Croissance cristalline des nanofils ZnO
Croissance cristalline des nanofils ZnO
Sous l’encadrement de :
Elaboré par :
-BAHOUSSE Wafa -[Link] Khadija
-AFECHTAL Hasna
-AIT BRAHIM Khadija
1.1. Généralités
Paramètres thermodynamiques :
La température
La pression
Paramètres physico-chimiques
La nature du précurseur
La durée de synthèse
La cinétique de dissolution
La cinétique de recristallisation
o Résolution ponctuelle
o Tension d’accélération
o Caméra
o Séchage à l’air .
o Tension d’accélération
Mode d’observation :
👉 L’objectifs de la technique DRX est d’identifier les phases présentes dans les
poudres et déterminer la taille des cristallites et le taux de microdistorsions.
CHAPIRE 2 : LES STRUCTURES NANOFILS
2.1 Généralités
Mais 50000 fois plus fines, à l'instar d'autres structures à l'échelle nanométrique tel
que les nanotubes, les boîtes quantiques, etc... Ces structures attirent toutes les
1. de mélange (Tmélange),
2. à Mi-réacteur (Tmi-réacteur),
3. et en Sortie (Tsortie)
Temps de résidence : compris entre 5,5 et 22 secondes, selon les débits des
pompes (estimé par simulation numérique).
Réactifs en excès.
Une fois que les suspensions sont lavées, des cycles de centrifugation
supplémentaires sont réalisés afin de redisperser les particules dans le minimum
d’eau (augmentation de la charge en solide) avant de passer à l’étape de séchage.
À partir des diffractogrammes DRX, il est possible d’estimer les dimensions réelles D
(diamètre) et H (hauteur) des cristaux de ZnO.
L’anisotropie est exprimée par le facteur de forme D/H, utilisé pour suivre les
phénomènes de croissance en fonction de la température de décomposition
des précurseurs.
L’objectif est d’évaluer les effets des différents paramètres opératoires sur la
composition, la morphologie et la taille des particules. Ainsi, l’étude est construite sur
les déterminations successives des effets des 5 paramètres principaux de la
synthèse qui sont la température, la pression, les concentrations de précurseurs, les
débits de solutions et la nature chimique des précurseurs.
Une telle valeur de débit pour chacune des trois pompes permet d’atteindre un temps
de résidence des particules dans le réacteur de l’ordre de 11 secondes
Ainsi, différentes expériences ont été réalisées dans les domaines liquide et
supercritique du diagramme d’état de l’eau.
Résultats :
Le Tableau montre également une évolution de la composition chimique des
poudres préparées à 30°C (Exp.1-4) en faisant varier la pression. La composition
des échantillons a été déterminées par DRX
o Température ≈ 400 °C
a) ratio=0,
b) ratio=1,20
c) ratio=2,0
a) ratio=0
b) ratio=1,00
c) ratio=2,03
d) ratio=4,07
e) ratio=6,03
f) ratio=7,77
Temps de résidence ≈ 11 s
Précurseurs de zinc testés : nitrate (Zn(NO₃)₂·6H₂O), acétate (Zn(Ac)₂·2H₂O),
sulfate (ZnSO₄·7H₂O).
Diminution du facteur de forme D/H quand le rayon ionique du cation diminue (K⁺ >
Na⁺ > Li⁺). LiOH entraîne une polydispersité plus forte et des bâtonnets plus longs.
Avec KOH :
Avec NaOH:
Avec LiOH :
La nature des contre-ions (K⁺, Na⁺, Li⁺) et des anions du sel de zinc (NO₃⁻,
Ac⁻, SO₄²⁻) influence fortement la morphologie et la taille des nanoparticules
de ZnO.
KOH + nitrate de zinc favorisent des conditions optimales pour obtenir des
nanoparticules sphériques homogènes (~20 nm).
[Link]
[Link]
[Link]
[Link]
Introduction :
Définition :
Les nanotiges sont des nanostructures solides morphologiquement similaires aux nanofils
mais avec des rapports d'aspect d'environ 3 à 5. Ils sont formés à partir d’une variété de maté-
riaux, notamment des métaux, des oxydes semi-conducteurs, des diamants et des matériaux
organiques.
