Cours de Microbiologie Agricole 1ère Année
Cours de Microbiologie Agricole 1ère Année
SUPPORT DE COURS
DE
MICROBIOLOGIE
Agriculture Tropicale Option Productions Animales
1ère Année
Enseignant :
M. YEO Bakari
Direction Régionale de Bouaké
INTRODUCTION
GENERALITES ET DEFINITION
GENERALITES ET DEFINITION
V. DUREE DU PARASITISME
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GENERALITES
Étude des microbes, êtres constitués d’une seule cellule et invisibles à l’œil nu. Elle regroupe
la bactériologie, la virologie, la parasitologie et la mycologie.
Avant le milieu du 19ème siècle, les biologistes divisaient les êtres vivants en 2 groupes ou
règnes :
- le règne Animal ;
- le règne végétal.
Avec le développement de la microscopie, il était devenu de plus en plus évident que de
nombreux organismes ne pouvaient être classés aisément dans l’un ou l’autre de ces règnes.
Par exemple : les Euglènes ont été classés végétale puis animale parce que capables de
photosynthèse à la lumière mais à l’obscurité utilisant leur flagelle pour se déplacer et
capturer leurs proies.
En 1866 le biologiste Ernst Heackel allemand propose un 3 ème règne celui des protistes qui
regrouperait les bactéries et autres micro-organismes qui n’entraient pas dans les deux 1 er
règnes.
Aujourd’hui plusieurs biologistes classent dans ce règne les bactéries, les algues, les
protozoaires, les moisissures et ce règne est aussi souvent appelé le règne des Protoctistes.
En 1937, Edouard Chatton suggère les termes de Procariotique (avant le noyau) pour décrire
les bactéries et le terme d’Eucaryotique (vrai noyau) pour décrire les autres types de cellules
avec des noyaux. Ces termes vont générer aujourd’hui les termes annexes de Procaryote et
Eucaryote pour confirmer cette divergence.
Dès les années 1960, les avancées de la microscopie électronique et les techniques
biochimiques ont relevées d’autres différences cellulaires qui ont été à la base de nouvelles
propositions de classification des organismes.
En 1969, Robert Whittaker a proposé la classification en 5 règnes :
--- Les Champignons sont des décomposeurs. Certains sont parasites des animaux et
végétaux. Certains sont consommés comme aliments. Les levures servent à faire du pain, des
alcools et aussi à fabriquer des antibiotiques.
--- Les plantes sont des eucaryotes pluricellulaires photosynthétiques. Elles ont des
membranes cellulaires de cellulose. La vie sur terre dépend des plantes qui sont des
producteurs primaires d’O2.
---Les protistes sont des eucaryotes et la plupart sont unicellulaires. On en distingue 3
groupes :
++ Les protozoaires : qui sont souvent microscopique hétérotrophes, plusieurs se
déplacent à l’aide de cils, de pseudopodes et de flagelles. Certains sont parasites ou
pathogènes des plantes et des animaux.
++ Les algues : qui sont photo- synthétisantes avec des pigments brun ou rouge en
plus de la chlorophylle. Elles produisent de l’O2 dans les écosystèmes marins et aquatiques.
--- Les animaux sont des eucaryotes hétérotrophes. Ils sont à la différence des protistes
multicellulaires. Plusieurs présenteront une différenciation tissulaire et posséderont des
organes complexes
--- Les procaryotes encore appelés monères. Ce règne a été établi pour prendre en compte la
spécificité des bactéries qui diffère des autres organismes par l’absence de noyau vrai et par
l’absence des autres organites intracellulaires.
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En 1970, Carl Woese et ses collègues à l’aide de technique génétique de séquençage ont
recherché les relations de proches parentés entre tous les procaryotes. Ils ont alors proposé
deux groupes fondamentaux de bactéries :
++ Les archaebactéries : Les archées sont des micro-
organismes unicellulaires procaryotes (il n'y a pas de noyau dans la cellule). Leur taille
varie entre 0,1 et 15 microns et elles vivent dans à peu près tous les milieux. On trouve des
archées dans des milieux extrêmes (anaérobies, à forte salinité, très chauds ou à grande
profondeur).
++ Les eubactéries : Une eubactérie est une "vraie" bactérie par opposition à une
archéobactérie.
Ils ont même suggéré que ces 2 groupes constituent 2 règnes différents.
Il est évident que l’évolution de la systématique est compromitante à celle de la science. Il est
aujourd’hui commun d’utiliser la classification des êtres en 5 ou 6 règnes biologiques. Mais
en Microbiologie l’approche des domaines est la plus utilisée.
Les virus quant à eux sont considérés comme des micro-organismes non vivants, acellulaires
qui dépendent entièrement des cellules hôtes infectées.
Un virus est un agent infectieux nécessitant un hôte, souvent une cellule, dont il utilise le
métabolisme et ses constituants pour se répliquer. On le considère de plus en plus comme
faisant partie des acaryotes.
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CHAPITRE 1 : LES BACTERIES
GENERALITES ET DEFINITION
Une bactérie est un micro-organisme unicellulaire procaryote qui vit dans tous les types
d'habitats connus. Les bactéries sont les organismes les plus abondants de notre planète en
nombre d'individus. La quantité de bactéries dans l'intestin d'une personne est plus grande que
le nombre total de cellules dans le corps humain. Leurs dimensions sont très faibles,
typiquement de l'ordre du micromètre (µm).
Les bactéries constituent le sous-groupe le plus vaste, le plus divers et le plus nombreux dans
les protistes inférieurs.
