Cours de Contrôle Analogique en Génie Industriel
Cours de Contrôle Analogique en Génie Industriel
Contrôle Analogique
Cours destiné aux étudiants de troisième année licence de Génie Industriel
2021/2022
Contrôle Analogique
SOMMAIRE
CHAPITRE I
I Introduction et principes généraux de l’asservissement
I-1 Introduction :
I-1-1 : Qu’est-ce qu’un asservissement
I-1-2 : Définition d’un système
I-1-3 : Qu’est-ce qu’un système automatisé
I-1-4 : Qu’est-ce que l’automatique
[Link], boucle fermée :
CHAPITRE II
II Les systèmes linéaires asservis
[Link] de systèmes
II-1-1 Définitions
II-2. Boucle ouverte et boucle fermée
II-2-1. Commande en boucle ouverte
[Link] en boucle fermée :
[Link] de signal :
II-3-1. Impulsion de Dirac :
II-3-2 Echelon de position :
II-3-3. Echelon de vitesse ou rampe :
II-4. La transformée de LAPLACE
II-4-1 Définition
II-4-2. Principales propriétés
II-5. Notion de fonction de transfert
II-5-1.Définition :
II-6. Schémas bloc, Simplification et réduction, Calcul de fonctions de transfert
II-6-1.Définition
CHAPITRE III
III-Etude temporelle des systèmes asservis
III-1 Systèmes du premier ordre
III-1-1 Définition
III-1-2. Comportement temporel des systèmes du premier ordre
III1-2-1. Réponse à une impulsion
1
III1-2-2. Réponse à un échelon
III1-2-3. Réponse à une rampe
III-2. Systèmes du second ordre
III-2-1 Définition :
III-2-2 Etude temporelle des systèmes de second ordre
III-2-2-1. La réponse Impulsionnelle
III-2-2-2. La réponse indicielle
CHAPITRE IV
IV-Performances des systèmes asservis linéaires dans le domaine temporel
IV-1. Analyse temporelle
IV-1-1. La Stabilité
IV-1-2. Critère de Routh-Hurwitz
IV-1-3. Précision statique et précision dynamique
[Link] des systèmes
CHAPITRE V
V- Etude fréquentielle des systèmes asservis
V-1 Comportement fréquentiel des systèmes du premier ordre
[Link] harmonique et réponse fréquentielle d’un système du premier ordre
V-1-1-1. Lieux de bode
V1-1-2. Le lieu de Nyquist
V1-1-3. Réponse fréquentielle deBlack Nichols
V-2 Comportement fréquentiel des systèmes du second ordre
V-2-1. Etude harmonique et réponse fréquentielle d’un système du second ordre
V-2-1-1. Lieux de bode
V2-1-2. Le lieu de Nyquist
V2-1-3. Réponse fréquentielle deBlack Nichols
V-2-2.Réponses fréquentielles pour différentes valeurs du coefficient d’amortissement ξ
V-2-2-1. Lieux de Bode
V2-2-2. Le lieu de Nyquist
V2-2-3. Réponse fréquentielle de Black Nichols
CHAPITRE VI
VI- Performances des systèmes asservis dans le domaine fréquentiel
VI-1. Analyse fréquentielle
2
VI-2. Les Marges de stabilité
VI-2-1. Marge de gain
[Link] de phase
VI-3. Critère de stabilité
VI-3-1. Le critère de bode
VI-3-2. Critère de Nyquist
VI-3-3. Critère de Black :
CHAPITRE VII
VII. La correction des systèmes analogiques asservis
VII-1. La problématique de la correction des systèmes asservis
VII-2. Les méthodes de corrections
VII-3. Les correcteurs usuels
VII-3-1. Le correcteur proportionnel P
VII-3-2. Le correcteur proportionnel intégral
[Link] correcteur proportionnel dérivé PD
[Link] correcteur proportionnel Intégral dérivé PID:
3
Introduction :
L’automatique ou contrôle des systèmes est la discipline qui, d’une manière générale, traite de
la commande des systèmes. Dans le domaine industriel son application est importante par
l’apport à la fois des solutions, des méthodes d’étude et des démarches systématiques
d’analyse.
Ce document couvre la partie enseignée aux étudiants de licence de génie industriel dans
notre organisme. Le lecteur trouvera l’aspect du contrôle des systèmes linéaires. La
présentation de cet ouvrage respecte l’ordre chronologique dans lequel la discipline est en
général par chapitre.
Le premier chapitre est consacré aux méthodes et principes de base de l’asservissement
partie essentielle et importante pour entamer ce document. L’asservissement proprement dit,
est l’étude des systèmes bouclés. Ce chapitre contient aussi l’ensemble des notions
essentielles à l’étude générale du contrôle ou automatique des systèmes, concepts qui restent
valables dans toute la suite de l’étude.
Le deuxième chapitre aborde la notion de systèmes asservis, avec toutes les notions
essentielles à savoir les régimes des comportements (régime établi ou permanent, régime
transitoire, régime statique) ; les systèmes à temps invariant.
-Il est aussi question de l’étude des trois signaux analogiques les plus utilisés (Impulsion,
échelon, rampe)
-La notion de boucle ouverte et de boucle fermée, est importante dans l’élaboration de la
commande.
-La modélisation mathématique, des systèmes s’effectue par des équations différentielles.
Ces équations sont transformées en polynômes à l’aide des transformées de LAPLACE,
notion importante abordée dans ce chapitre.
