Synthèse de nanostructures ZnO et applications
Synthèse de nanostructures ZnO et applications
SCIENTIFIQUE
THESE DE DOCTORAT
SPECIALITE : CHIMIE
OPTION : CHIMIE DES MATERIAUX
Présentée par :
Soutenue le 02/02/2017
Remerciements
Ce travail a été réalisé au laboratoire du CRTSE d’Alger en collaboration avec ceux du
CNRS de Lille et du LCAGC de l’Université Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou.
Je tiens tout d’abord à exprimer ma reconnaissance et ma profonde gratitude à
Monsieur le Directeur de Recherche, Hadjersi Toufik, Directeur de laboratoire au CRTSE-
Alger pour l’accueil qu’il m’a réservé au sein de son équipe et pour avoir accepté de diriger et
encadrer ce travail de thèse. Je le remercie pour son soutien moral, ses encouragements, sa
compréhension et sa patience tout au long de cette thèse.
Mes remerciements vont également à Monsieur le Professeur Elkechai Omar, Co-Directeur de
thèse pour son soutien moral et ses encouragements.
Je remercie aussi Monsieur Boukherroub Rabah, Directeur de Recherche au CNRS
pour son accueil lors du stage que j’ai effectué dans son laboratoire et qui m’a permis de faire
des avancées significatives dans mon travail de thèse.
J’exprime aussi mes sincères remerciements à Monsieur le Professeur Tezkrat Said,
Directeur du laboratoire LCAGC et Monsieur le Professeur Chaouchi Ahcène pour leur accueil
au laboratoire qui m’a permis de compléter quelques manipulations.
Je remercie vivement, le Professeur Méziane Smail, pour l’honneur qu’il m’a fait de
présider ce jury.
Mes profonds remerciements vont à Messieurs les Directeurs de Recherche Keffous Aissa et
Guerbous Lakhdar et le Professeur Chaouchi Ahcene, pour l’honneur qu’ils m’ont fait
d’accepter d’examiner et juger le travail de cette thèse.
J’adresse mes sincères remerciements à tous les membres de centre de recherche
CRTSE, pour leur contribution à la réalisation de ce travail en particulier, Messieurs Cheraga
Hocine et Mennari Hamid et à tous ceux du Centre de Recherche (CNRS) de Lille pour leur
compréhension durant mon séjour, en particulier Alexandre Baras pour l’aide qu’il m’a
apportée.
Un grand merci va également à Monsieur Saifi Amirouche Ingénieur et Responsable du MEB
à l’Université de Tizi-Ouzou pour les nombreux travaux de caractérisation qu’il a réalisés
dans le cadre de cette thèse. Merci pour sa compréhension.
Un grand merci à tous mes amis et collègues de l’Université de Tizi-Ouzou pour leur aide, leur
soutien et leurs encouragements durant toutes ces années de collaboration et de travail.
Je remercie la famille Saadi et la nourrice de mes enfants, Tata Kheloudja qui a bien
pris soin d’eux pendant mes absences et m’a ainsi facilité tous mes déplacements, notamment
au CRTSE Alger pour réaliser ce travail.
Mes remerciements chaleureux vont vers mes parents qui ont été toujours derrière mes
réussites, mon mari, ma sœur, mes frères et mes belles sœurs qui ont contribué, chacun à sa
façon, à la concrétisation de ce travail. Enfin, je dédie ce travail à :
-mes quatre anges: Cylia, Anis, Alycia, Sofiane dont la présence m’a toujours donné
l’espoir et le courage de mener à terme ce travail : excusez-moi pour toutes mes absences !
-la mémoire de ma grande mère qui est derrière ma réussite malgré son absence ces
dernières années.
Merci à tous
Table de matière
Table de matières
Introduction générale…………………………………………………………..1
La sensibilité …………………………………………………….16
La réversibilité……………………………………………………16
La Sélectivité……………………………………………………..16
II.2 Définition…………………………………………………………………….21
II.3.1 Homojonction………………………………………………………….21
II.3.2 Hétérojonction…………………………………………………………21
III.1.1 Définition…………………………………………………………….28
III.1.2.1 Bottom-up……………………………………………………28
III.1.2.2 Top-down…………………………………………….............29
III.1.3.2 Fluorescence………………………………………………..29
III.1.3.3 La photostabilité…………………………………………….30
III.1.3.4 Fonctionnalisation…………………………………………...30
III.1.4.1 Bio-médecine………………………………………………..30
III.1.4.3 Optoélectronique…………………………………………….31
III.1.4.4 Catalyse…………………………………………………….31
Conclusion ……………………………………………………………………..33
Bibliographie …………………………………………………………………...34
Table de matière
II.4 Elaboration des poudres ZnO pur et de matériau hybride ZnO/CQDs ……….....46
II.6 Conclusion…………………………………………………………………..56
Bibliographie…………………………………………………………………….57
Chapitre III : Dépôt des films de ZnO sur différents substrats et l’effet de
dopage sur leurs propriétés
III.1 Introduction…………………………………………………………………59
III.3.1 Introduction…………………………………………………………...65
a) Spectres de transmission…………………………………….70
Bibliographie …………………………………………………………………….87
IV.4 Conclusion…………………………………………………………………121
Bibliographie……………………………………………………………………121
Conclusion générale
Dans la première partie, nous avons étudié la modification des propriétés des films de
ZnO par un dopage anionique avec l’iode.
Des films de ZnO non dopés et dopés avec l’iode ont été obtenus pour étudier l’effet
de dopage sur les propriétés morphologiques, structurales et optiques de ces films.
Pour étudier les propriétés électrique de nos films nous avons réalisé des
hétérojonctions de typs p-Si/n-ZnO et p-Si/n-ZnO:I.
Les résultats de la réponse spectrale obtenus indique que les diodes p-Si/n-ZnO et p-
Si/n-ZnO:I peuvent être utilisées comme un photodétécteur dans la gamme du visible et du
proche infrarouge. On a constaté aussi que la diode p-Si/n-ZnO peut être utilisée comme un
détécteur de gaz de CO2.
Dans la deuxième partie, nous avons étudié la modification des propriétés des poudres
de ZnO par l’hybridation avec les CQDs. Des poudres de ZnO pur et ZnO/CQDs ont été
synthétisées et caractérisées dans le but d’étudier leurs propriétés photocatalytiques. Des tests
de la photodégradation de la Rhodamine B sous la lumière visible ont été effectués.
125
Conclusion générale
126
Liste des symboles, Acronymes et constantes
Symboles
Symbole Nom Unité
Figure II.1: Photo d’un échantillon de silicium avec résine (vue de face) ………………….45
Figure II.2: Schémas de l’hétérojonction Al/n-ZnO/p-Si/Al ………………………………..45
Figure II.3: Photo de la diode Al/n-ZnO/p-Si/Al …………………………………………...45
Figure II.4: Schéma représentant le principe de la diffraction des rayons X par les plans
réticulaires d’indices h, k et l…………………………………………………………………49
Figure II.5: Représentation d’un diagramme de Pode……………………………………….55
Figure II.6: Diagramme de Nyquist d’un oxyde métallique ………………………………..55
Figure II.7: Représentation d’un circuit équivalent (a) et d’un diagramme de Niquist
correspondant (b) …………………………………………………………………………….56
Figure III.1: Images MEB de nanostructure de ZnO obtenues sur différents substrats: InP (a),
Ge(b), p-Si (110) (c), n-Si (111) (d), p- GaAs (e), verre(f) …………………………………..60
Figure III.2: Diffractogramme X d’un film de ZnO déposé sur un substrat de verre (a) et de
GaAs de type p (b) …………………………………………………………………………...61
Figure III.3: Images MEB au faible (a, c, e et g) et au fort grossissement (b, d, f, et h) des
nanostructures de ZnO obtenues sur le n-Si sans traitement (a, b), oxydé avec le KMNO4
(c, d), oxydé avec le H2O2 (e, f) et oxydé avec le HNO3 (g, h).………………………………63
Figure III.4: Diffractogramme X d’un film de ZnO déposé sur un substrat de Silicium activé
avec HNO3 (a), KMnO4(b) .…………………………………………………...…..................64
Figure III.5: Images MEB en plan au faible et au fort grossissement des nanostructures de
ZnO non dopées (a,b) et dopés avec l’iode:5% (c, d),10% (e, f), 20%(g, h)…………………67
Figure III.6: Images MEB en section des nanostructures de ZnO non dopées (a) et dopées
avec l’iode: 5% (b), 10% (c), 20% (d) ……………………………………………………….68
Figure III.7: Spectres de diffraction X (DRX) des films de ZnO non dopé et dopés avec
l’iode avec différents taux (5%,10%,20%) (a), Elargissement des spectres (DRX) des films
de ZnO non dopé et dopés (b)………………………………………………………………...69
Figure III.8: Spectres de transmission optique des couches minces de ZnO non dopé et ZnO
dopé avec différentes concentration de l’iode …………………………………………….....70
Figure III.9: La courbe (αhʋ)2 en fonction de hʋ pour les films de ZnO non dopé et dopé avec
différents taux de l’iode………………………………………………………………………71
Figure III.10: Les caractéristiques I-V des diodes Al/ n-ZnO/p-Si/Al et Al/n-ZnO: I/p-Si/Al
………………………………………………………………………………………………...73
Figure III.11: La caractéristique (I-V) directe en échelle semilogarithmique de la diode Al/n-
ZnO/p-Si/Al mesurée à libre sous obscurité………………………………………………….74
Figure III.12:Diagrammes de Nyquiste à différentes tensions de polarisation pour les
hétérostructures avec des couches de ZnO dopé à l’iode à différentes concentrations: a) 0%, b)
5%, c) 10%, d) 20% ………………………………………………………………………….76
Figure III.13: Diagramme de Nyquiste des héterostructres avec des couches de ZnO dopé à
différentes concentrations de l’iode. La tension de polarisation est de 0.6 V…………….......77
Figure III.14: Schéma de circuit équivalent…………………………………………………78
Figure III.15: La Résistance Rr en fonction de la tension de polarisation pour des
hétérostructures à base de ZnO dopé à l’iode avec différentes concentrations……………….78
Figure III.16: Diagrammes de Pode: (a) d’une hétérostructure n-ZnO/p-Si avec une couche
de ZnO non dopé pour différentes tensions de polarisation, (b) des hétérostructures avec des
couches de ZnO dopé à l’iode avec différentes concentration, pour VR=0,6
V………………………………………………………………………………........................80
Figure III. 17: Photocourant en fonction de la longueur d’onde des hétérostructures à base de
ZnO dopé à l’iode avec différentes concentrations ………………………………….............81
Figure III. 18: La responsivité des hétérostructures à base de ZnO dopé à l’iode avec
différentes concentrations ………………………………………………………....................82
Figure III.19: Caractéristique I-V d’une hétérostructure à base de ZnO non dopé à l’aire libre
et en présence d’un gaz CO2……………………………………………………….................83
Figure III.20: La réponse (S%)au gaz CO2 (75 ppm) en fonction de la tension de polarisation
pour la diode Al/n-ZnO/p-Si/Al ……………………………………………………………..85
Figure III.21: Cycle répété de réponse transitoire pour la diode Al/n-ZnO/p-Si/Al à la
présence de 0,75 ppm et une tension de polarisation de 0,75V………………………………86
Figure IV.1: Photographie de la solution des CQDs (10-5 M) préparée par la méthode
hydrothermale à 50°C pendant 30 min……………………………………………………….92
Figure IV.2: Spectre d’absorption UV-Visible: de la solution (NaOH+Fructose) à t=0 min (a)
et de la solution des CQDs (10-5 M) préparée par la méthode hydrothermal à 50°C pendant 30
min (b) …………………………………………………………………………......................93
Figure IV.3: Spectre de fluorescence de la solution des CQDs (10-5 M) préparée par la
méthode hydrothermal à 50°C pendant 30 min ……………………………………………...94
Figure IV.4: Photographie des poudres en suspension de ZnO pur (a) et de ZnO/CQDs (b)
………………………………………………………………………………..……………....95
Figure IV.5: Spectres DRX de nanocomposite ZnO/CQDs séché à 80°C (a) et à 200°C (b)
………………………………………………………………………………………………..96
Figure IV.6: Spectre DRX de ZnO pur …………………………………………………….96
Figure IV.7: Images MEB de ZnO/CQDs séché à 80°C (a) et 200°C (b) ………………….97
Figure IV.8: Image MET de nanocomposite: ZnO/CQDs séché à 80°C (a,b) et 200°C (d,e) et
anneaux de diffraction électronique de ZnO/CQDs séché à 80°C(c) et 200°C (f) ………….98
Figure IV.9: Spectres EDX de ZnO/CQDs séché à 80°C (a) et à 200°C (b) ……………….99
Figure IV.10: Spectres Infrarouge de ZnO pure (a), CQDs (b) et ZnO/CQDs séchés à 200°C
(c) …………………………………………………………………………………………...101
Figure IV.11: Spectre XPS total de ZnO/CQDs séché à 200°C…………………………....102
Figure IV.12: Spectres XPS à haute résolution des bandes C1S de ZnO/CQDs séché à 80°C
(A) et à 200°C (B) …………………………………………………………………………..103
Figure IV.13: Spectre XPS à haute résolution de la bande Zn2p de ZnO/CQDs séché à 200°C
……………………………………………………………………………………………….104
Figure IV.14 : Spectres XPS à haute résolution des bandes O1S de ZnO/CQDs séché à 80°C
et à séché à 200°C (B)…………………………………………………………………….…105
Figure IV.15: Diagramme ATG de nanocomposite ZnO/CQDs séché à 200°C…………...106
Figure IV.16: Spectre d’absorption UV- Visible de ZnO pur (a), ZnO/CQDs séché à 80°C (b)
et séché à 200°C (c) ……………………………………………………………...................107
Figure IV.17: Spectres de réflectance de ZnO pur (a), ZnO/CQDs séché à 80°C (b) et
ZnO/CQDs séché à 200°C (c) ………………………………………………………………108
Figure IV.18: Le tracé de F(Rd) en fonction de hⱱ de: ZnO pur (a), ZnO/CQDs séché à 80°C
(b) et ZnO/CQDs séché à 200°C (c) …………………………………………………….…108
Figure VI.19: Formule chimique de la rhodamine B (RhB)
……………………………………………………………………………………………….109
Figure IV.20: Evolution des spectres d’absorption UV-Vis de la rhodamine B en fonction du
temps d’irradiation avec la lumière visible (λ> 420 nm) en absence d’un catalyseur………110
FigureIV.21 : Evolution des spectres d’absorption UV-Vis de la rhodamine B en fonction du
temps d’irradiation avec la lumière visible (λ> 420 nm) en présence de 1,5 mg de ZnO pur
(A), 1,5 mg ZnO/CQDs séché à 80°C (B) et 1,5 mg ZnO/CQDs séché à 200°C
(C)…………………………………………………………………………….......................111
FigureIV.22: Dégradation de la rhodamine B en fonction du temps d’irradiation de la lumière
visible (λ > 425 nm), en absence d’un photcatalyseur (a), en présence de ZnO pur (b),
ZnO/CQDs séché à 80°C (c)et ZnO/CQDs séché à 200°C (d) ………………………..........112
Figure IV.23: Cinétique de dégradation de la rhodamine en fonction du temps d’irradiation
visible (λ> 420 nm): irradiation de la RhB en absence d’un photocatalyseur (a) et en présence
de: ZnO pur (b), ZnO/CQDs séché à 80°C (c) et ZnO/CQDs séché à 200°C………………113
Figure IV.24: Recyclage de catalyseur ZnO/CQDs séché à 200°C………………………..115
Figure IV.25: Schéma du processus de dégradation de la RhB par le nanocomposite
ZnO/CQDs…………………………………………………………………………………..117
Figure IV.26: Spectres de fluorescence de 2 ml d’une solution d’acide téréphtalique et NaOH
en présence de ZnO pur (A) et ZnO/CQDs à 200°C (B) obtenus pour différents temps
d’irradiation: t= 0 min (a), t= 15 min (b), t= 30 min (c). La longueur d’excitation λ exc = 315
nm …………………………………………………………………………….......................119
Figure IV.27: Spectres de fluorescence de 2 ml du mélange d’acide téréphtalique et NaOH en
absence d’un photocatalyseur (a), en présence de ZnO pur (b) et ZnO/CQDs séché à 200°C
(c) pour un temps d’irradiation de 30 min. la longueur d’excitation λexc = 315nm…………120
Liste des tableaux
Tableau III.1: Valeurs du gap optique des films de ZnO non dopé et dopé à l’iode à
différentes concentration …………………………………………………………………….72
Tableau III.2: Les paramètres des hétérojonctions n-ZnO/p-Si et n-ZnO: I / p-Si…………75
Tableau III.3: Le temps de Relaxation (τe) des héterojonctions à base de ZnO non dopé et
dopé à l’iode avec différentes concentrations ………………………………………..............79
Tableau III. 4: Les paramètres de la diode n-ZnO/p-Si à l’air et en présence of CO2………84
Tableau IV.1: Analyses EDX de ZnO/CQDs séché à 80°C et à 200 °C……………….......100
Tableau IV.2: Constante de vitesse pour la dégradation de la RhB en absence du catalyseur et
en présence de catalyseur……………………………………………………………………115
Introduction Générale
Introduction générale
Introduction
Les nanomatériaux ont connu un grand intérêt ces dernières décennies vues leurs
diverses applications dans différents domaines en particulier en électronique, en
optoélectronique et en environnement [1-3]. Plusieurs publications ont été consacrées à leurs
synthèses, à leurs propriétés et à leurs applications. Actuellement la recherche s’oriente vers
l’étude des nouvelles propriétés de ces nanomatériaux. L’oxyde de zinc (ZnO) est l’un des
matériaux qui offre beaucoup d’avantages grâce à ses propriétés physiques très intéressantes
(Une large bande interdite de 3,37eV et une énergie de liaison de l’exciton de 60 meV).