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II- Morphologie et Anatomie des bactéries
II-1 Formes et tailles des Bactéries
Les morphologies bactériennes sont variées. Les cellules peuvent être courtes, pratiquement
sphériques (cocci ou coques) ou allongées (bacilles). Il existe aussi des formes
intermédiaires : les coccobacilles.
Quelques bactéries en forme de bâtonnets sont légèrement incurvées comme les Vibrio.
D’autres bactéries sont hélicoïdales. Ce sont des spirilles si la forme est invariable et rigide,
des spirochètes si l’organisme est flexible et peut changer de forme.
Les différentes formes de bactéries peuvent influencer leur capacité d’acquérir des nutriments,
de s’attacher aux surfaces, de nager dans un liquide et d’échapper à la prédation.
Beaucoup d’espèces bactériennes peuvent être observées sous forme unicellulaire isolée alors
que d’autres espèces sont associées en paires comme les Neisseria ou en chaînette,
caractéristique des Streptocoques. Dans ces cas, les coques se divisent selon un axe unique et
les cellules restent liées après la division. Certains coques se divisent selon un axe
perpendiculaire et s’agencent de façon régulière pour former des feuillets. D’autres se divisent
de façon désordonnée et forment des amas comme les membres du genre Staphylococcus qui
présentent un regroupement caractéristique en grappe de raisins.
Les cellules bactériennes typiques ont une taille comprise entre 0,5 et 5 µm de longueur,
cependant, quelques espèces comme Thiomargarita namibiensis et Epulopiscium
fishelsoni peuvent mesurer jusqu’à 500 µm (0,5 mm) de long et être visibles à l’œil nu. Parmi
les plus petites bactéries, les mycoplasmes mesurent 0,3 µm, soit une taille comparable à
certains gros virus
Source : [Link]
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-Examen à l’état frais : Observation au microscope photonique. On observe ainsi les
bactéries vivantes. Cette technique renseigne sur leur forme, leur taille et leur mobilité.
-Examen après coloration : multiple colorations
+Coloration simple : le bleu de méthylène est le seul colorant utilisé en général. Cela nous
donne la morphologie des bactéries sur lame. Toutes les bactéries sont colorées en bleu.
+Coloration double : utilisation de 2colorants différents ; les plus classiques sont :
Coloration de Gram : Les gram (+) colorées en violet
Les grams (–) colorées en rouge.
Coloration de ZIEHL : Les acido-alcoolos résistants, colorés en rouge
Les non acido-alcoolo résistants colorés en bleu
-Microscopie électronique :
C’est le moyen le plus perfectionné et le plus sûr ; il permet de connaître l’anatomie générale
des bactéries.
Chez les bactéries, on distingue des structures obligatoires, présentes chez toutes les
bactéries et des structures dont la présence est facultative et caractérisent certains
groupes bactériens
Structure bactérienne
Obligatoire Facultative
Paroi capsule
Membrane cytoplasmique inclusions intracytoplasmiques
Cytoplasme (ribosomes) plasmides
Appareil nucléaire flagelles
pili et fimbriae
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A- LES ELEMENTS CONSTANTS DE LA BACTERIE
1- Le cytoplasme
C’est le milieu intérieur des bactéries. Il contient en plus du noyau, des organites
intracellulaires.
=>au plan physique : c’est un système colloïdal coagulable et floculable c’est une phase
intermédiaire entre le liquide (fluidité, viscosité de 80%) et le solide (élasticité et résistance).
=>Au plan chimique : il est constitué de 80% d’eau, de substances dissoutes [ ARN (ARNt,
ARNm, ribosomes) ; protéine, glucose ; lipides, vitamines, ions, pigments)], et d’inclusions
(facultative) vacuolaire, granulaire.
Les inclusions représentent des réserves énergétiques.
2- Le noyau
Le noyau bactérien est dépourvu de membrane, réduit à un seul chromosome. Il est porteur
d’informations génétique indispensables à la vie de la bactérie.
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L’ADN sous forme de filaments, ou de faisceau ou de séries d’anneaux stratifiés.
L’appareil nucléaire ne contient qu’une chaine d’ADN représentant un seul
chromosome
3- La membrane cytoplasmique
3.1. Structure
C’est une structure interne à l'interface entre le cytoplasme et les structures externes.
C'est une membrane trilamellaire formée d’une double couche de phospholipides dont les
pôles hydrophobes sont face à face, associée à des protéines (perméases, enzymes
respiratoires, PLP = Protéines de Liaison aux Pénicillines).
Les perméases, ont un rôle important dans les échanges. D’autres ont un rôle dans la synthèse
du peptidoglycane et sont des protéines de liaison aux pénicillines (PLP ou PBP).
D'autres protéines sont des enzymes respiratoires ou impliquées dans la production d'énergie
(ATPase).
Les flagelles bactériens y sont fixés. C’est là que se génère leur mouvement tournant. Elle est
détruite par certains antibiotiques (polypeptides, antiseptiques).
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certaines bactéries. En résumé, c’est un squelette externe qui protège la bactérie et lui confère
la plupart de ses propriétés.
Structure
Le Microscope électronique (ME) permet d’observer selon le groupe bactérien (Gram+ et
Gram-) deux types de paroi bactérienne
La paroi des bactéries Gram négatives est plus complexe : une fine couche de peptidoglycane
est recouverte par une membrane externe. La lipoprotéine de Braun est liée au peptidoglycane
par liaison covalente d’un côté, elle est « enfouie » dans la membrane externe par son
extrémité hydrophobe de l’autre côté. La membrane externe est constituée d’une double
couche de phospholipides, de lipopolysaccharides (LPS) et de protéines (OMP : « outer
membrane protein ») permettant le passage de petites molécules, les porines. Le LPS
correspond à l’endotoxine des bactéries Gram négatives.
