Intervenants et étapes d'un projet de construction
Intervenants et étapes d'un projet de construction
1-INTRODUCTION :
La construction d’un bâtiment est une opération complexe qui nécessite la collaboration de nombreux
intervenants.
Elle s’appuie sur un ensemble de dossiers comprenant des pièces écrites et des pièces dessinées ayant un
caractère artistique, technique, financier et administratif.
Le projeteur qui projette de construire est obligé de suivre une réglementation stricte. Le non observation de
ces règles entraine des frais et des retards souvent très importants.
a-Le maître d’ouvrage : C’est une personne physique ou morale pour le compte de laquelle les travaux sont
effectués. Elle choisit les solutions proposées par les techniciens et en assure ou en fait assurer le financement.
b-Le maître d’œuvre : C’est une personne physique ou morale, chargée par le maître d’ouvrage de concevoir, de
diriger et de contrôler les travaux. C’est généralement un architecte qui s’attache le concours d’un économiste de la
construction et de bureaux d’études techniques. Il réalise la plus part des documents écrits et dessinés. Pour une
villa individuelle, le concours d’un architecte ou autre personne agrémentée n’est pas obligatoire. Par contre, pour
les constructions importantes où les problèmes techniques sont plus grands, le concours d’un architecte ou d’un
bureau d’études est nécessaire. Il en est de même pour les travaux réalisés avec les derniers publics.
c-Le bureau de contrôle technique : Il est chargé de contrôler depuis le projet jusqu’à la réalisation les conditions
techniques édictées au marché. Il est lié au maitre d’ouvrage par un contrat spécifique.
d-Le bureau d’études techniques : IL est chargé par le maître d’œuvre (ou par les entreprises) de réaliser les études
techniques er les dessins d’exécution dans les domaines tels que : béton armé, sols, charpente métallique, VRD…
d-L’ entreprise : Elle assure la réalisation matérielle du projet. Elle agit sous la direction du maître d’œuvre. Le maitre
d’ouvrage est tenu à passer un marché avec l’entrepreneur. Il existe plusieurs formes d’exécution des travaux :
Marchés par corps d’état : c’est la formule qui consiste à traiter séparément tous les travaux. L’architecte
est le maître d’œuvre incontesté ; il fractionne les lots de travaux par corporations (terrassement,
maçonnerie, béton armé, couverture, chauffage, électricité, peinture…). Chaque entreprise traite alors les
travaux qui lui sont propres. Au moment de l’exécution, l’architecte établit un plan de coordination entre les
différentes spécialités. Le contrôle de la marche et de la continuité des travaux est effectué grâce à des
rendez-vous périodiques sur chaque chantier.
Entreprise générale : une seule entreprise a pour charge l’édification totale de la construction. Dans ce cas,
c’est celle qui exécute les travaux du gros-œuvre qui en a la responsabilité. Libre à elle de sous-traiter à des
spécialistes les travaux particuliers. Dans ce cas l’architecte n’a affaire qu’à un seul entrepreneur. Cette
méthode présente certains avantages, la marche des travaux est plus coordonnée, la responsabilité est
mieux précisée.
Entreprise pilote : lorsque les travaux sont plus importants et dépassent le cadre des possibilités d’une seule
entreprise, on a recours à une forme de marché particulière. L’architecte traite avec un groupe
d’entrepreneurs et laisse le soin à l’un d’entre eux de coordonner les activités d’[Link] entreprises
sont toutefois connues du client ; elles participent au marché dans des proportions déterminées et
perçoivent directement le montant de leur travaux. L’entreprise pilotes est en général l’entreprise du gros-
oeuvre et touche de ce fait un pourcentage très bas sur le montant des travaux des autres corps d’état
représentant ses frais de pilotage.
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f-Le sous-traitant : il réalise une partie des travaux pour le compte de l’entreprise titulaire du marché. Il n’est en
principe lié qu’à l’entrepreneur mais il doit être agrée par le maitre d’ouvrage.
3.1-Le certificat d’urbanisme : des éléments de situation influent sur la superficie du terrain, la surface et la hauteur
du sol envisagé. Il est donc nécessaire avant toute étude d’obtenir, des services locaux, les précisions indispensables,
c'est-à-dire qu’il faut s’assurer que le terrain n’est pas assujetti à aucune servitude, restriction ou expropriation et
que sa surface est suffisante pour réaliser le projet.
Sur demande du maître d’ouvrage, l’architecte urbaniste délivre un certificat d’urbanisme. Ce certificat
précise l’ensemble des règles auxquelles sont soumises les constructions : destination du terrain (construction
d’habitation ou bâtiment industriel), importance des surfaces construites, hauteur limite des bâtiments, retraits à
observer pour la largeur des voies, règles de voisinage pour les constructions existantes (écartement, gabarit).
L’ensemble de ces règles peut être stipulé par le notaire sur l’acte de vente, au moment de l’acquisition.
3.2-Les études techniques : l’identification d’un projet est une phase très importante. En effet, des études
préliminaires sont un préalable indispensable à une réalisation satisfaisante. Elles nécessitent une connaissance
parfaite des besoins et de leur évolution probable compte-tenu de la pérennité des ouvrages, étant donné que les
modifications en cours d’étude, au stade de réalisation ou après la construction sont très couteuses. Elle concerne
aussi la capacité financière du maître d’ouvrage, le terrain et son environnement, les bases techniques (type de
sous-sol, isolation à prévoir…).
a- L’avant-projet sommaire (APS) : l’architecte a pour objectif dans ce premier travail de contenter les gouts et les
aspirations de son client, de réfléchir aux avantages et aux inconvénients des travaux projetés. Les APS sont des
esquisses d’ensemble vues en plan à petites échelles (1/100), présentation des façades avec leur architecture
d’ensemble et des coupes verticales. Il présente, sans les détailler, les choix retenus dans les domaines
architecturaux, fonctionnels, techniques et financiers. La mise à prix est établie par un métreur-vérificateur. Ce
n’est qu’une approximation souvent évaluée au mètre superficiel de la surface à construire, compte tenu des
matériaux employés et de l’importance des fondations.
b- L’avant-projet définitif (APD) : c’est l’étude détaillée de la solution retenue. L’APD affine la définition de l’ouvrage
au plan des prestations techniques, des couts et des délais de réalisation. Les plans sont établis à des échelles
variables : 1/5000 ou 1/10000 pour le plan de situation ; 1/500 pour le plan de masse ; 1/50 pour les plans, coupes,
façades, plan toiture, plan de fondation ; 1/20 ou 1/10 pour les détails particuliers.
a- Le devis descriptif (ou descriptif) : c’est un document complémentaire aux plans qui n’indiquent que les
dimensions et les dispositions d’ensemble. Il précise, pour chaque corps d’état intervenant dans la construction, la
nature des matériaux à utiliser. Le devis descriptif peut également dans certains cas, indiquer les techniques de
construction à utiliser (traditionnelles ou préfabrication).