Elles sont des nanostructures cylindriques allongées, et se caractérisent par leur longueur net-
tement supérieure à leur diamètre, ce qui leur confère une forme de bâtonnet à l'échelle nano-
métrique.
Nanotiges métalliques : Fabriquées à partir de métaux comme l'or, l'argent ou le platine, elles
sont souvent utilisées en catalyse, en électronique et en imagerie biomédicale en raison de
leurs propriétés optiques et conductrices.
Les nanotiges peuvent être synthétisées par différentes approches, en fonction du matériau et
de l’application visée. Voici quelques méthodes couramment utilisées :
Exemple : Synthèse de nanotiges d’Ag (argent) via réduction chimique en présence de CTAB
(bromure de cétyltriméthylammonium).
Évaporation laser (PLD) : Utilisée pour des oxydes comme les nanotiges de ZnO.
Épitaxie en phase vapeur (VPE) : Croissance contrôlée sur substrat (ex. : nanotiges de GaN
pour LEDs).
4. Auto-assemblage moléculaire :
5. Lithographie et gravure :
C’est un processus chimique contrôlé, qui se déroule dans un environnement aqueux à haute
température et pression dont les étapes clés de ce mécanisme sont :
Les précurseurs chimiques (par exemple, des sels métalliques comme Zn(NO₃)₂ pour ZnO ou
TiCl₄ pour TiO₂) sont dissous dans un solvant aqueux.
Des agents de contrôle morphologique (comme des surfactants ou des polymères) peuvent
être ajoutés pour orienter la croissance en forme de nanotiges.
2. Nucléation
Sous l’effet de la température élevée (généralement entre 100°C et 200°C), les ions métal-
liques réagissent avec les ions hydroxydes (OH⁻) ou d’autres réactifs pour former des noyaux
solides.
Ces noyaux sont les premières structures cristallines qui serviront de base à la croissance des
nanotiges.
3. Croissance anisotropique
La croissance des nanotiges est favorisée dans une direction spécifique grâce à :
La structure cristalline du matériau : Certains matériaux (comme ZnO ou TiO₂) ont des plans
cristallins qui favorisent naturellement une croissance allongée.
Les ions en solution continuent de se déposer sur les faces actives des noyaux, allongeant ain-
si la structure en forme de nanotige.
4. Maturation
Les nanotiges continuent de croître jusqu’à ce que les précurseurs soient épuisés ou que la ré-
action soit arrêtée.
La température et le temps de réaction sont ajustés pour contrôler la taille et l’aspect final des
nanotiges.
5. Refroidissement et récupération
Après la réaction, le mélange est refroidi lentement pour éviter la formation de défauts cristal-
lins.
1. Température de synthèse :
Des températures plus élevées favorisent souvent une croissance rapide et peuvent favoriser
des morphologies plus longues, donne généralement des cristaux plus gros et mieux définis.
2. Temps de réaction :
Un temps plus long permet une croissance et une maturation plus poussées, allongeant les na-
notiges.
3. PH :
Par exemple un ratio [Zn^2+] / [OH⁻] élevée favorise souvent la croissance en nanotiges.
Le choix et la concentration de l’agent de structure (HMT, citrate, PEI, …) sont critiques pour
le contrôle de la morphologie finale.
La méthode hydrothermale a été choisie pour la croissance des nanotiges de ZnO sur des sub-
strats FTO en raison de son contrôle précis des conditions de croissance, de sa faible protec-
tion du substrat, de nanotiges uniformes, alignés et cristallins, et de son respect de l’environ-
nement et de sa rentabilité pour la production à grande échelle.
- Les nanotiges de ZnO ont été synthétisés sur un substrat FTO de 2cm * 2cm par un procédé
hydrothermale sans couches germes.
- La source d’ions Zn^2+ est préparée à partir d’une solution de 40ml de 2,975g de nitrate de
zinc hexa hydraté 0,25M, avec une solution de 40ml de 4,71 g d’hydroxyde de potassium
2,1M.