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Lipoprotéine
Lipopolyosides (lipopolysacarrides, polyoses)
Matériel protéique
Coloration de Gram
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L'hydrophobie importante qui rend difficile la pénétration des agents colorants et
décolorants.
La fixation de la fuchsine sur les acides mycoliques, fixation qui retiendrait de plus la
fuchsine qui a pénétré dans le bacille.
COLORATION DE ZIELH
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Rôle de la paroi.
Rôle mécanique
Par sa rigidité et son élasticité, la paroi bactérienne assure une protection contre les agents
externes (chocs osmotiques), contre les agents internes (pression interne jusqu'à 25 atm); elle
permet le maintien de la forme bactérienne lors de dessiccation, fixation et coloration.
Rôles dans les propriétés tinctoriales des bactéries : coloration de gram, coloration
de ziehl
Rôle physiologiques
-elle intervient dans la croissance (lors de la division bactérienne) ;
-elle permet la fixation de phages
Rôle immunologique
La plupart des constituants antigéniques d’une bactérie sont localisés dans la paroi.
Gram (+) : polysaccharides et acides teichoiques.
Gram (-) : lipopolysaccharides : complexe antigénique.
Pouvoir pathogène
Il s’explique en partie par la nature de la paroi
Gram (+) : certains constituants, comme la protéine M de Streptocoque, jouent un rôle dans le
pouvoir pathogène.
Gram (-) : le pouvoir pathogène s’explique par l’existence d’une lipopolysaccharides :
l’endotoxine.
Applications liées à la paroi
- Applications thérapeutiques :
anti-infectieuse (repose sur la nature de la paroi des germes infectieux à traiter.
Les Gram+ sont des candidats idéaux pour une thérapeutique à base de β
lactamines.
Stimulation de l’immunité non spécifique : le LPS des Gram- utilisé à faible
dose peut stimuler l’immunité non spécifique.
- Applications prophylactiques
Les propriétés antigéniques et adjuvantes de la paroi sont mises à profit dans la préparation
des vaccins. Certains vaccins sont uniquement constitués d’antigènes pariétaux.
5- Ribosomes
Ils sont constitués d'ARN et de protéines. Les ribosomes bactériens comprennent deux sous-
unités (30S, 50S).
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B- ELEMENTS INCONSTANTS DE LA BACTERIE
1- La capsule
Rôles de la capsule
La capsule n’est pas indispensable à la vie de la bactérie car les bactéries privées de
capsule peuvent croître et se multiplier. Il n’y a pas d’altération de la fonction cellulaire
mais la bactérie est plus vulnérable et la capsule apparaît comme un :
Important facteur de survie de la bactérie :
- la protection contre la phagocytose constitue un important facteur de virulence
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- Protection de la bactérie dans l’environnement (agent physico-chimiques, les
protozoaires, les bactériophages)
- Réserves de nutriments (sucre)
- Rôle dans le diagnostic : recherche des antigènes solubles par immunodiffusion
(méningocoques) ou précipitation en milieu liquide (test d’Ascoli pour Bacillus
anthracis).
- Rôle dans la prophylaxie : les antigènes capsulaires sont immunogènes, d’où leur
utilisation dans les vaccins (Bordelleta pertussis, pneumocoque).
2- Le glycocalyx
C’est une sorte de feutrage de fibres polysaccharidiques qui entoure la bactérie et lui permet
d’adhérer soit sur une surface inerte, soit sur des cellules vivantes.
Exemple : Certains Streptocoques : Streptococcus mutans (plaque dentaire), Streptococcus
salivarius (gengivite).
Il crée également un microenvironnement qui protège et concentre les toxines élaborées par la
bactérie empêchant leur destruction.
Les flagelles des bactéries sont de longs appendices protéiques flexibles. Leur nombre et leur
position peuvent différer selon les espèces de bactéries :
Les bactéries mobiles peuvent réagir à des stimuli, être attirées par des substances nutritives
comme les sucres, les acides aminés, l’oxygène, ou être repoussées par des substances
nuisibles. Ce comportement est appelé le chimiotactisme. Des chimiorécepteurs de nature
protéique sont présents au niveau de la membrane plasmique et du périplasme des bactéries et
peuvent détecter différentes substances attractives ou nocives.
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Les flagelles sont constitués d’une protéine appelée flagelline.
Rôles
-Mobilité, source d’énergie locomotrice (ATP)
-Taxonomie : bactéries flagellées et bactéries non flagellées (immobiles)
-antigénique : l’antigène H qui permet de distinguer les espèces de Salmonelles et donc de
réaliser des sérotypages. La réaction de Vidal basée sur la présence de flagelle de Salmonelle :
cas de la fièvre typhoïde.
-récepteur pour certains phages. Ce sont les bactéries qui transportent le génome des virus.
4- Pili ou fimbriale
Ce sont des appendices filamenteux courts et rigides présents à la surface des bactéries Gram
(-).
On distingue deux types :
Pilis communs : nombreux, 100 à 200 par bactérie. 0,2-2µ de long, rôle dans
l’adhésion des bactéries aux cellules animales.
Fonctions : fixation sur Globules rouges à l’origine de l’hémagglutination
Fixation à la surface des phagocytes à l’origine de la colonisation du tube digestif
Adhésion des bactéries à la surface des muqueuses = facteur de pathogénicité
Exemple : Bactérie enthéropathogène : possède des pilis (facteur d’attachement) et secrète
une toxine.