Les films minces de ZnO présentent de fortes potentialités dans la fabrication des
dispositifs de haute performance tels que les photodétecteurs [4,5], les cellules solaires [6], et
les fenêtres intelligentes. Les couches minces de ZnO peuvent être également utilisées comme
capteurs chimiques sensibles aux gaz [7-9]. Tandis que les nano-poudres de ZnO sont beaucoup
plus utilisées dans le domaine de la photocatalyse [10,11]. Cet intérêt a permis le
développement de diverses méthodes de synthèse physiques et chimiques. La méthode
hydrothermale est considérée comme l’une des méthodes chimiques la plus utilisée. Elle nous
permet d’avoir des films minces et des poudres de ZnO à des températures modérées. Cette
méthode a été choisie pour notre étude car elle est peu onéreuse et simple à mettre en œuvre.
Le dopage de l’oxyde de zinc est effectué par plusieurs éléments. Un dopage cationique
avec les métaux de transition (Mn, Co, Ni, Cu), métaux nobles (Ag, Au) et les terre rares (Eu,
Er,Yb) et un dopage anionique avec les halogènes (F, Cl, I). Ce dernier est rarement rencontré
dans la littérature.
Les matériaux hybrides sont très intéressants parce qu’ils offrent un itinéraire novateur
pour concevoir une grande variété de matériaux. L’hybridation de ZnO par des nanoparticules
1
Introduction générale
de carbone est un moyen d’aboutir à des matériaux de haute performance photocatalytique sous
rayonnement visible.
C’est sur cette thématique que notre travail est axé: la modification des propriétés des
nanostructures de ZnO obtenues par la méthode hydrothermale.
La première partie de cette thèse est donc consacrée à la modification des propriétés
morphologiques, optiques et électriques des films minces de ZnO par un dopage anionique avec
l’iode. Tandis que la deuxième partie est consacrée à la modification des propriétés catalytiques
des poudres de ZnO par l’hybridation avec les nanoparticules de carbone (CQD).
2
Introduction générale
Enfin, une conclusion générale qui résume les principaux résultats obtenus au cours de
cette thèse, ainsi que les perspectives relatives à la poursuite de cette étude.
Bibliographie
[1] K. Y. Koa, H. Kanga and J. Parka, Sensors and Actuators A, 210 (2014) 197–204.
[2] M. Xu, Q. Li, Y. Ma and H. Fan, Sensors and Actuators B, 199 (2014) 403–409.
[3] O. Mekasuwandumrong, P. Pawinrat, P. Praserthdam and J. Panpranot, Chemical
Engineering Journal, 164 (2010) 77–84.
[4] H. Huang, Q. Zhao , K. Hong , Q. Xu and X. Huang, Physica E, 57 (2014)113–117.
[5] Ch-Y Kao, C-L Hsin, C-W. Huang, S-Y Yu, C-W. Wang, P-H. Yeh, and W-W. Wu, Royal
society of chemistry,4 (2012) 1476-1480.
[6] D. Karageorgopoulos, E. Stathatos and E. Vitoratos, Journal of Power Sources, 219 (2012)
9-15.
[7] H. Shokry Hassan, A.B. Kashyout, I. Morsi, A-A-A. Nasser and I. Ali, beni- suef ,
university journal of basic and applied sciences, 3 (2014) 216-221.
[8] N. Zouadi, [Link], [Link], [Link] and [Link], Materials Science in
Semiconductor Processing, 29(2015)367–371.
[11] Husam S. Al-Salmana and M.J. Abdullaha, Materials Science and Engineering B, 178
(2013) 1048– 1056.
3
Partie Bibliographique
Introduction
Ce chapitre est divisé en trois parties :
L'objectif de la première partie est de fournir un aperçu de ce qui est aujourd'hui connu
du ZnO, nous allons tout d'abord nous intéresser aux différentes propriétés de ZnO, que ce
soit ses propriétés cristallines, électriques ou optiques. Ensuite, nous présentons les méthodes
d'élaboration et quelques applications de ce matériau.
Dans la deuxième partie de ce chapitre on donne des généralités sur les jonctions p-n,
les différents types de jonction ainsi que leurs caractéristiques.
La troisième partie est consacrée aux matériaux hybrides semi-conducteurs/ carbone
quantum dots (CQDs). On présente en premier lieu des généralités sur les carbones quantums
dots (CQDs), leurs méthodes de synthèses, leurs propriétés et leurs applications. En deuxième
lieu on s’intéresse aux matériaux hybrides organiques-inorganiques et plus particulièrement
les matériaux hybrides semi-conducteur/carbone quantum dots (CQDs). On donne les
différentes définitions et nous exposerons ensuite l’intérêt suscité par ces matériaux, quelques
méthodes de synthèse et les applications les plus importantes.
5
Synthèse bibliographique
I.1.Définition
L’oxyde de zinc est un composé chimique de formule «ZnO». Il se présente
généralement sous forme de poudre inodore, de couleur blanche, appelée «zinc blanc» ou
«blanc de zinc» non soluble dans l'eau. Ce solide est utilisé dans de nombreuses applications,
telles que la fabrication de verres, de céramiques, dans la composition d'aliments et des
crèmes solaires. Il est présent dans la nature sous forme de zincite, minéral comportant
souvent du manganèse et ayant une coloration jaune à rouge de ce fait.
6
Synthèse bibliographique
Paramètres de maille
La structure wurtzite possède une cellule de base avec deux paramètres de maille a et
c. Les paramètres de maille dans une structure sans défaut sont les suivant : a= 3,25 A°; c =
5,20 A° et c/a =1,6. Ces derniers dépendent de différents facteurs, à savoir la concentration en
électrons libres, la présence de défauts, d'impuretés et la présence de contraintes. Ces
paramètres dépendent aussi de la méthode de synthèse, de la température, du type de dopage
et de la concentration de dopant [2-4].
7
Synthèse bibliographique
Le passage d’électron de la bande de valence vers la bande de conduction crée une paire
électron-trou liés par une interaction colombienne au sein de la structure cristalline. Ils se
comportent comme une seule particule appelée exciton. L’énergie de liaison de l’exciton est
de 60 meV. Cette valeur est estimée en considérant la paire électron-trou comme un atome
hydrogénoide. A température ambiante l’énergie de liaison est supérieure à l’énergie de
l’agitation thermique qui est de 23 meV, ce qui veut dire que l’exciton créé ne sera pas
annihilé thermiquement.
8
Synthèse bibliographique
Figure I.3 : Transmission d’un film d’oxyde de zinc avec différentes concentrations
d’aluminium [9].
9
Synthèse bibliographique
par sa conductivité (σ). Cette conductivité est assurée par les trous créés dans la bande de
valence et les électrons situés dans la bande de conduction.
Le ZnO présente une conductivité électrique naturelle de type n qui est due à la
présence de défauts intrinsèques (zinc en position interstitielle (Zni), lacune d’oxygène (VO),
substitution d’anions O2- par des hydroxydes OH-).
Les propriétés électroniques des semi-conducteurs sont en grande partie liées au dopage c’est-
à-dire à la substitution d’une très faible quantité d’atomes qui constitues le réseau par d’autres
atomes aux propriétés bien choisies.
Un semi-conducteur est de type n lorsque la concentration en électrons est supérieure à celle
des trous. Ces matériaux sont obtenus après un dopage de type n. Si l'atome dopant appartient
à la colonne suivante, il possède un électron supplémentaire par rapport à l'atome initial. Le
dopage n intentionnel se fait généralement avec des éléments de la colonne III en substitution
du zinc, notamment Al, Ga, et In et les éléments de la colonne VII (Cl, I) en substitution de
l’oxygène.
Un semi-conducteur est de type p lorsque le nombre de trous est excédentaire à celui des
électrons libres dans un semi-conducteur. Ces matériaux sont obtenus après un dopage de type
p. Le dopage p de ZnO est difficile notamment à cause de la compensation, qui peut causer
son instabilité. Ce dopage peut se faire avec un élément de la première colonne tel que Li, Na,
K, Cu ou Ag en substitution de Zn, ou par un élément de la colonne V tel que N, P, As ou Sb
en substitution de O.
10
Synthèse bibliographique
La méthode sol-gel est la méthode la plus utilisée pour générer des oxydes métalliques
nanostructurés. La littérature fournit un grand nombre de publications mettant en jeu cette
méthode de synthèse. Pellai et al rapportent la synthèse des poudres de ZnO par la méthode
sol-gel en faisant intervenir un acide [24]. Ils mélangent l’acétate de zinc et l’acide oxalique
dans l’éthanol. Le principe de cette réaction est basé sur la substitution des ions acétates par
les ions oxalate afin d’obtenir un gel. Ce gel est ensuite séché à une température de 500°C
pour obtenir des poudres nanostructurées. Des nanostructures de ZnO dopées peuvent être
obtenues par la méthode sol-gel. Hassan et al ont synthétisés des nanoparticules de Zinc dopé
avec le chrome [25].Une solution aqueuse de nitrate de zinc et de nitrate de chrome est
maintenue à une valeur de pH égale à 2 par l’ajout de l’acide citrique à une température de
80°C. Le gel est formé après l’ajout d’ammonium. Pour obtenir une phase cristalline de
ZnO/Cr, le gel est calciné à 500°C pendant 2 heures.
11
Synthèse bibliographique
(C6H12N4, 0,05M) dans des flacons en Téflon aboutit à la formation des nanorods de ZnO sur
les substrats de silicium à une température de 90°C pendant 3h [26]. Des nanoparticules de
ZnO polycristallines ont été préparées par la méthode hydrothermale [27]. Une masse de 10g
de nitrate de Zinc [Zn(NO3)2,6H2O] est dissoute dans 500 ml d’eau distillée, la solution est
ensuite agitée pendant 2h pour la dissolution complète. Le pH est augmenté jusqu'à 12 par
l’addition de NaOH 6M à 80°C. Le précipité obtenu est calciné à 700°C pendant 5 heures.
Des poudres de ZnO sous forme de nanotube ont été aussi obtenues par cette méthode de
synthèse [28].
La méthode de pyrolyse par spray a été développée. Cette méthode a été utilisée pour
le dépôt des films denses et poreux. Même des films multicouches peuvent être facilement
préparés en utilisant cette technique. Swapna et al. ont obtenus des films de ZnO-Na de type p
par la méthode pyrolyse de spray [29]. Ces films sont déposés sur des substrats de verre. La
solution précurseur a été préparée par la dissolution de l’acétate de zinc [Zn(CHCOO)2, 2H2O]
dans un mélange de 100 ml (90 ml de H2O+10 ml d’éthanol)
12
Synthèse bibliographique
La première étape consiste à déposer une couche très fine (couche germe) suivie par une étape
de croissance des nanofil de ZnO sur la couche germe [34].
13
Synthèse bibliographique
14
Synthèse bibliographique
∆𝑋
𝑆 = |∆𝐶 | (I.1)
𝑋𝑔𝑎𝑧 −𝑋𝐴𝑖𝑟
𝑆𝑟𝑒𝑙𝑎𝑡𝑖𝑣𝑒 = (I.2)
𝑋𝑔𝑎𝑧
Où Xgaz et Xair sont respectivement les valeurs de la grandeur mesurée en présence du gaz à
détecter et en présence de l’air.
Temps de réponse et temps de recouvrement
15
Synthèse bibliographique
La Réversibilité
C’est le retour de la réponse à l’état initial après la disparition du gaz à détecter.
La Sélectivité
La sélectivité correspond à la capacité d'un capteur de répondre à certain gaz à l’exclusion
de tous les autres. Les capteurs conçus à base d’oxydes métalliques apparaissent peut sélectif
vis-à-vis d’un gaz. La méthode la plus couramment utilisée pour améliorer la sélectivité de
ces capteurs est le dopage.
Température de fonctionnement
Elle correspond à la température où la réponse est maximale. Cette température est
spécifique à chaque capteur et elle dépend de la couche sensible. Une basse température de
fonctionnement est un critère important pour la performance d’un capteur.
I.4.6 La photocatalyse
16
Synthèse bibliographique
Ces paires e-/h+ peuvent être migrées vers la surface du matériau (catalyseur) où des espèces
de la phase liquide peuvent être adsorbées. Suivant les potentiels d’oxydoréduction, les
électrons photo-générés peuvent être transférés vers des accepteurs d’électrons (A), tandis que
les trous peuvent être comblés par des donneurs d’électrons (D). Des transformations
chimiques dites photo-catalytiques peuvent être ainsi engendrées. Le processus peut être
résumé par les deux réactions suivantes :
−
𝐴𝑎𝑑𝑠 + 𝑒𝐵𝐶 → 𝐴∙−
𝑎𝑑𝑠 (2)
+ ∙+
𝐵𝑎𝑑𝑠 + ℎ𝐵𝑉 → 𝐵𝑎𝑑𝑠 (3)
La position de la bande de conduction (BC) de ZnO est plus négative que le potentiel redox
.-
standard de couple (O2/O2 ) = - 0,33 eV NHE) [42], donc les électrons de la bande de
17
Synthèse bibliographique
𝑂2 + 𝑒 − → 𝑂2∙− (I.4)
Selon le pH du milieu, le radical hydro-peroxyde HO2. peut être obtenue (pKa = 4,7). Ce
radical est moins réactif que le radical HO. vis-à-vis des composés organiques. Néanmoins, ils
peuvent réagir entre eux pour former de l’eau oxygénée (H2O2) ou encore le radical hydroxyle
HO. par des réductions successives.
