Introduction à l'Espace Vectoriel Euclidien
Introduction à l'Espace Vectoriel Euclidien
Aiad Elgourari
Département de Mathématiques
20 novembre 2025
Espace vectoriel
Généralités
Dénition
On appelle espace vectoriel sur IK (ou IK-espace vectoriel) tout
ensemble E muni :
1 d'une loi de composition interne notée "+" telle que
a) "+" est associative,
∀x, y , z ∈ E , (x + y ) + z = x + (y + z)).
b) "+" possède un élément neutre noté 0E ,
(∀x ∈ E , x + 0E = 0E + x = x ).
c) Tout élément est symétrisable par 0E
(∀x ∈ E , ∃y ∈ E tel que x + y = y + x = 0E ).
d) "+" est commutative
(∀x, y ∈ E , x + y = y + x ).
Espace vectoriel
Généralités
Dénition
2 d'une loi de composition externe :
IK × E −→ E
(α, x) −→ α.x
Espace vectoriel
Généralités
Exemple
⋄ E = IRn , (n ∈ IN), pour x = (x1 , x2 , . . . , xn ),
y = (y1 , y2 , . . . , yn ) dans E et α ∈ IR, on pose
x + y = (x1 + y1 , x2 + y2 , . . . , xn + yn ) et
α.x = (αx1 , αx2 , . . . , αxn ). (E , +, .) est un IR-espace vectoriel.
⋄ Soit A une partie non vide de IR, E = F(A, IR), pour f , g ∈ E
et α ∈ IR on pose
f + g : A −→ IR α.f : A −→ IR
x −→ f (x) + g (x) x −→ αf (x)
Espace vectoriel
Généralités
Exemple
⋄ Soient (E , +, .) et (F , +, .) deux IK-espaces vectoriels.
E × F = {(x, y )|x ∈ E , y ∈ F }, pour (x, y ), (x ′ , y ′ ) ∈ E × F
et λ ∈ IK, on pose :
(x, y ) + (x ′ , y ′ ) = (x + x ′ , y + y ′ ), λ.(x, y ) = (λ.x, λ.y )
Espace vectoriel
Sous espace vectoriels
Dénition
Soit E un IK-espace vectoriel et F une partie de E . On dit que F
est un sous espace vectoriel de E (sev de E ) si :
• 0E ∈ F
• ∀x, y ∈ F , x + y ∈ F
• ∀x ∈ F , ∀α ∈ IK, α.x ∈ F
Proposition
1 Si F est un sev de E , alors (F , +, .) est un IK-espace vectoriel.
2 F estun sev se E
0E ∈ F
⇐⇒
∀x, y ∈ F , α, β ∈ IK, αx + βy ∈ F
.
Espace vectoriel
Sous espace vectoriels
Exemple
⋄ IRn est un sev de IRn .
⋄ F = {0IRn } est un sev de IRn .
⋄ F = {(x, y ) ∈ IR | x + y = 0} est un sev de IR .
2 2
Proposition
Si F et G sont deux sev de E , alors F ∩ F est aussi un sev de E .
Espace vectoriel
Famille génératrice d'un e.v
Dénition
Soient x , x , . . . , xk des vecteurs d'un ev E et α , α , . . . , αk . Le
1 2 1 2
vecteurs x , x , . . . , xk .
1 2
Exemple
X = (1, −1, 2) est combinaison linéaire de X 1 = (1, −1, 0) et
X2 = (0, 0, 1).
Espace vectoriel
Famille génératrice d'un e.v
Dénition
Soit F un sev de E et x , x , . . . , xk une famille de vecteurs de F .
1 2
Exemple
Dans IR , X = (x, y , z) = x(1, 0, 0) + y (0, 1, 0) + z(0, 0, 1) donc la
3
famille B = {(1, 0, 0), (0, 1, 0), (0, 0, 1)} est une famille génératrice
de IR .