Pilis sexuels : 3 à [Link] sont très longs (20 microns) et terminés par une ventouse. Ils
n’existent que chez les mâles. Rôle dans la conjugaison qui va se faire par le transfert
de l’ADN de la bactérie mâle vers la bactérie femelle.
5- La spore bacterienne
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Conséquences et applications
- Rôle taxonomique : La position de la spore à l’intérieur de la bactérie représente un critère
important pour l’identification et la classification des bactéries sporulées
- Résistance aux conditions défavorables de vie : elle assure la conservation de l’espèce
bactérienne
- Epidémiologie de certaines maladies infectieuses dites tellurique : En effet, les animaux
peuvent se contaminer au niveau du sol (charbon, botulisme gangrène, tétanos) et ceci est
à l’origine de conséquence spécifique :
La spore est un facteur de pérennisation de ces maladies.
Explique leur mode de transmission : ce sont des anazooties (le sol est la source
commune de contamination)
Les maladies telluriques sont des maladies localisées (champs maudit) et on un aspect
saisonnier.
L’impossibilité de faire de la prophylaxie sanitaire de ces maladies car il est impossible
de détruire les germes dans le sol (on fait de la prophylaxie médicale).
- Prophylaxie :
Prophylaxie sanitaire : la résistance aux rayons UV, et à certaines substances chimiques
rend la désinfection difficile
Prophylaxie médicale : le phénomène de sporulation est utilisé dans la préparation de
certains vaccins.
Ce sont les bactéries qui ont perdu tout ou une partie de leur paroi par suite d’une déficience
des processus de synthèse de leur murène soit spontanément, soit artificiellement et ont de ce
fait une morphologie transformée.
La dénomination forme L est réservée aux organismes apparus spontanément, pour les
variants apparaissant sous l’effet d’artifice de laboratoire, on utilise le terme de protoplastes et
de sphéroplastes.
Les mycoplasmes sont des bactéries sans paroi et incapable de produire les percuseurs du
peptidoglycane contrairement aux forme L et aux protoplastes. Ces sont les plus petits
microorganismes, vivant à l’état libre, doués de pouvoir de synthèse et capables de cultiver
sur milieu inertes. Ce sont des procaryotes de taille comparable à celle des gros virus,
dépourvus de paroi. Ils forment un groupe très hétérogène d’espèces commensales ou
pathogènes.
Il y a trois types d’éléments qui composent les besoins nutritifs des bactéries :
- les besoins constitutifs ou élémentaires
- les besoins énergétiques
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- les besoins spécifiques.
Ce sont les aliments destinés à apporter des matières premières nécessaires à l’élaboration des
nouvelles bactéries. On cite : l’hydrogène, l’O2 , l’azote, le phosphore, le soufre, le carbone.
Au niveau des sources de carbone, on parle de bactéries autotrophes et hétérotrophes.
Beaucoup de bactéries isolées dans la nature (souche sauvage) peuvent croître avec des
éléments simples : ce sont des bactéries prototrophes (BACTERIE NON EXIGENTE).
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Certaines bactéries quant à elles, nécessitent pour leur croissance l’addition d’un ou plusieurs
composés complexes c’est-à-dire l’addition de composés dont la bactérie est incapable
d’assumer la synthèse à partir d’éléments simples.
Exp : Proteus vulgaris
Cette bactérie pour pousser à besoin d’un milieu contenant de la nicotinamide. Le proteus est
auxotrophe (BACTERIE EXIGENTE) pour la nicotinamide. La nicotinamide représente un
facteur de croissance pour le proteus.
1- Éléments nutritifs
Les différents aliments pour couvrir les besoins de croissance des bactéries sont les besoins
élémentaires ou constitutifs, besoins énergétiques et les besoins spécifiques.
2- Humidité
Une humidité abondante est nécessaire à la croissance bactérienne. Cependant certaines
formes de spores résistent à la dessiccation. C’est le cas de la diphtérie, de la tuberculose.
D’autres sont sensibles des gonocoques, de la syphillis.
3- Température
Selon la température optimale des bactéries, on distingue :
- les bactéries mésophiles dont l’optimum est compris entre 20 et 40°C.
- les bactéries psychrophiles avec une température optimale de 0°C.
- les bactéries thermophiles qui se multiplient préférentiellement entre 45 et 65°C.
4- Le pH
Les bactéries se développent à pH neutre ou légèrement alcalin (pH 7 à 7,5). Certaines
bactéries poussent à pH acides : elles sont acidophiles comme les Lactobacillus. D’autres à
pH alcalin par exemple les Vibrions : elles sont basophiles.
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5- L’oxygène
L’exigence des bactéries vis-à-vis de l’oxygène moléculaire (O 2) permet de distinguer
plusieurs groupes :
- les bactéries aérobies strictes qui nécessite de l’oxygène pour leur développement ;
- les bactéries anaérobies strictes qui ne peuvent croître en absence d’oxygène ;
- les bactéries anaérobies facultatives capables de croître avec ou sans oxygène ;
- les bactéries microaérophiles qui ne necessite qu’une faible quantité d’O2 .
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CHAPITRE 2 : LES VIRUS
GENERALITES ET DEFINITION
Un virus est un agent infectieux nécessitant un hôte, souvent une cellule, dont il utilise
le métabolisme et ses constituants pour se répliquer.
La notion de maladie virale remonte à la fin du 19 eme siècle, période à laquelle pasteur et
d’autre chercheurs ont démontré que les maladies atteignant les hommes (rage), les animaux
(fièvre aphteuse) et les végétaux (mosaïque du tabac) dépendaient d’un agent pathogène ultra
filtrable c’est-à-dire capable de passer à travers des pores de filtres en porcelaine connues
pour retenir les bactéries.