Il est réalisé en principe par lot et suivant un ordre chronologique à respecter. Il suffit de penser à la
progression de la construction dans le temps et d’établir les chapitres par corps d’état. L’ensemble de ces
descriptions sert de base à l’exécution et aux réceptions des travaux. Si une modification intervient en cours de
réalisation, elle doit être notifiée par écrit et contresignée.
b- L’avant-métré : le métreur est une personne avertie de tous les problèmes de construction, ainsi que ceux relatifs
aux matériaux nouveaux. Il est établit à partir des plans. C’est le détail méthodique et analytique des quantités
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d’ouvrages d’après leur nature et leur mise en œuvre. L’établissement d’un avant-métré nécessite une connaissance
approfondie des termes employés, un esprit d’analyse poussé accompagné de forte connaissance mathématique, et
des qualités d’ordre et de méthodes. Sa rédaction doit tenir compte de 2 facteurs essentiels :
• Les calculs doivent être vérifiables par tous et les dimensions employées contrôlables sur les plans.
• Un ordre d’écriture doit être respecté, soit :
- la trame du devis descriptif
-la forme de l’ouvrage (niveau, cage d’escalier…)
-l’ordre des opérations de chantier, ce qui facilite l’établissement des plannings.
c- Le devis quantitatif : c’est le classement rationnel et récapitulatif des quantités d’ouvrages de même nature et de
même qualité obtenues dans l’avant-métré. Autrement dit c’est une liste précisant la nature et la quantité des
différents ouvrages.
d- Le devis estimatif : c’est le résultat de l’application des prix unitaires au devis quantitatif. C’est un document
financier qui établit pour chaque corps d’état u métré détaillé de l’ouvrage et les prix s’y rapportant. C’est à partir de
ce document que les entreprises consultées établissent leur proposition de prix.
e- Le cahier des charges : ce sont les documents qui précisent les conventions du contrat de construction du point de
vue administratif et juridique, et que les soumissionnaires doivent respecter. Sa réaction est importante car il
engage la responsabilité des parties contractantes. Il comprend, outre les textes en vigueur :
-les modalités de passation de marché (appel d’offre restreint, appel d’offre ouvert…)
L’ensemble du cahier des charges et des plans forment le dossier d’Appel d’Offre.
f- Le permis de construire : le dossier pour l’obtention du permis de construire établi par l’architecte, comprend un
plan d’ensemble ou plan de situation, un plan de masse situant la construction dans la propriété, les plans
d’exécution ou APD indiquant les surfaces, volume des pièces, hauteur, surface d’éclairement, utilisation des locaux,
détail des évacuations des eaux usées, fosses , canalisation (voies et réseaux divers ou VRD)et le devis descriptif.
Pour les constructions se trouvant en bordure de la voie publique, une demande d’alignement et de nivellement
accompagne les pièces ci-dessus. Ce dossier est à déposer chez le Maire de la commune.
Nota : Le métré a pour but l’évaluation des ouvrages en partant du mesurage. Il est établi contradictoirement
d’après les relevés prises sur le chantier et va servir pour les attachements.
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CHAPITRE II – IMPLANTATION
L’implantation est à la charge de l’entreprise qui engage sa responsabilité. L’entrepreneur doit vérifier que
les dimensions portées sur les plans concordent avec les constatations effectuées sur le terrain. Elle se fait après
décapage et nivellement du terrain.
Il s’agit de déterminer sur le terrain l’emplacement de la construction et de situer la position des murs et des
poteaux avant d’effectuer les fouilles des fondations. La matérialisation de l’implantation se fait avec des tracés
géométriques et des matériels adéquats à partir de points de repères fixes. L’implantation fait partie des travaux de
gros œuvres non en tant que travaux pour la mise hors d’eau du bâtiment, mais de part son importance. En effet, les
erreurs commises lors de l’implantation est fatale pour la construction toute entière.
2-REFERENCES NECESSAIRES :
-alignement de référence (direction donnée) qui peut être : une limite de propriété, une bordure de trottoir, un axe
de la rue, l’alignement d’un bâtiment voisin.
-un repère de hauteur qui peut être : le dessus de bordure de trottoir ou de l’axe de la rue, une bouche d’égout, une
borne avec altitude donnée (Niveau Général à Madagascar : NGM) ou coordonnées Jean Laborde.
3-INSTRUMENTS UTILISES :
4-TRACES GEOMETRIQUES : On constate que les bâtiments sont souvent de forme rectangulaire, en L ou en
rectangle accolés. Il est donc nécessaire de tracer des perpendiculaires à un alignement donné, de tracer des
parallèles à un alignement de référence.
a)-construction d’une équerre avec un triangle rectangle dont les côtés mesurent 3m ; 4m ; 5m ou multiple
(corde tendue)
b)-construction d’un demi-carré : on prend comme côté soit 5 m (avec diagonale égale à 7.07 m), soit 10 m
(avec diagonale 14.14m).
c)-utilisation de l’équerre optique par simple visée : elle permet d’abaisser une perpendiculaire sur un
alignement (précision ± 3 mm à 10 m pour les retours d’angles)
4.2-Tracé de parallèles :
Se fait par simple mesure sur les perpendiculaires à l’alignement donné. Les diagonales doivent être vérifiées.
Avant d’effectuer l’implantation, il est nécessaire de faire le décapage de la terre végétale sur 20 à 30 cm
d’épaisseur (avec des engins pour les grandes surfaces).
5.1-Alignement :
-la directrice n°1, suivant l’alignement de référence est matérialisée par les jalons M et N.
-les chaises, avec des traverses de niveau entre elles, sont placées pour les angles A, B et E. Elles servent à
positionner les cordeaux d’alignement. Cette position est matérialisée sur les traverses avec une entaille ou un clou
enfoncé.
-les parallèles sont menées aux directrices en se servant des cotes cumulées, et des chaises intermédiaires sont
placées au droit des parallèles.
-les coins extérieurs du bâtiment sont déterminés par les points de croisement des cordeaux, et à l’aide d’un fil à
plomb.
REMARQUES :
-les poteaux et les semelles isolées sont implantés suivant leurs axes.
-il faut laisser un espace de travail d’au moins 50 cm entre les chaises et la fondation.
-les chaises et le piquetage ayant servi à l’implantation sont laissés sur le terrain afin d’en permettre la vérification
contradictoire.
-sur les grands chantiers, l’implantation est souvent confiée au géomètre. L’entrepreneur demande à l’architecte
cette vérification. Celui-ci désigne alors un expert qui sera payé par l’entrepreneur, suivant le cahier des
prescriptions spéciales du chantier.
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5.2-Nivellement :
Les hauteurs (du fond de fouille, le niveau ± 0.000 etc…) doivent aussi être établies par mesures, à partir du
repère de nivellement. On utilise généralement :
-un niveau à bulle fixé sur une règle en bois ou en aluminium de 3 m de long. La règle est alignée horizontalement et
son extrémité libre est calée. Les différences de hauteurs sont lues avec une règle graduée.
-un tuyau de nivellement souple, transparent, de 20 à 30 m de long, rempli d’eau, équipé à ses extrémités de
cylindres en verre (fioles) avec graduation millimétrique. Le transfert de hauteur peut être fait avec une précision de
l’ordre de millimètre, entre deux points, même sans liaison visuelle directe.
