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Guerre d'Algérie : Conflit et Indépendance

la guerre d'Algerie part1

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Guerre d'Algérie : Conflit et Indépendance

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La guerre d'Algérie (en arabe : ‫)ثورة التحرير الجزائرية‬, aussi

connue sous les appellations événements


d'Algérie, révolution algérienne, guerre d'indépendance
algérienne et guerre de libération nationale, est un conflit
armé qui se déroule de 1954 à 1962 en Algérie
française, colonie française depuis 1830, divisée
en départements en 1848. La guerre se termine par
l'indépendance de l'Algérie, validée à une large majorité lors
d’un référendum organisé par les autorités françaises et la
victoire politique du Front de libération nationale.
En tant que guerre d'indépendance et de décolonisation, elle
oppose des indépendantistes Algériens, principalement réunis
sous la bannière du Front de libération nationale (FLN), à
la France. Elle est à la fois un double conflit, militaire et
diplomatique, et une double guerre civile, entre les
communautés d'une part et au sein même des communautés
d'autre part. Elle a lieu principalement sur le territoire de
l'Algérie française, mais a également des répercussions
en France métropolitaine, où les attentats notamment de
l'OAS causent plus d'un millier de morts.
La guerre d'Algérie entraîne de graves crises politiques en
France, qui ont pour conséquences le retour au pouvoir
de Charles de Gaulle et la chute de la Quatrième République, à
laquelle succède la Cinquième République. Après avoir donné
du temps à l'armée française pour lutter contre l'Armée de
libération nationale (ALN) en utilisant tous les moyens à sa
disposition, le général de Gaulle penche finalement pour
l'autodétermination en tant que seule issue possible, ce qui
conduit une partie des officiers supérieurs français à se rebeller
contre De Gaulle lors du putsch des généraux.
La guerre d'Algérie présente un bilan lourd, et les méthodes
employées durant la guerre par les deux camps (torture,
répression de la population civile) sont dénoncées. Selon les
études menées par des historiens français, on estime
qu'environ 250 000 Algériens sont tués dans cette guerre (dont
plus de 140 000 combattants, ou membres du FLN), et jusqu'à
deux millions ont été envoyés dans des camps de
regroupement (sur une population totale de dix millions). Près
de 25 600 militaires français sont morts et 65 000 ont été
blessés. Les victimes civiles d'origine européenne dépassent
les dix mille, dont un millier en France métropolitaine, au cours
de quarante-deux mille incidents violents enregistrés.
Le conflit débouche, après les accords d'Évian du 18 mars
1962, sur l'indépendance de l'Algérie le 3 juillet suivant. Il
précipite l'exode des habitants d'origine européenne, dits pieds-
noirs, des Juifs d'Algérie, ainsi que le massacre de harkis qui
s'est poursuivi jusqu'à la fin de l'année, évalué à plus de
cinquante mille victimes.

Dénominations
Le terme employé à l'époque par la France était « événements
d'Algérie », bien que l'expression « guerre d'Algérie » ait eu
cours dans le langage courant27,28. L'expression « opérations de
[ ] [ ]

maintien de l'ordre en Algérie » a également été utilisée29 ou [ ]

encore «pacification» contre les «rebelles»30. [ ]

L'expression « guerre d'Algérie » n'a été officiellement adoptée


en France que le 18 octobre 199931,32,27. [ ] [ ] [ ]

Contexte
La guerre d'Algérie prend place dans le mouvement
de décolonisation qui affecta les empires coloniaux occidentaux
après la Seconde Guerre mondiale. Elle s'inscrit dans le cadre
du combat anti-impérialiste et conduira à une Histoire sociale
de l'Algérie française parfois antagoniste.
Elle oppose principalement le Front de libération
nationale (FLN), à l'origine de l'insurrection, et sa branche
armée l'Armée de libération nationale (ALN, constituée
de moudjahidines, djoundis, moussebilines, etc.) à l'armée
française (comptant troupes d'élite
(parachutistes, légionnaires), goumiers
marocains jusqu'en 1956, gardes mobiles, CRS, appelés du
contingent ou supplétifs musulmans).
Entre 1954 et 1962, 1 101 580 appelés ou rappelés et
317 545 militaires d'active (soit 1 419 125 militaires) ont été
envoyés en Algérie33. En outre, selon Jacques Frémeaux, fin
[ ]