De plus, ces agents sont invisibles au microscope optique. Ces agents pathogènes ont été
désignés par le terme de Virus.
Il faut attendre les progrès de la biologie cellulaire au début du 20 ème siècle pour qu’il soit
possible d’identifier les virus à partir de plusieurs caractères.
Chez les hommes, les virus sont responsables de pathologie parfois bénignes : cas de la
rhinite, ou de pathologie grave : cas de la poliomyélite.
Ils peuvent être redoutables comme la rubéole. Les virus peuvent être aussi responsables de
maladie tumorales.
Bactéries Virus
Ribosomes + -
Enzymes du métabolisme + -
énergétique
Sensibilité à l’interféron - +
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1- Unité structurales des virus
L’unité structurale des virus est le virion. Le virion représente la forme de dissémination des
virus. Il assure le transfert de l’infection d’une cellule à l’autre et d’un organisme à un autre.
Le virion présente une structure particulaire qui l'oppose aux êtres vivants à structure
cellulaire procaryote (les bactéries) ou eucaryote. L'agencement des principaux constituants
de la particule permet de reconnaître aux virions un type de symétrie caractéristique (par
exemple, symétrie hélicoïdale ou symétrie cubique).
Le virion possède un seul type d'acide nucléique qui peut être soit du ADN soit du ARN.
Les deux molécules ne coexistent donc pas dans la particule virale, ce qui oppose les virus
aux autres formes vivantes connues jusqu'à ce jour.
Les virus sont doués d'un parasitisme intracellulaire obligatoire. Ils ne peuvent se
reproduire qu'au sein d'une cellule hôte vivante. Du fait d'un parasitisme intracellulaire absolu
le virus ne possède aucun système enzymatique ou énergétique lui permettant d'assurer sa
propre auto-réplication. Il est donc amené à détourner et à utiliser pour sa propre biosynthèse
l'ensemble des macromolécules de la cellule qu'il parasite (ribosome, ARN-t, activité
enzymatique, système de régulation). Au cours de l'interaction entre la particule virale et sa
cellule hôte, deux éventualités principales sont possibles :
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un seul type d'acide nucléique (ADN ou ARN) qui constitue le
génome
reproduction par réplication du génome
il s'agit d'un parasitisme intracellulaire absolu
il s'agit d'une structure particulaire.
- que chez certains virus, cette capside est nue ; chez d’autres elle est enclose dans une
enveloppe ou « peplos ».
Le génome est toujours présent mais est très variable : ADN/ ARN, double brin/simple brin,
circulaire/linéaire, en un seul segment/avec plusieurs segments (jusqu'à 15 segments).
Dans la classification des virus on distingue en premier lieu virus à ADN et virus à ARN.
La principale différence entre les virus à ARN et à ADN est que les virus à ARN ont une
réplication peu fidèle (nombreuses erreurs) par rapport aux virus à ADN. (les ARN
polymérases n’ayant pas les mécanismes de détection et correction d’erreurs qu’ont les ADN
polymérases des virus à ADN). Ainsi les virus à ARN sont plus sensibles aux variations
génétiques (VIH, virus hépatite C, par exemple)
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La capside est la chose la plus spécifique du virus. Ce sont des protéines réunies de façon
stable autour d'un acide nucléique. L'assemblage est très stable grâce à des propriétés
éléctrodynamiques. Elle peut être hélicoïdale ou polyédrique (icosaèdre à 20 faces)
L’enveloppe n'est pas obligatoire, elle est beaucoup plus souple et souvent dérivée des
membranes cellulaires (cytoplasmique, golgienne, ou nucléaire) selon les virus. Elle contient
des lipides de la cellule et des protéines virales qui seront reconnues par le système
immunitaire de l'organisme. On distingue les virus nus et les virus enveloppés.
La classification des virus a d’abord été faite selon l’hôte chez lequel ils se multiplient (virus
des vertébrés, virus des végétaux, virus des bactéries etc.). Ensuite selon les troubles qu’ils
provoquent (virus respiratoires, virus entériques etc.) ou leur modes de transmission (par les
arthropodes : arbovirus.
Depuis 1976 (Comité internationale de la nomenclature des virus), les virus sont catalogués
d’après leur structure :
- le type de leur acide nucléïque (ADN ou ARN),
- la symétrie de leur capside (cubique ou hélicoïdale),
- le lieu où leurs éléments sont assemblés (dans le noyau ou le cytoplasme de la cellule
infecté,
- la présence ou l’absence de l’enveloppe (virus nus ou virus enveloppés),
- le nombre de capsomères.
A. L’acide nucléique
Le filament de l’acide nucléique peut être de l’ADN ou de l’ARN. Il représente le génome
viral. Il peut être circulaire ou linéaire, bicatenaire (double brin) ou monocatenaire (brin
simple).
A. 1 Virus à ADN
Ce sont des virus dont le matériel génétique est formé d’ADN. Les ADN des virus animaux,
le plus souvent bicaténaires et linéaires, présentent pour la plupart une structure
tridimensionnelle classique appelée en double hélice (double chaîne
désoxyribonucléotidique, complémentaire et anti-parallèle).
La masse moléculaire des ADN viraux s'étale sur une large échelle allant de 1 à 180 x106
dalton:
3.106 dalton (1.5 u de longueur) pour les petits (virus du polyome, S.V.40)
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à 160.106 dalton (80 u de longueur pour le virus de la vaccine).
