrage universel doit etre libre (rien ne doit nous influencer, l’isoloir) et sincère (ne
peuvent voter que les gens qui en ont le droit, car ils ont l’âge, ils sont inscrits sur les listes
électorales).

Sous section 2 : Les modes de scrutin


Nous nous intéressons à l’ensemble des regles permettant de calculer comment les
suffrages favorables aux candidats déterminent ceux d’entre eux qui sont elus (=comment n
compte les bullentins et comment en faisant ca on identifie le vainqueur de l’élection).
Distinction entre scrutin uninominal (on vote 1 ex: députés) et scrutin de liste (on vote pour
plusieurs ex: conseillers municipaux).
Distinction entre le scrutin majoritaire et le scrutin proportionnel, quelque soit le mode le vote
est organisé dans une circonscription électorale (cad le territoire au sein duquel le vote est
organisé).

A)​ Le scrutin majoritaire


Le scrutin majoritaire c’est le scrutin pour lequel est élu soit la liste soit le candidat qui
obtient la majorité des suffrages.
A l’intérieur du scrutin majoritaire il y a des variantes :
-1ere possibilité : le scrutin majoritaire à un tour
C’est ce type de scrutin qui est pratiqué en GB et aux EU. Quelque soit le nombre de voix
obtenus, la liste qui en obtient le plus gagne.
-2e possibilité : le scrutin majoritaire à 2 tours
En France, pour toutes les élections. En réalité, on est pas bligé d’avoir 2 tours on peut etre
elus dès le 1er tour mais il faut obtenir la moitié des voix plus une, si personne l’obtient , un
2nd tour est organisé et pour le gagner il suffit d’obtenir la majorité relative. L’intérêt du droit

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électoral est de prévoir les regles qui permettent à un candidat ou à une liste de se maintenir
au tour suivant (car tout le monde n’est pas retenu au 2e tour). Il se trouve que le scrutin
majoritaire conduit à des résultats qui permettent une sur représentation des vainqueurs car
il y a 2 catégories et pas plus : les gagnants et les perdants.
Si on gagne les élections, on ne fait aucune place à nos adversaires qui se retrouvent
complètement éliminés. Autre conséquence du scrutin majoritaire à un tour = il favorise le
bipartisme (que 2 partis politiques). Ex : en GB travaillistes et conservateurs et aux EU
démocrates et républicains.
Le scrutin majoritaire à 2 tours favorise la diversité des partis ex : en France, on a pivilégié
depuis la 3e Rep le scrutin à 2 tours.

B)​ La représentation proportionnelle


C’est un mode de scrutin dans lequel les sièges à pourvoir sont répartis proportionnellement
entre les différentes listes.
Avantages :
Le scrutin proportionelle est sans doute plus juste, équitable que le scrutin majoritaire. C’est
une « photographie de l’électorat ». Au scrutin proportionnelle, les partis politiques ont des
chances d’avoir des élus, d’être représentés, meme s’ils ne gagnent pas. Il favorise le
multipartisme, le nombre de candidats, c’est plus démocratique et on a pas besoin de faire
des alliances, les partis sont bcp plus indépendants les uns des autres.
Pour les électeurs : un plus grand choix.
Inconvénients :
Il s’agit obligatoirement d’un scrutin de listes donc on ne connait pas forcément nos elus.
C’est la possible déconnexion entre l’électeur et l’élu.
Il peine à faire apparaître des majorités. Le scrutin proportionnel favorise l’éclatement des
elus, il n’y a pas de majorité claire.

C)​ Le scrutin mixte


C’est original car c’est une combinaison entre le scrutin majoritaire et le scrutin
proportionnel. On est sur un scrutin de listes avec une répartition des sièges à la
proportionnelle en fonction des résultats du nombre de voix obtenus mais pour permettre de
dégager une majorité incontestable , la liste arrivée en tete obtient une prime qu’on appelle
la prime majoritaire. La liste arrivée en tete va obtenir un certain nombre de siège à la
proportionnelle, elle va bénéficier de cette prime majoritaire et gagner automatiquement 50%
des sièges. A ces sièges vont s’ajouter des sièges supplémentaires apropriés à la
proportionnelle en fonction de ses résultats.
Le mode de scrutin mixte permet d’écarter l’inconvénient du scrutin proportionnel =
l’absence de majorité.