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Le terrassement (ou mouvement des terres) consiste à effectuer manuellement ou à l’aide d’engins
mécaniques (selon leur importance) :
a)-le décapage des terres végétales : il s’agit d’enlever la terre arable pour la stocker provisoirement. L’épaisseur de
cette couche est de 20 à 30 cm. Ce type de terrassement est dit « en découverte ».
b)-les déblais : C’est creuser dans le sol et dégager des terres. La dénomination d’une fouille est directement liée à
ses dimensions :
.Une fouille est dite en « rigoles »lorsque sa largeur (l) et sa profondeur (h) satisfont aux relations suivantes :
l ≤ 2.00 m et h ≤ 1.00 m
.Une fouille est dite en « tranchée » lorsque ses dimensions satisfont aux relations suivantes :
ex : canalisation enterrée
Quand la longueur (L) et la largeur sont du même ordre de grandeur, on distingue deux cas :
Une tranchée ou un puits, dont la profondeur et la largeur définissent un point situé sous la droite de la
figure ci-dessous doit être blindé, étrésillonné ou étayé lorsque les parois sont verticales ou sensiblement verticales.
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.Une fouille est dite en « excavation superficielle »lorsque sa largeur et sa profondeur satisfont aux
relations :
l ≥ 2.00 m et h ≤ l / 2
c)-les remblais : c’est prélever des terres, les transporter et combler des fouilles ou des espaces creuses.
REMARQUES :
-En excavant les terres, le volume occupé par celles-ci augmente lors de la décompression du sol. C’est le
phénomène de foisonnement.
-Le volume d’une fouille est le volume réel pris à partir de ses dimensions.
Le sol est un matériau constitué de grains (squelette) provenant de la désagrégation d’une roche mère ou
d’un végétal. On définit un coefficient de foisonnement (en%) qui correspond à :
3-TRAVAUX DE TERRASSEMENT :
Pour déterminer les alignements et les nivellements c’est-à-dire l’implantation et le piquetage des
terrassements, les déblais et les remblais sont effectués sur le chantier en respectant les indications sur les plans :
. Plan de masse
. Plan d’implantation
La connaissance des caractéristiques des sols permet de choisir les méthodes d’exécution : mode
d’exécution des travaux, choix du matériel ou engins de terrassement et les mesures de prévention des accidents.
a)-Décapage en découverte de la terre végétale : Les terres sont généralement stockées pour être remise en place à
la fin du chantier pour les espaces verts.
b)-Implantation : La matérialisation de l’implantation se fait comme celle de l’implantation d’un bâtiment. On forme
des bandes blanches avec de la chaux ou du plâtre pour visualiser les alignements et aider le conducteur d’engin. Les
écarts par excès de l’espace fixée par les plans sont admis, tout en étant inférieurs à 10 cm pour les fouilles en
tranchée, en puits ou en excavation superficielle, et à 5 cm pour les fouilles en rigoles dans les terrains non rocheux.
c)-piquetage :Les piquets repères sont placés pour faciliter le travail des engins. Suivant les travaux ils sont :
-placés en quadrillage afin d’obtenir une surface plane (pour fouille en excavation …)
La tête des piquets indique à l’opérateur le niveau à atteindre. Les surprofondeurs par rapport aux niveaux fixés sont
inférieurs à 5 cm.
-Les fonds de fouilles doivent être dressés horizontalement, sauf si on craint des venues d’eau. Il est alors
préférable de prévoir une pente de 2 à 5 % de l’ensemble de la fouille, ou des rigoles. Les surprofondeurs par
rapport aux niveaux fixés sont inférieures à 5 cm pour les terrains non rocheux et à 10 cm pour les terrains rocheux
(20 cm pour les roches très dures). Quand on se trouve en présence d’un terrain sensible à l’eau (marne, schiste,
argile …), la finition d’un fond de fouille doit intervenir peu de temps avant l’exécution des soutènements ou des
fondations. Il faut couler au moins le béton de propreté dans les heures qui suivent la découverte du terrain, sous
peine de voir les sols se détremper sous l’action de la pluie, éventuellement gonfler, se soulever dans certains cas.
-Les parois des fouilles sont soit étayées, soit taillées avec fruit. La nature du sol, sa cohésion, sa
granulométrie et la présence ou non d’eau sont des paramètres importants pour déterminer cette pente et plus
généralement la stabilité d’une fouille.
Les matériaux naturels contenant des matières organiques, les matériaux susceptibles de provoquer des
tassements ultérieurs irréguliers (tourbe, vase…), et les matériaux gelés sont interdits en remblais. Les matériaux
extraits des fouilles peuvent être réutilisés s’ils sont effectivement compactables et permettent d’obtenir l’objectif
de densification retenue. Les remblais sont étalés par couches successives de 20 à 30 cm , arrosés et damés ou
compactés à l’aide de matériels ou engins appropriés.
Le blindage consiste à maintenir provisoirement les parois d’un talus ou d’une tranchée pour assurer la
sécurité en cours de travaux, de manière à ne jamais exposer un ouvrier au risque d’un éboulement. Il en est de
même lors de la dépose de ces éléments de blindage.
Les fouilles en tranchées de plus de 1.30 m de profondeur et d’une largeur égale ou inférieure aux 2/3 de la
profondeur, lorsque leurs parois sont verticales ou sensiblement verticales, être blindées, étrésillonnées ou étayées.
-la nature du terrain (cohésion, angle de frottement, sensibilité à l’eau, pendage des couches…)
-les charges susceptibles d’agir en crête des talus(circulation, zone de stockage de matériaux, constructions
existantes…)
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Le blindage doit constituer un ensemble où tous les éléments sont reliés entre eux et forment une structure
rigide et résistante.
4-ENGINS DE TERRASSEMENT :
4.1-Engins d’excavation :
Les engins pour l’excavation sont des châssis sur pneumatiques ou sur chenilles, équipés de pelles
hydrauliques pour terrains meubles ou compacts. Les équipements peuvent être :
a)-retro : les dents du godet sont dirigées vers la pelle. Utilisé pour les fouilles en tranchées.
b)-butte : les dents du godet sont dirigées vers la paroi ou talus. Utilisée pour carrière.
d)-benne preneuse : le godet se divise en deux demi-coquilles qui se referment. Utilisée pour le creusement des
puits.
4.2-Chargeuse :
Ce sont des tracteurs sur chenilles ou sur roues équipés d’un large godet, de 1 à 5 , à l’avant adapté à 2
bras à relevage hydraulique. Elles fonctionnent comme des pelles chargeuses c’est-à-dire reprendre les déblais ou
des terrains meubles et les charger directement sur les camions.
4.3-Engins de nivellement :
a)-Dozers :
Ce sont des tracteurs sur chenilles avec un bouclier ou large lame à l’avant qui permet de décaper et de
refouler les terres tout en nivelant. La lame commandée par vérins hydrauliques peut monter ou descendre. Ils sont
utilisés pour la construction de remblai, le défrichage, la mise en tas et reprise des matériaux.
b)-Niveleuses :
Elles sont automotrices à 4 ou 6 roues. Le soc est formé par une lame coupante qui peut s’orienter dans
toutes les directions. Elles travaillent par refoulement en déplaçant les terres latéralement. Elles servent au réglage
des surfaces et des talus.
c)-Scrapers :
Ces engins peuvent effectuer le chargement, le transport et l’épandage des terres. La benne se trouve au
milieu de l’engin, elle est munie à sa partie inférieure d’une lame coupante qui peut racler le sol. Elle peut prendre
différentes positions :
Ils sont utilisés pour les travaux de terrassement en surface et travaux de nivellement (surtout pour les
routes et pistes).