A. 2 Virus à ARN
Ce sont des virus dont le matériel génétique est formé d’ADN. La variabilité des ARN
viraux est sensiblement moins grande que celle des ADN. Les ARN viraux, généralement
monocaténaires et linéaires, ont une masse moléculaire comprise entre 2 X 106 dalton (virus
de la mosaïque du tabac) ou 2,7 X106 dalton pour les entérovirus et 15 X106 dalton pour les
reovirus.
Habituellement monocaténaire et linéaire; le poids moléculaire (P.M) de ces ARN est plus
faible :
seule exception : l’ARN des Réovirus, de structure bicaténaire (l’adénine s’unit alors à
l’uracile et non à la thymine comme dans l’ADN).
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Filoviridae (M) 89 ? hélicoïdale oui Fièvre Ebola, Fièvre
hémorragique de
Marburg
Togaviridae (M) 40-70 32 ou 42 ? cubique oui Encéphalique équine
Flaviviridae (M) - - cubique oui Peste porcine classique
B. La capside
La capside est une coque de nature protéique qui entoure et protège l’acide nucléique viral.
Elle est constituée de sous unités protéiques appelées capsomères. L’ensemble de la capside et
du génome est nommé nucléocapside. La capside a pour fonction la protection du génome
La structure de la capside peut présenter plusieurs formes :
- Les virus à symétrie cubique (ou à capside icosaédrique)
- les virus à capside hélicoïdale.
C. L’enveloppe
L’enveloppe virale est de nature lipido-protéique. C’est un élément propre à certain virus. Les
virus possédant une enveloppe sont les virus enveloppés. Les virus ne possédant pas
d'enveloppe sont les virus nus.
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Virions icosaédriques au Virus icosaédriques
microscope électronique
La capside icosaédrique entraîne une apparence
sphérique du virus. Les protomères sont organisés en
capsomères, disposés de manière régulière et
géométrique. Un capsomère est composé de cinq ou
six protomères, appelés pentons aux sommets et
hexons au niveau des faces et des arêtes. Parmi les
virus icosaédriques, les parvovirus ont une capside
formée de 12 capsomères, les poliovirus 32
capsomères, les papillomavirus 72 capsomères, tandis
que la capside des adénovirus est constituée de 252
capsomères.
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Virus enveloppés
Schéma d’un virus enveloppé En plus de la capside, certains virus sont capables
de s’entourer d’une structure membranaire
empruntée à la cellule hôte. Cette enveloppe
membranaire est composée d’une bicouche
lipidique qui peut posséder des protéines codées
par le génome viral ou le génome de l’hôte. Cette
enveloppe donne quelques avantages aux virions
par rapport à ceux composés d’une capside seule,
comme la protection vis-à-vis d’enzymes ou de
composés chimiques. Les virus enveloppés sont
par contre plus fragiles dans l'environnement
extérieur, sensibles aux détergents et à la
dessiccation. Les glycoprotéines, formant des
spicules, fonctionnent comme des récepteurs
permettant de se fixer sur des cellules hôtes
spécifiques. Le virus de la grippe (famille des
Orthomyxoviridae), le VIH, virus du SIDA (famille
des Retroviridae), sont des exemples de virus
enveloppés.
VI - MULTIPLICATION VIRALE
Les virus ne peuvent se répliquer qu’au sein de cellules vivantes. C’est l’interaction du
génome viral et de la cellule hôte qui aboutit à la production de nouvelles particules virales.
L’infection d’une cellule par un virus, puis la multiplication du virus, peuvent se résumer en
différentes étapes. Toutefois, après pénétration du virus dans la cellule, ces étapes peuvent
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différer selon la nature du virus en question et notamment selon qu’il s’agit d’un virus à ADN
ou d’un virus à ARN.
A- ETAPES DE LA MULTIPLICATION
Absorption (attachement)
C’est la fixation du virus sur la membrane cytoplasme cellulaire. Il s’agit d’un phénomène
électrostatique qui n’est possible que lorsque le virion trouve des récepteurs spécifiques sur la
membrane cellulaire. L’absence de récepteur est la première cause de résistance d’une cellule
à l’infection virale (cellule sensible est protégée).
Pénétration
Elle se fait généralement par phagocytose, pinocytose ou viropexie. Dans le cas des
Herpesvirus, on a observé un phénomène de fusion entre l’enveloppe virale et la membrane
cytoplasmique précédant la pénétration de la nucléocapside.
Décapsidation
C’est la libération de l’ARN de sa capside protectrice. Elle prend place soit à la membrane
cytoplasmique, soit dans le cytoplasme et prend fin au niveau du site de réplication de l’ARN.
Exemple : dans le noyau pour les Herpes, Adeno, papova et Picornavirus…, dans le
cytoplasme pour les Poxvirus.
La décapsidation se fait le plus souvent par les enzymes cellulaires. Chez les Poxvirus par des
enzymes cellulaires et enzymes virales appelées décapsidases. Parfois, la décapsidation
commence avant la pénétration.
L’ADN viral se comporte dans la cellule de la même façon que l’ADN cellulaire.
-il contient le code génétique transcrit en ARNm qui apporte aux ribosomes cellulaires
l’information pour la synthèse des protéines spécifiques virales.
Il sert de modèle pour sa réplication. La biosynthèse des virions est variable selon qu’il
s’agisse d’un virus à ADN ou à ARNm.
Les virus à ADN double brin suivent des mécanismes de multiplication qui se rapprochent
de ceux observés pour les gènes cellulaires. Le cycle viral peut être divisé en 2 phases sauf
pour les Herpesviridae chez lesquels on distingue 3 phases :
une phase précoce où une petite partie du génome est transcrite grâce à une ARN
polymérase-ADN dépendante cellulaire. Les ARN messagers précoces migrent dans le
cytoplasme cellulaire pour être traduits par les ribosomes de la cellule en protéines
régulatrices non structurales ou en enzymes impliquées dans la synthèse de l’ADN.
