Étude des caractéristiques mécaniques des joints de soudure
Étude des caractéristiques mécaniques des joints de soudure
N° d’ordre : DGM/……/2025
MEMOIRE
Présenté en vue de l'obtention
Du diplôme
MASTER ACADEMIQUE
Domaine : Sciences de la Technologie
Filière : Génie Mécanique
Option : Construction mécanique
Thème
PROMOTION 2024/2025
Pl
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Abstract
This study investigates arc welding (SMAW process) on API 5L X60 pipelines, evaluating
the quality of the joints through destructive (tensile, Charpy impact) and non-destructive
(radiography, ultrasound) tests. For this purpose, 3 configurations of the specimens are
prepared: (K) welded samples without defects, (M) welded samples containing defects
but mechanically repaired, and (A) samples welded under preheating and with defects.
The results show good mechanical resistance, but minor defects (porosities) are detected,
requiring optimization of the welding parameters (current, speed) to improve structural
integrity.
Résumé
Cette étude examine le soudage à l’arc (procédé SMAW) sur des pipelines API 5L X60,
en évaluant la qualité des joints à travers des essais destructifs (traction, impact Charpy)
et non destructifs (radiographie, ultrasons). Pour cela, on prépare 3 configurations des
éprouvettes : (K) échantillons soudés sans défauts, (M) échantillons soudés contenant
des défauts mais réparés mécaniquement, et (A) échantillons soudés sous préchauffage
et avec des défauts. Les résultats montrent une bonne résistance mécanique, mais des
défauts mineurs (porosités) sont détectés, nécessitant une optimisation des paramètres de
soudage (courant, vitesse) pour améliorer l’intégrité structurelle.
Je dédie ce travail à :
Mes chers parents,
Ma chère épouse et mon fils bien-aimé,
Mes frères et sœurs adorés, sans exception,
À toute ma famille,
À mes amis et à tous ceux qui m’ont soutenu de près ou de loin,
Merci du fond du cœur.
Remerciement
Je remercie Dieu Tout-Puissant qui m’a accordé la force, la patience et la réussite pour
mener à bien ce travail. J’exprime également toute ma gratitude à mes chers parents, pour
leur amour, leur soutien constant et leurs sacrifices, qui ont été la base de mon parcours. Je
tiens à exprimer ma profonde reconnaissance à mon encadrant, Monsieur H. Djeloud,
pour son accompagnement, ses précieux conseils et sa disponibilité tout au long de ce
projet, qui ont grandement contribué à sa réalisation.
Mes sincères remerciements vont aussi à mon collègue R. R. Hallabi, ingénieur en
inspection chez Sonatrach – Ghardaïa, pour m’avoir grandement facilité l’accès à AL-
FAPIPE Ghardaïa, ainsi que pour tout le soutien matériel et logistique fourni lors de
mon stage. Je remercie chaleureusement Madame H. Bensalem d’avoir accepté de pré-
sider mon jury, ainsi que Monsieur M. Talha pour l’honneur qu’il m’a fait en acceptant
d’évaluer ce travail. Je tiens à remercier M. Slimane, ingénieur chez ALFAPIPE Ghar-
daïa, ainsi que l’ensemble du personnel technique de l’entreprise, pour leur aide précieuse
dans les travaux de découpe, de préparation des éprouvettes et de réalisation des essais.
Un merci particulier à M. Ammar Mazari, ingénieur production chez Sonatrach, qui
a assuré le suivi sur le terrain. Je n’oublie pas non plus les équipes des ateliers des nou-
velles installations des entreprises ENGTP, ENAC, MCE, ainsi que les techniciens de
l’entreprise de contrôle CND, pour leur collaboration et leur disponibilité.
Enfin, j’adresse mes remerciements les plus sincères à tous mes collègues de la division
technique de Sonatrach R .Elbaghal , et tout particulièrement à mon frère, ami et
collègue W. Mahouchi, ingénieur en Travaux Nef pétrolier , qui a toujours été un soutien
indéfectible tout au long de mon parcours universitaire. Sa présence et son aide ont été
d’une grande importance dans l’aboutissement de ce projet.
Table des matières
Nomenclature vii
Introduction Générale 1
1 Les aciers 4
1.1 Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
1.2 Définition de l’acier . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
1.3 Classification des aciers . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
1.3.1 Les aciers au carbone . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
1.3.2 Aciers alliés ou non alliés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
1.4 Influence spécifique des éléments d’addition : . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
1.5 Diagramme de phases Fer-Carbone : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
1.6 Les principe de diagramme de phase . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
1.6.1 La ferrite . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
1.6.2 L’austénite . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
1.6.3 La perlite . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
1.7 Traitement thermique des aciers . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
1.7.1 Définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
1.8 Les différents types de traitements thermiques . . . . . . . . . . . . . . . . 16
1.8.1 Trempe : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
1.8.2 Recuit : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
1.8.3 Normalisation : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
1.8.4 Cémentation : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
1.8.5 Propriétés et caractéristiques mécanique des aciers . . . . . . . . . . 17
TABLE DES MATIÈRES
3 La métallurgie de soudage 26
3.1 Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27
3.1.1 Aspect thermique du soudage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27
3.1.2 Cycle thermique du soudage mono passe : . . . . . . . . . . . . . . 28
3.1.3 Cycle thermique du soudage multi passes : . . . . . . . . . . . . . . 28
3.1.4 Défauts de soudage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31
3.2 Conclusion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33
Conclusion Générale 94
6 Recommandations techniques 96
7 Perspectives 97
Bibliographie 98
Table des figures
i
TABLE DES FIGURES
ii
TABLE DES FIGURES
iii
Liste des tableaux
iv
LISTE DES TABLEAUX
v
Liste des Algorithmes
vi
Nomenclature
Acronymes / Abréviations
TS Temps de soudage
Autres Symboles
vii
NOMENCLATURE
F Force appliquée (N )
viii
Introduction Générale
La forte demande de gaz et de pétrole naturel dans les pays européens, nord-américains
et asiatiques devrait se poursuivre dans un avenir immédiat. En ce qui concerne l’Algérie,
de nombreuses lignes d’approvisionnement la traversent, et pour les 10 prochaines années,
elles sont prévues pour être gérées par l’opérateur de transmission pétrolière [2]. De plus,
des tubes récemment soudés (nuances conventionnelles, par exemple, API 5L X60 ou API
5L X70) ont été utilisés avec succès [3]. Mais la bonne technologie de soudage doit être
développée, en particulier pour les joints soudés circonférentiellement [4].
Les principales méthodes de soudage utilisées pour fabriquer des pipelines en acier sont
le soudage GMAW automatique et semi-automatique traditionnel (MIG/MAG), SSAW,
MMAW et, dans une moindre mesure, le soudage à l’arc au tungstène (TIG/GTA) et le
soudage SAW en atelier pour les joints soudés bout à bout des doubles joints. Il convient
de noter que la qualité des joints soudés est le paramètre le plus crucial d’un système
d’assurance qualité et de surveillance en service. La quasi-totalité des défaillances catas-
trophiques de pipelines recensées proviennent des joints soudés.
Par ailleurs, les procédés de soudage sans arc ont été étudiés et évalués au cours des
30 dernières années. L’une des méthodes les plus efficaces est le soudage par étincelage
par résistance [5]. Des pipelines de grand diamètre ont été installés à terre en Russie et
en Ukraine en utilisant ce procédé, mais il n’a généralement pas été développé ailleurs.
La deuxième catégorie de procédés est le soudage laser [6] et le soudage hybride laser-arc
(HLAW) [7]. Ces méthodes sont relativement efficaces et assez robustes, et peuvent être
utilisées sur site. Le HLAW combine les avantages des deux procédés : le soudage laser et
les procédés de soudage à l’arc.
Le troisième procédé en une passe est le soudage par friction-malaxage (FSW) [8],
qui est très reproductible pour les joints bout à bout soudés en acier jusqu’à 12,7 mm
d’épaisseur de paroi et dont les capacités sont en cours d’extension jusqu’à 20 mm. Le
quatrième procédé en une passe est le soudage par faisceau d’électrons sous atmosphère
(EBW). Il a été démontré que le HLAW, l’EBW et le FSW améliorent la productivité
par rapport aux procédés de soudage à l’arc typiques. L’augmentation de la productivité
1
INTRODUCTION GÉNÉRALE
provient soit d’une augmentation de la vitesse de soudage maximale réalisable, soit d’une
augmentation de l’épaisseur de soudure en une passe, ce qui réduit le nombre total de
passes et le volume de métal d’apport nécessaire pour réaliser un joint bout à bout soudé
sur un pipeline. Ces procédés présentent certaines limitations : coût d’investissement très
élevé, flexibilité d’application limitée, dangers pour les opérateurs, etc. Ainsi, le soudage
manuel à l’arc ainsi que les technologies de soudage MAG restent les techniques les plus
populaires pour les applications de pipelines.
Ghomashchi et ses collaborateurs [9] ont révélé que la microstructure du joint soudé
circonférentiellement en acier API 5L X70 produit par soudage MMA avec des électrodes
cellulosiques était composée de ferrite Widmanstätten et aciculaire, de perlite lamellaire
et de ferrite-carbure agrégée. Les morphologies de bainite supérieure et inférieure ont
également été détectées.
