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CA0001. -TITLE: HERPES ZOSTER OPHTHALMICUS
ASSOCIATED WITH IPSILATERAL FACIAL NERVE PALSY: A
CASE REPORT
Yosra Maalej(1), Hajer Loukil(1), Mariem Sehli(1), Mariem
Lachtar(1), Dorra Sellami(1), Amira Trigui(1)
Adresse: (1) CHU HABIB BOURGUIBA DE SFAX : OPHTALMOLOGIE,TUNISIA
Description:
Introduction :Herpes zoster ophthalmicus (HZO) refers to involvement of the
ophthalmic division of the trigeminal nerve, which is 20 times more likely to be
involved in herpetic infections than the mandibular and maxillary divisions. Facial
paralysis is a neuropathy of the seventh cranial nerve. We report a rare case of
herpes zoster ophthalmicus associated with isolated ipsilateral facial nerve palsy.
Observation :A 79-year-old immunocompetent man presented with severe ocular
pain and blurred vision for one month, accompanied by painful vesicular skin lesions
and the development of isolated left Bell's palsy. Ophthalmic examination revealed
visual acuity of hand motion in the left eye, lagophthalmos, no oculomotor nerve
palsy, and no abnormalities in the pupillary response. Slit lamp examination revealed
a perforated corneal ulcer surrounded by corneal stromal oedema. The patient was
started on intravenous acyclovir. Clinical evolution showed resolution of the vesicular
lesions and healing of the ulcer. Conservative management was chosen for Bell's
palsy, which showed slow spontaneous [Link] :The concomitant
involvement of facial and trigeminal nerves in the same disease course may be
explained by their underlying anatomical proximity. Accurate diagnosis of HZO-
associated facial nerve palsy is crucial, as this form of facial palsy generally has a
better prognosis.
CA0002. -PSEUDO-RÉTINOPATHIE DE PURTSCHER
D'ORIGINE NÉOPLASIQUE : À PROPOS D’UNE OBSERVATION
Houssem Jazia(1), Asma Zaghdoudi(1), Habib Hedhiri(1),
Amira Ben moula(1), Sameh Mbarek(1), Anis Mahmoud(1),
Riadh Messaoud(1)
Adresse: (1) HÔPITAL TAHAR SFAR : OPHTALMOLOGIE MAHDIA,TUNISIA
Description:
Introduction :L'adénocarcinome pulmonaire est une cause d'hypercoagulabilité
systémique causant plusieurs localisations para néoplasiques. Nombreux rapports
mettent en évidence son association avec des événements thromboemboliques
vasculaires ré[Link] :Un homme âgé de 39 ans, a été hospitalisé en
pneumologie pour exploration d'une hémoptysie. Il a été adressé en ophtalmologie
pour une baisse de vision brutale et bilatérale. L'examen du fond d'œil a montré de
multiples nodules cotonneux dans la zone péri papillaire. Une TDM thoracique a été
demandé montrant une opacité en verre dépoli dans le lobe supérieur droit associée
à une lymphadénopathie hilaire. Une thoracotomie et une biopsie pulmonaire ont été
réalisées et ont abouti au diagnostic d'adénocarcinome pulmonaire. Le patient a été
traité avec de fortes doses de corticostéroïdes et a reçu une chimiothérapie à base
de Taxol-Carboplatine. L’évolution était marquée par une bonne récupération
[Link] :L'adénocarcinome pulmonaire doit être inclus dans la liste des
affections systémiques de la pseudo-rétinopathie de Purtscher.
CA0003. -MORNING GLORY SYNDROME : AU-DELÀ DE LA
VISION
Ines Fendouli(1), Safa Ben aoun(1), Molka Ferchichi(1),
Ranim Balti(1), Slim Selmi(1), Rym Maamouri(1), Monia
Cheour(1)
Adresse: (1) HÔPITAL HABIB THAMEUR DE TUNIS : SERVICE
D'OPHTALMOLOGIE,TUNISIA
Description:
Introduction :Le Morning Glory syndrome (MGS) est une malformation congénitale
rare, caractérisée par une tête de nerf optique en forme d'entonnoir. Cette anomalie
mésenchymateuse primaire se manifeste souvent pendant l’enfance par une baisse
de la vision ou un [Link] :Nous rapportons le cas d’une patiente de
37 ans, opérée au jeune âge pour cataracte congénitale de l’œil droit (OD), qui a
développé une baisse de l’acuité visuelle (AV) de l’œil gauche. L’examen
ophtalmologique de l’OD a montré une AV à 10/10, un segment antérieur calme et
un fond d’œil sans anomalies. En revanche, l’œil gauche a révélé une AV limitée à
1/10, un segment antérieur calme, un cristallin transparent et un fond d’œil montrant
une papille excavée en forme d’entonnoir, entourée d’un anneau pigmenté et
recouverte de matériel fibroglial. La tomographie par cohérence optique (OCT) a mis
en évidence un décollement séreux rétinien (DSR) du bord papillaire nasal,
s’étendant jusqu'à la fovéa. L’IRM cérébrale a révélé une agénésie du corps calleux
et une protrusion de la selle turcique dans le nasopharynx, avec une arachnoïdocèle
affectant la glande hypophysaire. La patiente a été référée à la neurochirurgie et à
l’endocrinologie pour une prise en charge complémentaire. Notre attitude était la
surveillance étroite du [Link] :Le MGS est associé à des anomalies
systémiques, telles que la fente palatine et des anomalies neurologiques. Les
complications incluent le DSR, fréquent dans ce syndrome (26-38 % des cas), ainsi
que les plis rétiniens et le décollement de rétine (DR). Ce dernier nécessite souvent
une prise en charge chirurgicale, mais des cas de guérison spontanée ont été
observés. La surveillance de l’œil controlatéral est cruciale dans les cas unilatéraux
en raison des risques de cataracte et de DR.
CA0004. -LA PLACE DE LA CORTICOTHÉRAPIE DANS LE
TRAITEMENT DE L’ENDOPHTALMIE ENDOGÈNE : À PROPOS
D’UN CAS
Mohamedou Habibi(1), Mohamed habib Hedhiri(1), Fahmi
Laajimi(1), Asma Zaghdoudi(1), Amina Mi(1), Fatma Sakji(1)
Adresse: (1) HOPITAL REGIONAL TOZEUR : OPHTALMOLOGIE,TUNISIA
Description:
Introduction :L’endophtalmie endogène est une infection intraoculaire rare mais
grave. Elle est causée par la diffusion hématogène d’un agent infectieux provenant
d’un foyer infectieux primitif. Cette infection survient particulièrement chez les
patients immunodéprimés . Sa prise en charge est complexe, nécessitant un
diagnostic rapide et un traitement spécifique adapté.Observation :Nous rapportons le
cas d’une patiente agée de 63 ans, en insuffisance rénale chronique et dialysée par
un cathéter tunnelisé, hospitalisée pour une fièvre aiguë associée à des signes
locaux d'infection au niveau du cathé[Link] un syndrome inflammatoire à la
biologie Deux jours plus tard, la patiente a développé une douleur oculaire droite,
une hyperhémie conjonctivale et une baisse brutale de l’acuité visuelle. L’examen
ophtalmologique a retrouvé un œil rouge douloureux avec hypopion et Tyndall
cellulaire et protéique +3 Le fond d’œil était inaccessible. L’échographie de l’œil droit
a révélé un vitrée très chargée. Le diagnostic le plus probable était une
endophtalmie endogène. Le patient a été mis sous vancomycine systémique et
ceftazidime lors des séances de dialyse. Un traitement local par injections
intravitréennes de vancomycine et ceftazidime a été instauré, administré en trois
injections à 72 heures d’intervalle, avec de la dexaméthasone à la deuxième et
troisième injection. Des collyres fortifiés ont été associés à l’atropine à 1 % et au
Mydricol. Une corticothérapie topique à forte dose a été introduite secondairement à
72h. Les hémocultures ont révélé la présence de Staphylococcus aureus.
L’évolution clinique a montré une bonne réponse au traitement, avec une réduction
notable de l’inflammation et une amélioration de l’acuité visuelle. Le fond d’œil a
révélé des voiles cicatriciels dans une vitrée calme avec une rétine à plat, suggérant
une maîtrise de l’infection. Conclusion :l’endophtalmie endogène est une pathologie
rare nécessitant une prise en charge multidisciplinaire pour améliorer le pronostic
vital et fonctionnel, notamment chez les patients présentant une infection systémique
sous-jacente.
CA0005. -ŒDÈME PAPILLAIRE CHRONIQUE : COMPLICATION
REDOUTABLE DE L’HYPERTENSION INTRACRÂNIENNE
IDIOPATHIQUE
Imen Zone abid(1), Amel Ben abid(1), Aymen Ben mrad(1),
Emna Baklouti(1), Mariam Zribi(1), Dorra Sellami(1), Amira
Trigui(1)
Adresse: (1) CHU HABIB BOURGUIBA SFAX : OPHTALMOLOGIE,TUNISIA
Description:
Introduction :L’hypertension intracrânienne (HTIC) idiopathique est caractérisée par
une augmentation de la pression intracrânienne, dont la nature est indéterminée.
Elle est généralement aisément reconnue chez une femme obèse présentant des
céphalées, un œdème papillaire et une atteinte de la fonction visuelle. Nous
rapportant le cas d’HTIC idiopathique avec atteinte visuelle grave chez un homme
âgé de 45 ans. Observation :Homme âgé de 45 ans sans antécédents particuliers
consulte pour une baisse bilatérale progressive de l’acuité visuelle (AV) évoluant
depuis 2 ans. L’examen ophtalmologique a révélé une acuité visuelle limitée à voie
bouger la main du côté droit, au décompte des doigts à 4 mètres du côté gauche. Le
segment antérieur était calme et le reflex photomoteur (RPM) direct était altéré des
deux yeux. Le fond d’œil a trouvé un œdème papillaire (OP) stade 2 des deux côtés.
La tomographie par cohérence optique (OCT) papillaire, l’angiographie rétinienne à
la fluorescéine et l’échographie en mode B ont confirmé l’OP. L’angiographie par
résonnance magnétique cérébrale (angio-IRM) a révélé des nerfs optiques tortueux,
un épaississement de la gaine des nerfs optiques et un aplatissement de la paroi
postérieure des globes oculaires. L’examen neurologique était sans anomalies. La
pression d’ouverture de liquide céphalo-rachidien (LCR) à la ponction lombaire(PL)
était de 117 cm H2O. Le diagnostic d’HTIC idiopathique a été retenu et le patient a
été mis sous acétazolamide et a bénéficié d’une PL déplétive sans récupération de
l'acuité [Link] :Au cours de l’HTIC idiopathique la pression
intracrânienne élevée est transmise aux gaines qui entourent les deux nerfs
optiques, provoquant ainsi un œdème papillaire. Il s'agit d'une urgence
thérapeutique, le but du traitement étant l’amélioration des symptômes et la
préservation de la fonction visuelle. L’évolution vers L’atrophie optique par œdème
papillaire chronique est la complication majeure de l’hypertension intracrânienne
idiopathique.
CA0006. -RETINOPATHIE RADIQUE : A PROPOS D’UN CAS
Mohamed Mahmoudi(1), Nesrine Zaafrane(1), Hassen
Smaoui(1), Moatez Boulaares(1), Youssef Tritar(1), Fethi
Krifa(1), Mohamed Ghorbel(1)
Adresse: (1) HOPITAL FARHAT HACHAH SOUSSE :
OPHTALMOLOGIE,TUNISIA
Résumé:
Introduction:
La rétinopathie radique est une pathologie vasculaire occlusive faisant suite à une
radiothérapie dirigée sur l’œil ou sur des structures péri-oculaires(cerveau et sphère
ORL).Dans ce document nous allons rapporter le cas d’une rétinopathie radique post
néoplasie du cavum.
Matériel et méthode:
Il s’agit d’un homme âgé de 56 ans,diabétique, traité il ya 3ans pour carcinome du
nasopharynx par radio-chimiothérapie concomitante .Le patient nous a consulte
pour baisse de l’acuité visuelle .On trouve a l’examen une acuité visuelle limitée au
décompte des doigts a 3mètres a l’œil droit et 4/10e du coté gauche,au Fond d’œil
on constate de micro-anévrysmes,d’hémorragies rétiniennes et des exsudats
lipidiques jaunâtres perimaculaires.A l’angiographie a la fluorescéine on note une
ischémie rétinienne périphérique très étendue et des micro-anévrysmes.A l’OCTm
de l'OD on note un œdème maculaire cystoïde avec disparition des couches
rétiniennes internes ainsi qu’une désorganisation des couches rétiniennes
externes ,a l'OG un décollement séreux rétinien avec logettes intra-rétiniennes.A
l’OCT-A on constate une atrophie de la couche choriocapillaire avec diminution de la
densité du réseau capillaire rétinien superficiel et profond.
Résultat :
L’atteinte rétinienne post radique initiale se situe au niveau des cellules
endothéliales avec apoptose et expression des molécules pro-inflammatoire et pro-
[Link] modifications aboutissent d’une part a des occlusions de
capillaires rétiniens d’autre part,la perte de la structure des capillaires va entrainer
une augmentation de la perméabilité vasculaire induisant une extravasation du
contenu [Link] principaux facteurs de risque de développer une rétinopathie
radique sont la technique d’irradiation,la tumeur elle-même et des facteurs lies au
[Link] traitement de la rétinopathie radique est représenté principalement par la
panphotocoagulation rétinienne.
Conclusion :
Malgré les avancées techniques,la rétinopathie radique reste l’une des principales
complication de la radiotherapie,Son diagnostic permet la mise en route d’un
traitement adapté,en faire le diagnostic précocement est donc un enjeu important.
CA0007. -HÉMORRAGIE RÉTRO-HYALOÏDIENNE DE
VALSALVA : À PROPOS D’UN CAS
Sohayb Tarik(1), Salah Yaakoubi(1), Hassen Smaoui(1),
Mohamed Ghachem(1), Youssef Tritar(1), Ben abdesslem
Nadia(1), Mohamed Ghorbel(1)
Adresse: (1) CHU FARHAT HACHED DE SOUSSE : OPHTALMOLOGIE,TUNISIA
Description:
Introduction :L'hémorragie rétro-hyaloïdienne est un décollement vitréen localisé dû
à l'accumulation de sang. Elle survient généralement à la suite de troubles
vasculaires rétiniens, des troubles hématologiques, des traumatismes. Elle peut
également survenir dans de rares cas suite à un effort physique ou à une manœuvre
de [Link] :Nous rapportons le cas d’un homme âgé de 35 ans sans
ATCDs notables qui a été hospitalisé dans le service de maladies infectieuses pour
fièvre persistante prolongé avec syndrome grippal depuis 17 jours adressé à notre
consultation pour examen ophtalmologique devant l’apparition scotome au niveau de
l’œil droit évoluant depuis 24h suite à un effort de vomissement. L’examen clinique
a objectivé une acuité visuelle à 10/10ème en bilatéral. Au niveau de l’OD on a noté
la présence d’une hémorragie sous conjonctivale en cours de résorption. L’examen
du FO droit a objectivé une hémorragie rétro-hyaloïdienne en nasal de la papille.
Notre conduite à tenir était de surveiller le patient puisque l’atteinte est extra
maculaire. Discussion : Les hémorragies rétro hyaloïdienne à la suite d’un effort
de Valsalva sont secondaires à une augmentation brutale de la pression intra-
abdominale ou intrathoracique à glotte fermée réalisant une augmentation de la
pression veineuse rétiniennes. Leur localisation reste encore sujette à controverse :
sous la membrane limitante interne ou sous la hyaloïde postérieure. La
Hyaloïdotomie au Laser est indiqué si l’hémorragie dépasse les 3 diamètre papillaire
avec atteinte maculaire et en absence de résorption au bout de 3 à 4 semaines de
[Link] :L’hémorragie rétro hyaloïdienne de Valsalva est rare dont
l’évolution naturelle est la résorption qui se fait généralement à quelques semaines.
CA0008. -CELLULITE ORBITAIRE NÉONATALE : A PROPOS
D’UN CAS
Mohamedou Habibi(1), Mohamed habib Hedhiri(1), Fahmi
Laajimi(1), Asma Zaghdoudi(1), Amina Mi(1), Fatma Sakji(1)
Adresse: (1) HOPITAL REGIONAL TOZEUR : OPHTALMOLOGIE,TUNISIA
Description:
Introduction :Les cellulites orbitaires du nouveau-né sont très rares. Leur diagnostic
précoce doit être fait afin d’éviter le risque de septicémie et de passage systémique.
Nous rapportons le cas d’un nouveau-né hospitalisé à J13 de vie pour une cellulite
orbitaire préseptale bilatérale asymétriqueObservation :Nous rapportons le cas d’un
nouveau-né admis à 13 jours de vie au service de néonatologie pour prise en charge
d’une cellulite orbitaire bilatérale. Le bébé est né à terme (38 SA) d’un
accouchement par voie basse sans incidents en post natale et un poids de
naissance de 3 kg 500. Aucun facteur de risque d’infection maternofœtale n’a été
noté. Il n’y avait pas de fièvre maternelle en pré, per ou post-partum. Le bébé était
fébrile à 39 et l’examen ophtalmologique objectivait un œdème palpébral bilatéral
rouge et chaud, l’ouverture palpébrale était difficile mais on ne retrouvait pas
d’exophtalmie, de chémosis ni de déficit oculomoteur. Le réflexe photomoteur direct
était conservé et le fond d’œil était impossible. La tomodensitométrie orbitaire
demandé en urgence était en faveur d’une cellulite orbitaire préseptale bilatérale
stade 1 de Chandler. Les hémocultures étaient positives à Klebsiella pneumoniae et
le diagnostic d’une septicémie au streptocoque B dans le cadre d’une infection
maternofœtale tardive , compliquée d’une cellulite orbitaire bilatérale est retenue.
Une antibiothérapie associant ceftriaxone, amoxicilline et gentamycine pendant 72
heures puis relais par la ceftriaxone seule pendant 13jours ont été suivis par une
nette amélioration clinique et biologique Conclusion :Toute cellulite orbitaire
néonatale doit faire évoquer en premier lieu une infection maternofœtale d’où la
nécessité d’une antibiothérapie à large spectre afin de limiter le passage systémique
et les éventuelles complications qui peuvent mettre en jeu le pronostic vital.
CA0009. -PTOSIS RÉVÉLANT UN LYMPHANGIOME KYSTIQUE
: À PROPOS DE DEUX CAS
Rim Kmiha(1), Zaineb Kallel(1), Dhouha Gouider(1), Ahlem
Hwatmi(1), Mohamed Ben hadj khelifa(1), Amel Chebbi(1)
Adresse: (1) INSTITUT HÉDI RAÏS D'OPHTALMOLOGIE : SERVICE C,TUNISIA
Description:
Introduction :Les lymphangiomes kystiques de l’orbite (LC), également connus sous
le nom de malformations vasculaires veineuses et lymphatiques orbitaires, sont des
malformations vasculaires orbitales bénignes à bas débit avec une composante
lymphatique simple ou mixte lymphatico-veineuse [4]. Ce sont des malformations
congénitales à croissance lente intéressant principalement la région cranio
céphalique. Nous rapportons deux cas de LC révélés par un ptosis. Observation :Le
premier cas était celui d’un enfant âgée de 6 ans, sans antécédents généraux,
consulte pour un ptosis de l’œil gauche (OG) évoluant depuis 12 jours. Nous avons
noté dystopie de l’OG associé à une tuméfaction du quadrant supérieur de la
paupière droite sans exophtalmie notable associé à un ptosis. L’examen de
l’oculomotricité était sans anomalies ainsi que l’examen à la lampe à fente. Le
deuxième cas concernait une femme de 47 ans qui nous a été adressé pour une
exophtalmie progressive de l’OD depuis 3 mois associée à une déviation du globe
oculaire et un ptosis. A l’examen, nous avons noté une une exophtalmie et un
peleton vasculaire sous-conjonctival droit émanant de l’angle inféro interne droit.
Dans les deux cas l’IRM orbito cerébrale a conclu à un lymphangiome kystique
orbitaire. Les deux malades ont bénéficié d’une sclérothérapie avec bonne évolution.
Conclusion :Le lymphangiome orbitaire est une « tumeur » bénigne mais dont le
pronostic fonctionnel et esthétique est réservé. La prise en charge est
multidisciplinaire. Elle devrait être précoce pour assurer un résultat anatomique et
fonctionnel optimal.
CA0010. -ULCÈRE TROPHIQUE SURINFECTÉ COMPLIQUANT
UN SYNDROME TROPHIQUE TRIGÉMINAL : À PROPOS D’ UN
CAS
Ghada Mefteh(1), Imen Kaibi(1), Mariem Sehli(1), Mariem
Lachtar(1), Dorra Sellami(1), Amira Trigui(1)
Adresse: (1) HOPITAL HABIB BOURGUIBA : OPHTALMOLOGIE,TUNISIA
Description:
Introduction :La kératite neurotrophique est une atteinte dégénérative chronique de
l’épithélium cornéen , caractérisée par un retard de cicatrisation épithéliale lié à la
diminution de la sensibilité cornéenne , Elle peut survenir dans le cadre du syndrome
trophique trigéminal. Cette kératopathie pose un problème diagnostique en cas de
[Link] :il s’agit d’une patiente âgée de 70 ans, diabétique sous
traitement, sans antécédents ophtalmologiques. Elle est suivie au service de
dermatologie pour une lésion érosive de la joue droite et une lésion destructrice
homolatérale de l’aile du nez en rapport avec le syndrome trophique trigéminal. Elle
est adressée pour une rougeur oculaire de l’œil droit. L'examen ophtalmologique a
objectivé au niveau de l'oeil droit une acuité visuelle limitée à une perception
lumineuse bien orientée, une hyperhémie conjonctivale, une anesthésie cornéenne,
un ulcère cornéen central étendu associée à un hypopion de 3 mm. Le segment
postérieur était inaccessible. L'échographie B oculaire était normale. . Devant la
négativité de prélèvement microbiologique, elle a bénéficié d’une antibiothérapie en
IV et topique sans amélioration. Secondairement un traitement anti fongique en IV
avec des injections sous conjonctivales a permis une amélioration progressive de la
symptomatologie. Conclusion :Le syndrome trophique trigéminal est une cause rare
de kératite neurotrophique. Un diagnostic précoce et un traitement approprié sont
nécessaires pour prévenir des complications graves et améliorer le pronostic visuel.
CA0011. -IMAGERIE MULTIMODALE DES DRUSEN DE LA
TÊTE DU NERF OPTIQUE DE L’ENFANT
Mahdi Kamoun(1), Ilhem Sellem(2), Mohamed Ghachem(2),
Atef El arem(1), Fethi Krifa(3), Ahmed Mahjoub(1), Mohamed
Ghorbel(1)
Adresse: (1) CHU FARHAT HACHED, SOUSSE : OPHTALMOLOGIE,TUNISIA,
(2) CHU FARHAT HACHED, SOUSSE. : OPHTALMOLOGIE,TUNISIA, (3) CHU
FARHAT HACHED. : OPHTALMOLOGIE,TUNISIA
Résumé:
Introduction:
Les drusen de la tête du nerf optique correspondent à des dépôts calciques localisés
au niveau de la [Link] formation est liée à la dégénérescence axonale dans la
tête du nerf optique. La présence des drusen de la tête du nerf optique peut donner
une fausse apparence d’un œdème papillaire surtout chez l’enfant.
Matériel et méthode:
Nous rapportons le cas d’un enfant âgé de 9 ans sans antécédents pathologiques
notables qui s’est présenté pour une correction optique. L’examen ophtalmologique
a montré aux deux yeux une acuité visuelle corrigée à 10/10ème, un segment
antérieur calme et un réflexe photomoteur afférent normal. L’examen du fond d’œil a
montré une surélévation bilatérale de la papille avec des bords flous plus marqué a
l’œil gauche. On a suspecté initialement la présence d’un œdème papillaire, on a
complété par l’imagerie multimodale pour éliminer les causes de pseudo-œdème
papillaire. L’échographie en mode B a montré une image papillaire hyperéchogène.
Une tomographie par cohérence optique (OCT) papillaire a montré une élévation de
la tête du nerf optique avec des zones hyporéflectives avec une bordure
hyperréflective. Les clichés en autofluorescence mettaient en évidence des lésions
arrondies hyper-autofluorescentes.
Résultat :
Les drusen de la tête du nerf optique correspondent à des dépôts de matériaux
acellulaires localisés dans la tête du nerf optique. Lorsqu’ils sont enfouis ils peuvent
prêter à confusion avec un œdème papillaire de stase. Ceci qui peut conduire à la
pratique d’examens complémentaires invasifs, couteux et inutiles d’où l’intérêt de
l’imagerie multimodale oculaire. Il est essentiel de connaitre les complications
oculaires associées aux drusen de la tête du nerf optique.
Conclusion :
Le diagnostic des drusen de la tête du nerf optique implique une association entre
l'examen clinique et l’imagerie multimodale oculaire. Actuellement, aucun traitement
n’a prouvé son efficacité pour retarder l’évolution des drusen de la tête du nerf
optique ou pour prévenir leurs complications oculaires.
