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Maladies Auto-Immunes : Concepts et Mécanismes

maladie auto immune spécifique d'organes pour les immunologistes

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Maladies Auto Immunes

Spécifique d’ Organes
Autoimmunity is a problem of self/non-self discrimination.
CONCEPT D’AUTOIMMUNITE

AI physiologique vs AI pathologique !!!!

L’auto-réactivité contre le soi n'est pas un phénomène strictement


pathologique !!!
➔Mais physiologique : lymphocytes B autoreactifs qui répondent a des anticorps naturels de faible
affinité et des lymphocytes T autoreactifs de faible affinité
Il s’agit d’une AI physiologique qui régule l’homeostasie du système immunitaire

Cette auto-réactivité peut devenir pathologique quand elle se caractérise par


une réponse agressive de forte affinité contre les antigènes du soi : prolifération de
lymphocytes B auto agressifs et/ou de lymphocytes T autoagressifs de forte affinité.

Exemple : tous les sérums normaux contiennent des facteurs rhumatoïdes


(anticorps anti-IgG) qui jouent un rôle dans l'homéostasie du système immunitaire.
Pourtant, dans certaines conditions, des facteurs rhumatoïdes sont pathogènes.
AUTO ANTICORPS

AUTOANTICORPS
Deux types

Autoanticorps naturels Autoanticorps pathogènes

Sujets sains Sont associés aux MAI


Isotype souvent IgM ou IgA, plus Forte affinité → ont subit des
rarement IgG hypermutations somatiques
Taux faibles Souvent IgG, plus rarement IgA ou IgM
Faible affinité pour l’antigène →Pas Spécifiques d’un Ag
d’hypermutations somatiques
Maladie Auto Immune

• L’auto-immunite est la rupture des mécanismes de tolérance qui conduit a l’action


pathogène du système immunitaire vis-a-vis de constituants naturels de
l’organisme et a l’apparition d’une maladie auto-immune.

• Maladies complexes chroniques et multifactorielles, évoluant par phases de


poussées et de rémissions.

• Leur identification repose sur quelques éléments simples :

- l’infiltration tissulaire par des cellules de l’immunité ;

- la présence d’autoanticorps ;

- l’effet des immunosuppresseurs.


CONCEPT D’AUTOIMMUNITE

Monogénique , Hormones
,Cp
Mécanismes Lésionnels Des Maladies Auto-immunes

Rôle pathogène des Les lymphocytes T cytotoxiques


autoanticorps différents CD8
mécanismes :
– Cytotoxicite en présence du Peuvent induire des lésions cellulaires par
complément: Exp des anémies
hémolytiques différents mécanismes de cytotoxicite
– Dépôt de complexes immuns. Exp dans
les néphropathies glomérulaires des Lupus - exocytose de molecules cytotoxiques,
– Autoanticorps interférant avec des
récepteurs cellulaires. Exp autoanticorps - induction de l’apoptose de la cellule cible
anti récepteur de l’acetylcholine lors de la
myasthénie.
– Autoanticorps interférant avec
différentes structures cellulaires. Exp des
anticorps Antiphospholipides.
Auto Ac & autres situations

Cancers :
Certaines prises médicamenteuses :
Dans les tumeurs solides et les hémopathies
β-bloquants, interféron α, isoniazide, malignes → augmentation de la prévalence
minocycline, anti-TNF α… des ANA dont la signification n’est pas
Les ANA sont le plus souvent présents clairement établie (épiphénomène)
isolément (le lupus induit est rare) et Réponse à des antigènes nucléaires modifiés
disparaissent après l’arrêt du lors de la transformation cellulaire ?) : Ac anti-
traitement dans des délais variables, CENP-F/ ANA de type pseudo-PCNA
parfois supérieurs à un an

Sujets apparemment sains


Infections aiguës ou chroniques : Des ANA à titre faible (< 320) sans Ac anti-
Infections virales (virus d’Epstein-Barr, ENA ni anti- ADNdb peuvent s’observer chez
VIH, VHC, parvovirus B19, virus des sujets sains
coxsackie…), peuvent précéder l’apparition des signes
Infections bactériennes (borréliose, cliniques de connectivite à un stade où la
tuberculose, endocardites lentes…) symptomatologie est pauvre et non
Infections parasitaires (leishmaniose) spécifique.
La signification des Ac anti-DFS70 reste à
préciser.
Classification des maladies autoimmunes