4.4-Engins de transport :
b)-Dum-truks :Ce sont de puissants engins (capacité de la benne allant jusqu’à 20 ) qui déversent des terres par
basculement vers l’arrière (utilisés surtout dans les carrières).
4.5-Engins de compactage :
-compacteurs à pneus : les traces des roues arrière recouvrent celle des roues avant.
I-DEFINITION :
Un liant hydraulique est un matériau minéral finement moulu. Gâché avec l’eau, il forme une pâte qui fait prise et
durcit par suite de réactions et du processus d’hydratation. Après durcissement, il conserve sa résistance et sa
stabilité même dans l’eau.
II-UTILISATION :
En mélangeant un liant avec des granulats et de l’eau de façon appropriée, on pourra produire un mortier ou un
béton qui conservera son ouvrabilité pendant une durée suffisante pour que soit assurée une mise en œuvre
correcte et qui atteindra les niveaux de résistance prescrits tout en présentant une stabilité de volume à long terme.
b-Les ciments à forte teneur en laitier (+ de 60 %). Le laitier est un sous-produit de la fonte.
IV-LE CIMENT :
1-CONSTITUANTS :
- cendres volants de houille (V) ou de lignite (W) : produits pulvérulents résidus de la combustion
en centrale thermique de houille ou de lignite pulvérisée. Elles sont obtenues par précipitation
électrostatique ou mécanique de particules pulvérulentes contenues dans les fumées de chaudières
alimentées en charbon pulvérisé.
pouzzolaniques.
-Autres constituants secondaires : fillers, généralement inertes, obtenus par broyage fin de calcaire, basalte, laitier,
cendres volantes. Sa proportion est limitée à 5 % .
-Gypse : ajout de 2 à 3 % en poids de gypse en fin de fabrication. Elle a pou rôle de régulariser la prise sinon les
aluminates se raidiraient en une prise immédiate.
2-FABRICATION :
- température : 1450℃ ,
-mélange avec gypse et ajouts éventuels (proportion de fumée limitée à 10 % dans tous les ciments),
-broyage,
-conditionnement : le ciment est livré , soit en vrac pour les grands chantiers, ce qui nécessite des silos de stockage
et des installations de manutention importantes, soit en sacs en papier de 50 kg pour les chantiers de moyenne
importance.
Le clinker étant finement moulu, est composé de silicate tricalcique( S), silicate bicalcique( S), aluminate
tricalcique ( A), et d’alumino-ferrique de chaux( ) . Proportion: 62 à 67 % de chaux combinées, 19 à 25%
de silice, 2 à 9 % d’alumine .
Les aluminates et silicates tricalciques agissent essentiellement sur la prise et sur le durcissement du ciment.
En présence d’eau , les composants chimiques, tels que silicates de calcium et aluminate de calcium, se transforment
pour devenir des hydrates de ciment ou sels hydratés avec formation de cristaux.
Le temps de prise constitue une indication précieuse pour la mise en œuvre des mortiers et bétons. Il varie suivant :
-la nature du ciment à prise lent (C.P.A.) ou à prise rapide (ciment prompt),
-la température ambiante qui influence la vitesse des réactions chimiques et accélère la prise.
Le temps de prise est généralement supérieur à 90 mn pour les ciments courants, à une température de 20°C.
I-DEFINITION :
Un liant hydraulique est un matériau minéral finement moulu. Gâché avec l’eau, il forme une pâte qui fait prise et
durcit par suite de réactions et du processus d’hydratation. Après durcissement, il conserve sa résistance et sa
stabilité même dans l’eau.
II-UTILISATION :
En mélangeant un liant avec des granulats et de l’eau de façon appropriée, on pourra produire un mortier (avec du
sable)ou un béton (avec du sable et des gravillons) qui conservera son ouvrabilité pendant une durée suffisante pour
que soit assurée une mise en œuvre correcte et qui atteindra les niveaux de résistance prescrits tout en présentant
une stabilité de volume à long terme.
b-Les ciments à forte teneur en laitier (+ de 60 %). Le laitier est un sous-produit de la fonte.
IV-LE CIMENT :
1-CONSTITUANTS :
- cendres volants de houille (V) ou de lignite (W) : produits pulvérulents résidus de la combustion
en centrale thermique de houille ou de lignite pulvérisée. Elles sont obtenues par précipitation
électrostatique ou mécanique de particules pulvérulentes contenues dans les fumées de chaudières
alimentées en charbon pulvérisé.
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-Autres constituants secondaires : fillers, généralement inertes, obtenus par broyage fin de calcaire, basalte, laitier,
cendres volantes. Sa proportion est limitée à 5 % .
-Gypse : ajout de 2 à 3 % en poids de gypse en fin de fabrication. Elle a pour rôle de régulariser la prise sinon les
aluminates se raidiraient en une prise immédiate.
2-PROCESSUS DE FABRICATION :
Le broyage peut se faire à sec (procédé sec) ou en présence d’eau (procédé humide, abandonné parce
que consomme beaucoup d’énergie).
- température : 1450℃ ,
Le produit cuit obtenu est le « clinker Portland » (K), qui se présente sous forme de grains plus ou moins
arrondis de 0.5 à 3 cm de diamètre environ est refroidi rapidement pour éviter des transformations
cristallines nuisibles.
-mélange avec du gypse et ajouts éventuels (proportion de fumée limitée à 10 % dans tous les ciments),
-broyage dans un broyeur à boulets. La finesse de mouture est variable suivant les qualités recherchées, elle peut
varier de 2700 à 4500 /g en surface spécifique Blaine (surface développée totale des grains contenus dans une
masse donnée) ; sa valeur moyenne normale est de l’ordre de 3200 /g. A une augmentation de finesse
correspond une augmentation des résistances précoces (2 et 7 jours), mais aussi une tendance accrue à éventement
et au retrait. Elle peut atteindre 7000 /g pour les ciments prompts.
-conditionnement : le ciment est livré, soit en vrac pour les grands chantiers, ce qui nécessite des silos de stockage et
des installations de manutention importantes, soit en sacs en papier de 50 kg pour les chantiers de moyenne
importance.
3-TYPE DE CIMENT :
Jusqu’à fin 1994 les ciments sont désignés sous le terme général de « Ciment Portland », et y étaient englobées les
deux catégories de ciments suivantes :
-le ciment Portland artificiel (CPA), contenant au moins 97% de clinker, le reste étant du filler.
-le ciment Portland composé (CPJ), contenant au moins 65% de clinker, le reste étant l’un ou plusieurs des autres
constituants énumérés précédemment.
Dans la nouvelle normalisation, on retrouve ces deux catégories mais avec des appellations un peu différentes et
surtout dans le cas des ciments Portland composés avec plusieurs sous-catégories.
-le ciment Portland Type l, dont le dénomination est « CPA-CEM I », contient au moins 95% de clinker, le reste
pouvant être, dans la limite de 5%, l’un des constituants secondaires de base énumérés précédemment ou fillers.