3
Espace vectoriel
Famille libre
Dénition
Une famille F = (x , x , . . . , xk ) de E k est dite une famille libre si le
1 2
système α x + α x + . . . + αk xk = 0 d'inconnues α , α , . . . , αk
1 1 2 2 1 2
∀(αi )i ∈ Kn , α1 x1 + α2 x2 + . . . + αk xk = 0 ⇒ α1 = . . . = αn = 0
Espace vectoriel
Famille libre
Exemple
1 Dans IR , X2
1 = (1, 2), X2 = (0, 1). Soient α 1 , α2 ∈ IR tel que
α1 X1 + α2 X2 = 0 ⇐⇒ (α1, 2α1 + α2 ) = (0, 0)
α1
⇐⇒
2α1 + α2 = 0
⇐⇒ α1 = 0 et α2 = 0
Espace vectoriel
Famille libre
Exemple
1 Dans IR , Y2
1 = (1, 2), Y2 = (−1, −2). Soient α 1 , α2 ∈ IR tel
que
α1 Y1 + α2 Y2 = 0 ⇐⇒ (α1 −α2 , 2α1 − 2α2 ) = (0, 0)
α1 − α2
⇐⇒
2α1 − 2α2 = 0
⇐⇒ α1 = α2
Espace vectoriel
Famille libre
Proposition
Une famille F = (X , X , . . . , Xk ) de E k est liée si et seulement s'il
1 2
Proposition
• Une famille n'ayant qu'un vecteur est libre si et seulement s'il
est non nul.
• Toute sous-famille d'une famille libre est libre.
• Toute sur-famille d'une famille liée est liée.
• Toute sur-famille d'une famille génératrice est génératrice.
Espace vectoriel
Base d'un e.v
Dénition
La famille B = (X , X , . . . , Xk ) délément d'un sev F est dite une
1 2
Exemple
⋄ B = ((1, 0, 0), (0, 1, 0), (0, 0, 1)) est une base de IR dite base 3
canonique de IR . 3
Espace vectoriel
Base d'un e.v
Proposition
• Si F est un sev de IRn et dim(F ) = n alors F = IRn .
B base de IRn ⇐⇒ card(B) = n et B génératrice
•
⇐⇒ card(B) = n et B libre
Exemple
⋄ dim(IR2 ) = 2, dim(IR3 ) = 3, dim(IRn ) = n.
⋄ G = {(x, 2x, y ) | x, y ∈ IR} sev de IR , on a dim(G ) = 2.
3
⋄ dim(0IRn ) = 0.
Espace vectoriel
Somme de sous-espaces vectoriels
Dénition
Soient F et G deux sous sev de E
• La partie noté H = F + G = {X + Y | X ∈ F , Y ∈ G } est
un sev de E appelé la somme de F et G .
• Si en plus F ∩ G = {0} on écrit H = F ⊕ G et on dit que H
est la somme directe de F et G .
Exemple
F = {(x, x) | x ∈ IR} et G = {(y , −y ) | y ∈ IR}, on IR 2
=F +G et
F ∩ G = {0IR } d'où2 IR = F ⊕ G .
2
Proposition
dim(F + G ) = dim(F ) + dim(G ) − dim(F ∩ G )
<→
−
u ,→
−
v >= x1 y1 + . . . + xn yn
Proposition
• <→ −
u ,→
−
v >=< → − u >, pour
v ,→
− tout →
u et →
− v , on dit que la
−
forme <, > est symétrique.
• <→ − u >≥ 0 pour tout →
u ,→
− −u
• <→− u >= 0 si et seulement si →
u ,→
− u = 0, on dit que la forme
−
<, > est dénie positive.
• < α→−
u ,→
−v >=< → −u , α→
−v >= α < →
− v >, pour tout →
u ,→
− −u,→−
v
et α ∈ IR
• <→ −
u ,→
−
v +→ −
w >=< →
−
u ,→
−
v >+<→
− w > pour tout →
u ,→
− −u ,→
−v et
→
−
w
• <→ −
u +→−v ,→
−
w >=< →
−
u ,→
−
w >+<→
− w >, pour tout →
v ,→
− −u ,→
−v
et →
−
w
Dénition
On appelle espace euclidien tout espace vectoriel réel, de dimension
nie, muni d'un produit scalaire.