La question qui est posée : les électeurs désignent les élus mais que se passe t’il apre s’il
élection ? Si on est pas satisfait de l’élu, disposons nous d’un dorit pour mettre fin à son
mandat. C’est la thématique du mandat impératif. Si nos elus ne respectent pas leurs
engagements, pouvons nous les révoquer ?
On a des Etats dans lesquels on peut rappeler les elus, notamment dans certains Etats
américains qui pratiquent le « recall ».
Le rappel : Il y a un risque d’instabilité politique et ca incite les elus à la démagogie. Un élu
va être tenter de prendre une position démagogique ce qui fausse la vie politique.

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Ces modes de scrutin, n’excluent pas une forme de démocratie plus directe avec le recours
du référendum.
Sous section 3 : Les partis de masses
Il veulent acquérir le pouvoir en convaincant le maximum des électeurs.
Ces partis apparaissent aux EU au début du 18e siècle puis se développent en GB et
arrivent en France au début du 20e, le 1er partis politique de masse en 1901.
Mais ce sont pour l’essentiel des partis de cadres cad des partis controlés par les elus eux
même, ce sont pour bcp des partis de notables et y compris les partis de gauche dans
lesquels on va trouver les partis socialistes. Ce sont des partis qui s’adressent aux masses
mais qui sont en rélaité assez éloignés d’elle pour leur fonctionnement. Le fonctionnement
des partis s’ouvre aux électeurs de base car ils vont s’appuyer de plus en plus sur des
réseaux de militants et sympatisants, qu’o va associer à la vie du parti.
Les partis vont aussi adapter leur fonctionnement pour davantage associer les militants, on
va les consulter sur les grandes orientations, grands enjeux.
Actuellement, en France on a une vision faussé car les partis politiques ont perdu leur
capacité à attirer les militants.
L’objectif de s’adresser au peuple, aux masses, pour gagner les élections, qui jouent un rôle
très important dans la sélection des candidats. Ces partis de masses, critiqué, fragilisés
incontestablement mais toujours appliqués dans le fonctionnement de la démocratie. Ce
sont aussi ces partis qui vont nous fournir notre programme, nos arguments. Soit on va
défendre une ligne sociale démocrate. Quel est la contrepartie ? On lui doit notre loyauté,
une certaine discipline.

Section 2 : la prépondérance du parlement


Plus les années passent, plus le Parlement se renforce. En effet, le parlement est la
représentation du peuple, il se met au service du peuple mais aussi d’une certaine justice
sociale? Ce n’est lus le parlement de la bourgeoisie mais du peuple dans sa diversité avec
des attentes sociales en matière : d’egalité, de services publics…
Cette situation va se retrouver dans tous les types de régime. Cette montée de puissance du
parlement on la retrouve aux EU = prédominance du Congrès. Cette une tendance qu’on va
aussi retrouver en Europe.
Sous section 1 : Le régime d’assemblée en Suisse
La suisse a été sous domination française de 1798 à 1814, tout cela prend fin et la
Confédération suisse retrouve sa pleine souveraineté en 1815 avec un Etat fédéral composé
de 22 cantons. La suisse n’a pas toujours été un pays calme, il y avait eu une guerre civile
entre protestants radicaux et catholiques conservateurs qui conduit à la C° du 12 septembre
1848, et c’est elle qui stabilise le regime de l’Etat fédéral. Elle sera plusieurs fois révisée.
Cet Etat fédéral Suisse ets une démocratie très particulière qualifiée de democratie
directoriale, ca veut dire qu’en suisse on a un pouvoir législatif : l’assemblée fédéral
A) L’assemblée fédérale
L’Assemblée fédérale est composée de 2 chambres, on a le conseil des Etats qui est la
chambre haute, qui représente les cantons et le conseil nationale, qui est la chambre basse
qui représente le peuple.
Le conseil des Etats qui représente les cantons avec 2 représentants par canton qui sont
elus au scrutin majoritaire.
Le conseil national est composée de 200 membres elus pour 4 ans au SU direct à la
représentation proportionnelle.