1960, jusqu'à 200 000 musulmans algériens (50 000 réguliers


et 150 000 supplétifs), combattent au même moment du côté
français, soit selon lui « bien plus que les effectifs que met en
ligne l'ALN »34,35. D'autres chiffres, « gonflés », ont été lancés à
[ ] [ ]

des fins de propagande selon Charles-Robert Ageron36. [ ]

Le conflit se double d'une guerre civile et idéologique à


l'intérieur des deux communautés, donnant lieu à des vagues
successives d'attentats, assassinats et massacres sur les deux
rives de la mer Méditerranée. Côté algérien, elle se traduit par
une lutte de pouvoir qui voit la victoire du FLN sur les partis
algériens rivaux, notamment le Mouvement national
algérien (MNA), et par une campagne de répression contre les
Algériens pro-français soutenant le rattachement de l'Algérie à
la République française. Par ailleurs, elle suscite côté français
l'affrontement entre une minorité active hostile à sa poursuite
(Libéraux d'Algérie, mouvement pacifiste), une seconde,
favorable à l'indépendance (les « porteurs de valises »
du réseau Jeanson, le Parti communiste algérien) et une
troisième, voulant le maintien de l'Algérie française (Front
Algérie française, Jeune Nation, Organisation de l'armée
secrète (OAS)).
Cette guerre s'achève à la fois sur la reconnaissance de
l'indépendance de l'Algérie le 3 juillet 1962, lors d'une allocution
télévisée du général de Gaulle faisant suite au référendum
d'autodétermination du 1er juillet prévu par les accords
d'Évian du 18 mars 1962, sur la naissance de la République
algérienne démocratique et populaire, le 25 septembre, et sur
l'exode d'une grande partie des Pieds-Noirs (au nombre d'un
million).

Contexte socio-économique
Société algérienne
Évolution démographique
La population algérienne diminue sensiblement de 1856 à
1872, selon le chercheur et démographe Kamel Kateb :
« En 1872, avec 2,1 millions de personnes recensées, la
population indigène est inférieure à l'effectif dénombré en 1856
(2,3 millions), en 1861 (2,7 millions) et en 1866 (2,6
millions) »37 soit une régression annuelle de -3.6 %. Cette
[ ]

régression est due notamment aux famines organisées par la


gestion coloniale mais également par l'émergence de maladies
européennes alors inconnues en Afrique du Nord ainsi que les
différents massacres et meurtres commis dans le cadre de la
colonisation des territoires algériens37. [ ]

Entre 1866 et 1868, une famine est causée artificiellement par


la gestion coloniale, selon le comte Le Hon « Ce n’est pas la
difficulté de les alimenter qui a tué les [Algériens] mais le
régime sous lequel ils vivent »38. Cette famine révèle
[ ]

l'incompétence de la gestion de la crise, ainsi que la faiblesse


de la production coloniales38.
[ ]

À partir de 1880 la population croît (environ trois millions


de musulmans, pour environ 500 000 non-musulmans. En
1960, l'Algérie compte environ 9,5 millions de musulmans,
environ un million d'Européens non-musulmans ainsi que
130 000 Juifs d'Algérie[réf. nécessaire].
Les villes sont traditionnellement peuplées surtout d'Européens
et de Juifs séfarades39, mais la population musulmane urbaine
[ ]

progresse pendant toute la première moitié du XXe siècle.