MAI Spécifiques d’organe MAI Non spécifiques d’organe

Endocrinienne : Connectivites
▪ Thyroïdite AI (Hashimoto, Basedow) ▪ Lupus érythémateux disséminé,
▪ Diabète de type I, ▪ Syndrome de Gougerot- Sjögren,
▪ Polyendocrinopathies auto-immunes. ▪ Polyarthrite rhumatoïde,
▪ Sclérodermie,
▪ Polymyosite et dermatomyosite
▪ Connectivites mixtes (sd Sharp).
Digestives :
▪ Maladie de Biermer, Syndrome des antiphospholipides
▪ Maladie cœliaque.
Hépatique :
▪ Cirrhose Biliaire Primitive (CBP)
▪ Hépatites autoimmunes (types I et II).
Dermatologiques :
▪ Dermatites bulleuses autoimmunes (pemphigus
pemphioïde bulleuse dermatite herpétiforme…)
Classification des maladies autoimmunes

MAI Spécifiques d’organe MAI Non spécifiques d’orgne

Neurologique : Vascularites à ANCA :


▪ Sclérose en plaque, ▪ Maladie de Wegener,
▪ Myasthénie autoimmune… ▪ Micropolyangéite,
▪ Sd de Shurg Strauss.

Hématologique :
▪ Anémie hémolytique autoimmune, Syndrome de Goodpasture
▪ Neutropénie autoimmune,
▪ Thrombopénie autoimmune.
Exploration
Exploration
Auto-anticorps Dans Les Maladies Auto-immunes
Les auto-anticorps
au cours des
Hépatopathies Auto-Immunes
INTRODUCTION

• Un groupe hétérogène de MAI du foie.


• Une diversité du tableau clinique, biologique et immunologique.

Cholangite
biliaire I-II
primitive

CBP
A. LES HEPATITES AUTOIMMUNES

Maladie auto immune inflammatoire du foie, caractérisée par:


• la présence d’autoanticorps sériques,
• une hypergammaglobulinémie polyclonale,
• et une infiltration périportale lymphoplasmocytaire.

Incidence annuelle d’ environ 0,7/100 000 habitants.


• Gradient Nord-Sud ➔ pic de fréquence en Europe du Nord ( HLA A1 B8 DR3).
• sex-ratio de 4F/1H.
• tout âge, deux pics d’apparition 10 à 30 ans (10 ans++) et 40 à 50 ans.
A. LES HEPATITES AUTOIMMUNES
CLINIQUE

Manifestations Manifestations
hépatiques extra hépatiques

Asthénie (80%) Arthralgies


Ictère d’intensité Dysthyroïdie
Variable (85%)
Diabète
Hépatomégalie (80 %) insulinodépendant
A. LES HEPATITES AUTOIMMUNES

CLASSIFICATION

HAI I HAI II

Prévalence > 80% 20%

Sexe Féminin Féminin

Age d’apparition 30 ans 10 ans

Présentation Rarement aigue Plus sévère


A. LES HEPATITES AUTOIMMUNES
BIOLOGIE

CYTOLYSE Augmentation des Présence


HÉPATIQUE gammaglobulines d'auto anticorps à
d’intensité sériques un taux
variable type Ig G >1,5 N significatif

LE PROFIL EN AUTOANTICORPS:
HAI type 1 HAI type 2
AML (anti- actine) Anti- LKM-1
Anti- SLA Anti- LC1
ANA
A. LES HEPATITES AUTOIMMUNES
LE PROFIL EN AUTOANTICORPS

1. ANTICORPS ANTI- MUSCLE LISSE (AML)

Cible:
Actine (filament du cytosquelette)

Valeur diagnostique :
HAI type 1 : Sensibilité = 85%
Spécificité = 80%.

Autres :
• Autres maladies hépatiques (HCV, hépatite médicamenteuse, cirrhose alcoolique, cancer).
• MAI non hépatiques (connectivites, MC, thyroïdite, diabète, maladie de Biermer).
Recherche au laboratoire :
Dépistage: IFI sur HEp-2 ou triple substrat.
Identification: Elisa, Dot blot

IFI sur triple substrat IFI sur HEp-2


LKS
Stomatch Liver

Kidney
A. LES HEPATITES AUTOIMMUNES
LE PROFIL EN AUTOANTICORPS:
2. ANTICORPS ANTI- ANTIGENE SOLUBLE DU FOIE (SLA) :

Cible:
• Protéine de 50 kDa de la famille des sérines hydroxy-méthyl-transférases
Valeur diagnostique:
Spécificité:
• HAI type 1 ++ >anti- actine
Sensibilité:
• 6-32% dans HAI type 1 (associés aux ANA et anti- actine)
• 15-29% dans les formes mixtes HAI/CBP.