-le ciment portland composé Type II, avec les dénominations « CPJ-CEM II/A »contenant au moins 80% de clinker, et
« CPJ-CEM II/B » contenant au moins 65% de clinker (K) et un autre constituant qui peut être soit : du laitier de haut
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fourneau (S), des pouzzolanes naturelles (Z), des cendres volantes siliceuses (V), des cendres volantes calciques (W),
des schistes calcinés(T), des calcaires (L), des fumées de silice (D).
5-CLASSE DE RESISTANCE :
Antérieurement, les ciments étaient classés selon leur résistance moyenne à 28 jours. On distinguait 4 classes de
résistances : 35, 45, 55 et HP (Hautes performances). Les ciments de la classe 35 n’existant pratiquement plus depuis
plusieurs années.
Ex : résistance à la compression à 28 jours du ciment de la classe 45 : limite inférieure nominale 35 MPa, limite
supérieure nominale 55 MPa.
Les nouveaux ciments comportent quant à eux, 3 classes (Norme NF P 15-301 de juin 1994) : 32,5- 42,5-52,5
Elles correspondent à la valeur minimale de la résistance mécanique à la compression mesurée à 28 jours d’âge.
La lettre « R »distingue dans chaque classe, les ciments à résistance élevée au jeune âge.
ECHEANCE CLASSES
32.5 32.5 R 42.5 42.5 R 52.5 52.5 R
2 jours - 12.0 10.0 18.0 18.0 28.0
7 jours 17.5 - - - - -
28 jours 30.0 30.0 40.0 40.0 50.0 50.0
HYDRATATION :
En présence d’eau, les sels minéraux amorphes, anhydres et instables s’hydratent ; il se produit alors une
cristallisation qui aboutit à un nouveau système de constituants hydratés stables ; la formation de cristaux en
aiguilles plus ou moins enchevêtrées produit la « prise ».
Cette réaction chimique d’hydratation s’accompagne d’un dégagement de chaleur plus ou moins important selon les
ciments et la rapidité de prise.
La quantité d’eau qu’il est nécessaire d’ajouter pour le gâchage correct est supérieure à la quantité strictement
nécessaire aux seules réactions chimiques ; on doit en effet distinguer :
-l’eau de cristallisation ou d’hydratation fixée chimiquement dans les nouveaux hydratés et nécessaire à leur
structure cristalline ; elle est en générale de l’ordre de 20 à 25% du poids du ciment.
-l’eau absorbée qui pénètre plus ou moins à l’intérieur des granulats selon leur degré de porosité.
15
-l’eau libre (dans des fins réseaux capillaires) et qui s’élimine plus ou moins par séchage. Elle n’est nécessaire que
pour obtenir la viscosité, la plasticité l’onctuosité indispensable au gâchage et à la mise en place correcte du béton
dans les coffrages et l’embarras plus ou moins important des armatures.
PRISE :
Le début de prise commence au moment où l’on constate une augmentation relativement brusque de la viscosité de
la pâte avec échauffement ; il est déterminé à l’aide de « l’aiguille de Vicat », il correspond au moment où cette
dernière ne s’enfonce plus complètement jusqu’au fond de la coupelle mais s’arrête à 4 mm ± 1mm.
La fin de prise correspond au moment où la pâte est devenue un bloc rigide ; sa détermination est faite sur la même
coupelle, mais qui est retournée, l’aiguille ne pénètre plus que de 0,5 mm dans la pâte. La prise est donc caractérisée
par le passage de l’état fluide à l’état solide.
Les temps de début de prise peuvent varier de quelques minutes pour les ciments prompts, à plusieurs heures pour
les ciments à prise lente. Pour la plupart des ciments courants, le début de prise à 20° C se situe entre 2 et 5 heures.
DURCISSEMENT :
en traction s’accroissent.
ACTION DE LA TEMPERATURE :
D’une façon générale, la chaleur accélère la prise et le durcissement, mais la dessiccation est défavorable car elle
peut empêcher l’hydratation complète du ciment (le durcissement dans l’eau ou en atmosphère saturée est en
général favorable). Le froid agit en sens inverse et peut même stopper complètement la prise.
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CHAPITRE V : FONDATION
1-DEFINITIONS:
2- BUTS RECHERCHES :
a)-Stabilité de la construction, dans le sol (infrastructure) et au dessus du sol (superstructure): vis-à-vis du sol, la
fondation assumera sa fonction tant que son équilibre statique est assuré (pas de glissement, de basculement ou
d’enfoncement de la fondation), et que le tassement n’entraine pas de désordre dans la structure.
-Tassement élastique, c'est-à-dire que le sol revient à son niveau initial après déchargement.
- Tassement permanent : le squelette (particules de terre seules ; l’eau et l’air étant partiellement chassés) s’affaisse
de façon définitive. Les désordres graves sont alors à craindre (dislocation, fissuration, rupture des éléments de la
construction surtout si l’affaissement est inégale).
- Poinçonnement ou rupture localisée : les contraintes admises ne doivent pas dépasser le quart de la contrainte de
poinçonnement.
Pour éviter ces problèmes la force portante doit correspondre aux charges à supporter. Elle dépend de la résistance
du sol d’assise, des dimensions de la semelle (longueur, largeur et hauteur) et de l’armature.
b)-La durabilité de l’ouvrage : l’ennemi n° 1 des fondations est l’eau, donc il faut les protéger contre :
-le gel : profondeur allant de 60 à 100 cm. Cette profondeur assurera en même temps l’encrage des fondations et
évitera le glissement horizontal.
* couler un béton de propreté ou mettre un film en polyane en fond de fouille pour éviter les remontées de boue.
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(Le béton de propreté empêche partiellement la remontée capillaire. Dans le cas où le terrain est assez humide, la
pluviosité importante et si l’humidité dépasse la limite on utilise la feuille de polyane qui joue le rôle d’étanchéité).
-la détérioration du sol d’assise par la circulation des eaux souterraines qui vont produire le déchaussement de la
fondation (prévoir un système de drainage).
La stabilité dépend :
-outre les actions mécaniques (charges horizontales, verticales et obliques) il y a les sollicitations qui s’ensuivent
(moments de flexion et moments de torsion).
-de la nature du sol de résistance variable à un autre et de ses caractéristiques physiques : capillarité, perméabilité et
cohésion.
5– TYPES DE FONDATIONS :
principaux :
construction.
ancrage oblique …)
La descente de charge doit être calculée préalablement pour permettre de connaître les actions de la structure
sur la fondation. La mécanique des sols ou les expériences acquises sur des réalisations voisines (ou sols bien
répertoriés) permettent de connaître l’action du sol sur les fondations.
-la portance du sol doit correspondre aux charges à supporter pour permettre l’équilibre de la construc-
Ce sont des fondations à faible profondeur sans ou avec peu d’armature. Les fouilles sont effectuées en
rigole, peu large et peu profonde (≤ 1.00 .Ces fondations peuvent supporter de faibles charges sous des murs
continus porteurs ou non dans un sol assez résistant (contrainte admissible supérieure à 2 bars). La charge agissante
doit être centrée sur la largeur de la fondation pour obtenir une répartition uniforme sur le sol de fondation.
