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Conditions pour 0 dans un cône fermé

Cône contient 0

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Bonjour Ssi Abdessamad,

Concernant la discussion qu’on a évoqué pour la dernière fois sur la définition d’un cône qui adopte
la définition suivante :
C est un cône si C ̸= ∅ et
∀x ∈ C, ∀λ > 0, λx ∈ C
Autrement dit : R∗+ C ⊂ C.

On veut savoir sous quelle condition, on aura 0 ∈ C.


Puisqu’on parle de 0 qui désigne l’élément neutre pour +. De plus nous aurons besoin d’une loi
externe sur notre ensemble E où C ⊂ E, ce qui exige alors une structure vectorielle. On peut alors
supposer que E est un R-espace vectoriel topologique et C un cône de E (selon la définition ci-dessus).
Supposons que C est fermé, et montrons que 0 ∈ C.

Si C = {0}, alors le résultat est trivial. Sinon, il existe x ∈ C tel que x ̸= 0.


Il est clair que pour tout entier k > 0, on a k1 x ∈ C.

Pour conclure, il suffit de montrer que la limite de la suite ( k1 x) converge vers 0.


Considérons alors l’application
φ : R −→ R × E
λ 7−→ (λ, x)
L’application φ est continue. En effet, soit U un ouvert non vide de R × E. Montrons que φ−1 (U )
est un ouvert de R. Soit alors λ0 ∈ φ−1 (U ). On a donc φ(λ0 ) ∈ U . Comme la topologie produit est
engendré par les ouverts élémentaires, alors il existe un intervalle ouvert I de R et un ouvert W de
E tels que
(λ0 , x) = φ(λ0 ) ∈ I × W ⊂ U
Pour tout λ ∈ I, on a

φ(λ) = (λ, x) ∈ I × W ⊂ U (puisque x ∈ W )

Alors λ ∈ φ−1 (U ). D’où I ⊂ φ−1 (U ). Or λ0 ∈ I et I est un ouvert, alors φ−1 (U ) est un voisinage de
λ0 . Mais λ0 est arbitraire dans φ−1 (U ), alors φ−1 (U ) est un voisinage de chacun de ses points. D’où
φ−1 (U ) est bien un ouvert.
Rappelons que dans un espace vectoriel topologique, l’application

f : R × E −→ E
(λ, x) 7−→ λx

est continue (ceci par définition d’un espace vectoriel topologique).


Considérons enfin l’application g = f oφ. On a alors g est continue de R dans E comme composée de
deux applications continues. D’où
1
lim g( ) = g(0) = 0
k→+∞ k
Or g( k1 ) ∈ C et C fermé, alors 0 ∈ C̄ S ⊂ C̄ = C, où C̄ S désigne la fermeture séquentielle de C.

Remarques :
— Dans le cas d’un espace vectoriel métrique, on démontre facilement que la suite ( k1 x) converge
vers 0.
— Dans un espace topologique X, on a toujours ĀS ⊂ Ā pour tout A ⊂ X. Et on a l’égalité si
par exemple X satisfait l’axiome D1 .
— On peut affaiblir l’hypothèse que ’C est fermé’ par ’C séquentiellement fermé’ (i.e C̄ S = C).

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