Intérêt:
• Aide au diagnostic des hépatites séronégatives (prévalence 15-20%)
•Pronostique: Sévère
- Résistance aux traitements
- Risque accru de transplantation hépatique et de décès.
• Corrélation avec le titre controversée, bien que ces Ac suivent l’évolution de la maladie
et en particulier lors des rechutes.
2. ANTICORPS ANTI- ANTIGENE SOLUBLE DU FOIE (SLA) :
Recherche au laboratoire :
Pas de méthode de dépistage X

Liver

Marquage cytoplasmique de la région portale

Identification: Elisa, Dot blot


A. LES HEPATITES AUTOIMMUNES
BIOLOGIE

CYTOLYSE Augmentation des Présence


HÉPATIQUE gammaglobulines d'auto anticorps à
d’intensité sériques un taux
variable type Ig G >1,5 N significatif

LE PROFIL EN AUTOANTICORPS:
HAI type 1 HAI type 2
AML (anti- actine) Anti- LKM-1
Anti- SLA Anti- LC1
ANA
A. LES HEPATITES AUTOIMMUNES
LE PROFIL EN AUTOANTICORPS:
1. ANTICORPS ANTI- MICROSOMES DE FOIE ET DE REIN (LKM-1) :

Cible:
• fraction microsomale de cellules hépatiques et rénales CYP2D6.
Sensibilité: Spécificité:
• 50-80 % • 98%

Pronostic :
• Corrélé à l’activité de la maladie
Recherche au laboratoire :
Dépistage: IFI sur triple substrat.

Liver ANTICORPS ANTI- LKM :


Kidney

Marquage granulaire répartit Fluorescence des tubules proximaux


régulièrement des le cytoplasme des P3>>P2>>P1
hépatocytes Tubules distaux : non fluorescents

Identification: Elisa, Dot blot.


A. LES HEPATITES AUTOIMMUNES
LE PROFIL EN AUTOANTICORPS:
2. ANTICORPS ANTI- CYTOSOL HEPATIQUE (LC1):

Cible:
Enzyme du métabolisme de l’histidine –formiminotransférase cyclodésaminase- (FTCD).

Sensibilité: Spécificité:
• 30-40 % • 99%

Valeur diagnostique:
• Suivent l’évolution de la maladie
Recherche au laboratoire :
Dépistage: triple substrat.

3. ANTICORPS ANTI- CYTOSOL HEPATIQUE (LC1):


Liver

Une fluorescence plus faible des hépatocytes centolobulaires

Identification: Elisa, Dot blot

Associés aux anti-LKM1 dans 2/3 des cas ➔ masquent aspect LC1
Isolés dans 1/3
A. LES HEPATITES AUTOIMMUNES
DIAGNOSTIC

Score de l’AIHG

Score ≥ 6 points : HAI Probable


Score ≥ 7 points : HAI affirmée
B . LA CIRRHOSE BILIAIRE PRIMITIVE:

Maladie auto-immune cholestatique caractérisée par:


• Histologie: inflammation portale et nécrose des cholangiocytes des canaux
biliaires de petit et de moyen calibre.
• Biochimie: syndrome de cholestase longtemps anictérique.
• Immunologie: présence d’ anticorps anti- mitochondries (AMA).

Incidence: 0.7 - 49 cas / million d’habitants/an.


• Plus fréquente en Europe (UK, Suède) ,USA et le japon.
• Age moyen: 40-55 ans.
• Sex-ratio: 10 F/ 1 H.
B . LA CIRRHOSE BILIAIRE PRIMITIVE:
CLINIQUE:

Asymptomatique +++

Asthénie 80%
Ictère 10%
Prurit 30-40%
Xanthélasma - Xanthomes
HTP <5%
B . LA CIRRHOSE BILIAIRE PRIMITIVE:
BIOLOGIE:

du cholestérol total
CHOLESTASE
CYTOLYSE sanguin et sa fraction HDL
PAL et γGT. BT
MODÉRÉ

Augmentation des
IgM sériques

ANTICORPS ANTI- MITOCHONDRIE (AMA) :


B . LA CIRRHOSE BILIAIRE PRIMITIVE:
LE PROFIL EN AUTOANTICORPS
ANTICORPS ANTI- MITOCHONDRIE (AMA-2)

Cible:
• complexe pyruvate déshydrogénase :
- La pyruvate déshydrogénase -E2 (PDH-E2 ): 90–95 %
- La branched chain 2-oxo acid dehydrogenase-E2 (BCO-ADH-E2) : 30–45 %
- La 2-oxo glutarate déhydrogénase-E2 (OGDH-E2)

Valeur diagnostique
• Spécificité >95% .
• Sensibilité: 90 à 99%.