Anderson Laursen et al. [10] ont présenté les résultats de l’influence du cycle thermique
de soudage sur les contraintes résiduelles d’un joint soudé en API 5L X70. Les contraintes
résiduelles transversales et longitudinales ont été mesurées dans les régions de la passe de
racine (fond) et de finition (haut), à travers la technique de diffraction des rayons X par
un diffractomètre portable. Ils ont révélé que des contraintes résiduelles de compression
ont été trouvées dans le métal fondu et des contraintes de traction dans la ZAT. Des
valeurs plus faibles de contraintes résiduelles ont été trouvées dans les passes de racine
soudées par le procédé GTAW et dans les joints soudés avec une épaisseur moindre.
Hamdi et ses collaborateurs [11] ont également présenté les profils des contraintes
résiduelles dans des plaques soudées en API 5L X70. La méthode sin2 (ψ) , par mesure de
la diffraction des rayons X, a été appliquée. Ils ont révélé que la contrainte résiduelle est
concentrée dans la zone de fusion, qui est un site mécaniquement vulnérable, en raison de
la propagation des micro-fissures qui évoluent en macro-fissures.
Les méthodes de prédiction des propriétés mécaniques, telles que la limite d’élasticité,
la résistance à la traction, l’énergie de choc et la dureté, ainsi que les valeurs de mécanique
de la rupture des joints soudés circonférentiellement, sont présentées par Felber [12]. Les
matériaux testés étaient le métal de base, le métal fondu et la zone affectée thermiquement
des soudures, en utilisant les procédés de soudage MMA et MAG. Il a été révélé que la
prédiction correcte des propriétés mécaniques est entachée d’incertitude. Par conséquent,
les propriétés mécaniques doivent être déterminées sur la base de tests mécaniques réels.
L’objectif de l’étude était de développer la technologie de soudage des joints soudés
circonférentiellement de tuyaux en acier API 5L grade X70 (L485M) d’un diamètre de
914, 4 × 17, 1mm. Dans le présent travail, l’effet du procédé de soudage sur les propriétés
mécaniques et la microstructure du métal fondu a été examiné. Les résultats des tests
mécaniques ainsi que des mesures de contraintes résiduelles ont également été présentés.
2
INTRODUCTION GÉNÉRALE
Cette thèse est organisée en cinq chapitres. Le premier chapitre introduit les aciers et
leurs caractéristiques, suivi d’une analyse des procédés de soudage dans le deuxième cha-
pitre. Le troisième chapitre aborde la métallurgie du soudage, tandis que les quatrième
et cinquième chapitres présentent respectivement les essais destructifs et non destruc-
tifs réalisés. L’avant-dernier propose des recommandations techniques, et le dernier ouvre
des perspectives pour de futures recherches. Enfin, une conclusion générale synthétise les
principaux résultats et contributions de cette étude.
3
Chapitre 1
Les aciers
Objectifs du chapitre
Ce chapitre consacré aux aciers dans le cadre d’un mémoire sur le soudage a pour
principal objectif d’établir les fondements théoriques nécessaires à la compréhension du
comportement des aciers lors des opérations de soudage . Il vise à présenter de manière
systématique les différentes familles d’aciers, leurs caractéristiques métallurgiques et leurs
propriétés mécaniques, en mettant particulièrement l’accent sur les aspects influençant
directement leur soudabilité. L’analyse portera sur les mécanismes de transformation mi-
crostructurale induits par les cycles thermiques du soudage, ainsi que sur les phénomènes
susceptibles d’affecter l’intégrité des assemblages. Une attention particulière sera accor-
dée aux relations entre composition chimique, paramètres de soudage et qualité des joints,
permettant ainsi de poser les bases scientifiques pour les développements expérimentaux
ultérieurs. Ce chapitre fournira les clés de compréhension indispensables pour aborder les
problématiques techniques liées au soudage des aciers dans des conditions industrielles.
CHAPITRE 1. LES ACIERS
1.1 Introduction
es aciers jouent un rôle fondamental, car on les retrouve dans presque tous les secteurs.
Ils ont été à l’origine de nombreuses révolutions scientifiques et industrielles. Ce dé-
L veloppement est principalement dû à la diversité des procédés de transformation qui
permettent d’ajuster de manière significative les propriétés mécaniques des aciers, grâce
à l’ajout d’éléments d’alliage variés, influençant ainsi leurs caractéristiques mécaniques,
thermiques et chimiques.
Figure 1.1: Deux graphiques comparatifs (a) Résultats expérimentaux (b) Résultats théoriques
5
CHAPITRE 1. LES ACIERS
6
CHAPITRE 1. LES ACIERS
carbone entre 0,40 et 0,60 % sont également utilisés pour la fabrication de rails, de roues
ferroviaires et d’essieux de chemin de fer. Les aciers au carbone contenant entre 0,60 et
1,00 % de carbone et un taux de manganèse compris entre 0,30 et 0,90 % sont également
courants.
Les aciers non alliés, également appelés aciers au carbone, sont des alliages fer-
carbone ne contenant pas d’éléments d’addition significatifs (comme le chrome, le nickel
ou le molybdène). Leurs propriétés mécaniques dépendent principalement de leur teneur
en carbone, qui varie généralement entre 0,05 % et 1 %. Plus cette teneur augmente, plus
l’acier devient dur et résistant, mais aussi moins ductile et plus difficile à souder. Ces
aciers sont largement utilisés dans la construction mécanique, les structures métalliques
et les pièces industrielles courantes en raison de leur bon rapport coût/performance. Le
Tableau (1.1) [17] présente les nuances standardisées (C25, C35, C40, C45, C50) avec
leurs caractéristiques mécaniques :
Aciers au carbone
Nuances normalisées Rm (N/mm2 )M P a Re (N/mm2 )M P a A % (maxi) K (daJ/cm2 )
Traitements Thermiques -forgeage
C 25 460 à 690 285 à 370 18 à 21
C 35 570 à 830 335 à 490 16 à 20
C 40 620 à 880 355 à 520 14 à 19
C 45 660 à 930 375 à 580 13 à 18
C 50 700 à 980 395 à 600 12 à 17
Pour trempe superficielle
C 40 Dureté de la couche trempée : 55 HRc
7
CHAPITRE 1. LES ACIERS
Les aciers micro-alliés sont des aciers à haute résistance mécanique, caractérisés par
l’ajout minimal de niobium (Nb), de vanadium (V) et/ou de titane (Ti). Ces éléments de
micro-alliage, généralement inférieurs à 0,1 % en masse, se combinent avec des éléments in-
terstitiels (comme le carbone et/ou l’azote) pour former des précipités tels que les nitrures,
carbures et/ou carbonitrures. Ce phénomène de précipitation améliore les propriétés mé-
caniques par rapport aux aciers de base à carbone et manganèse. Ces améliorations sont
garanties par un raffinement des grains austénitiques et un durcissement structurel induit
par la formation de dispersions. Les effets de ces ajouts peuvent être modifiés par l’incor-
poration d’autres éléments d’alliage (B, Si, Cr, etc.) et par le contrôle des paramètres des
traitements thermiques et/ou thermomécaniques. À la fin des années soixante, les aciers
micro-alliés ont pris une place significative dans l’industrie, attirant rapidement l’atten-
tion des fabricants grâce à la possibilité d’utiliser des procédés de semi-calmage dans leur
fabrication, en raison de la faible affinité du niobium et du vanadium pour l’oxygène. Les
aciers normalisés, dans lesquels l’aluminium jouait un rôle de raffinage des grains, étaient
8
CHAPITRE 1. LES ACIERS
produits en tant qu’aciers calmés à rendements plus faibles. Toutefois, leur succès ne s’est
véritablement confirmé qu’au cours des années soixante-dix [20]. Cette croissance est en
grande partie due à des facteurs économiques et géopolitiques (comme le premier choc
pétrolier). Ces aciers ont trouvé des applications majeures dans l’industrie du bâtiment,
du transport et de la pétrochimie. L’utilisation des aciers micro-alliés dans la construction
a permis de réduire considérablement la section des produits, entraînant des économies
lors de la réalisation d’ouvrages (grands projets d’urbanisation, ponts, etc.). Dans l’auto-
mobile, ces aciers ont permis une réduction significative du poids des véhicules, ce qui a
entraîné des économies de fabrication et une diminution de la consommation énergétique.
Dans l’industrie pétrochimique, ils ont permis la construction de gazoducs et d’oléoducs
avec des diamètres de plus en plus grands, capables de fonctionner dans des conditions
extrêmes (Mer du Nord, Sibérie, etc.). Le développement des aciers micro-alliés a égale-
ment amélioré la soudabilité des pièces, ce qui a favorisé la généralisation du soudage par
fusion. Deux facteurs récents ont aussi contribué à l’essor de nouvelles nuances d’aciers
micro-alliés : la prise de conscience des problèmes de sécurité routière et la préoccupation
pour l’environnement. Ces exigences sociétales ont conduit les législateurs à imposer des
normes de plus en plus strictes (émissions de gaz à effet de serre, économies de carburant,
etc.). Parmi les différents programmes de développement, les aciers micro-alliés à moyen
carbone pour la forge sont un exemple notable.