La bande de valence de ZnO est plus positive que le potentiel redox standard de couple (OH∙/
OH-=1,99 eV NHE) [42], donc les trous photo-générés oxydent les molécules d’eau et les ions
OH- adsorbés à la surface du semi-conducteur pour produire les radicaux hydroxyles OH∙
selon les réactions suivantes :
+
𝐻2 𝑂 + ℎ𝐵𝑉 → 𝐻𝑂∙ + 𝐻 + (5)
+
𝑂𝐻 − + ℎ𝐵𝑉 → 𝑂𝐻 ∙ (6)
En outre, les composés organiques (P) qui ont un potentiel d’oxydo-réduction supérieur à EV
peuvent se comporter comme donneurs d’électron. La réaction possible est la suivante :
ℎ+ + 𝑃 → 𝑃.+ (7)
.+
La photodégradation de la molécule organique P ou du radical correspondant p peut
Toutefois, une seule partie de ces couples (électrons/trous) sera réellement utilisée dans un
processus éventuel de dégradation des polluants par la formation des radicaux libres. Une
majeure partie de ces espèces se recombinent, en libérant leurs énergies sous forme de chaleur
et/ou de lumière (photons) selon cette réaction :
ℎ+ + 𝑒 − → 𝑐ℎ𝑎𝑙𝑒𝑢𝑟 (9)
18
Synthèse bibliographique
Les différents transferts de charge possibles pour un semi-conducteur tel que le ZnO sont
résumés dans la figure I.5
Figure I.5: Schéma montrant les bandes d’un oxyde semi-conducteur sous excitation
photonique
I.4.6.3 Photocatalyseur
Le catalyseur est une substance chimique qui accélère la vitesse d’une réaction
chimique sans être consommé à la fin de la réaction. En photocatalyse hétérogène les
catalyseurs couramment utilisés sont des semiconducteurs ayant une large bande interdite.
Bien souvent ce sont des oxydes ou des sulfures (TiO2, ZnO, CeO, SnO2, CdS, ZnS). Parmi
ces matériaux, le ZnO est l’un des catalyseurs qui a été largement étudié en raison de ces
propriétés physiques et chimiques comme, le contrôle de sa morphologie, son activité
catalytique élevée et sa facilité de fonctionnalisation.
L’efficacité photo-catalytique de l’oxyde de zinc dépend de son mode de préparation. Il peut
être utilisé sous forme de particules en suspension ou supportées. L’oxyde de zinc en
19
Synthèse bibliographique
suspension dans l’eau, est un catalyseur photochimique d’un certain nombre de réactions
comme l’oxydation de l’oxygène en ozone, l’oxydation de l’ammoniaque en nitrate, la
réduction du bleu de méthylène et de méthylorange [43,44], l’oxydation des phénols [45] et
sous forme de couche mince il est utilisé pour la dégradation de la rhodamine B [46].
20
Synthèse bibliographique
II.1 Introduction
Les jonctions p-n ont une grande utilité pratique dans la création de dispositif à haute
performance à base de semi-conducteur, en particulier dans les domaines des hautes
fréquences et de l’optoélectronique (les transistors [47], les diodes électroluminescentes
(LED) [48], les photodiodes [49], les cellules photovoltaïque [34] et les détecteurs [50]).
II.2 Définition
Une jonction p-n correspond à la juxtaposition de deux matériaux identiques ou non de
type p et de type n.
21
Synthèse bibliographique
22
Synthèse bibliographique
Φ𝑀 = 𝐸0 − 𝐸𝐹𝑀 (I.3)
𝐸0 : Représente le niveau de vide (pour extraire un électron il faut qu’il atteigne le niveau
d’énergie E0).
𝐸𝐹𝑀 : Représente l’énergie maximale que peut avoir un électron à l’équilibre.
Φ𝑏 = 𝐸𝑐 − 𝐸𝐹𝑀 = Φ𝑀 − 𝜒 (I.5)
A l’équilibre thermodynamique le niveau de Fermi est constant dans toute la structure, c'est-à-
dire qu’il n’y a pas de différence entre EFM et EFSC. Il y a donc un échange de charge (tel que
𝑄𝑀 + 𝑄𝑆𝐶 = 0 où 𝑄𝑀 et 𝑄𝑆𝐶 sont les charges apparues respectivement du côté du métal et du
semiconducteur) qui provoque l’apparition d’une courbure des bandes d’énergie et d’une zone
de charges d’espace (ZCE) à l’interface métal-semi-conducteur.
23
Synthèse bibliographique
E0 E0
𝜒 Φ𝑀
Φ𝑀 EC
Φ𝑏 EFSC
EFM
EV
Métal
semi-conducteur
ZCE
E0 - qVs
𝜒 Φ𝑆𝐶
Φ𝑀 ECS
- qVs
Φ𝑏 EC
EFM EFSC
Métal - qVs
EV
Semi-conducteur
24
Synthèse bibliographique
E0
𝜒2 Φ𝑆𝐶2
Φ𝑆𝐶1 𝜒1 EC2
ΔEC0
EC1
EF2
EG1
EG2
EF1
EV1
ΔEV0
EV2
-qVd1
E0 𝜒2
-qVd2
𝜒1
-qVd2 ΔEC0
-qVd1
EF
-qVd1
ΔEV0
-qVd2
25
Synthèse bibliographique
26
Synthèse bibliographique
Le courant total à travers la jonction sous une polarisation V est donné dans le cadre
de la théorie de la diffusion et de l’émission thermoïonique par l’expression suivante [33,51]:
𝑞𝑣
𝐼 = 𝐼𝑠 [𝑒𝑥𝑝(𝑛𝑘 𝑇) − 1] (I.6)
𝐵
Où :
n est le facteur d’idéalité de la diode, V est le potentiel de polarisation, kB est la constante de
Boltzmann, T est la température en Kelvin, q est la charge élémentaire et Is est le courant de
saturation qui est donné par la relation suivante :
−𝑞∅𝑠𝑏
𝐼𝑠 = 𝐴∗ S𝑇 2 exp( ) (I.7)
𝑘𝐵 𝑇
Où 𝐴∗ est la constante de Richardson, S est surface de contact, ∅𝑠𝑏 est la barrière de potentiel
27
Synthèse bibliographique
III.1.2.1 Bottom-up
Cette approche nécessite l’utilisation de molécule précurseur comme l’acide citrique,
le glucose, le fructose, l’histidine, le chitosane, le glycol, le glycérol [55-58] et l’acide
ascorbique…..etc. Les CQDs sont obtenues par la carbonisation thermique et hydrothermale
de ces précurseurs. La carbonisation hydrothermale ou solvothermale est une méthode
28
Synthèse bibliographique
économique pour la production des CQDs non toxique. Des Cdots fluorescentes avec un
diamètre de 2 nm sont préparés par la carbonisation hydrothermale en utilisant l’acide
ascorbique comme source de carbone [59]. La carbonisation est réalisée en présence
d’éthanol.
L’irradiation microonde des composés organiques est une méthode rapide et
économique pour la préparation des CQDs. Zhu et al. ont préparé des carbones dots par une
irradiation microonde de 500W de polyéthylène glycol et de saccaride pendant 2 à 10 min
[60].
La biomasse naturelle peut remplacer les réactifs chimiques dans la préparation des
CQDs. les déchets de pommes de terre, bananes, pommes….. etc sont aussi utilisés comme
une source de carbone [61]. De et Karak ont obtenu des carbones dots oxygénées avec un
diamètre de 3 nm par un simple chauffage à 150°C d’un jus de banane pendant 4h [53].
III.1.2.2 Top-down
La méthode Top-down utilise les matériaux de carbone comme : le nanodiamant, le
graphite, les nanotubes de carbone, le charbon actif et l’oxyde de graphite [62-64]. Su et al.
produisent des CQDs par l’ablation laser d’une source de carbone en présence de vapeur
d’eau et de l’argon à 900°C et 75Kpa [63]. Wang et al. rapportent aussi la synthèse des CQDs
fluorescentes par l’irradiation d’une suspension de l’oxyde de graphite dans l’acide nitrique.
Les carbones dots apparaissent après 4h d’irradiation [64]. Liu et al ont obtenu des carbones
dots par l’ablation électrochimique du graphite [65]. L’oxydation chimique des nanotubes de
carbone et de graphite avec l’acide nitrique et l’acide sulfurique nous donne des CQDs de
diamètre de 3 à 4 nm [62].
III.1.3.2 Fluorescence
Les CQDs possèdent une forte fluorescence pour laquelle elles sont classées comme
carbone fluorescent. La propriété de fluorescence est due à la présence d’un nombre important
de défauts de surface [66].
29
Synthèse bibliographique
III.1.3.3 La photostabilité
Les CQDs obtenues par la méthode électrochimique présentent une bonne
photostabilité. Leurs apparences et leurs propriétés photoluminescentes restent invariable
après une année de stockage à l’aire libre et à température ambiante [67].
L’intensité de la photoluminescence (PL) des C-dots préparées par la passivation laser
diminue uniquement de 4,5% après 4h d’irradiation avec une longueur d’onde de 380nm [68].
III.1.3.4 Fonctionnalisation
Les carbones dots sont généralement passivées et fonctionnalisées par le recouvrement
de leurs surface par des molécules organiques, on cite à titre d’exemple ; polyethylenimine 3-
aminopropyl, polyéthylène glycol, N-acetyl-L-cysteine, acide mercaptosuccinic [66,69]. La
fonctionnalisation apporte des modifications importantes sur les propriétés des CQDs, elle est
facilitée par la présence des groupements oxygénés, qui favorisent la formation des liaisons
covalentes.
III.1.4.1 Bio-médecine
Les CQDs sont utilisées en imagerie cellulaire [70] en raison de : leurs grande
solubilité dans l’eau, la non toxicité, l’excellente biocompatibilité et la forte photostabilité.
Elles sont aussi utilisées comme bio-détecteur pour la détection visuelle de glucose [71], le
cuivre cellulaire, le fer, le potassium, les acides nucléiques et la mélamine [72]
30
Synthèse bibliographique
III.1.4.3 Optoélectronique
Les CQDs sont utilisées dans des dispositifs optoélectroniques comme les diodes
émettrices de lumière (LED) et les cellules solaires à colorant, en raison de leur photostabilité,
leurs propriétés intéressantes de transfert d’électrons photo-générés et leur faible coût [75,
76].
III.1.4.4 Catalyse
Vue leurs dimension qui est inferieurs à 10 nm, la présence des groupements (-OH,
COOH, C=O) qui améliore l’adsorption des réactants et la possibilité de transférer les
électrons photo-induits, les carbones dots (CQDs) ont été utilisées avec succès pour la
préparation des photocatalyseurs. Les CQDs sont aussi utilisées comme catalyseur pour la
formation des nanoparticules des métaux nobles (Au, Ag, Pd) [77,78] et des métaux de
transition (Ni, Cu) par la réduction de leurs sels. Dy et al [79] rapportent que les CQDs
obtenues par des bio-précurseurs sont utilisées pour la réduction de sel PdCl42- afin d’obtenir
des nanoparticules de palladium.
La figure I.13 résume les différentes propriétés des CQDs et leurs applications
32
Synthèse bibliographique
Yu et al. [84] ont testé le nanocomposite ZnO/CQDs obtenu par la méthode hydrothermale
pour la photodégradation des gaz toxiques (benzène et le méthanol) sous la lumière visible à
température ambiante. Les résultats montrent que le ZnO/CQDs possède une meilleure
activité photocatalytique (le Taux de dégradation est de 80% après 24h) comparé à celle de n-
TiO2 et ZnO pur (le taux de dégradation est de 60% et 26% respectivement).
Des microsphères de N-TiO2/CQDs sont obtenues par la méthode hydrothermale en utilisant
les CQDs et le TiCl3. L’activité photocatalytique des échantillons a été évaluée par la
dégradation de la Rhodamine B sous la lumière visible. Un taux de dégradation de 94% est
obtenu après 30 min d’irradiation [85].
Les matériaux hybrides à base des CQDs ont été utilisés comme électrodes pour
condensateurs. Les CQDs obtenues par l'oxydation chimique suivie d’une réduction
thermique sont utilisées pour la préparation du nanocomposite RuO2/CQDs. Ce matériau
possède une capacitance spécifique de 460 F g-1 à une densité de courant de 50 A g-1 [86].
Cette remarquable performance électrochimique peut être expliquée par la facilité de transport
rapide de charge et de mouvement ionique au cours du processus de charge-décharge en
présence des CQDs.
Conclusion
L’objectif de ce chapitre est de constituer une base théorique et bibliographique pour
aider à la compréhension des chapitres qui suivent.
A partir de la première partie, on a pu constater que le ZnO constitue un matériau clé pour le
développement technologique vue ses propriétés très intéressantes. Le ZnO est un semi-
conducteur à grand gap, cristallisant généralement selon une structure wurzite et il trouve des
applications dans différents domaines. Il peut être obtenu sous différentes formes (couche
mince, nanopoudre) en utilisant la même méthode de synthèse.
La majorité des applications nécessitent la réalisation des jonctions p-n. la deuxième partie de
ce chapitre nous a permis de connaitre l’importance des jonctions dans différents dispositifs
électroniques et optoélectroniques.
La troisième partie porte l’importance de nouveau matériau hybride oxyde
métallique/Carbone quantum dots. Ce matériau peut être synthétisé par les méthodes
physiques et chimiques.
33
Synthèse bibliographique
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38
Chapitre II
Méthodes de synthèse et de
caractérisation
Partie expérimentale
Méthodes de synthèse et de
caractérisation
Chapitre II Méthodes de synthèse et de caractérisation
II.1 Introduction
Ce chapitre est organisé en quatre sections. La première section est consacrée à la
description de la méthode de synthèse de ZnO choisie. La deuxième est consacrée au dépôt des
films de ZnO sur différents substrats et les différentes étapes suivies pour réaliser les
hétérojonctions p-Si/n-ZnO et p-Si/n-ZnO:I. Dans la troisième, la méthode de synthèse des
nano-poudres de ZnO à savoir le ZnO pur et le matériau hybride ZnO/CQDs a été détaillée. Les
différentes méthodes d’analyse et le principe de chaque méthode utilisée pour caractériser nos
échantillons sont sommairement décrits dans la quatrième section de ce chapitre.
II.2.1 Principe
La méthode hydrothermale consiste à chauffer des réactifs en présence d’eau dans un
récipient clos, appelé autoclave. Pendant le chauffage, la pression augmente et l’eau surchauffée
reste liquide au-dessus de point d’ébullition et la pression dépasse la pression atmosphérique.
L’utilisation de l’eau comme solvant nous permet de réduire la quantité des solvants organiques
et des substances dangereuses. Les basses températures sont un autre avantage de cette méthode
puisqu’elle consomme moins d’énergie. Comparée à la méthode de dépôt par évaporation
thermique (CVD), cette méthode est simple, non polluante et économique en énergie.