Intérêt prédictif:
• 40% de patients asymptomatiques.
• Pas de corrélation à l’activité de la maladie ➔ X pronostique X le suivi.
• Le meilleur marqueur de la CBP.
ANTICORPS ANTI- MITOCHONDRIE (AMA) :
Recherche au laboratoire
Dépistage: IFI sur HEp-2/ triple substrat
Identification: Dot blot , Elisa

HEp2

Triple substrat
ANTICORPS ANTI- MITOCHONDRIE (AMA) :
Recherche au laboratoire
Dépistage: IFI sur HEp-2/ triple substrat
Identification: Dot blot , Elisa

La fréquence des autoanticorps contre les sous-


unités E2 au cours des CBP est la suivante:

• la pyruvate déshydrogénase -E2


(PDH-E2 ): 90–95 %
• la branched chain 2-oxo acid dehydrogenase-
E2 (BCO-ADH-E2) : 30–45 %
• la 2-oxo glutarate déhydrogénase-E2 (OGDH-
E2) : 20 %.
B . LA CIRRHOSE BILIAIRE PRIMITIVE:
ANTICORPS ANTI- NUCLEAIRE (AAN) :

Dépistage
(IFI sur Hep2)
ANTI- MEMBRANE NUCLEAIRE: ANTI- MND (anti- multiple nuclear dot) :

Fluorescence périnucléaire cerclée. Aspect à grains nucléaires multiples.


B . LA CIRRHOSE BILIAIRE PRIMITIVE:
ANTICORPS ANTI- NUCLEAIRE (AAN) :
Identification
(ELISA/Dot)

ANTI- MEMBRANE NUCLEAIRE: ANTI - MULTIPLE NUCLEAR DOT :

Cibles: Cibles:
• Gp210 • Sp100
• Anti- nucléoporine p62 (Nup62) • PML (promyelocytic leukemia antigen).
• Anti- lamines • SUMO (small ubiquitin related modifiers).
• Anti- lamine associated polypeptides (LAP)
• Anti- récepteur à la lamine B (LBR)

Valeur diagnostique:
Valeur diagnostique:
• Très spécifiques de la CBP
• Spécificité 100%
• Prévalence (20 à 50% des CBP)
•Fréquence: 20-30% des CBP

Intérêt dans les CBP séronégatives


Phénotype Sévère GP210 >> SP100
B . LA CIRRHOSE BILIAIRE PRIMITIVE:
DIAGNOSTIC:

• Cholestase biologique (PAL > 1,5 N et/ou GGT >3N).


• Anti mitochondries M2 ≥ 1/40 (± Ig M augmentées).
• Cholangite lymphocytaire destructrice.

2 critères: diagnostic probable


3 critères: diagnostic certain
Aspect : Cytoplasmique+Membranaire+MND

Memb
MND
Fc
Cibles après identification : M2 + GP210 + SP100

CHU de Béni Messous


Dot Liver
1- M2/ nPDC : 30
2- M2/ PDC: 38 >10
1 2 3
3- F-actine : 34

• Dosage des GAM:


- IgG : 19,1 g/l (7-16)
- IgM : 4,08 g/l (0,40-2,30)

Syndrome de chevauchement ( overlap syndrome ) CBP+ HAI


???
LES SYNDROMES DE CHEVAUCHEMENT :

Forme mixte
Des AAM2 associés à des
taux importants d’anti-ML
anti-actine :forme mixte.
Environ 10 % des CBP sont
associées à une HAI.
C . LA CHOLANGITE SCLEROSANTE PRIMITIVE

Caractérisée par:
•Une cholestase chronique
•Une cholangite fibreuse et oblitérante
•Anomalies des voies biliaires intra- et/ou extra-hépatiques
•Association fréquente à une maladie inflammatoire du côlon

Il n'existe pas d'auto Ac caractéristiques et


quasi-constants.
C . LA CHOLANGITE SCLEROSANTE PRIMITIVE
Auto-anticorps:

P- ANCA atypique

sensibilité ( 26- 85%)


spécificité médiocre.