-L’ équation de transfert, résultat de la relation des transformées de LAPLACE de la notion
entrée/sortie des systèmes sollicités par des signaux comme entrée et auxquels ils répondent
par des signaux comme sortie.
- Pour mieux Cerner l’étude des systèmes dans les chapitres suivants nous terminons celui-ci
par leur schématisation sous forme de blocs, leur simplification et leur réduction (dans le cas
où plusieurs systèmes fonctionnent ensemble) par le calcul de la fonction de transfert
résultante.
Le troisième chapitre traite de l’étude temporelle des systèmes, à savoir leur comportement
en fonction du temps aux trois signaux analogiques cités au deuxième chapitre. Les systèmes
4
abordés dans ce chapitre sont du premier et du second ordre. Les réponses aux signaux sont
respectivement, étudiées et illustrés par leur tracé en fonction du temps (réponse
impulsionnelle, réponse indicielle et réponse à une rampe).
Dans le quatrième chapitre, les performances des systèmes temporels sont abordées par
l’étude des conditions de stabilité par l’évocation si nécessaire du critère de Routh et de
précisions, selon leur classe..
Le cinquième chapitre, est consacré au chapitre important de l’étude fréquentielle des
systèmes. Toutes les notions (de modélisations, de fonction de transfert et de tracé des lieux
de Bode de Nyquist et de Black) sont traitées et bien expliquées pour permettre à l’étudiant
d’acquérir la maitrise de ces méthodes de résolution.
Le sixième chapitre concerne les performances des systèmes dans le domaine fréquentiel.
La stabilité de ces systèmes se mesure aux marges de gain et de phase. Les critères de
stabilité sur les tracés des lieux (Bode, Nyquist et Black) sont illustrés par les valeurs de ces
marges.
Le septième chapitre et dernier est très important du fait qu’il représente le cœur du contrôle
des systèmes. Pour cause ce chapitre s’intéresse essentiellement à corriger les systèmes
asservis en tentant d’effacer le plus possible l’écart entre l’entrée (qui est désirée) et la sortie
(la réponse du système).
Chaque chapitre est suivi de sa série de travaux dirigés.
5
CHAPITRE I
[Link] :
I-1-1 : Qu’est-ce qu’un asservissement ?
D’après le dictionnaire le Larousse un asservissement est un état de dépendance, de
servitude ( Action de mettre un mécanisme sous la dépendance d’un asservisseur).
L’asservissement d’un système automatique, est le processus de réduire ou au mieux
d’annuler l’écart entre la grandeur commandée (le résultat obtenu) et la grandeur de
commande ( résultat souhaité). L’asservissement fonctionne en poursuite (système suiveur).
L’objectif est alors que la réponse du système suive la consigne
I-1-2 : Définition d’un système
Un système est un assemblage de composants ou éléments qui communiquent entre eux par
des lois de la physique et des mathématiques de manière à produire une fonction ou une tâche
donnée. Il possède une ou plusieurs entrées définissant les grandeursdes résultats souhaités, et
des sorties représentant les résultats calculés.
I-1-3 : Qu’est-ce qu’un système automatisé ?
Un système automatisé est un système qui réalise, de manière autonome, des opérations du
processus de la transformation souhaitée. L’intervention de l’homme est alors limitée à la
programmation, la mise en marche et aux réglages de certains paramètres.
Notre cas se limite aux systémes continus à temps invariants LTI où les grandeurs d’entrée et
de sortie évoluent de manière continue en fonction du temps. Exemple un moteur, un four,
scie électrique automatisée…
I-1-4 : Qu’est-ce que l’automatique ?
L’ automatique est l’ensemble des disciplines scientifiques et des techniques utilisées pour la
conception de la commande et du contrôle du système. La méthodologie utilisée pour
concevoir un système de commande peut s’opérer de la manière suivante.
-Cahier des charges : L’automaticien doit prendre connaissance du problème et des diverses
spécifications.
- Modélisation : L’automaticien doit décrire le comportement du système étudié, de manière
à formuler une relation entrée/sortie par un modèle de fonction appelée fonction de transfert.
- Analyse : S’opère par L’utilisation des techniques pour juger des performances du système
(stabilité, temps de réponse, oscillations, précision ...) à dire une partir du modèle,
6
- Synthèse : Si c’est nécessaire concevoir un correcteur qui confère au système étudié les
performances souhaitées.
Les systèmes asservis, sont des SYSTEMES BOUCLES
- La commande est considérée comme une sortie par le système de commande (Unité de
Commande Electronique UEC) et comme une entrée du système commandé (la vitesse de la
voiture)
7
-Les mesures capteur de vitesse sont considérées comme une entrée du système de
commande et comme une sortie du système commandé.
Remarque : L’automatique intervient aujourd’hui dans tous les domaines de notre quotidien.
[Link], boucle fermée :
1: Définition : Asservir un système, c’est fabriquer une partie de la commande du procédé
(déroulement du processus) en utilisant l’information de sortie mesurée par un capteur
Signal de
Entrée Loi de Sortie
commande commande Procédé
Actionneur
(Comparer (Agir) (Générer)
et réfléchir)
Mesure Capteur +
Transmetteur
(Capter et
Transmettre)
Comparateur
Consigne (entrée) Ecart
+ Correction
-
Mesure (sortie)
8
Comparateur
Signal de
Consigne (entrée)
Ecart commande Sortie
+ Correction Procédé
-
Mesure (sortie)
Capteur
CHAPITRE I I
9
CHAPITRE II
Les systèmes linéaires asservis
[Link] de systèmes :
II-1 Définitions
Un système est un ensemble d’éléments communicant entre eux par des lois de la
physique pour exercer collectivement une fonction bien déterminée.