CA0012. -PARALYSIES CRÂNIENNES ASSOCIÉES À UN
CANCER DU NASOPHARYNX : IMPORTANCE DU DIAGNOSTIC
OPHTALMOLOGIQUE PRÉCOCE
Ines Fendouli(1), Safa Ben aoun(1), Slim Selmi(1), Ranim
Balti(1), Rym Maamouri(1), Monia Cheour(1)
Adresse: (1) HÔPITAL HABIB THAMEUR DE TUNIS : SERVICE
D'OPHTALMOLOGIE,TUNISIA
Description:
Introduction :Le cancer du nasopharynx est une tumeur maligne pouvant envahir le
sinus caverneux, entraînant des paralysies des nerfs crâniens. Cette invasion peut
se manifester par divers symptômes, notamment l'ophtalmoplégie et d'autres déficits
[Link] :Nous présentons le cas clinique d’une patiente âgée de
49 ans, sans antécédents médicaux significatifs, qui a consulté pour des céphalées
et une diplopie évoluant depuis un mois, accompagnées d’épistaxis et de troubles de
l’équilibre. L’examen clinique a révélé un ptosis modéré et un déficit oculomoteur de
l’abduction et de l’élévation de l’œil gauche (OG). La meilleure acuité visuelle
corrigée (MAVC) était de 5/10 pour l’œil droit et de 2/10 pour l’OG. Le scanner
cérébral a mis en évidence une masse tissulaire ostéolytique sphénoïdale infiltrant le
clivus. L’IRM cérébrale a montré un processus expansif paramédian gauche,
infiltrant l’espace rétro et para-pharyngé homolatéral, la paroi du nasopharynx, ainsi
qu’une stase liquidienne au niveau de l’oreille moyenne et des cellules
mastoïdiennes. On a observé une infiltration du sinus caverneux, engainant la
carotide intra-caverneuse, ainsi qu'une érosion de la paroi du clivus. La biopsie a
révélé un cancer indifférencié de type UCNT, avec une sérologie EBV positive. La
radiothérapie a été indiquée. Conclusion :L'invasion du sinus caverneux par le
cancer du cavum entraîne fréquemment une paralysie du nerf abducens (VI) et
d'autres nerfs crâniens, tels que III, IV, V et les fibres sympathiques, conduisant au
syndrome de Horner. Les manifestations ophtalmologiques incluent diplopie, ptosis
et douleurs rétro-orbitales. Une neuro-imagerie urgente est essentielle pour détecter
cette invasion, et une intervention précoce par radiothérapie peut améliorer les
résultats.
CA0013. -PARALYSIE OCULOMOTRICE DU NERF
TROCHLÉAIRE : QUELLE ENQUÊTE ÉTIOLOGIQUE ?
Imen Zone abid(1), Nourhen Aidi(1), Mariem Sehli(1), Aida
Jallouli(1), Aymen Frikha(1), Saloua Ben amor(1), Amira
Trigui(1)
Adresse: (1) HÔPITAL HABIB BOURGHUIBA SFAX : SERVICE
OPHTALMOLOGIE,TUNISIA
Description:
Introduction :La paralysie du quatrième nerf crânien, ou paralysie trochléaire,
perturbe la fonction du muscle oblique supérieur, causant principalement une
diplopie verticale. Ses étiologies sont multiples : traumatiques, vasculaires,
congénitales, infectieuses ou inflammatoires. Face à cette diversité, une enquête
étiologique rigoureuse est cruciale pour un diagnostic précis et un traitement
adapté.Observation :Nous rapportons le cas d'une patiente âgée de 53 ans, sans
antécédents médicaux ou oculaires notables, qui a consulté pour une diplopie
binoculaire persistante depuis trois semaines, associée à un torticolis, sans notion
de traumatisme. L'examen clinique a révélé une hypertropie de l'œil gauche en
position primaire, aggravée en adduction, avec une manœuvre de Bielschowsky
positive. Le reste de l'examen était normal. Le test de Lancaster a confirmé la
paralysie du muscle oblique supérieur et la patiente a été hospitalisée pour des
investigations approfondies. L'examen neurologique, l'électromyogramme, et l'IRM
cérébro-orbitaire n'ont révélé aucune anomalie. De même, l'évaluation en médecine
interne et les examens biologiques, comprenant la glycémie à jeun, le bilan lipidique,
le bilan thyroïdien, le bilan inflammatoire, ainsi que le bilan immunologique avec
dosage des anticorps antirécepteurs de l'acétylcholine, et les sérologies pour la
syphilis, la maladie de Lyme, la toxoplasmose, les rickettsioses et également
l'intradermoréaction à la tuberculine, sont tous revenus normaux. Face à la position
compensatrice de la tête, à une correspondance rétinienne anormale, et après une
enquête exhaustive négative, nous avons conclu à une paralysie d'origine
congénitale décompensée par la presbytie .Conclusion :La paralysie du quatrième
nerf crânien requiert une enquête étiologique rigoureuse pour identifier sa cause.
Une approche diagnostique ciblée est essentielle pour un traitement optimal. Un
diagnostic précoce améliore la prise en charge des patients.
CA0014. -UNE NEURORETINOPATHIE MACULAIRE AIGUE DU
POSTPARTUM : A PROPOS D’UN CAS
Anis Mahmoud(1), Nasreddine Lahmar(1), Maher Ben said(1),
Oumaima Allagui(1), Sameh Mbarek(1), Riadh Messaoud(1)
Adresse: (1) HÔPITAL TAHAR SFAR MAHDIA : OPHTALMOLOGIE,TUNISIA
Description:
Introduction :La neurorétinopathie maculaire aiguë (AMN) a été rapportée
initialement par Bos et Deutman en 1975. La pathogénie de l'AMN n'a pas encore
été entièrement élucidée. Elle survient généralement chez les jeunes femmes, avec
des facteurs de risque tels que les contraceptifs oraux, les traitements
vasoconstricteurs et l'[Link] :Une femme âgée de 27 ans, suivie
pour une hypotension chronique, a présenté des scotomes paracentraux au niveau
de l'œil gauche immédiatement après un accouchement à terme et une
administration d'ergotamine pour prévenir une hémorragie post-partum. L'acuité
visuelle corrigée était de 10/10 pour les deux yeux. L'examen du segment antérieur
n'a révélé aucune anomalie. L'examen du fond d'œil a montré des anomalies
parafovéales rougeâtres et bien limitées au niveau de l'œil gauche et aucune
anomalie pour l'œil droit. Le cliché red free a objectivé des lésions péri fovéales
pétaloïdes sombres. L'imagerie infrarouge a révélé deux lésions para fovéales
supérieures hyporéflectives en forme de pétales. La SD-OCT a objectivé un
amincissement de la couche nucléaire externe avec une hyperreflectivite de la rétine
externe et rupture de la zone ellipsoïde, de la membrane limitante externe et de la
zone d’interdigitation. L'OCT-A a montré un flow void vasculaire au niveau des
plexus capillaires profonds, la rétine externe et la choriocapillaire. Le diagnostic
d’une neurorétinopathie maculaire aiguë chez une patiente en post-partum a été
retenu. L’evolution était marquée par une bonne récupération visuelle après 3 mois
de [Link] :L'hypotension et les propriétés vasoconstrictrices de
l'ergotamine peuvent occasionner des lésions ischémiques impliquant les plexus
capillaires profonds et se compliquer de neurorétinopathie maculaire aiguë. Le
diagnostic et le suivi de cette affection repose sur l'imagerie multimodale. Les lésions
peuvent persister des mois voire des années. On ne dispose pas actuellement de
traitement curatif pour cette atteinte.
CA0015. -INFLAMMATIONS ORBITAIRES NON SPÉCIFIQUES :
PARTICULARITÉS CLINIQUES, THÉRAPEUTIQUES ET
ÉVOLUTIVES
Hana M'hamdi(1), Wijden Nabi(1), Ons Najjar(1), Sana
Khochtali(1), Bechir Jelliti(1), Moncef Khairallah(1)
Adresse: (1) HOPITAL FATTOUMA BOURGUIBA : OPHTALMOLOGIE,TUNISIA
Résumé:
Introduction:
L'inflammation orbitaire non spécifique (IONS) est une affection bénigne,
inflammatoire de l'orbite et de la région péri-orbitaire. Elle peut toucher toutes les
structures de l'orbite. Sa cause exacte est mal comprise, Identifier les
caractéristiques cliniques et les modalités thérapeutiques et évolutives des IONS.
Matériel et méthode:
Etude rétrospective.40 patients(janvier 2007-décembre 2023).
Résultat :
L'âge moyen était de 42,2 ans(16 ->75).Le motif de consultation le plus fréquent était
la douleur orbitaire, suivie par l’exophtalmie. L'acuité visuelle(AV)moyenne corrigée
était de 5/10(perception lumineuse -> 10/10). L'examen a montré une hyperhémie
conjonctivale et/ou un chémosis chez 31 patients (77 %), des troubles oculomoteurs
chez 21 patients (52 %), une hypertrophie de la glande lacrymale chez 3 patients(7,5
%)et une hypertonie oculaire chez 3 patients (7,5 %). Le fond d'œil a montré un
œdème papillaire dans 6 yeux(15 %), des plis rétiniens dans 5 yeux(12,5 %), une
occlusion de l'artère centrale de la rétine dans 2 yeux(5 %), une atrophie du nerf
optique dans un œil (2,5 %) et était dans les limites de la normale dans 33 yeux(82
%). L'imagerie a montré une inflammation des muscles dans 25 yeux (62,5 %) et de
la graisse orbitaire dans 19 yeux (47,5 %). Une biopsie a été effectuée chez 11
patients montrant une inflammation non spécifique (10 patients) et une inflammation
sclérosante (un patient, 9 %). 25 (62,5 %) patients ont reçu des corticostéroïdes par
voie orale. Un traitement immunosuppresseur a été indiqué chez 3 patients (7,5 %).
Le suivi moyen était de 9 mois (6 -> 30). L'AV finale moyenne était de 20/24
(perception lumineuse -> 10/10). 4 patients (10 %) avaient une AV finale inférieure à
1/10 expliquée par une atrophie du nerf optique.
Conclusion :
L’IONS est un diagnostic d’exclusion, basé sur des arguments cliniques,
radiologiques, évolutifs et des preuves histologiques. La corticothérapie est le
traitement de base. Le pronostic visuel est généralement conservé.
CA0016. -PRÉSENTATION ATYPIQUE DE
NÉOVASCULARISATION MACULAIRE CHEZ UNE PATIENTE
MYOPE AVEC PURPURA THROMBOPÉNIQUE IDIOPATHIQUE
Ines Fendouli(1), Safa Ben aoun(1), Slim Selmi(1), Molka
Ferchichi(1), Rym Maamouri(1), Monia Cheour(1)
Adresse: (1) HÔPITAL HABIB THAMEUR DE TUNIS : SERVICE
D'OPHTALMOLOGIE,TUNISIA
Description:
Introduction :La néovascularisation maculaire (NVM) de type 2 est une complication
fréquente de la myopie pathologique. Sa présentation dans le cadre d’un purpura
thrombopénique idiopathique (PTI) est rare et peu documenté[Link] :Nous
rapportons le cas d'une patiente de 60 ans, suivie pour PTI, ayant consulté pour une
baisse brutale de l’acuité visuelle de l’œil droit. L’examen ophtalmologique a révélé
une meilleure acuité visuelle corrigée (MAVC) de 2/10, un segment antérieur normal
et une hémorragie intra et sous-rétinienne maculaire associée à une choroidose
myopique. L’œil gauche présentait une MAVC de 6/10 et des signes de choroidose.
Les examens par tomographie par cohérence optique (OCT) et OCT angiographie
ont confirmé une NVM de type 2, avec des signes exsudatifs et un œdème
maculaire. La numération plaquettaire était de 52 000/mm³. Après une injection
intravitréenne de bévacizumab, l'acuité visuelle a progressé à 3,2/10, avec un aspect
séquellaire de la NVM et une disparition des signes exsudatifs à trois mois.
Conclusion :Cette association entre NVM de type 2 et PTI est atypique. Bien que la
NVM liée à la myopie soit souvent de petite taille et peu exsudative, notre cas
suggère que des facteurs systémiques, tels que l’hypertension non contrôlée,
l’utilisation d’anticoagulants et la thrombopénie sévère, peuvent influencer le
développement de cette condition. Des études antérieures ont également rapporté
des hémorragies rétiniennes massives chez des patients atteints de PTI. en
conclusion, ce cas souligne l'importance d'un examen ophtalmologique approfondi
pour diagnostiquer et gérer adéquatement la NVM dans le contexte d’une pathologie
systémique, apportant un nouvel éclairage sur cette association peu documentée.
CA0017. -INFECTION AU COVID-19 GÉNÉRANT UN
SYNDROME DES TACHES BLANCHES ÉVANESCENTES
Amel Ben abid(1), Salma Gargouri(1), Mariam Sehli(1), Mona
Rekik(1), Aymen Ben mrad(1), Imen Abid(1), Amira Trigui(1)
Adresse: (1) CHU HABIB BOURGUIBA SFAX : OPHTALMOLOGIE,TUNISIA
Description:
Introduction :Le syndrome des taches blanches évanescentes(MEWDS) est une
affection rare, d’étiologie inconnue, qui touche principalement les femmes jeunes
entre 20 et 40 ans. L’objectif de notre travail est de présenter un cas de MEWDS
suite à une infection par le [Link] :Jeune âgé de 17 ans aux
antécédents d’infection au COVID-19 il y a 1 mois et myopie forte, consulte pour un
flou visuel de l’œil droit évoluant depuis 3 jours. L’examen ophtalmologique a révélé
du côté droit une acuité visuelle corrigée à 4/10, un segment antérieur calme et au
fond d’œil des lésions blanchâtres arrondies multiples avec un aspect granité de la
fovéa. L’examen de l’œil gauche était sans particularités avec une acuité visuelle à
10/[Link] lésions blanchâtres de l’œil droit étaient hyperfluorescentes au temps
précoce et tardif à l’angiographie rétinienne à la fluorescéine et hypocyanéscentes à
l’angiographie rétinienne au vert d’indocyanine (A-ICG). La tomographie en
cohérence optique (OCT) a montré une interruption de la ligne ellipsoïde au niveau
de l’OD et était sans anomalies au niveau de l’OG. Le diagnostic de syndrome des
taches blanches évanescentes a été retenu et notre conduite était de surveiller le
patient. Après 2 mois d’évolution, une amélioration de l’acuité visuelle était notée
avec disparition des lésions au fond d’œil et à l’OCT [Link] :Le
MEWDS est un syndrome inflammatoire idiopathique qui affecte la rétine externe,
généralement secondaire à une réponse immunitaire à une infection respiratoire
virale antécédente. Plusieurs cas de MEWDS ont été rapportés suite à la vaccination
COVID-19 Cependant, il n'y a que quelques cas rapportés de MEWDS après une
infection au COVID-19. Dans ce cas, l'association temporelle avec une infection
documentée et symptomatique au COVID-19 est fortement suggestive de la
causalité.
CA0018. -CLINICAL AND OCT PATTERN OF COMMOTIO
RETINAE IN 14 CASES
Yahya Sabar(1), Nesrine Abroug(2), Hamza Krifa(2), Bechir
Jelliti(2), Moncef Khairallah(2)
Adresse: (1) CHU FATTOUMA BOURGUIBA : SERVICE D'OPHTLMOLOGIE DE
MONASTIR,TUNISIA, (2) CHU FATTOUMA BOURGUIBA : SERVICE
D'OPHTAMOLOGIE DE MONASTIR,TUNISIA
Résumé:
Introduction:
To describe the clinical and OCT features of Commotio retinae in the acute and
sequelae phases.
Matériel et méthode:
Clinical examination and SS-OCT imaging results were collected from 14 patients
(14 eyes) with Commotio retinae in the acute phase and during follow-up.
Résultat :
The mean age of patients was 22 ± 11.6 years. The sex-ratio was 3.7. Mean visual
acuity at presentation was 20/80 (range: 20/2000-20/22). Fundus examination
showed retinal whitening in the macular region in 71.4% of cases, peripheral
involvement alone in 14.3% of cases; and both macular and peripheral involvement
in 14.3% of cases. Photoreceptor damage was assessed and classified according to
Ahn et al's OCT-based classification. Macular OCT showed grade 1 photoreceptor
damage, characterized by an increase in the reflectivity of the ellipsoid zone (EZ), in
50% of eyes. Grade 2 defined by the presence of interdigitation zone (IZ) defects
was seen in 8.3% of eyes. Grade 3, characterized by defects in both the IZ and EZ,
was found in 8.3% of eyes. Grade 4, characterized by defects in the IZ, EZ, and
external limiting membrane, was seen in 33.3% of patients. In patients with
peripheral Commotio retinae (14.3%) an increased reflectivity of the EZ was found.
On follow-up, patients with grade 1 and grade 2 macular Commotio retinae, as well
as those with peripheral involvement, achieved a final visual acuity of 20/20. In
contrast, patients with grade 3 and grade 4 had a final visual acuity below 20/40.
Conclusion :
Commotio retinae commonly affects the macula, and the initial visual acuity appears
to be inversely related to the severity of photoreceptor damage. Severe macular
involvement on swept-source OCT (grades 3 and 4) is associated with limited visual
recovery.
CA0019. -OCCLUSION DE L´ARTÈRE CILIO-RÉTINIENNE
CHEZ UNE FEMME ENCEINTE
Mariem Zribi(1), Salma Gargouri(1), Yosra Maalej(1), Omar
Ayedi(1), Amira Trigui(1)
Adresse: (1) CHU HABIB BOURGUIBA SFAX : SERVICE D´OPHTALMOLOGIE
DE SFAX,TUNISIA
Description:
Introduction : la prévalence de l'occlusion de l'artère cilio-rétinienne représente
moins de 5 % des cas d'occlusions artérielles rétiniennes, elle peut se boucher
isolément, associée à l’occlusion de la veine centrale de la rétine, ou dans le cadre
de la neuropathie optique ischémique anté[Link] :Il s´agit d´une femme
agée de 35 ans, sans antécédents pathologique, G4P4, au troisième trimestre de la
grossesse qui consulte pour baisse brutale de l´acuité visuelle depuis 6 jours. L
´examen de l´œil droit montre une acuité visuelle à 1/10, un segment antérieur
calme, un RPM présent et symétrique, au FO : c/d=0,3, un blanchiment rétinien inter
papillo-maculaire. L´examen de l´œil gauche était sans anomalies. L´OCT maculaire
montre un épaississement des couches internes de la rétine centrale. Le bilan d
´hémostase et de thrombophilie étaient sans anomalies, la vs était à 25mm, l´ETT et
l´ETSA étaient normales et l´examen de médecine interne était sans anomalies. Les
modifications de l'hémostase pendant la grossesse sont très importantes, associant
un état d'hypercoagulabilité acquise à un état inflammatoire. La grossesse et le
post-partum sont également des facteurs acquis de thrombophilie. La congestion
veineuse chez la femme enceinte pourrait expliquer l´occlusion fonctionnelle de l
´artère cilio-rétinienne par le débit artériel rétinien. L´évolution clinique de notre
patiente était marquée par une amélioration fonctionnelle et anatomique ; l´acuitée
visuelle est passée de 1/10 à 3/10 au bout de 5 jours avec une diminution de l
´épaississement des couches interne à l´OCT. Conclusion :l’occlusion de l’artère
cilio-rétinienne chez notre patiente illustre les effets potentiels des modifications
hémodynamiques et de l’hypercoagulabilité liées à la grossesse sur la circulation
rétinienne. Bien que l'occlusion de cette artère soit rare, la congestion veineuse et
l’état thrombogène accru pendant la grossesse pourraient jouer un rôle déterminant
dans son développement.
CA0020. -HTIC IDIOPATHIQUE SIMULANT UNE
NEURORETINITE: A PROPOS D'UN CAS
Hedi Masmoudi(1), Emna Baklouti(1), Aymen Frikha(1), Omar
Ayedi(1)
Adresse: (1) CHU HABIB BOURGUIBA : SERVICE
D'OPHTALMOLOGIE,TUNISIA
Description:
Introduction :l'HTIC idiopathique est une pathologie touchant préférentiellement les
femmes jeunes, elle est responsable d'un œdème papillaire bilatéral de stase avec
une fonction visuelle généralement conservée. Le passage à la chronicité est
marquée par la diffusion maculaire de l'œdème et l'atrophie optique, avec
dégradation visuelle, rendant le diagnostic clinique plus [Link] :Il s'agit
d'une patiente âgée de 10 ans, sans antécédents particuliers, qui nous a été
adressée pour une baisse bilatérale de l'acuité visuelle, associée a des épisodes de
céphalées, vomissements et acouphènes, évoluant depuis 2 mois. L'examen de l'œil
droit a objectivé une acuité visuelle à 5/10, une limitation de l'abduction et un
segment antérieur calme. L'examen de l'œil gauche a montré une acuité visuelle à
3/10, une limitation de l'abduction avec un segment antérieur calme. le fond d'œil a
révélé un œdème papillaire stade 2 associé à des exsudats maculaires en étoile, au
niveau des deux yeux. Les explorations effectuées (OCT + Angiographie à la
fluorescéine) ont confirmé l'atteinte retrouvé au fond d'œil. Malgré l'aspect atypique,
mimant une neuroretinite, le diagnostic d'hypertension intracrânienne était fortement
suspecté, devant la bilatéralité de l'atteinte, la paralysie du nerf VI et les épisodes de
céphalées, vomissements et acouphènes rapportés par la patiente. L'IRM cérébrale
a révélé une tortuosité des nerfs optiques avec dilatation de leurs gaines. La
ponction lombaire a confirmé le diagnostic d'HTIC idiopathique, avec une pression
d'ouverture à 34mmHg. Une décompression de 20cc de LCR a été réalisée et la
patiente a été mise sous acétazolamide per os. L'examen, après deux semaines; a
trouvé une légère amélioration de l'acuité visuelle avec régression partielle des
exsudats maculaires et une pâleur papillaire bilaté[Link] :l'HTIC
idiopathique est la cause la plus fréquente d'œdème papillaire de stase. l'évolution
vers l'atrophie optique avec dégradation de la fonction visuelle impose un diagnostic
précoce et une surveillance régulière.
CA0021. -PLACE DU TRAITEMENT PHYSIQUE DANS LA
CHORIORÉTINOPATHIE SÉREUSE CENTRALE CORTICO-
INDUITE
Hamza Krifa(1), Wijden Nabi(1), Mootez Mourali(1), Sana
Khochtali(1), Bechir Jelliti(1), Moncef Khairallah(1)
Adresse: (1) CHU FATTOUMA BOURGUIBA : OPHTALMOLOGIE,TUNISIA
Description:
Introduction :rapporter la place du traitement physique dans le traitement de la
choriorétinopathie séreuse centrale (CRSC) cortico-induiteObservation :Il s’agit d’un
homme âgé de 26 ans, suivi pour glomérulonéphrite extra-membraneuse sous
corticothérapie par voie orale qui consulte pour flou visuel de l’œil droit évoluant
depuis 10 [Link] rapport avec une CRSC cortico-induite. L’examen du fond d’œil
droit montrait la présence d’un décollement séreux rétinien maculaire et
l’angiographie à la fluorescéine trouvait un point de fuite extrafovéolaire. L’arrêt des
corticoïdes était contre-indiqué chez le patient vu le pronostic rénal et vital. Un
traitement focal par laser argon était indiqué avec une bonne
é[Link] :L’arrêt des corticoïdes est indiqué au cours de la CRSC.
Cependant, il n’est pas toujours possible lorsque le pronostic vital est mis en jeu. Le
traitement physique peut être utile en attendant la mise et le début d’action d’un
traitement d’épargne cortisonique.
CA0022. -ÉPITHÉLIOPATHIE EN PLAQUE ET QUANTIFÉRON
POSITIF : QUELLE PRISE EN CHARGE ?
Skander Soudani(1), Nesrine Zaafrane(1), Mohamed anis
Abid(1), Ilhem Sellem(1), Aya Sassi(1), Ahmed Mahjoub(1),
Mohamed Ghorbel(1)
Adresse: (1) HÔPITAL FARHAT HACHED : SERVICE
D'OPHTALMOLOGIE,TUNISIA
Description:
Introduction :La tuberculose intraoculaire présente un large spectre de présentations
et, malgré de nouvelles approches diagnostiques, la confirmation en laboratoire
reste difficile. La choroïdite serpigineuse due à la tuberculose peut imiter une
épithéliopathie en plaque (EPP) avec des lésions choroïdiennes multifocales au pôle
postérieur. Nous rapportons le cas d’une patiente présentant des tâches blanches
du fond d’œil dont le bilan étiologique a révélé un test Quantiféron positif avec
l’aspect en imagerie multimodale et l’évolution sous [Link] :Patiente
âgée de 16 ans, suivie pour un psoriasis, qui nous a consulté pour une BAV de l'OG
depuis 7 jours. L’examen a objectivé une AV corrigée à 10/10ème de l’OD et à
2/10ème de l'OG. Le TO était normal. Le segment antérieur et le vitré antérieur
étaient calmes aux deux yeux. Le FO a montré la présence de tâches blanches
multiples arrondies placoïdes confluentes par endroit au pôle postérieur avec un
décollement séreux rétiniens (DSR) des deux yeux avec une localisation maculaire à
droite. Les clichés d’autofluorescence ont montré une hyperautofluorescence
périfovéolaire. L'OCT a objectivé des DSR bilatéraux. L’angiofluo a montré un aspect
actif des lésions avec une hypofluorescence précoce et une hyperfluorescence
tardive. Au bilan étiologique, le test Quantiféron était positif. Le scanner thoracique
était sans anomalies. Le diagnostic d’une épithéliopathie en plaque présumée
tuberculeuse est retenue. La patiente a été mise sous traitement antituberculeux
avec amélioration de l’acuité visuelle et disparition des [Link] :Bien que
l'étiologie de l'EPP soit incertaine, elle semble être associée à une réaction
d'hypersensibilité retardée à un agent infectieux. La signification du test Quantiféron
positif est inconnue, mais il est raisonnable de penser que l’EPP peut être
déclenchée par une réaction d'hypersensibilité immunologique à M. tuberculosis.
Des études sont nécessaires pour mieux comprendre la relation entre l'EPP et un
test Quantiféron positif. Il est difficile de déterminer si les anti-TBC ont affecté
l'évolution de la maladie dans notre cas.
CA0023. -DYSTROPHIE POSTÉRIEURE POLYMORPHE: À
PROPOS D’UN CAS.
Azer Ben alaya(1), Hager Ben amor(1), Khalil Miraoui(1),
Wijdene Nabi(1), Moncef Khairallah(1), Bachir Jelliti(1)
Adresse: (1) CHU FATTOUMA BOURGUIBA : SERVICE D'OPHTALMOLOGIE
CHU FATTOUMA BOURGUIBA,TUNISIA
Description:
Introduction :La Dystrophie cornéenne postérieure polymorphe (DPP) est une
pathologie congénitale rare, généralement autosomique dominante à début précoce.