P-ANCA (IFI)
Récapitulatif
LA DEMARCHE DIAGNOSTIQUE IMMUNOLOGIQUE:
SUSPICION D’UNE HEPATOPATHIE AUTOIMMUNE

IFI sur triple substrat


et HEp-2

Négatif Supérieur au seuil de positivité

Anti-nucléaire Confirmation par une seconde technique

cerclé MND Anti-ML

ANCA Anti-
SLA Anti-gp210 Anti-SP100 Actine Anti Anti Anti
M2 LKM1 LC1

CSP HAI-1
CBP HAI-1+++ CBP HAI-2
Hep. Médicamenteuse HAI-2
Maladie cœliaque
Troubles liés au gluten
Groupe d'affections hétérogènes
▪ Causées par l'ingestion de protéines de gluten présentes dans le blé, l'orge et le seigle.
▪ D’ étiologies: auto-immune, allergique ou non auto-immune-allergique.

Maladie cœliaque Sensibilité au gluten non cœliaque


Allergie au blé
(MC) (SGNC)

▪ Entéropathie inflammatoire
▪Forme d’intolérance au gluten ▪Réaction d’hypersensibilité
chronique auto-immune
▪Pathogénèse : réaction immédiate suite a l’ingestion du
▪ déclenchée par l’ingestion du
immunitaire inexpliquée : immunité gluten
gluten =intolérance permanente
innée ? ▪Pathogénèse : médiée par les
au gluten
▪Clinique : troubles digestifs + extra- IgE dirigées aux composants du
▪Chez les sujets génétiquement
digestifs similaires a ceux de la MC blé
prédisposés
▪Auto-AC négatifs ▪Symptômes analogues à ceux
▪ Atrophie villositaire
▪Pas d’atrophie vilositaire , légère d'autres allergies alimentaires
▪Présence d’auto-anticorps
↑ de LIE ▪ Auto Ac négatifs
▪Seul traitement → Régime strict
▪ Amélioré par le RSG ▪Histologie : Néant
sans gluten (RSG)
Introduction
• Entéropathie inflammatoire chronique auto-immune
•Affecte : 1 individu /100 -300 → Algérie: > 400 000 personnes atteintes
• Prédominance féminine : 3-5F/1H
•Prévalence : ↑↑significative les 50 dernières années → Meilleurs outils diagnostic et screening chez
les sujets à risque
•Population pédiatrique ou adulte : deux pics peuvent être observés dans l’enfance (<6 ans) et dans la
4 e -5 e décade,
≈70 % des nouveaux patients diagnostiqués après l'âge de 20 ans

Patients à risque
Affections génétiques
Parents 1ier degré Maladies Auto Immunes
Deficit en IgA, Down syndrome, Turner
(5 à 10 %) DT1, TAI
syndrome, Williams-Beuren syndrome
Tableau Clinique

Manifestations
Extra-digestives
‘Non classiques’

Les deux anomalies


biologiques les plus Manifestations
fréquentes
digestives
‘Classiques’
Formes cliniques
Le modèle de l’iceberg : plusieurs phénotypes de la MC

Partie visible
→ cas cliniquement
diagnostiqués

Partie émergée
→ cas sous
diagnostiqués : sous
estimation de
prévalence
Gluten
▪ Ensemble de protéines présent essentiellement dans les céréales
▪Constitué de deux groupe de protéines : gluténines et prolamines = gliadines (
partie toxique )
▪La gliadine : riche en proline et en glutamine + structure compacte ( nombreux
ponts S=S )→ résistance partielle a la digestion

→ Substrat privilégié pour la transglutaminase tissulaire 2


Action de la transglutaminase

DGPs bind with high affinity to HLA-DQ2 or


DQ8

HLADQ2 et HLADQ8 possèdent des poches chargées


positivement ayant une grande avidité pour les
peptides riche en Ac glutamique chargés
négativement préalablement déamidé par le
transglutaminase
Action de la transglutaminase

• Enzyme multifonctionnelle, présente de façon constitutive


dans le chorion intestinal
• Rôle physiologique : régénération cellulaire et le remodelage
tissulaire.
• Dans la MC : assure la déamidation de glutamine + La liaison
(cross-linking) avec de la gliadine déamidée → formation de
néoépitopes→ induction des auto-anticorps.

les complexes peptides HLA DQ2 , DQ8


exprimés par les cellules dendritiques
activent les lymphocytes LT CD4 +
Ac anti DPG Ac anti TTG