- La solution est mélangée pendant 10 min puis transférée dans un autoclave chemisé en Té-
flon ou les substrats FTO sont placés verticalement.
- Ensuite les échantillons cultivés ont été rincés plusieurs fois avec de l’eau distillée et laissés
à sécher à l’air pour des caractérisations supplémentaires.
Techniques de caractérisation :
Absence des pics d’impuretés : confirme la haute pureté cristalline des nanotiges.
[Link]érature de synthèse :
Une Température élevée favorise une cinétique de réaction accélérée, une meilleur cristal-
linité, une orientation préférentielle selon l’axe c (plan 002) et une organisation verticale
des nanotiges.
[Link] de réaction :
Durée longue (16 heures) permet : une croissance complète des nanotiges, une maturation
cristalline et l’obtention des nanotiges de longueur importante.
L’environnement fortement basique (KOH concentré) favorise la formation des ions Zn^2+ et
OH-, contrôle les équilibres de précipitation et influence la morphologie finale.
[Link] du substrat :
Placement verticale des substrats FTO dans l’autoclave permet d’éviter la sédimentation des
particules, favorise une croissance uniforme et permet un contact homogène avec la solution.
Avantages :
Les nanofleurs (NF) sont des nanomatériaux dont la morphologie tridimensionnelle rappelle
l’apparence de fleurs naturelles lorsqu’ils sont observés au microscope. Elles appartiennent à une
classe innovante de nanostructures obtenues grâce aux progrès récents de la nanotechnologie, et
se caractérisent par une architecture hiérarchique formée d’unités nanométriques plus petites de
taille généralement inférieure à 100 nm, telles que des nanofeuilles, des nanofibres, des nanotiges
ou des nanoplaquettes qui s’auto-assemblent ou s’organisent en une structure en forme de fleur
ou de bouquet.
Cette architecture complexe confère aux nanofleurs une grande surface spécifique, une porosité
élevée, et une densité importante de sites actifs, ce qui entraîne des propriétés physicochimiques
uniques par rapport aux nanomatériaux de morphologie simple. [3]
2-Types de nanofleurs :
Les nanofleurs peuvent être classées selon la nature chimique du matériau qui les compose. Les
principales catégories sont :
Les nanofleurs possèdent une surface irrégulière, texturée et une anisotropie élevée (variations de
forme selon la direction).
Selon leur composition et morphologie, les NF peuvent présenter différents comportements ma-
gnétiques :
La structure hiérarchique et poreuse des NF, (comme celles de WO₃ ou Co₃O₄), facilite la diffu-
sion des ions et des gaz, ce qui est essentiel pour les batteries et les capteurs.
Certaines NF, (comme celles de cobalt), peuvent présenter une superhydrophobicité grâce à leur
morphologie de surface spécifique. [3]
Grâce à leurs propriétés uniques, les nanofleurs trouvent des applications dans divers domaines :
Les NF sont utilisées en électrocatalyse pour la réaction de réduction d’oxygène (ORR), aussi
comme anodes pour batteries lithium-ion (SnO, Co₃O₄) et dans les piles à combustible.
Elles servent dans les biosenseurs de glucose (Cuivre, Platine), les capteurs électrochimiques
pour l’anhydride sulfureux et les nitrites (Cobalt), les capteurs de gaz (ZnO, SnO₂, MoO₃), les
capteurs de H₂O₂ (NiO) et d’autres capteurs électrochimiques (Or).
Optoélectronique
Utilisation pour la photoluminescence (SnO, Y₂O₃), les écrans plats (MoO₃), les dispositifs op-
toélectroniques (ZnO) et les cellules solaires.
Environnement
Élimination des métaux lourds et des polluants de l’eau (α-Fe₂O₃, Cd(OH)₂) et capteurs d’am-
moniac (SnS₂). [3]
La formation des nanofleurs commence par l’étape de nucléation. Sous l’effet de la température
et de la pression hydrothermale, les précurseurs présents en solution s’hydrolysent ou se décom-
posent pour libérer des ions ou des molécules réactives. Lorsque la solution atteint un état de sur-
saturation suffisant, ces espèces s’assemblent pour former de très petits noyaux cristallins. Cette
nucléation initiale détermine la taille, la densité et parfois la nature cristalline des futures nano-
unités qui constitueront la nanofleur.