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Les 2 chambres ont des pouvoirs égaux : elle sont toutes les deux le pouvoir législatif et
contrôlent le pouvoir exécutif mais sans engager la responsabilité du pouvoir executif. En
contrepartie la dissolution du conseil national n’est pas possible.
La Suisse n’est pas un régime parlementaire, c’est un regime particulier car paralelement au
pouvoir de l’assemblée fédérale il faut compter avec le conseil fédéral.
B)Le conseil fédéral
Ce conseil fédéral est un directoire, c’est un pouvoir executif de la Suisse. Il comprend 7
membres qui doivent respecter les équilibres linguistiques et politiques de la Suisse, peut
importe la majorité au parlement, conseil national. Le directoire c’est une forme de consiel
d’administration. Les conseillers fédéraux sont elus à la majorité absolue des suffrages
exprimés pour 4 ans et mandat de 4 ans et ils sont elus par l’Assemblée fédérale, il n’y a
pas de limitation du mandat. C’est en ce sens que le conseil fédéral n’est pas le résultat de
la majorité du parlement fédéral. Au conseil fédéral il faut la représentation de tous les
courants politiques suisse. Chaque conseiller fédéral est responsable d’une administration,
de compétences. Le conseil fédéral a un président mais qui n’est ni chef du gouv ni de l’Etat,
mais il représente la conseil elvetique.
Le président du consiel fédéral est elus pour un an et il n’est pas imméduatement rééligible
et il est élu par l’Assemblée fédérale.
L’originalité du systeme suisse est que le conseil fédéral exerce collectivement les fonctions
de chef d’Etat, c’est une éclatement du pouvoir exécutif. Chauqe membre du consiel fédéral
a un pouvoir réglementaire et pet recevoir les directives de l’Assemblée fédérale et le
conseil fédéral est obligé d’appliquer.
Les membres du conseil fédéral sont plus des hauts fonctionnaires que des femmes et
hommes politiques.
Ce n’est pas un regime parlementaire car il n’y a pas de responsabilité de dissolution.
-​ C’est un petit Etat
-​ C’est un Etat qui continue à pratiquer la democratie directe :
-​ C’ets un Etat dans lequel il y a des divergences politiques mais dans lequel il y a
aussi une volonté de compromis, de solution politiques.
Le parlement est le véritable siège du pouvoir le conseil fédéral n’ets la que pour faire
fonctionner.

Sous section 2 : Le parlementarisme absolu sous la 3e République


Cette formule de parlementarisme absolue nous la devons à Carré de Malberg, ce regime
qui se met en place a partir de la C° Grévy, dès 1879, la 3e République qui était un regime
parlementaire équilibré avec un président fort se transforme et bascule dans le
parlementarisme absolu cad la domination totale du parlement sur la vie institutionnelle et
politique francaise.
A)​ Les manifestations de la prépondérance du parlement
L’aristocratie et l’église s’affaiblissent , le peuple monte en puissance, le chef de l’Etat
s’efface et le parlement va s’appuyer sur la legitimité qu’il tire de l’élection par le peuple. Il va
profiter de cette legitimité pour étendre ses pregoratives.
-Les commissions permanentes vont progressivement developper des enquêtes et
s’immiscer dans le fonctionnement du ministère et de l’administration. Grace à ces
commissions d’enquêtes, le Parlement va casiment supléer le gouvernement. Le
gouvernement devient de plus en plus dépendant du parlement.

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Contrairement à ce qui se passe en GB, les questions orale ou écrites sont peu utilisées en
France, le parlement va meme prendre l’habitude de renvoyer les présidents de la
République. 3 présidents ont étés renvoyés.
Ça montre l’influence du parlement sur la vie institutionnelle, des qu’un président de la
République tente de reprendre le controle, il est poussé à la démission.
Autre élément interessant sous la 3e république : ce n’est pas eulementl’affaiblissment du
président mais aussi de tout le gouvernement. Il y a une tres grande instabilité ministérielle.
Les présidents du onsiel sont entièrement dépendants du parlement car ce sont les
parlementaires réunis en AN qui élisent le président du conseil. Le presidnet du consiel ne
dispose pas du droit de dissolution, il a aucune arme mais en revanche le parlement l’élit
donc il le maitrise.

L’exécutif se prive du droit de dissolution alors que paralement le législatif a usé à fond de la
responsabilité du gouvernement.

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