DQ2/ DQ8
Physiopathologie

Activation des LIE par les


entérocytes : Via IL15

LIE
Histologie
Indication de la biopsie duodénale

▪ Examen de référence → indispensable pour confirmer le diagnostic de MC avant la mise en


route du RSG (lorsque la Sérologie positive)
▪ Sujets ayant une sérologie négative mais forte suspicion clinique → biopsie

(a): muqueuse intestinale normale: villosités de hauteur normale;


(b): MC: atrophie villositaire totale, hyperplasie des cryptes,
augmentation des lymphocytes intraépithéliaux et de la cellularité du
chorion.
Aspects Immunologiques
‘‘Triple Test’’

• IgA/IgG anti
transglutaminase tissulaire • Typage HLA
(TTG)
• IgA anti DQ 2/8
• IgA/IgG anti gliadines endomysium
déamidés (EMA)
(DPG)
Gènes HLA

Prédisposition génétique
L’influence du facteur génétique : Formes familiales et jumeaux monozygotes (70 -80%)

Gènes HLA de classe II :


subtype HLA-DQ2.5
▪HLA DQ2 : 90% des cœliaques
▪HLA DQ8 : 5-10% des cas restants
▪VPN =100% → permet d’exclure la MC
▪20-30% des sujets sains

Recommandé dans les situations suivantes :


▪ Seconde intention quand le diagnostic est incertain : Sérologie négative et histologie en faveur
▪ HLA (-) permet d’exclure la probabilité de la Mc, particulièrement utile chez les patients déjà sous régime
▪ Diagnostic de la fratrie: dépister les frères et sœurs potentiels et doivent faire objet de surveillance
▪ Chez des patients avec d’autres MAI ou certains troubles génétiques et qui doivent être dépistés pour la
MC
Gènes HLA
Prédisposition génétique
L’influence du facteur génétique : jumeaux monozygotes (70%)

Gènes HLA de classe II : subtype HLA-DQ2.5


▪HLA DQ2 : 90% des cœliaques
▪HLA DQ8 : 5-10% des cas restants
▪VPN =100% → permet d’exclure la MC
▪20-30% des sujets sains

Inconvénients :
▪ Cout cher
▪ Non accessible
Etude sérologique :
Recherche d’auto-anticorps
Etude sérologique : recherche d’auto-anticorps
Indications
▪ Examen non invasif
▪ Facile à réaliser
▪ 1ier attention permettant de ne réaliser une endoscopie et des biopsies intestinales que
chez les patients pour lesquels une sérologie positive a été mise en évidence
Séronégatifs jusqu’ à 2% des patients MC ➔ Patients avec atrophie villositaire mais
sérologie négative pour les IgA/IgG-EMA, IgA/IgG-TG2 and IgG-DGP, Avec la présence
HLA-DQ2/or-DQ8 , Et après exclusion des autres causes d’AV

1. Diagnostic:
▪ Aide au diagnostic devant une symptomatologie évocatrice
▪ Poser l’indication des biopsies si sérologie positive
▪ Dépistage des populations à risque :
➢ Parents du premier degré : 5-10%
➢ MAI : DT1 (≈10%), TAI, HAI
2. Suivi thérapeutique:
▪ Evaluation de l’observance du régime sans gluten.
Anticorps anti-transglutaminase 2 ( anti tTG)

Cible antigénique :
Transglutaminase: Enzyme tissulaire ubiquitaire

Recherche au laboratoire :
▪ Technique ELISA : test de choix pour le diagnostic et le monitoring
▪ Chimiluminscence : Bonne concordance ** et anti EMA → peut être utilisé sans les anti EMA

Techniques immuno-enzymatiques Techniques immuno-fluorimétriques Techniques chimiluminscence


Intérêt de la recherche des Ac anti tTG

IgA anti tTG


▪ Sensibilité: 95 à 100%
▪ Spécificité: 92 à 98 %
▪ Facilité et rapidité d’exécution, grande reproductibilité
▪ coût modéré → test de dépistage de première intention
▪ Titre >10 N est très évocateur de la MC → pose l’indication de biospie
Diagnostic
IgG anti tTG
▪ Sensibilité et spécificité inférieures à celles des IgA
▪ La recherche n’offre pas d’intérêt pour le diagnostic
▪ Déficit en IgA (2 à 8% des MC) qu’ils revêtent toute leur signification
diagnostique.