En 1954, certaines villes sont à majorité musulmane
comme Sétif (85 %), Constantine (72 %)
ou Mostaganem (67 %).
Pour la période 1950-1954, l'espérance de vie à la naissance
de la population algérienne musulmane est la moitié de celle de
la population européenne (respectivement 34 et 60 ans pour les
hommes et 33 et 67 ans pour les femmes)40. Selon la Banque
[ ]
mondiale, elle s’établit à 46 ans en 1960 pour la moyenne de
l'ensemble des populations41. [ ]

La mortalité infantile est très élevée en Algérie. Elle diminue


fortement pour les populations européennes entre 1946 et 1954
(environ 50 pour 1 000), mais reste très forte pour les
musulmans (environ 85 pour 1 000 en 1954)42. [ ]

Statuts juridiques coloniaux


Article connexe : Statut juridique des indigènes d'Algérie.

Durée : 1 minute et 20 secondes.1:20Sous-titres [Link]ènes de rue


à Alger, quartiers européen et musulman (Bab El Oued et Casbah), avant les évènements de
novembre 1954.
Jusque vers la fin de la Seconde Guerre mondiale, la
population algérienne est divisée en deux catégories distinctes,
soumises à des statuts juridiques inégaux nés du sénatus-
consulte du 14 juillet 1865 et découlant en une situation
d'apartheid (tel que caractérisée par
la chercheuse et historienne spécialiste de l'Indépendance
Algérienne Sylvie Thénault)43 : d'une part, un million
[ ]

d'Européens, citoyens français de statut civil de droit commun


(surnommés plus tard les « pieds-noirs ») qui étaient installés
en Algérie souvent depuis plusieurs générations et auxquels
étaient associés les juifs autochtones (excepté pour la période
du statut des Juifs de 1940 à 1943 avec l'abrogation du décret
Crémieux), et d'autre part, près de neuf millions d'Algériens,
sujets français de statut personnel de droit local (appelés
« Musulmans » ou « indigènes »)44 il ne disposaient pas de la
[ ]

nationalité française et leurs droits étaient limités.


Cette discrimination ethno-raciale se matérialisait également via
l'existence de l'impôt "arabe" prévu par le Code de l'Indigénat
lui-même basé sur la discrimination raciale :« L'impôt colonial
prévu par le Code de l'Indigénat que subissaient les indigènes
pour des raisons raciales et religieuses impliquait un paiement
d'un impôt "sur la race" par les indigènes des différentes
colonies, en Algérie, « Les colons européens en étant
exonérés, la fiscalité fut ainsi une mécanique de paupérisation
dirigée contre une population particulière. Dès lors, elle apparut
comme un système d’impôts « ethniques » faisant obstacle à
l’adoption de toute culture « civile », aussi bien parmi les colons
que parmi les Algériens. Elle empêchait toute solidarité
universaliste ou de classes entre Algériens et colons et, à n’en
pas douter, démonétisait aussi bien les attitudes « civiles »
intégrationnistes que socialistes »45. [ ]

Si les citoyens français jouissaient exactement des mêmes


droits et devoirs que leurs compatriotes métropolitains, les
sujets Algériens qui étaient soumis aux mêmes devoirs (ils
étaient notamment mobilisables par le contingent), étaient
privés d'une partie de leurs droits civiques (ils votaient au
Second collège électoral où il fallait neuf de leurs voix pour
égaler la voix d'un seul votant du Premier collège).
En 1946, la Loi Lamine Guèye, parfois comparée à l'édit de
Caracalla46, promulguée le 7 mai 1946, reconnaît enfin la
[ ]

citoyenneté française à « tous les ressortissants des territoires


d’outre-mer (Algérie comprise) ». Grâce à elle, la citoyenneté se
libère définitivement de sa dépendance au Code civil pour se
rattacher à la nationalité, avec laquelle elle se confond depuis
lors. Le droit de vote s'élargit à tous les Algériens de plus de 21
ans47,48.
[ ] [ ]

La nouvelle citoyenneté est définitivement consacrée par


la Constitution du 27 octobre 1946 qui reprend en son article 80
le contenu de l'unique article de la loi du 7 mai 1946, confirme
en son article 82 la rupture définitive du lien, mis en place par le
sénatus-consulte de 1865, entre la jouissance des droits de
citoyen et le statut personnel, et réaffirme l'égalité entre les
différents statuts civils49,48.
[ ] [ ]