Les aciers fortement alliés se distinguent des aciers classiques par leur composition
enrichie en éléments d’addition (généralement >5% en masse totale) tels que le chrome,
le nickel, le molybdène ou le titane. Ces éléments confèrent des propriétés spécifiques que
les aciers non alliés ne peuvent atteindre : excellente résistance à la corrosion, tenue aux
hautes températures, propriétés mécaniques exceptionnelles ou stabilité microstructurale
particulière. Leur utilisation est typique dans les industries chimiques, pétrochimiques, aé-
ronautiques et médicales où les conditions de service sont extrêmes. Le tableau récapitula-
tif présente plusieurs nuances standard d’aciers fortement alliés avec leurs caractéristiques
clés le Tableau (1.2).
9
CHAPITRE 1. LES ACIERS
Les aciers alliés forment un groupe particulier d’aciers, dont l’amélioration des proprié-
tés mécaniques (et, dans certains cas, de la résistance à la corrosion atmosphérique) est
obtenue par l’ajout de quantités modérées d’un ou plusieurs éléments autres que le car-
bone. D’autres aciers perlitiques intègrent de petites quantités d’éléments d’alliage pour
améliorer des caractéristiques telles que la soudabilité, la formabilité, la ténacité et la
dureté.
10
CHAPITRE 1. LES ACIERS
11
CHAPITRE 1. LES ACIERS
— Silicium : Également alpha gène, le silicium améliore les propriétés des aciers à
haute température, mais peut réduire la résistance à la fissuration lors du soudage.
À des teneurs d’environ 1 %, le silicium améliore la limite élastique, la résistance à
l’oxydation au-delà de 1000C, et la trempabilité.
— Niobium : Utilisé principalement pour améliorer les propriétés des aciers dans des
applications exigeantes, notamment dans les pipelines, l’aérospatial, et l’automo-
bile. Le niobium favorise la résistance à la température et à la corrosion dans des
conditions extrêmes.
— Titane : Employé pour sa forte affinité pour le carbone, le titane permet de préve-
nir l’altération des structures métallurgiques lors du travail à chaud. Il remplace le
chrome dans certaines zones chaudes et forme des carbures de titane (TiC), main-
tenant ainsi la résistance à la corrosion dans les zones affectées par la chaleur.
— Manganèse : Sert de désoxydant dans les aciers et augmente la trempabilité. Il
joue également un rôle dans la stabilisation de la structure austénitique et participe
à la formation de carbures, notamment dans la cémentite.
— Cuivre : Améliore la résistance à l’oxydation dans l’air, en particulier dans les
conditions de haute température.
— Vanadium : Il affine le grain et améliore la résistance à l’usure, à la coupe, et
à la chaleur. Le vanadium est utilisé dans les aciers rapides, de travail à chaud,
et résistant au fluage. Il améliore également la résistance au revenu et réduit la
sensibilité à la
— Zirconium : Produit de carbures ; emploi métallurgique comme additif pour la
désoxydation. Il sert à la nitruration et à la déculturation en raison de sa capacité à
laisser peu d’impuretés. L’ajout de Zr dans des aciers de décolletage à forte teneur
en soufre et entièrement calmés a un effet bénéfique sur la formation de sulfures,
prévenant ainsi les ruptures lors du passage à la roue.
12
CHAPITRE 1. LES ACIERS
de mise en forme, de soudage et de traitement thermique des aciers et des fontes. Avant
de l’appliquer, il est essentiel de bien comprendre chacune de ses régions.
1600
𝛿+liquide
1400
Liquidz+c
𝛾+liquide graphite
1200
𝛾
1000
912 𝛾+c graphite
800 740
400
0 1 2 3 4 5 6 6.67
Figure 1.2: Diagramme d’équilibre fer-carbone.
1.6.2 L’austénite
L’austénite, située dans la région C, représente la dernière zone importante sur le
diagramme fer-carbone. Cette phase est stable entre 727 C (1 341 F) et 1 538 C (2 800
F). L’austénite peut contenir jusqu’à 1,86 % de carbone. Bien qu’elle ne se forme pas
13
CHAPITRE 1. LES ACIERS
à température ambiante, elle est essentielle pour le traitement thermique des aciers. Sa
structure est cubique à faces centrées, ce qui la distingue de la structure cubique centrée
de la ferrite. L’austénite est également appelée fer gamma.
[Link] La cémentite
1.6.3 La perlite
La perlite est une combinaison de ferrite et de cémentite, où ces deux phases sont
disposées en couches alternées dans la microstructure. Cette microstructure est représentée
à la Figure (1.2). La perlite pure (ligne B) se forme à 727 C (1 341 F) et contient 0,77
% de carbone. Cette phase maintient toujours cette teneur en carbone de 0,77 %. On
retrouve la perlite et la ferrite dans des régions comme la région E. Pour un acier ou une
fonte contenant plus de 0,77 % de carbone, la perlite se forme en association avec de la
cémentite, comme dans les régions F et G.
Le point eutectoïde D est un point clé sur le diagramme fer-carbone, situé à 0,77
% de carbone et 727 C (1 341 F). Lorsque l’acier est refroidi en passant par ce point,
de la perlite se forme. Très peu d’aciers ont une composition exactement eutectoïde. La
majorité d’entre eux contiennent moins de carbone que l’eutectoïde et sont donc appelés
aciers hypoeutectoïdes (région E). La microstructure de ces aciers est une combinaison
de ferrite et de perlite. En revanche, les aciers ayant une teneur en carbone supérieure
à l’eutectoïde sont appelés aciers hypereutectoïdes (région F). Leur microstructure est
constituée d’une combinaison de cémentite et de perlite.
14
CHAPITRE 1. LES ACIERS
Figure 1.3: Structure ferritique (Fer Arco. Traitement : 950 C (30 min) - four. Attaque Nital
(3 %). Grossissement 180) [1].
Figure 1.4: Structure austénitique (avec précipités de carbures). Acier à 0,12 %C - 25 %Cr - 20
%Ni - 1,5 %Mn - 1 %Si. Traitement : 1 125 C (1 h) - eau - 800 K (30 min). Attaque électrolytique
(acide oxalique 10 %). Grossissement : 900 [1].
Figure 1.5: Structure perlitique Acier à 0,8 % C - 0,21 % Mn - 0,22 % Si Traitement : 800 C
(30 min) – four Attaque Natal (3 %) Grossissement : 900 [1].
15
CHAPITRE 1. LES ACIERS
Superficiel
• Homogénéisation • Air
• Recristallisation
• Eau
• Détente
• Induction
• Régénération • Brouillard • Détente
• Isotherme • Chalumeau
• Huile • Adoucissement
• Incomplète
• Faisceaux d'énergie
• Normalisation • Par étape
• Nitruration
• Plasma pulse Cémentation
• Traitement thermochimique
1.8.1 Trempe :
— Définition : La trempe consiste à chauffer un matériau à une température élevée,
puis à le refroidir rapidement, généralement dans un liquide comme l’eau ou l’huile.
— Effet : Augmente la dureté et la résistance mécanique en formant une structure
martensitique.
16
CHAPITRE 1. LES ACIERS
1.8.2 Recuit :
— Définition : Le recuit consiste à chauffer un matériau à une température élevée, à
le maintenir à cette température, puis à le refroidir lentement.
— Effet : Réduit la dureté, améliore la ductilité et l’usinabilité, et soulage les contraintes
internes.
— Applications : Préparation des matériaux pour des opérations de formage ou d’usi-
nage.
1.8.3 Normalisation :
— Définition : La normalisation consiste à chauffer un matériau au-dessus de sa
température critique, puis à le refroidir à l’air ambiant.
— Effet : Réduit les variations de structure et de propriétés mécaniques, améliore la
ductilité et la ténacité.
— Applications : Composants structurels, pièces forgées.
1.8.4 Cémentation :
— Définition : La cémentation consiste à enrichir la surface d’un matériau en carbone
en le chauffant en présence d’un agent carburant.
— Effet : Augmente la dureté superficielle tout en conservant un cœur plus ductile.
— Applications : Engrenages, arbres, pièces soumises à une usure importante.
17
CHAPITRE 1. LES ACIERS
Tableau 1.3: Caractéristique mécanique par (Mpa) (Tubes de conduite PSL 2).
18
CHAPITRE 1. LES ACIERS
1.9 Conclusion
Ce chapitre traite des propriétés, de la classification et de l’influence de l’acier sur
ses propriétés mécaniques. Les traitements thermiques et les éléments d’alliage jouent un
rôle essentiel dans la soudabilité et les performances de l’acier. L’utilisation de la norme
API 5L X60 dans les éprouvettes soudées, qui sera abordée aux chapitres 4 et 5, est
particulièrement étudiée. Les diagrammes de phases et les microstructures illustrent le
comportement de l’acier sous contrainte.
19
Chapitre 2
Objectifs du chapitre
Ce chapitre vise à fournir une compréhension approfondie des différentes techniques
de soudage, de leurs principes originelles et de leurs applications industrielles. Aussi les
inconvénients et les avantages.