Les charges du mur sont transmises dans l’épaisseur de la semelle par un faisceau de bielles de compression (béton
comprimé).
b) Béton ordinaire ou béton cyclopéen (gros béton plus moellons incorporés dans la masse) :
Le béton se prête mieux à ce travail que la maçonnerie. Il s’exécute par couches de 20 cm de hauteur fortement
pilonnées. Il est dosé à 200 ou 250 kg / de ciment CEM I 42.5.
L’arase supérieure de la rigole se situe normalement à une profondeur ≥ 20 cm en dessous du sol définitif ; ainsi le
sol qui reçoit la fondation se trouvera à l’ abri des gelées.
La portance du sol doit correspondre aux charges à supporter pour permettre l’équilibre de la construction ; la
largeur minimale de la fondation correspond donc à :
20
N (t/ml) 5 6 7 8
Exemple de dimensions en béton : H (cm) 25 35 40 50
L (cm) 50 60 70 80
MISE EN ŒUVRE :
-Il faut prévoir un renforcement de la fondation au droit des angles et des trumeaux plus chargés .
21
-Etant donné que les charges ne sont pas réellement uniformément réparties il est nécessaire de prévoir un chainage
incorporé dans la rigole (1.6 à 2 d’acier) ou sur celle- ci. Un chainage en partie basse est plus recommandé pour
réduire la fissuration.
-Le fond de fouille doit être sensiblement horizontal longitudinalement et horizontalement sinon, on est amené à
réaliser des gradins ou fondations à redans. Par hypothèse, la transmission des efforts de compression se fait sous
un angle de 45°.
-Le franchissement des ouvertures (ex : porte de garage) s’effectue en faisant filer la rigole dans la majeure partie
des cas.
C’est une fondation pouvant supporter une charge plus importante que celle de la rigole dans un sol moyen ( 0.5 à 2
bars ), sous des murs porteurs ou de remplissage ,ou des voiles en BA . Elle est utilisée pour obtenir des pressions
plus faibles en augmentant la surface portante. La longueur de la semelle est grande par rapport à sa largeur ( 2 à 15
fois ).
Elles peuvent avoir une forme classique, section rectangulaire, ou avec glacis (cas le plus courant) pour économiser
le béton mais la mise en œuvre est plus difficile.
Si elle est peu large %≤ 60 cm) la semelle est assimilée à une poutre plate reposant sur le sol, et armée
symétriquement.
-barres porteuses ou armatures principales (nappe inférieure) dans le sens transversal de la semelle et travaillant à la
traction.
-barres de répartition ou armatures secondaires (nappe supérieure) dans le sens longitudinal. Sa section est de
l’ordre du 1⁄3 de celle des aciers porteurs.
La transmission des charges verticales qui agissent à la partie supérieure de la semelle est assurée par des « bielles
de compression » symétriques par rapport à l’axe. Ces bielles obliques ont tendance à provoquer un effort de
traction sur le béton à la partie inférieure de la semelle. L’armature transversale de la semelle a donc pour fonction
d’équilibrer les efforts de traction dans le béton.
22
a)Semelle rigide :
Considérons une semelle non armée : sous l’effet des charges , des fissures apparaissent en partie basse de la
semelle. Celles –ci sont dues à la présence des bielles élémentaires de compression qui agissent et étirent le béton
en partie basse, ce qui justifie la nécessité des armatures transversales avec crochets.
b) Semelle flexible :
Considérons une semelle non armée : sous l’effet des charges P, chaque console est sollicitée par une action du sol
égale à 5⁄2 qui provoque le poinçonnement ou glissement vertical et la rotation des consoles. Les causes de ces
phénomènes sont le cisaillement vertical et la flexion.
REMARQUE :
La liaison semelle- voile est assurée par des aciers en attente avec un retour d’équerre (de 35 Ø) en partie basse s’ils
doivent équilibrer un moment de flexion ou un effort normal de traction.
Il faut armer la semelle comme une poutre, appelée poutre de rigidité ou libage qui a pour effet de raidir la semelle
et permet de remédier aux tassements différentiels pouvant se produire:
- dans le cas d’un voile partiel établi sur une semelle continue.
- dans le cas des poteaux et de murs de remplissage établis sur semelles continues.
- quand le sol n’est pas homogène (existence de points durs ou moins résistants).
La répartition des charges (concentrées ;continues et concentrées ) à la partie supérieure de la semelle n’est pas
uniforme. La répartition des pressions sous la semelle n’est pas uniforme. Cette répartition peut varier dans le sens
longitudinal et dans le sens transversal de la semelle. L’appréciation de la répartition réelle est difficile et en pratique
on est contraint d’hypothèses simplifiées par l’expérience.
-de la semelle plus ou moins rigide en fonction de la section du béton et des armatures ;
La semelle isolée reçoit un poteau isolé (d’angle, de rive, intérieur) ou des poteaux jumelés au droit d’un joint de
dilatation. Elle supporte donc une charge est concentrée.
La semelle présente une surface d’environ 40 fois plus grande que la section du poteau. La section à la base du
poteau et celle de la semelle doivent être homothétiques ( 7 /87 = 97 /:7 )
;< 0<
La hauteur est au moins égale à : ht ≥ + 5 cm avec : 97 et :7 la plus grande dimension de la semelle et
du poteau respectivement.
Elles ont le plus souvent une forme carrée, rectangulaire (avec ou sans contreforts) ou plus rarement celle d’un
cercle dans le cas des têtes de puits cylindriques.
Quand deux poteaux sont trop rapprochés, les zones d’influence de leurs semelles peuvent de se chevaucher
entrainant un tassement qui provoquerait des fissurations de la structure. La solution est le jumelage des deux
semelles : semelle rectangulaire pour deux poteaux supportant une charge identique, et semelle de forme
trapézoïdale pour deux poteaux à charges différentes (dans le sens de l’égalisation des pressions sur le sol).
Pratiquement on admet l’existence des bielles de compression dans les semelles rigides. La partie inférieure est
tendue dans les deux sens. Elles sont donc armées par deux nappes d’aciers orthogonaux (porteurs).
La liaison poteau –semelle est assurée par des aciers en attente avec un retour d’équerre (de 35 Ø) en partie basse
s’ils doivent équilibrer un moment de flexion ou un effort normal de traction.
26
Pour éviter les risques de glissement de terrain, la pente maximale entre deux niveaux ne doit pas excéder 2⁄3.
b)Joints de rupture :
Il doit être ménagé entre deux ensembles d’ouvrages voisins lorsqu’il existe :
Le joint de rupture est indispensable entre bâtiment ancien et nouveau même si les charges sont sensiblement
identiques pour éviter les désordres dus au tassement ou à la consolidation du sol du bâtiment récent.
c)Joints de dilatation :
Ils sont normalement prévus au- dessus des semelles de fondation. La semelle est commune aux deux murs ou
poteaux . Ils sont espacés d’environ 20 à 25 mètres.
Ils permettent d’éviter des désordres dus à d’autres causes : retrait du béton ou déformations diverses.
27
C’est le cas courant de semelles sous poteau ou sous voile, situées en limite de propriété ou contre un mur existant.