L'arrivée au pouvoir de Charles de Gaulle en 1958 et la


promulgation des ordonnances du 15 novembre
1958 uniformise le statut des populations d'Algérie. Ces
ordonnances rompent définitivement le lien entre la citoyenneté
et le Code civil, suppriment les deux collèges électoraux et
fusionnement finalement les populations en une seule catégorie
de « Français à part entière » ; elles octroient enfin à la
population algérienne une représentation politique plus
équitable, proportionnelle à son importance dans
chaque département algérien : 46 députés sur 67 et 22
sénateurs sur 3148.[ ]

Économie algérienne
En Algérie, depuis les années 1930, près d'un million de pieds-
noirs y vivent dont quelques milliers possèdent les meilleures
terres agricoles (les plus fertiles et les moins exposées aux
risques climatiques subtilisées aux indigènes ou plus rarement
achetées à bas prix lors de la période de conquêtes).[réf. nécessaire]

Population et répartition de la propriété en Algérie 50 [ ]

Pieds-
Musulmans Total
Noirs

Population 9 196 000 1 136 000 10 332 000

% de la population
89 11 100
totale

% des terres agricoles 75 25 100

% de la population
98 2 100
agricole

De nombreux agriculteurs européens sont


des viticulteurs (400 000 ha consacrés à la vigne en Algérie)
dont les productions sont exportées surtout vers la France
métropolitaine. L'agriculture n'occupe que 9 % de la population
active française (contre 26 % en métropole) mais les paysans
d'origine française occupent l'essentiel des meilleures terres
cultivables. [citation nécessaire] Cependant certaines sources certifient
que ne sont attribuées aux colons que des terres alors
en friche51[réf. à confirmer]. Le colon en réclame autant qu'il pense
[ ]

pouvoir en cultiver avec sa famille, mais doit dès la deuxième


année acquitter l'impôt foncier proportionnel à la surface, ce qui
dissuade les abus.
Les différentes tentatives d'industrialiser l'Algérie se sont
soldées par des échecs en raison de la concurrence de
l'Europe, où l'outillage est plus performant et le personnel
formé, et en raison de l'absence de houille et de chute d'eau
pour alimenter en énergie les industries. Face à ces difficultés,
l'État français encourage l'émigration vers la métropole des
autochtones. Entre 1946 et 1962, environ 400 000 ouvriers
Algériens sont embauchés en métropole et envoient des
centaines de millions de francs vers l'Algérie chaque année52. [ ]

Entre 1949 et 1953, les investissements dans les infrastructures


algériennes sont subventionnés à 90 % par la métropole52. Ce
[ ]

pourcentage monte à 94 % jusqu'en 195652. [ ]

L'essentiel de la population musulmane est pauvre. Ce sont


essentiellement de petits propriétaires terriens vivant sur les
terres les moins fertiles, ou des journaliers. Dans les années
1950, les surfaces cultivables stagneraient autour de 7
millions d'hectares. La production agricole augmente peu entre
1871 et 1948, contrairement au nombre d'habitants. Selon
Daniel Lefeuvre, la production annuelle de céréales passe de
3,88 quintaux/hab. à 2 q/hab. L'Algérie doit donc importer des
produits alimentaires. La pauvreté des musulmans ne fait que
s'aggraver en raison de l'explosion démographique de cette
population. Entre 1948 et 1954, la valeur des importations
alimentaires doit être triplée.
Une autre conséquence est l’installation d'un chômage très
important parmi les populations musulmanes52. 1,5 million de
[ ]

personnes sont sans emploi en 1955. La commune d'Alger


aurait compté 120 bidonvilles avec 70 000 habitants en 1953.
Si la population musulmane est majoritairement pauvre, Daniel
Lefeuvre rapporte qu'environ 600 000 Algériens musulmans
« appartiennent aux groupes sociaux les plus favorisés »
(grands propriétaires fonciers, professions libérales, membres
de l'armée et de la fonction publique)53.
[ ]