CHAPITRE 2. LES PROCÉDÉS DE SOUDAGE
2.1 Introduction
e soudage est un procédé d’assemblage permanent qui permet de réunir deux pièces
métalliques ou polymères en créant une continuité de matière à leur interface. Selon,
L les techniques de soudage peuvent être classées en plusieurs catégories principales
selon le principe physique mis en œuvre [22]. Comme le soulignent, les procédés de soudage
modernes ont évolué considérablement depuis les premières techniques de forge utilisées
dès l’Antiquité [14,23,24]. Aujourd’hui, on distingue principalement trois grandes familles
de procédés :
— Les soudures par fusion (arc, laser, plasma)
— Les soudures par pression (friction, ultrasons)
— Les soudures par diffusion (sous vide)
L’étude de ces différents procédés, de leurs paramètres opératoires et de leurs domaines
d’application constitue un enjeu majeur pour l’industrie manufacturière contempo-
raine. Ce document présente une analyse comparative des principales méthodes de
soudage et leurs caractéristiques métallurgiques [25]. Le soudage est un procédé consis-
tant à joindre deux ou plusieurs éléments d’un assemblage de manière à assurer une
continuité entre les parties à relier, soit par chauffage, soit par application de pression,
ou encore par une combinaison des deux, avec ou sans ajout de métal d’apport dont la
température de fusion est comparable à celle du matériau de base [17]. Le soudage est un
assemblage définitif réalisé sur des pièces métalliques, qui est indispensable pour diverses
raisons : dimensionnelles (comme pour un pont), structurelles (comme pour un réservoir),
constructives (comme pour une carrosserie), de poids (comme pour un panneau), écono-
miques (comme pour un plancher), ou d’autres facteurs. Il peut entrer en concurrence
avec d’autres méthodes d’assemblage, telles que le rivetage, le collage, ou l’agrafage. L’as-
semblage par soudage joue un rôle crucial dans la fabrication de structures telles que des
bateaux, des trains, des avions, des fusées, des automobiles, des ponts, des tuyaux, des
réservoirs, et bien d’autres qui ne pourraient être réalisées sans le soudage. De nombreux
aciers utilisés de manière générale, notamment les tôles et profilés, sont soudés. Le sou-
dage a émergé à la fin du 19ème siècle, d’abord dans l’esprit des scientifiques, puis il a
rapidement été adopté par les techniciens, initialement avec la technique oxyacétylénique,
puis avec le soudage à l’arc et le soudage par résistance. D’autres procédés ont ensuite vu
le jour, et le 20ème siècle a été marqué par l’apparition du soudage au laser, ainsi que des
techniques suivantes :
— Soudage avec électrode de carbone : Bernardos et Olszewski ; Russie,
— Soudage avec électrode fusible nue : Slavianov ; Russie,
21
CHAPITRE 2. LES PROCÉDÉS DE SOUDAGE
Métal fondu
Zone affectée
thermiquement
Metal de basse
22
CHAPITRE 2. LES PROCÉDÉS DE SOUDAGE
— Métal de base (MB) : Le métal de base, est la partie l’assemblage qui ne subit
aucune action thermique.
— Zone affectée thermiquement (ZAT) : La zone affectée thermiquement est la
zone où la température est comprise entre le solidus et une température plus basse
mais suffisamment élevée pour permettre des réactions ou des transformations à
l’état solide et pour modifier la structure du métal de base.
— Zone fondue (ZF) : Elle est obtenue par la fusion du métal de base avec la
participation d’un métal d’apport suivi d’une solidification.
2.2.3 Avantages
— Polyvalence pour différents métaux.
— Coût relativement faible.
— Adapté pour le soudage en extérieur.
2.2.4 Inconvénients
— Formation de projections métalliques.
— Limité aux matériaux fins.
— Nécessite une protection contre les éclaboussures.
23
CHAPITRE 2. LES PROCÉDÉS DE SOUDAGE
2.2.7 Avantages
— Haute qualité de soudure.
— Pas de projection.
— Adapté aux métaux non ferreux (aluminium, inox).
2.2.8 Inconvénients
— Vitesse de soudage relativement lente.
— Plus coûteux que d’autres types de soudage.
2.2.11 Avantages
— Rapidité et efficacité.
— Peu de besoins en consommables.
— Idéal pour les métaux minces.
2.2.12 Inconvénients
— Ne convient pas pour des pièces de grandes dimensions.
24
CHAPITRE 2. LES PROCÉDÉS DE SOUDAGE
2.2.15 Avantages
— Simple et portable.
— Utilisé pour le brasage et le soudage de métaux ferreux et non ferreux.
2.2.16 Inconvénients
— Moins efficace pour des matériaux épais.
— Précision limitée.
2.3 Conclusion
Différentes techniques de soudage (arc, soudage sous gaz inerte, soudage par résistance,
etc.) sont comparées, soulignant leurs avantages, leurs inconvénients et leurs domaines
d’application. Le soudage à l’arc reste le plus utilisé dans les pipelines en raison de sa
polyvalence et de son faible coût. Cette technique de soudage sera abordée plus loin dans
les chapitres 4 et 5.
25
Chapitre 3
La métallurgie de soudage
Objectifs du chapitre
Ce chapitre fournira les clés de compréhension indispensables pour aborder les problé-
matiques techniques liées au soudage des aciers dans des conditions industrielles.
CHAPITRE 3. LA MÉTALLURGIE DE SOUDAGE
3.1 Introduction
ne opération de soudage consiste à assembler un ou plusieurs pièces en assurant une
continuité métallique. Elle engendre des montées en température importantes au
U sein du métal de base ce qui conduit à des transformations structurales de l’acier.
Celle-ci influe sur l’évolution thermique sous l’effet, entre autres, des caractéristiques
thermiques et mécaniques fonctions de la composition métallurgique (voir Figure (3.1)).
Figure 3.1: Couplage thermo métallurgique et mécanique au cours d’une opération de soudage.
27
CHAPITRE 3. LA MÉTALLURGIE DE SOUDAGE
𝜃𝑚𝑎𝑥
𝜃℃
800
700
500
300
100
28
CHAPITRE 3. LA MÉTALLURGIE DE SOUDAGE
𝜃𝑣
𝜃2
𝜃1
𝜃0
𝑡𝐼 𝑡𝐼𝐼 𝑡𝐼𝐼𝐼 𝑡
1
Ac3
2
Ac1
3
29
CHAPITRE 3. LA MÉTALLURGIE DE SOUDAGE
sur un acier inoxydable austénitique. Les températures élevées atteintes lors du sou-
dage provoquent des transformations microstructurales dans les zones affectées par la
chaleur (ZAC), influençant les propriétés mécaniques du joint soudé.
0. Zone Fondue ZF :
La zone fondue correspond au métal qui a fondu et se solidifie après le soudage. Ce métal
peut se solidifier dans un état austénoferritique ou ferritique en raison du refroidissement
rapide. Une proportion de ferrite ∆ subsiste dans cette zone, surtout lorsque le refroidis-
sement est rapide à haute température (1250C). Ce métal fondu a des caractéristiques
mécaniques supérieures à celles du métal initial en raison des déformations importantes
et du refroidissement rapide du joint soudé.
— Zone Affectée Thermiquement (ZAT) :
La ZAT est la partie du métal de base qui n’a pas fondu mais dont la microstructure et
les propriétés mécaniques sont modifiées. Elle présente plusieurs sous-zones, notamment :
— Zone de Surchauffe : Elle se situe près de la ZF, où la température dépasse environ
1100C. La transformation austénite-ferrite peut avoir lieu, mais la quantité de ferrite
reste faible. Un refroidissement rapide peut limiter le grossissement des grains, mais
une surchauffe prolongée peut dégrader les propriétés mécaniques.
— Zone Voisine de la Surchauffe : La température varie entre 1100◦ C et 850C. Le métal
reste austénitique, similaire à l’état du métal de base.
— Zone à Température Moyenne (500C - 850C) : Ici, les carbures de chrome peuvent
précipiter aux joints des grains d’austénite. La précipitation des carbures est in-
fluencée par la vitesse de refroidissement, la composition chimique, et les conditions
de préchauffage.
C’est la partie des pièces qui n’a pas été affectée par la chaleur de soudage. Les pro-
priétés mécaniques de cette zone sont modifiées par les cycles thermiques du soudage, en
fonction des températures atteintes et des paramètres de soudage.
30
CHAPITRE 3. LA MÉTALLURGIE DE SOUDAGE
Les défauts d’origine physique sont liés aux conditions de soudage et aux propriétés
des matériaux, et peuvent affecter la qualité de la soudure.
— Porosité : La porosité se caractérise par la présence de bulles de gaz emprisonnées
dans la soudure. Cela peut être causé par l’humidité, des impuretés dans le métal
d’apport ou une mauvaise protection du bain de fusion. La porosité peut affaiblir
le joint soudé et réduire ses propriétés mécaniques, notamment la résistance à la
traction.
— Inclusions : Les inclusions sont des particules étrangères emprisonnées dans le
métal soudé, telles que des oxydes, des sulfures ou des matériaux d’apport non
fondus. Ces inclusions peuvent être causées par un mauvais nettoyage de la surface,
des défauts dans le métal d’apport ou une température de soudage incorrecte.
— Fissures : Les fissures peuvent apparaître dans différentes parties du joint soudé,
comme dans la zone fondue ou la zone affectée thermiquement. Elles peuvent être
causées par des contraintes thermiques internes, une vitesse de refroidissement ex-
cessive ou des changements rapides de température. Les fissures diminuent considé-
rablement la résistance du joint.