Elle est bilatérale et souvent asymétrique, d'évolution progressive ou bien non
évolutive. Observation :Il s’agit d’une patiente âgée de 60 ans, qui consultait pour
une baisse progressive de la vision non explorée . L’examen de l’œil droit montrait
une acuité visuelle limité à la décompte des doigts à un mètre avec une cornée
claire, des lésions vésiculaires grisâtres rétro-cornéennes dispersées. L’AV de l’oeil
gauche était limitée à une perception lumineuse bien orientée. L’examen à la lampe
à fente montrait une opacification cornéenne centrale avec des synéchies irido-
cornéennes antérieures. L’OCT-SA de l’OD montrait un épaississement de la
membrane de Descemet avec des dépôts hyper-réflectifs arrondis.
Conclusion :Discussion: La DPP est une dystrophie cornéenne rare. Elle affecte
principalement la membrane de Descemet et l'endothélium. La vision reste très
longtemps peu touchée et le diagnostic est porté le plus souvent lors d'un examen à
la lampe à fente (LAF). Les signes fonctionnels sont à type de larmoiement, de
photophobie et de BAV. L’examen à la LAF montre le plus souvent de petites
vésicules entourées d’un halo gris de nombre variable. . Certains patients peuvent
développer un œdème stromal, des synéchies irido-cornéennes et un glaucome.
Les coupes OCT montrent un épaississement et des ruptures de la membrane de
Descemet, des dépôts hyper-réflectifs rètro-cornéens et une hyper-réflectivité du
stroma postérieur. En cas de BAV importante, une kératoplastie endothéliale
(DMEK) ou transfixiante est indiquée. Conclusion : La DPP est une dystrophie rare
de transmission autosomique dominante. Vu que la présentation clinique est
variable, les nouvelles techniques d’imageries telles que l’OCT-SA, la microscopie
spéculaire participent au diagnostic positif et permettent d’éliminer les diagnostics
différentiels. La kératoplastie transifixiante est indiquée en cas de BAV. La récidive
reste malheureusement possible.
CA0024. -MALADIE DE VOGT-KOYANAGI-HARADA ET
MALADIE DE CROHN : À PROPOS D’UN CAS
Imen Djemel(1), Mariem Sehli(1), Imen Kaïbi(1), Omar
Hbaieb(1), Salma Gargouri(1), Amira Trigui(1)
Adresse: (1) HÔPITAL HABIB BOURGUIBA SFAX : OPHTALMOLOGIE,TUNISIA
Description:
Introduction :Le syndrome de Vogt-Koyanagi-Harada (VKH) est une affection
systémique, rare, caractérisée par l'association de plusieurs symptômes : oculaires,
méningés, auditifs et cutanés ; Nous rapportant un cas de VKH atypique chez une
patiente atteinte de maladie de Crohn. Observation :Il s’agit d’une patiente âgée de
45 ans aux antécédents de maladie de Crohn en rémission sous azathioprine qui
consulte pour une baisse brutale de l’acuité visuelle de l’œil droit (OD). L’examen
ophtalmologique montrait une acuité visuelle limitée au décompte les doigts (CLD) à
10 centimètres au niveau de l’œil droit et de 10/10 au niveau de l’œil gauche (OG).
L’examen clinique ne montrait pas de signes d’uvéites, avec présence au fond d’œil
de l’OD de bulles de décollements séreux rétiniens (DSR). La tomographie à
cohérence optique a montré un épaississement choroïdien bilatéral et des
décollements séreux rétiniens multilobés au niveau de l’OD. L’angiographie à la
fluorescéine de l’OD permet d’objectiver des zones de retard du remplissage
choroïdien avec apparition des pin-points et un remplissage des bulles de DSR .
Celle de l’OG étant sans anomalies. L’examen neurologique et ORL étaient sans
anomalies. Le diagnostic de maladie de VKH probable fut suspecté et la patiente a
été mise sous corticothérapie oral efficace. L’évolution initiale était favorable avec
diminution de la taille du DSR du côté droit cependant, au niveau de l’OG il ya eu
une apparition de multiples bulles de DSR multilobés. D’où sa sa mise sous 3 boli de
méthylprednisolone avec relais par voie orale avec une évolution favorable.
Conclusion :Le syndrome de VKH est une affection sévère mettant en jeu le
pronostic visuel. Le traitement de choix se base sur la corticothérapie à forte dose
avec une dégression progressive. Un diagnostic et un traitement précoce est
nécessaire afin de garantir un meilleur pronostic fonctionnel.
CA0025. -LA KÉRATITE INTERSTITIELLE FONGIQUE DE
JONCTION COMPLIQUANT LA KÉRATOPLASTIE
TRANSFIXIANTE : À PROPOS D’UN CAS
Imen Djemel(1), Omar Ayadi(1), Yosra Mâalej(1), Omar
Hbaieb(1), Sonda Kammoun(1), Amira Trigui(1)
Adresse: (1) HÔPITAL HABIB BOURGUIBA SFAX : OPHTALMOLOGIE,TUNISIA
Description:
Introduction :La kératoplastie transfixiante est l’une des greffes des organes les plus
fréquentes. Cette intervention chirurgicale n’est pas dénuée de risque de
complications. Une des complications rares est la kératite infectieuse sous forme de
kératite interstitielle de jonction greffon-cornée réceptrice. Observation : Il s’agit d’un
enfant âgé de 11 ans aux ATCDS de kératocône bilatéral traité initialement par
cross-linking avec échec et qui a bénéficié d’une kératoplastie transfixiante de l’œil
gauche (OG) pour un kératocône stade 4. Le patient a consulté pour un œil rouge et
douloureux de l’OG à J5 post opératoire, l’examen ophtalmologique a montré la
présence de deux infiltrats stromaux millimétriques au niveau de la jonction greffon-
cornée réceptrice et ceci au niveau des points de sutures. Un prélèvement a été
pratiqué avec une culture négative. Le patient a été mis sous traitement collyre à
base de collyres fortifiés vanco-fortum avec dégression mais l’’évolution a été
marqué par l’aggravation avec apparition d’un infiltrat cornéen au niveau d’un
troisième point cornéen. Une origine fongique a été suspectée d’où la mise du
patient sous voriconazole collyre. L’évolution a été favorable sous traitement médical
avec la régression des infiltrats stromaux et l’éclaircissement du greffon cornéen.
Conclusion :La kératite interstitielle de jonction greffon-cornée réceptrice est une
complication rare de la kératoplastie transfixiante. Elle constitue une entité clinique
complexe et pose des défis thérapeutiques et diagnostiques significatifs. Un
diagnostic et une prise en charge précoce permet de mieux gérer cette complication.
CA0026. -UNE PSEUDONEURORÉTINITE RELEVANT UNE
HYPERTENSION ARTÉRIELLE MALIGNE
Emna Boukettaya(1), Mariem Sahli(1), Imen Kaibi(1), Emna
Baccar(1), Imen Djemel(1), Amira Trigui(1)
Adresse: (1) CHU HABIB BOURGUIBA SFAX : OPHTALMOLOGIE,TUNISIA
Description:
Introduction :Une hypertension artérielle mal contrôlée affecte plusieurs systèmes
dont l’œil. Elle provoque trois types de lésions oculaires : la choroidopathie, la
rétinopathie et la neuropathie optique. Nous rapportons un cas de rétinopathie
hypertensive associée à une choroidopathie hypertensive suite à un pic
tensionnel .Observation :Nous rapportons le cas d’un patient âgé de 47 ans sans
antécédents connus qui a consulté la salle d’urgence pour aphasie et hémiparésie
avec à l’examen une tension artérielle (TA) =240/130 et au bilan biologique une
insuffisance rénale de primo-découverte en rapport avec une microangiopathie
thrombotique. Une IRM cérébrale faite a montré un hématome capsulo-lenticulaire
gauche sub-aigu avec œdème cérébral. A l’examen ophtalmologique, on a objectivé
une acuité visuelle limitée au décompte des doigts à un mètre au niveau des deux
yeux. L’examen du segment antérieur était normal. Le fond d’œil en bilatéral a
montré des exsudats diffus avec une étoile maculaire, des nodules cotonneux et des
hémorragies dans les quatre quadrants. Une angiographie à la fluorescéine a
montré des exsudats diffus, des hémorragies dans les quatre quadrants et des
zones d’ hypoperfusion choroidienne en rapport avec une choroidopathie
hypertensive . Une tomographie à cohérence optique a objectivé des exsudats et
une lame de décollement séreux rétinien en rapport avec la choroidopathie
hypertensive Le patient a reçu un traitement hypotonisant en intra-veineux avec
relais par voie orale et il a bénéficié d’une séance d’hémodialyse d’où un contrôle
de sa tension artérielle à 150/[Link] :La rétinopathie hypertensive stade VI
et la choroidopathie hypertensive surviennent lors d’un épisode d’hypertension aigue
sévère le plus souvent associée à une atteinte rénale ou dans le cadre de
préeclampsie, éclampsie ou d’un phéochromocytome. LA précocité du diagnostic et
le contrôle de l’hypertension sont nécessaires pour éviter les lésions oculaires
irréversibles.
CA0027. -UNE TOXOPLASMOSE PAS COMME LES AUTRES
Heni Boughanmi(1), Jaafer Aouni(1), Yoldez Ben jemaa(1),
Rania Lazreg(1), Walid Zbiba(1)
Adresse: (1) CHU TAHER MAAMOURI NABEUL : OPHTALMOLOGIE,TUNISIA
Description:
Introduction :Toxoplasmose oculaire est une maladie infectieuse ubiquitaire dans le
mande mais avec des tableaux variables. On rapporte un cas particulier par la
cicatrice pseudocolobomateuse et l’association de [Link] :Une
femme de 25 ans s’est présenté à nos urgence pour une baisse de vision aigue de
l’œil gauche évoluant depuis 3 jours. La patiente était en bonne santé apparente
sans ATCDs généraux ni ophtalmologiques. A l’examen, à droite, elle présentait une
acuité visuelle à 10/10, un segment antérieur sans anomalies et un réflexe
photomoteur présent et symétrique, le fond d’œil a montré un foyer maculaire
inférieur ovalaire de grande taille pigmentoatrophique pseudocolobomateux associé
à plusieurs lésions de petites tailles périphériques pigmentées ; à gauche, elle
compte les doigts à 1 m, un segment antérieur sans anomalies et un réflexe
photomoteur présent et symétrique, le fond d’œil a montré 2 foyers maculaires
supérieur et inférieur de rétinochoroïdite associé à un œdème papillaire avec
multiples lésions pigmentées et une hyalite. A l’imagerie multimodale, la
tomographie a montré à droite une lésion d’atrophie rétinochoroidienne maculaire
inférieure, à gauche une hyperréflectivité des couches internes de la rétine, une
désorganisation de la neurorétine et une augmentation de l’épaisseur choroïdienne
en regard de la lésion avec des points hyperreflectifs intravétriens ; l’angiographie à
la fluorescéine a montré à droite des hypofluoressences en rapport avec les lésions
atrophiques et à gauche des lésions de vascularite et une diffusion péri papillaire. Le
diagnostique d’uvéite postérieure à toxoplasmose a été retenu sur une sérologie
positive et PCR sur PCA positive. La patiente était mise sous azithromycine 500mg
puis 250 mg par jour et corticothérapie per os avec une évolution favorable,
diminution de l’hyalite et la cicatrisation des lésions sur un mode atrophopigmentaire.
Conclusion :La toxoplasmose oculaire est une cause fréquente d’uvéite en Tunisie.
Le pronostic est en général favorable.
CA0028. -HYPERTONIE AIGUE POST TRAUMATIQUE
RÉVÉLANT UNE PNEUMOORBITIE
Mariem Lachtar(1), Mariem Sehli(1), Imen Kaibi(1), Yosra
Maalej(1), Wafa Kilani(1), Amira Trigui(1)
Adresse: (1) CHU HBIB BOURGUIBA SFAX : SERVICE
D'OPHTALMOLOGIE,TUNISIA
Description:
Introduction :L'hypertonie oculaire par une pneum-orbitie secondaire à un
traumatisme est une complication rare mais décrite pouvant mettre en jeu le
pronostic visuel. Un traumatisme même minime au niveau de la lame papyracée
peut induire une exopthalmie et une neuropathie optique compressive nécessitant
une intervention en urgence. Nous rapportons le cas d’un patient présentant un
emphysème orbito-palpébral post-traumatique avec évolution favorable suite à une
décompression chirurgicale. Observation :Il s’agit d’un patient âgé de 45 ans sans
antécédents pathologiques qui nous a consulté pour une baisse de la vision aigue
douloureuse de l’œil gauche (OG) suite a un accident de la voie publique avec
impact orbito-facial. L’examen a retrouvé au niveau de l’OG une acuité visuelle (AV)
limitée aux décompte des doigts à 2 mètres, un hyphéma 1/3 de la chambre
antérieure, un tonus oculaire (TO) à 54 mmHg. Le fond d’oeil était inaccessible. Au
niveau de l’oeil droit, l’acuité visuelle était de 10/10 et l’examen était sans
particularités. Le Scanner orbito-cérébral a révélé une fracture de la paroi médiale
de l’orbite, une exophtalmie grade II et une pneumorbitie. Le patient a été hospitalisé
dans le service de maxillofacial et a bénéficié d’une décompression urgente au bloc
opératoire. Le lendemain, le patient était moins algique, l’acuité encore basse par
l’hyphéma et le tonus oculaire était à 24 mm Hg. Le patient était mis sous corticoides
topiques, tunolol avec des boissons abondantes. Après deux semaines, l’hyphéma
disparaissait, l’acuité remontait a 5/10, le segment antérieur était calme, le tonus
était normal et au fond d’œil un œdème rétinien périphérique était objectivé avec
une papille excavée à 0.5. Conclusion :L’association d’une hypertonie avec
neuropathie optique compressive dans un tableau de pneumorbitie post traumatique
est peu fréquent mais décrit. Le pronostic est souvent favorable.
CA0029. -DISSECTION NON TRAUMATIQUE DE L'ARTÈRE
CAROTIDE COMMUNE : UN DIAGNOSTIC RARE À NE PAS
MANQUER
Yoldez Ben jemaa(1), Takwa Sammouda(1), Hamza Krifa(1),
Aryj Dlensi(1), Walid Zbiba(1)
Adresse: (1) HÔPITAL MOHAMED TAHER MAAMOURI :
OPHTALMOLOGIE,TUNISIA
Description:
Introduction :La dissection des artères cervicales (DAC) est responsable de 20 %
des accidents ischémiques cérébraux chez les sujets jeunes. La dissection non
traumatique de l’artère carotide commune (ACC) est une présentation
particulièrement rare. Nous rapportons un cas atypique de dissection spontanée de
l’ACC chez un patient de 52 ans. Observation :Un homme de 52 ans, fumeur, sans
antécédents médicaux significatifs, a présenté des céphalées pulsatiles
hémicrâniennes droites . Le lendemain, il a développé une amputation altitudinale
inférieure du champ visuel de l’œil droit, résolutive en 2 heures, associée à des
douleurs cervicales. L’examen physique a révélé un ptosis discret sans myosis. Le
scanner cérébral n’a montré aucune anomalie, mais l’échographie Doppler a
objectivé un hématome mural de l’ACC droite. L’angio IRM a confirmé la dissection
de l’ACC droite, associée à une lésion ischémique pariétale corticale droite. Le
patient a été traité par anticoagulation, avec une évolution favorable sans récidive.
Conclusion : La dissection de l’ACC est une condition rare mais potentiellement
grave, souvent sous-diagnostiquée en raison de symptômes variés et parfois
trompeurs. Le diagnostic repose principalement sur l’angio IRM. L’anticoagulation
s’est révélée efficace pour prévenir les événements emboliques. Un diagnostic
précoce et un traitement approprié permettent un bon pronostic à long terme,
comme illustré dans ce cas.
CA0030. -L'EXAMEN DU FOND D'ŒIL : UN OUTIL CLÉ DANS
L'ÉVALUATION DES CÉPHALÉES AUX URGENCES
Yosra Maalej(1), Imen Kaibi(1), Omar Ayedi(1), Mariem
Lachtar(1), Aida Jallouli(1), Amira Trigui(1)
Adresse: (1) CHU HABIB BOURGUIBA DE SFAX : OPHTALMOLOGIE,TUNISIA
Description:
Introduction :Dans les services d'urgence, les céphalées représentent le quatrième
motif de consultation le plus fréquent. La grande majorité de ces maux de tête sont
primaires. Cependant, environ 2 % des patients souffrant de céphalées présentent
une cause sous-jacente grave. Distinguer les céphalées bénignes de celles
nécessitant une prise en charge urgente est une tâche complexe. L’examen du fond
d'œil constitue un élément précieux de l'examen clinique dans ce
[Link] :Patiente âgée de 29 ans, ayant des antécédents
d’hyperthyroïdie, se présente aux urgences pour une céphalée intense d’apparition
brutale. Elle a été adressée pour un examen du fond d’œil. À l’examen, la patiente
était obnubilée. L’acuité visuelle ainsi que l’examen de l’oculomotricité étaient
difficiles à évaluer. Il n'y avait pas d'anisocorie, et le réflexe photomoteur était
normal. L’examen à la lampe à fente montrait un segment antérieur normal, tandis
que l’examen du fond d’œil révélait un léger flou des bords papillaires des deux
côtés ainsi que deux hémorragies rétiniennes temporales inférieures de l’œil
gauche. Nous avons suspecté un syndrome de Terson à l’origine de ces
hémorragies. La patiente a été orientée vers un examen neurologique spécialisé et
une imagerie cérébrale, qui a révélé un hématome cérébral occipital gauche avec
extension dans le système ventriculaire. Conclusion :Notre observation confirme
l'importance de l'examen du fond d'œil chez les patients consultant aux urgences
pour céphalées. Cet examen peut détecter des « signaux d'alarme » tels que
l'œdème papillaire ou les hémorragies intraoculaires, permettant ainsi d’orienter le
diagnostic et détecter des pathologies sous-jacentes graves.
CA0031. -DMLA PSEUDOTUMORALE : À PROPOS D’UN CAS
Ines Arfaoui(1), Jaafer Aouni(1), Yoldez Ben jemaa(1),
Yasmine Houmane(1), Walid Zbiba(1)
Adresse: (1) HOPITAL MED TAHER MAAMOURI NABEUL :
OPHTALMOLOGIE,TUNISIA
Description:
Introduction :La DMLA pseudotumorale représente une forme rare de cette maladie.
Longtemps considérée de mauvais pronostic visuel, les nouvelles modalités
diagnostiques et thérapeutiques ont permis d’avoir une meilleure réponse d’autant
plus que le diagnostic était pré[Link] :Patiente âgée de 84 ans,
hypertendue, consulte pour une baisse de vision progressive aux 2 yeux. A l’examen
de l’œil droit: l’acuité visuelle (AV) était limitée au décompte des doigts à 1mètre,
avec un segment antérieur calme, un ICP en place, et au fond d’œil (FO) un aspect
pseudotumoral de la macula de couleur blanchâtre surélevé associé à de multiples
drusens et des hémorragies. L’examen de l’œil gauche (OG) a montré une AV
limitée à la perception lumineuse, un segment antérieur calme, une cataracte dense
avec au FO un aspect de DMLA atrophique. L’OCT maculaire montre au niveau de
l’OD un décollement de l’épithélium pigmentaire (DEP) de grande taille avec une
pente raide associé à un néovaisseau de type 2 visible, un décollement séreux
rétinien associé à de multiples drusens. Au niveau de l’OG l’OCT maculaire montre
une fibrose sous rétinienne. L’échographie en mode B n’a pas montré de signes en
faveur d’un mélanome choroïdien. La patiente a reçu une série de 3 IVT de
bévacizumab avec légère amélioration sur le plan fonctionnel et anatomique.
Conclusion :La forme pseudotumorale représente 12 à 15% des DMLA. C’est une
forme rare qui doit être distinguée des tumeurs choroïdiennes. Les signes
d’orientation sont la bilatéralité, la présence de pseudo-drusens réticulés et de DEP.
L’échographie est primordiale pour rechercher les signes en faveur d'un mélanome
malin de la choroïde à type d'excavation choroïdienne et ombrage postérieur. Les
signes angiographiques et tomographiques incluent la présence de fluide intra et
sous rétinien avec des limites floues, la présence de DEP séreux ou néovascularisé.
CA0032. -VISUEL THREATING INFECTIOUS KERETITIS IN
PATIENT WITH RHEUMATOID ARTHRITIS
Yosra Maalej(1), Saloua Ben amor(2), Mariem Lachtar(1),
Mariem Zribi(2), Imen Abid(1), Amira Trigui(1)
Adresse: (1) CHU HABIB BOURGUIBA DE SFAX : OPHTALMOLOGIE,TUNISIA,
(2) CHU HABIB BOURGUIBA DE SFAX : OPHTALMOLOGIE,TUNISIA
Description:
Introduction :Rheumatoid arthritis (RA) is an autoimmune disease that primarily
affects the joints. Extra-articular manifestations are common. Ocular manifestations
can occur in up to 30% of [Link] disease is the most common autoimmune
disease associated with dry eye syndrome. It is characterised by inflammation and
disruption of the ocular surface, predisposing patients to an increased risk of ocular
surface infection. Here we present a case of a patient with RA and severe dry eye
complicated by infectious [Link] :A 37-year-old male patient with RA
since childhood and a history of severe dry eye syndrome and aseptic keratolysis
was admitted to our department with a painful, red eye and decreased visual acuity.
Slit lamp examination of the right eye revealed a 3x3 mm round corneal abscess, an
inferior retrocorneal plaque, adjacent retrocorneal precipitates and fibrin in the
anterior chamber. Examination of the left eye showed corneal scarring and severe
dry keratoconjunctivitis. A fungal origin of the infectious keratitis was suspected, and
both topical and systemic antibacterial and antifungal treatments were initiated. The
outcome over two months was favorable, with resolution of the corneal infiltrate
despite scarring, and disappearance of the retrocorneal plaque and fibrin in the
anterior [Link] :RA may be associated with ocular conditions such as
corneal inflammation and lacrimal gland destruction. Dry eye is the most common
ocular finding in this population, and such a compromised ocular surface is
susceptible to microbial invasion. Regular ophthalmological monitoring may be
required to prevent sight-threatening complications.
CA0033. -ECCHYMOSE PÉRIORBITAIRE SPONTANÉE
RÉVÉLANT UNE VARICE OCULAIRE : À PROPOS D’UN CAS
Mariem Lachtar(1), Imen Zone abid(1), Aida Jallouli(1), Yosra
Maalej(1), Amira Trigui(1)
Adresse: (1) CHU HABIB BOURGUIBA SFAX : SERVICE
D'OPHTALMOLOGIE,TUNISIA
Description:
Introduction :Les varices oculaires représentent 2% des tumeurs orbitaires. Elles
sont considérés comme une malformation vasculaire de type II, contenant un flux
veineux. Nous rapportons le cas d’une varice oculaire découverte à l’occasion d’une
ecchymose pé[Link] :Une fille âgée de 15 ans, suivie en
hématologie pour anémie ferriprive, se présentait pour ecchymose périorbitaire avec
hémorragie sous conjonctivale gauche indolore, brutale et spontanée. La notion de
traumatisme ou d’effort important précédant l’épisode était exclu par l’interrogatoire,
la mesure de tension artérielle était normale et le bilan d’hémostase était correct.
L’examen de l’œil droit ne montrait pas d’anomalies. Du côté gauche, elle présentait
une ecchymose périorbitaire, une acuité visuelle à 10/10, une hémorragie sous-
conjonctivale nasale avec un segment antérieur calme et un fond d'œil normal.
L’angio-IRM demandée en urgence révélait une formation rétro conique supérieure
d'origine vasculaire veineuse, compatible avec des varices rétrooculaires. L'évolution
a été marquée par une aggravation rapide de l'ecchymose périorbitaire et de
l'hémorragie sous-conjonctivale après deux jours suivie d’une stabilisation. La
décision était l’abstention thérapeutique avec surveillance et traitement
[Link] :Les varices oculaires se manifestent souvent par une
exophtalmie aggravée par le manœuvre de valsalva. Leur découverte à l’occasion
d’une hémorragie orbitaire est rare mais décrite. Leur rponostic est généralement
favorable et le traitement concerne généralement les varices de grande taille ou
compliqués.
CA0034. -RÉTINITE MULTIFOCALE AIGUË CHEZ UN PATIENT
ATTEINT DE FIÈVRE Q AVEC ENDOCARDITE : À PROPOS
D’UN CAS
Anis Mahmoud(1), Nasreddine Lahmar(1), Amina Marghli(1),
Rahma Bel haj ltaief(1), Sameh Mbarek(1), Riadh Messaoud(1)
Adresse: (1) HÔPITAL TAHAR SFAR MAHDIA : OPHTALMOLOGIE,TUNISIA
Description:
Introduction :La fièvre Q est une zoonose répandue, causée par C. burnetii. Elle est
principalement transmise à l'homme par inhalation d'aérosols provenant de sols
contaminés ou de déchets animaux. La plupart des patients restent
asymptomatiques. L'endocardite est la manifestation la plus courante et la plus
grave. L'atteinte oculaire a rarement été décrite au cours de la fièvre Q.