Pour tous ces avantages, la méthode hydrothermale a été choisie pour réaliser les dépôts de ZnO
sur différents substrats et la synthèse des nanopoudres de ZnO.
41
Chapitre II Méthodes de synthèse et de caractérisation
La synthèse hydrothermale de ZnO consiste à chauffer un précurseur d’oxyde de Zinc tels que
les nitrates Zn(NO3)2, les acétates Zn (CH3COO)2, les sulfates Zn (SO4)2 et les chlorures Zn(Cl)2
à des basses températures en présence d’une base (NaOH, KOH et NH4OH).
La première étape correspond à une dissolution préalable du précurseur dans l’eau en présence
d’une base.
La deuxième étape est une réaction chimique entre les espèces présentes en solution pour former
le précipité d’hydroxyde métallique.
La dernière étape consiste à transformer les particules d’hydroxyde de Zinc en oxyde de Zinc.
42
Chapitre II Méthodes de synthèse et de caractérisation
masse de 0,2974 g de nitrate de zinc est dissoute dans H2O où on ajoute 1ml d’éthanolamine et
250 μl de NH4OH. Le volume total de la solution est 10 ml et la concentration finale de zinc est
0,1M. Le rôle de l’éthanolamine/ammoniac est de complexer Zn2+ et d’ajuster le pH de la
solution final à 11.
43
Chapitre II Méthodes de synthèse et de caractérisation
ajoutés. Le volume final est toujours fixé à 10 ml. Exemple : Pour un échantillon à 5% d’iode
(9,5 ml d’une solution mère + 0,5 ml de la solution d’acide iodique).
44
Chapitre II Méthodes de synthèse et de caractérisation
Figure II.1: Photo d’un échantillon de silicium avec résine (vue de face)
ZnO
Al (4mm)
p-Si(100)
Al (0,4μm)
Contact avant
Contact arrière
45
Chapitre II Méthodes de synthèse et de caractérisation
46
Chapitre II Méthodes de synthèse et de caractérisation
47
Chapitre II Méthodes de synthèse et de caractérisation
48
Chapitre II Méthodes de synthèse et de caractérisation
Figure II.4 : Schéma représentant le principe de la diffraction des rayons X par les plans
réticulaires d’indices h, k et l [13].
Les expériences de diffraction des rayons X fournissent une liste de pics (ou raies) de
diffraction, chaque pic correspond à une famille de plans réticulaire d’indice (hkl).
L’identification de la phase et de ses paramètres de maille est ensuite réalisée par comparaison
avec les bases de données répertoriées sur les fichiers J.C.P.D.
49
Chapitre II Méthodes de synthèse et de caractérisation
𝐸𝑒𝑥𝑐 = ℎ𝑣 − 𝐸𝑐 (II.2)
Cette valeur représente l’énergie de liaison de l’électron sur le niveau excité, elle est
significative d’un élément et d’un état d’une liaison chimique. Chaque élément chimique étant
caractérisé par un spectre unique, cette méthode spectroscopique permet d’analyser précisément
la nature chimique d’un matériau donné.
Compte tenu de la gamme d’énergie cinétique concernée (classiquement de 100 à 1000 eV), les
électrons analysés sont extraits d’une faible profondeur sous la surface, ce qui fait de l’ XPS
une technique d’analyse de surface.
Les mesures XPS ont été réalisées avec un spectrophotomètre ESCLAB 220XL. Une source de
rayons X monochromatique Al Kα (1486,6eV) a été utilisée. L’angle de détection des
photoélectrons est de 90° par rapport à la surface de l’échantillon.
50
Chapitre II Méthodes de synthèse et de caractérisation
II.5.8 La photoluminescence
La photoluminescence correspond à une émission de rayonnement résultant d’une
excitation par des photons. La fluorescence est un cas particulier de la photoluminescence. La
fluorescence est rapide, l’émission suit l’excitation après un délai très court (de l’ordre de
10-8s) [17]. On peut typiquement étudier les propriétés de luminescence d’un matériau en
fonction de la concentration de différentes espèces (analyse quantitative) et/ou de
l'environnement chimique de l'échantillon (analyse qualitative). Les deux utilisations typiques
sont les suivantes : spectroscopie d'émission et spectroscopie d'excitation. Les spectres de
fluorescence (émission) d’une substance déterminée résultent de la mesure de l’intensité du
rayonnement émis en fonction de la longueur d’onde à une longueur d’onde d’excitation
donnée. Les spectres d’excitations quand à eux sont obtenus en mesurant l’intensité de la
luminescence à une longueur d’onde fixée et en faisant varier la longueur d’onde d’excitation.
La fluorescence dépend de différents facteurs liés à l’environnement chimique (température,
solvant, pH, concentration).
L’analyse de fluorescence des solutions des CQDs afin d'en déduire des informations sur leurs
propriétés luminescentes a été réalisée par un spectrophotomètre Agilent Technologies de type
Cary Eclipse.
51
Chapitre II Méthodes de synthèse et de caractérisation
Cette grandeur optique est définie comme étant le rapport entre l’intensité de la lumière
transmise (I) à travers un matériau par rapport à l’intensité de la lumière incidente à sa surface
(I0).
L’absorbance est définie par :
𝐼
𝐴 = 𝜀𝑙𝑐 = log ( 𝐼0 ) = − log 𝑇 (II.4)
Avec:
A : Absorbance de la solution (sans unité);
l : Longueur du chemin lumineux à travers l’échantillon (cm);
c : Concentration de la solution (mol. L-1);
ε : Coefficient d'extinction molaire ([Link]-1).
Les propriétés optiques des couches minces de ZnO ont été mesurées par un spectrophotomètre
UV-Visible de type Varian Cary dans un domaine de longueur d’ondes compris entre 200 nm
et 900 nm. Ce spectrophotomètre est équipé d’un double faisceau qui permet de soustraire
l’influence du substrat et d’acquérir le spectre de transmission de la couche étudiée.
Les propriétés optiques des poudres ont été mesurées par un spectrophotomètre Perkin Elmer
Lambda UV-Vis 950, dans une gamme de longueur d’onde allant de 400 à 800 nm.
Où h est la constante de Planck (Joule.s-1), 𝑣 est exprimée par c/λ (s-1) et B est une constante.
L’extrapolation de la partie linéaire de la courbe (𝛼ℎ𝑣)2 = 𝑓(ℎ𝑣) pour (𝛼ℎ𝑣)2 = 0, nous
permet de déterminer la valeur du gap.
Pour déterminer le coefficient d’absorption (𝛼), nous avons utilisé la relation de Bouguer-
Lambert-Beer, souvent appelée la loi de Béer :
52
Chapitre II Méthodes de synthèse et de caractérisation
𝑇 = 𝑒 −𝛼𝑑 (II.6)
Si on exprime la transmission T en (%), le coefficient d’absorption (α) est donné par la relation
suivante :
1 100
𝛼(𝑣) = 𝑑 𝑙𝑛(𝑇(%)) (II.7)
Où d est l’épaisseur des films qui peut être calculée à partir de l’équation suivante
Avec :
λ1, λ2 sont respectivement les longueurs d’ondes minimale et maximale
n1, n2 sont respectivement les indices de réfraction correspondants à λ1 et λ2.
Où T: transmission et A : l’absorbance
[𝟏−𝑹(𝒉𝒗)]𝟐 𝜶(𝒉𝒗)
𝑭[𝑹(𝒉𝒗)] = = (II.11)
𝟐𝑹(𝒉𝒗) 𝑺
53
Chapitre II Méthodes de synthèse et de caractérisation
L’énergie de gap est déterminée par l’extrapolation de la partie linéaire de la courbe F(R) en
fonction de (ℎ𝑣) [22].
̅(𝑡) = 𝑉0 exp(𝑗𝜔𝑡)
𝑉(𝑡) = V0 sin(𝜔𝑡), V (II.12)
L’impédance Z (ω) du système est le rapport entre la tension sinusoïdale imposée et le courant
résultant, il peut être définie par un nombre complexe :
̅(t)
𝑉 V0
Z̅ = = exp (jφ) = Z(cos φ + j sin φ ) = 𝑍̅ + j Z̿ (II.14)
I̅(t) I0
54
Chapitre II Méthodes de synthèse et de caractérisation
Une autre représentation des données est possible, c’est la représentation dans le plan
complexe : Im(Z)= f (Re(Z )) courbe appelée spectre d’impédance (mais aussi diagramme de
Nyquist par les automaticiens). La figure II.6 représente le diagramme de Nyquist d’un oxyde
dans le cas générale
55
Chapitre II Méthodes de synthèse et de caractérisation
Il est possible de relier les résultats des mesures aux propriétés physiques et chimiques du
matériau et cela à travers une modélisation de la réponse en fréquence de l’échantillon par des
circuits électrique composés de résistances, condensateurs et des inductances, traduisant le
caractère résistant et capacitif du matériau.
Figure II.7 : Représentation d’un circuit équivalent (a) et d’un diagramme de Niquist
correspondant (b)
Les mesures d’impédance que nous avons effectuées sont obtenues en utilisant un potentiostat
(science instruments VMP3). La fréquence est variée de 10 mHz à 1MHz avec une tension de
polarisation de 400 mV.
II.6 Conclusion
Ce chapitre expose les différentes étapes et la procédure choisie pour la synthèse de nos
échantillons. La méthode hydrothermale a été utilisée pour l’obtention des couches minces de
ZnO et de matériau ZnO/CQDs sous forme de poudre. Cette méthode a été choisie vue ça
simplicité de mise en œuvre. Pour le besoins de nos études, le principe de base de chaque
technique de caractérisation a été rappelé et l’instrumentation correspondante a été décrite.
Dans ce qui suit, nous présenterons l’ensemble des résultats obtenus par la mise en œuvre de
l’ensemble des techniques expérimentales citées précédemment.
56
Chapitre II Méthodes de synthèse et de caractérisation
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57
Chapitre III
III.1 Introduction
Dans la première partie de ce chapitre, l’étude des dépôts de ZnO déposés sur différents
substrats par la méthode hydrothermale et l’effet du traitement de surface sur les propriétés
morphologiques et structurales des films ont été développés.
La deuxième partie est consacrée à l’étude de l’effet du dopage de ZnO avec l’iode sur
les propriétés morphologiques, structurales optiques et électriques. Les propriétés électriques
sont déterminées par la réalisation des hétérojonctions de type n-ZnO/p-Si et n-ZnO:I/p-Si. Les
paramètres des jonctions p-n sont déterminés à partir de leurs caractéristiques (I-V). La réponse
spectrale des diodes Al/n-ZnO/p-Si/Al et Al/n-ZnO:I/p-Si/Al ainsi que la réponse de la diode
Al/n-ZnO/p-Si/Al vis-à-vis du gaz de CO2 ont été données à la fin de ce chapitre.
59
Chapitre III Dépôt des films de ZnO sur différents substrats et l’étude de l’effet de dopage
sur leurs les propriétés
(a) (b)
(c) (d)
(e) (f)
Figure III.1 : Images MEB de nanostructure de ZnO obtenues sur différents substrats : InP
(a), Ge(b), p-Si (110) (c), n-Si (111) (d), p- GaAs (e), verre(f)
Pour le silicium de type n, la densité des fleurs a diminué avec des longueurs de
bâtonnets plus grandes (2µm) (Figure III.1d). Les couches minces déposées sur le GaAs
présentent aussi une nanostructuration différente, les couches sont sous forme de fleurs en
nanobatonnets de longueur qui peut atteindre 3µm (FigureIII.1e). Sur le verre on a la formation
de nanorods presque perpendiculaires à la surface avec une faible densité (Figure III.1f). On
60
Chapitre III Dépôt des films de ZnO sur différents substrats et l’étude de l’effet de dopage
sur leurs les propriétés
peut conclure que la morphologie de ZnO est remarquablement affectée par la nature du
substrat. La forme et la densité des nanostructures peut être attribuée à la nature et au nombre
de sites de nucléation qui existe sur la surface de substrats [2].
La structure des dépôts obtenus a été réalisée par diffraction des rayons X. La figure
III.2 montre les diffractogrammes de rayons X des dépôts réalisés sur le verre et l’arséniure de
gallium de type p (p-GaAs).
(a)
ZnO(100)
Intensité (u.a.)
ZnO(002)
ZnO(101)
ZnO(110)
20 30 40 50 60 70 80
2 (Degree)
30000
GaAs
Figure III.2 : Diffractogramme X d’un film de ZnO déposé sur un substrat de verre (a) et de
p-GaAs (b)
61
Chapitre III Dépôt des films de ZnO sur différents substrats et l’étude de l’effet de dopage
sur leurs les propriétés
Les spectres DRX représentés sur la figure III.2 montrent l’apparition de quatre pics
caractéristiques de la structure wurtzite de ZnO. Ces pics apparaissent aux angles suivants : 2θ
= 31,49° 34,15° et 35,99° qui correspondent aux plans d’orientation (100), (002) et (110). Le
pic le plus intense est (100) pour les deux substrats, ce qui implique que les nanostructures sont
orientées selon l’axe c.
Le problème rencontré lors des dépôts réalisés sur des substrats non traités est la
reproductibilité des résultats. Pour optimiser la croissance, l’adhérence et la reproductibilité des
dépôts de ZnO, plusieurs techniques d’activation de la surface physique ou chimique ont été
développées.
Dans notre étude nous avons opté pour l’activation chimique de la surface de silicium
de type n par différents oxydants telles que (H2 O2 , KMnO 4 et HNO3 ).
[Link]érisation morphologique
La morphologie des films de ZnO dépend fortement des conditions d’activation de la
surface du substrat [3,4]. La figure III.3 résume les différentes morphologies de ZnO déposées
sur le silicium de type n sans traitement, oxydé avec le KMnO 4 , H2 O2 et HNO 3 . Pour le substrat
non traité, la surface est recouverte d’une seule couche constituée de nanofleurs (Figure III.3a).
L’image à fort grossissement (Figure III.3b) montre que les nanofleurs sont composées de
nanorode de forme hexagonal. On remarque aussi que la surface du substrat n’est pas totalement
recouverte. Cependant, pour le silicium activé avec le KMnO 4 et H2 O2 on remarque que la
surface est composée de deux couches, une couche de nanorods recouverte d’une couche de
nanofleurs. Pour le substrat traité avec le HNO 3 , la couche des fleurs a disparu tandis que la
densité des nanorods a augmenté.
62
Chapitre III Dépôt des films de ZnO sur différents substrats et l’étude de l’effet de dopage
sur leurs les propriétés
(a) (b)
(c) (d)
(e) (f)
(g) (h)
Figure III.3: Images MEB au faible (a, c, e et g) et au fort grossissement (b, d, f, et h) des
nanostructures de ZnO obtenues sur le n-Si sans traitement (a, b), oxydé avec le KMNO4
(c, d), oxydé avec le H2 O2 (e, f) et oxydé avec le HNO3 (g, h)
63
Chapitre III Dépôt des films de ZnO sur différents substrats et l’étude de l’effet de dopage
sur leurs les propriétés
(a)
(100)
(101)
Intensité (u.a.)
(002)
20 30 40 50
2(Degree)
(b) (100)
Intensité (u.a.)