— Surépaisseur de soudure : Une surépaisseur de soudure survient lorsque le métal
d’apport dépasse les dimensions requises, créant des bosses ou des excès de métal
sur la surface de la soudure. Cela peut être dû à un mauvais contrôle de l’apport
en métal ou à des erreurs dans les paramètres de soudage. Bien que ce défaut ne
compromette pas toujours les propriétés mécaniques, il peut entraîner une réduction
de la résistance à la fatigue et à la corrosion.
31
CHAPITRE 3. LA MÉTALLURGIE DE SOUDAGE
Les défauts d’origine géométrique sont dus à des erreurs dans la technique de soudage,
qui affectent la forme et la dimension du joint soudé
— Manque de pénétration : Le manque de pénétration se produit lorsque le métal
d’apport ne pénètre pas suffisamment dans le métal de base, ce qui crée une zone de
soudure superficielle. Ce défaut peut affaiblir la soudure, la rendant plus susceptible
aux fissures sous contrainte. Il est souvent dû à une température de soudage trop
basse ou à une mauvaise technique de soudage.
— Manque de fusion : Le manque de fusion se produit lorsque le métal de base
ne fond pas suffisamment pour assurer une fusion complète avec le métal d’apport.
Cela peut entraîner un joint faible avec une adhérence insuffisante entre les deux
pièces. Il est souvent dû à une énergie de soudage insuffisante.
— Distorsion : La distorsion est une déformation du métal due aux tensions ther-
miques et mécaniques générées par le soudage. Elle peut entraîner un mauvais ali-
gnement des pièces soudées, ce qui peut rendre l’assemblage final difficile à ajuster.
La distorsion peut être réduite en contrôlant les paramètres de soudage et en utili-
sant des techniques de soudage appropriées.
— Défaut de forme : Un défaut de forme se produit lorsque la soudure présente
une géométrie irrégulière, comme des vagues ou des ondulations sur la surface de la
soudure. Cela peut être dû à une mauvaise technique de soudage ou à des paramètres
mal contrôlés.
32
CHAPITRE 3. LA MÉTALLURGIE DE SOUDAGE
3.2 Conclusion
L’étude des cycles thermiques et des transformations microstructurales a révélé l’im-
pact de la chaleur sur les zones soudées. Les défauts comme les fissures et les porosités sont
liés aux paramètres de soudage, nécessitant un contrôle rigoureux pour garantir l’intégrité
des joints.
33
Chapitre 4
Objectifs du chapitre
Ce chapitre détaille la préparation d’échantillons soudés pour des essais destructifs,
visant à évaluer leurs propriétés mécaniques et structurales. Les tests incluent notamment.
Traction, Résilience Charpy (résistance aux chocs), dureté,pliage soudure. L’objectif est
d’identifier les faiblesses des soudures, de corréler les résultats pour optimiser les procédés,
et de fournir des données techniques pour améliorer la qualité et les normes industrielles.
CHAPITRE 4. LA PARTIE EXPÉRIMENTALE (ESSAIS DESTRUCTIFS)
4.1 Introduction
Ce chapitre présente les résultats expérimentaux obtenus à l’aide de différentes tech-
niques de caractérisation, ainsi que leur interprétation. Il aborde également la méthodo-
logie des essais de contrôle destructif et non destructif réalisés sur les soudures des tubes
en acier ordinaire API 5L GR X60. Il est essentiel de réaliser des essais de contrôle pour
vérifier l’état des soudures sur les tubes. Ces essais sont réalisés selon des normes bien
définies, à savoir :
— Les essais de fabrication selon les normes API 5L PSL 2, 45ème édition.
— Les essais de qualification selon les normes ASME Section IX.
En cas de détection d’anomalies, leur nombre et leur taille doivent être comparés aux
tolérances des normes applicables. Si nécessaire, des corrections peuvent être apportées
aux soudures. Il est également important de vérifier les réparations effectuées, car elles
peuvent encore contenir des défauts.
Enfin, ce chapitre explique les choix relatifs à la configuration des éprouvettes utilisées
pour les essais.
Essais destructifs
Traction
Pliage
Resilience Resilience
35
CHAPITRE 4. LA PARTIE EXPÉRIMENTALE (ESSAIS DESTRUCTIFS)
Figure 4.2: Découpage des échantillons pour le contrôle destructif et non destructif.
36
CHAPITRE 4. LA PARTIE EXPÉRIMENTALE (ESSAIS DESTRUCTIFS)
C% Si% Mn% P% S%
0,14 0,09 0,43 0,013 0,007
C% Si% Mn% P% S%
0.1 0.3 0.5 0.013 0.012
37
CHAPITRE 4. LA PARTIE EXPÉRIMENTALE (ESSAIS DESTRUCTIFS)
C% Si% Mn% P% S%
0.06 0.26 1.3 0.009 0.007
38
CHAPITRE 4. LA PARTIE EXPÉRIMENTALE (ESSAIS DESTRUCTIFS)
[Link] Le soudage
39
CHAPITRE 4. LA PARTIE EXPÉRIMENTALE (ESSAIS DESTRUCTIFS)
Conception du joint :
(i) Type de chanfrein :V
(ii) Talon 02mm
(iii) Ecartement 02mm
(iv) T préchauffage de Métal de base 100
Paramètre de soudage : Type de génératrice de soudage LINCOLN
40
CHAPITRE 4. LA PARTIE EXPÉRIMENTALE (ESSAIS DESTRUCTIFS)
Tableau 4.5: Paramètres de soudage par passes.
Alimentation
Type de fil d (mm) N° coulée NbrD’électrodes TS (min) TEP (mm /min)
N de passe Polarité Intensité (A)Tension (V)
41
Partie usinage :
L’opération de soudage et dressage est finie, on fait le découpage des pièces avec une
scie mécanique comme est représentée dans le schéma suivant : Après le découpage, les
deux pièces de largeur 50mm sont à rejetée, les autres pièces (40mm de largeur) passent
à l’usinage.
330 mm
300 mm
42
CHAPITRE 4. LA PARTIE EXPÉRIMENTALE (ESSAIS DESTRUCTIFS)
A la première étape, on fait le fraisage pour les pièces avec une fraise de diamètre
∅ = 160mm avec une vitesse de rotation Vr = 355tr/min pour obtenir des pièces de
40mm de largeur et 330 mm de longueur, comme est représenté dans la Figure (4.7)
suivante :
40 mm
330 mm
43
CHAPITRE 4. LA PARTIE EXPÉRIMENTALE (ESSAIS DESTRUCTIFS)
35 mm
marche, on prend les mesures de l’éprouvette avant l’essai ,puis on la fixe dans un dis-
positif d’amarrage, on vérifie la bonne fixation de l’éprouvette et on fait démarrer l’essai ;
Au cours de l’opération on peut lire la limite d’élasticité et la force de rupture à l’aide
d’une poste de commande et de mesure MHE. Après la rupture on reprend l’opération
pour les autres éprouvettes et on obtient les résultats qui sont représenté dans les Tableaux
(4.7),(4.8) et(4.9).
44
CHAPITRE 4. LA PARTIE EXPÉRIMENTALE (ESSAIS DESTRUCTIFS)
Tableau 4.7: Résultats mécaniques des éprouvettes (K) avec préchauffage 100C
Tableau 4.8: Résultats mécaniques des éprouvettes (M) avec double préchauffage 100C
Tableau 4.9: Résultats mécaniques des éprouvettes (A) sons préchauffage 100C
Contrainte (MPa)
Contrainte (MPa)
Contract en MPa
0 0 0
0 2 4 6 8 10 12 14 16 18 20 0 2 4 6 8 10 12 14 16 18 20 0 2 4 6 8 10 12 14 16 18 20
46
CHAPITRE 4. LA PARTIE EXPÉRIMENTALE (ESSAIS DESTRUCTIFS)
Analyse comparative
Les résultats des essais de traction montrent que :
— Même sans préchauffage, les éprouvettes présentent de bonnes performances méca-
niques
— Les valeurs de Re et Rm restent proches de celles obtenues avec préchauffage
— La localisation de la rupture (ZAT ou MB) révèle une hétérogénéité des propriétés
dans la zone soudée
— Toutes les éprouvettes démontrent un comportement mécanique satisfaisant avant
rupture
47
CHAPITRE 4. LA PARTIE EXPÉRIMENTALE (ESSAIS DESTRUCTIFS)
A la première étape, on fait le fraisage pour les pièces avec une fraise de diamètre
∅ = 160mm avec une vitesse de rotation Vr = 355tr/min pour obtenir des pièces de
38 .8mm de largeur et 330 mm de longueur, comme est représenté dans la Figure (4.12)
suivante :
Figure 4.12: Éprouvettes de pliage avant l’essai mécanique selon la section IX de l’ASME.
48
CHAPITRE 4. LA PARTIE EXPÉRIMENTALE (ESSAIS DESTRUCTIFS)
49
CHAPITRE 4. LA PARTIE EXPÉRIMENTALE (ESSAIS DESTRUCTIFS)
L’essai de pliage est réalisé à l’aide d’un appareil approprié. L’éprouvette est placée sur
deux appuis cylindriques de 50 mm de diamètre, espacés de 51,2 mm. Une fois l’éprouvette
en position, l’essai débute par l’alimentation de la station de commande MHE, qui fournit
une pression hydraulique à un vérin de 32 mm de diamètre. Ce vérin applique alors une
force de pliage maximale de 22 200 N sur l’éprouvette.