Un système communique avec l’extérieur par l’intermédiaire de fonctions de temps,
appelés signaux.
On distingue deux régimes dans le comportement des systèmes :
-Le régime permanent ou établi, caractérisant la réponse stabilisée du système à une entrée
quelconque,
- le régime transitoire, caractérisant l’évolution de la réponse avant que le régime permanent
ne soit atteint.
-Le régime statique est le régime permanent dans le cas où l’entrée est constante.- Un
système est causal si sa sortie s(t) à un instant t0 ne dépend que des valeur de son entrée e(t)
pour t ≤ t0
Un système causal ne répond pas avant d’être excité (système non anticipatif). Les systèmes
physiques temporels réalisables sont de nature causale.
- Un système à temps invariant a un modèle identique à tout instant (un retard τ ne change
pas la loi du modèle).
-Schéma d’un système : e(t) Système s(t)
10
II-2. Boucle ouverte et boucle fermée
II-2-1. Commande en boucle ouverte : Dans ce cas la commande est envoyée en
entrée sans contrôle sur les sorties
Exemple :
Exemple : Une boucle fermée qui représente le processus de chauffage d’une pièce
11
II-3. Notion de signal
[Link] de signal :
Un signal dans un système de commande automatique représente une grandeur physique qui peut
être une température, une force, une pression, une vitesse, une tension, un débit, [Link] qui évolue
au cours du temps, c’est ce qu’on appelle signal temporel
Selon la nature de la commande, le signal est soit analogique ou numérique.
Dans notre cas, nous étudions les signaux analogiques relatifs à la commande linéaire
continue des processus. Pour notre étude nous utiliserons les trois signaux suivants
II-3-1. Impulsion de Dirac :
=0 ≠0
≠0 =0
Définition :
= . .
II-3-3. Echelon de vitesse ou rampe :
= . .
=1 = .
Définition :
12
II-4-1 Définition : soit une fonction sa transformée de LAPLACE est donnée par la
formule suivante :
= = $
%& !"#
(II.1)
Où p est une variable complexe
Exemple : Calcul de la transformée de LAPLACE de la fonction = !'#
= $ = $ =
%& !'# !"# %& ! '%" # (
'%"
, /= − 0
-. #
-#
(II.3)
, /= − 0 − 0 −⋯ 0
-1 . # 2 2!( 3 2!4 33 2!(
-# 1
(II.4)
+ + ⋯+ = *? + *?!( + ⋯+ *
-1< # - 1=> < # -@A # - @=> A #
2 -# 1 2!( -# 1=> -# @ -# @=>
(II.6)
La transformée de LAPLACE avec les conditions initiales nulles
2
2
B + 2!(
2!(
B + ⋯+ = *? ?
C + *?!( ?!(
D + ⋯+ * (II.7)
13
II-5-1.Définition : La fonction de transfert d'un système continu est le rapport de la
transformée de Laplace de sa sortie sur la transformée de Laplace de son entrée en considérant
les conditions initiales nulles :
=
E " →EFG#HA
I " →I2#GéA
(II.8)
=C +
-L # -H # (
-# -# K
La dérivée donne :
2- La transformée de la LAPLACE
1
M =C N + N
O
En considérant les conditions initiales nulles nous obtenons la fonction de transfert suivante :
= =
P " K"
Q " (%RK"
Mesure
14
E(p) Y(p) S(p) E(p) S(p)
F(p) G(p) F(p) G(p)
S =D
$ TU = .+
E "
B =S + I "
Blocs en parallèle :
E(p) E(p) F(p)
F(p)
+ S( E(p) S(p
F(p)+G(p)
E(p) +
G(p E(p)G(p
B =D +D + $ TU = ++
E "
)
I "
E(p)
ε(p) S(p
+ F(p
-
S(p) E(p
S(
) H(p
G(p)
V =D − B + B = .V = D − B +
W = =
E " X "
I " (%X " .Y "
(II.9)
le cas où la chaine de retour ne comporte pas de système on dit que le retour est
unitaire G(p) =1
15
W = =
E " X "
I " (%X "
(II.10)
D V B
W
+
+
_ +
B .:
:
Solution
V =D − B : ; B = + + W V
B = + + W D − B :
:Z = =
E " X " Y " %X " [ "
I " X " Y " % X " [ " %; "
16
Fiche de TD N°1 Modélisation des systèmes
Exercice N°2 :
Soit un circuit électrique représenté par le schéma
1- Ecrire les équations différentielles le décrivant
2- Donner la fonction de transfert en boucle ouverte
3- Tracer la réponse indicielle, la réponse impulsionnelle
Exercice N°3 : Soit un volant de moment d’inertie J= 25Km2 lancé par un couple moteur
Cm=12Nm le coefficient de frottements visqueux dans le guidage est f=0.6Nm/tr
Calculer :
-1- Les équations différentielles qui modélisent le système.
-2-La fonction de transfert en boucle ouverte, exprimer la constante de temps et le gain
statique.
-3-La fonction de transfert en boucle fermée si le système est asservi dans une boucle avec un
retour unitaire.
