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Comprendre les inondations et leurs impacts

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Chapitre III: Les inondations

Le mot inondation vient du latin : « inundatio » qui signifie submersion.


II.1 Définitions :
Inondation est une submersion rapide ou lente d'une zone habituellement hors d’eau. Le risque
d’inondation est la conséquence de deux composantes : l’eau qui peut sortir de son lit habituel
d’écoulement et l’homme qui s’installe dans l’espace alluvial pour y implanter toutes sortes de
constructions d’équipement et d’activités.
II.2 Différents lits d’un cours d’eau :
Le lit d’un cours d’eau est, en général, la partie la plus profonde de la vallée dans laquelle s’écoule
gravitaire ment un courant d’eau. On distingue le lit mineur limité par des berges, du lit majeur occupé
temporairement par les eaux débordantes et le lit moyen qui est entre les deux lits cités.
a) Lit mineur : est constitué par le lit ordinaire du cours d’eau, pour le débit d’étiage ou pour les crues
fréquentes (crues annuelles).
b) Lit moyen : sous certains climats, notamment méditerranéens, on peut identifier un lit moyen. Pour
les crues de périodes de retour de 1 à 10 ans. L’inondation submerge les terres bordant la rivière et
s’étend dans le lit moyen, il correspond à l’espace fluvial ordinairement occupé par ripisylve sur lequel
s’écoulent les crues moyennes.
c) Lit majeur : comprend les zones basses situées de part et d’autre du lit mineur, sur une distance qui
va de quelques mètres à plusieurs kilomètres. Sa limite est celle des crues exceptionnelles.

II.3 Types d’inondation :


1- La montée lente des eaux en région de plaine
Les inondations de plaine se produisent lorsque la rivière sort lentement de son lit mineur et inonde la
plaine pendant une période relativement longue. Elle est causée par une saturation des nappes
phréatiques dans ce cas la crue et décrue est très lente.
2- La formation rapide de crues torrentielles
Lorsque des précipitations intenses, tombent sur tout un bassin versant, les eaux ruissellent et se
concentrent rapidement dans le cours d’eau, engendrant des crues torrentielles brutales et violentes.
3- Par stagnation d’eaux pluviales :
Qui est liée à une capacité insuffisante d’infiltration, d’évacuation des sols ou de réseaux d’eaux
pluviales lors de la pluie anormales.
4- Le ruissellement pluvial en secteur urbain
Le ruissèlement est la circulation de l’eau qui se produit sur les versants en dehors du réseau
hydrographique lors d’un évènement pluvieux.
5- Par submersion de zones littorales
Qui est liée à la présence de facteurs anormaux (fortes marées, marées de tempête, raz de marée).
6- Par dépressions tropicales et cyclones :
Avec des précipitations pouvant attendre jusqu’à 2 m par 24 heures et conduisant à des crues
soudaines et violentes.
7- Par distinction d’ouvrage : (digues, barrages…)
Ces inondations comprennent également des inondations par rupture d’ouvrage.

II.4 Les principaux paramètres caractérisant d’inondation :


La période de retour de crues
On distingue par ordre croissant :
Les crues fréquentes : dont la période de retour est comprise entre 1 et 2 ans.
Les crues moyennes : dont la période de retour est comprise entre 10 et 20 ans.
Les crues exceptionnelles dont la période de retour est d’ordre de 100 ans.
La crue maximale vraisemblable qui occupe l’intégralité de lit majeur.
Hauteur et durée de submersion
La hauteur de submersion peut avoir un impact important sur le bâti, notamment lorsqu’elle dépasse la
cote de référence. La structure porteuse de l’habitation peut être endommagée et les sols et murs
gorgés d’eau.

La vitesse de courant
La vitesse d’écoulement est conditionnée par la pente du lit et sa rugosité, elle peut attendre plusieurs
mètres par seconde.
Volume de matière transportée
Ce volume est communément appelé « transport solide ». Il s’agit de matériaux (argiles, limons,
sables, graviers, etc.) se trouvant dans les cours d’eau.
II.5 Conclusion
L’inondation est un risque prévisible dans son intensité, mais il est difficile de connaitre le moment où
elle se manifestera. Les paramètres concourant à la formation des crues sont nombreux, cependant l’un
d’eux est déterminant : la pluie.

Chapitre IV : Risque de rupture de barrage

V.1 Définition du risque rupture de barrage


Un barrage est un ouvrage artificiel ou naturel, établi au travers du lit d'un cours d'eau, retenant ou
pouvant retenir de l'eau. Les barrages ont plusieurs fonctions qui peuvent s'associer :
 la régulation de cours d'eau (écrêteur de crue en période de crue, maintien d'un niveau
minimum des eaux en période de sécheresse),
 l'irrigation des cultures,
 l'alimentation en eau des villes,
 la production d'énergie électrique,
 le tourisme et les loisirs,
 la lutte contre les incendies, etc.
Il existe des ''barrages poids'' et des ''barrages voûte''

V.2. Manifestation
Le phénomène de rupture de barrage correspond à une destruction partielle ou totale d'un
barrage. Les causes de rupture sont diverses :
Techniques : défaut de fonctionnement des vannes permettant l'évacuation des eaux, vices de
conception, de construction ou de matériaux, vieillissement des installations, la submersion de
l'ouvrage, provoquée par exemple par la rupture d'un autre barrage à l'amont
Naturelles : séisme, crues exceptionnelles, glissements de terrain (de l'ouvrage ou des terrains
entourant la retenue et provoquant un déversement sur le barrage), l'érosion interne, qui
concerne les barrages en terre le déplacement de l'ouvrage
provoqué par les sous-pressions, la submersion de l'ouvrage, provoquée par exemple par la
rupture d'un autre barrage à l'amont
Humaines : insuffisances des études préalables et du contrôle d'exécution, erreurs
d'exploitation, de surveillance et d'entretien, malveillance.
Le phénomène de rupture de barrage dépend des caractéristiques propres du barrage. La
progressive pour les barrages en remblais, par érosion régressive suite à une submersion de
l'ouvrage ou à une fuite à travers celui-ci (phénomène de ''renard''), brutale pour les
barrages en béton par renversement ou par glissement d'un ou plusieurs plots (tranches
verticales du barrage).
Une rupture de barrage entraîne la formation d'une onde de submersion se traduisant par une
élévation brutale du niveau de l'eau à l'aval. Les caractéristiques de l'onde de submersion
(hauteur, vitesse, horaire de passage) sont étudiées en tous points de la vallée.
V.3. Conséquences sur les personnes et les biens
D’une façon générale les conséquences sont de trois ordres : humaines, économiques et
environnementales. L'onde de submersion ainsi que l'inondation et les matériaux transportés,
issus du barrage et de l'érosion intense de la vallée, peuvent occasionner des dommages
considérables :
- sur les hommes : noyade, ensevelissement, personnes blessées, isolées ou déplacées ;
- sur les biens : destructions et détériorations aux habitations, aux entreprises, aux ouvrages
(ponts, routes, etc.), au bétail, aux cultures ; paralysie des services publics, etc. ;
- sur l'environnement : endommagement, destruction de la flore et de la faune, disparition du
sol cultivable, pollutions diverses, dépôts de déchets, boues, débris, etc., voire accidents
technologiques, dus à l'implantation d'industries dans la vallée (déchets toxiques, explosions
par réaction avec l'eau, etc.).

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