Il y a ensuite réplication de l’ADN viral par l’ADN polymérase cellulaire ou virale
aboutissant en un grand nombre de copies d’ADN viral.
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une phase tardive où les ADN néoformés vont servir de matrices pour une deuxième
transcription aboutissant à la formation d’ARN messagers tardifs qui après traduction
vont former des protéines de structure (capside, enveloppe).
Par contre, les Poxviridae se multiplient exclusivement dans le cytoplasme. Ils possèdent donc
la plupart des facteurs nécessaires à leur réplication et sont indépendants de la machinerie
cellulaire.
Par contre pour les virus à ARN de polarité négative tels que les orthomyxovirus ou les
rhabdovirus, il faut passer par un ARN messager de polarité positive. Cette étape de
transcription sera réalisée par une enzyme virale.
De même, la réplication du génome des virus à ARN nécessite l’apport d’enzymes
spécifiques : ARN polymérase-ARN dépendante virale qui n’existe pas dans la machinerie
cellulaire.
En effet dans la cellule normale, une telle opération et une telle enzyme n'ont pas de raison
d'être et n'existent pas : les ARN cellulaires, qu'il s'agisse des ARN messagers, ribosomiques
ou de transfert, sont synthétisés par des RNA polymérases ADN-dépendantes, travaillant sur
une matrice de ADN, le génome cellulaire. Donc, pour se multiplier dans une cellule, un
poliovirus et d’une façon générale tous les virus à ARN doit faire fabriquer à la cellule
infectée une ARN réplicase, enzyme nouvelle, viro-induite, absente de la cellule normale,
inutile au fonctionnement normal de la cellule, mais nécessaire à la multiplication virale.
A.3. Assemblage-Maturation-Libération
Ces nouveaux virus sortent de la cellule par éclatement pour les virus nus, par
bourgeonnement pour les virus enveloppés. C'est lors du bourgeonnement que les virus à
enveloppe constituent leur enveloppe qui est une bicouche lipidique cellulaire hérissée de
spicules glycoprotéiques. Certains virus comme les Herpesvirus s’entourent d’une enveloppe
provenant de la membrane nucléaire de la cellule infectée, d’autres comme les rétrovirus
s’entourent d’une enveloppe provenant de la membrane cytoplasmique de la cellule. Une
cellule produit de l’ordre de 100 à 1000 virus.
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Remarque :
-Une partie importante du matériel viral ne s’assemble pas en virions matures. Il constitue
l’antigène soluble extrait ou libéré par les cellules.
-La libération des virions est le plus souvent consécutive à la lyse des cellules.
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Incidence économique de quelques maladies virales
Pathologies Aviaires
3- Maladie de Gomboro
Agent responsable Avibirnavirus de la famille de Birnaviridae.
Chez les jeunes poussins 20 à 25 % de mortalité.
1- Fièvre aphteuse
Le micro-organisme responsable de la fièvre aphteuse est un aphtovirus de la famille des
Picornaviridés. Dans une population sensible, la morbidité est proche de 100 %.
3- Peste bovine
Elle est due à un virus de la famille des Paramyxoviridae, du genre Morbillivirus. Dans un
troupeau de bovins ou de buffles hautement sensibles, le taux de mortalité peut atteindre 100
%.
Le parasitisme est une association permanente ou temporaire entre deux êtres radicalement
différents. L’un d’eux, le parasite, ne peut survivre qu’aux dépens de l’autre, son hôte, qui lui
assure toujours le ‘’couvert’’ et parfois le ‘’gîte’’. Le bilan du parasitisme se solde par un
bénéfice pour le parasite et une perte pour l’hôte.
En règle générale, la présence du parasite ne met pas trop en danger la vie de l’hôte, car de la
survie de l’hôte dépend celle du parasite.
Le parasite, c’est l’être vivant animal ou végétale passant une partie ou la totalité de son
existence à la surface ou à l’intérieur d’un être vivant aux dépens duquel il vit sans le détruire.
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L’hôte c’est l’individu parasité. Parfois le parasite provoque une véritable maladie chez ce
dernier dite maladie parasitaire ou parasitose.
- les Nématozoaires ou Némathelminthes (vers ronds). Ils ont souvent un cycle direct mais
peuvent aussi utiliser au moins un hôte intermédiaire (obligatoire ou facultatif, selon l'espèce)
(ex. : ascaris). Les Acanthocéphales sont des Némathelminthes qui ont au moins un hôte
intermédiaire obligatoire.
3. Fungi ou micromycètes, ces derniers constituent un règne à part entière, ce sont des
champignons microscopiques identifiés sous forme de spores isolées ou regroupées ou de
filaments libres ou tissulaires.
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Le parasitisme est un contact particulier entre deux êtres vivants : le parasite et son hôte. De la
forme libre indépendante au parasitisme, forme de contact nécessaire et dépendante, divers
intermédiaires sont à distinguer :
La vie libre : l’organisme peut subvenir par lui-même à ses besoins métaboliques.
Le saprophytisme : l’organisme se nourrit de matières organiques ou végétales en
décomposition dans le milieu extérieur.
Le commensalisme : l’organisme se nourrit de matières organiques sur un être vivant
(milieu buccal, intestin) sans entraîner de troubles ou de spoliations chez son hôte.
La symbiose : les êtres vivent en étroite collaboration dans une association bénéfique
aux deux parties (équilibres des flores intestinales ou vaginales).