17
Fiche de TD N°2 Simplification des schémas bloc
Des systèmes représentés par leur fonction de transfert forment les schémas bloc suivants :
B-I
B-II
B-III
Donner les fonctions de transfert G(p), F(p) et T(p) respectivement des trois schémas blocs et
montrer que la fonction de transfert T(p) se met sous la forme suivante :
: =I +
E " E "
" \ "
18
CHAPITRE III
Etude temporelle des systèmes asservis
III-1 Systèmes du premier ordre
III-1-1 Définition : Un système est dit du premier ordre si sa fonction de transfert peut se
mettre sous la forme :
W = =
E " ]
I " (%^"
-_ est le gain statique sans unité quand B et D
(III.1)
- ` La constante de temps
) sont de même signe
C
Exemple : Soit le circuit électrique suivant :
O
A <
=C + $
(
-Entrée A K
= = $
(
-Sortie < a K
=O = CO +
-Lb # -Lb #
-#
Donc A -# <
W = Qb = (%RK"
Q " (
c "
B =
]
(%^"
19
B =
']
>
^ %"
e
(
"%'
Sur le tableau ci-dessus cette équation est de la forme donc la transformée inverse :
=
f
'] !
e
^
(III.2)
D =
g
"
B ="
]g
(%^"
B = −
]g ]g
" (%^"
= _* k1 − l
f
!
e (III.3)
20
-Le gain statique représente le comportement à l’infini ∞ = _*
- La constante de temps caractérise le comportement en régime transitoire ` = 0.63. ∞
-Le temps de réponse représente la fin du régime transitoire p% ≈ 3`
III-1-2-3. Réponse à une rampe :
L’entrée =U d UU=U
-La transformée de LAPLACE
D =
a
"s
B =
]a
"s (%^"
= U_ k` + − `l
f
!
e (III.4)
21
III-2. Système du second ordre
III-2-1 Définition :
Un système physique d’entrée e(t) et de sortie s(t) est du deuxième ordre, s’il est régi par une
équation différentielle du second ordre à coefficients constants :
s. + . + =_
( -s< # 4w -< #
uv -# s uv -#
(III.8)
- y Le cefficient d’amortissement
-x La pulsation propre du système non amortie
B + +B = _D
( 4 4w
uvs uv
La fonction de transfert :
= =
E " ]
I " zs s|
% "%(
(III.9)
{s
v {v
B
]
= zs s|
% "%(
{s
v {v
-La réponse dans le domaine de la place dépend de la nature des racines p appelés
pôles du système.
-Calcul du discriminant : ∆= − =
4w s ~ ~ w s !(
uvs uvs uvs
(,4‚ x k−y ± „ y 4 − 1 l
donc le dénominateur de la fonction de transfert est décomposable et donne deux
fonctions de transfert du premier ordre :
B
j Z _
= + =
− 1 − 2 − 1 − 2
j = −Z =
]
2
2x0 †ky −1l
22
La réponse impulsionnelle est la transformée inverse de Laplace = !(
B
= −
] "> # "s #
2
2x0 †ky −1l
(III.10)
B = = −x ,
] ]
zs s z s (,4‚
% "%( k %(l
{s
v
{v {v
= !(
B = _ x0 4 !uv #
23
(,4‚ x k−y ± ‰„ y 4 − 1 l
(,4‚ x k−y ± „ 1 − y 4 l , Uℎ T ‹ ‰ 4 = −1
La réponse indicielle résulte quand le système est soumis à une entrée échelon =
dans le domaine temporel qui se traduit dans le domaine de Laplace par D =
'
"
B
]'
= zs s|
•‘ s% "%(’
{v {v
= +
_ j
B = +
i K
2 2y "!"> "!"s
“ 2+ +1”
x0 x0
_ _ _ _
j=_ , Z= = ,O = =
(− (−
2 x 0 † ky − 1 l 2x0 †ky − 1l
4 ( 2 4 4 2
( 4
24
= _ •1 − k − l–
( A zs f A z> f
2 "s ">
4x0 †ky −1l
= , =
( (
En posant ( ^> 4 ^s
on obtient :
f f
s(t)= —1 − ^ ‘`( − `4 ’˜
( e> es
> !^s
(III.12)
= + +
_ −_ −_ _
B = 2 2 2
2
“ 2+1”
2
“ 2+1” “ 2+1”
x0 x0 x0
= − ≈
š
-Le temps de montée ? ™ % ( % en boucle fermée ? u›œ
- Le temps de réponse est compté quand le système atteint 95% la formule approximative
3
≈
p%
yxaF
25
Cas • < 1 ⇒ ∆< 0 Le système est sous amorti il est pseudopériodique,et possède deux
poles complexes , et peut sse décomposer comme suit :
B = = +
]' h i"%K
zs s| " zs s|
•Ž s % "%(• % "%(
{v {v {s
v
{v
B = − "s %4wu
]' ]'"%4]'wuv
" v "%uv
s
_ _ + 2_ yx _ _ + 2_ yx
B = − 4 + 2yx
= −
+ yx 4 − yx 4 +x 4
+ yx 4 + •x „1 − y 4 ž
4
1 + yx y x „1 − y 4
B =_ Ÿ − 4− .