Après la nucléation, les noyaux cristallins commencent à croître, mais cette croissance ne se fait
pas uniformément dans toutes les directions. Certaines facettes du cristal présentent une énergie
de surface plus faible ou sont stabilisées par des molécules du milieu réactionnel, ce qui ralentit
ou accélère leur développement. Cette croissance directionnelle favorise la formation d’unités
cristallines allongées ou feuilletées, telles que des nanorods, nanoflakes ou nanosheets. Ce pro-
cessus anisotrope est essentiel car il génère les éléments structuraux qui formeront les « pétales »
de la nanofleur.
Au fur et à mesure que la croissance se poursuit, les nanoparticules anisotropes évoluent en na-
no-unités plus définies : feuilles, lamelles ou aiguilles à l’échelle nanométrique. Ces structures
possèdent généralement une grande surface spécifique et une géométrie favorable à l’auto-as-
semblage. Leur formation dépend à la fois des conditions thermodynamiques (température, pres-
sion) et des agents structurants présents, qui orientent les directions de croissance préférentielles.
Ces nano-pétales constituent les blocs de base nécessaires pour construire la structure hiérar-
chique finale.
Une fois les nano-unités formées, elles s’organisent spontanément pour minimiser l’énergie de
surface totale du système. Des interactions telles que les forces électrostatiques, les liaisons hy-
drogène, les effets dipolaires ou encore l’attachement orienté entre facettes cristallographiques
guident leur réarrangement. Les pétales se positionnent alors de manière radiale ou tridimension-
nelle autour d’un centre, créant la morphologie typique en forme de fleur. Cet auto-assemblage
est l’étape déterminante qui confère à la nanofleur sa structure hiérarchique complexe.
Dans la dernière étape, la nanofleur subit une maturation cristalline. Les petites unités instables
peuvent se dissoudre et se redéposer sur les structures plus grandes dans un processus appelé
Ostwald ripening. Parallèlement, les interfaces entre pétales peuvent se consolider, et la cristalli-
nité globale du matériau s’améliore. Ces ajustements progressifs stabilisent la nanofleur et fixent
définitivement sa morphologie, sa porosité et sa hiérarchie interne.
La synthèse hydrothermale des nanofleurs est fortement influencée par plusieurs paramètres ex-
périmentaux, qui déterminent la taille, la morphologie, la cristallinité et la surface spécifique des
nanostructures. Les principaux facteurs sont détaillés ci-dessous [3]:
a) Température de réaction:
À température élevée, la mobilité des ions augmente, favorisant une croissance rapide et
l’agrégation des nano-unités.
À température plus faible, la croissance est plus contrôlée, ce qui permet de former des
nanofeuilles plus fines et une morphologie plus régulière, comme dans le cas des
nanofleurs de type “Tulipe”.
b) Temps de réaction
Un temps court peut conduire à des nanofleurs incomplètes avec des pétales peu
développés.
Un temps prolongé favorise la maturation cristalline et l’auto-assemblage hiérarchique,
permettant d’obtenir des structures bien définies et stables.