L’essai se poursuit jusqu’à l’apparition des premières fissures visibles à l’œil nu, appe-
lées macro fissures. Il est effectué sur les deux faces de l’éprouvette : Face de pénétration
(endroit) Figure (4.13b) Face de finition (envers) Figure (4.13a)
Observation des résultats : Pendant et après le pliage, la surface incurvée de l’éprou-
vette est inspectée afin de détecter la présence de fissures, discontinuités ou autres défauts
visibles. Après l’essai, l’angle de pliage est mesuré, et les résultats sont consignés dans le
Tableau (4.11).
Position d’essai
Éprouvette Angle (°) Résultat
Endroit Envers
K1 X 150 Conforme
M1 X 140 Conforme
A1 X 145 Conforme
K2 X 140 Conforme
M2 X 145 Conforme
A2 X 155 Non conforme (fissure)
50
CHAPITRE 4. LA PARTIE EXPÉRIMENTALE (ESSAIS DESTRUCTIFS)
Dans le cadre de l’essai de pliage réalisé sur les six éprouvettes, et selon les résultats
obtenus conformément aux normes en vigueur (force de 22 200 N et angle de 180C),
il ressort que toutes les éprouvettes ont donné des résultats conformes, à l’exception de
l’éprouvette A2, testée sur la face, qui a présenté une fissure transversale dépassant 3 mm,
ce qui la rend non conforme aux exigences.
L’essai de dureté Vickers a été réalisé à l’aide d’un duromètre de type ZWICK Roell
,ZHV 10 fonctionnant avec un chargement manuel et un système assisté par ordinateur,
conformément à la norme ASME Figure (4.16).
Le principe du calcul de la dureté Vickers repose sur la mesure des deux diagonales (d1
et d2 ) de l’empreinte laissée par le pénétrateur sur la surface de l’éprouvette. Les mesures
51
CHAPITRE 4. LA PARTIE EXPÉRIMENTALE (ESSAIS DESTRUCTIFS)
de dureté ont été effectuées sous une charge de HV10 , ce qui permet de suivre l’évolution
de la dureté dans la zone de soudure. Une valeur moyenne d est ensuite déduite à partir
des deux diagonales, et utilisée dans la formule de calcul de la dureté, selon la relation
suivante. Les mesures de dureté Vickers (HV) sont réparties en cinq groupes correspondant
aux différentes zones d’un joint soudé. Le premier groupe (1, 2, 3) et le cinquième (14,
15, 16) représentent la MB, affichant une dureté faible typique du. Le deuxième groupe
(4, 5, 6) et le quatrième (11, 12, 13) correspondent à la ZAT, avec une dureté légèrement
supérieure due aux transformations microstructurales. Le troisième groupe (7, 8, 9, 10),
(Les points et les zones représentés dans la Figure (4.17)).
Zone III
Zone I Zone II Zone IV Zone V
7
1 4 14
8 11
2 5 15
9 12
3 6 16
10 13
2F sin(θ/2)
HV = (4.1)
g.d2
— HV : Dureté Vickers (Kgf /mm2 )
— d : Diagonale moyenne de l’empreinte (mm)
— F : Force appliquée (N )
— g : L’accélération terrestre (m/s2 )
Toutes les éprouvettes soumises aux essais mécaniques ont été soudées et découpées
dans les mêmes conditions afin de garantir l’uniformité des paramètres expérimentaux.
Cependant, l’éprouvette La dureté a suivi un traitement particulier : après avoir été
découpée à l’aide d’une scie électrique, elle a été transférée vers une fraiseuse pour un
usinage de précision.
52
CHAPITRE 4. LA PARTIE EXPÉRIMENTALE (ESSAIS DESTRUCTIFS)
est immergé afin de révéler les zones de soudure affectées par la transformation thermique,
ce qui facilite leur observation, soit au microscope, soit à l’œil nu. Par la suite, une attaque
chimique a été réalisée sur toute l’épaisseur de l’éprouvette, permettant de faire apparaître
clairement les trois zones caractéristiques : la zone de soudure, la ZAT, et le métal de base.
Métal fondu
Zone affectée
thermiquement
Metal de basse
Enfin, l’éprouvette a été placée dans l’appareil Vickers pour réaliser l’essai de dureté,
voir Figure (4.19).
53
CHAPITRE 4. LA PARTIE EXPÉRIMENTALE (ESSAIS DESTRUCTIFS)
Tableau 4.12: Résultats expérimentaux pour l’échantillon K
Dimensions Test Dimensions Test Dimensions Test Dimensions Test Dimensions Test
dh (µm) dv (µm) Zone dh (µm) dv (µm) Zone dh (µm) dv (µm) Zone dh (µm) dv (µm) Zone dh (µm) dv (µm) Zone ∆
308.7 311.3 193 298.6 295.6 210 305.3 309.0 196 317.7 312.4 187 319.1 317.3 183
313.2 315.8 187 296.0 290.1 216 307.6 310.2 194 295.6 297.8 211 314.3 316.2 187
38
313.2 315.8 187 308.6 308.5 195 306.5 308.5 196 287.4 292.2 221 302.8 303.8 202
310.6 310.5 192
Dimensions Zone Dimensions Zone Dimensions Zone Dimensions Zone Dimensions Zone
dh (µm) dv (µm) test dh (µm) dv (µm) test dh (µm) dv (µm) test dh (µm) dv (µm) test dh (µm) dv (µm) test ∆
176 214 173 183 192
54
323.2 325.5 293.7 295.6 324.9 329.1 318.8 318.0 308.4 312.6
318.0 315.3 185 300.9 293.2 210 315.4 315.8 186 307.4 308.6 195 307.2 312.3 193
41
321.1 314.7 189 321.6 318.9 181 310.9 316.9 188 305.1 308.4 197 307.6 313.5 192
316.5 322.5 182
Dimensions Zone Dimensions Zone Dimensions Zone Dimensions Zone Dimensions Zone
dh (µm) dv (µm) test dh (µm) dv (µm) test dh (µm) dv (µm) test dh (µm) dv (µm) test dh (µm) dv (µm) test ∆
319.9 323.6 179 298.6 302.3 205 321.7 326.7 176 333.0 334.3 167 334.4 332.6 167
328.4 333.1 169 302.2 301.4 204 310.8 320.7 186 311.8 321.1 185 331.3 331.1 169
42
333.2 341.2 163 319.1 325.9 178 302.8 309.4 198 313.2 316.9 187 305.0 311.6 195
327.8 333.7 170
CHAPITRE 4. LA PARTIE EXPÉRIMENTALE (ESSAIS DESTRUCTIFS)
55
CHAPITRE 4. LA PARTIE EXPÉRIMENTALE (ESSAIS DESTRUCTIFS)
4.5.5 Conclusion
Toutes les éprouvettes respectent les normes en vigueur. L’éprouvette K (préchauffage
unique) présente les meilleures performances, confirmant l’efficacité de sa méthode de
soudage.
Les éprouvettes utilisées pour l’essai de résilience sont préparées en utilisant le même
procédé de soudage que celui appliqué aux éprouvettes de traction et de pliage, tout en
conservant les mêmes paramètres de soudage. Le découpage peut être effectué, si néces-
56
CHAPITRE 4. LA PARTIE EXPÉRIMENTALE (ESSAIS DESTRUCTIFS)
saire, à l’aide d’une scie mécanique, puis l’usinage est réalisé avec une fraiseuse universelle.
Nous disposons de trois éprouvettes identiques de type A,M et K, ayant des dimensions
de 55 × 10 × 8mm. Ces éprouvettes sont destinées à un essai de résistance aux chocs
visant à évaluer la zone soudée (joints soudés) ainsi que la zone affectée thermiquement
(zone affectée thermiquement). Opération entaillage : Une entaillure à 45C est réalisée
sur chaque éprouvette, avec une variation de la face entaillée selon face de finition :
Le laboratoire dispose aussi d’un cryostat qui est utilisé pour obtenir les températures
voulues pour la réalisation des [Link]ès l’opération d’entaillage, les éprouvettes sont
placées à une température de -10 C pendant plus de 30 minutes, afin de garantir une
absorption complète du froid avant de procéder à l’essai de choc voir Figure (4.22).
Dix-huit (18) éprouvettes ont été préparées : Neuf (9) éprouvettes usinés a partir du
cordant de soudure (MD) et les Neuf (9) dernières éprouvettes prélevées dans la ZAT
Figure (4.23).
57
CHAPITRE 4. LA PARTIE EXPÉRIMENTALE (ESSAIS DESTRUCTIFS)
L’énergie absorbée lors de la flexion par choc donne des informations sur la ductilité
de l’acier et sa sensibilité à la rupture fragile selon la température. Ces résultats servent
de base pour classer les aciers selon les normes.
L’éprouvette est placée sur deux appuis, puis le pendule est lâché d’une hauteur définie,
atteignant une vitesse comprise entre 1et4m/s. Après l’impact, la hauteur de remontée
du pendule permet de déterminer l’énergie utilisée pour provoquer la rupture voir Figure
(4.24).