Observation :Un éleveur de bovins, âgé de 67 ans, a présenté une fièvre
persistante, des céphalées et des corps flottants pour les deux yeux évoluant depuis
2 semaines. À l'examen ophtalmologique, on a noté une acuité visuelle à 10/10, la
présence de cellules dans le vitré à 1+ et de multiples petites lésions rétiniennes
blanches superficielles dispersées dans le pôle postérieur et la périphérie moyenne
associées à quelques hémorragies rétiniennes au fond d’œil. Ces lésions n’avaient
pas de traduction angiographique. La tomographie par cohérence optique a montré
une hyper réflectivité focale et un épaississement principalement intéressant les
couches rétiniennes internes et également une zone hyper réflective en forme de
bande au niveau de la rétine moyenne compatible avec une maculopathie médiane
paracentrale aigue. L'échocardiographie transthoracique a montré une lésion
échogène mobile sur le feuillet aortique antérieur compatible avec un diagnostic
d'endocardite. Les tests Elisa réalisés sur sérum ont montré une augmentation des
anticorps anti C. burnetii de 60 UI/ml à 255 UI/ml. Le patient a été traité par
doxycycline 100 mg deux fois par jour pendant 18 mois, avec une évolution
favorable de l'endocardite. Les lésions rétiniennes aiguës avaient une disparition
progressive sans cicatrices [Link] :L'infection à C. burnetii doit être
prise en compte dans le diagnostic différentiel de la rétinite multifocale aigue
associée à une maladie fébrile systémique. Une confirmation sérologique est
nécessaire avec une échocardiographie cardiaque systématique pour la détection
précoce de l'endocardite et l’instauration rapide d'un traitement antibiotique
approprié.
CA0035. -POST TRAUMATIC BACILLARY LAYER
DETACHMENT
Hamza Krifa(1), Alioua Alioua(1), Houssem Hammami(1),
Ines Hachicha(1), Khaled El matri(1), Rim Limaiem(1)
Adresse: (1) IHROT : SERVICE B,TUNISIA
Description:
Introduction :Blunt ocular trauma can result in an array of posterior segment lesions.
Bacillary layer detachment, a relatively recent entity, was described using OCT
scans as a separation of the myoid and ellipsoid layers. Since its first description, it
was reported in different posterior segment [Link] :A 23-year-old
woman, presented with blurry vision in the left eye following a head trauma. At initial
presentation, her best-corrected visual acuity (BCVA) was 20/100 in the left eye.
There was no relative afferent pupillary defect and pupils were equal and reactive to
light. Slit-lamp examination revealed no abnormal findings in the anterior segment
and lens. Fundus examination revealed a macular neurosensory retinal detachment.
Fundus autofluorescence showed a heterogenous macular hyperautofluorescence.
Fluorescein angiography showed no anomaly, particularly no leakage. ICG
angiography showed dilated choroidal vessels in both eyes and macular pooling in
the left eye. OCT showed a choroidal thickness of 553 µm with no associated
anomaly in the right eye. Whereas, it revealed a serous retinal detachment,
intraretinal fluid with a bacillary layer detachment and a choroidal thickness of 547µm
OS. Three weeks after the initial visit, her BCVA was 20/25 in the left eye. OCT
showed a complete resorption of subretinal fluid with a restitution of normal retinal
layers structure without macular thinning. It also showed an irregular foveal ellipsoid
[Link] :Bacillary layer detachment (BLD) has been described in a variety
of posterior segment diseases including inflammatory diseases, infectious diseases,
choroidal tumors and vascular conditions and can occur secondary to contusive
ocular trauma. The visual prognosis of BLD is good and its resorption is associated
with a significant improvement of visual acuity.
CA0036. -LES VASCULARITES RÉTINIENNES
IDIOPATHIQUES UNILATÉRALES , À PROPOS DE 2 CAS .
Aida Jallouli(1), Omar Ayedi(2), Sofien Affes(1), Aymen
Frikha(1), Salma Gargouri(1), Amira Trigui(1)
Adresse: (1) CHU HABIB BOURGUIBA SFAX : OPHTALMOLOGIE,TUNISIA, (2)
CHU HABIB BOURGUIBA SFAX : OPHATALMOLOGIE,TUNISIA
Résumé:
Introduction:
Le diagnostic étiologique d 'une vascularite rétinienne doit être exhaustif en raison
de la diversité et de la sévérité de certaines entités étiologiques et de la rareté des
cas de vascularite idiopathique estimée entre 5 % à 10% . Ainsi , nous rapportons 2
cas de vascularites rétiniennes unilatérales idiopathique afin d’ exposer certaines
présentations cliniques de cette entité .
Matériel et méthode:
étude rétrospective de cas .
Résultat :
le motif de consultation était une baisse brutale de l’acuité visuelle . L’acuité
visuelle était limitée à la perception lumineuse chez une patiente et de 4/10 chez la
2éme . L’examen du segment antérieur a objectivé une inflammation de chambre
antérieure chez un cas .Le vitré était calme dans les 2 cas . L’examen du fond
d’œil a révélé l’aspect d’une angéite givrée chez une patiente et l’aspect
d’engaignement vasculaire avec des vaisseaux fantômes ainsi qu’une irrégularité
de calibre des vaisseaux chez la 2 éme . Un bilan infectieux exhaustif ainsi qu’un
examen clinique et paraclinique éliminant une éventuelle hémopathie ou maladie
de système ont été pratiqué . Ainsi on a retenu le diagnostic de vascularite
idiopathique unilatérale sous la forme d’angéite givrée chez une patiente .
Conclusion :
La démarche étiologique devant une vascularite rétienne doit être rigoureuse . Un
bilan infectieux doit être pratiqué surtout devant une atteinte unilatérale . Une
hémopathie ainsi que certaines vascularites systémiques doivent être éliminé
incluant la maladie de Behçet , la sarcoïdose , la maladie de Wegner , le lupus .... .
Des entités oculaires comme le syndrome d’IRVAN peuvent être a l’origine de la
vascularite ainsi que certaines traitements d’immunothérapie anticancéreuse .
CA0037. -DIROFILARIOSE OCULAIRE : À PROPOS DE DEUX
CAS
Yahya Sabar(1), Hajer Ben amor(1), Mohamed baha Ben
dhief(1), Azer Ben alaya(1), Bechir Jelliti(1), Moncef
Khairallah(1)
Adresse: (1) CHU FATTOUMA BOURGUIBA : SERVICE D'OPHTLMOLOGIE DE
MONASTIR,TUNISIA
Résumé:
Introduction:
Rapporter deux cas de Dirofilariose oculaire
Matériel et méthode:
Rapport de deux observations cliniques
Résultat :
Cas 1 Il s’agit d’une patiente âgée de de 40 ans qui a consulté pour prurit de l’œil
gauche. L’examen ophtalmologique a noté la présence d’un corps étranger mobile
sous conjonctivale. L’extraction chirurgicale et l’examen parasitologique ont conclu
au diagnostic du dirofilariose conjonctivale. Cas 2 Il s'agit d'un patient âgé de 62
ans qui a consulté pour œdème palpébral droit. Le diagnostic d’une cellulite orbitaire
était suspecté et le patient était traité par des antibiotiques par voie générale et des
corticoïdes topiques avec une bonne évolution, mais persistance d’une induration
arrondie de 0,7 cm de diamètre au niveau du 1/3 interne de la paupière supérieure.
Quinze jours après, le patient a reconsulté pour la récidive de la même
symptomatologie. L’examen trouvait un œdème important de la paupière supérieure
droite blanc sans douleur associée. Une TDM a été faite et a montré un
épaississement palpébral isolé. Le patient a eu une pommade corticoïde et un
antihistaminique par voie orale avec résolution rapide de l’œdème et persistance de
la lésion indurée au niveau du 1/3 interne de la paupière. Une biopsie exérèse de
cette lésion a été réalisée. L'examen anatomopathologique a montré la présence
d'un infiltrat inflammatoire entourant des dirofilaria.
Conclusion :
La dirofilariose est une zoonose émergente qui touche les mammifères. La
dirofilariose humaine est rare. L’atteinte oculaire est exceptionnelle et touche
majoritairement les annexes oculaires.
CA0038. -ET SI C'ÉTAIT LA DYSTROPHIE DE STARGARDT ?
Nourhen Aidi(1), Zeineb Kallel(1), Sarra Zaibi(1), Imen Ben
khemis(1), Asma Khallouli(1), Afef Maalej(1)
Adresse: (1) HÔPITAL MILITAIRE PRINCIPAL DE TUNIS : SERVICE
OPHTALMOLOGIE,TUNISIA
Description:
Introduction :La dystrophie de Stargardt est une dégénérescence maculaire
héréditaire qui peut facilement passer inaperçue en raison de ses symptômes variés.
Face à une baisse de vision centrale inexpliquée chez un patient jeune, une
question se pose : et si c'était la dystrophie de Stargardt ?.Observation :Nous
rapportons le cas d'une patiente de 28 ans, suivie pour une polyarthrite rhumatoïde
juvénile, actuellement sous traitement immunosuppresseur, qui a consulté pour une
baisse progressive de l'acuité visuelle bilatérale. À l'examen, l'acuité visuelle était
mesurée à 3/10 aux deux yeux, avec un segment antérieur calme. Le fond d'œil a
révélé des lésions blanc-jaunâtres confluentes, bien délimitées et peu nombreuses,
localisées au pôle postérieur et à la périphérie moyenne. La tomographie par
cohérence optique maculaire (OCT) a mis en évidence des dépôts hyperréflectifs au
niveau de l'épithélium pigmentaire. L'angiographie à la fluorescéine a montré un
silence choroïdien avec des lésions hyperfluorescentes dès les temps précoces.
L'électrorétinogramme était normal. Le jeune âge de la patiente, l'atteinte bilatérale
et symétrique, l'aspect flavimaculé des lésions au fond d'œil, ainsi que la présence
de dépôts hyperréflectifs et de lésions hyperfluorescentes avec un silence
choroïdien, nous ont permis de conclure à une maladie de [Link] :La
dystrophie de Stargardt reste une maladie complexe à diagnostiquer et à gérer. Bien
que le pronostic visuel soit souvent incertain, une prise en charge précoce et un suivi
régulier permettent de ralentir la progression et d'améliorer la qualité de vie des
patients. Les avancées récentes dans le domaine des thérapies pourraient offrir de
nouvelles perspectives à l'avenir.
CA0039. -DYSTROPHIE CORNÉENNE MACULAIRE : À
PROPOS DE 2 CAS
Azer Ben alaya(1), Hager Ben amor(1), Mohamed omar
Miladi(1), Imen Ksiaa(1), Bachir Jelliti(1), Moncef Khairallah(1)
Adresse: (1) CHU FATTOUMA BOURGUIBA : SERVICE D'OPHTALMOLOGIE
CHU FATTOUMA BOURGUIBA,TUNISIA
Description:
Introduction :Introduction : Les dystrophies cornéennes héréditaires sont un groupe
de pathologies cornéennes , généralement progressives, bilatérales. Elles impliquent
souvent l'accumulation de matériel dans une ou plusieurs couches de la cornée, qui
peut conditionner le pronostic visuel. Observation :Observation N°1 : Il s’agit d’un
patient âgé de 26 ans , qui consultait pour flou visuel avec photophobie d’évolution
progressive depuis neuf ans. L’examen ophtalmologique révélait une acuité visuelle
limitée à 2/10ème à l’oeil droit et 1/10ème à l’oeil gauche. L’examen de la cornée
montrait de multiples opacités sous-épithéliales et stromales des deux côtés. L’OCT-
SA montrait une hyperréflectivité stromale mal délimitée avec une surface stromale
irrégulière. Observation N°2 : Il s’agit d’un patient âgé de 30 ans , qui consultait
dans un tableau de baisse lentement progressive de la vision associée à une
photophobie et à un larmoiement. L’examen ophtalmologique révélait une acuité
visuelle limitée à 1/10ème faible des deux côtés. L’examen du segment antérieur
montrait un dépôt blanchâtre central mal limitée associée à de multiples opacités
stromales sur toute la surface cornéenne, bilatérales. L’OCT-SA confirme l’atteinte
cornéenne stromale avec mise en évidence de plusieurs zones hyper-réflectives mal
délimitées. Conclusion :Discussion : La dystrophie cornéenne maculaire est une
anomalie du métabolisme du kératan sulfate. Elle se transmet selon le mode
autosomique récessive. Elle touche surtout les jeunes et peut être responsable
d’une baisse visuelle importante . L’OCT-SA permet de comprendre les
changements ultrastructuraux de la cornée. Lentement évolutive, elle conduit
habituellement à la kératoplastie transfixiante (KPT) après l’âge de 30 ans. Elle ne
récidive pas sur le greffon. Nos deux patients ont été proposés pour une KPT.
Conclusion : La dystrophie cornéenne maculaire est une maladie autosomique
récessive qui touche les jeunes individus. Le dépôt de protéines anormales entraîne
une opacification progressive de la cornée. Diverses modalités de traitement
existent, telles que la KPT.
CA0040. -LONG TERM ANATOMICAL AND FUNCTIONAL
OUTCOME OF CONTUSION MACULOPATHY
Hamza Krifa(1), Haifa Alioua(1), Houssem Hammami(1),
Sonya Mabrouk(1), Olfa Fekih(1), Imene Zeghal(1)
Adresse: (1) IHROT : SERVICE A,TUNISIA
Description:
Introduction :Blunt ocular trauma can result in a variety of posterior segment lesions
including commotion retinae, choroidal ruptures, macular holes and vitreous
hemorrhage. Long standing non diagnosed lesions may undergo changes that can
make their diagnosis challenging. Observation :A 10 year old boy presented with
blurry vision in the left eye 3 months after a blunt trauma. His best corrected visual
acuity was 3/10, the anterior segment and intraocular pressure were normal, his lens
clear and his vitreous quiet. On fundus examination we noted a well limited circular
whitish lesion temporal and inferior to the optic nerve head involving the fovea with
pigmentary changes. Infrared imaging showed a circular heterogenous
hypereflective lesion with a hyporeflective border Optical coherence tomography
showed multiple focal disruptions of the ellipsoid and interdigitation zones with
atrophy of the overlying macula. Ultrasound imaging was unremarkable, in particular
it showed the absence of choroidal thickening. Visual field examination showed a
superior and temporal scotoma involving the center. Conclusion :Long term evolution
of traumatic lesions can lead to atypical findings that may lead astray the diagnosis.
Detailed history taking and examination is necessary to assess the lesions and
determine their etiology.
CA0041. -CHOROÏDITE MULTIFOCALE TUBERCULEUSE : A
PROPOS D’UN CAS
Manel Mekni(1), Wafa Walha(1), Haifa Alioua(1), Fedi
Sahraoui(1), Jihene Sayadi(1), Iness Malek(1), Imene
Zeghal(1)
Adresse: (1) INSTITUT HEDI RAIES D'OPHTALMOLOGIE : SERVICE A,TUNISIA
Description:
Introduction :Les manifestations oculaires de la tuberculose sont rares et
diversifiées. L’atteinte du tractus uvéal est la forme la plus courante. Le diagnostic
reste complexe en l’absence de signes systémiques. Nous présentons un cas de
choroïdite multifocale [Link] :Il s’agit d’un patient agé de 48 ans
qui consulte aux urgences pour une BAV associée à une rougeur des deux yeux
depuis 3 mois. On note au niveau de l’OD une AV corrigée à CLD à 20 cm, un
segment antérieur calme, un tonus à 36 mmHg, et une hyalite à une croix. Pour
l’OG, l'AVL corrigée est à 2/10, on observe un segment antérieur calme, un tonus à
10 mmHg et une hyalite à une croix. Au FO, on note, dans les deux yeux, de
multiples lésions choriorétiniennes, plus marquées au pôle postérieur. À l’AF, les
lésions choroïdiennes présentent une hyperfluorescence précoce progressant de la
périphérie vers le centre. L’OCT a montré des zones d’atrophie des couches
externes avec des interruptions de la ligne ellipsoïde dans les deux yeux. Le bilan
étiologique révéle une IDR à la tuberculine phlycténulaire et un test Quantiféron
positif. Le diagnostic présumé de CMF d’origine tuberculeuse a ainsi été posé. Une
quadrithérapie antituberculeuse, associée à des corticoïdes par voie orale, a
entraîné une nette amélioration clinique avec une AVL corrigée à 7/10 pour l’OD et
8/10 pour l’OG. Cependant, au cours du suivi, un glaucome uvéitique avec
goniosynéchies dépassant 180° a été observé à l’OD. Conclusion :La tuberculose
oculaire est une forme rare de tuberculose, et la CMF est caractéristique mais non
spécifique. L’imagerie multimodale est essentielle pour suivre l'évolution des lésions
dans la CMF, permettant d'ajuster le traitement de manière appropriée.
CA0042. -NEUROPATHIE OPTIQUE TOXIQUE : UNE SÉRIE DE
CAS D'INTOXICATION COLLECTIVE PAR BOISSONS
ALCOOLISÉES ARTISANALES
Manel Mekni(1), Wafa Walha(1), Sabri Sioud(1), Sadok
Boukottaya(1), Olfa Fekih(1), Iness Malek(1), Imene Zeghal(1)
Adresse: (1) INSTITUT HEDI RAIES D'OPHTALMOLOGIE : SERVICE A,TUNISIA
Résumé:
Introduction:
La neuropathie optique (NO) toxique est une affection rare, potentiellement
cécitante. Nous rapportons cette série de 5 cas illustrant les conséquences graves
de la NO toxique au méthanol.
Matériel et méthode:
Nous rapportons une série de cas de NO toxique survenue chez cinq patients vivant
dans la même ville, après consommation des boissons artisanales contenant du
méthanol.
Résultat :
Tous les patients ont été admis au CAMU, présentant une BAV bilatérale. •
Patient (P) 1, âgé de 28 ans, avait une AV à PLMO à l'OD et au CLD à 1
mètre à l'OG, une mydriase aréflective à l’OD, avec un RPM paresseux à l’OG.
L'examen du FO révélait un œdème papillaire avec un aspect blanchâtre péri-
papillaire bilatéral. • P2, âgé de 30 ans, présentait une absence de perception
lumineuse aux deux yeux, une mydriase aréactive bilatérale et un œdème papillaire
avec un aspect blanchâtre péri-papillaire bilatéral au FO. • P3, âgé de 60 ans,
monophtalme à l’OD, avait une AV limitée au CLD à 4 mètres, un RPM paresseux,
et une papille normale au FO. • P4, âgé de 26 ans, avait une AV limitée à 1/10 aux
deux yeux, un RPM paresseux ODG, et une papille normale au FO ODG. • P5,
âgé de 54 ans, avait une AV limitée à des PLMO aux deux yeux, une mydriase
aréflective ODG, et une papille normale au FO ODG. Après un mois, tous les
patients ont développé une pâleur papillaire sectorielle ou diffuse. Il y a eu une
absence de récupération visuelle chez P2, une légère amélioration de l’AV (≤ 2/10)
chez P1, P3 et P5, et une nette amélioration de l’AV (≥ 5/10) chez P4.
Conclusion :
Cette série de cas illustre les conséquences graves et potentiellement irréversibles
de la NO toxique au méthanol. La sensibilisation du public et la régulation stricte de
de la production de boissons alcoolisées artisanales sont essentielles.
CA0043. -CHORIORÉTINOPATHIE DE BIRDSHOT : À PROPOS
D’UN CAS
Aya Sassi(1), Nesrine Zaafrane(1), Aymen Mabrouk(1),
Mohamed anis Abid(1), Marouan Harrath(1), Leila Knani(1),
Mohamed Ghorbel(1)
Adresse: (1) CHU FARHAT HACHED DE SOUSSE : SERVICE
D’OPHTALMOLOGIE,TUNISIA
Description:
Introduction :La choriorétinopathie de Birdshot correspond est une cause rare
d’uvéite postérieure bilatérale chronique caractérisée par l’apparition de tâches
jaunâtres au niveau du fond d’oeil. Nous rapportons le cas clinique d’une patiente
âgée de 63 ans présentant une choriorétinopathie de [Link] :Il s’agit
d’une patiente âgée de 63 ans ,qui nous a consulté pour baisse de l’acuité visuelle
bilatérale progressive . L’acuité visuelle (AV) était de 4/10 éme au niveau de 2 yeux .
L’examen du segment antérieur était normal.L’examen du fond d’oeil a objectivé en
bilatéral des taches blanches avec papille pâle vaisseaux grêles.L’OCT maculaire a
objectivé une atrophie maculaire dans les 2 yeux . L’OCT-A maculaire a montré une
diminution de densité de la choriocapillaire et une rupture de la ZAC. Les PEV et
l’ERG étaient altérés et le champ visuel automatisé 24/2 a montré un rétrécissement
diffus .Le bilan étiologique a révélé une positivité de l’antigène HLA A29 .La patiente
été mise sous corticoides par voie générale avec dégression progressive et
Mycophénolate mofetil(MMF) .Conclusion :La choriorétinopathie de Birdshot
demeure une entité assez rare au Magreb qui survient généralement entre l’âge de
40 et 50 ans avec légère prédominance féminine .L’antigène HLA A29 est positif
dans plus que 95% des cas. L’évolution de cette pathologie est chronique et peut se
faire vers l’atrophie optique ,un ERG et une vision sévèrement altérés avec comme
complication la plus importante l’oedème maculaire . Le traitement repose sur la
corticothérapie ,efficace à coirt terme qui doit être impérativement associée à plus
long terme à des immunosuppresseurs tel que le Mycophénolate mofetil qui est
actuellement d’utilisation plus répandue dans choriorétinopathie de Birdshot en
raison de son bon profil de sécurité et de son efficacité dans le controle de
l’inflammation .
CA0044. -ASPECTS CLINIQUES ET TOMOGRAPHIQUES DE
L’ŒDÈME MACULAIRE AU COURS DE L’OCCLUSION DE LA
VEINE CENTRALE DE LA RÉTINE (OVCR)
Nefzi Dhouha(1), Chaabani Lotfi(1), Saad Elbaraki(1), Mein
Taleb jeddou(1), Jakhlouti Ahmed(1), Bochra Sidi echikh(1)
Adresse: (1) HÔPITAL RÉGIONAL DE KASSERINE : OPHTALMO,TUNISIA
Résumé:
Introduction:
Étudier les caractéristiques cliniques et tomographiques de l'œdème maculaire
associé à l'occlusion de la veine centrale de la rétine (OVCR) à travers une série de
cas.
Matériel et méthode:
Analyse rétrospective de dix patients ayant présenté une OVCR unilatérale. L’âge
moyen des patients était de 63 ans (plage de 55 à 72 ans).
Résultat :
Résultat : L'œdème maculaire était centro-fovéolaire dans 40 % des cas en phase
aiguë. Chez 30 %, l'œdème était diffus, avec 40 % de cas symétriques et 60 %
asymétriques. Une membrane épimaculaire était présente dans 20 % des cas. Des
logettes cystoïdes intra-rétiniennes ont été observées chez 40 % des patients,
associées à une diminution significative de l’acuité visuelle. Un décollement séreux
de la rétine a été noté chez 30 % des patients, et un épaississement diffus des
couches internes de la rétine chez 30 %. L’interruption de la ligne ISOS était
présente chez 20 % des patients. Discussion : L'œdème maculaire associé à
l'OVCR montre des variations entre les phases aiguë et chronique. En phase aiguë,
l'œdème est souvent centro-fovéolaire et cystoïde, tandis qu’en phase chronique, il
devient plus diffus. Les complications comme le décollement séreux et les
membranes épimaculaires peuvent persister et affecter la vision de manière
significative.
Conclusion :
Conclusion : Les caractéristiques tomographiques de l'œdème maculaire varient
entre les phases aiguë et chronique. Une PEC adaptée à chaque phase est cruciale
pour améliorer les résultats visuels.
CA0045. -INDEX VASCULAIRE CHOROÏDIEN DANS LES
MALADIES DU SPECTRE DE LA PACHYCHOROÏDE
Oussama Najlaoui(1), Yassine Farah(1), Mohamed Jeribi(1),
Rim Bouraoui(1), Rim Limaiem(1)
Adresse: (1) INSTITUT HEDI RAIES D'OPHTALMOLOGIE DE TUNIS : IHROT
B,TUNISIA
Résumé:
Introduction:
Le spectre de la pachychoroïde comporte plusieurs pathologies avec un processus
pathogénique commun , l'objectif était d'analyser l'épaisseur choroïdienne et l'index
vasculaire choroïdien dans les différentes maladies du spectre de la pachychoroïde.
Matériel et méthode:
Étude rétrospective incluant 87 yeux (54 patients) présentant une maladie
pachychoroïdienne. Une imagerie multimodale a été réalisée à tous les patients,
comprenant une photographie du fond d'œil et une tomographie par cohérence
optique Swept source (OCT-SS) avec des coupes B scans et une OCT en face.
Nous avons mesuré l'épaisseur choroïdienne réto-fovéolaire (ECRF) et calculé
l'index vasculaire choroïdien (IVC) avec le logiciel de traitement d’image Fiji.
Résultat :
Vingt-cinq yeux présentaient une épithéliopathie pigmentaire pachychoroïdienne
(EPP) (29%), 25 yeux une choriorétinopathie séreuse centrale (CRSC) (29%), 13
yeux un syndrome de la pachychoroïde péripapillaire (SPP) (15%), 14 yeux une
néovascularisation pachychoroïdienne (PNV) (16%) et 10 yeux une
néovascularisation anévrismale de type 1 (NAT1) (11%). Les ECRF étaient
respectivement de 396, 420, 419, 381 et de 316 µm pour les patients présentant une
EPP, une CRSC, un SPP, une PNV et une NAT1. Les IVC étaient respectivement de
65,7%, 66,2%, 65,9%, 64,6%, 64,1% pour l’EPP, CRSC, SPP, PNV et NAT1. Le
groupe de maladies pachychoroïdiennes néovasculaires incluant : PNV et NAT1
présentait une ECRF et un IVC plus élevés que ceux du groupe de pachychoroide
non néovasculaire (410,5 μm vs 354,6 μm; p=0,011) (65,77% vs 64,46% ; p=0,022).
Conclusion :
Bien que les valeurs seuils exactes ne soient pas encore bien établies, une ECRF
plus importante et un IVC plus élevéseraient les principales caractéristiques
distinctives du groupe de maladies pachcyhoroïdiennes néovasculaires par rapport
au groupe de maladies pachychoroïdiennes non néovasculaires.