d) pH du milieu
pH élevé : provoque la formation rapide des précurseurs hydroxylés favorise une crois-
sance anisotrope, conduisant à des structures aux pétales fins, allongés et largement ou-
verts (“Lotus”)
pH modéré : où la nucléation est plus régulée et la croissance plus uniforme, ce qui
donne naissance à des nanofleurs plus denses, compactes et symétriques (“Tulipe”)
L’objectif de cette étude est de synthétiser des nanofleurs de ZnO présentant deux morphologies
distinctes, Lotus et Tulipe, par voie hydrothermale contrôlée. L’étude porte sur l’influence de
paramètres expérimentaux essentiels ( pH, température de réaction et présence d’un tensioactif
(CTAB) ) sur la formation des pétales, leur anisotropie, leur compaction et l’architecture hiérar-
chique finale. [1]
Les produits chimiques utilisés sont de qualité analytique et sont les suivants [1] :
3- Appareillages utilisées :
4- Mode opératoire :
Pour la synthèse des nanostructures de ZnO de morphologie « fleur de lotus », une solution de
nitrate de zinc hexahydraté Zn(NO₃)₂ à 0,05 M a été préparée par dissolution de la quantité ap-
propriée de sel dans 100 mL d’eau déminéralisée sous agitation continue. Une solution de NaOH
à 0,075 M a ensuite été ajoutée goutte à goutte jusqu’à atteindre un pH de 11, favorisant la for-
mation de précurseurs hydroxylés du zinc Zn(OH)2 Selon la réaction suivante :
Le mélange obtenu a été transféré dans un autoclave en acier inoxydable muni d’un revêtement
interne en téflon (50 mL, Zhengzhou, Chine), puis chauffé à 160 °C pendant 8 heures. Ces condi-
tions hydrothermales permettent la nucléation suivie d’une croissance contrôlée aboutissant à la
formation d’assemblages floraux ouverts caractéristiques de la morphologie « lotus ». À l’issue
de cette étape, le précurseur Zn(OH)₂ formé subit une déshydratation sous l’effet de la tempéra-
ture hydrothermale, donnant naissance à l’oxyde de zinc cristallin selon la réaction suivante [1]:
Déshydratation hydrothermale :
Pour la synthèse des nanostructures en forme de « tulipe », une solution de ZnCl₂ à 0,05 M a été
préparée en dissolvant le sel correspondant dans 100 mL d’eau déminéralisée. Cette solution a
ensuite été mélangée, sous agitation, à une solution de bromure de cétyltriméthylammonium
(CTAB) à 0,0028 M, utilisée comme agent tensioactif et directeur de croissance. L’ajout du
CTAB permet de contrôler l’orientation, la compaction et l’anisotropie des pétales, conduisant
ainsi à une morphologie tulipaire plus fermée.
Le pH du mélange a été ajusté à 10 à l’aide d’une solution de NaOH (0,075 M), provoquant si-
multanément la précipitation du précurseur Zn (OH)₂ selon la réaction :
La suspension obtenue a ensuite été transférée dans un autoclave à revêtement interne en téflon,
puis chauffée à 120 °C pendant 4 heures. Sous ces conditions hydrothermales, l’hydroxyde de
zinc préalablement formé se déshydrate pour produire l’oxyde de zinc cristallin, conformément à
la réaction suivante :
Déshydratation hydrothermale :
Traitement post-synthèse
Après la réaction hydrothermale, l’autoclave est laissé à refroidir naturellement jusqu’à atteindre
la température ambiante. Le solide formé est ensuite récupéré par filtration, puis soigneusement
lavé plusieurs fois à l’eau déminéralisée afin d’éliminer les ions résiduels éventuellement
présents en surface. Enfin, le produit purifié est séché à 60°C pendant 24 heures pour obtenir les
nanofleurs de ZnO parfaitement stabilisées et prêtes pour les analyses de caractérisation. [1]
La morphologie des nanofleurs de ZnO obtenues par voie hydrothermale a été examinée par mi-
croscopie électronique à balayage (MEB). Cette technique a permis d’observer en détail l’archi-
tecture hiérarchique des nanostructures, notamment la forme générale des nanofleurs, la disposi-
tion des pétales et leurs dimensions. Les images obtenues avec le microscope Thermo Fisher
Quanta FEG250 ont permis de distinguer clairement les deux morphologies obtenues, de type lo-
tus et tulipe. Le MEB a également fourni des informations sur l’épaisseur, la longueur et
l’agencement des nanopétales ou nanofeuilles, montrant ainsi comment les conditions de syn-
thèse influencent la croissance cristalline et l’auto-assemblage des structures florales. Analyse
structurale (XRD)
La structure cristalline des échantillons a été étudiée par diffraction des rayons X (XRD) à l’aide
d’un diffractomètre Rigaku équipé d’un rayonnement Cu Kα. Le diffractogramme obtenu a per-
mis d’identifier les pics caractéristiques de la phase hexagonale wurtzite du ZnO, indiquant une
cristallisation correcte du matériau. L’analyse XRD permet également d’évaluer la qualité
cristalline des nanostructures, de comparer la cristallinité des morphologies lotus et tulipe, et de
détecter la présence éventuelle de phases secondaires telles que Zn(OH)₂. En utilisant les pics
principaux, la taille des cristallites ainsi que les paramètres de maille ont pu être déterminés,
fournissant des informations essentielles sur la croissance cristalline.