58
Tableau 4.15: Résultats des éprouvettes (K) - Zone de test MF T = −10◦ C
N° échantillon Position entaille Dimensions (mm) Section (cm2 ) Puissance (J) Angle (°) KV (J cm−2 ) Moyenne KV
MS1 Finition 7.5x8 0.60 27.9 298.0 46.50
MS2 Finition 7.5x8 0.60 82.5 277.9 137.50 109.72
MS3 Finition 7.5x8 0.60 87.1 276.2 145.16
59
N° échantillon Position entaille Dimensions (mm) Section (cm2 ) Puissance (J) Angle (°) KV (J cm−2 ) Moyenne KV
AS1 Finition 7.5x8 0.60 29.5 297.9 49.17
AS2 Finition 7.5x8 0.60 28.9 298.2 48.16 59.50
AS3 Finition 7.5x8 0.60 48.7 289.9 81.16
CHAPITRE 4. LA PARTIE EXPÉRIMENTALE (ESSAIS DESTRUCTIFS)
Tableau 4.18: Résultats des éprouvettes (K) - Zone de test (ZAT) T = −10◦ C
N° échantillon Position entaille Dimensions (mm) Section (cm2 ) Puissance (J) Angle (°) KV (J cm−2 ) Moyenne KV
KZ1 Finition 7.5x8 0.60 151.8 251.9 253.00
KZ2 Finition 7.5x8 0.60 157.0 249.9 261.66 259.94
KZ3 Finition 7.5x8 0.60 159.1 249.2 265.16
Tableau 4.19: Résultats des éprouvettes (M) - Zone de test (ZAT) T = −10◦ C
N° échantillon Position entaille Dimensions (mm) Section (cm2 ) Puissance (J) Angle (°) KV (J cm−2 ) Moyenne KV
60
Tableau 4.20: Résultats des éprouvettes (A) - Zone de test (ZAT) T = −10◦ C
N° échantillon Position entaille Dimensions (mm) Section (cm2 ) Puissance (J) Angle (°) KV (J cm−2 ) Moyenne KV
AZ1 Finition 7.5x8 0.60 131.5 259.5 219.16
AZ2 Finition 7.5x8 0.60 139.0 156.4 231.66 230.38
AZ3 Finition 7.5x8 0.60 144.2 254.8 240.33
CHAPITRE 4. LA PARTIE EXPÉRIMENTALE (ESSAIS DESTRUCTIFS)
— Éprouvette K :
— Tous les résultats KV individuels > 50 J cm−2
— Moyenne KV = 183.94 J cm−2 > 62 J cm−2
— Éprouvette M :
— Tous les résultats KV individuels > 50 J cm−2
— Moyenne KV = 104.62 J cm−2 > 62 J cm−2
— Éprouvette A :
— Résultats partiels :
— Racine = 45.38 J cm−2 (<50)
— Côté = 48.16 J cm−2 (<50)
— Finition = 90.31 J cm−2 (>50)
— Moyenne KV = 61.28 J cm−2 < 62 J cm−2
61
CHAPITRE 4. LA PARTIE EXPÉRIMENTALE (ESSAIS DESTRUCTIFS)
4.7 Conclusion
Le chapitre 4 de ce mémoire a présenté une étude exhaustive des essais destructifs
réalisés sur des assemblages soudés en acier API 5L GR X60. Les résultats expérimentaux
obtenus permettent de tirer les conclusions techniques suivantes :
62
CHAPITRE 4. LA PARTIE EXPÉRIMENTALE (ESSAIS DESTRUCTIFS)
Corrélations clés
— Effet du préchauffage :
— Améliore la ténacité (KV +200% entre A et K en ZF)
— Réduit l’hétérogénéité de dureté (∆ passe de 42 à 38)
— Compromis mécanique :
— La ZAT présente simultanément haute dureté (221 HV) ET haute résilience
(253 J/cm²)
— Le métal fondu montre la plus faible résistance aux chocs
63
Chapitre 5
Objectifs du chapitre
Ce chapitre a pour objectif d’évaluer la qualité des assemblages soudés à travers une
série d’essais non destructifs (END), incluant le contrôle visuel, le ressuage, les ultrasons,
les radiographies et l’épreuve hydraulique. Il s’agit de caractériser les défauts potentiels
(fissures, porosités, inclusions) et de valider les paramètres de soudage optimaux en fonc-
tion des compositions chimiques et des traitements thermiques appliqués. Les résultats
obtenus permettent de comparer les performances des différentes éprouvettes et de vérifier
leur conformité aux normes industrielles, garantissant ainsi la fiabilité des structures dans
des conditions réelles d’exploitation.
CHAPITRE 5. LA PARTIE EXPÉRIMENTALE (ESSAIS NON DESTRUCTIFS)
5.1 Introduction
e chapitre présente la partie expérimentale consacrée aux essais non destructifs
(END), essentiels pour évaluer l’intégrité des structures soudées sans les endomma-
C ger. Les objectifs incluent la caractérisation des défauts potentiels et la vérification
de la qualité des soudures à travers des méthodes telles que le contrôle visuel, le ressuage,
les ultrasons, les rayons X et l’épreuve hydraulique. Les résultats obtenus permettent de
valider les paramètres de soudage et d’identifier les améliorations nécessaires pour garantir
la fiabilité des assemblages dans des conditions industrielles.
65
CHAPITRE 5. LA PARTIE EXPÉRIMENTALE (ESSAIS NON DESTRUCTIFS)
Essais no
destructifs
Ressuage (PT)
Rayon X (RT)
Analyse Chimique
Paramètre de soudage
Des séries d’éprouvettes soudées suivant les paramètres de soudage comme suit : Eprou-
vettes (K1 , K2 et K3) :Température de préchauffage de 100°C avec brossage du joint sous
un angle de 70°et position 5G toute passe montant (Basique). Éprouvette (K4) :la tem-
pérature de préchauffage de 120 °C avec un brossage du joint avec un soudage sous un
angle de 70°et position 5G tout passe montant. (Basique). Éprouvette (M1 ,M2 et M3) :la
température de préchauffage supérieur à 120 °C et sans brossage du joint avec un soudage
sous un angle de 70°et premier passe montant et autre passe descendent(Mixte) . Éprou-
vette (M4) :le soudage est réalisé sans préchauffage et sans brossage avec un angle de
80°. Après l’exécution de l’opération de soudage on obtient deux tôles du tube assemblée
comme l’indique la Figure (5.2).
66
CHAPITRE 5. LA PARTIE EXPÉRIMENTALE (ESSAIS NON DESTRUCTIFS)
67
CHAPITRE 5. LA PARTIE EXPÉRIMENTALE (ESSAIS NON DESTRUCTIFS)
Les résultats expérimentaux obtenus lors des analyses sont présentés dans les tableaux
suivants :
68
CHAPITRE 5. LA PARTIE EXPÉRIMENTALE (ESSAIS NON DESTRUCTIFS)
Tableau 5.1: Composition chimique des éprouvettes (en %)
C Si Mn P S Cr Mo Ni Al Co Cu Nb
0.073 0.441 1.242 0.0062 0.0012 0.028 0.016 0.614 0.0047 0.095 0.341 0.0049
C Si Mn P S Cr Mo Ni Al Co Cu Nb
0.086 0.415 1.281 0.0062 0.0017 0.032 0.015 0.505 0.0044 0.009 0.324 0.0043
69
— Cette formule est particulièrement utilisée pour évaluer la soudabilité des aciers
— Elle pondère l’influence des différents éléments d’alliage sur la trempabilité
— Une valeur Pcm < 0,20 indique une excellente soudabilité
— Une valeur entre 0,20 et 0,25 nécessite des précautions (préchauffage)
— Une valeur > 0,25 implique des difficultés de soudage
— Éprouvette K
— D’après les résultats d’analyse, le Pcm est faible (0,181 < 0,20)
— L’acier présente une très bonne soudabilité
— Risque faible de fissures
71
CHAPITRE 5. LA PARTIE EXPÉRIMENTALE (ESSAIS NON DESTRUCTIFS)
72
CHAPITRE 5. LA PARTIE EXPÉRIMENTALE (ESSAIS NON DESTRUCTIFS)
73
CHAPITRE 5. LA PARTIE EXPÉRIMENTALE (ESSAIS NON DESTRUCTIFS)
Tableau 5.4: Rapport de contrôle Visual.
N°de Eprouvette Dimension Epaisseur Repère soudeur Observation (Nature de défaut , position) Décision
L= 330
K1 8.18 K .A Caniveau x1=50 x2=70 Conforme
I= 120
L= 330
K2 8.18 M.H Défaut de reprise l’endroit x1= 90mm Conforme
I= 120
L= 330
K3 8.18 M.H Défaut retassure Conforme
I= 120
L= 330
K4 8.18 K .A Défaut de reprise l’endroit x1= 40mm Conforme
I= 120
L= 330 Caniveau x1=40 x2=90
M1 8.18 M.H Conforme
I= 120 reprise l’endroit x1= 90mm
L= 330 Caniveau x1=40
M2 8.18 K .A Conforme
I= 120 reprise x1= 60mm
L= 330 Finition irrégulière
M3 8.18 K .A Conforme
74
Comme son nom l’indique, cette technique repose uniquement sur l’œil averti d’un
opérateur pour détecter une anomalie. Une lumière rasante ou un système d’endoscopie
peuvent par exemple être utilisés pour renforcer les capacités de détection. Il s’agit de la
méthode la plus répandue, souvent préalable à des analyses plus approfondies
75
CHAPITRE 5. LA PARTIE EXPÉRIMENTALE (ESSAIS NON DESTRUCTIFS)
— Application du pénétrant
— Application du liquide pénétrant (rouge fluorescent ou coloré visible) sur toute
la surface à contrôler.