(101)
(002)
20 30 40 50
2(Degree)
Figure III.4: Diffractogramme X d’un film de ZnO déposé sur un substrat de silicium activé
avec HNO3 (a), KMnO 4 (b)
64
Chapitre III Dépôt des films de ZnO sur différents substrats et l’étude de l’effet de dopage
sur leurs les propriétés
III.3 Etude des propriétés morphologiques, structurales optiques et électriques des films
de ZnO pur et ZnO dopés à l’iode
III.3.1 Introduction
Ces dernières années, les dispositifs à jonction préparés à basse température ont attiré
une attention considérable. Ces dispositifs ont des applications potentielles dans des domaines
tels que l'électronique et l'optoélectronique comme capteurs de gaz [5-6], détecteurs UV [7],
photodiodes [8] et cellules photovoltaïque [9].
L’oxyde de zinc (ZnO) avec sa large bande interdite (3,37eV) et sa grande énergie
excitonique (60 meV) est l'un des semi-conducteurs les plus important et attrayant qui peut être
utilisé pour la fabrication de ces dispositifs. La réalisation des homojunction p-n à base de ZnO
reste encore un défi étant donné que le ZnO est un matériau intrinsèquement de type n et la
croissance reproductible des films de type p n’est pas encore maitrisée. Un autre moyen pour
résoudre ce problème est la fabrication des héterojonctions p-n à base des films de ZnO. Elles
sont généralement obtenues par le dépôt des films de ZnO de type n sur des substrats de type p
(p-Si, p-GaN, p-NiO, p-SiC, p-Cu2 O,). Parmi ces matériaux, le silicium est le matériau le plus
approprié dans la réalisation des dispositifs optoélectroniques à base de ZnO, en raison de sa
qualité cristalline, son faible coût, et sa technologie micro-électronique très développée.
Le dépôt d'une couche épitaxiale de ZnO de bonne qualité est nécessaire pour obtenir
des dispositifs de ZnO de haute performance. L'utilisation des prétraitements physiques ou
chimiques de substrat peut affecter les caractéristiques des couches minces de ZnO.
L’introduction d’autres éléments dans sa structure peut également modifier les propriétés
morphologiques, structurales, optiques et électriques de ces films. Des hétérojonctions à base
de films de ZnO dopés avec des métaux de transition (Mn, Co, et Cu) et les terres rares (Eu,
Th) ont été largement citées dans la littérature [10-12]. Cependant, il existe quelques
publications sur la fabrication des diodes de type n-ZnO/p-Si où les films de ZnO ont été dopés
avec l’iode. En effet, Li et al. ont signalé que le photocourant des photodiodes à base d’un semi-
conducteur sensibilisées par un colorant (DSSCs) a été augmenté de 27μA/cm2 à 148μA/cm2
en présence de l’iode [13]. Les agrégats nanocristallins de ZnO dopés à l’iode synthétisés par
la méthode solvothermale ont été utilisés comme photoanodes de DSSCs améliore leurs
rendement avec une efficacité allant jusqu'à 4,5 % [14]. En outre, l'amélioration de l'efficacité
des cellules solaires à base de polymère dopé avec l’iode a été rapportée [15].
65
Chapitre III Dépôt des films de ZnO sur différents substrats et l’étude de l’effet de dopage
sur leurs les propriétés
Dans la présente étude nous avons étudié l'influence de l'iode sur les propriétés
morphologiques optiques et électriques des films de ZnO.
66
Chapitre III Dépôt des films de ZnO sur différents substrats et l’étude de l’effet de dopage
sur leurs les propriétés
(a) (b)
(c) (d)
(e) (f)
(g) (h)
Figure III.5 : Images MEB en plan au faible et au fort grossissement des nanostructures de
ZnO non dopées (a,b) et dopés avec l’iode:5% (c, d),10% (e, f), 20%(g, h).
67
Chapitre III Dépôt des films de ZnO sur différents substrats et l’étude de l’effet de dopage
sur leurs les propriétés
(a) (b)
(c) (d)
Figure III.6: Images MEB en section des nanostructures de ZnO non dopées (a) et dopées
avec l’iode: 5% (b), 10% (c), 20% (d)
68
Chapitre III Dépôt des films de ZnO sur différents substrats et l’étude de l’effet de dopage
sur leurs les propriétés
20 30 40 50 60 70 80
2 degree
(b)
Intensité ( u.a)
(002)
ZnO:20% Iode
ZnO:10% Iode
ZnO: 5% Iode
ZnO
32 33 34 35 36 37
2 Degree
Figure III.7: Spectres de diffraction X (DRX) des films de ZnO non dopés et dopés avec
l’iode avec (a), élargissement des spectres (DRX) des films de ZnO non dopés et dopés (b)
69
Chapitre III Dépôt des films de ZnO sur différents substrats et l’étude de l’effet de dopage
sur leurs les propriétés
La raie (200) est plus intense que les autres raies attribuées à ZnO ce qui implique que
les nanostructures sont orientées selon l’axe c de la structure cristalline hexagonal. En outre,
la figure III.7(a) montre que le ZnO dopé avec l’iode a les mêmes pics de diffraction que le
ZnO pur. Cela signifie que la phase cristalline n’est pas affectée par le dopage. Cependant on
note un léger déplacement des pics vers les faibles angles de diffraction après le dopage qui
peut être due à l’augmentation des paramètres de maille cristalline de ZnO induit par la
substitution de l’iode dans sa structure (Figure III.7b). D’autre part l’intensité de pic (002)
diminue avec l’augmentation de la concentration de l’iode, ce qui indique la diminution de la
qualité cristalline des films de ZnO.
90
Transmitance (%)
60
ZnO
30 ZnO 5% Iode
ZnO 10% Iode
ZnO 20% Iode
Figure III.8: Spectres de transmission optique des couches minces de ZnO non dopées et
ZnO dopés avec différentes concentration de l’iode
70
Chapitre III Dépôt des films de ZnO sur différents substrats et l’étude de l’effet de dopage
sur leurs les propriétés
Les spectres montrent une forte absorption pour des longueurs d’ondes inférieure à 400 nm,
cette absorption est due à la transition électronique interbande. Au-delà de cette longueur
d’onde (400 nm <λ<800 nm) on remarque une forte transparence des films, la valeur de la
transmission est de l’ordre de 75% pour ZnO non dopé. Cette valeur atteint 90 % pour le ZnO
dopé avec 10 et 20% iode. Cette augmentation est probablement due à la diminution de la
qualité cristalline constatée dans les résultats de la caractérisation DRX [16].
17
3,0x10
ZnO
17 ZnO 5% Iodine
2,5x10
ZnO 10% Iodine
ZnO 20% Iodine
17
2,0x10
2
h eV/m)
17
1,5x10
17
1,0x10
16
5,0x10
0,0
2,0 2,5 3,0 3,5 4,0
h(eV)
Figure III.9: Les courbes (αhʋ)2 en fonction de hʋ pour les films de ZnO non dopés et dopés
avec différents taux de l’iode
L’extrapolation de la partie linéaire nous donne la valeur de l’énergie de gap. Les valeurs
trouvées sont rapportées dans le tableau III.1. Ces valeurs sont faibles par rapport à celles des
films obtenus par la méthode pulsed laser (3,43 eV) [17] mais elles sont proches à celle des
films de ZnO déposés par la méthode sol-gel (3,22 eV) [18]. On remarque aussi que l’énergie
71
Chapitre III Dépôt des films de ZnO sur différents substrats et l’étude de l’effet de dopage
sur leurs les propriétés
de gap diminue de 3,23 à 3,16 lorsque le taux de dopage varie de 0% à 20%. La même variation
de l’énergie de gap a été observée pour les agrégats de ZnO dopé à l’iode obtenu par la méthode
solvothermal [19].
Il a été également signalé qu’une telle tendance dans la bande interdite peut être due à une forte
interaction d'échange d’état électronique. Ce type d'interaction est dû au dopant qui conduit à
la diminution de la bande interdite en réduisant la partie inférieure de la bande de conduction
et en augmentant la partie supérieure de la bande de valence[20].
Tableau III.1: Valeurs du gap optique des films de ZnO non dopés et dopés à l’iode à
différentes concentration
Echantillon ZnO ZnO: I 5% ZnO: I 10% ZnO: I 20%
Eg(eV) 3.23 3.21 3.21 3.16
III.3.3. Caractérisation électrique des films de ZnO non dopés et dopé avec l’iode
Pour étudier les propriétés électriques des films de ZnO non dopés et dopés avec l’iode,
nous avons réalisé des hétérojonctions (n-ZnO/p-Si) et (n-ZnO:I/p-Si). La caractéristique
électrique (I-V) des hétérojonctions, les paramètres électriques (le facteur d’idéalité n, la
résistance série Rs et la barrière de potentiel) ont été déterminés. Les hétérojonctions sont aussi
caractérisées par la spectroscopie d’impédance. Un test pour la détection de CO 2 a été effectué
sur la diode Al/ n-ZnO/p-Si/Al.
72
Chapitre III Dépôt des films de ZnO sur différents substrats et l’étude de l’effet de dopage
sur leurs les propriétés
vraiment supérieur à celle des films non dopé [23]. Les diodes à faible valeur de potentiel de
seuil sont très importantes pour différentes applications, notamment des photodiodes et des
diodes émettrices de la lumière en raison de leurs faibles consommations d’énergie [24].
3
ZnO
ZnO 5% Iodine
ZnO 10% Iodine
ZnO 20% Iodine
2
Courant (mA)
-4 -3 -2 -1 0 1 2 3 4
Tension (Volt)
Figure III.10: Les caractéristiques (I-V) des diodes Al/ n-ZnO/p-Si/Al et Al/n-ZnO: I/p-Si/Al
𝑞 ( 𝑉−𝑅𝑠𝐼 )
𝐼 = 𝐼𝑠 exp ( ) (III.1)
𝑛𝑘 𝐵𝑇
Avec :
73
Chapitre III Dépôt des films de ZnO sur différents substrats et l’étude de l’effet de dopage
sur leurs les propriétés
Rs est la résistance série, V est la tension de polarisation, n est le facteur d’idéalité de la diode,
Kb est la constante de Boltzmann, q est la charge élémentaire, T est la température en Kelvin et
Is est le courant de saturation.
-10
ln (I)
-12
-14
-16
−𝑞∅𝑠𝑏
𝐼𝑠 = 𝑆𝐴∗ 𝑇 2 exp( 𝐾 ) (III.2)
𝐵𝑇
𝑆𝐴 ∗ 𝑇2
𝑞∅𝑠𝑏 = 𝑘𝐵 𝑇𝑙𝑛 (III.3)
𝐼𝑠
74
Chapitre III Dépôt des films de ZnO sur différents substrats et l’étude de l’effet de dopage
sur leurs les propriétés
La méthode de calcul est détaillée dans l’annexe (1) et les résultats obtenus sont regroupés
Les résultats obtenus montrent que le facteur d’idéalité de toutes les diodes est supérieur
à la valeur unitaire, ceci indique que les diodes présentent un comportement non-idéal en raison
d’inhomogénéité de la hauteur de la barrière de potentiel causée par une distribution non-
uniforme des états d'interface et l'existence des couches d'oxyde à l'interface Si/ZnO [27]. La
recombinaison des paires électrons/trous dans la région de déplétion augmente aussi la valeur
de n [28]. Caglar et al rapportent que l’hétérojonction n-ZnO/p-Si obtenu par le dépôt des
nanords de ZnO par la méthode sol-gel a un facteur d’idéalité égal à 5,48 [27]. Cette valeur est
inférieure à la valeur trouvée dans notre étude, ce qui est peut être dû à la différence des
méthodes de synthèse. On remarque aussi que le facteur d’idéalité augmente avec le
pourcentage de l’iode, la même tendance a été observée lorsque la concentration de Co et Mg
augmente dans les films de ZnO [23-27]. La variation de ce facteur indique que le dopage avec
l’iode a un effet sur les propriétés électriques.
Pour la barrière de potentiel, elle augmente avec la concentration de l’iode pour atteindre
une valeur maximal (0,76 eV) pour 5% d’iode puis diminue au-delà de cette concentration. La
barrière de potentiel est liée au niveau de Fermi [29,30]. L’augmentation de la concentration de
l’iode de 0% à 5% conduit à la diminution de niveau de Fermi qui engendre l’augmentation de
la barrière de potentiel.
Le dopage avec l’iode augmente la concentration des électrons dans les nanostructures
de ZnO qui induit la diminution de la résistance série (Rs) des films de ZnO. Le tableau III.2
75
Chapitre III Dépôt des films de ZnO sur différents substrats et l’étude de l’effet de dopage
sur leurs les propriétés
montre clairement cet effet, la résistance série diminue remarquablement de 909 Ω à 170 Ω
quand la concentration augmente de 0 % à 20 %. Des valeurs inférieures sont obtenues lorsque
les films de ZnO sont dopés avec le Mn et Mg [23,31].
5
7x10
5
(a ) 0,4V 9x10 (b) 0,4V
0,5V 5 0,5V
5 8x10
6x10 0,6V 0,6V
5
0,7V 7x10
5 0,7V
5x10 0,8V 5
6x10 0,8V
- Im Z (Ohm)
- Im Z (Ohm)
5 5
4x10 5x10
5
3x10
5 4x10
5
5 3x10
2x10 5
2x10
5
1x10 1x10
5
0 0
5 6 6 5 5 6 6
0,0 5,0x10 1,0x10 1,5x10 0,0 4,0x10 8,0x10 1,2x10 1,6x10
Re Z (Ohm)
Re Z (Ohm)
5 4
4,0x10 5x10
(c) 0,4 V (d) 0,4 V
5 0,5 V
3,5x10 0,5 V 4 0,6 V
5 0,6 V 4x10
3,0x10 0,7 V
5
0,7 V 0,8 V
- Im Z (Ohm)
2,5x10 4
- ImZ (Ohm)
0,8 V 3x10
5
2,0x10
4
1,5x10
5 2x10
5
1,0x10 4
1x10
4
5,0x10
0,0 0
5 5 5 5 5 5 5 4 4 4 4 5
0 1x10 2x10 3x10 4x10 5x10 6x10 7x10 0,0 2,0x10 4,0x10 6,0x10 8,0x10 1,0x10
Re Z(Ohm)
Re Z (Ohm)
76
Chapitre III Dépôt des films de ZnO sur différents substrats et l’étude de l’effet de dopage
sur leurs les propriétés
Les spectres présentent les caractéristiques typiques des spectres d’impédance observés
pour un matériau de type oxyde [32,33]. Les demi-cercles obtenus lors des balayages en
fréquences indiquent que le processus électrique est dû principalement à des phénomènes ayant
lieu dans le matériau [34].
La figure III.13 représente les diagrammes de Nyquiste des héterostructres avec des
couches de ZnO dopés à différentes concentrations de l’iode pour une tension de polarisation
de 0,6 V. On remarque que l’amplitude des arcs diminue et leur position se décale vers la gauche
lorsque la concentration de l’iode augmente. Ces résultats indiquent que l’incorporation de
l’iode dans les films de ZnO entraine une réduction de la résistance de transfert de charge. Par
conséquent, la cinétique de transfert des électrons devient plus rapide
5
4x10
(a) ZnO
ZnO 5% Iode
ZnO 10% Iode
5
3x10 ZnO 20% Iode
- Im Z(Ohm)
5
2x10
5
1x10
0
5 5 5 5 5 5 5
0 1x10 2x10 3x10 4x10 5x10 6x10 7x10
Re Z(Ohm)
Figure III.13 : Diagramme de Nyquiste des héterostructres avec des couches de ZnO dopé à
différentes concentrations de l’iode. La tension de polarisation (V R = 0.6 V).