Sous l’effet des seuls efforts verticaux, elles ne sont pas en équilibres; il faut alors mobiliser des efforts
complémentaires horizontaux. Deux méthodes peuvent être utilisées:
d-1-Méthode de la butée :
Suivant le point d’application de la charge et les dimensions de la semelle, la réaction du sol a pour diagramme un
trapèze, ou un triangle ou un triangle réduit. On admet une répartition uniforme des contraintes sous la semelle. On
utilise la méthode des bielles pour déterminer la hauteur ht et les armatures.
L’équilibre peut être obtenu en mobilisant un effort de butée = selon le schéma mécanique ci-dessous. L’effort de
butée est = = P *e/L
Si cet effort est faible, le frottement sol –fondation peut suffire pour l’équilibrer, sinon on réalise un buton qui
prend appui sur une fondation voisine. L’ensemble travaillant comme un cadre, le buton est sollicité en compression
simple.
Le poteau de rive ne travaille plus en compression simple, mais en flexion composée, avec un effort normale 5 et un
moment M =5 * e.
Une longrine est une poutre reposant sur des fondations et permettant la transmission des efforts de la structure
aux semelles.
Cas 1 : Elle est reliée aux semelles et poteaux à chacune de des extrémités pour avoir les résultantes des actions au
sol R1 et R2, centrées sous la semelle.
Cas2 : Cette méthode est à réaliser en rive de bâtiment ancien avec semelle existante débordante. La semelle près
du mur est décalée. Le poteau près du mur prend appui sur la partie en encorbellement de la longrine.
28
5.1.4 – RADIERS :
Un radier général est constitué par une semelle générale couvrant toute la surface au sol du bâtiment formant ainsi
une plate-forme sur laquelle la construction trouvera une assise ferme .Parfois cette semelle déborde par consoles
extérieures.
Le radier travaille comme un plancher renversé qui reçoit les actions ascendantes du sol.
Le radier se trouve justifié, si les semelles continues ou isolées deviennent très larges ,ou que les espaces qui les
séparent deviennent très faibles , en raison :
Les charges sont réparties sur une très grande surface de façon à réduire les pressions sur le sol.
-la nature du sol et la disposition des charges et surcharges ne sont pas propices à provoquer des tassements
incompatibles : dû au terrain de résistance inégale, on a un tassement différent sous le radier provoquant un
déversement de la construction et excentricité de la résultante par rapport au centre de gravité de la semelle ;
-la poussée d’Archimède ne risque pas de faire remonter l’ensemble du bâtiment sous l’effet des nappes d’eau ;-le
terrain sous le radier ne subit que des contraintes de compression, en tout points ;
-si la répartition uniforme des contraintes sous le radier est possible (poteaux ou poutres également distantes et
également chargées, de préférence).
Le choix aussi peut être d’ordre économique vu que le radier est moins couteux que les fondations profondes.
-la dalle par sa masse propre s’oppose aux actions du sol et est portée gratuitement
-les poutres intermédiaires de fortes sections (40*40,40*100…)ont une masse importante qui n’est pas prise en
compte pour le calcul de l’armature.
29
Types de radier :
-dalle en béton armé avec ou sans nervures : voir tableau « études comparatives » ;
-radier en sable : mis en place par couches de 20 cm, fortement pilonnées et arrosées .Les parois sont limitées par
des murets en maçonnerie ou en béton.
ETUDE COMPARATIVE :
30
31
Remarques:
-pour des terrains hétérogènes, il est nécessaire de scinder les radiers par des joints de rupture ;
-pour les sous-sols inondés, le radier peut être relevé sur les côtes pour former un cuvelage étanche, avec
éventuellement des tirants d’ancrage (câbles précontraints scellés dans la roche sous-jacente) empêchant toute
remontée du radier.
Un puits de fondation en béton, armé ou non, se ressemble à un gros pilier, prenant appui sur le sol résistant, à une
profondeur supérieure à 2 mètres.
Critère de choix :
-la couche superficielle présente une résistance insuffisante pour équilibrer les charges ;
-d’ordre économique ;
-rapidité d’exécution.
Caractéristiques :
-en forme de « patte d’éléphant » avec une pente de 1⁄3 à 1⁄5 suivant la roche.
-armature : peut être incorporée à la partie haute du puits pour fretter le béton.
EMPLACEMENT :
Sous les éléments de construction les plus chargés : angles, intersection de murs intérieurs, poteaux en B.A.,
trumeaux.
Le nombre de puits résulte d’un compromis entre des exigences en conflit : d’une part, le terrassement et le
remplissage en béton ; d’autre part, la portée et la section des longrines.
FORAGE :
-dans les sols con cohérents : avec tubage provisoire ou à l’abri d’un blindage pour empêcher les éboulements tout
en permettant l’excavation.
-par madriers verticaux et étrésillonnage par étais au fur et à mesure du terrassement mécanique,
-avec des cadres métalliques placés horizontalement à glissières réglables qui maintiennent des madriers verticaux,
CHAPITRE : V I PLANCHERS
1 –DEFINITION :
Un plancher est une partie horizontale (ou présentant une légère pente) de la construction, séparant deux niveaux
d’un bâtiment, capable de supporter des charges et de les transmettre aux éléments porteurs horizontaux et/ ou
verticaux de l’ossature.
Selon sa position, il remplira différentes fonctions :
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3 –DALLAGE :
3.1-Localisation :
- soit au rez-de-chaussée (séjour, chambre, cuisine, garage…)
- soit au niveau du sous-sol(garage, cave…)
3.2-Constitution :
Un dallage se compose d’une forme ou sous-couche qui sert de fondation, d’assise sur laquelle est exécuté le
; corps du dallage ; du corps du dallage, constitué d’une dalle en béton (armé ou non)qui se repose sur la forme;
d’un revêtement de sol éventuel.
a)- Forme du dallage :
Ayant un rôle de fondation, la forme du dallage doit être :
-Insensible à l’eau (et au gel), ce qui pourra conduire à la réalisation d’un drainage périphérique,
-homogène, afin de répartir les charges le plus uniformément possible,
-avoir une résistance mécanique adaptée aux efforts auxquels elle est soumise. De plus les tassements du matériau
qui la constitue, doivent être compatibles avec les déformations du corps du dallage.
Elle est en générale réalisée avec :
-un tout-venant stabilisé mécaniquement (mélange de cailloux, gravier, sable dont le pourcentage des fines inférieur
à 80 microns ne dépasse pas 20 pour cent),
- une grave stabilisée (granulat mélangé ou non de sable et de gravier),
- une grave ciment CEM I ou CEM II/A ou B de classe 32.5), à raison de 3 ou 4 pour cent du poids de grave.
Elle est surmontée d’une couche anticontaminante (film polyéthylène de 150 micron ou couche de 5 cm de sable par
exemple) pour empêcher la pollution du béton par les constituants de la forme au moment de la mise en œuvre . Le
polyéthylène aura de plus une fonction anticapillarité .
Dans le cas d’un bon sol (sol pulvérulent compacte, on peut se dispenser d’une forme et réaliser la dalle en
intercalant simplement une couche anticontaminante entre le bon sol et le corps du dallage.
b)- Corps de dallage :
Il est en béton armé ou non et son épaisseur h0 est comprise entre 8 et 15 cm. Le dosage du ciment doit etre
supérieur à 300 kg/m3 conférant ainsi une bonne résistance en traction au béton mis en œuvre.
