Les sources fournissent une structure détaillée de l'étude de l'économie internationale, couvrant
les notions fondamentales, les théories explicatives, et les instruments de mesure des
échanges.
I. Les Notions de Base de l'Économie Internationale (Chapitre 1)
Les concepts de base distinguent trois niveaux d'intégration :
1. L'Internationalisation : Désigne le développement des échanges de biens, services,
capitaux ou personnes entre nations, où les États restent les principaux acteurs et les
échanges passent par des frontières définies.
2. La Mondialisation : C'est un processus global d’intégration des économies, des
sociétés et des cultures à l’échelle mondiale, impliquant une interconnexion croissante et
un rôle majeur des entreprises transnationales et des organisations internationales
(OMC, FMI).
3. La Globalisation financière : Aspect spécifique de la mondialisation qui concerne la
libéralisation et l’intégration des marchés financiers, caractérisée par la suppression des
contrôles de capitaux et le rôle accru des places financières mondiales.
D’autres notions clés définissent les flux économiques :
● IDE (Investissements Directs à l’Étranger) : Investissements réalisés par une
entreprise dans un autre pays pour exercer une influence durable (ex : ouvrir une filiale).
Ils se distinguent des investissements en portefeuille, qui sont de simples placements
financiers sans intention de contrôle.
● Délocalisations industrielles : Transfert d’une activité de production vers un autre
pays, souvent motivé par la réduction des coûts de main-d'œuvre ou des contraintes
réglementaires.
● Commerce Intra-branche vs. Inter-branche : Le commerce inter-branche est
l’échange de produits de secteurs différents (ex : vin contre voitures), tandis que le
commerce intra-branche est l’échange de produits similaires mais différenciés (ex :
voitures Renault contre voitures BMW). Ce dernier reflète souvent la différenciation
des produits (horizontale ou verticale).
● Règlementation et Pratiques Déloyales : Les sources définissent le dumping
commercial (vendre sous le coût de production pour éliminer la concurrence) et le
dumping social (réduire les coûts salariaux et sociaux). Elles décrivent également
l'embargo (interdiction officielle de commerce par un État ou une organisation) et la
Clause de la nation la plus favorisée (NPF), principe de l'OMC qui exige qu'un
avantage accordé à un partenaire soit étendu à tous les membres.
II. Théories et Fondements du Commerce International (Chapitre 2)
Les théories cherchent à expliquer pourquoi les pays échangent et se spécialisent.
1. Théories Classiques (Smith et Ricardo)
● Théorie de l’avantage absolu (Adam Smith) : Chaque pays doit se spécialiser dans la
production d'un bien pour lequel son coût de production est inférieur à celui de ses
partenaires. La liberté des échanges augmente le bien-être.
● Théorie des avantages comparatifs (David Ricardo) : Si un pays a un avantage
absolu dans tous les biens, le commerce reste possible. Le pays doit se spécialiser dans
la production où il dispose de l'avantage le plus élevé (ou le désavantage le plus faible).
La spécialisation s’explique par des techniques de production différentes.
2. Théories Néo-Classiques (Modèle HOS)
● Modèle Heckscher-Ohlin-Samuelson (HOS) : Contrairement à Ricardo, l'avantage
comparatif s'explique par les différences de dotations en facteurs de production
(capital et travail). Un pays exporte les biens qui utilisent intensivement le facteur dont il
est le plus abondant.
● Paradoxe de Leontief : Ce paradoxe remet en cause le modèle HOS en montrant que
les États-Unis, pays abondant en capital, exportaient en 1947 des biens moins intensifs
en capital que leurs importations. Ce paradoxe a été partiellement résolu en intégrant la
notion de capital humain (travail qualifié).
3. Nouvelles Théories de l'Échange
Ces théories se développent pour expliquer le commerce important entre pays développés aux
dotations factorielles similaires.
● Économies d’échelle et concurrence imparfaite : La réduction du coût moyen lorsque
la quantité fabriquée augmente (rendements croissants) favorise la spécialisation des
entreprises les plus efficaces, conduisant à la compétitivité-prix.
● Différenciation des produits (Krugman) : Sur les marchés oligopolistiques, les firmes
différencient leurs produits (horizontalement ou verticalement) pour créer des
monopoles. Cela explique le commerce intra-branche.
● Thèse de l’écart technologique : Une firme innovatrice bénéficie temporairement d'un
monopole dans la production d'un nouveau bien, créant ainsi des flux d’exportation.
● Thèse du cycle du produit (Vernon) : La localisation de la production d'un bien évolue
selon son stade dans son cycle de vie (lancement, croissance, maturité, déclin). Un
produit nouveau est d'abord produit dans le pays innovateur avant que la production ne
soit délocalisée à l'étranger lorsque le produit se standardise.
III. Évolution et Instruments de Mesure (Chapitres 3, 5, 6)
1. Croissance et Structure des Échanges
Le commerce mondial a connu une croissance soutenue depuis 1948, supérieure à celle de la
production mondiale. Cette expansion est due à la libéralisation des échanges (GATT, OMC,
accords régionaux) et au développement des Firmes Multinationales (FMN), qui assurent
environ 30 % des échanges manufacturés.
Structurellement, les produits manufacturés dominent la structure des échanges (65% en
2011), et les échanges de services (transport, tourisme, services informatiques, financiers)
connaissent une forte croissance, progressant deux fois plus vite que le commerce des
marchandises dans les pays industrialisés. Géographiquement, le commerce est polarisé
autour de la « Triade » (Amérique du Nord, Europe occidentale et Asie), qui réalise plus des
trois quarts des échanges.
2. Les Instruments de Mesure
Plusieurs indicateurs permettent de quantifier les échanges extérieurs :
● Balance des Transactions Courantes (BTC) : Document comptable regroupant les
échanges de biens (balance commerciale) et de services, les revenus des facteurs et les
transferts courants. Un solde BTC positif indique une capacité de financement de la
nation.
● Balance des Paiements (BP) : Document regroupant tous les flux (réels, financiers,
monétaires) entre résidents et non-résidents. Elle comprend le Compte des transactions
courantes, le Compte du capital et le Compte des opérations financières. L'équilibre
comptable de la BP stipule que tout déséquilibre de la balance courante doit être
compensé par le compte financier du secteur privé ou par une variation des réserves
officielles.
● Taux de couverture : Mesure la part des importations couverte par les exportations
(Exportations/Importations x 100).
● Taux d’ouverture : Mesure la part des échanges extérieurs dans le PIB.
● Termes de l’échange : Comparent les prix des produits exportés par rapport aux prix
des produits importés. Une augmentation des prix des exportations plus rapide que celle
des prix des importations indique une amélioration des termes de l’échange.