Après avoir tracé les diagrammes d’impédance, la deuxième étape consiste à proposer
un circuit équivalent. Le schéma de la figure III.14 montre le circuit équivalent des
hétérojonctions p-Si/n-ZnO et p-Si/n-ZnO:I déterminé par le fit des courbes de Niquiste. Il est
77
Chapitre III Dépôt des films de ZnO sur différents substrats et l’étude de l’effet de dopage
sur leurs les propriétés
constitué d’une résistance série (Rs) qui est la somme de toutes les résistances du système, liée
en série à une résistance Rr en association avec une capacitance (C) en parallèle. La résistance
en série provient principalement du contact de silicium et les films de ZnO.
Rr
Rs
C
6
1,8x10
(b) ZnO
ZnO 5 % Iode
6
1,5x10 ZnO10% Iode
ZnO 20% Iode
6
1,2x10
Rr )
5
9,0x10
5
6,0x10
5
3,0x10
0,0
0,4 0,5 0,6 0,7 0,8
Tension de polarisation (V)
78
Chapitre III Dépôt des films de ZnO sur différents substrats et l’étude de l’effet de dopage
sur leurs les propriétés
Les résultats peuvent être aussi représentés par un diagramme de Pode. La figure
III.16(a) illustre les diagrammes de Pode des hétérostructures n-ZnO/p-Si pour différentes
tensions de polarisation et la figure III.16(b) représente les diagrammes de Pode en fonction de
dopage de la couche de ZnO pour la même tension de polarisation. Ces diagrammes montrent
un phénomène de relaxation.
1
𝜏𝑒 = (III.4)
2𝜋𝑓𝑚𝑎𝑥
Tableau III.3 : Le temps de Relaxation (τe) des héterojonctions à base de ZnO non dopé et
dopé à l’iode avec différentes concentrations.
Echantillon ZnO ZnO: I 5% ZnO: I 10% ZnO: I 20%
79
Chapitre III Dépôt des films de ZnO sur différents substrats et l’étude de l’effet de dopage
sur leurs les propriétés
80 0,4 V
(a)
0,5 V
0,6 V
0,7 V
60 0,8 V
Phase/deg
40
20
0
-4 -3 -2 -1 0 1 2 3 4 5 6 7 8
Log f (Hz)
ZnO (b)
80 ZnO 5% Iode
ZnO10% Iode
ZnO 20% Iode
60
Phase (deg)
40
20
-3 -2 -1 0 1 2 3 4 5 6 7
Log f (Hz)
Figure III.16: Diagrammes de Pode: (a) d’une hétérostructure n-ZnO/p-Si avec une couche
de ZnO non dopée pour différentes tensions de polarisation, (b) des hétérostructures avec une
couche de ZnO dopée à l’iode avec différentes concentration (VR=0,6 V).
80
Chapitre III Dépôt des films de ZnO sur différents substrats et l’étude de l’effet de dopage
sur leurs les propriétés
-3
2,5x10 ZnO
ZnO 5%Iode
-3
ZnO10% Iode
2,0x10 ZnO 20% Iode
Phtocourant (A)
-3
1,5x10
-3
1,0x10
-4
5,0x10
0,0
300 400 500 600 700 800 900 1000 1100 1200
Longueur d'onde (nm)
Figure III. 17: Photocourant en fonction de la longueur d’onde des hétérostructures à base
de ZnO dopé à l’iode avec différentes concentrations
81
Chapitre III Dépôt des films de ZnO sur différents substrats et l’étude de l’effet de dopage
sur leurs les propriétés
d’onde 325-1200 nm. Ces spectres montrent un maximum à une longueur d’onde de 450 nm,
quel que soit la concentration de l’iode. Cependant l’intensité de pic augmente avec
l’augmentation de la concentration de dopant pour atteindre une valeur maximal à 10% d’iode.
L’augmentation de la responsivité lorsque le taux de dopage augmente de 0 à 10% est peut-être
dû à la diminution de défauts comme les sites vacants d’oxygène [28]. Les résultats obtenus
montrent que ces dispositifs peuvent être utilisés comme photodétecteur dans la gamme du
visible et le proche infrarouge.
ZnO
0,014
ZnO 5% Iode
0,012 ZnO10% Iode
ZnO 20% Iode
Responsivité (A/W)
0,010
0,008
0,006
0,004
0,002
0,000
300 400 500 600 700 800 900 1000 1100 1200
Longueur d'onde (nm)
Figure III. 18: La responsivité des hétérostructures à base de ZnO dopé à l’iode avec
différentes concentrations.
82
Chapitre III Dépôt des films de ZnO sur différents substrats et l’étude de l’effet de dopage
sur leurs les propriétés
1,0
Air
75ppm de CO2
0,8
Courant (mA)
0,6
0,4
0,2
0,0
-2 -1 0 1 2
Tension de polarisation (V)
Figure III.19: Caractéristique I-V d’une hétérostructure à base de ZnO non dopé à l’aire
libre et en présence de CO2 .
83
Chapitre III Dépôt des films de ZnO sur différents substrats et l’étude de l’effet de dopage
sur leurs les propriétés
Nous remarquons une diminution du courant direct après injection du gaz. Ce qui indique que
la diode n-ZnO/P-Si est sensible à la présence de CO 2 . La caractéristique (I-V) montre aussi un
comportement de rectification en présence de CO 2 . La valeur de potentiel de seuil est de 0,9 V.
Les résultats montrent que les paramètres de la diode sont sensibles à l’environnement
extérieur de la diode. En effet, on note que le facteur d’idéalité diminue de 5,62 à 5,47 lorsque
l’hétérostructure est exposée au gaz de CO 2 . Une augmentation de la valeur de la barrière de
potentiel et une diminution de courant de saturation sont notées en présence de CO 2 .
La diminution du courant de saturation peut être due à l’élargissement de la zone de
déplétion [35]. Concernant la résistance (Rs), une variation de 71Ω est estimée. Une variation
similaire a été trouvée par Liu et al. [36]. Les valeurs élevées des résistances en série trouvées
peuvent être attribuées à la faible mobilité des trous dans la couche interfaciale.
La réponse (S) au gaz de CO 2 est calculée à partir des courbes (I-V) en présence (Ig) et
en absence (Ia) de gaz de CO 2 mesurées à la température ambiante on utilisant la relation
suivante [37]:
I𝑔 −I𝑎
𝑆 = (III.5)
I𝑎
84
Chapitre III Dépôt des films de ZnO sur différents substrats et l’étude de l’effet de dopage
sur leurs les propriétés
puisque généralement les détecteurs de gaz à base d’oxydes métalliques fonctionnent à des
températures élevées [9,39].
60
50
Réponse (%)
40
30
20
10
0,0 0,5 1,0 1,5 2,0
Tension de polarisation (V)
Figure III.20: La réponse (S%)au gaz de CO2 (75 ppm) en fonction de la tension de
polarisation pour la diode Al/n-ZnO/p-Si/Al
La variation du courant en fonction de temps I(t) est portée sur la figure III. 21. Les
mesures ont été menées à une température ambiante et à une tension de polarisation de 0,75V,
qui correspond à la tension où la réponse est maximale. L’introduction de gaz dans la chambre
de mesure conduit à la diminution de courant de la diode avec le temps. Cette diminution est
due à l’adsorption des molécules de CO 2 sur la surface de ZnO, qui conduit d’une part à
l’augmentation de la résistance du capteur qui est attribuée à l’augmentation de la résistance de
films de ZnO en présence de CO 2 [40,41], d’autre part à l’augmentation de la barrière de
potentiel. Les résultats obtenus confirment que les films de ZnO déposés sont de type n.
Lorsque le film de ZnO est exposé au gaz de CO 2 , les ions O- 2 adsorbés réagissent avec le gaz
et arrachent les électrons de la bande de conduction de ZnO. En conséquence, la concentration
85
Chapitre III Dépôt des films de ZnO sur différents substrats et l’étude de l’effet de dopage
sur leurs les propriétés
des électrons sur la surface des films de ZnO diminue et la résistance du film s'est avérée
augmenter [42]. Cela provoque également un élargissement de la zone de déplétion.
-4
4,4x10
on
-4
4,3x10 off
Courant (A)
-4
4,2x10
-4
4,1x10
600 900 1200 1500 1800 2100 2400 2700
t (seconde)
Figure III. 21: Cycle répété de réponse transitoire pour la diode Al/n-ZnO/p-Si/Al à la
présence de 0,75 ppm et une tension de polarisation de 0,75V
Le temps de réponse est calculé comme étant le temps mis pour atteindre 67 % de la
variation totale de la réponse en présence de CO2 et le temps de recouvrement est le temps qui
correspond à la diminution de la réponse de 67% de sa valeur de saturation après la disparition
de CO2 . A partir de la figure III. 21 un temps de réponse (τrep ) de 22,2 s et un temps de
recouvrement (τrec) de 239.2 s ont été déterminés. Ces valeurs sont similaires aux valeurs
trouvées dans la littérature. On remarque aussi que le temps de réponse est inférieur au temps
de recouvrement. Cela signifie que le processus d'adsorption de CO 2 a été plus rapide que le
processus de désorption [43]. En outre, lorsqu’on arrête l’injection de CO 2 le courant n’atteint
pas sa valeur initiale, ce qui indique que les molécules de gaz τres sont toujours piégées par le
détecteur [44].
86
Chapitre III Dépôt des films de ZnO sur différents substrats et l’étude de l’effet de dopage
sur leurs les propriétés
III.4 Conclusion
Les dépôts réalisés sur des différents substrats montrent que la morphologie dépend de
la nature de substrat. Le traitement chimique a un effet considérable sur la morphologie des
films déposés.
L’effet de dopage avec l’iode sur les propriétés morphologiques, structurales et optiques
des films de ZnO a été étudié. La morphologie des films est affectée par l’incorporation de
l’iode.
Les propriétés optiques des films de ZnO non dopés et dopés avec l’iode ont été examinées.
Les films obtenus sont optiquement transparents (T > 70%).
La caractéristique (I-V) des différentes hétérojonctions obtenues montrent un
comportement de rectification. Le facteur d’idéalité est différent de la valeur unitaire et qui
augmente avec la concentration de l’iode.
La mesure de la réponse spectrale indique que la diode est sensible à la lumière. Cette
sensibilité est influencée par la présence de l’iode. La couche de ZnO non dopée montre une
bonne sensibilité au gaz de CO 2 .
Bibliographie
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89
Chapitre IV
Synthèse et caractérisation du
matériau composite (hybride)
ZnO/Carbone quantum dots (CQDs):
Application à la photocatalyse
Chapitre IV Synthèse et caractérisation du matériau hybride ZnO/ CQDs
IV.1 Introduction
Durant cette dernière décennie un grand intérêt est porté sur la synthèse des (CQDs) et
leur application dans différents domaines vue leurs facilité de synthèse, facilité de
fonctionnalisation et leurs propriétés remarquables telles que ; la photo-stabilité, la non-
toxicité, la biocompatibilité et la conversion de la lumière (Up-conversion) [1-4]. Les CQDs
sont obtenues par différentes méthodes de synthèse qui sont classées en deux catégories ;
méthodes dites «top-down» et méthodes dites « Bottom-up». Les méthodes bottom-up ont un
avantage de répondre au principe de la chimie verte. Parmi ces méthodes, l’oxydation
chimique ou thermique des précurseurs moléculaires qui reste la voie la plus importante pour
la synthèse des CQDs en grande quantité [1-4].
L’hybridation des nanomatériaux de carbone avec des composants fonctionnels
inorganiques représente une stratégie importante pour développer de nouveaux matériaux et
améliorer leurs propriétés. Par conséquent, les méthodes de synthèse de ces matériaux
hybrides d’une architecture bien définie sont d’une importance capitale et pourraient ouvrir
une voie pour le développement de nouveaux matériaux d’une efficacité photocatalytique
élevée. Des travaux sur l’hybridation des CQDs avec différents matériaux comme le TiO2 [5–
11], SiO2 [5], Fe2O3 [12,13], Ag3PO4 [14], Cu2O [15] et CdS [16] ont été rapportés.
L’oxyde de Zinc (ZnO) est un semi-conducteur important et intéressant en raison de
son activité photocatalytique, son faible coût, son abondance dans la croute terrestre et sa
facilité de préparation sous forme massif ou nanostructuré. Il est largement utilisé comme
photocatalyseur pour l’élimination des contaminants organiques, de l’eau et de l’air pollué
[17,18]. Cependant, sa large bande interdite limite son utilisation comme catalyseur sous la
lumière UV qui représente une limitation majeur, puisque uniquement 3 à 5% de la lumière
solaire atteignant la terre est capturée par l’oxyde de Zinc.
Pour pallier à ce problème, les chercheurs focalisent leurs travaux sur le développement d’une
nouvelle génération de photocatalyseurs actifs sous rayonnement visible (λ ≥ 380 nm). Le
déplacement de la réponse optique de ZnO vers le visible a un effet positif sur l’activité
catalytique. Par conséquent, beaucoup de recherches ont mis l'accent sur la réduction de
l'énergie de seuil de l'excitation afin d'utiliser une large fraction de la lumière visible pour la
conversion d’énergie photochimique. Plusieurs stratégies sont adoptées telles que le dopage
avec des éléments métalliques (Pd, Au, Pt, Ag) et non métalliques (C, N) et la formation des
hétérostructures avec d’autres oxydes [19,20].
Malgré les efforts et le nombre important de travaux publiés sur la synthèse des CQDs et leurs
exploitations dans diverses applications, la synthèse des nanocomposites ZnO/CQDs a été
91
Chapitre IV Synthèse et caractérisation du matériau hybride ZnO/ CQDs
étudiée que dans quelques articles dans le but d’améliorer l’activité photocatalytique de ZnO
sous la lumière visible [21–24].
Dans notre étude on a développé une simple méthode pour la préparation de matériau
composite ZnO/CQDs. Cette méthode consiste à la formation des CQDs par une réaction
chimique entre le D-Fructose et le NaOH, suivie par l’ajout d’un sel de Zinc. L’activité
photocatalytique de ce nanocomposite a été évaluée par la photodégradation de la Rhodamine
B sous la lumière visible.
Figure IV.1: Photographie de la solution des CQDs (10-5 M) préparée par la méthode
hydrothermale à 50°C pendant 30 min
92
Chapitre IV Synthèse et caractérisation du matériau hybride ZnO/ CQDs
3,5 3,5
(a) (b)
3,0 210 3,0
Absorbance (%)
2,5 2,5
Absorbance (%)
1,0 1,0
0,5 0,5
0,0 0,0
200 300 400 500 200 300 400 500
Longueur d'onde (nm) Longueur d'onde(nm)
93
Chapitre IV Synthèse et caractérisation du matériau hybride ZnO/ CQDs
340 nm
360 nm
380 nm
Intensité (u.a.)
400 nm
420 nm
Figure IV.3 : Spectres de fluorescence de la solution des CQDs (10-5 M) préparée par la
méthode hydrothermale à 50°C pendant 30 min.