Le parasitisme : l’organisme parasite vit aux dépens d’un hôte qui lui fournit un biotope
et/ou des éléments nutritifs nécessaires à sa survie, cet hôte subit des dégâts de façon plus ou
moins grave.
Ces parasites, menant une vie libre, se trouvent de façon accidentelle introduits sur ou dans
l’organisme de l’animal et peuvent provoquer des troubles.
Exemple : acariens détriticoles pouvant devenir parasites cutanés.
Ce sont des agents vivants libres dans le milieu extérieur mais qui, en s’établissant
accidentellement sur ou dans un hôte favorable, se changent immédiatement en parasite s’ils
trouvent le milieu favorable pour se développer.
Exemple : - larves de mouches coprophiles qui se développent dans les plaies ;
- les sangsues, animaux prédateurs libres s’attaquant à de petits invertébrés
peuvent se fixer sur des vertébrés supérieurs et sucer le sang devenant donc
parasites.
3- Le parasitisme obligatoire
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La connaissance de la localisation des parasites chez leur hôte est d’un grand intérêt surtout
lors d’une autopsie. Ainsi on note :
- une localisation définitive
C’est surtout le cas des helminthes (vers) adultes. Par exemple, les Strongles de chevaux ont
pour localisation définitive le gros intestin.
V- DUREE DU PARASITISME
Si l’on considère le temps pendant lequel l’être est devenu un parasite, nous pouvons
distinguer :
- des parasites permanents
- des parasites temporaires
° Parasitisme permanent avec l’alternance d’hôte obligatoire : ici les parasites changent
régulièrement d’hôtes en rapport avec les alternances de générations de parasites. C’est le cas
des trypanosomes avec les glossines.
° Les parasites périodiques : ils vivent en rapport avec leur hôte pendant une période
prolongée, couvrant quelquefois sa vie entière, ne se trouvant libre par exemple dans le milieu
extérieur qu’à l’état d’œufs. C’est le cas de Tunga penetrans l’adulte est parasite mais la larve
et la nymphe sont libre.
- la voie buccale : l’hôte absorbe la forme infestante du parasite avec sa nourriture. Il peut
s’agir :
° d’une forme de résistance du parasite libérée dans le milieu extérieur (kyste d’amibe
dans l’eau, métacercaire de grande douve sur les végétaux aquatiques, etc.)
° de larves hébergées par un premier hôte qui sera la proie d’un carnivore chez lequel
les larves deviendront adultes.
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- la voie transcutanée : les modalités de cette voie sont innombrables.
°la forme infestante traverse la peau par ses propres moyens (furocercaire des
schistosomes, larves d’ankylostomes)
°la forme infestante est transportée par un vecteur. Il s’agit généralement d’un animal
hématophage qui, à l’occasion de ses repas sanguins, transporte le parasite d’un individu
malade à un individu sain. C’est le cas des Trypanosomes et du Plasmodium.
- la voie sexuelle : cette voie est bien connue dans la transmission de certaines maladies chez
l’homme. Chez les animaux, on peut évoquer le cas de la dourine du cheval due à
Trypanosoma equiperdum transmis par le coït.
Les voies de sortie du parasite conditionnent en grande partie les moyens de diagnostic des
maladies parasitaires car elles permettent de trouver la preuve manifeste de l’infestation grâce,
le plus souvent, à un simple examen au microscope photonique.
Les parasites peuvent être rejetés dans le milieu extérieur par les matières fécales (œufs et
larves d’helminthes) par les urines (œufs de schistosomes), par des sécrétions (œufs de douves
pulmonaires dans le crachat) ou encore par des cutanées (larves de filaires de Médine).
Certains parasites quittent leur hôte définitif par l’intermédiaire de vecteur (Plasmodium,
Trypanosome etc.), le vecteur puise alors le parasite dans les sécrétions, le derme ou le sang
de l’hôte.
Enfin, la mort de l’hôte définitif qui devient une proie pour un carnivore constitue une autre
voie de sortie. Par exemple, dans le cas du Ténia échinocoque, les larves vivent normalement
dans le foie du mouton et ne deviennent adultes que si les viscères du mouton sont dévorés
par un chien.
Le cycle évolutif peut se définir comme étant la suite inéluctable des transformations se
déroulant dans un ordre précis, avec ou sans passage dans le milieu extérieur, que doit subir
un parasite pour qu’à partir de l’adulte géniteur, soit atteint le stade adulte de la génération
suivante.
La connaissance du cycle évolutif est d’un grand intérêt car elle permet de comprendre la
chronologie des symptômes et indique quand et où il faut détruire les parasites.
Quand le parasite effectue la totalité de son cycle évolutif sur un seul hôte, on parle d’un
parasite monoxène. Exemple : Ascaris chez l’enfant donne des œufs qui, éliminés dans le
milieu extérieur, seront ingérés avec les légumes, sous forme infestante.
Un parasite est hétéroxène s’il effectue son cycle évolutif sur au moins deux hôtes différents.
Exemple : chez l’homme, Taenia saginata donne des œufs, ces œufs, avalés par un bovin
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avec les herbes, vont éclore et les larves appelées Cysticercus bovis vont s’installer dans les
muscles du bœuf. Il faut encore un homme pour la suite du cycle.
Lorsque plusieurs forme larvaires sont hébergées par des hôtes différents, on désigne par hôte
intermédiaire celui chez lequel le parasite accomplit son développement larvaire ; par hôte
paraténique ou hôte d’attente celui chez lequel la larve parvient mais ne se développe pas ;
enfin par hôte définitif celui chez le lequel la larve devient adulte.
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