A partir de <, > on dénie la norme euclidienne usuelle
Dénition
On note ∥→ u > = x12 + . . . + xn2 ,
q
−
u∥=
p →
<− u ,→
−
u = (x1 , . . . , xn ) ∈ E , on l'appelle norme euclidienne
→
− de →
u.
−
Proposition
Pour tout →
−
u ,→
−v ∈ E et λ ∈ IR, on a
→
−
• ∥ u ∥ = 0 ⇐⇒ →
→
− −u = 0 = 0E ,
• ∥λ→−
u ∥ = |λ|∥→
−
u∥
• ∥ u + v ∥ = ∥→
→
− →− 2 −
u ∥2 + ∥→
−
v ∥2 + 2 < →
−
u ,→
−
v >
• |<→−
u ,→
−
v > | ≤ ∥→
−
u ∥∥→
−v∥ (inégalité de Schwartz)
→
− →
− →
−
• ∥u + v ∥≤∥u∥+∥v ∥ →
−
Dénition
⋄ Un vecteur →−u ∈ E est unitaire si ∥→−
u∥=1
⋄ On note θ = ( \u , v ) l'écart angulaire entre →
→
− →
−
−
→ −
→
u et →
− v la
−
valeur : cos(θ) = ∥<−→uu∥∥, v−→v>∥ .
Aiad Elgourari Espace vectoriel euclidien
Espace vectoriel Espave vectoriel euclidien Produit scalaire Forme linéaire Automorphismes orthogon
Dénition
On dit que deux vecteurs →
− v ∈ E sont orthogonaux lorsque
u ,→
−
<→−
u ,→v >= 0.
−
Dénition
• Soient F et G des sous-espaces vectoriels de E . On dit que F
et G sont orthogonaux (ou que F est orthogonal à G ou que
G est orthogonal à F ) et on note F ⊥ G , lorsque tout vecteur
de F et tout vecteur de G sont orthogonaux :
∀x ∈ F , ∀y ∈ G ; < x, y >= 0
Proposition
Soit F un sev d'un espace euclidien E alors :
• E = F ⊕ F ⊥,
• F ⊥⊥ = F .
• {0}⊥ = E .
• E ⊥ = {0}.
Théorème
(Pythagore)
Pour toute famille (xi )i∈I orthogonale, on
X X
∥ xi ∥2 = ∥xi ∥2 .
i∈I i∈I
Proposition
Toute famille orthogonale ne comportant pas le vecteur nul est
libre.
Dénition
Une base B = (→ −
u ,...,→un ) de E est dite orthonormale si :
−
1
⋄ ∥ ui ∥ = 1, ∀i .
→
−
⋄ <→ − uj >= 0 si i ̸= j .
ui , →
−
Exemple
1 La base canonique√ de√IRn est orthonormale.
√ √
2 u = ( , ), →
Dans IR , →
−2
1 u = ( − , ) ; (→
−
2
2
2
2 − u ) est une
u ,→
−
2 2
2
2
2
1 2
base orthonormale.
Dénition
(Orthonormalisation de Gram-Schmidt) Soit (E , <, >) un espace
euclidien. Soit B = (→
−
v ,...,→ vn ) une base de E . Il existe une base
−
1
alors
k−1
−
→=→− <→
−
vk , →
−
ei > →
−
X
wk vk − ei
i=1
Dénition
Soit E , F deux IK-espaces vectoriels, f : E −→ F une application
est dite linéaire si :
1 ∀x, y ∈ E , f (x + y ) = f (x) + f (y ).
2 ∀x ∈ E , λ ∈ IK, f (λx) = λf (x).
Exemple
f : E −→ F
x −→ αx
est une application linéaire.