94
Chapitre IV Synthèse et caractérisation du matériau hybride ZnO/ CQDs
Figure IV.4 : Photographie des poudres en suspension de ZnO pur (a) et de ZnO/CQDs (b)
95
Chapitre IV Synthèse et caractérisation du matériau hybride ZnO/ CQDs
(101)
(100)
(110)
(002)
(103)
(112)
(102)
(201)
(200)
(202)
(b)
carbon dots
(a)
10 20 30 40 50 60 70 80
2θ
Figure IV.5 : Spectres DRX de nanocomposite ZnO/CQDs séché à 80°C (a) et à 200°C (b)
On remarque aussi que le pic des CQDs n’est pas observé sur le spectre DRX de
nanocomposite ce qui peut être due à la faible quantité et/ou bien les CQDs ne présentent
96
Chapitre IV Synthèse et caractérisation du matériau hybride ZnO/ CQDs
aucune structure cristalline. Aucune modification n’est notée dans le spectre DRX de
l’échantillon ZnO/CQDs séché à 200°C pendant 12h (Figure IV.5b) ce qui confirme que la
cristallisation de ZnO est obtenue à 80°C.
Le spectre DRX de ZnO pur représenté sur la figure VI.6 est identique à celui de ZnO/CQDs.
Ceci indique que l’ajout des CQDs n’a aucune influence sur la structure cristalline et la pureté
des phases de ZnO. Ces résultats sont en accord avec ceux rapportés dans la littérature sur le
ZnO/CQDs obtenu par différentes méthodes de synthèse [22, 23,28].
Figure IV.7 : Images MEB de ZnO/CQDs séché à 80°C (a) et à 200°C (b).
La figure IV.7 montre les micrographies MEB de matériau hybride ZnO/CQDs séché
à 80°C et séché à 200°C pendant 12h. Les images montrent que les deux échantillons
présentent une structure de forme de cluster. Le diamètre de ces clusters est d’environ 124 ± 6
nm pour le ZnO/CQDs à 80°C (le diamètre est déterminé par une étude statistique porté sur
30 particules) (Figure IV.7a). Il augmente pour atteindre une valeur de 425 ± 11 nm pour
l’échantillon séché à 200°C (Figure IV.7b).
97
Chapitre IV Synthèse et caractérisation du matériau hybride ZnO/ CQDs
Figure IV.8 : Images MET de nanocomposite : ZnO/CQDs séché à 80°C (a,b) et à 200°C
(d,e) et anneaux de diffraction électronique de ZnO/CQDs séché à 80°C(c) et à 200°C (f)
La figure IV.8 représente les images MET de matériau ZnO/CQDs. Ces résultats
indiquent que chaque cluster est sous forme de sphère (Figure IV.8a et d). À partir des images
MET à haute résolution (METHR), nous pouvons identifier les CQDs (taches claires avec un
réseau irrégulier) qui sont uniformément dispersés dans les nanoparticules de ZnO (Figure
IV.8b et e). Une distance interréticulaire de 2,82A°, correspond au plan cristallin (100) de la
98
Chapitre IV Synthèse et caractérisation du matériau hybride ZnO/ CQDs
structure hexagonal de ZnO est bien visible dans la figure IV.8e. Le diagramme de diffraction
électronique (Figure IV.8c et f) indique que les nanocristaux de ZnO possèdent une structure
hexagonale wurtzite polycristalline dans lequel les cinq anneaux de diffraction sont indexés
sur les mêmes positions que celles de ZnO massif (JCPD. 36-1451).
Figure IV.9 : Spectres EDX de ZnO/CQDs séché à 80°C (a) et à 200°C (b)
Les résultats de l’analyse EDX montrent que le ZnO/CQDs est constitué uniquement
de Zinc (Zn), l’oxygène (O) et le carbone (C) ce qui confirme que le nanocomposite est un
mélange de matériau de carbone et de ZnO. Le rapport Zn/O passe de 0,51 à 0,80 et le rapport
Zn/C passe de 0,92 à 1,61 quand la température de séchage passe de 80°C à 200°C. Ces
résultats indiquent que le séchage à 200°C pendant 12h induit une perte de carbone et
d'oxygène, ceci est due probablement à l'élimination de certains groupes fonctionnels
(Tableau.1).
99
Chapitre IV Synthèse et caractérisation du matériau hybride ZnO/ CQDs
La présence d’une interaction électronique entre le ZnO et les CQDs peut être
confirmée par l’analyse IR à Transformée de Fourier.
Les spectres IR ont été enregistrés en phase solide dans l’intervalle allant de 600 à 4000 cm-1.
Les spectres obtenus pour tous les échantillons sont représentés dans la figure IV.10.
100
Chapitre IV Synthèse et caractérisation du matériau hybride ZnO/ CQDs
(a)
865
(b)
(c)
1062 1416
1587
3392
1046
1408 3392
1574
Figure IV.10 : Spectres infrarouge de ZnO pure (a), CQDs (b) et ZnO/CQDs séchés à 200°C
(c).
101
Chapitre IV Synthèse et caractérisation du matériau hybride ZnO/ CQDs
(A)
Zn 2p3/2
Zn 2p1/2
Intensity (a.u.)
O1s
Zn 3p
C1s
Zn 3s
Le spectre XPS à haute résolution de la bande C1S de ZnO/CQDs séché à 80°C (Figure
IV.12A) peut être décomposé en quatre pics qui ont des valeurs d’énergie de 284.1, 285.0,
286.1 et 288.3 eV attribuées respectivement aux bandes sp2 (C-C), sp3 (C-C et C-H), C-O et
C=O avec un rapport de Zn/C=0,08. Après un recuit à 200°C pendant 12h le rapport Zn/C
augmente pour atteindre une valeur de 0,16. Cette augmentation peut être due à la disparition
des groupements fonctionnels carbonés contenant de l’oxygène. Les valeurs du rapport Zn/C
sont inférieures à celles trouvées par l’analyse EDX car l’analyse XPS est très sensible à la
présence de carbone [9]. Le spectre de la bande C1s de ZnO/CQDs 200°C illustré sur la figure
IV.12B est décomposé en trois pics qui ont des valeurs d’énergie de 284, 285, 288 eV
correspondent respectivement aux bandes sp2(C-C), sp3(C-C et C-H) et (C=O). Le pic assigné
à la bande (C-O) dans l’échantillon ZnO/CQDs 80°C a disparu lorsque la température de
recuit est de 200°C, ce qui entraine l’augmentation du rapport Zn/C. En outre aucun pic
correspondant à la liaison (Zn-C) n’est apparu dans les spectres de C1s et de Zn2p (Figure
IV.12 et IV.13) ce qui suggère que les CQDs n’existent pas comme dopant dans la structure
de nanocomposite.
102
Chapitre IV Synthèse et caractérisation du matériau hybride ZnO/ CQDs
(B)
(A)
C-C/C-H
Intensity (a.u.)
2
Csp
C-O
C=O
(C)
2
Csp
Intensity (a.u.)
C-C/C-H
C=O
Figure IV.12 : Spectres XPS à haute résolution des bandes C1S de ZnO/CQDs séché à 80°C
103
Chapitre IV Synthèse et caractérisation du matériau hybride ZnO/ CQDs
Zn 2p 3/2
Zn 2p
Zn 2p 3/2
Figure IV.13 : Spectre XPS à haute résolution de la bande Zn2p de ZnO/CQDs séché à
200°C.
La figure IV.14 montre les spectres XPS à haute résolution de la bande O1s des échantillons
ZnO/CQDs séchés à 80°C et à 200°C. Le spectre de nanocomposite ZnO/CQDs séchés à
80°C est décomposé en trois pics de valeur d’énergie de 528.3 et 530.2 et 532 eV
correspondent respectivement aux bandes Zn-O, C=O et (C-OH/C-O-C) (Figure IV.14A). Le
spectre XPS de O1s de l’échantillon séché à 200°C pendant 12h présente des bandes similaires
avec un léger déplacement (Figure IV.14B). Ces observations confirment que le
nanocomposite ZnO/CQDs contient les groupements hydroxyle, carboxyle/et carbonyle
provenant des CQDs
104
Chapitre IV Synthèse et caractérisation du matériau hybride ZnO/ CQDs
Intensity (a.u.)
C-OH/C-O-C Zn-O
(B)
O1S
Intensity (a.u.)
Figure IV.14 : Spectres XPS à haute résolution des bandes O1S de ZnO/CQDs séché à 80°C
et à 200°C (B)
105
Chapitre IV Synthèse et caractérisation du matériau hybride ZnO/ CQDs
100
95
(12%)
Perte de masse(%)
90
85
80
75
70
200 400 600 800
Température (°C)
106
Chapitre IV Synthèse et caractérisation du matériau hybride ZnO/ CQDs
électronique π-π* des CQDs et une autre bande d’absorption de ZnO à 368 nm qui correspond
à la transition électronique de (BV) vers la (BC) (Figure IV.15b). Après le recuit à 200°C, un
spectre similaire est observé avec une absorption élevée dans le domaine du visible (Figure
IV.16c). L’absorption dans le domaine du visible est due à la présence de défauts dans la
bande de conduction [30].
1,4
1,2
(a)
1,0
Absorbance%
0,8
(c)
0,6
0,4
(b)
0,2
0,0
200 300 400 500 600 700 800
Longueur d'onde (nm)
Figure IV.16 : Spectres d’absorption UV- Visible de ZnO pur (a), ZnO/CQDs séché à 80°C
(b) et à 200°C (c)
L’énergie du gap des différentes nanoparticules est déterminée à partir des spectres de
réflectance. La figure IV.17 montre les spectres de réflectance de ZnO pur, ZnO/CQDs séchés
à 80°C et ZnO/CQD séché à 200°C. La conversion des données de réflectance en absorbance
est donnée par l’équation II. 15 [31].
107
Chapitre IV Synthèse et caractérisation du matériau hybride ZnO/ CQDs
1,6 (a)
1,4
1,2
(c)
Reflectance (%)
1,0
0,8 (b)
0,6
0,4
0,2
0,0
Figure IV.17 : Spectres de réflectance de ZnO pur (a), ZnO/CQDs séché à 80°C (b) et
ZnO/CQDs à 200°C (c).
(a)
(b)
(c)
F(R )
0
2 3 4
heV)
Figure IV.18 : Le tracé de F(R) en fonction de hⱱ de : ZnO pur (a), ZnO/CQDs séché à 80°C
(b) et ZnO/CQDs à 200°C (c)
108
Chapitre IV Synthèse et caractérisation du matériau hybride ZnO/ CQDs
Le tracé de F(R) en fonction de (hⱱ) est représenté par la figure IV.18. Les valeurs de
l’énergie de gap obtenus pour le ZnO pur, ZnO/CQDs 80°C et ZnO/CQDs 200°C sont
respectivement 3.23, 3.23 et 3.22 eV. On remarque que l’énergie de gap reste invariable après
l’hybridation avec les CQDs, ce qui suggère la non formation de dyade entre CQDs et le ZnO.
109
Chapitre IV Synthèse et caractérisation du matériau hybride ZnO/ CQDs
0,2
0,1
0,0
400 500 600 700
Longueur d'onde (nm)
110
Chapitre IV Synthèse et caractérisation du matériau hybride ZnO/ CQDs
diminution de l’intensité du pic est accompagnée par un bleu shift due à la dééthylation
progressive de la Rhodamine ; les groupes éthyles de la Rhodamine B sont dééthylés un par
un. La dééthylation est plus claire dans le cas de ZnO/CQDs 200°C (Figure IV.21C) : les pics
à 539 nm, 522 nm, 510 nm correspondent respectivement à N, N, N- - tri éthyle Rhodamine,
N-N-- diéthyle Rhodamine, et N- ethyle Rhodamine. Le produit de la dééthylation complète
de la Rhodamine présente une bande d'absorption caractéristique à 498 nm [33].
0,6 0,6
Rhb Rhb
(B) t= 0 min
(A) t = 0 min
0,5 t= 15 min
t = 15 min
t= 30 min
t = 30 min
0,4 t= 45 min
Absorbance (%)
Absorbance (%)
0,4 t = 45 min t= 60 min
t = 60 min t= 75 min
0,3 t = 75 min t= 90 min
t = 90 min t= 105 min
t = 105 min 0,2
0,2
0,1
0,0
0,0
400 500 600 700 400 500 600 700
Longueur d'onde (nm) Longueur d'onde (nm)
(C )
0,6 0min
Absorbance (%)
0,4
0,2 105min
0,0
400 500 600 700
Longueur d'onde nm)
La figure IV.22 montre la variation du rapport C/C0 qui représente le taux de la RhB non
dégradée à un temps t sous irradiation visible (C0 représente la concentration initial et C la
concentration après irradiation). La dégradation de la RhB est faible en absence de catalyseur,
111
Chapitre IV Synthèse et caractérisation du matériau hybride ZnO/ CQDs
uniquement 23% de la rhodamine est dégradée après 105 min d’irradiation. On peut déduire
que la dégradation des colorants résulte principalement de la réaction photocatalytique en
présence d’un catalyseur. En utilisant les nanoparticules de ZnO pur, le pourcentage de
dégradation atteint 70%. Le pourcentage de dégradation de la RhB et de 83% pour le
ZnO/CQDs séché à 80°C. Le ZnO/CQDs séché à 200°C présente une meilleure activité
photocatalytique que les autres catalyseurs avec un taux de dégradation de 94 % après 105
min d’irradiation.
1,0
(a)
0,8
0,6
C/C0
0,4 (b)
(c)
0,2
(d)
0,0
0 20 40 60 80 100
Temps d'irradiation (min)
L’oxyde de zinc est connu pour son activité catalytique sous la lumière UV. Cependant la
courbe UV- Visible montre que le ZnO et le ZnO/CQDs absorbent dans le domaine du visible
(Figure IV.22). Ce résultat explique l’activité catalytique de ZnO et de nanocomposite
ZnO/CQDs sous la lumière visible (λ > 420 nm).
On remarque aussi que l’introduction des CQDs améliore significativement l’activité
photocatalytique de ZnO. Ceci peut être expliqué par une meilleure séparation des paires
112
Chapitre IV Synthèse et caractérisation du matériau hybride ZnO/ CQDs
3
(c)
2
(b)
1
(a)
0
0 20 40 60 80 100 120
Temps d'irradiation (min)
La constante de vitesse Kapp est calculée par le tracé de ln (C0/C) en fonction du temps
(Figure. IV.23). Le tableau IV.2 reporte les constantes de vitesse obtenues et les valeurs des
coefficients de corrélation correspondants. Ces résultats montrent que le nanocomposite
ZnO/CQDs séché à 200°C donne la meilleure vitesse de dégradation avec une constante de
vitesse Kapp= (0,02 min-1).
113
Chapitre IV Synthèse et caractérisation du matériau hybride ZnO/ CQDs
114
Chapitre IV Synthèse et caractérisation du matériau hybride ZnO/ CQDs
140
120
Pourcentage de dégradation (%)
100
80
60
40
20
0
1 2 3 4 5
Nombre de cycle
− +
ZnO + hV → Zn (𝑒𝐶𝐵 + ℎ𝑉𝐵 ) (VI.1)
Le deuxième est basé sur l’excitation de colorant (Rhodamine B), qui joue le rôle d’un
sensibilisant de la lumière visible. Les électrons se déplacent du colorant vers la bande de
conduction de semi-conducteur et le colorant se transforme ainsi à un colorant cationique
radicalaire suivi par sa dégradation.
115
Chapitre IV Synthèse et caractérisation du matériau hybride ZnO/ CQDs
Durant le processus de dégradation des molécules organiques, les interactions entre le système
conjugué des CQDs et ces molécules améliorent l’adsorption de ces dernières sur la surface
des nanocomposites, ce qui favorise leurs dégradations [24].