Après la fin de la Seconde Guerre mondiale, le plan


Marshall prévoit une aide économique à la France et l'Algérie.
Conséquences sur l'économie, le patrimoine et l'héritage algérien
La présence coloniale est synonyme pour les autochtones
algériens musulmans d'un vol et d'une spoliation de leurs biens
fonciers :
« La colonisation en Algérie ne supporte pas non plus le coût
foncier des premières installations. Les terres sont purement et
simplement confisquées. Ce sont donc les natifs qui financent
l’investissement foncier. Nous avons le chiffre exact des terres
livrées jusqu’en 1937 par l’État à la colonisation : 1.657.405 ha,
soit 60 % du domaine foncier colonial privé. »54
[ ]

La conquête d'Alger a impliqué la destruction d'un patrimoine


millénaire ayant eu un impact sur l'héritage culturel
algérien : « De 1830 à 1833 environ, un quart du bâti de la ville
d’Alger est détruit ou endommagé, tandis que la présence
massive de l’armée, les exils et la venue d’Européens
accélèrent la désagrégation d’une société urbaine déjà
fragilisée (Ruedy, 1992, 23). Dans le même temps, la ville est le
théâtre de conflits de compétences qui débordent le cadre local
pour faire écho, en France, aux interrogations sur la définition
de la propriété et du droit d’expropriation. La dénonciation des
exactions et des destructions en 1834 par la Commission
d’Afrique, envoyée sous l’égide du Parlement, conduit à faire de
cette première période un contre-exemple futur des politiques
urbaines coloniales avant la loi de 1844 sur les
expropriations »55.
[ ]

Contexte politique
Côté français
Pour un article plus général, voir Politique étrangère de la
France depuis 1945.
L’évolution vers un engagement européen, contradictoire avec le
maintien de l’ancien Empire
À la suite de la Seconde Guerre mondiale, la France s'engage
résolument dans une politique européenne qui dessine l'avenir
de la nation.
Le 18 avril 1951, la France signe le traité instituant
la Communauté européenne du charbon et de l'acier (CECA).
Le 27 mai 1952, le traité instituant la Communauté européenne
de défense (CED) est adopté par le gouvernement français
(mais ne sera pas ratifié par le Parlement). Le 1er juin 1955 se
tient la conférence de Messine préparant le traité de Rome
du 25 mars 1957 qui institue la Communauté économique
européenne, prélude à l’Union européenne d’aujourd’hui, née
le 7 février 1992.
Cependant, au début de la guerre d'Algérie, des forces
politiques encore puissantes essayent de maintenir ce qui reste
de l'Empire colonial français.
La fin de la guerre d'Indochine et la décolonisation de l'Union
française
Articles connexes : Union française et Sénatus-consulte du 14 juillet 1865.

Le conflit s'inscrit dans le cadre du processus


de décolonisation qui se déroule après la fin de la Seconde
Guerre mondiale. Pour la France, cela concerne entre autres
les colonies françaises d'Indochine (guerre d'Indochine de
1946-1954), la Guinée, Madagascar (insurrection malgache de
1947), l'Afrique-Équatoriale française et l'Afrique-Occidentale
française, ainsi que les protectorats du Maroc et de la Tunisie,
qui obtiennent leur indépendance respectivement le 2 et le 20
mars 1956.
L’impossibilité des réformes sous la IVe République
La principale cause du déclenchement de cette guerre réside
dans le blocage de toutes les réformes, en partie causé par
l'opposition de la majorité des pieds-noirs et de leurs
représentants hostiles à toute réforme en faveur des
musulmans, les gouvernements ne souhaitant pas se l’aliéner.
Par ailleurs, la loi sur le nouveau statut de l'Algérie, proposée
en 1947, n'est votée ni par les députés du colonat, ni par les
quinze représentants des « Français musulmans » d'Algérie56. [ ]

Alors que des dizaines de mil

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