Dénition
Soit E un IK-espace vectoriel. On appelle Une forme linéaire sur E
toute application linéaire de E dans IK.
Exemple
⋄ L'application constante sur E de valeur 0K s'appelle la forme
linéaire nulle sur E .
⋄ L'application
φ: IR 2
−→ IR
(x, y ) 7−→ 2x + 3y
Exemple
⋄ Plus généralement, les formes linéaires sur IKn sont les
applications qui peuvent s'écrire sous la forme :
φ: IKn −→ K
⃗x 7−→ a1 x1 + . . . + an xn ,
Dénition
Un endomorphisme u de E (application linéaire de E dans E ) est
orthogonal si
∀(x, y ) ∈ E 2 , < u(x)|u(y ) >=< x|y >.
Proposition
Un endomorphisme orthogonal est bijectif.
Dénition
Un endomorphisme orthogonal de E est ainsi appelé automorphisme
orthogonal de E ; on parle aussi d'isométrie vectorielle de E.
Dénition
Soit F un sev d'un espace vectoriel euclidien E . L'application
linéaire dénie sur E par p(x) = y si x = y + z avec y ∈ F et
z ∈ F ⊥ s'appelle la projection orthogonale sur F . On la notera pF
Exemple
Dans E = IR3 la projection de (3, 2, 4) sur le plan x = 0 est (0, 2,
4).
Proposition
Soit F un sev d'un espace euclidien E . Alors
1 Orthogonalité : pour tout x ∈ E on a : ∀y ∈ F , x − pF (x) ⊥ y
et x = pF (x) + pF ⊥ (x). De plus ∥pF (x)∥ ≤ ∥x∥.
2 si {e , . . . , ek } est une base orthonormée de F on a
1
k
X
∀x ∈ E , pF (x) = < x, ei > ei
i=1
Dénition
Soit F un sev d'un espace vectoriel euclidien E . L'application
linéaire dénie sur E par s(x) = y − z si x = y + z avec y ∈ F et
z ∈ F ⊥ s'appelle la symétrie orthogonale par rapport à F . On la
notera sF
Proposition
Soit F un sev d'un espace euclidien E . si {e 1 , . . . , ek } est une base
orthonormée de F on a
k
∀x ∈ E , sF (x) = 2
X
< x, ei > ei − x
i=1
Dénition
Soit M, M ′ ∈ E , on appelle distance−−
de→M et M ′ et on note
d(M, M ′ ) ou MM ′ le réel MM ′ = ∥MM ′ ∥
Exemple
Si M = (1, 0) et M ′ = (0, 1), alors √
−−→
MM ′ = ∥MM ′ ∥ = ∥(−1, 1)∥ = (−1)2 + (12 ) = 2.
p
Proposition
∀α ∈ IR, ∀A, B, C ∈ E
1 d(A, B) = d(B, A)
2 d(A, B) = 0 ⇐⇒ A = B
3 d(A, C ) ≤ d(A, B) + d(B, C )
4 d(αA, αB) = |α|d(A, B)
Dénition
→
− →
−
Soit ( i , j ) une base orthonormale du plan P et → −u,→ −v deux
vecteurs de coordonnées respectives (a, b) et (a , b ) dans cette
′ ′
Proposition
Si →
−u,→
−v et →−w trois vecteurs du plan et α un réel on a :
• det( u , v ) = −det(→
→
− →
− − u ),
v ,→
−
• det(α→−
u ,→−
v ) = det(→
−
u , α→
−
v ) = αdet(→ −
u ,→−v)
→
− →
− →
− →
− →
− →
− →
−
• det( u , v + w ) = det( u , v ) + det( u , w )
• det(→
−
u +→
−
v ,→
−
w ) = det(→
−
u ,→
−
w ) + det(→
−
v ,→
−
w)
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Espace vectoriel Espave vectoriel euclidien Produit scalaire Forme linéaire Automorphismes orthogon
Proposition
Soient →
u,→
− v deux vecteurs du plan. On a
−
det(→
−
u ,→
−
v ) = ∥u∥.∥v ∥sin((→
−
u ,→
\ −
v )).