CA0046. -CHOROÏDITE PONCTUÉE INTERNE ET RISQUE DE
NÉOVAISSEAU CHOROÏDIEN
Dhouha Nefzi(1), Lotfi Chaabni(1), Taleb jidou Mein(1),
Ahmed Jakhlouti(1), Bouchra Sidi cheikh(1), Saad Elbaraki(1),
Faouzi Talbi(1)
Adresse: (1) HÔPITAL RÉGIONAL DE KASSERINE : SERVICE
D'OPHTALMOLOGIE,MAURITANIA
Résumé:
Introduction:
illustrer un cas de choroïdite ponctuée interne (PIC) et rappeler les facteurs de
risque de développement d’un néovaisseau choroïdien (NVC)
Matériel et méthode:
à propos d’un cas
Résultat :
Il s’agit d’une patiente âgée de 52 ans myope à l’antécédent d’une PIC ayant
consulté pour une baisse d’acuité visuelle accentuée progressivement de l’œil
gauche. A l’examen : une acuité visuelle limitée au voir bouger la main, un segment
antérieur normal, le fond d’œil retrouvait des taches jaunâtres à borts flous de
localisation péri papillaire sans hyalite associée. L’OCT a mis en évidence un
néovaisseau retro-fovéolaire.
Conclusion :
La PIC touche principalement les femmes jeunes myopes. Il s’agit d’une maladie
inflammatoire rare caractérisée par des lésions chorio-rétiniennes généralement
bilatérales, asymétriques, jaunâtres et ponctuées localisées au niveau du pole
postérieur. La présence d’une membrane néo vasculaire conditionne le pronostic
visuel. Elle est trouvée dans 25% des cas surtout en l’absence d’une corticothérapie
par voie systémique au cours de la phase active de la maladie.
CA0047. -MACRO-VAISSEAU ABERRANT: À PROPOS D'UN
CAS
Dhouha Nefzi(1), Lotfi Chaabani(1), Taleb jidou Mein(1), Saad
Elbaraki(1), Bouchra Sidi cheikh(1), Ahmed Jakhlouti(1),
Faouzi Talbi(1)
Adresse: (1) HÔPITAL RÉGIONAL DE KASSERINE :
OPHTALMOLOGIE,MAURITANIA
Résumé:
Introduction:
Rapporter un cas de macro-vaisseau rétinien aberrant de découverte fortuite
Matériel et méthode:
A propos d'un cas
Résultat :
Il s’agit d’un patient âgé de 22 ans diabétique sous insuline ayant consulté pour un
examen de contrôle et chez qui on a mis en évidence de façon fortuite au fond d’œil
une veine avec un trajet aberrant croisant la macula. L’OCT a montré des vaisseaux
anormaux dans les couches internes de la rétine.
Conclusion :
Les macro-vaisseaux rétiniens congénitaux sont des malformations rares dus à des
anomalies de développement de la vascularisation rétinienne. Elles constituent en
de larges veines tortueuses passant par la macula. Elles sont unilatérales,
asymptomatiques et de découvertes lors d’un examen de routine. Elles peuvent se
compliquer de BAV secondaire à un œdème intra rétinien, un décollement séreux
rétinien, une hémorragie pré-rétinienne ou lorsque leur trajet passe par la favéola.
CA0048. -AINS ET KÉRATITE ULCÉREUSE
Lotfi Chaabani(1), Dhouha Nefzi(1), Bouchra Sidi cheikh(1),
Talebjidou Mein(1), Saad Elbaraki(1), Ahmed Jakhlouti(1),
Faouzi Talbi(1)
Adresse: (1) HOPITAL REGIONAL DE KASSERINE : SERVICE
OPHTALMO,TUNISIA
Description:
Introduction :Objectif : Discuter la toxicité locale cornéenne des AINS utilisés en
post-opératoire Observation :Un patient de 60 ans, sans antécédents médicaux
notables, pseudophaque de (l’ODt) il ya 1 an , sans complications post opératoires .
Récemment , il a subi une chirurgie de cataracte de (l’OG), Le traitement
postopératoire comprenait des collyres : antibiotiques, stéroïdes et des AINS
topiques. À J9, un ulcère cornéen central de 7 mm x 8 mm a été découvert,
accompagné de désépithélialisation et d'une anesthésie cornéenne. L'acuité visuelle
était réduite à CLD à 1m , et l'OCT montrait une épaisseur cornéenne de 562 µm. Le
patient a été hospitalisé et traité par collyres antibiotiques fortifiés, aciclovir et
corticostéroïdes par voie générale, ainsi que des larmes artificielles. Le bilan
immunologique et l'examen par un interniste se sont révélés négatifs. L'évolution a
montré une légère amélioration avec réduction de l'ulcère et stabilisation de la vision.
Conclusion :les AINS étaient largement utilisés en post chirurgie de cataracte pour
prévention de l’OMC post-opératoire , ils sont néanmoins impliqués dans la toxicité
cornéenne , surtout dans les yeux avec un défect épithélial préexistant (sd sec..etc),
ou ayant des facteurs de risque de mauvaise cicatrisation ( diabète , kératite
neurotrophique..) . Par conséquent, il est recommandé de restreindre leur utilisation
chez ces patients , et la limiter uniquement aux patients présentant des facteurs de
risque d’œdème maculaire cystoïde postopératoire
CA0049. -EXOPHTALMIE OCULAIRE : QUAND L’ŒIL
PRÉSERVE LA VIE
Zeineb Ghaddab(1), Asma Zaghdoudi(1), Samah Mbarek(1),
Nada Sakli(1), Amina Marghli(1), Anis Mahmoud(1), Wafa
Ammari(1), Riadh Messaoud(1)
Adresse: (1) CHU TAHER SFAR MAHDIA : OPHTALMOLOGIE,TUNISIA
Description:
Introduction :La maladie de Basedow (MB) est une affection auto-immune fréquente.
Elle représente la première cause d’exophtalmie chez l’adulte. Le retentissement de
la MB est parfois majeur mettant en jeux le pronostic visuel et altérant la qualité de
vie. Nous rapportons un cas ou l’atteinte oculaire a préservé la vie
Observation :Patiente âgée de 21 ans sans antécédents. Elle a consulté en
ophtalmologie pour une tuméfaction au niveau de l’œil droit avec asymétrie de
fermeture palpébrale. A l’examen, on a trouvé une exophtalmie, une rétraction
palpébrale avec une asynergie oculopalpébrale. Le reste de l’examen est sans
anomalies. Un bilan thyroïdien a été demandé objectivant une hyperthyroïdie
périphérique et un syndrome inflammatoire biologique. L’examen somatique a
objectivé un goitre homogène de valeur modéré et une tachycardie. La patiente été
mise sous Selenium 200 ug/j et Normocardyl 40 ½ comprimé *2. Une TDM de
l’orbite a été demandé objectivant un dépassement des tiers postérieurs des deux
globes oculaires en avant de la ligne bicanthale externe en faveur d’une exophtalmie
bilatérale grade 1 plus marqué du côté gauche. Finalement le diagnostic de maladie
de Basedow a été [Link] :L’exophtalmie est la manifestation extra
thyroïdienne la plus fréquente de la maladie de Basedow. Le diagnostic repose sur
les symptômes et les signes oculaires. L’atteinte cardiaque peut engager le
pronostic vital. D’où la nécessité d’une prise en charge multidisciplinaire.
CA0050. -RÉSOLUTION SPONTANÉE D’UNE MER
IDIOPATHIQUE
Lotfi Chaabani(1), Dhouha Nefzi(1), Bouchra Sidi cheikh(1),
Taleb jidou Mein(1), Saad Elbaraki(1), Ahmed Jakhlouti(1),
Faouzi Talbi(1)
Adresse: (1) HOPITAL REGIONAL DE KASSERINE : SERVICE
OPHTALMO,TUNISIA
Description:
Introduction :Objectif : illustrer un cas d’une MER idiopathique avec régression
spontanée , avec un DPV préexistant Observation :Une patiente de 51 ans, sans
antécédents notables, se présenta avec une baisse d’acuité visuelle unilatérale de
l’œil droit (ODt). À l’examen, l’acuité visuelle était de 5/10, le segment antérieur était
calme, et une OCT révéla une membrane épirétinienne (MER) accompagnée d’un
décollement postérieur du vitré (DPV) complet , une traction rétinienne et une
distorsion fovéolaire étaient également observées . Étant donné que l’acuité visuelle
était relativement conservée, la décision fut de surveiller la patiente. Lors des
contrôles ultérieurs, la MER s’amincit, la traction diminua, et l’entonnoir fovéolaire se
restaura progressivement, avec une amélioration de l’acuité visuelle à 7/10.
Conclusion :La résolution spontanée d'une MER idiopathique est rare. En règle
générale, les MER progressent et peuvent entraîner des complications comme un
trou maculaire ou un décollement de rétine. Toutefois, quelques cas de résolution
spontanée ont été rapportés, souvent après un détachement de la MER de la
surface rétinienne, généralement lié au retrait de la membrane lors du décollement
de la hyaloïde postérieure. La régression spontanée, sans détachement observé, est
encore plus rare et se rencontre principalement dans les MER inflammatoires après
la résolution de l’inflammation. Dans le cas de cette patiente, l'absence d'antécédent
d’inflammation oculaire rend la régression spontanée de la MER particulièrement
exceptionnelle
CA0051. -PILOMATRICOME PALPÉBRAL: A PROPOS D’UN
CAS
Asma Zaghdoudi(1), Houssem Jazia(1), Sameh Mbarek(1),
Nesrine Mizouri(1), Mohamed habib Hedhiri(1), Wafa
Ammari(1), Anis Mahmoud(1), Riadh Messaoud(1)
Adresse: (1) EPS TAHAR SFAR MAHDIA : OPHTALMOLOGIE,TUNISIA
Description:
Introduction :Le pilomatricome est une tumeur infantile bénigne rare, décrite pour la
première fois par Malherbe en 1880. L’étiologie est jusqu’à présent méconnue. Une
association avec une mutation du gène CTNNB1 a été prouvée. La tête et le cou
sont les localisations les plus fréquentes. La localisation palpébrale est rare avec un
diagnostic clinique difficile. Nous rapportons le cas d’un pilomatricome palpébral
simulant à un [Link] :Un enfant âgé de 14 ans, sans antécédents
généraux, opéré pour chalazion en 2019, a consulté pour une récidive de la lésion.
L’examen ophtalmologique a montré une masse bleutée de 10mmx7mmx6mm au
niveau de la paupière supérieure. Une échographie de la masse a révélé une lésion
hypoéchogène avec un renforcement postérieur et une vascularisation au doppler
couleur. Le patient a bénéficié d’une exérèse chirurgicale. Le diagnostic de
pilomatricome palpébral a été retenu sur l’examen anatomopathologique. Les suites
opératoires étaient simples sans signe de récidiveConclusion :Le pilomatricome
palpébral peut être traité comme chalazion du faite de cette localisation rare. Il doit
être évoqué devant toute masse tendre ou récurrente après traitement chirurgical.
La confirmation diagnostique est surtout basée sur l’examen anatomopathologique.
La transformation maligne et les récurrences sont rares lorsque l’exérèse est
complète.
CA0052. -SYNDROME SEC ET GLAUCOME : UN CHALLENGE
THÉRAPEUTIQUE
Zeineb Ghaddab(1), Asma Zaghdoudi(1), Samah Mbarek(1),
Olfa Blel(1), Nada Sakly(1), Anis Mahmoud(1), Wafa
Ammari(1), Riadh Messaoud(1)
Adresse: (1) CHU TAHER SFAR MAHDIA : OPHTALMOLOGIE,TUNISIA
Description:
Introduction :La neuropathie glaucomateuse représente la 2ème cause de cécité
dans le monde. L’avènement des traitements anti glaucomateux constitue un
tournant évolutif de cette pathologie. La stratégie thérapeutique repose sur la qualité
de vie des patients. Cependant, l’altération de la surface oculaire représente une
cause majeure de mal observance. De ce fait, la détection et le traitement de la
sécheresse oculaire est primordiale pour la prise en charge de tout patient
[Link] :Un homme âgé de 68 ans, tabagique à 30PA, aux
antécédents de diabète de type 2, de glaucome primitif à angle ouvert traité par
Latanoprost depuis 9 mois. Il nous a consulté pour une rougeur oculaire bilatérale
associée à une sensation de grains de sable. À l'examen, l’acuité visuelle avec
correction était de 5/10 aux deux yeux. L'examen à la lampe à fente révélait une
hyperhémie conjonctivale diffuse . Le Break up time était de 4 secondes. L'indice
des maladies de la surface oculaire (OSDI) était élevé à 79,5. On a retenu le
diagnostic d’un syndrome sec sévère bilatéral principalement d'origine iatrogène.
Cependant, d'autres facteurs étaient incriminés, tels que l'âge avancé, le tabagisme
actif, le diabète sucré et le dysfonctionnement des glandes de Meibomius. La prise
en charge était multifactorielle consistant à prescrire un traitement antiglaucomateux
sans conservateurs, et introduire des substituts lacrymaux, tout en éduquant le
patient à effectuer une hygiène quotidienne des paupières. L'évolution était
favorable avec une amélioration des symptômes cliniques. Conclusion :Le syndrome
sec oculaire est une pathologie ophtalmologique fréquente souvent négligée par les
patients glaucomateux. Cette atteinte retentit sur la qualité de vie et sur l’adhérence
au traitement. Il est important de procéder à un examen systématique et minutieux
de la surface oculaire avant de commencer un traitement antiglaucomateux.
L'utilisation de traitements sans conservateurs est une alternative thérapeutique
importante.
CA0053. -XANTHÉLASMA PALPÉBRAL : UN CHALLENGE
THÉRAPEUTIQUE
Asma Zaghdoudi(1), Olfa Blel(1), Afef Chebbah(1), Sameh
Mbarek(1), Anis Mahmoud(1), Wafa Ammari(1), Riadh
Messaoud(1)
Adresse: (1) EPS TAHAR SFAR MAHDIA : OPHTALMOLOGIE,TUNISIA
Description:
Introduction :Le xanthélasma palpébral (XP) est une lésion cutanée rare qui touche
plus fréquemment la femme entre 35 et 55 ans. Il apparait sous la forme d’une
plaque jaunâtre molle unique ou multiple uni ou bilatérale plus ou moins
symétrique. Il a été rapporté une corrélation entre le XP et le taux sanguin de
cholestérol ainsi qu’une association avec les maladies cardiovasculaires. . Outre le
traitement des facteurs de risque cardiovasculaires, la prise en charge du XP est
également esthétique impliquant son exérèse le plus souvent chirurgicale. Nous
rapportons les observations de deux patientes présentant un xanthélasma palpébral
Observation :Le premier cas est à propos d’une patiente âgée de 48 ans sans
antécédents. Elle a consulté pour deux lésions jaunâtres papuleuses au niveau de la
paupière supérieure droite et gauche évoluant depuis 10 ans. Le diagnostic retenu
était un xanthélasma. Un bilan lipidique a été demandé objectivant une dyslipidémie.
La conduite à tenir était d’adresser la patiente pour équilibration de ses facteurs de
risques d’hypercholestérolémie. Le deuxième cas est à propos d’une patiente âgée
de 54 ans, hypertendue et dyslipidémie depuis deux ans équilibré sous traitement.
Elle consulte pour une lésion papuleuse jaunâtre allant du cantus interne vers le
bord supérieur du de la joue gauche et deux lésions millimétriques au niveau de
l’orbite droit. Le diagnostic de xanthélasma a été porté. Elle a bénéficié de deux
séances laser avec échec. Les deux patientes ont bénéficié d’un traitement
chirurgical avec un bon résultat esthé[Link] :Les xanthélasmas sont
souvent liés à un haut risque de cardiopathie ischémique. Une prise en charge
multidisciplinaire est primordiale pour un meilleur pronostic vital et esthétique. Le
traitement chirurgical reste le seul traitement avec un résultat esthétique satisfaisant.
CA0054. -MACULOPATHIE ISCHÉMIQUE RADIQUE ISOLÉE :
UN DIAGNOSTIC MÉCONNU
Asma Zaghdoudi(1), Nesrine Mizouri(1), Mohamed habib
Hedhiri(2), Amira Ben moula(1), Sameh Mbarek(1), Wafa
Ammari(1), Anis Mahmoud(1), Riadh Messaoud(1)
Adresse: (1) EPS TAHAR SFAR MAHDIA : OPHTALMOLOGIE,TUNISIA, (2)
HÔPITAL RÉGIONAL DE TOZEUR : OPHTALMOLOGIE,TUNISIA
Description:
Introduction :La maculopathie radique est une complication vasculaire occlusive
redoutable de la radiothérapie locorégionale. C’est une pathologie chronique et
progressive. Son traitement repose sur la photocoagulation focale, les
corticostéroïdes ou les anti-VEGF intravitréens. Le but de notre travail est de
rapporter un cas rare de maculopathie ischémique radique isolé[Link] :Il
s’agit d’une patiente âgée de 62 ans, au antécédent de cancer du cavum découvert
il y a 3 ans. Elle a été traitée par radio-chimiothérapie (35 séances de radiothérapie
avec une dose totale de 75 Gray). Elle a consulté en ophtalmologie pour une baisse
progressive de la vision plus maquée au niveau de l’œil droit (OD). L’examen
ophtalmologique retrouvait une acuité visuelle à 3/10 au niveau de l’OD et à 6/10 au
niveau de l’œil gauche (OG), un break-up time réduit au niveau des deux yeux et
une cataracte cortico-nucléaire bilatérale. L’examen du fond d’œil montrait une perte
du reflet fovéolaire au niveau de l’OD et l’absence de néo-vascularisation papillaire
et rétinienne. L’OCT maculaire révélait une atrophie maculaire avec une épaisseur
maculaire centrale à 200 µm. Une OCT-angiographie maculaire objectivait un
élargissement de la zone avasculaire centrale. Le diagnostic de maculopathie
radique ischémique avec atrophie maculaire secondaire a été [Link] :La
maculopathie ischémique post radiothérapie est une complication tardive,
potentiellement grave avec un pronostic péjoratif sur la fonction visuelle en cas
d’atrophie maculaire. La précocité de son dépistage est primordiale. Ceci repose sur
un examen ophtalmologique régulier, complet et systématique chez tout patient
traité par radiothérapie pour détecter les complications au long terme.
CA0055. -MACULOPATHIE MYOPIQUE ET VAISSEAUX
SCLÉRAUX PERFORANTS
Oussama Najlaoui(1), Farah Yassine(1), Mohamed Jeribi(1),
Rim Bouraoui(1), Rim Limaiem(1)
Adresse: (1) INSTITUT HEDI RAIES D'OPHTALMOLOGIE DE TUNIS : IHROT
B,TUNISIA
Résumé:
Introduction:
Analyser la présence de vaisseaux scléraux perforants (VSP) chez les patients
présentant une myopie forte et déterminer leur relation avec la néovascularisation
choroïdienne myopique (NVCm)
Matériel et méthode:
Etude rétrospective incluant 20 patients myopes forts (≥-6 D ou longueur axiale ≥26
mm). La présence de VSP a été évaluée à l'aide des coupes radiales à l’OCT swept
source (TRITON ; Topcon, Japon). La présence de NVCm active ou cicatricielle a
été détectée sur les coupes B scans de l’OCT et à l’OC-angiographie.
Résultat :
Quarante yeux de 20 patients présentant une myopie forte ont été étudiés. Dix yeux
(25 %) avaient été traité pour des néovaisseaux choroïdiens. Des VSP ont été notés
dans 15 yeux (37,5 %)et étaient associésà des néovaisseaux choroïdiens dans
10yeux (66.7%). Les VSPsiégeaient en dessus ou en contact des néovaisseaux
choroïdiens dans 7 cas (70%).
Conclusion :
Les vaisseaux scléraux perforants seraient fréquents chez les patients myopes forts
notatement en présence de complications néovasculaires. Une surveillance plus
rapprochée des patients myopes forts présentant des VSP serait nécessaire afin de
détecter précocement une éventuelle néovascularisation choroïdienne.
CA0056. -L’OPHTALMOPLÉGIE EXTERNE CHRONIQUE
PROGRESSIVE : À PROPOS D’UN CAS
Haifa Alioua(1), Jihene Sayadi(1), Wafa Walha(1), Manel
Mekni(1), Olfa Fekih(1), Iness Malek(1), Imene Zghral(1)
Adresse: (1) INSTITUT HÉDI RAIES D'OPHTALMOLOGIE : OPHTALMOLOGIE
SERVICE A,TUNISIA
Description:
Introduction :Les myopathies mitochondriales sont des pathologies héréditaires rares
qui affectent les fonctions énergétiques de la mitochondrie. Leur expression clinique
est polymorphe et parfois multi-systémique. L’ophtalmoplégie externe chronique
progressive (OEP) en constitue la forme clinique la plus fréquente. Rapporter un
cas de ptosis myopathique associé à une mitochondriopathie et discuter les
modalités thérapeutiques. Observation :Il s’agit d’une patiente âgée de 40 ans qui a
rapporté l’installation progressive depuis 10 ans troubles oculaires à type de ptôsis
bilatéral, de difficulté à la mobilisation des globes oculaire, ans autres symptômes
extra-oculaires. L’examen ophtalmologique a mis en évidence un ptôsis bilatéral
symétrique et permanent, en partie compensé par le rejet de la tête en arrière et la
contraction des muscles frontaux avec élévation des sourcils, une ophtalmologie
complète et bilatérale sans diplopie, le réflexe photo-moteur était présent et
symétrique. Il n’y avait pas de phénomène de Bell. L’examen du fond d’œil trouve
quelques altérations de l’épithélium pigmentaire maculaire sans rétinite pigmentaire.
La biopsie musculaire du deltoïde avait conclu à une myopathie mitochondriale. Le
diagnostic d’une ophtalmoplégie externe chronique progressive dans le cadre d’une
myopathie mitochondriale a été retenu. Conclusion :L'ophtalmoplégie externe
progressive (OEP) peut être isolée, révélatrice d’une myopathie mitochondriale
sous-jacente. Cependant elle est souvent associée à d'autres caractéristiques
systémiques de dysfonctionnement mitochondrial pouvant entraîner une morbidité et
une mortalité importantes. Une reconnaissance précise et précoce de l'OEP est
primordiale pour une prise en charge optimale de ces patients.
CA0057. -ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET FACTEURS PRONOSTIQUES
DES PLAIES CORNÉENNES DE L’ENFANT AU SERVICE
D’OPHTALMOLOGIE « B » DE L’INSTITUT HEDI RAIS, TUNIS
Fatma Sakji(1), Ines Hachicha(1), Sana Romdhani(1), Asma
Hassairi(1), Yosra Falfoul(1), Rim Limaiem(1)
Adresse: (1) INSTITUT HEDI RAIS TUNIS : OPHTALMOLOGIE B,TUNISIA
Résumé:
Introduction:
Les plaies de la cornée constituent un motif fréquent en traumatologie oculo-
pédiatrique. Elles représentent une cause importante de cécité monoculaire chez
l’enfant et par conséquent un véritable problème de santé publique. Le but de notre
étude est de décrire les aspects épidémiologiques et identifier les facteurs
pronostiques des plaies cornéennes chez l’enfant.
Matériel et méthode:
Il s’agit d’une étude rétrospective, descriptive et transversale portant sur 50 enfants,
hospitalisés au service d’Ophtalmologie « B » de l’Institut Hedi Rais de Tunis entre
Janvier 2019 et Juin 2022.
Résultat :
L'âge moyen était de 8,98±3,87 ans. Le sexe-ratio était de 2,3. L’atteinte était
unilatérale chez tous les patients. Le domicile était le lieu de prédilection des plaies
cornéennes 9(54%). Les agents traumatisants les plus fréquents étaient les objets
métalliques (40%). Une acuité visuelle initiale inférieure ou égale à 1/10 était notée
dans 68% des cas. La plaie cornéenne était centrale dans 42% des cas. La taille
moyenne de la plaie était de 5,16±2,5mm. Un corps étranger était mis en évidence
dans 12% des cas. Les lésions oculaires associées étaient la hernie de l’iris (56%),
la cataracte traumatique (32%), la réaction inflammatoire de la chambre antérieure
(18%), l’hyphéma (18%), le décollement de la rétine (4%) et l’hémorragie de vitré
(2%). L’amblyopie et l’astigmatisme étaient les principales complications constatées.
L’acuité visuelle finale moyenne était à 4,7/10±3,4. Dans notre étude, les éléments
associés à un mauvais pronostic visuel une acuité visuelle initiale inférieure ou égale
à 1/10 (p=0,004), un mécanisme contendant du traumatisme (p=0,027), une plaie
cornéenne centrale (p=0,014), une issue de vitré par la plaie cornéenne (p=0,026),
un réflexe photomoteur absent (p=0,001), une athalamie (p=0,02), une cataracte
traumatique (p=0,006), une chirurgie oculaire secondaire (p=0,005).
Conclusion :
Les plaies cornéennes constituent une urgence chirurgicale fréquente mais grave
pouvant compromettre le pronostic visuel chez l’enfant. Le meilleur traitement reste
la prévention.
CA0058. -HÉMORRAGIES RÉTINIENNES NÉONATALES
BILATÉRALES CHEZ UN NOUVEAU-NÉ DANS LA CADRE DU
SYNDROME DE CROUZON : À PROPOS D’UN CAS
Haifa Alioua(1), Manel Mekni(1), Jihene Sayadi(1), Sadok
Boukottaya(1), Olfa Fekih(1), Iness Malek(1), Imene Zghral(1)
Adresse: (1) INSTITUT HÉDI RAIES D'OPHTALMOLOGIE : OPHTALMOLOGIE
SERVICE A,TUNISIA
Description:
Introduction :Le syndrome de Crouzon est une maladie génétique autosomique
dominante rare, caractérisée par une dystocie cranio-faciale dans le cadre d’une
craniosténose. Les manifestations oculaires sont hétérogènes et le risque de cécité
sur ce terrain est plus fréquent que dans la population générale. Bien
qu’extrêmement rares,des hémorragies rétiniennes sont possible du fait des
anomalies veineuses observées, surtout dans le contexte d’une souffrance fœtale.