6- Résultats et discussions :
Propriétés morphologiques :
Les propriétés morphologiques des nanostructures de ZnO obtenues par voie hydrothermale ont
été analysées par microscopie électronique à balayage (MEB). Les images présentées dans la Fi-
gure 1 montrent clairement la formation de nanostructures hiérarchiques en forme de fleur.
L’analyse de ces images à l’aide du logiciel ImageJ (version 1.54j) a permis d’estimer la taille
des nanofleurs ainsi que celle des nanopétales et des nanoparticules constitutives.
Les premiers échantillons (Figure 1) présentent une morphologie homogène rappelant une fleur
de lotus. Chaque nanofleur possède une taille moyenne comprise entre 1 et 1,5 μm, avec une
structure bien définie composée de pétales allongés de 350 à 400 nm. Ces nanopétales sont eux-
mêmes formés d’agrégats de nanoparticules très fines, dont la taille varie entre 20 et 40 nm, ag -
glomérées par interactions électrostatiques. [1]
Figure 1:Images MEB des nanofleurs de ZnO synthétisées : (a,b) morphologie Lotus.
En revanche, la Figure 2 met en évidence une morphologie distincte évoquant une fleur de tulipe.
Ces nanostructures sont constituées de nanofeuilles irrégulières agglomérées pour former une ar-
chitecture florale compacte. Leur taille moyenne est légèrement plus grande, comprise entre 1,5
et 2 μm. Les nanofeuilles présentent une épaisseur d’environ 20 nm pour une longueur variant de
200 à 400 nm. [1]
Figure 2:Images MEB des nanofleurs de ZnO synthétisées : (c,d) morphologie Tulipe.
Propriétés structurales :
La Figure 3 montre les diagrammes de diffraction des rayons X des nanostructures de ZnO de
morphologie lotus et tulipe. L’échantillon tulipe présente un diagramme caractéristique d’une
structure cristalline bien organisée, avec plusieurs pics nets et intenses situés à 2θ ≈ 31,7°, 34,4°,
36,2°, 46,87°, 56,0°, 62,2° et 67,3°. Ces pics correspondent aux plans (100), (002), (101), (102),
(110), (103) et (112) de la phase hexagonale wurtzite du ZnO (groupe P6₃mc).
En revanche, le diagramme de l’échantillon lotus montre des pics de diffraction moins intenses et
légèrement décalés vers les faibles angles, suggérant une augmentation des paramètres de maille
et la présence de défauts structuraux plus importants. Deux pics supplémentaires, à 2θ ≈ 30,9° et
33,6°, indiquent la présence de Zn (OH)₂, confirmant que la structure lotus contient à la fois du
ZnO cristallisé et une fraction résiduelle d’hydroxyde de zinc. Ces résultats montrent que la na-
nofleur tulipe est plus cristalline, tandis que la morphologie lotus présente une structure plus dé-
fectueuse et légèrement distordue. [1]
Figure 3:Diagrammes de diffraction des rayons X (DRX) des nanostructures de ZnO synthétisées de morphologie Tulipe et Lotus.
Références:
[1] Abdel-Fattah, E.M., Alshehri, S.M., Alotibi, S., Alyami, M., & Abdelhameed, D. (2024). Hydro-
thermal Synthesis of ZnO Nanoflowers: Exploring the Relationship between Morphology, De-
fects, and Photocatalytic Activity. Crystals, 14(10), 892.
[2] Kołodziejczak-Radzimska, A., & Jesionowski, T. (2014). Zinc Oxide-From Synthesis to Appli-
cation: A Review. Materials, 7(4), 2833-2881.
[3] Heli, H., & Rahi, A. (2016). Synthesis and Applications of Nanoflowers. Recent Patents on
Nanotechnology, 10(2), 86-115.