<−
→u ,−
→
Preuve : On a cos(θ) = ∥−
→
v>
u ∥∥−
→v∥
avec θ ∈ [0, π], donc sin(θ) ≥ 0
et q
(xx ′ +yy ′ )2
1 − cos 2 (θ) = 1−
p
sin(θ) = 2 ′2)
√ ′2 ′ 2 ′ ′
√ 2′ )(x′′ +y
(x 2
+y
(xy ) +(x y ) −2xx yy (xy −x y ) 2
= √ √ = ∥− →
x 2 +y 2 x ′ 2 +y ′ 2 u ∥∥− →
v∥
−
→ −
→
|det( u , v )|
= ∥−
→u ∥∥−→v∥
d'où |det(→
−
u ,→
−
v )| = ∥→
−
u ∥∥→
−
v ∥sin(θ).
Dénition
Deux vecteurs →u et →
− −v non nuls sont colinéaire s'ils ont même
direction càd ∃k ̸= 0 tel que →
−
u = k→v.
−
Corollaire
⋄ La famille (→
−u ,→
−v ) est liée (colinéaires) ⇐⇒ det(→ − v ) = 0.
u ,→
−
⋄ La famille ( u , v ) est libre ⇐⇒ det( u , v ) ̸= 0.
→
− →
− →
− →
−
Dénition
→
− → − → −
soit ( i
, j , k ) une base orthonormale et soient →−u = (x, y , z),
v = (x , y , z ) deux vecteurs de IR . Le produit vectoriel de →
→
− ′ ′ ′ 3 −
u et
v est le vecteur noté u ∧ v déni par :
→
− →
− →
−
→
−
u ∧→
−
v = (yz ′ − zy ′ , zx ′ − xz ′ , xy ′ − yx ′ )
Exemple
⋄ Soient →
e1 = (1, 0, 0) et →
− e2 = (0, 1, 0), on a
−
e1 ∧ e2 = (0, 0, 1) = e3 .
→
− →
− →
−
⋄ Avec →
−u = (1, 1, 1) et →
−v = (2, 2, 2) on a →− v = (0, 0, 0).
u ∧→
−
Proposition
∀→
−
u ,→
− w ∈ IR3 , ∀α, β ∈ IR
v ,→
− on a
→
−
• →
−
u ∧→−u = 0
• →
−
u ∧→−v = −(→−v ∧→−u)
• u ∧ (α v ) = (α u ) ∧ →
→
− →
− →
− −
v = α(→
−
u ∧→
−
v)
• →
−
u ∧ (→
−
v +→−
w) = →
−
u ∧→−
v +→−
u ∧→−
w
→
− →
− →
− →
− →
− →
− →
−
• (u + v )∧ w = u ∧ w + v ∧ w
Proposition
∀→
−
u ,→
−v ∈ IR3 , on
→
−
• (→
− v ) est liée
u ,→
− (colinéaires) ⇐⇒ →−u ∧→ −v = 0
• ∥→
−u ∧→−v ∥ = ∥→−
u ∥∥→−
v ∥|sin(→− v )|. (L'air du parallelogramme
u ,→
\ −
construit sur →
u et →
− −v )
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Espace vectoriel Espave vectoriel euclidien Produit scalaire Forme linéaire Automorphismes orthogon
Produit vectoriel
Peuve :
⋄ on a
→
− →
−
(→
−
u ,→−
v ) est liée ⇐⇒ → −u = 0 ou→ −
v = 0 ou(→ −
u ,→
\ −
v)=0
→
− →
− →
− →
−
⇐⇒ ∥ u ∥∥ v ∥|sin( u , v )| = 0
\
⇐⇒ ∥→ −u ∧→ −
v∥=0
→
−
⇐⇒ → −u ∧→ −v = 0.