Observation :Nous avons analysé le dossier d’un nouveau-né, colligé à l’Institut Hédi
Rais d’Ophtalmologie de Tunis. Le patient étant adressé par son pédiatre à J3 de vie
pour examen ophtalmologique spécialisé suite à la constatation d’une dysmorphie
faciale, après l’hospitalisation pour une détresse respiratoire compliquant une
souffrance fœtale, et la suspicion d’un syndrome de Crouzon. Les données de
l’interrogatoire ont montré la notion de consanguinité de premier degré avec un
accouchement par voie basse à terme et l’absence de dysgravidie. L’examen du
nouveau-né a révélé la présence d’une brachycéphalie, une craniosténose, un
hypertélorisme et une exophtalmie bilatérale. L’examen ophtalmologique a montré
que le patient présente une bonne réactivité à la lumiè[Link] segment antérieur calme
avec un bon reflet cornéen. La photographie du fond de l’œil par Retcam a objectivé
la présence d’hémorragies rétiniennes bilatérales diffuses dans les 4 quadrants,
rondes, suivants le traget veineux, intéressant aussi le pôle postérieur et la macula.
Notre conduite à tenir était de faire une surveillance Conclusion :Les hémorragies
rétiniennes néonatales surviennent souvent dans le cadre d’une souffrance fœtale à
l’occasion d’un accouchement par voie basse. La présence d’une craniosténose
syndromique, notamment le syndrome de Crouzon, du fait de la présence d’une
hyperpression veineuse cérébrale et des anomalies veineuses aggrave le risque de
cette anomalie. Le principal risque reste l’handicap visuel majeur. La prise en charge
est multidisciplinaire entre pédiatre, ophtalmologiste et chirurgien maxillo-facial.
CA0059. -S’AGIT-IL D’UNE MEMBRANE ÉPI RÉTINIENNE OU
D’UN HAMARTOME COMBINÉ ?
Dhouha Nefzi(1), Lotfi Chaabani(1), Ahmed Jakhlouti(1),
Jeddou Taleb mein(1), Bouchra Sidi chikh(1), Saad Elbaraki(1)
Adresse: (1) FACULTÉ DE SOUSSE : OPHTALMOLOGIE KASSERINE,TUNISIA
Description:
Introduction :Illustrer le cas d’un patient avec un hamartome combiné de l’épithélium
pigmenté et de la rétine prêtant à confusion avec une membrane
épirétinienneObservation :Il s’agit d’un patient âgé de 48 ans sans antécédents qui
consulte pour une baisse de l’acuité visuelle de l’œil droit (OD). Àl’examen la
meilleure acuité corrigée était à 1/10 au niveau de l’OD et 9/10 au niveau de l’œil
gauche(OG). L’examen du segment antérieur était sans anomalies au niveau des
deux yeux. Le tonus oculaire était correct au niveau de l’ODG.L’examen du fond
d’œil a montré au niveau de l’OD une lésion maculaire un peu grisâtre et une
tortuosité vasculaire bilatérale. On a complété par une tomographie en cohérence
optique montrant une membrane épi maculaire avec des plis rétiniens et une
désorganisation de la rétine neurosensorielle. L’angiographie à la fluorescéine a
montré au niveau de l’OD une hypo fluorescence par effet masque au temps
précoce qui persiste au temps tardif. Le diagnostic d’un hamartome combiné de
l’épithélium pigmenté et de la rétine a été [Link] :L’Hamartome combiné
de l’épithélium pigmenté et de la rétine est une affection bénigne,rare et souvent
unilatérale. Elle est caractérisée par une prolifération des cellules de l’épithélium
pigmentaire rétinien associée à une membrane fibro-gliale provoquant une
désorganisation de la rétine neurosensorielle. Son évolution est généralement stable
CA0060. -ASPECTS CLINIQUES ET TOMOGRAPHIQUES DE
L’ŒDÈME MACULAIRE AU COURS DES OCCLUSIONS DES
BRANCHES VEINEUSES RÉTINIENNES
Dhouha Nefzi(1), Lotfi Chaabni(1), Ahmed Jakhlouti(1), Saad
Elbaraki(1), Jeddou Taleb mein(1), Bouchra Sidi chikh(1)
Adresse: (1) FACULTÉ DE SOUSSE : OPHTALMOLOGIE KASSERINE,TUNISIA
Résumé:
Introduction:
Décrire les aspects cliniques et tomographiques de l’œdème maculaire chez des
patients ayant une occlusion d’une branche veineuse rétinienne (OBVR)
Matériel et méthode:
à propos d’une série de cas
Résultat :
Neuf patients ont été inclus ; sept hommes et deux femmes ayant tous présenté une
OBVR. L’âge moyen était de 62,33 ans avec des extrêmes allant de 57 à 73 ans.
Tous les malades avaient une OBVR unilatérale. Dans 77,77 % des cas les patients
ont consulté pour une baisse brutale et unilatérale de l’acuité visuelle alors que chez
22,23% des malades la découverte était fortuite. A l’examen du fond d’œil six
patients présentaient des exsudats alors que les restes n’avaient pas. Tous les
patients ont présenté un œdème maculaire focal asymétrique (du côté de
l’occlusion). Parmi les neuf, quatre patients avaient un décollement séreux de la
rétine (DSR) associé et des logettes cystoïdes intra rétiniennes, soit une prévalence
de 44,44%. Trois malades avaient des logettes cystoïdes isolées soit 33 ,33% et
chez deux malades on a constaté un épaississement diffus des couches de la rétine
interne (22,22%).
Conclusion :
L’œdème maculaire est la principale complication et la première cause de baisse
d’acuité visuelle au cours d’une OBVR. Ainsi l’OCT est devenu un examen
indispensable dans la prise en charge d’une OBVR, au moment du diagnostic mais
également lors du suivi. La caractéristique principale de l'OM pendant une OBVR est
la présence de logettes cystoïdes intrarétiniennes et un décollement séreux rétinien
CA0061. -EFFICACITÉ DES ANTI-VEGF AU COURS DE
L’ŒDÈME MACULAIRE DIABÉTIQUE : À PROPOS D’UNE
SÉRIE DE CAS
Lotfi Chaabani(1), Dhouha Nefzi(1), Ahmed Jakhlouti(1),
Bouchra Sidi chikh(1), Saad Elbaraki(1), Jeddou Taleb mein(1)
Adresse: (1) FACULTÉ DE SOUSSE : OPHTALMOLOGIE KASSERINE,TUNISIA
Résumé:
Introduction:
Evaluer l’efficacité des injections intra vitréennes d’anti-VEGF (Bevacizumab) au
cours de l’œdème maculaire diabétique (OMD).
Matériel et méthode:
étude rétrospective portant sur 95 yeux de 54 patients, traités par des injections
intravitréennes multiples de 1,25 mg de Bevacizumab
Résultat :
une amélioration statistiquement significative de la moyenne de l’acuité visuelle
(AV) (p <0,01) avec un recul de 20,33 ± 2,65 mois a été constatée. L’amélioration de
l’AV était >2 lignes dans 36,84% des yeux, et ≤2 lignes dans 29,48% des yeux ;
alors qu’une stabilisation intéressait dans24,21% des yeux et une dégradation
marquait 9,47% des [Link] réduction de l’épaisseur centrofovéolaire (ECF) était
statistiquement significative (p <0,01) et la moyenne finale de l’ECF de 288,36 µm,
soit un gain de 32,57% l’ECF initiale après un recul de 20,33 mois. La réduction de
l’ECF était ≥20% dans 45,26% des yeux, entre 10% et 20% dans 21,05% des yeux
et ≤10% dans 18,95% des yeux ; alors que 14,74% des yeux avait une
augmentation de l’[Link] les 31 yeux ayant un décollement séreux rétinien
associé, nous avons obtenu une réduction statistiquement significative de
l’épaisseur du décollement séreux rétinien (p<0,0001) après un recul de 20,33 mois,
avec un gain de 39,83% de l’épaisseur initiale.
Conclusion :
L’OMD est complication fréquente de la rétinopathie diabétique, entrainant une
baisse significative de l’acuité visuelle. C’est ainsi que Le traitement par des
injections intravitréennes multiple a une efficacité acceptable pour un recule de 24
mois.
CA0062. -HAMARTOME ASTROCYTAIRE DE LA RÉTINE ET
SCLÉROSE TUBÉREUSE DE BOURNEVILLE
Rahma Bel hadj letaief(1), Nabi Wijden(1), Iheb Louati(1),
Hamza Krifa(1), Nesrine Abroug(1), Moncef Khairallah(1)
Adresse: (1) CHU FATTOUMA BOURGUIBA : OPHTALMOLOGIE,TUNISIA
Description:
Introduction :Les hamartomes astrocytaires de la rétine sont des tumeurs rares. Ils
peuvent être uniques ou multiples, unis ou bilatéraux et 50 % entre eux sont
associés à une phakomatose, la sclérose tubéreuse de Bourneville. Nous rapportons
un cas d’une patiente suivie pour sclérose tubéreuse de Bourneville et qui présente
des hamartomes astrocytaires ré[Link] :Il s’agit d’une patiente âgée de
37 ans, suivie en dermatologie pour sclérose tubéreuse de Bourneville, adressée
pour un examen ophtalmologique systématique. Le diagnostic de sclérose tubéreuse
de Bourneville a été retenu devant la présence des critères cliniques : des
angiofibromes du visage, des angiomyolipomes rénaux, des ‘’plaques de Chogim’’,
des fibromes inguinaux, des puits de l’émail dentaire et des fibromes intraoraux.
L’examen ophtalmologique trouvait une acuité visuelle à 10/10 au niveau des deux
yeux. L’examen du segment antérieur était sans anomalies. L’examen du fond d’œil
notait la présence de multiples lésions blanc-jaunâtres au niveau de la périphérie
rétinienne des deux yeux, plus nombreuses au niveau de l’œil droit. Les coupes
tomographiques passant par les lésions montraient une hyperréflectivité en dôme au
dépend des couches internes de la rétine. Ces lésions correspondaient à des
hamartomes astrocytaires de la rétine. Lors du contrôle, les lésions étaient d'aspect
constant et la vision était inchangé[Link] :Les hamartomes astrocytaires de la
rétine font partie des critères diagnostiques majeurs de la sclérose tubéreuse de
Bourneville. Ils sont souvent de découvertes fortuites et peu évolutives, avec un
pronostic oculaire habituellement satisfaisant en dehors de toute complication.
CA0063. -ABCÈS INTRA-ORBITAIRE D’ORIGINE DENTAIRE : À
PROPOS D’UN CAS
Manel Gharbi(1), Rawia Jaziri(1), Nawres Ghadhab(1), Olfa
Zaghden(1), Rym Kammoun(1), Imen Chaabani(1), Touhami
Ben alaya(1)
Adresse: (1) CHU DE MÉDECINE DENTAIRE DE MONASTIR : SERVICE
D'IMAGERIE MÉDICALE,TUNISIA
Description:
Introduction :Les cellulites et les abcès orbitaires sont des affections peu fréquentes.
Ces infections résultent le plus souvent de l’extension directe de l’infection des sinus
paranasaux. Le risque de graves complications comme la perte de la vue, la
thrombose du sinus caverneux ou l’extension aux structures intracrâniennes
nécessite un diagnostic rapide et une prise en charge adaptée. L’origine dentaire de
cette affection reste exceptionnelle. Observation :Un enfant de 14 ans a consulté en
urgence pour une exophtalmie droite d’installation progressive L’examen de la face a
relevé la présence d’un chémosis, un œdème palpébral, un ptosis droit et une
diminution de l’oculomotricité. Le patient décrivait une douleur maxillaire irradiante à
toute l’hémiface. L’examen intra-oral a noté la présence d’une très mauvaise
hygiène avec de multiples dents cariées. La première molaire maxillaire droite (la 16)
était très délabrée, douloureuse à la percussion avec un test de vitalité négatif.
L'examen tomodensitométrique du massif facial a permis d’objectiver une collection
intra- orbitaire droite ainsi qu’un comblement des cellules éthmoïdales et du sinus
maxillaire du même côté. Au niveau maxillaire, une image ostéolytique de nature
kystique englobant les racines de la 16 a été mise en évidence. Le diagnostic
d’abcès intra-orbitaire d’origine dentaire a été retenu. Le patient a bénéficié d’un
traitement endodontique après régression des symptômes oculaires sous traitement
médicamenteux. Aucune récidive n’a été notée. Conclusion :Dans ce travail, nous
présentons un cas clinique d’un patient présentant un abcès intra-orbitaire, résultant
de l’extension d’une infection dentaire à travers le sinus maxillaire et les cellules
éthmoïdales. Nous insistons sur la nécessité d’une lecture correcte de l’examen
TDM permettant l’établissement d’un diagnostic précis. Le médecin dentiste doit
connaître les complications éventuelles loco-régionales notamment oculaires des
infections dentaires. Également, l’ophtalmologiste est appelé à suspecter une origine
dentaire devant une symptomatologie oculaire infectieuse aigue en présence d’un
foyer infectieux dentaire actif.
CA0064. -RÉTINOPATHIE DRÉPANOCYTAIRE ET
CHORIORÉTINOPATHIE CHRONIQUE SÉREUSE CENTRALE :
UNE ASSOCIATION RARE
Haifa Alioua(1), Manel Mekni(1), Jihene Sayadi(1), Sioud
Sabri(1), Iness Malek(1), Zghral Imene(1)
Adresse: (1) IHROT : OPHTALMOLOGIE SERVICE A,TUNISIA
Description:
Introduction :La rétinopathie drépanocytaire est une complication grave de la
maladie drépanocytaire. La choriorétinopathie séreuse centrale chronique est une
choroidopathie dûe à une hyperperméabilité de la choriocapillaire secondaire à
untaux sanguin élevé de glucocorticoides. Nous rapportons l’observation d’un patient
chez qui nous avons objectivé une rétinopathie drépanocytaire associée à une
choriorétinopathie séreuse centrale chronique et nous discutons le lien entre les
deux [Link] :Il s’agit d’un patient âgé de 31 ans suivi en
hématologie pour une drépanocytose hétérozygote et qui nous a été adressé pour
dépistage de la rétinopathie drépanocytaire. L’examen ophtalmologique trouve au
niveau des deux yeux : acuité visuelle corrigée à 10/10, un segment antérieur calme
et normal, un tonus oculaire à 12 mm Hg et au fond d’œil une perte du reflet
fovéolaire avec un doute sur une ischémie périphérique. Nous avons complété notre
examen par une angiographie à la fluorescéine et une tomographie par cohérence
optique de la macula. L’angiographie à la fluorescéine a montré des
hyperfluorescences en rapport avec un effet fenêtre au niveau maculaire avec une
ischémie périphérique et quelques anastomoses artérioveineuses par endroit au
niveau des deux yeux. L’OCT avec multiples coupes au niveau de la macula a
objectivé au niveau de l’oeil droit un décollement de l’épithélium pigmentaire (DEP)
intermaculo-papillaire avec un décollement séreux de la rétine (DSR) supra
fovéolaire et au niveau de l’oeil gauche un DEP rétrofovéolaire avec un DSR inetr
maculo-papillaire. Nous avons retenu le diagnostic de rétinopathie drépanocytaire
stade II associée à une CRSC [Link] :La drépanocytose est une
pathologie fréquente pouvant se compliquer d’une atteinte rétinienne potentiellement
cécitante. L’amélioration du pronostic de ses patients passe par un diagnostic
précoce de la maladie à travers le dépistage systématique. Une revue de la
littérature n’avait pas retrouvé la CRSC comme une manifestation connue de la
drépanocytose. La CRSC serait secondaire au stress accompagnant la maladie et
aggrave ainsi le pronostic visuel.
CA0065. -NEUROPATHIE OPTIQUE BILATÉRALE ASSOCIÉE À
UNE OCCLUSION DE L’ARTÈRE CILIORÉTINIENNE RÉVÉLANT
UNE VASCULARITE À ANCA
Atef Elarem(1), Nadia Ben abdesslem(1), Nada Bouallagui(1),
Nesrine Zaafrane(1), Marouan Harrath(1), Ahmed Mahjoub(1),
Mohamed Ghorbel(1)
Adresse: (1) CHU FARHAT HACHED SOUSSE : OPHTALMOLOGIE,TUNISIA
Description:
Introduction :Une neuropathie optique bilatérale acquise est une affection grave qui
met en jeu le pronostic visuel de l’individu. Son association à une occlusion artérielle
rétinienne doit inciter davantage l’ophtalmologiste à pousser les investigations afin
d’en rechercher la cause et la traiter. Nous rapportons le cas d’un patient qui
présente une neuropathie optique bilatérale concomitante à une occlusion
unilatérale de l’artère ciliorétinienneObservation :Patient âgé de 46 ans, aux
antécédents d’anévrysme des artères coronaires, consulte pour flou visuel bilatéral
depuis 10 jours associé à une paresthésie et une parésie des 2 membres inférieurs.
A l’examen de l’œil droit (OD), il avait une acuité visuelle corrigée à 4 /10ème et un
segment antérieur calme. Au fond d’œil il avait un blanchiment rétinien maculaire
supérieur suivant le territoire de l’artère ciliorétinienne ainsi qu’un oedème papillaire
stade I. A l’œil gauche (OG), il avait une acuité visuelle limitée au décompte des
doigts à 10 cm, un Marcus Gunn positif et un œdème papillaire stade II. Une
angiographie à la fluoresceine faite a confirmé l’occlusion de l’artère ciliorétinienne
droite en montrant une hypofluorescence de son territoire ainsi que l’œdème
papillaire. A l’OG, elle a montré une hyperfluorescence papillaire précoce et une
rétention tardive en rapport avec l’œdème papillaire. Le bilan biologique a montré un
syndrome inflammatoire biologique, un bilan infectieux négatif et des anticorps anti-
cystoplasme des polynucléaires neutrophiles de fluorescéine périnucléaire (pANCA)
positifs. Le diagnostic de polyangéite microscopique était le plus probable et le
patient est mis sous corticothérapie à forte dose. L’évolution était marquée par la
survenue d’un accident vasculaire cérébral hémorragique, complication peu
fréquente des vascularites à [Link] :Il est important de reconnaître les
manifestations oculaires de la vascularite et de les associer à la maladie systémique
sous-jacente afin que le traitement puisse être instauré rapidement pour prévenir la
morbidité et la mortalité.
CA0066. -INTÉRÊT DE L’AUTOFLUORESCENCE DANS LES
OCCLUSIONS ARTÉRIELLES RÉTINIENNES
Hamza Krifa(1), Hajer Ben amor(1), Guitha El quessar(1),
Wijden Nabi(1), Imen Ksiaa(1), Moncef Khairallah(1)
Adresse: (1) CHU FATTOUMA BOURGUIBA : OPHTALMOLOGIE,TUNISIA
Description:
Introduction :Rapporter l’intérêt de l’autofluorescence dans les occlusions artérielles
rétiniennesObservation :Il s’agit d’un homme âgé de 38 ans qui a consulté pour flou
visuel et amputation du champ visuel de l’œil gauche d’installation brutale en rapport
avec une occlusion d’une branche artérielle rétinienne temporale inférieure.
L’examen du fond d’œil gauche, l’angiographie à la fluorescéine et la tomographie
en cohérence optique maculaire montraient des signes d’occlusion d’une branche
artérielle rétinienne temoprale inférieure avec une atrophie de l’hémi-rétine inférieure
sans embole visible. L’autofluorescence notait la présence d’une lésion
hyperautofluorescence sur le trajet de la branche inférieure de l’artère temporale
inférieure correspondant probablement à un embole artériel. Un bilan étiologique
exhaustif était demandé montrant la présence d’un rétrécissement
[Link] :L’apport de l’autofluorescence dans le diagnostic positif des
occlusions artérielles rétiniennes est limité. Cependant, elle peut être utile dans
l’orientation étiologique.
CA0067. -ERD : À PROPOS D'UN CAS
Moatez bellah Boulares(1), Nesrine Zaafrane(1), Skander
Soudani(1), Nadia Ben abdesslem(1), Mahdi Kamoun(1),
Salah Yaakoubi(1), Mohamed Ghorbel(1)
Adresse: (1) CHU FARHAT HACHED SOUSSE : SERVICE
D'OPHTALMOLOGIE,TUNISIA
Description:
Introduction :L’épithéliopathie rétinienne diffuse (ERD) ou la choriorétinite séreuse
centrale (CRSC) dans sa forme chronique est caractérisée par des altérations
diffuses de l’EPR associées à des points de fuite et une persistance (> 3 mois) d’un
ou plusieurs DSR qui peuvent être [Link] :patient âgé de 77 ans,
aux antécédents de BPCO sous corticoïdes inhalés, qui nous a consulté pour une
baisse de l’acuité visuelle. L’examen ophtalmologique a montré une acuité visuelle
corrigée limitée au décompte les doigts à 5 mètres au niveau de l’œil droit (OD) et
1/10ème au niveau de l’œil gauche (OG) L’examen du fond d’œil a montré un
décollement séreux rétinien (DSR) avec des zones d’altération de l’EPR des deux
yeux. Les clichés en autofluorescence ont objectivé des images de coulées
gravitationnelles hypofluorescentes entourés d’un liseré hyperautofluorescent.
L’angiographie à la fluorescéine a montré une hyperfluorescence précoce des zones
d’altération de l’EPR avec multiples points de fuite modérément hyperfluorescents.
L’OCT a montré une pachychoroïde avec un DSR contenant du matériel
hyperréflectif ODG. L’OCT –A a montré l’absence des néovaisseaux choroïdiens.
Conclusion :La survenue d’une ERD se fait habituellement à un âge plus avancé que
dans la CRSC aiguë, avec une évolution chronique et ré[Link] retrouve des
points de fuites multiples associés à des zones d’altération de l’EPR ainsi que des
dépigmentations en coulées gravitationnelles sur les clichés en autofluorescence.
L’ensemble de ces manifestations chez un sujet de plus de 50 ans doit faire évoquer
les principaux diagnostics différentiels que sont les néovaisseaux occultes et la
vasculopathie polypoïdale. L’autofluorescence est un bon examen dans ces formes,
mettant en évidence des coulées gravitationnelles hyper-autofluorescente (AF). Les
coulées les plus anciennes sont hypo-AF avec une bordure hyper-AF. Toute ERD
diffuse doit être surveillée par un test d’Amsler pour dépister la survenu de
complication notamment la néovascularisation choroïdiennedont l’injection
intravitréenne d’anti-VEGF constitue le traitement de référence.
CA0068. -DÉPÔTS DRUSÉNOÏDES ASSOCIÉS AU LUPUS
ÉRYTHÉMATEUX SYSTÉMIQUE : À PROPOS D’UN CAS
Hamza Krifa(1), Wijden Nabi(1), Sabar Yahya(1), Mohamed
omar Miladi(1), Nesrine Abroug(1), Moncef Khairallah(1)
Adresse: (1) CHU FATTOUMA BOURGUIBA : OPHTALMOLOGIE,TUNISIA
Description:
Introduction :Rapporter un cas de dépôts drusenoïdes larges associés à un lupus
érythémateux systémique (LES)Observation :Il s’agit d’une femme âgée de 37 suivie
pour LES sous hydroxychloroquine depuis 8 ans adressée pour dépistage d’une
maculopathie aux anti-paludéens de synthèse. A l’examen ophtalmologique a
objectivé d’une façon bilatérale une acuité visuelle conservée et des multiples
lésions jaunâtres confluentes au niveau de la partie temporale du pole postérieur
avec épargne fovéolaire et au niveau de la moyenne périphérie rétinienne au fond
d’œil. Ces lésions étaient hyperautofluorescentes à l’autofluorescence et
hyperfluorescentes à l’angiographie à la fluorescéine. L’OCT a montré des
surélévations de l’épithélium pigmentaire de hauteur variable, confluentes par
endroits correspondants à des dépôts drusénoï[Link] :Les dépôts
drusénoïdes représentent une manifestation ophtalmologique rare au cours du LES
qui a bénéficié de l’apport de l’imagerie multimodale. Ils sont à différentier des
drusens. Leur présence peut être associée ou non à une glomérulonéphrite.
CA0069. -IMAGERIE MULTIMODALEDE TÉLANGIECTASIE
MACULAIRE DE TYPE 2: A PROPOS D’UN CAS
Mohamed Mahmoudi(1), Nadia Ben abdessalem(1), Atef
Elarem(1), Mahdi Kamoun(1), Ilhem Sellem(1), Ahmed
Mahjoub(1), Mohamed Ghorbel(1)
Adresse: (1) FARHAT HACHAD SOUSSE : OPHTALMOLOGIE,TUNISIA
Résumé:
Introduction:
Les télangiectasiesmaculaires de type 2 (MACTEL 2) sont des anomalies bilatérales
de la maille capillaire maculaire dites « occultes » car peu visibles au fond d’
œ[Link] rapportons le cas d’une patiente atteinte de MACTEL 2.
Matériel et méthode:
Il s’agit d’une femme âgée de 40 ans, aux antécédents de diabète type 2 consulte
pour un syndrome maculaire.A l’examen l’acuité visuelle corrigée de loin était
chiffrée a 1/10e au niveau de l’OD et 2/10e au niveau de l’[Link] fond d'œil on note
une dilatation des veinules et des capillaires périmaculaires avec des hémorragies
prérétiniennes et des dépôts [Link] clichés d'autofluorescence on note une
perte de l'hypoautofluorescence fovéale normale,des modifications vasculaires
télangiectasiques.À l’angiographie a la fluorescéine on note une hyperfluorescence
des capillaires avec une diffusion maculaire précoce et tardive suggérant un
néovaisseaux maculaire (NVM) du coté droit.L'OCT m a objectivé une perte des
couches nucléaires externes et des photorécepteurs.A l’OCT-A un réseau de
vaisseaux télangiectasiques en temporal et du cote droit un lacis néovasculaire .