4- PLANCHER
4.1-DALLE SIMPLE :
Elle est constituée d’une plaque de béton coulé sur place, de 8 à 20 cm d’épaisseur, avec armature incorporée. Le
béton est destiné surtout à équilibrer l’effort de compression et les aciers permettent d’équilibrer les efforts de
traction. C’est pour cela que les différentes canalisations (évacuation ses eaux usées, électriques…)sont posées
directement sur l’acier(dans zones tendues).
Epaisseur : Elle résulte des trois conditions suivantes :
-résistance à la flexion : 1/30 à 1/35 de la portée pour une dalle reposant sur 2 appuis
1/40 à 1/50 pour une dalle reposant sur 4cotés
-isolation acoustique (loi de masse) : ≥ 16 cm
-rigidité ou limitation de la flèche
-sécurité en matière d’incendie : 7cm pour 1 heure de coupe-feu et 11 cm pour 2 heures
36
COFFRAGE :
Les différentes modes de coffrage varient suivant : - le matériel disponible dans l’entreprise ; la nature des travaux
(sections, portées) ; travaux à l’unité, en petite ou grande série.
Coffrage traditionnel : phases de montage
-pose des étais en bois ou métalliques
-pose des supports primaires horizontaux constitués par des files de madriers (fixés sur les étais)
-pose des supports secondaires en bastaings (croisés sur une file centrale pour éviter les coupes
-peau de coffrage en contre plaqué de 14 à 21 mm d’épaisseur, ou en planches (pin) jointives.
Coffrage avec tables coffrantes :
Elles ont pour but de réaliser à la fois l’étaiement vertical ; l’étaiement horizontal et le fond de moule. Le coffrage
des dalles et des poutres peuvent être fait simultanément. Elles sont constituées :
-une ossature métallique composée de pièce standard, galvanisée, permettant de constituer des tables extensibles
ou réductibles dans les trois dimensions (hauteur, longueur, largeur).
-un piétement métallique muni d’un système à crémaillère permettant un décoffrage quasiment instantané pour
une course de 0.60 à1.50 m
-un platelage (peau coffrante) métallique ou en bois ajustable en longueur et en largeur.
Avantages: . très extensible en hauteur, la gamme de rehausses proposée lui permet d’etre utilisée sur des plan-
chers allant jusqu’à 5m de hauteur.
.rapide à monter.
.légère, ce qui permet l’utilisation d’une grue de faible puissance.
.peu encombrant pour le transport d’un chantier à l’autre.
.longue durée de vie.
Les dessins d’exécutions :
Ce sont des dessins réalisés par des bureaux d’études spécialisés. Ils doivent être faits pour chaque plancher. celui-
peut etre désigné soit par le nom de l’étage, soit par la cote du niveau fini auquel il se trouve.
On représente sur ces plans :
.les murs et poteaux supportant le plancher (P1, P2…)
.les baies et linteaux s’y rapportant (L1, L2…)
.les poutres et consoles ( 2(180*380), BN1(180*480)…)
.l’emprise des différentes dalles et balcons ( a , b , c …)
.les trémies et réservations existantes dans les murs et dalles
.l’épaisseur brute de la dalle
Il est également utile de figurer les éléments prenant appui sur le plancher, notamment si ceux-ci nécessitent la mise
en place d’armatures d’attente (trait mixte à 2 points et hachuré)
Conditions d’utilisation des coffrages :
Il faut tenir en compte des facteurs qui influencent la poussée due au béton frais, des principes de construction des
coffrages, et des matériaux constitutifs des dits coffrages :
.stabilité et résistance mécanique : au chocs (déformations à éviter), aux poussées du béton frais, aux
conditions extérieures (état hygrométrique de l’air, température)
.étanchéité (aux angles saillants et rentrants, entre panneaux ou éléments de coffrages, à la base du
coffrage).
.facilité dans la fabrication, l’assemblage, le réglage, la fixation.
.adaptation aux formes prévues.
.sous l’action du vent, sécurité au moment du montage des éléments (échafaudages), du coulage (pas-
serelle de circulation), du décoffrage (fragments ou éléments modulaires)
.possibilité de mise en place de l’armature (croisement, nœud de poutre)
.possibilité de vibration interne (avec aiguille), ou externe (vibrateur appliqué sur le coffrage), ou su-
perficielle (avec règle vibrante)
.insensibilité de la peau de du coffrage aux actions chimiques du béton (pas d’adhérence)
.aspect économique (durabilité, amortissement ; travaux unitaires, en petite ou grande série).
Qualités requises pour les parements en béton :
-Le parement élémentaire est généralement réservé aux parois des locaux utilitaires pour lesquels une soigné
n’est pas nécessaire, ou aux parois destinées soit à recevoir une finition rapportée non directement appliqué sur
le support, soit à être masquées par une cloison de doublage indépendante de ces parois.
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-Le parement ordinaire peut convenir pour les emplois ci-dessus lorsque la paroi est destinée à recevoir un enduit
de parement traditionnel épais.
Le parement courant correspond par exemple à des ouvrages susceptibles de recevoir des finitions classiques de
papiers peints ou peinture moyennant un rebouchage préalable.
Le parement soigné convient aux mêmes usages que le parement courant mais sa meilleur finition permet de
limiter les travaux ultérieurs de revêtement éventuel et n’exige qu’une moindre préparation.
BETONNAGE :
Le dosage en liant, par de béton mis en œuvre, varie entre 300 à350 kg de CEM II A 42.5. Le béton mis-en
place par vibration est dressé à la règle vibrante qui prend appui sur des guides préalablement réglés.
ARMATURE :
-L’armature doit compenser les défaillances du béton dans les zones tendues.
-Les aciers porteurs sont prolongés au-delà des appuis, retournés sur les appuis pour assurer leur ancrage par
adhérence (crochets).
-Les barres porteuses sont placées dans le sens de la petite portée.
-Les barres dites de répartition sont placées sur les barres porteuses et orthogonalement.-Le quadrillage ainsi
formé est souvent constitué par des treillis soudés. Le recouvrement se fait :
.sur les files porteurs : 3 soudures + 4 cm
.sur les files de répartitions : 2 soudures + 4 cm
-Le maintien des chapeaux sur appuis peut s’effectuer :
.en s’appuyant sur l’armature des chainages de rive et de refend ou poutres.
.en relevant une barre sur l’appui
.en effectuant un retour sur la barre porteuse
.en façonnant des chapeaux formant cavaliers.
Ouvertures dans la dalle (trémies) :
-Elles sont nécessaires pour le passage des gaines, des conduits (fumées, ventilation), des ascenseurs et escaliers.
-Les ouvertures de faibles dimensions nécessitent la réservation de l’évidement (coffrage) , et des aciers de renforts
au pourtour de la réservation. La transmission des efforts dans le béton s’effectue par des bielles horizontales
inclinées à 45 °. La longueur de scellement droit des aciers ld est augmentée de l’écartement d de l’espacement
entre acier.
-Les ouvertures de grandes dimensions nécessitent à leur pourtour, des poutres ou des nervures.