— Temps de pénétration : généralement de 10 à 30 minutes, selon les spécifications.
76
CHAPITRE 5. LA PARTIE EXPÉRIMENTALE (ESSAIS NON DESTRUCTIFS)
Une fois le révélateur appliqué, on le laisse agir durant 20 à 30 minutes. Ensuite, l’observa-
tion des échantillons permet de détecter d’éventuels défauts, qui se manifestent sous forme
d’indications en raison de la remontée du pénétrant à la surface. Résultats de l’inspection
par ressuage.
77
CHAPITRE 5. LA PARTIE EXPÉRIMENTALE (ESSAIS NON DESTRUCTIFS)
Les ultrasons sont engendrés par un phénomène piézo électrique ; vibrations engendrées
dans un cristal ou une céramique par une tension électrique alternative ; cette vibration est
transmise par contact à la pièce à contrôler. Les ultrasons sont émis par impulsions suffi-
samment espacées l’une de l’autre pour que chacune d’elles puisse complètement s’amortir.
Chaque impulsion donne un signal d’entrée et un signal de sortie que l’on compare au
moyen d’un oscilloscope cathodique. La propagation des ultrasons se fait très mal si une
lame d’air, même très mince, est interposée. C’est pourquoi on interpose entre chaque
palpeur et le tube Voire la Figure (5.11) suivant , un liquide visqueux. La méthode par
ultrasons permet de détecter avec une bonne certitude les défauts suivants :
— Manques de fusion ou de liaison importants ;
— Inclusions de laitier (si elles sont importantes) ;
— Soufflures ;
— Fissures longitudinales.
78
CHAPITRE 5. LA PARTIE EXPÉRIMENTALE (ESSAIS NON DESTRUCTIFS)
79
CHAPITRE 5. LA PARTIE EXPÉRIMENTALE (ESSAIS NON DESTRUCTIFS)
Si les US rencontrent un défaut sur leur parcours, celui-ci constituera une surface
réfléchissante et le palpeur recueillera deux ondes réfléchies Figure (5.14).
Tous les palpeurs sont émetteurs-récepteurs. Il en existe différents types dont la par-
ticularité essentielle est l’angle d’incidence d’émission des US. Il est indispensable avant
l’opération :
— D’étalonner l’oscilloscope et le palpeur à l’aide de la cale étalon.
— De constituer l’interface d’émission des US en lubrifiant la surface de tube sur la-
quelle glissera le palpeur.
—
Tous les tubes subissent l’essai de contrôle par US, chaque défaut repérer, sa position seras
marqué par une peinture, les défauts détecter par le contrôle ultra-son seront examinés
par les rayons X.
Première étape : les échantillons sont préparés par le nettoyage des graisses, de la
peinture et des couches de revêtement, afin d’assurer une bonne qualité de contact avec
la surface de l’appareil d’essai et de garantir des résultats précis conformes aux normes
en vigueur. Voire le Figure (5.15)
80
CHAPITRE 5. LA PARTIE EXPÉRIMENTALE (ESSAIS NON DESTRUCTIFS)
Deuxième étape : l’épaisseur des échantillons est vérifiée à l’aide du palpeur droit
afin de s’assurer de sa régularité et de l’absence de toute déformation ou défaut. Cette
opération est réalisée à l’aide d’un appareil de mesure d’épaisseur des métaux, garantissant
que les échantillons sont conformes aux normes de qualité requises. Voire le Figure (5.16)
81
CHAPITRE 5. LA PARTIE EXPÉRIMENTALE (ESSAIS NON DESTRUCTIFS)
82
CHAPITRE 5. LA PARTIE EXPÉRIMENTALE (ESSAIS NON DESTRUCTIFS)
Une fois l’appareil de mesure correctement calibré et réglé, le contrôle est immédiate-
ment effectué sur les échantillons ciblés pour la détection des défauts.
Loi de Calcul de la distance de projection horizontale du faisceau angulaire On prend
la valeur fixe de 1,25 mm, propre au palpeur, puis on la multiplie par 2 et par l’épaisseur
de l’échantillon (8,18 mm). Ensuite, on multiplie le tout par la tangente de l’angle du
palpeur utilisé, par exemple 70, afin de déterminer avec précision la zone de contrôle à
l’intérieur de l’échantillon. Formule :
Ou :
— 1.25 : valeur fixe propre au palpeur (liée à la position de l’origine du faisceau)
— 2 : représente l’aller-retour de l’onde ultrasonore
— Épaisseur : l’épaisseur de l’échantillon
— θ : l’angle du palpeur utilisé (ex. 70)
AN : 1, 25 × (2x8.18) × tan (70) = 1.25 × 16.36 × 2.74 = 56.18 mm
83
CHAPITRE 5. LA PARTIE EXPÉRIMENTALE (ESSAIS NON DESTRUCTIFS)
Eprouvette M1 Y = 0 ;10
D = 20.4 , X = 7.3 , Z = 7 ,
Y = 10 ; 60
D = 28.3 , X = 14.6 ,Z = 7.3 ,
Y = 80 ;100
84
CHAPITRE 5. LA PARTIE EXPÉRIMENTALE (ESSAIS NON DESTRUCTIFS)
Contrat en%
Gain (DB)
Sans Défauts
Décision
Type parpeur
Angle Réfracte
Angle vérifie
Fréquence parpeur
linéaire
ponctuels
Volumiques
Hors Tolérances
85
CHAPITRE 5. LA PARTIE EXPÉRIMENTALE (ESSAIS NON DESTRUCTIFS)
traversés, ce qui permet de détecter des défauts internes comme des fissures, des porosités
ou des inclusions.
86
CHAPITRE 5. LA PARTIE EXPÉRIMENTALE (ESSAIS NON DESTRUCTIFS)
87
CHAPITRE 5. LA PARTIE EXPÉRIMENTALE (ESSAIS NON DESTRUCTIFS)
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CHAPITRE 5. LA PARTIE EXPÉRIMENTALE (ESSAIS NON DESTRUCTIFS)
— Compresseur d’air
— Pompe de preuve
— Thermomètre
— Manomètre de pression
— Vanne de purge
— En registrer
— Papier millimétré pour enregistrement de test hydrostatique.
89
CHAPITRE 5. LA PARTIE EXPÉRIMENTALE (ESSAIS NON DESTRUCTIFS)
90
CHAPITRE 5. LA PARTIE EXPÉRIMENTALE (ESSAIS NON DESTRUCTIFS)
91
CHAPITRE 5. LA PARTIE EXPÉRIMENTALE (ESSAIS NON DESTRUCTIFS)
Remarques importantes :
— L’essai doit être réalisé par un personnel qualifié et dans des conditions sécurisées.
— Les instruments de mesure doivent être étalonnés.
— En cas d’échec (fuite ou perte de pression), des réparations sont nécessaires avant
une nouvelle épreuve
Un essai hydrostatique a été réalisé sur le conduit, où le tube a été rempli d’eau confor-
mément aux procédures établies. La pression a été augmentée en trois phases progressives,
atteignant 110 bars, et cette pression est restée stable pendant deux heures. Cela indique
que le tube et les joints de soudure ont supporté la pression requise sans aucune fuite
ni défaut apparent. Étant donné que la pression est restée stable sans aucune variation
ou diminution au cours de l’essai, il est possible de conclure que le tube et les joints de
soudure présentent une bonne résistance aux pressions de service et sont sûrs pour une
utilisation dans le système selon les conditions spécifiées.
5.5 Conclusion
Le chapitre 5 de ce mémoire a présenté une étude approfondie des essais non destructifs
(END) appliqués aux soudures des aciers dans des conditions industrielles. Les différentes
méthodes d’analyse et de contrôle ont permis d’évaluer l’intégrité des structures soudées
sans altérer leurs propriétés mécaniques ou chimiques. Les principaux enseignements tirés
de cette étude sont les suivants :
92
CHAPITRE 5. LA PARTIE EXPÉRIMENTALE (ESSAIS NON DESTRUCTIFS)
93
Conclusion Générale
Conclusion Générale
Le chapitre 4 de ce mémoire a présenté une étude exhaustive des essais destructifs
réalisés sur des assemblages soudés en acier API 5L GR X60. Les résultats expérimentaux
obtenus permettent de tirer les conclusions techniques suivantes :
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CONCLUSION GÉNÉRALE
Corrélations clés
— Effet du préchauffage :
— Améliore la ténacité (KV +200% entre A et K en ZF)
— Réduit l’hétérogénéité de dureté (∆ passe de 42 à 38)
— Compromis mécanique :
— La ZAT présente simultanément haute dureté (221 HV) ET haute résilience
(253 J/cm²)
— Le métal fondu montre la plus faible résistance aux chocs
95
Chapitre 6
Recommandations techniques
96
Chapitre 7
Perspectives
97
Bibliographie
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