„1 − y 4
4
+ yx 4 + •x „1 − y 4 ž + yx 4 + •x „1 − y 4 ž
y
= _ Ž1 − !wuv #
cos kx „1 − y 4 l t − !wuv #
sin kx „1 − y 4 l t •
„1 − y4
En posant U ¤ = y, T¤ = „1 − y 4
= _ Ž1 − . T•x „1 − y 4 + ¤ž•
A =|{v f
„(!w s
(III.13)
2¥
• La pseudopériode Ts
:< =
x „1 − y 4
-Le premier dépassement :
∞ − 0
!§w
¦% = . 100% = 100. „(!w s
∞
3
-Le temps de réponse est calculée de façon approximative à 5%
p% ≈
yx
-La représentation de la réponse d’un système du second ordre
26
Figure III.8 Réponse indicielle d’un système du second ordre
27
Fiche de TD N°3 REPONSES TEMPORELLES DES SYSTEMES
Exercice N°2 : Soit un système don la fonction de transfert en boucle ouverte est donnée par :
+ =
(
. ("s % .~w"%(
1 Z ="
4
j =
S(p)
+1
Exercice N°3 : On considère un système du second ordre ayant comme fonction de transfert :
3
W =
10 4 + 5 + 2
1. Déduire ξ ; K et w0.
2. Tracer la réponse indicielle.
28
Exercice N°4 : On considère le système mécanique. L’application d’une force f (t) (entrée du
système) sur le système provoque des oscillations de la masse m suivant la direction x(t) (la
sortie du système). Le système est constitué, en plus de la masse m , d’un ressort de raideur k
et d’un amortisseur de coefficient b . Voir figure.1
La réponse indicielle est représentée dans la figure.2
Figure.1
mx′′+bx′+ kx = f
29
CHAPITRE IV
Performances des systèmes asservies linéaires
Dans le domaine temporel
IV-1. Analyse temporelle : l’entrée est un signal qui varie en fonction du temps, permet
d’évaluer les performances en rapidité, précision, stabilité.
Exemple : tester les performances d’un missile.
IV-1-1. La Stabilité:
-L’étude des performances consiste à étudier :
La stabilité et la rapidité qui sont deux critères dynamiques.
La précision qui est un critère statique.
-De manière générale on dira qu’un système est stable si, écarté de sa position d’équilibre, il y
revient.
-La condition fondamentale de la stabilité précise qu’un système linéaire est stable à la
condition nécessaire est suffisante que tous les pôles de la fonction de transfert sont réels
négatifs ou complexes à partie réelle négative
- Soit un système asservi dans une boucle à retour unitaire, définit par sa fonction de transfert
en boucle ouverte+ .
= (%Y
Y "
"
La fonction de transfert en boucle fermée
¬ • = ˆ.-®•-
‡
%ˆ.-®•%‡
¯ • = ˆ.-®•- %ˆ.-®•%-
‡
L’équation caractéristique :
¦ = 0.25 4
+ 0.25 + 2 = 0
( = −0.5 + 1.94‰
4 = −0.5 − 1.94‰
Les pôles :
Les deux pôles sont complexes à partie réelle négatives le système est donc stable.
30
- Pour les systèmes d’ordre élevé, la résolution numérique pour déterminer les pôles du
système peut être laborieuse et même impossible, pour cette raison un certain nombre de
méthodes alternatives ont été d´enveloppées pour caractériser la stabilité d’un système.
IV-1-2. Critère de Routh-Hurwitz :
-Le critère de Routh-Hurwitz permet de déterminer le signe des racines de l’équation
caractéristique sans pour autant avoir à calculer leur valeur.
-Ce critère s’applique quand le système est en boucle fermée
- Ce critère est applicable si tous les coefficients du polynôme caractéristique sont de même
signe
- Soit le polynôme caractéristique d’ordre n suivant :
¦ = 2
2
+ 2!(
2!(
+ 2!4
2!4
+ ⋯+ (
(
+ (IV.1)
Le critère se définit par la construction d’un tableau comme suit :
2
2 2!4 2!~ …
2!(
2!( 2!š 2!p … (
2!4
*( *4 *š … …
2!š
U( U4 Uš …
… … … …
¶( ¶4 …
U( = U4 =
g> .'1=² ! '1=> .gs g> .'1=´ ! g² .'1=>
g g>
;
-La condition nécessaire est suffisante de stabilité s’exprime par un tableau de Routh par :
Tous les ai doivent être présents et sont strictement de même signe et non nuls.
Tous les coefficients de la première colonne du tableau doivent être strictement de
même signe
Si un seul coefficient est nul alors le système est dit marginalement instable.
Le nombre de changement de signe dans la première colonne du tableau est égal au
nombre de pôles à partie réelle positive, et donc le système est instable.
Remarque : Si parmi les éléments de la première colonne est égal à zéro, il est remplacé par
la plus petit nombre positif ε pour continuer de complter le tableau.
31
Application : Soit un système définit par sa fonction de transfert en boucle ferméecomme
suit :
V"
Erreur
Réponse
t
Figure IV-1. Réponse d’un système du second
ordre avec une erreur statique avec la
32
[Link] des systèmes : La précision d’un système dépend du nombre d’intégrateurs
insérés dans la boucle ouverte décrite par la fonction de transfert suivante :
=
]
"È '1 "1 % '1=> "1=> %⋯%'v
33
Fiche de TD N°4 : PERFORMANCES DES SYSTEMES TEMPORELS
Exercice N°1 : On considère un système en boucle ouverte régit par l’équation différentielle
suivante :
+3 +2 =
-s < # -< #
-# s -#
= =
] ]
( "³ %É"² %(É"s %(É"%Ê
Et 4 "³ %4"² %4"s %p"%Ê
Exercice N°3: Soit un système de fonction de transfert en boucle ouverte placé dans une
boucle de régulation à retour unitaire :
+ = _≥0
]
"!( "%( s
1-Déterminer la ou les valeurs de _ pour laquelle le système est stable en utilisant le critère de
Routh
Exercice N°4: Un système est définit par sa fonction de transfert en boucle ouverte
W =" _≥0
]
"%( "%4
1-En utilisant le critère de Routh, calculer la valeur de K, pour laquelle le système est
stable
2- Donner les expressions de l’erreur de position et de l’erreur de vitesse (rampe unitaire
= "s), en fonction de K.