IgA anti tTG


Suivi ▪ Évaluation de l’observance du RSG
▪ Disparition après 12 a 18 mois après l’instauration de RSG
▪ Si non observance → concentration se majore ou ne diminue pas
Auto-anticorps anti-endomysium ( EMA )

Cible antigénique : L’endomysium est


▪ formé de tissu conjonctif qui entoure chaque fibre
musculaire lisse et striée
▪ riche en transglutaminase tissulaire de type 2 (la cible
antigénique n’est autre que la tTG )

Recherche au laboratoire :
▪ IFI sur coupe d’œsophage de singe ou sur cordon ombilical humain
▪Conjugué : anti IgA ou anti IgG marqués par un fluorochrome
▪Dilution de dépistage : 1/5
▪Technique semi quantitative
Auto-anticorps anti-endomysium ( EMA )

▪ Sensibilité: 85 à 99 % →moins sensible que l’anti tTG , peuvent être


négatifs en cas d’atteinte villositaire modérée
▪ Spécificité: 97 à 100 %→ Plus spécifique que l’ Ac anti tTG
▪ Cout élevé, difficulté de lecture, non automatisation incompatible avec
Diagnostic le dépistage de masse → leurs recherche n’est pas indiqué en première
intention pour le dépistage
▪ Préconisé en cas de négativité d’ anti tTG ou résultats douteux dans les cas
pédiatriques ou un résultat positif dans un contexte laissant suspecter des
interférences
▪ IgG EMA : est réservé en cas de déficit en IgA

▪ Évaluation de l’observance stricte au RSG


▪ Disparition après 12 a 18 mois après l’instauration de RSG : Si
mauvaise observance → concentration se majore ou ne
Suivi diminue pas
Auto-anticorps anti-gliadines déamidées ( anti DPG )

Cible antigénique :
▪ Les peptides de gliadine native sont désaminés par la
transglutaminase tissulaire au niveau de la lamina
propria intestinale
▪ La désamination favorise la fixation des peptides de
gliadine sur le HLA DQ2 et DQ8, et l’activation des LT
CD4+ responsable de la rupture de tolérance

Techniques immuno-enzymatiques Techniques immuno-fluorimétriques Techniques chimiluminscence

There is multiplex kit to simultaneously


measure TG2 and DGP antibody levels
Auto-anticorps anti-gliadines déamidées ( anti DPG )

IgA anti DPG


▪ Dernière génération des tests sérologiques
▪ Aussi spécifiques que les anti Ttg, légèrement mois sensibles
▪ Recherche recommandée chez les enfants de moins de 2 ans
(ACG)

Diagnostic
IgG anti DPG
▪ Légèrement plus sensible que les IgG anti-TGt
▪ Considéré comme test de choix et en première intention chez les
patients qui présentent un déficit sélectif en IgA et chez les
enfants de moins de 2 ans

▪ Leur recherche serait également intéressante pour le suivi


Suivi du régime sans gluten.
Diagnostic

L'algorithme classique pour le diagnostic de la MC chez l'enfant et l'adulte → stratégie de


combinaison:
▪ Tests sérologiques
▪ Biopsie duodénale
▪ Tests génétiques
❖ European Society for Paediatric Gastroenterology Hepatology and Nutrition (ESPGHAN)
❖ American College of Gastroenterology (ACG)

Chez les adultes: toutes les recommandations préconisent le


dépistage par la recherche d'anticorps et, en cas de résultat positif, la
réalisation d'une biopsie

Chez l'enfant:
▪ IgA anti TTG (> x 10) chez un patient symptomatique + d'autres tests (EMA
et HLA-DQ2/DQ8) dans un deuxième échantillon de sang ➔ MC
→à condition que les symptômes disparaissent après l'instauration
d'un RSG.
→ Cette stratégie peut réduire la nécessité de recours à la biopsie de
30 à 50 %.
Nouvelles recommandations diagnostiques de l’ESPGHAN 2012 → 2020

Algorithme : enfants ou adolescents présentant des signes cliniques évocateurs de la maladie cœliaque
( symptômes atypiques inclus )

Recherche des IgA anti-tTG + dosage des IgA totales1

•IgA anti-tTG absentes IgA anti-tTG absentes Anti tTG Positif IgA et/ou IgG
•IgA normales IgA < 0,2 g/L
•Ou IgG anti-DPG absentes
<10xLSN >10xLSN
IgG anti-DPG, anti-
tTG, EMA
MC peu probable*
Biopsies EMA * + DQ2/DQ8
(Marsh 2-3)
Négatifs Positifs
EMA+ EMA- EMA+ EMA-
HLA+ HLA+ HLA- HLA-

MC Biopsies MC
écartée**
(Marsh 2-
3)