Résultat :
MACTEL2 est une affection rare avec une prévalence <0,1 %,elle est bilatérale et
asymétrique touche les sujets de plus de 40 ans avec une prédilection pour les
femmes.L’hypothèse physiopathologique retenue actuellement est la
dégénérescence des cellules du Muller qui sont responsables au maintien de
l’intégrité de la barrière hémato-rétinienne et la nutrition des neurones
environnantsLeurs perte est à l’ origine de l'atrophie et à la désorganisation de la
rétine externe Pour les MACTEL 2 non complique de néovascularistaion,aucun
traitement n’a fait la preuve encore de son efficacité les CiliaryNeurotrophic factor
(CNTF) sont des implants en cours des essais en phase [Link] cas de
néovascularistaion les IVT d’anti-VEGF est le traitement du choix.
Conclusion :
Mactel 2 est une pathologie neurodégénérative maculaire d’évolution lentement
progressive qu’il faut évoquer devant une maculopathie exsudative bilatérale chez le
sujet jeune
CA0070. -MACROANÉVRYSME ARTÉRIEL RÉTINIEN :
APPORT DES ANTI VEGF
Mohamed youssef Tritar(1), Mohamed Ghachem(1), Ilhem
Sellem(1), Sohayb Tarik(1), Fethi Krifa(1), Ahmed Mahjoub(1),
Mohamed Ghorbel(1)
Adresse: (1) FARHAT HACHED SOUSSE : OPHTALMOLOGIE,TUNISIA
Description:
Introduction :Les macro-anévrysmes artériels rétiniens (MAR) sont des ectasies de
la paroi artérielle. Bien qu'ils soient une affection plutôt rare, ils peuvent
compromettre la fonction visuelle, notamment en cas de [Link] :Nous
décrivons le cas d’une patiente âgée de 49ans sans antécédents notables, qui a
consulté pour une baisse rapidement progressive de la vision au niveau de l’œil
droit. L’examen a mis en évidence une acuité visuelle corrigée à 3/10 au niveau de
l’œil droit, le segment antérieur sans anomalies notables et au fond d’œil on a noté
la présence de rétrécissement artériel avec croisement artérioveineux signant une
rétinopathie hypertensive, en plus de macro anévrysme artériel rétinien entouré de
couronne d’exsudats tout autour alors que l’examen de l’œil gauche était strictement
normal. L’angiographie à la fluorescéine a confirmé la présence du MAR de plus on
a constaté la présence d’une occlusion de branche veineuse rétinienne. L’OCT
maculaire a montré la présence d’un œdème maculaire avec un décollement séreux
rétinien. Devant ce tableau notre conduite était de faire une série de trois injections
de bevacizumab à un mois d’intervalle. L’évolution était marquée par la disparition
complète de l’œdème maculaire et de l’[Link] :Les MAR sont
souvent associés à un âge avancé et à l'hypertension artérielle, présente dans 75 %
des cas. L'évolution est généralement favorable, avec une thrombose spontanée et
une involution des MAR qui ne nécessitent pas de traitement. Cependant, des
complications peuvent survenir, compromettant le pronostic visuel, notamment en
cas d'exsudation maculaire massive. Le traitement des MAR et de leurs
complications n'est pas encore clairement défini, mais plusieurs options
thérapeutiques existent.
CA0071. -DÉCOMPENSATION D’UNE MACULOPATHIE
DIABÉTIQUE POST-CHIRURGIE DE CATARACTE : UN
CHALLENGE DIAGNOSTIQUE ET THÉRAPEUTIQUE : À
PROPOS D’UN CAS
Nasreddine Lahmer(1), Hounaida Chaabene(2), Asma
Zaghdoudi(1), Amina Maraghli(1), Sameh Mbarek(1), Wafa
Ammari(1), Anis Mahmoud(1), Riadh Messaoud(1)
Adresse: (1) HOPITAL TAHAR SFAR MAHDIA : OPHTALMOLOGIE,TUNISIA, (2)
HOPIATL TAHAR SFAR MAHDIA : OPHTALMOLOGIE,TUNISIA
Description:
Introduction :Le diabète mal équilibré est un facteur de haut risque de complication
post opératoire de la chirurgie de cataracte. L’œdème maculaire (OM) cystoïde, la
rétinopathie diabétique et la cataracte secondaire représentent les principales
complications. Observation :Patiente âgée de 65 ans, diabétique type 2 depuis 20
ans sous insuline et hypertendue, a consulté pour baisse de vision bilatérale
progressive évoluant depuis trois ans. L’examen ophtalmologique montre : acuité
visuelle à 4/10 au niveau de l’œil droit (OD) et 1/10 au niveau de l’œil gauche (OG),
cataracte cortico nucléaire bilatérale plus dense au niveau de l’OG. Le fond d’œil a
objectivé une rétinopathie diabétique non proliférante bilatérale avec présence de
quelques micro anévrysmes. La tomographie en cohérence optique (OCT) maculaire
a montré un léger épaississement maculaire. La patiente a bénéficié d’une chirurgie
de cataracte au niveau des deux yeux sans incident. L’évolution post-opératoire était
marquée par la non amélioration de l’acuité visuelle. L’OCT maculaire a objectivé un
œdème maculaire bilatéral plus accentué à gauche. Le diagnostic retenu était une
décompensation d’un œdème maculaire diabétique. Une équilibration des facteurs
de risque ainsi qu’un traitement par des injections intra vitréennes d’Avastin ont été
indiquésConclusion :La chirurgie de cataracte peut induire une aggravation de
l’œdème maculaire diabétique préexistant. Il est primordial de bien sélectionner les
patients en pré opératoire et d’équilibrer les facteurs de risque avant la chirurgie. La
surveillance post opératoire doit être prolongée.
CA0072. -LE SCHWANNOME: UNE CAUSE RARE DE
PARALYSIE OCULOMOTRICE DU NERF III CHEZ L'ENFANT
Hajer Loukil(1), Imen Zone abid(1), Mariem Lachtar(1), Omar
Ayadi(1), Imen Djemel(1), Salma Gargouri(1), Amira Trigui(2)
Adresse: (1) HÔPITAL HABIB BOURGUIBA,SFAX : SERVICE
D'OPHTALMOLOGIE,TUNISIA, (2) HÔPITAL HABIB BOURGUIBA, SFAX :
SERVICE D'OPHTALMOLOGIE,TUNISIA
Description:
Introduction :La paralysie oculomotrice du nerf III est une pathologie rare chez
l’enfant. Les présentations cliniques sont polymorphes en fonction du nombre de
muscles atteints, l’importance de la paralysie et de l’atteinte du contingent
parasympathique destiné à la pupille. Les étiologies sont variables ce qui incite à la
réalisation d’une enquête étiologique rigoureuse. Observation :Enfant âgé de 12 ans
se présente pour chute progressive de la paupière supérieure gauche et une
diplopie verticale évoluant depuis 7 jours. A noter la notion de céphalées péri-
oculaires gauches à type de serrement sans photophobie depuis l’âge de 4 ans non
explorées. Par ailleurs, pas de notion de traumatisme, pas de notion de fièvre ni de
signes ORL, pas de fluctuation des symptômes au cours de la journée ni
d’aggravation à l’effort, pas de troubles de la déglutition. L'examen ophtalmologique
de l’enfant trouvait une acuité visuelle 10/10, un tableau de paralysie du III complète
extrinsèque et intrinsèque gauche. Le segment antérieur était calme et le fond d'œil
était normal pour les 2 yeux. L’examen neurologique était normal par ailleurs. Une
Angio IRM cérébrale faite a montré un épaississement pseudo nodulaire en iso T1 et
T2 avec prise de contraste au niveau cisternal du trajet du nerf III en faveur d'un
schwannome. L’attitude des neurochirurgiens était l’abstention thérapeutique.
Conclusion :Le schwannome du nerf III constitue une étiologie rare de paralysie
oculomotrice chez l’enfant. Il est exceptionnel en l’absence de neurofibromatose
dans la population pédiatrique. L’interrogatoire, l’examen clinique minutieux et
l’imagerie neuro vasculaire sont la clé du diagnostic. La prise en charge
thérapeutique dépend de l’âge, la taille, la topographie de la tumeur et son
retentissement clinique.
CA0073. -VASCULITE RÉTINIENNE TUBERCULEUSE : À
PROPOS D’UN CAS
Abdelkarim Bouatay(1), Saloua Ben amor(1), Aymen
Frikha(1), Imen Abid(1), Amira Trigui(1)
Adresse: (1) CHU HABIB BOURGUIBA SFAX : SERVICE
D'OPHTALMOLOGIE,TUNISIA
Description:
Introduction :La tuberculose oculaire est une localisation rare de la maladie,
caractérisée par un grand polymorphisme [Link] :Il s’agit d’une
patiente âgée de 45 ans, sans antécédents notables, ayant consulté pour une baisse
récente et sévère de l’acuité visuelle de l’œil droit, prise initialement pour une
neuropathie optique atypique devant le fond d’œil normal. L’évolution au cours de
l’hospitalisation était marquée par la bilatéralisation de flou visuel. L’examen de l’œil
droit montrait une acuité visuelle limitée à la perception lumineuse bien orientée, un
tyndall cellulaire à 2+ avec une synéchie irido-cristallinienne à base large à 5h et une
hyalite à une croix. L’examen de l’œil gauche montrait une acuité visuelle limitée à
1/10 avec un segment antérieur calme. L’examen du FO dans les deux yeux,
montrait des engaignemets vasculaires diffus avec décollement séreux rétinien
(DSR) à l’œil droit. L’OCT maculaire confirmait le décollement rétinien exsudatif.
L’angiographie rétinienne montrait les diffusions vasculaires pariétales sans
ischémie rétinienne périphérique. Le quatiFéron était positif. Nous avons retenu le
diagnostic d’une vasculite rétinienne tuberculeuse. L’évolution était favorable sous
traitement antituberculeux avec amélioration visuelle, résolution du DSR et
diminution des engaigements vasculaires. Conclusion :La vasculite rétinienne est
une présentation clinique compatible avec l’uvéite tuberculeuse. Elle peut mettre en
jeu le pronostic visuel par son retentissement anatomique ou fonctionnel. Le
diagnostic est basé sur un faisceau d’arguments cliniques et biologiques. La
tuberculose doit être toujours suspectée et recherchée devant toute vasculite
rétinienne dans les pays endémiques.
CA0074. -APPORT DE L’OCT SA DANS LES INFILTRATS
CORNÉENS STÉRILES CHEZ LES PORTEURS DE LENTILLES
DE CONTACT À PROPOS DE 2CAS
Marouen Harrath(1), Ahmed Mahjoub(1), Moatez Boulares(1),
Sarra El mansouri(1), Leila Knani(1), Salah Yaakoubi(1),
Mohamed Ghorbel(1)
Adresse: (1) CHU FARHAT HACHED SOUSSE : SERVICE D'OPHTALMOLOGIE
DU CHU FARHAT HACHED SOUSSE,TUNISIA
Description:
Introduction :Les infiltrats cornéens représentent une préoccupation croissante pour
les cliniciens en raison de leur incidence accrue chez les porteurs de lentilles de
contact (LC). l'OCT SA peut être utilisée pour fournir des informations plus précises
sur la profondeur, la taille et le stade des [Link] :Cas 1 : femme âgée
de 22 ans, porteuse de LC souples consulte en urgence pour larmoiement et
photophobie de l’œil gauche (OG) sans baisse de la vision . L’examen de l'OG a
objectivé de multiples lésions sous épithéliales blanches au niveau de la périphérie
cornéenne, le test à la fluorescéine était négatif. Une OCT-SA passant par les
lésions a montré que les infiltrats sont hyper réflectifs et sont sous épithéliaux. Le
diagnostic d’infiltrats cornéens stériles associées au port de LC a été retenu et la
patiente a été mise sous prednisone collyre associé à un agent mouillant et une
couverture par antibiothérapie locale et arrêt temporaire du port des LC. Une
disparition des infiltrats était notée et confirmée par une OCT SA au bout de 2
semaines de traitement. Cas 2: femme âgée de 24 ans, Porteuse de LC souples ,
consulte nos urgences pour rougeur, douleur et photophobie de l’OD non
améliorées par le traitement antibiotique topique. L’examen ophtalmologique de l’œil
droit a montré 3 infiltrats stromaux au niveau de la périphérie cornéenne. Une OCT-
SA passant par les lésions était pratiquée et a objectivé des lésions hyper réflectives
sous épithéliales. La patiente a été mise sous le même traitement avec une bonne
é[Link] :La biomicroscopie à la lampe à fente ne représente pas un
moyen objectif pour évaluer la profondeur et le stade des infiltrats cornéens. L’OCT
SA avec sa grande précision offrant des coupes transversales in situ de la surface
cornéenne permet de fournir des informations plus précises.
CA0075. -L'IRIDOSCHISIS, UNE FORME PARTICULIÈRE
D'ATROPHIE IRIENNE
Emna Boukettaya(1), Omar Ayedi(1), Omar Hbaieb(1), Sofien
Affes(1), Imen Zone abid(1), Amira Trigui(1)
Adresse: (1) CHU HABIB BOURGUIBA SFAX : OPHTALMOLOGIE,TUNISIA
Description:
Introduction :L'iridoschisis est une atteinte rare définie comme une séparation du
stroma antérieur de l'iris du stroma postérieur et des couches musculaires. Ici, nous
rapportons un cas d’iridoschisis en discutant l’épidémiologie, la physiopathologie et
les caractéristiques cliniques de cette [Link] :Patiente âgée de 64
ans sans antécédents qui consulte pour baisse de l’acuité visuelle progressive de
l’œil droit(OD) sans notion de traumatisme. L’examen ophtalmologique montrait au
niveau de l’OD une acuité visuelle limitée à une perception lumineuse bien orientée
à cause d’une cataracte blanche totale. L’examen de l’iris trouve un stroma antérieur
séparé du stroma postérieur avec des extrémités libres qui ondulent dans l'humeur
aqueuse, donnant à l'iris un aspect « déchiqueté ».L’examen de l’OG était sans
anomalies à part une plage d’atrophie irienne en inferieur. Le TO était normal dans
les deux yeux. La tomographie à cohérence optique (OCT) du segment antérieur a
montré du côté droit un iris déchiqueté avec séparation du stroma antérieur du
stroma postérieur, un angle iridocornéen étroit avec une cataracte pré-intumescente.
Discussion: L’iridoschisis est une pathologie irienne rare du sujet âgé. elle peut être
unilatérale mais généralement elle est bilatérale Les études histopathologiques ont
mis en évidence une fibrose avec atrophie des tissus conduisant à la formation de
lacunes entre le stroma antérieure et postérieure. L'iridoschisis peut être associé à
d’autres pathologies telles qu’un glaucome par fermeture de l’angle, une cataracte
ou une perte de cellules endothéliales cornéennes. Dans notre cas, la chirurgie de la
cataracte associée serait à risque de complication par traumatisme irien direct ou
liée à une mauvaise dilatation [Link] :L’iridoschisis est une atteinte
rare pouvant coexister avec d'autres pathologies oculaires. Un glaucome et une
dysfonction endothéliale doivent être recherchés. De plus, Des précautions
s’imposent par rapport à l’approche chirurgicale de la cataracte chez ces patients.
CA0076. -DYSTROPHIE CORNÉENNE GRILLAGÉE
UNILATÉRALE : À PROPOS D’UN CAS
Mohamed anis Abid(1), Ilhem Sellem(1), Ben abdesslem
Nadia(1), Bouallagui Nada(1), Sohayb Tarik(1), Leila Knani(1),
Mohamed Ghorbel(1)
Adresse: (1) CHU FARHAT HACHED SOUSSE : SERVICE D
´OPHTALMOLOGIE,TUNISIA
Description:
Introduction :Rapporter une dystrophie cornéenne grillagée unilatérale chez un sujet
âgé de 69 ans Observation :Il s’agit d’un patient âgé de 69 ans, suivi pour glaucome
primitif à angle ouvert bien équilibré sous bithérapie, qui nous a consulté pour flou
visuel de l'œil gauche d'aggravation progressive depuis 6 ans. L’examen
ophtalmologique a trouvé une meilleure acuité visuelle corrigée (MAVC) limité à
compte les doigts (CLD) à 5 mètres à droite et CLD 50 cm à gauche. L'examen du
segment antérieur était sans anomalies à droite , a gauche on a noté des opacités
filamenteuses grillagées du stroma cornée. Le tonus oculaire était 15 mm Hg à
droite et 16 mm Hg à gauche .On a également noté une cataracte nucléaire dense
au niveau des deux yeux. L’examen du fond d’œil a trouvé une excavation de 0.7 à
droite et il était flou à gauche. Un complément par tomographie en cohérence
optique du segment antérieur a montré des dépôts stromaux hyper réflectifs mal
limités au niveau de l'œil gauche touchant le stroma cornéen dans toute son
épaisseur. Devant la présentation clinique et les résultats de l'OCT le diagnostic de
dystrophie cornéenne grillagée unilatérale a été retenu. Une demande de
kératoplastie lamellaire profonde à était déposé[Link] :Les dystrophies
cornéennes grillagées sont des maladies génétiques autosomiques dominantes
dues à l'accumulation de dépôts amyloïdes entre les couches de du stroma
cornéen . Ce type de dystrophie est le plus souvent bilatérale d'apparition précoce
au cours de l´enfance ou chez l'adulte jeune . Le type IIIa est peu fréquent marquée
par une apparition tardive après l'âge de 40 ans et atteinte cornéenne unilatérale.
Le traitement repose sur la photokératectomie pour les formes stromales peu
profondes et la kératoplastie lamellaire profonde pour les formes attenant la totalité
de profondeur stromale.
CA0077. -LA TUBERCULOSE NEUROMÉNINGÉE : UNE
PATHOLOGIE AUX PLUSIEURS FACETTES
Emna Baccar(1), Imen Zone abid(1), Mariem Sehli(1), Sofien
Affes(1), Mariem Zribi(1), Saloua Ben amor(1), Amira Trigui(1)
Adresse: (1) CHU HABIB BOURGUIBA SFAX : OPHTALMOLOGIE,TUNISIA
Description:
Introduction :La tuberculose représente un problème majeur de santé public.
L’atteinte ophtalmologique représente une rare cause d’affection extra pulmonaire.
Ses manifestations sont non spécifiques. La méningite est l'étiologie Ia plus
fréquente des manifestations neuro-ophtalmologiques. Notre but est de rapporter un
cas de neuropathie optique rétro-bulbaire compliquant une tuberculose neuro-
méningée. Observation :Patiente âgée de 18 ans, aux antécédents de tuberculose
neuro-méningée qui a consulté pour une baisse brutale de l’acuité visuelle (AV) de
l’œil droit (OD) depuis 3 jours. L’examen ophtalmologique de l’OD montre une AV
limitée à 50 cm, une altération du reflexe photo-moteur afférent droite, un segment
antérieur calme, et un fond d’œil normal. L’examen de l’œil gauche était sans
anomalies. Le champ visuel Goldmann était normal au niveau de l’œil gauche.
L’étude des potentiels évoqués visuels était en faveur d’une neuropathie optique non
démyélinisante unilatérale droite. Une enquête infectieuse et une revue du système
étaient sans anomalies. L’imagerie par résonnance optique a montré un
engainement de la partie cisternale du nerf optique par des tuberculomes associé à
une leptoméningite. Le diagnostic d’une neuropathie optique rétro-bulbaire
tuberculeuse compressive était retenu et la corticothérapie par voie générale
associée au traitement antituberculeux a été indiqué. L’évolution était marquée par
une amélioration de l’AV (8/10 dès le 15ème jour). Le traitement anti tuberculeux a
été prolongé jusqu’à 9mois. Les manifestations neuro-ophtalmologiques sont
rencontrées lors des méningites chroniques. L'atteinte peut être uni- ou bilatérale, de
type antérieur ou rétrobulbaire. L’imagerie cérébrale est utile en cas d'atteinte
neurologique et pourrait mettre en évidence un tuberculome. En cas de neuropathie
optique résistante à un traitement antibacillaire, une corticothérapie péri-oculaire ou
systémique pourrait être nécessaire. Conclusion :La neuropathie optique secondaire
à une tuberculose neuro-méningée est une affection rare. L’imagerie cérébrale joue
dans ce cas un rôle important. Le traitement repose sur la corticothérapie sous
couverture antituberculeuse.
CA0078. -QUAND LE PRONOSTIC VISUEL CONDITIONNE LE
TRAITEMENT ANTITUBERCULEUX
Emna Baccar(1), Mariem Sehli(1), Imen Kaibi(1), Wafa
Kilani(2), Imen Abid(1), Amira Trigui(1)
Adresse: (1) CHU HABIB BOURGUIBA SFAX : OPHTALMOLOGIE,TUNISIA, (2)
CHU HABIB BOURGUIBA SFAX : CNSS,TUNISIA
Description:
Introduction :L’imputabilité d’une toxicité médicamenteuse sur les nerfs optiques
n’est pas une chose aisée et repose sur les critères de causalité établis par
l’organisation mondiale de la santé. Nous rapportons le cas d’une patiente ayant
présenté une neuropathie optique toxique bilatérale liée à
l’é[Link] :Patiente âgée de 64 ans, aux antécédents de
valvulopathie, suivie pour une tuberculose nasale sous quadrithérapie qui présentait
une baisse rapidement progressive bilatérale de l’acuité visuelle depuis 2 jours .
L’examen ophtalmologique montrait une meilleure acuité visuelle limitée au
décompte des doigts aux deux yeux. Le segment antérieur et le fond de l’œil était
normaux des 2 cotés. Le reflexe photo-moteur afférent était conservé aux 2 yeux. Le
champs visuel automatique était éteint en bilatéral. Les potentiels évoqués visuels
étaient altérés au niveau des deux yeux. L’examen neurologique et l’IRM
orbitocérébrale étaient sans anomalies. Le diagnostic de neuropathie optique
toxique bilatérale a été retenu et l’éthambutol arrêté. Une neuropathie optique
toxique est suspectée devant une baisse visuelle d’intensité variable, se manifestant
essentiellement par une atteinte de la partie centrale du champ visuel. C’est un
diagnostic d’élimination, après avoir écarté une autre étiologie de neuropathie
optique. La toxicité de l’éthambutol est dose-dépendante, en dehors des
susceptibilités individuelles. La durée d’exposition avant l’apparition des signes
fonctionnels est variable, entre quelques jours et un an. Le mécanisme de cette
toxicité n’est pas formellement démontré, mais il est admis que l’éthambutol aurait
un effet chélateur vis-à-vis du zinc, nécessaire dans la fonction cytochrome oxydase.
L’arrêt définitif du toxique est impératif, conditionnant la récupération fonctionnelle
qui est d’autant meilleure que le diagnostic a été pré[Link] :La NO toxique
est réversible en cas de diagnostic précoce avec arrêt du toxique. D’où l’importance
de la surveillance et de l’auto-éducation de ces patients avant la survenue de baisse
visuelle irréversible.
CA0079. -CYTOMEGALOVIRUS RETINITIS IN SEROPOSITIVE
PATIENTS: TWO CASE REPORTS
Nada Bouallagui(1), Nesrine Zaafrane(1), Ahmed Mahjoub(1),
Sarra Elmansouri(1), Isra Daabak(1), Salah Yaakoubi(1),
Mohamed Ghorbel(1)
Adresse: (1) FARHAT HACHED SOUSSE : OPHTALMOLOGIE,TUNISIA
Description:
Introduction :Human cytomegalovirus (CMV) is a ubiquitous virus of the herpes
family. CMV retinitis is a marker of profound immune deficiency and is associated
with high mortality and ocular morbidity. Our aim is to show the importance of
systematic screening for ocular CMV in seropositive [Link] :The first
case is a 43-year-old male with amblyopia in the right eye. He had newly diagnosed
HIV infection and CD4 cells count of 22cells/µL. He was referred for a screening
exam and did not present with any ocular complaints. The best corrected visual
acuity was 2/10 in the right eye and 10/10 in the left eye. The anterior segment was
normal in both eyes whereas the funduscopic examination revealed white patches
located in the peripheral superior retina on the right and around the inferior temporal
arcade on the left. On OCT scans, we discovered subretinal fluid in the superior
macula on the right and the lesions appeared hyperreflective, located in the internal
and external retinal layers on the left. The second case is a 32-year-old male with
untreated HIV infection. His CD4 cells count was limited to 10 cells/µL. He was
referred for brutal loss of vision in his left eye. His visual acuity was 10/10 in the right
eye and 5/10 in the left eye. Anterior segment was normal on the right and revealed
minor cell reaction of the vitreous on the left. His funduscopic exam was normal on
the right and found white patchy lesions in the peripapillary area and in the inferior
retina, with optic disc pallor. On OCT scans, the lesions were hyperreflective with
retinal atrophy. Conclusion :Due to its ocular morbidity and asymptomatic trait,
experts recommend a systematic screening for CMV retinitis in HIV patients with
CD4 cells count inferior to 100 cells/µL or with CMV viremia on PCR.
CA0080. -NAEVUS CHOROÏDIEN SUSPECT CHEZ UNE
PATIENTE ATTEINTE DE CANCER DU SEIN : DÉFIS DE
DIFFÉRENCIATION ENTRE LÉSION BÉNIGNE ET MÉTASTASE
Hassen Smaoui(1), Mohamed Ghachem(1), Nesrine
Zaafrane(1), Skander Soudani(1), Leila Knani(1), Salah
Yaakoubi(1), Mohamed Ghorbel(1)
Adresse: (1) SERVICE D'OPHTALMOLOGIE : CHU FARHAT HACHED
SOUSSE,TUNISIA
Description:
Introduction :Le naevus choroïdien est une lésion bénigne fréquente , souvent
asymptomatique et découverte fortuitement . Chez les patients atteints de cancer,
notamment du sein, l'apparition d'une lésion choroïdienne peut soulever la question
d'une éventuelle métastase [Link] :Il s'agit d'une patiente âgée de 85
ans, diabétique, opérée pour une néoplasie mammaire 7 mois auparavant. Elle
consulte pour une baisse d'AV progressive. À l'examen, l'AV de l'OD est limitée à
CLD à 2 mètres, avec une cataracte cortico-nucléaire modérément dense. Le fond
d'œil révèle la présence de drusen, un remaniement maculaire et une lésion sous-
rétinienne bien délimitée, de 3 à 4 diamètres papillaires, avec une pigmentation
hétérogène. L'imagerie tomographique montre une lésion choroïdienne avec
refoulement de la choriocapillaire et altération de l'épithélium pigmentaire.