(
(C
34
CHAPITRE V
Etude fréquentielle des systèmes asservis
V-1 Systèmes du premier ordre
V-1-1 : Etude harmonique et réponse fréquentielle d’un système d’un système du
premier ordre
‰x =
¸ ¸
= , T T = ‰x,
‡+` ‡+Ë`x
V-1-2. Lieux de bode : Les lieux de bode sont représentés par les variations simultanés du
gain en décibels et de la phase du système
| ‰x | =
On obtient alors un nombre complexe dont le module etl’argument sont :
]
Ð
Ì(%k
{ s
l Î
{v
u Ï
¤ = −j U T ku l Î
(V.1)
v Í
Les tracés asymptotiques des lieux de bode, se présentent par la courbe du gain en décibels
du système en fonction de la fréquence exprimée en décades dans un système d’axes semi
logarithmique. Et de la courbe de la phase correspondante en fonction des mêmes valeurs de
la fréquence
35
-Représentation graphique de bode
V-1-3 :Le lieu de Nyquist : Le lieu de Nyquist s’effectue dans le plan complexepar la
variation de la partie imaginaire en fonction de la partie réelle.
‰x =
¸ ¸ ¸ÔÕ
= −Ë
‡+Ë`x ‡+Ô- Õ- ‡+Ô- Õ-
-
Ö= , ×=− ⇒ Ô- Õ - = −1 ¶ = −Ø`x
¸ ¸ÔÕ
‡%Ô- Õ- ‡%Ô- Õ- Ö̧
] 4
¶ 4 + kØ − 4 l =
]s
~
(V.2)
36
- Représentation graphique de Nyquist
| ‰x |-g = ¤
phase
(IV3)
| ‰x |-g = 0 j ‰x =0 x=0
1̀
| xa =
‰x |-g = −3$*, j ‰x = 45°
37
V-2. Systèmes du second ordre
V-2-1 L’étude harmonique et réponse fréquentielle d’un système du second ordre:
=
E " ]
Un système du second ordre est décrit par une fonction de transfert comme suit :
I " zs s|
% "%(
F(p)=
{s
v {v
- Cas : • > 1 Le système est amorti et la fonction de transfert peut s’écrire de la façon
= T T = ‰x ⇒ ‰x =
] ]
(%^> " (%^s " (%Ú^> u (%Ú^s u
Suivante
= x( = x4 ‹ x( < x4
( (
^> ^s
Avec
| ‰x |-g = 20 _ − 20 †1 + us − 20 log †1 + us
us us
(V.4)
> s
¤ ‰x = −jU T u − jU T u
u u
> s
| ‰x |-g
Ü T 0$*/$ U
Ü T − 20$*/$ U
20 Þ − 3$*
20 Þ − 6$*
0db Ü T − 40$*/$ U
0←x x( x4 x
Rd/s
j ‰x
0°
−45°
−90°
−135°
0←x x( x4 x Rd/s
FigureV-4. Lieux de bode
38
V-2-2 Les lieux de Nyquist
- Le tracé de nyquist s’effectue par la variation du module de la fonction de transfert du
système en fonction de sa phase.
x ≪ x( x = x( x( ≪ x ≪ x4 x = x4 x ≫ x4 → +∞
fréquence
ω
_ _ _
| ‰x | _ x
√2 x + √2
0
= T T = ‰x ⇒ ‰x = =x
] ] (
(%^" s (%Ú^u s ^
Avec
x≪ x x=x x≫ x
Tableau-N°3. Valeurs du gain et de la phase ξ=1
j ‰x ° 0 -90° -180°
-Cas • < 1 ⇒ ∆< 0 Le système est sous amorti il est pseudopériodique,et possède deux
poles
4
x2 u 4
| ‰x |-g = 20 log _ − 20 Ì‘1 − ’ + k2y l
x20 uv
(V.5)
{
4w
j ‰x = −j U T
{v
x2
“(! 2”
x 0
Tableau-N°4. Valeurs du gain et de la phase ξ >1
x≪ x x=x x≫ x
| ‰x |-g | ‰x |-g | ‰x |-g
ω
| ‰x |-g = 20 _ = 20 _ = 20 _
− 20 2y − 40 x
j ‰x ° 0 -90° -180°
40
[Link]és de Nyquist pour différentes valeurs du cofficient d’amortissement ξ
41
Fiche de TDN°5 ETUDE GRAPHIQUE DES SYTEMES FREQUENTIELLE
Exercice N°1: Soit un système du premier ordre définit par sa fonction de transfert :
+ = (%(
š
"
+ =
( "%(
" "%(
Exercice N°3: Tracer le diagramme de Bode asymptotique (gain et phase) d’un système de
fonction de transfert G( p) défini par :
+1 + 10
+ =
+ 10 4
Montrer que le diagramme de Bode asymptotique de gain possède une symétrie par rapport à
la droite d’équation v = 10 et en déduire la valeur maximale précise Gmax du gain.
Déterminer, pour la pulsation vmax correspondant à ce maximum, la valeur du déphasage.
42
CHAPITRE VI
Performances des systèmes asservis dans le domaine fréquentiel
VI-1. Analyse fréquentielle : l’entrée est un signal qui varie en fonction de la fréquence
permet d’évaluer les performances filtrage, bande passante, déphasage etc... C’est une
approche souvent d’un électronicien.