Adaptée a partir de Husby et al , J pediatr Gastroenterol Nutr 2012

Tous les tests sérologiques doivent être réalisés chez patients ayant un régime contenant du gluten.
Nouvelles recommandations diagnostiques de l’ESPGHAN 2012 → 2020

Algorithme : enfants ou adolescents présentant des signes cliniques évocateurs de la maladie cœliaque
( symptômes atypiques inclus )

Recherche des IgA anti-tTG + dosage des IgA totales1

•IgA anti-tTG absentes IgA anti-tTG absentes Anti tTG Positif IgA et/ou IgG
•IgA normales IgA < 0,2 g/L
•Ou IgG anti-DPG absentes
<10xLSN >10xLSN
IgG anti-DPG, anti-
tTG, EMA
MC peu probable*
Biopsies EMA * + DQ2/DQ8
(Marsh 2-3)
Négatifs Positifs
EMA+ EMA- EMA+ EMA-
HLA+ HLA- HLA-
Ce qu’ à changer en 2020
MC
▪ Retrait du HLA DQ2/8 de l’approche ‘no Biopsies MC
biospy’ écartée*
▪ Enfant: Pas de biopsie si anti TTG >10xLSN (Marsh 2- *
3)
et anti EMA (+) sur un second
Prélèvement Adaptée a partir de Husby et al , J pediatr Gastroenterol Nutr 2020
Nouvelles recommandations diagnostiques de l’ESPGHAN 2012 → 2020

Algorithme 2 : enfants ou adolescents asymptomatiques a risque élevé de MC


( apparentés de 1er dégrée , patients présentant des MAI ou génétiques fréquemment associées a la MC)

Typage HLA-DQ

DQ2 et/ou DQ8 : pos DQ2 et


DQ8 : neg

Recherche d’IgA anti-tTG +


dosage des IgA totales

Maladie cœliaque
EXCLUE
Positif > 3 XLSN Pos < 3* LSN Négatif

Rechercher les EMA


Refaire une recherche des Ac
Biopsies dans un délai de 2 à 3 ans
(Marsh 2-3) EMA Positif EMA négatif

Répéter les tests tous les 3-6mois


MC

Adaptée a partir de Husby et al , J pediatr Gastroenterol Nutr 2012


Recommandations diagnostiques de l’ACG 2013 → 2020
Enfants de moins de deux ans
Recherche des IgA anti-tTG , associés aux IgA et IgG anti-DPG

Sujets de plus de deux ans


Recherche des IgA anti-tTG

Positif Négatif

Si Forte probabilité de MC :
déficit en IgA est suspecté

Ou recherche en
parallèle des Aac
dosage des IgA d’isotype IgA et
totales IgG

Déficit partiel ou total en IgA: IgA


Biopsie Recherche d’IgG (anti-DPG, anti-tTG, EmA) normales

Discordances Biopsie Négatif Positif Positif Négatif Stop*


et sérologie
* Sérologie négative et s’il
existe une forte suspicion de
➢Génotypage HLA DQ2 DQ8 MC Stop* MC, les biopsies intestinales
doivent être pratiquées
➢Recherche autres causes
d’atrophie
Patient symptomatique
Sérologie (-): Anti TTG, Typage HLA: Si DQ2/DQ8 (-) → MC écartée
DPG, EMA Biopsie → MC confirmée

Patient symptomatique IgG anti DGP + IgG anti-tTG


Déficit en IgA

Patient symptomatique Confirmation avec IgG anti EMA si > 10 Ns


Approche ‘No biopsy’ chez les enfants
IgG anti tTG (+)

Diabète Type 1
Typage HLA DQ : Absence ➔ MC exclue
Asymptomatique MC
Suivi du Régime sans gluten

▪Tous les Ac décrits : après introduction d’un RSG:


indétectables au bout de 6 à 12 mois d’un RSG bien suivi
▪ Pas de corrélation entre l’évolution des titres d’ Ac et celle
des lésions de la muqueuse intestinale
▪Peuvent néanmoins rester positifs jusqu’à 32 mois lorsque les
titres initiaux sont très élevés
▪Le suivi est généralement réalisé par les IgA anti-Ttg
annuellement , qui donnent une évaluation plus précise du
niveau d’anticorps

Biopsie duodénale

▪Non nécessaire pour le suivi si MC certaine et


Rémission sous RSG
▪Nécessaire si : Non réponse au RSG ou aggravation
des symptômes nécessite de nouvelles biopsies pour
éliminer un lymphome T intestinal.
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