Dans notre étude, la bonne activité catalytique de nanocomposite ZnO/CQDs sous la lumière
visible peut être expliquée comme suit :
Le nanocomoposite ZnO/CQDs présente une absorption élevée dans le visible. Lorsque le
nanocomposite ZnO/CQDs est irradié avec la lumière visible, les nanoparticules de ZnO
absorbent le rayonnement avec la formation des paires électrons/trous. Les trous photogénérés
dans la bande de valence réagissent avec les groupes hydroxyles de surface ou avec les
∙
molécules d’eau adsorbées pour produire des radicaux hydroxyles (OH ) selon la réaction
suivante :
+
𝐻2 𝑂 + ℎ𝐵𝑉 → 𝐻𝑂∙ + 𝐻 + (IV.2)
+
𝑂𝐻 − + ℎ𝐵𝑉 → 𝑂𝐻 ∙ (IV.3)
Les électrons photogénérés sont piégés par les CQDs qui réagissent avec l’oxygène pour
-.
produire les radicaux (O2 ) selon la réaction suivante :
116
Chapitre IV Synthèse et caractérisation du matériau hybride ZnO/ CQDs
𝑂2 + 𝑒 − → 𝑂2.− (IV.4)
ZnO/CQDs.
117
Chapitre IV Synthèse et caractérisation du matériau hybride ZnO/ CQDs
118
Chapitre IV Synthèse et caractérisation du matériau hybride ZnO/ CQDs
120
(A)
100
80
Intensité (u.a.)
(c)
60 (b)
(a)
40
20
0
350 400 450 500 550 600
Longueur d'onde (nm)
120 (c)
(B)
100 (b)
80
Intensité (u.a.)
(a)
60
40
20
0
300 350 400 450 500 550 600
Longueur d'onde (nm)
119
Chapitre IV Synthèse et caractérisation du matériau hybride ZnO/ CQDs
140
(c)
120
100
Intensité (u.a.)
80
(b)
60
40 (a)
20
0
350 400 450 500 550 600
Longueur d'onde (nm)
∙
On remarque aussi que la quantité des radicaux (OH ) photogénérés en présence de
ZnO/CQDs séché à 200°C est beaucoup plus élevée que celle générée en présence de ZnO pur
pendant la même duréé d’irradiation. Cette augmentation est due à la faible recombinaison
électrons/trous dans le cas de ZnO/CQDs. Plus la recombinaison des paires électrons/trous est
120
Chapitre IV Synthèse et caractérisation du matériau hybride ZnO/ CQDs
réduite plus la concentration des radicaux qui activent la réaction photocatalytique est
importante [11].
Ces résultats sont en accord avec les résultats de la dégradation de la rhodamine sous
irradiation visible, puisque le nanocomposite ZnO/CQDs 200°C présente une activité
photocatalytique la plus importante.
IV.4 Conclusion
Dans cette partie nous avons développé une simple méthode de synthèse pour la
préparation de matériau composite ZnO/CQDs. Cette méthode est basée sur le principe de la
méthode dite «chimie verte».
La formation de matériau hybride ZnO/CQDs a été confirmée par les différentes
techniques de caractérisations : IR, DRX, XPS, EDX, MEB, MET et ATG. Les propriétés
optiques des poudres sont étudiées par la spectroscopie UV-Visible.
L’activité photocatalytique de matériau hybride a été testée par la dégradation de la
Rhodamine B. les résultats obtenus montre que l’activité photocatalytique de ZnO est
amélioré par l’ajout des CQDs.
Bibliographie
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121
Chapitre IV Synthèse et caractérisation du matériau hybride ZnO/ CQDs
122
Chapitre IV Synthèse et caractérisation du matériau hybride ZnO/ CQDs
123
Conclusion Générale
Conclusion générale
Conclusion générale
Dans la première partie, nous avons étudié la modification des propriétés des films de
ZnO par un dopage anionique avec l’iode.
Des films de ZnO non dopés et dopés avec l’iode ont été obtenus pour étudier l’effet
de dopage sur les propriétés morphologiques, structurales et optiques de ces films.
Pour étudier les propriétés électrique de nos films nous avons réalisé des
hétérojonctions de typs p-Si/n-ZnO et p-Si/n-ZnO:I.
Les résultats de la réponse spectrale obtenus indique que les diodes p-Si/n-ZnO et p-
Si/n-ZnO:I peuvent être utilisées comme un photodétécteur dans la gamme du visible et du
proche infrarouge. On a constaté aussi que la diode p-Si/n-ZnO peut être utilisée comme un
détécteur de gaz de CO2.
Dans la deuxième partie, nous avons étudié la modification des propriétés des poudres
de ZnO par l’hybridation avec les CQDs. Des poudres de ZnO pur et ZnO/CQDs ont été
synthétisées et caractérisées dans le but d’étudier leurs propriétés photocatalytiques. Des tests
de la photodégradation de la Rhodamine B sous la lumière visible ont été effectués.
125
Conclusion générale
126
Annexes
Annexes
𝑞𝑣
𝐼 = 𝐼𝑠 [𝑒𝑥𝑝(𝑛𝑘 𝑇 ) − 1] (1)
𝐵
Où
n est le facteur d’idéalité de la diode, V est le potentiel de polarisation, K b est la constante de
Boltzmann, T est la température en Kelvin, q est la charge élémentaire et I s est le courant de
saturation qui est donné par la relation :
−𝑞∅𝑏
𝐼𝑠 = 𝐴∗ S𝑇 2 exp( 𝑘 ) (2)
𝐵𝑇
qv
I = Is exp(nk T) (3)
B
128
Annexes
série avec la diode idéale dans le circuit électrique, et l’expression courant-tension (1) devient
dans ce cas.
q(v−RsI)
I = Is [exp( ) − 1] (4)
nkB T
Pour les faibles valeurs de𝑅𝑠, le produitRsIpeut être négligé dans la relation (4), et
l’extraction des paramètres Is et n se fait en ignorant cette résistance série. Mais lorsque sa
valeur est importante l’ajustement linéaire du tracé logarithmique des courbes I-V n’est plus
adapté pour l’extraction de ces paramètres.
Pour les diodes à grande résistance série Rs, une méthode systématique a été proposée par
Norde en 1979, mais cette dernière n’est valable que dans le cas où le facteur d’idéalité est
unitaire (n=1). D’autres méthodes inspirées de la méthode de Norde ont été développées par
la suite, et nous avons choisi une méthode systématique basée sur une fonction auxiliaire du
courant F(I) pour extraire les trois paramètres Rs, n, et Is des diodes que nous avons obtenues
[1].
𝑞 ( 𝑣−𝑅𝑠𝐼)
𝐼 = 𝐼𝑠 exp( ) (6)
𝑛𝑘 𝐵𝑇
En remplaçant la valeur de V tirée de l’équation (6) dans l’expression de F(I) (5) nous
obtenons :
129
Annexes
𝑛𝑘 𝐵𝑇 𝑛𝑘 𝐵
𝐹 (𝐼) = 𝐼𝑅𝑠 + [( ) − 𝑉𝑎 ] 𝐿𝑛(𝐼) − ( ) 𝐿𝑛(𝐼𝑠 ) (7)
𝑞 𝑞
𝑛𝑘 𝐵
c= 𝐿𝑛(𝐼𝑠 ) (11)
𝑞
-6
Expérimental
Ajustement avec Rs
-8 Ajustement sanssRs
-10
Equation y = P1*x+P2*ln(x)+P3
ln(I)
Figure 1: Courbes I-V expérimentale de ZnO pur, et ses deux courbes d’ajustement.
130
Annexes
1,0
0,8
Intensité(mA)
0,6
0,4
0,2
0,0
-0,2
-2 -1 0 1 2
Potentiel (Volt)
-8
-10
ln (I)
-12
-14
-16
131
Annexes
22 Va=0,6V
Va=0,7V
20 Va=0,8V
Va=0,9V
18
Va=1,0V
16 Va=1,1V
Potentiel (V)
14
12
10
Pour extraire les valeurs les plus proches des paramètres a, b et c nous effectuons l’ajustement
des différentes fonctions F(I) par la fonction 𝐹 (𝐼 ) = 𝑎𝐼 + 𝑏𝑙𝑛(𝐼 ) + 𝑐 pour des tensions de
polarisation allant de 0,6 à 1,1 Volt, ceci se fait à l’aide du logiciel informatique Origin
Prolab, (Figure.5).
132
Annexes
11
(a)
Va=0,6V
10 Ajustement
Equation y = P1*x+P2*ln(x)+P3
9
Adj. R-Square 0,99749
Value Standard Error
F(I)
8
B P1 907,9615 21,18567
B P2 -0,46133 0,00211
7 B P3 2,2127 0,02525
13
(b) Va=0,7
12
Ajustement
11 Equation y = P1*x+P2*ln(x)+P3
9 B P1 916,5433 15,20713
B P2 -0,56285 0,00149
8 B P3 2,19631 0,01792
6
0,0000 0,0002 0,0004 0,0006 0,0008 0,0010
Intensité(A)
14 Va= 0,8V
(c) Ajustement
13
12
Equation y = P1*x+P2*ln(x)+P3
11
F(I)
7
0,0000 0,0002 0,0004 0,0006 0,0008 0,0010
Intensité(A)
Figure 5. Ajustement de F(I) pour Va = 0,6 Volt (a);0,7 Volt(b) et 0,8 Volt (c).
133
Annexes
L’équation (8) possède un minimum pour une valeur donnée du courant Imin .
𝑑𝐹 (𝐼) 𝑏
=0⇒𝑎+𝐼 =0 (13)
𝑑𝐼 𝑚 𝑖𝑛
On construit ensuite le tableau suivant où : Imin = -b/a. L’ajustement linéaire de Imin = f(Va)
nous permet de déterminer la valeur de la résistance série de la jonction Rs et le facteur
d’idéalité n.
Equation y = a + b*x
Adj. R-Square 0,99993
Value Standard Error
B Intercept -1,56424E-4 3,58941E-6
0,0011
B Slope 0,0011 4,1401E-6
0,0010
0,0009
Imin(A)
0,0008
0,0007
I min
0,0006 Ajustement
0,0005
134
Annexes
𝑛𝑘 𝐵
c= 𝐿𝑛(𝐼𝑠 )
𝑞
𝑞∅𝑏
𝐼𝑠 = 𝐴∗ 𝑆𝑇 2 𝑒 −𝑘𝐵𝑇
La même méthode et les mêmes étapes ont été suivies pour l’extraction des paramètres de
diodes n-ZnO: I/p-Si.
135
Annexes
fc= 1/(2 R2 C2 )
Im (Z) Ohm
0 R1+R2
R1
Re(Z) Ohm
300000
Expérimental
Simulé
250000
200000
-ZIm(Ohm)
150000
100000
50000
0
ZRe(Ohm)
136
Annexes
3,5
3,5
(b)
Absorbance (%)
(a) 3,0
3,0 210
2,5
2,5
Absorbance (%)
1,5 296
1,5
1,0 1,0
0,5 0,5
0,0 0,0
200 300 400 500 200 300 400 500
Longueur d'onde (nm) Longueur d'onde nm)
3,5 3,5
(d)
3,0 (c) 3,0
1,5 1,5
1,0 1,0
0,5 0,5
0,0 0,0
200 300 400 500 200 300 400 500
Longueur d'onde (nm) Longueur d'onde (nm)
137
Annexes
Annexe 5 : Constantes
Bibliographie
[2] T.C. Lee, S. Fung, C.D. Bellin and H.L. Au. Journal of applied physics, 72 (1992) 4739.
138
Synthèse des nanostructures de ZnO par la méthode hydrothermale et leurs applications
Résumé
Dans cette présente étude, des nanostructures de ZnO sous forme de couche mince et de
poudre ont été obtenu par la méthode hydrothermale.
Dans la première partie, l’étude est portée sur l’obtention des couches minces de ZnO. En
premier lieu, des films de ZnO ont été déposés sur différents substrats (verre, n-Si, p-Si Ge,
InP et GaAs) et sur les substrats de silicium activés avec le KMnO4, H2O2 et HNO3.
L’activation du substrat nous permet d’avoir des films dense de bonne qualité et des résultats
reproductible. Différentes morphologies ont été obtenues sur les différents substrats et avec
différents traitements de surface, ce qui indique que la morphologie des films dépende de la
nature et du prétraitement de substrat. Les résultats DRX montrent que la structure cristalline
des films obtenus est hexagonal de type Wurtzite.
En deuxième lieu, des films de ZnO non dopés et dopés avec l’iode ont été déposés sur un
substrat de silicium de type p afin de réaliser des hétérojonctions p-n pour leurs application
comme capteur de gaz CO2 et photodétecteur. La caractérisation MEB montre que les films
obtenus sont composés de deux couches, une couche de nanorode couverte d’une couche de
nanofleur. Le dopage avec l’iode a un effet significatif sur la morphologie des films. La
structure hexagonal wurtzite des films dopés et non dopés est déterminée par la technique de
diffraction des rayons X. Ces résultats montrent que la structure cristalline des films n’est pas
altérée par l’incorporation de L’iode. Les propriétés optiques des films sont étudiées par la
spectroscopie UV-Visible, des spectres de transmittance des films de ZnO non dopés et dopés
déposée sur des substrats de verre ont été mesurés. Les résultats obtenus indiquent que tous
les films sont transparents dans le visible. L’énergie de gap a été déterminée à partir de ces
spectres.
Des diodes Al/n-ZnO/p-Si/Al et Al/n-ZnO:I/p-Si/Al ont été réalisées afin d’étudier les
propriétés électriques de nos films. La caractéristique I(V) est mesurée. La tension de seuil
ainsi que les différents paramètres des diodes à savoir; le facteur d’idéalité (n), la résistance
série, le courant de saturation et la barrière de potentiel sont déterminés à partir des courbe
I(V). Les propriétés électriques sont aussi étudiées par la spectroscopie d’impédance.
Abstract
In this present study, thin films and powder of ZnO nanostructures were synthesized by
hydrothermal method. In the first part, the study focused on obtaining thin films of ZnO. In
the first place, ZnO films were deposited onto different substrates (verre, n-Si, p-Si Ge, InP et
GaAs) and onto silicon substrates activated with KMnO4, H2O2 and [Link] substrate
activation allows us to have dense films of good quality and reproducible results. Different
morphologies were obtained on different substrates and with different surface treatments,
indicating that the morphology of films depends on the nature and the pretreatment of
substrate. The XRD results show that the crystalline structure of the obtained films is
hexagonal Wurtzite.
Second, ZnO films non-doped and doped with iodine were deposited on p-Si in order to
achieve a heterojunction P-N for their application as CO2 gaz sensor and photodetector. SEM
characterization indicates that the ZnO films consist of two layers: a layer of nanorods
covered with a layer of nanoflowers. Doping with iodine has a significant effect on the
morphology of films. The structure hexagonal wurtzite of undoped and doped films is
determined by the x-ray diffraction technique. These results indicate that the crystalline phase
was not altered by the iodine doping.
The optical properties of the films were studied by UV-Visible spectroscopy; spectra of
transmittance spectra of undoped and doped ZnO films deposited on glass substrates were
measured. These spectra indicate that all samples are transparent in the visible. Band gap
energy was determined from these spectra.
The second part is devoted to ZnO nanopowder and their applications in photocatalysis, ZnO
and ZnO/CQDs powders were synthesized by hydrothermal method. Different structural and
morphological characterizations confirm the interaction between (CQD) carbon nanoparticles
and ZnO nanoparticles. The photocatalytic properties of these materials were studied by
degradation tests of Rhodamine B under visible light. The photocatalytic performance of ZnO
are best in the presence of the CQDs.