Exemple : tester des enceintes acoustiques.
VI-2. Les Marges de stabilité
- Soit l’équation caractéristique 1 + + ‰x = 0 (VI.1)
- Le module |+ ‰x | = 1
-L’argument j + ‰x = j −1 = −¥
L’étude la stabilité des systèmes par leur tracé de (Nyquist, Bode et Black), revient à étudier
la stabilité en boucle fermée à partir de la boucle ouverte ; et d’évaluer les marges de
stabilités
VI-2-1. Marge de gain
La marge de gain permet d'indiquer la qualité de la stabilité en exprimant la distance sur l'axe
réel par rapport au point critique (–1,0) L'intersection de la réponse harmonique avec l'axe
réel a lieu pour une pulsation notée wπ, car la phase pour cette pulsation vaut –π.
à+ = d Uj + ‰x = −¥
(
|Y Úuá |
(VI.2)
[Link] de phase
La marge de phase permet d'indiquer la qualité de la stabilité en exprimant la distance
angulaire par rapport au point critique (–1,0). L'intersection de la réponse harmonique avec le
cercle unité a lieu pour une pulsation notée x( car le module pour cette pulsation vaut 1.
ठ= ¥ + j + ‰xa d U |+ ‰xa |=1 (VI.3)
système a une stabilité confortable pour : 6$* ≤ à+ ≤ 12$* ; et àã ≥ 45°
VI-3. Critère de stabilité
VI-3-1. Le critère de bode
Evaluer le degré de stabilité d’un asservissement dans le plan de Bode revient à connaitre sa
valeur à proximité de son gain Odb et la phase −180o. Le point (Odb,−180o) correspond au
point critique (−1, 0) dans le plan de Nyquist).
43
|+ ‰x |-g x
j + ‰x
ω
(-1,0)
44
VI-3-3. Critère de Black :
Un système linéaire en boucle fermée est stable si, sa réponse harmonique en boucle ouverte
parcours le lieu Black dans le sens des pulsations croissantes, en laissant le point critique (–
1,0) représenté (0 dB; –180°) à droite.
2- Quelle est la valeur du gain K qui assure au système une marge de phase ठ= 45°
Solution :
45
Fiche de TD N°5 Performances des systèmes dans le domaine temporel
: =
]
"%( ²
Déterminer la valeur de K qui assure au système une marge de gain égale à 6 dB. Calculer la
marge de phase pour cette valeur de K, le système est-il stable ?
Exercice N°2 : Soit un moteur asservi en position dans une boucle de régulation, comme le
montre le schéma suivant:
O =_ 0.1
1 + 0.5
E(P) S(P)
+
-
S(P)
=
]
Exercice-N°3 : On considère un système de fonction de transfert en boucle ou
Exercice N°4: Un système est décrit par sa fonction de transfert en boucle ouverte par :
=
]
x2 = „3 $/
"s %4wu1 "%u1
s Avec K>0
Le tracé asymptotique de bode du système en boucle ouverte est représenté dans la figure 1
- En vous aidant des résultats exprimés par ce tracé, déduire la valeur approchée du
coefficient d’amortissement ξ et celle du gain statique K
46
Bode Diagram
20
10
-10
M agnitude (dB)
-20
-30
-40
-50
-60
0
-45
Phas e (deg)
-90
System: f
Phase Margin (deg): 35.3
Delay Margin (sec): 0.184
At frequency (rad/sec): 3.34
-135 Closed Loop Stable? Yes
-180
-1 0 1 2
10 10 10 10
Frequency (rad/sec)
Figure. 1
47
CHAPITRE VII
La correction des systèmes asservis
VII-1. La problématique de la correction des systèmes asservis:
L’objectif dela correction des systèmes asservis est de contraindre le système à suivre le
comportement dicté par un cahier des charges. Voir figure suivante
48
Dans ce cas le correcteur est placé dans la chaine de retour de la boucle fermée formée avec
l’actionneur
49
a- La loi de commande
Le correcteur est un gain de fonction de transfert O =_
La loi de commande du système
M = _V ; M = _V (VII.1)
Kc > 1
translation du diagramme de gain de
de la rapidité
diminution de la marge de phase
(dégradation de la stabilité en BF)
Kc< 1
translation du diagramme de gain
de la rapidité
Augmentation de la marge de phase
(Amélioration de la stabilité)
[Link] du gain statique
En conclusion
Le correcteur à action proportionnelle ne permet pas de réaliser de bonnes performances en
termes de précision statique et dynamique et en rejet de perturbation. Un faible gain K donne
généralement un système stable, mais une erreur de position importante. Par contre, une
grande valeur de K, donne une meilleure erreur de position mais des mauvaises performances
en transitoire : plus K augmente, plus on tend vers l'instabilité.
Le diagramme de Bode montre l’apparition d’une instabilité est liée à la valeur de K
VII-3-2 Le correcteur proportionnel intégral
a- La loi commande intégrale :
La loi de commande :
=; V ` $` ; M = V
( # (
;ç "
(VII.2)
ç
50
FigureVII-6. Schéma d’un correcteur
intégral
O = _+
(
;ç "
La fonction de transfert
51
d- Synthèse d’un correcteur PI :
e- Réglage : Le correcteur PI est placé de façon à ne pas modifier la marge de phase
Plus Ti est grande, plus l'action intégrale est faible ce qui implique que :
xU0
≤
(
;ç (
-:
52
Pour y remédier, on peut baisser la valeur de Ti mais cela modifierait le réglage de la marge
de phase. Donc dans certains cas il est préférable d’utiliser un correcteur à retard de phase
VII-3-3 Le correcteur proportionnel dérivé PD:
a- la commande dérivée :
= _V + _:-
-è #
-#
La loi de commande (VII.4)
La fonction de transfert O = _ 1 + :-
Plus Td est grande, plus l'action dérivée est importante
Le terme ‘’dérivée’’ procure un gain élevé aux hautes fréquences, donc amplification des
bruits (perturbations) créé par des signaux parasites.