L'échographie en mode B n'a pas permis de visualiser la lésion, suggérant une faible
réflectivité interne. L'œil gauche présente une AV de CLD 2m , avec une cataracte
modérément dense et des drusen au fond d'œ[Link] surveillance à un mois de la
lésion de l’OD a montré le même [Link] :Chez cette patiente avec des
antécédents de cancer du sein, la découverte d'une lésion choroïdienne sous-
rétinienne présente un dilemme diagnostique. Bien que le cancer du sein soit une
cause fréquente de métastases oculaires, les caractéristiques cliniques de la lésion,
telles que ses bords bien définis et sa pigmentation hétérogène, orientent vers un
naevus choroïdien, une lésion bénigne courante chez les personnes âgées. Les
examens d'imagerie, notamment la tomographie, montrent un refoulement de la
choriocapillaire et une altération de l'épithélium pigmentaire sans exsudation signe
de décollement rétinien, renforçant cette hypothèse. L'absence de visualisation
échographique, souvent associée à des lésions bénignes comme les naevus,
soutient également ce diagnostic. Toutefois, en raison du contexte oncologique, une
surveillance rapprochée est nécessaire pour écarter toute métastase.
CA0081. -CHIRURGIE RÉFRACTIVE CHEZ LES MYOPES
FORTS : UNE BÉNÉDICTION OU UNE MALÉDICTION
Rahma Bel hadj letaief(1), Asma Zaghdoudi(1), Mohamed
habib Hedhiri(1), Maher Ben said(1), Samah Mbarek(1), Wafa
Ammari(1), Anis Mahmoud(1), Riadh Messaoud(1)
Adresse: (1) CHU TAHAR SFAR MAHDIA : OPHTALMOLOGIE,TUNISIA
Description:
Introduction :L'essor mondial des chirurgies réfractives, en particulier chez les
myopes, a suscité des inquiétudes quant aux précautions, dont certaines menaçant
la vue, comme le glaucome. D’une part l’incidence d'une élévation de la pression
intra oculaire après une chirurgie réfractive chez les myopes forts est plus élevée
que prévu et elle est multifactorielle. D’autre part, les modifications de l’hystérèse
cornéenne pose un problème de surveillance du tonus oculaire et des considérations
à prendre pour éviter toute [Link] :Nous rapportons le cas
d’un patient âgé de 51 ans, myope fort, suivi pour un glaucome primitif à angle
ouvert sous trithérapie. Le patient a consulté pour une cécité sévère. A l’examen, on
a noté une acuité visuelle limitée à une de perception lumineuse bien orientée pour
l’œil gauche (OG) et une cécité totale de l’œil droit (OD). Le tonus oculaire (TO) était
à 14 mmHg au niveau de l’OD et à 12 mmHg au niveau de l’OG. Au fond d’œil
l’excavation papillaire était totale bilatérale. La pachymétire de l’OD était à 410 µm
(TO corrigé à 21.3 mmHg) et de l’OG à 470 µm (TO corrigé à 17 mmHg). On a
complété par un examen neurologique et une IRM qui étaient sans anomalies, une
OCT papillaire objectivant une altération profonde des couches RNFL et un champ
visuel agonique bilatéral). A la reprise de l’interrogatoire le patient nous a révélé qu’il
a bénéficié d’une chirurgie réfractive qui a précédé l’apparition du
[Link] :Les yeux myopes sont prédisposés au glaucome primaire à
angle ouvert et peuvent également développer des glaucomes secondaires à angle
ouvert ou fermé. Les rapports entre la chirurgie réfractive et le glaucome restent un
sujet de controverse. Ainsi tous patients candidats à une chirurgie réfractive doivent
bénéficier d'un dépistage et d'un examen rigoureux particulièrement chez les sujets
myopes.
CA0082. -DÉCOLLEMENT DESCEMÉTIQUE POST
PHACOÉMULSIFICATION : À PROPOS DE DEUX CAS
Amel Ben abid(1), Omar Ayedi(1), Mariem Sehli(1), Abdelkrim
Bouatay(1), Imen Zone abid(1), Amira Trigui(1)
Adresse: (1) CHU HABIB BOURGUIBA SFAX : OPHTALMOLOGIE,TUNISIA
Description:
Introduction :Le décollement de membrane descemétique (DMD) est une
complication rare mais potentiellement grave de la chirurgie de cataracte. La
tomographie par cohérence optique du segment antérieur (OCT-SA) est l’examen de
référence pour le diagnostic et le suivi. Nous rapportons deux cas de DMD
survenant après une chirurgie de cataracte et décrire leur évolution après un
traitement par descemetopexie à l’[Link] :Il s’agit de deux patients, l’un
homme âgé de 70 ans aux antécédents d’infection cornéenne de l’œil gauche
causant un Leucome adhérant séquellaire. L’autre une femme âgée de 82 sans
antécédents particuliers. Les deux patients ont bénéficié d’une chirurgie de cataracte
par phacoemulsification avec implantation dans le sac capsulaire sans incident. Au
premier jour (j1) post opératoire les deux patients ont présenté un œdème cornéen,
des plis descmétiques avec un DMD. L'OCT-SA confirme la présence de DMD. La
décision était de surveiller les patients sans intervention chirurgicale. A j7 post
opératoire les deux patients ont gardé l’œdème cornéen avec le même aspect de
DMD à l’OCT-SA, une descemetopexie à l’air par injection d’une bulle d’air en
intracamérulaire était réalisée dans les deux cas, permettant une amélioration
anatomique et fonctionnelle [Link] :Ces observations illustrent l’intérêt
de l’OCT-SA dans le diagnostic et le suivi des patients atteints de DMD post-
chirurgie de cataracte. Elles démontrent également l'efficacité de descemetopexie à
l’air dans le traitement de cette pathologie en réduisant l’œdème cornéen et en
améliorant ainsi l'acuité visuelle.
CA0083. -OPTIC DISC PIT AND ASSOCIATED MACULOPATHY:
A CASE REPORT
Hassen Azri(1), Zeineb Kallel(1), Asma Khallouli(1), Afef
Maalej(1)
Adresse: (1) HÔPITAL MILITAIRE : SERVICE D’OPHTALMOLOGIE,TUNISIA
Description:
Introduction :The optic disc pit (ODP) is a rare congenital lesion which appears as a
circumscribed greyish depression in the lamina cribrosa. It occurs in 0.01 to 0.19% of
patients. The optic disc pit maculopathy (ODP-M) is a rare complication of the ODP.
It is defined by the concentration of intraretinal and subretinal fluid at the area of the
macula leading to visual impairment. Observation :A 54 year old female patient with
no medical history presented with a central scotoma in her left eye occuring for
several months. The best corrected visual acuity was 20/20 in the right eye with no
abnormalities on slit lamp examination (anterior segment and fundoscopy). The best
corrected visual acuity was 1/20 in the left eye. The anterior segment appeared
healthy and fundoscopy revealed a temporal optic disc pit. OCT confirmed the
diagnosis of ODP-M showing a macular schisis extending from the optic pit with a
defect in the inner segment and outer segment junction at the fovea.
Conclusion :Optic disc pits affect patients' vision because of the consequent
maculopathy. OCT should be performed in all cases to describe the macular aspect.
CA0084. -VASCULOPATHIE RÉTINIENNE ASSOCIÉE À UNE
INCONTINENTIAPIGMENTI DE DÉCOUVERTE FORTUITE CHEZ
UN ENFANT
Oussama Najlaoui(1), Farah Yassine(1), Mohamed Jeribi(1),
Rim Bouraoui(1), Rim Limaiem(1)
Adresse: (1) INSTITUT HEDI RAIES D'OPHTALMOLOGIE DE TUNIS : IHROT
B,TUNISIA
Description:
Introduction :L'incontinentia pigmenti (IP), ou syndrome de Bloch-Sulzberger, est une
génodermatose rare. Elle est causée par une mutation du gène du modulateur
essentiel du facteur nucléaire-κB (NEMO). L'incontinentia pigmenti affecte
principalement les organes ectodermiques avec diverses modifications
dermatologiques, dentaires, oculaires, neurologiques et musculo-squelettiques, le
but est de rapporter le cas d’une rétinopathie associée à une incontinencia pigmenti
découverte fortuitement chez une patiente de 12ans Observation :Une fillette de 12
ans s'est présentée pour correction optique. Son acuité visuelle avec correction était
10/10 aux deux yeux. Les segments antérieurs étaient normaux. Un tonus oculaire
correct, un cristallin transparent ODG. L'examen du fond d’œil trouve des anomalies
vasculaires de type tortuosité et dilatations à la périphérie avec des zones de rétine
avasculaire sans néo vascularisation rétiniennes Retraçant son histoire, IP a été
diagnostiquée à sa naissance. Elle est née à 37 semaines d'âge gestationnel, par
voie basse. Au moment de la naissance, elle présentait une éruption cutanée diffuse
et des vésicules sur la zone axillaire, la zone inguinale et les membres supérieurs et
inférieurs. Aucun examen ophtalmologique n'a été réalisé auparavant. La fillette
présente par ailleurs des anomalies dentaires à type de dents canines pointues une
oligodontie et une dentition retardée, une alopécie et des lésions cutanées hyper
pigmentés sur le cou le tronc et les membres. L'angiographie à la fluorescéine a
montré une non-perfusion périphérique évidente au niveau de l’œil droit sans
néovascularisation pré rétiniennes. La photo coagulation rétinienne au laser a été
préconisée pour l’œil droit sur les zones non perfusées. Conclusion :Le diagnostic et
la prise en charge précoces des atteintes rétiniennes de l'incontinentia pigmenti sont
essentiels car elles peuvent être graves et entraîner la cécité.
CA0085. -MACULA BOMBÉE COMPLIQUÉE DE
DÉCOLLEMENT SÉREUX RÉTINIEN : À PROPOS D’UN CAS
CLINIQUE
Aymen Mabrouk(1), Mohamed Ghachem(1), Nesrine
Zaafrane(1), Nada Bouallegui(1), Atef El arem(1), Nadia Ben
abdessalem(1), Mohamed Ghorbel(1)
Adresse: (1) CHU FARHAT HACHED : OPHTALMOLOGIE,TUNISIA
Description:
Introduction :La macula bombée, complication de la myopie forte, est définie par une
protrusion antérieure de la macula, souvent associée à un staphylome postérieur.
Cette entité est fréquemment associée à un décollement séreux rétinien (DSR),
compliquant ainsi le diagnostic et la prise en charge, notamment en présence de
myopie dégéné[Link] :Patiente de 38 ans, enseignante, myope à -2 D et
astigmate, présentant des myodésopsies depuis 2 ans. Elle avait été traitée par trois
injections de Bevacizumab au niveau des deux yeux pour une chorioretinopathie
séreuse centrale chronique. L'acuité visuelle corrigée était de 3/10, le segment
antérieur était sans particularité, et le fond d'œil révélait un aspect tessellé, une
papille dysversive et des atrophies choriorétiniennes. L’échographie B montrait une
longueur axiale >26 mm ODG, compatible avec une forte myopie. L'OCT révélait
une macula bombée avec un décollement séreux rétinien minime à l'œil gauche.
L'OCT-angiographie était difficile à interpréter, ne montrant pas de néovaisseaux
[Link] :La macula bombée est fréquemment associée à un DSR, retrouvé
chez 2 à 67 % des patients présentant cette pathologie. Ce décollement pourrait être
lié à une obstruction du flux choroïdien sous la macula bombée, ou à une
dysfonction de l’épithélium pigmentaire rétinien. Le DSR est souvent observé chez
les patients avec une forte myopie, un staphylome postérieur et une protrusion
maculaire. Parmi les complications possibles, on retrouve l’atrophie maculaire, les
trous maculaires ou encore la néovascularisation choroïdienne, qui semble
cependant plus liée à la myopie elle-même qu’à la macula bombée. Cette dernière
peut également avoir un effet protecteur contre des affections comme la schisis
fovéale. Le traitement du décollement séreux rétinien en l’absence de néovaisseaux
actifs reste controversé, oscillant entre une surveillance attentive et l’utilisation
d’injections d’anti-VEGF. Un suivi régulier est nécessaire pour surveiller l'évolution
du décollement et l’apparition potentielle de complications.
CA0086. -PHOTOCOAGULATION AU LASER POUR
L’HEMANGIOBLASTOME RÉTINIEN CAPILLAIRE
PÉRIPHÉRIQUE
Atef Ouiriemmi(1)
Adresse: (1) CHU HABIB BOURGUIBA SFAX : OPHTALMOLOGIE,TUNISIA
Description:
Introduction :L'hémangioblastome rétinien (RH) est une tumeur vasculaire bénigne
fréquemment associée à la maladie de Von Hippel-Lindau (VHL). La prévalence du
RH a été estimée à 1 sur 78 080 individus. La croissance tumorale du RH peut
entraîner une détérioration de l'acuité visuelle, qui peut être difficile à traiter. Un
diagnostic précoce peut réduire le taux de complications et les effets secondaires du
[Link] :Nous décrivons le cas d’un jeune homme de 27 ans sans
antécédents particuliers qui nous a consulté pour une correction optique mais
l’examen du fond d’œil droit a montré la présence d’une lésion rougeâtre de
diamètre papillaire dans la partie temporale de la macula entourée d’hémorragies
superficielles avec exsudation provoquant un décollement de rétine séreux prenant
tout le pôle postérieur ; après investigation, le diagnostic d’hémangioblastome
capillaire rétinien dans le cadre d’une maladie de von Hippel Lindau a été retenu.
Nous avons opté initialement pour l’injection d’anti-VGEF mais sans amélioration,
d’où la décision de faire une photocoagulation de la lésion avec une bonne
évolutionConclusion : La prise en charge des patients atteints de la maladie de VHL
nécessite souvent une approche multidisciplinaire. Le rôle de l'ophtalmologue est
important dans la prise en charge de cette affection car l'atteinte oculaire peut être
révélatrice de la maladie.
CA0087. -VASCULOPATHIE CHOROÏDIENNE POLYPOÏDALE
DANS SA FORME SÉRO-HÉMATIQUE : À PROPOS D’UN CAS
Aymen Mabrouk(1), Ilhem Sellem(1), Aya Sassi(1), Isra
Daabek(1), Leila Knani(1), Ahmed Mahjoub(1), Mohammed
Ghorbel(1)
Adresse: (1) CHU FARHAT HACHED : OPHTALMOLOGIE,TUNISIA
Description:
Introduction :La vasculopathie choroïdienne polypoïdale (VPC) est une pathologie de
la vascularisation choroïdienne, appartenant au spectre des pachychoroïdes,
caractérisée par des lésions polypoïdales et des hémorragies sous-rétiniennes. Son
diagnostic autrefois basé sur l’angiographie au vert d'indocyanine (ICGA),
repose désormais sur des critères bien établis de l’OCT. Se manifestant
généralement plus précocement que la DMLA néovasculaire, la VPC répond de
manière limitée aux anti-VEGF, nécessitant parfois l’utilisation de la photothérapie
dynamique (PDT) ou du [Link] :Une femme de 59 ans, diabétique de
type 2, consulte pour une diminution progressive de l’acuité visuelle de l’œil gauche
(OG). L’examen de l’œil droit (OD) montre une acuité visuelle à 10/10, un segment
antérieur calme et transparent, une cataracte débutante, et un fond d’œil normal. À
l’œil gauche, l’acuité visuelle est réduite à 3/10, avec un segment antérieur calme.
Le fond d’œil révèle une hémorragie sous-rétinienne géographique péripapillaire.
L’OCT maculaire montre une désorganisation des couches externes de la rétine, un
décollement en dôme de l’épithélium pigmentaire (DEP) et des dépôts
hyperréflectifs. L'évolution est marquée par une aggravation de la baisse de vision et
l'apparition d’une hémorragie vitréenne. 3 injections intravitréennes d’aflibercept ont
été réalisées sur une période de 3 mois, entraînant la résorption de l’hémorragie et
une amélioration de l’anatomie rétinienne, avec réduction de l’épaisseur rétinienne et
du [Link] :La vasculopathie polypoïdale choroïdienne (VPC) est souvent
bilatérale et plus précoce que la DMLA. Son diagnostic repose sur l’OCT, et les
traitements actuels, notamment l’aflibercept, permettent une amélioration notable de
la vision et de l’anatomie rétinienne. Toutefois, le risque de récidive reste élevé,
soulignant l’importance du suivi et de l’exploration des nouvelles thérapies comme le
Faricimab ou le port delivery system (PDS).
CA0088. -KÉRATITE ULCÉRANTE PÉRIPHÉRIQUE ET
SCLÉRITE NODULAIRE CHEZ UNE FEMME JEUNE
Sarra El mansouri(1), Nesrine Zaafrane(1), Nadia Ben
abdesslem(1), Hassen Smaoui(1), Med anis Abid(1), Ahmed
Mahjoub(1), Mohamed Ghorbel(1)
Adresse: (1) FARHAT HACHED SOUSSE : OPHTALMOLOGIE,TUNISIA
Description:
Introduction :La polyarthrite rhumatoïde (PR) est une maladie auto-immune
systémique qui affecte principalement les articulations, mais peut également
impliquer d'autres organes, notamment l'œil. Le pseudo-Mooren est une
complication rare mais sévère de la PR, caractérisée par une kératite ulcérante
périphérique (PUK) et une sclérite nodulaire, souvent confondue avec l'ulcère de
Mooren. Observation :Nous rapportons le cas d’une femme âgée de 16 ans sans
antécédants pathologiques notables qui s’est présentée pour un épisode d’œil
rouge douloureux sans baisse de l’acuité visuelle de l’œil droit résistant à un
traitement antibiotique topique bien conduit. L’examen a objectivé une ulcération
cornéenne périphérique légérement infiltrée avec sclérite nodulaire associée. la
patiente a été hospitalisée avec bilan étiologique entamé. La symptomatologie a
regressé sous corticothérapie topique et systémique. Le bilan étiologique initial est
revenu faiblement positif pour les anticorps anti CCP à recontrôler dans six mois
avec suivi en service de médecine interne. La PUK dans le cadre de la PR est une
manifestation rare mais potentiellement grave, présentant un risque important de
perforation cornéenne et de perte visuelle. Contrairement à l'ulcère de Mooren, le
pseudo-Mooren est généralement associé à une inflammation systémique sous-
jacente, telle que la PR, et s'accompagne souvent de sclérite. Le diagnostic
différentiel est essentiel pour écarter d'autres causes inflammatoires ou infectieuses
et orienter un traitement adapté. Bien que la réponse thérapeutique soit
généralement favorable lorsque le traitement est instauré tôt, la gestion des
récidives à long terme reste un véritable dé[Link] :Cette présentation
ophtalmologique a révélé une PR sous-jacente. Les manifestations oculaires
inflammatoires peuvent être le premier signe de maladies systémiques graves. Un
diagnostic précoce et une prise en charge rapide peuvent améliorer le pronostic
visuel et général du patient.
CA0089. -LEUCOCORIE UNILATÉRALE RÉVÉLANT UN
RÉTINOBLASTOME : À PROPOS D'UN CAS
Isra Daabak(1), Ahmed Mahjoub(1), Ghachem Mohamed(1),
Harrath Marouen(1), Mahmoudi Mohamed(1), Ben
abdelssalem Nadia(1), Ghorbel Mohamed(1)
Adresse: (1) CHU FARHAT HACHED : SERVICE D'OPHTALMOLOGIE
SOUSSE,TUNISIA
Description:
Introduction :Le rétinoblastome représente 3 % de tous les cancers pédiatriques et
constitue la tumeur maligne intraoculaire la plus fréquente chez l'enfant, il est
unilatéral dans 60 % des cas et la leucocorie est révélatrice dans 80 % des cas
Observation :Nous rapportons le cas d’une fille âgée de 6 ans sans antécédents
pathologiques notables qui s’est présentée pour leucocorie unilatérale de l’œil
gauche (OG) découverte par les parents il y a 10 jours. L’examen ophtalmologique a
objectivé une estropie avec leucocorie au niveau de l’OG. L’acuité visuelle était
limitée à une perception lumineuse positive. L’examen à la lampe à fente a objectivé
des nodules iriens blanchâtres d’allure métastatique. L’examen du fond d’œil a
montré une formation vascularisée occupant la subtotalité du vitré adhérente à la
rétine. L’examen de l’œil droit était sans anomalies. Une échographie B a était faite
révélant une masse échogène de 13*14 mm vascularisée venant au contact de la
rétine , on a complété par une IRM cérébrale et orbitaire et la patiente est adressée
par la suite à un centre spécialisé d’oncopédiatrie .Conclusion :Devant toute
leucocorie chez l’enfant, le diagnostic de rétinoblastome doit être éliminé en premier.
La prise en charge du rétinoblastome est complexe nécessitant une prise en charge
multidisciplinaire essentielle pour assurer le succès du traitement donnant la priorité
à la sécurité du patient et à la préservation du pronostic vital
CA0090. -LUXATION DE L'IMPLANT: COMMENT PROCEDER ?
Hedi Masmoudi(1), Aymen Frikha(1), Emna Baklouti(1), Omar
Ayedi(1)
Adresse: (1) CHU HABIB BOURGUIBA : SERVICE
D'OPHTALMOLOGIE,TUNISIA
Résumé:
Introduction:
La luxation de l'implant est une complication rare de la chirurgie de cataracte. La
fixation sclérale de l'implant présente une des techniques les plus utilisées pour
gérer cette complication. Notre objectif est de décrire la prise en charge chirurgicale
et évaluer le gain visuel après fixation sclérale des implants intraoculaires luxés.
Matériel et méthode:
CAS 1: Patient âgé de 70 ans, pseudophaque depuis 7 ans, qui nous a consulté
pour flou visuel. L'examen a trouvé une acuité visuelle à 2/10, un syndrome pseudo-
exfoliatif et un implant pliable décentré. CAS 2: Patient âgé de 16 ans, aux
antécédents de cataracte congénitale bilatérale, opéré à l'âge de 2 ans, qui nous a
consulté pour flou visuel de l'œil gauche. L'examen a trouvé une acuité visuelle a
1/10 et un implant luxé dans le sulcus. CAS 3: Patient âgé de 56 ans qui nous a
consulté pour diplopie et flou visuel, 2 semaines après sa chirurgie de cataracte.
L'examen a trouvé une acuité visuelle à 2/10 avec un implant luxé dans le sulcus
Dans les trois cas, les implants luxés ont été fixés à la sclère en utilisant la technique
de boucle en ceinture de McCabe (McCabe Belt loop technique).
Résultat :
L'examen post-opératoire a objectivé, dans chaque cas, une amélioration de l'acuité
visuelle corrigée, qui était, respectivement, à 5/10, 6/10 et 5/10 avec un implant bien
centrée. La fixation sclérale par la technique de McCabe est une méthode facile,
efficace et peu invasive pour repositionner un implant luxé. Elle est particulièrement
intéressante pour conserver un implant de haute gamme, préserver une conjonctive
fine et éviter une vitrectomie antérieure.
Conclusion :
La luxation de l'implant est responsable d'une dégradation de la fonction visuelle et
nécessite une reprise chirurgicale. Bien comprendre les techniques de gestion de
cette complication est essentiel pour une prise en charge adaptée des patients.
CA0091. -INFLAMMATION ORBITAIRE APRÈS VACCINATION
ANTI-COVID-19
Hajer Loukil(1), Mariam Sehli(1), Imen Kaibi(1), Omar
Hbaieb(1), Wafa Kilani(1), Amira Trigui(1)
Adresse: (1) HÔPITAL HABIB BOURGUIBA, SFAX : SERVICE
D'OPHTALMOLOGIE,TUNISIA
Description:
Introduction :L’inflammation orbitaire regroupe l’ensemble des pathologies
inflammatoires affectant les structures situées à l’intérieur de l’orbite. On distingue
les inflammations orbitaires spécifiques et non spécifiques communément appelées
[Link] :Nous rapportons le cas d’une patiente âgé de 18 ans,
sans antécédents, elle a reçu deux doses de vaccin anti-COVID-19 en septembre et
octobre 2021. En décembre 2021, elle a consulté en urgence pour une tuméfaction
palpébrale, rougeur et douleur au niveau des deux yeux. L’interrogatoire a révélé la
notion de pancréatite aigu il y a un mois. L’examen ophtalmologique de l’œil droit a
montré une exophtalmie axile réductible, un œdème palpébral inflammatoire et une
limitation de l’abduction. L’acuité visuelle était limitée à 6/10, on a noté un chémosis
important diffus, le segment antérieur (SA) était calme et l’examen du fond d’œil
(FO) a montré une hyperhémie papillaire. L’examen de l’œil gauche a noté un
œdème palpébral inflammatoire, un SA calme et une hyperhémie papillaire au FO.
Le reflexe photomoteur afférent était présent et symétrique. L’examen général a
révélé un vitiligo au niveau des membres supérieurs. Un bilan biologique a montré
un syndrome inflammatoire non spécifique avec un bilan immunologique et
infectieux négatif. Une imagerie par résonance magnétique orbitaire et cérébrale a
montré un aspect évocateur d’une inflammation orbitaire dans le cadre de maladie
de système ou auto-immune. On a retenu le diagnostic d’une inflammation orbitaire
post vaccinale devant un bilan étiologique exhaustif négatif et la notion de
vaccination anti-COVID-19 récente. La patiente a bénéficié d’un traitement
corticoïdes par voie générale avec une évolution [Link] :Le
développement d’une inflammation orbitaire après l’administration du vaccin anti-
COVID-19 est considéré comme un processus immunologique ciblant le tissu
orbitaire après immunisation. Le mécanisme physio pathogénique est encore mal
élucidé. Le traitement anti-inflammatoire par voie générale constitue la meilleure
alternative thérapeutique.