−
→ − →
⋄ Soit a = cos(→
−u ,→− 2
\ v )2 + ∥ u ∧ v ∥ , on a
(∥−→
u ∥∥− →v ∥)2
−
→ −
→ 2 −
→u ∧−→v ∥2
a = <u,v >
(∥− →
u ∥∥−→v ∥)2
+ (∥∥− →u ∥∥− →v ∥)2
(xx ′ +yy ′ +zz ′ )2 +(yz ′ −zy ′ )2 +(zx ′ −xz ′ )2 +(xy ′ −yx ′ )2
= (∥−→u ∥∥− →v ∥)2
(x 2 +y 2 +z 2 )(x ′ 2 +y ′ 2 +z ′ 2 )
= (∥−
→u ∥∥−→v ∥)2
=1
Puisque sin(→
−
\
uq,→
−
v ) ≥ 0, on a
−
→ −→ −
→u ∧−
→
sin(→
−
u ,→
−
v ) = (∥∥− u∧v ∥ 2
\ →u ∥∥−
→
v ∥)
= ∥∥−
→
v∥
u ∥∥−
→
v∥ 2
→
− →
− →
− →
−
et donc ∥ u ∧ v ∥ = ∥ u ∥∥ v ∥|sin(→−
\u ,→
−
v )|.
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Espace vectoriel Espave vectoriel euclidien Produit scalaire Forme linéaire Automorphismes orthogon
Dénition
On appelle produit mixte ou déterminant des vecteurs →
−
u ,→
− w le
v ,→
−
nombre
[→
−
u ,→
−
v ,→
−
w ] = det(→
−
u ,→
−
v ,→
−
w ) =< →
−
u ,→
−
v ∧→
−
w >
Exemple
Soient →
e = (1, 0, 0), →
−
1 e = (0, 1, 0), →
−
2 e = (0, 0, 1), on a
−
3
[→
−
e1 , →
−
e2 , →
−
e3 ] =< →
−
e1 , →
−
e2 ∧ →
−
e3 >=< e1 , e1 >= 1.
Proposition
• det(→
−
u ,→
−
v ,→
−
w ) = −det(→
−
v ,→
− w ),
u ,→
− (le determinant change de
signe lorsqu'on échange deux vecteurs).
• det(→
−u ,→
−v ,→
−
w ) = det(→
−
v ,→
−
w,→ −u ) = det(→ −
w,→− v ).
u ,→
−
• Si u = (x, y , z), v = (x , y , z ), et w = (x”, y ”, z”), on a
→
− →
− ′ ′ ′ →
−
det(→
−
u ,→
−
v ,→
−
w ) = < (x, y , z), (y ′ z” − z ′ y ”, z ′ x”−
x ′ z”, x ′ y ” − y ′ x”) >
= x(y ′ z” − z ′ y ”) + y (z ′ x”−
x ′ z”) + z(x ′ y ” − y ′ x”)
• det(−→ →
αu, −
v ,→ −
w ) = αdet(→
−
u ,→
−v ,→−
w)
→
− →
− − →
• det( u + u , v , w ) = det( u , v , →
→
− ′ →
− →
− →
− →
− −
w ) + det( u ′ , →
v ,−
w)
Proposition
Soient →
−
u ,→
− w ∈ IR , on a
v ,→
− 3
(→
−
u ,→
−
v ,→
−
w) est liée ⇐⇒ det(→
−
u ,→
−
v ,→
−
w ) = 0,
(→
−
u ,→
−
v ,→
−
w) est une base de IR ⇐⇒ det(→ −
u ,→−
v ,→
3−
w ) ̸= 0.
Le volume V du parallélépipède construit sur les vecteurs →
−u ,→
−
v ,→
−
w
est donné par V = |det( u , v , w )|.
→
− →
− →
−
Dénition
Une base (→ −u ,→
− w ) de IR est dite directe (resp. indirecte) si
v ,→
− 3