Le schéma d’un correcteur Dérivé
M = :-
b : Réponse fréquentielle
1/Td
1/Td
FigureVII-11 Tracé de bode du correcteur Dérivé
53
Avantages
-L’avance de la phase de 90° pour les pulsations x ≫ , améliore la marge phase àã
(
;é
= _V + V ` $` + _:-
( # -è #
;ç -#
La loi de commande : (VII.5)
O = _ k1 + + :- l = _ k l
( ;ç ;é "s %;ç "%(
;ç " ;ç "
La fonction de transfert :
Ce correcteur permet d’améliorer les performances globales du système, il est utilisé suivant
deux structures.
ε(p)
b
Figure VII-12. Structure du correcteur PID,
-a- en série, -b- en parrallèle
54
Le correcteur dépend essentiellement des valeurs des constantes :H :- donc :
:H = :( + :4
Si :H > 4 :- O = _k l=_
;ç ;é "s %;ç "%( (%;> " (%;s "
;ç " ;ç " :- = :( :4
avec
:H = 2y:
Si :H < 4 :- O = _k l=_ et y < 1
;ç ;é "s %;ç "%( ; s "s %4w;"%(
;ç " ;ç " : 4 = :H :-
avec
55
VII-4 Les correcteurs spécifiques adaptés
On peut adapter une correction spécifique à un cas traité pour un asservissement particulier au
lieu d’utiliser un régulateur PID
VII-4-1 : Les correcteurs à retard de phase
Le correcteur à retard de phase est une forme approchée du correcteur PI. Il réalise une action
intégrale (augmentation du gain en basses fréquences) sans introduire d'intégrateur.
La fonction de transfert du correcteur :
O =_
(%;ç "
(%g;ç "
(VII.6)
Où en pratique on choisit * = _
-Réponse fréquentielle du correcteur
Comme son nom l’indique ce correcteur introduit dans le système à corriger une diminution
de la phase par un déphasage négatif définit par la formule suivante :
¤?H2 = j U T (%g T C $
(!g
56
Avec la pulsation correspondante donnée par la formule ci-dessous
x?H2 = ;√g
(
Réglage du correcteur :
- Introduire dans le correcteur un gain K' qu'on calcule pour avoir la marge de phase désirée
- Calculer K=b pour obtenir la précision imposée
- Choisir la constante de temps :H telle que ≤
( u›v
;ç (
pour ne pas modifier la marge de phase
O =_
(%';"
(%;"
La fonction de transfert : (VII.7)
57
D’après le diagramme de bode les contraintes pouvant être satisfaites sont : -
L’augmentation de la marge de phase par l’introduction d'un déphasage positif de 90 d'où le
nom de correcteur à avance de phase.
-La phase maximale qui peut être ajoutée est montrée sur le tracé de la phase par la forme
d’une cloche. Sa valeur est calculée par la fonction suivante :
¤?'ë = U sin T $
'!(
'%(
Réglage du correcteur :
Avec la valeur choisie (désirée) de la phase à ajouter le calcul de a s’effectue
Avec la valeur de xa ?'ë = xa correspondant à ¤?'ë sur la cloche le calcul de í
s’effectue
Simplicité Système
PI Erreur statique parfois lent en BF
nulle
59
Avance de phase Amélioration Sensibilité du
stabilité et rapidité système aux bruits
60
Fiche de TD N°6 CORRECTION DES SYSTEMES L3 GI
Exercice N°1 : Un système asservi composé d’un procédé définit par sa fonction de transfert
en boucle ouverte est donnée par :
=
(
(%p" s
61
Exercice N°4: Correction PID
Un système asservi est composé d’un procédé de fonction de transfert
+ =
(
(%p" s
62
ANNEXE I
63
ANNEXE II
64
ANNEXE III
65
ANNEXE IV
66
Bibliographie
-Cours de régulation, Eric Magorotto, Département de Génie chique et procédés. Université
de Caen 2004-2005.
-Système Linéaires Continus, Dr GUENOUNOU Ouahid, Maitre de conférences B 2013-
2014 Département de Génie électrique Université [Link] Bédjaia.
-Automatique des systèmes linéaires, non linéaires, à temps continus, à temps discret,
Représentation d’état, Cours et exercices corrigés, Yves Granjon, Directeur de l’ENSEM
Nancy 2010
- Automatique Corrections des Systèmes linéaires continus asservis, ASI INSA Rouen
-ASSERVISSEMENTS CONTINUS, Cours, Michel VERBEKEN, I.U.T. de Montluçon
Département G.E.I.I.
-Les systèmes Linéaires Continus, Mohamed DAMMAK (Assistant technologue GEII)
Maher CHAABENE (Maître assistant GEII), Institut Supérieur des études
Technologiques de Sfax
-AUTOMATIQUE. Continue et discrète, Pr Belkacem Ould Bouamama , Directeur de
recherche àpoltech’Lille, Laboratoire d’Automatique, Génie Informatique et signal, Polytech
Lille
67