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Essais sur béton : guide complet

les essais du béton

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Guide technique :

Les essais du
béton – destructifs
et non destructifs
By Rababe NADIR
Le béton est le matériau de construction le plus utilisé au monde. Sa qualité
et ses propriétés sont essentielles pour garantir la sécurité et la durabilité
des ouvrages de génie civil. C’est pourquoi les essais sur béton, qu’ils
soient destructifs ou non destructifs, jouent un rôle crucial dans le contrôle
qualité et l’évaluation des structures en béton.

Ce guide technique complet vise à présenter en détail les différents types


d’essais réalisés sur le béton, leurs principes, leur mise en œuvre et leur
interprétation. Il s’adresse aux élèves ingénieurs et aux professionnels du
génie civil souhaitant approfondir leurs connaissances dans ce domaine
essentiel.

Sommaire :


Définition et importance des
essais béton
Les essais sur béton regroupent un ensemble de techniques permettant de
caractériser les propriétés du béton à l’état frais et durci. Ils visent trois
objectifs principaux :

 Évaluer la résistance mécanique du béton (compression, traction,


flexion)
 Mesurer sa durabilité face aux agressions environnementales
 Contrôler son homogénéité et sa qualité de mise en œuvre

Ces essais sont indispensables pour :

 Vérifier la conformité du béton aux spécifications du projet


 Optimiser les formulations de béton
 Diagnostiquer l’état des structures existantes
 Prédire le comportement à long terme des ouvrages

Les deux grandes familles


d’essais sur béton
On distingue deux catégories d’essais sur béton :

#1. Les essais destructifs de béton


 Nécessitent le prélèvement d’échantillons ou d’éprouvettes
 Permettent une mesure directe et précise des propriétés mécaniques
 Sont réalisés en laboratoire selon des protocoles normalisés
 Exemples : essai de compression, essai de fendage
#2. Les essais non destructifs de
béton
 Peuvent être réalisés directement sur l’ouvrage sans l’endommager
 Fournissent des mesures indirectes nécessitant une interprétation
 Permettent un contrôle rapide et économique sur de grandes
surfaces
 Exemples : scléromètre, ultrasons

Cadre réglementaire
En France, les essais sur béton sont encadrés par un ensemble de normes,
dont les principales sont :

 NF EN 12350 : Essais pour béton frais


 NF EN 12390 : Essais pour béton durci
 NF EN 13791 : Évaluation de la résistance à la compression sur site

Ces normes définissent les protocoles d’essai, le matériel à utiliser et les


critères d’interprétation des résultats.

Partie 1 : Les essais


destructifs de béton
Chapitre 1 : Les essais sur
béton frais
Objectifs des essais sur béton
frais
Les essais sur béton frais visent à contrôler les propriétés du béton avant
sa prise et son durcissement. Ils permettent de :

 Vérifier la consistance du béton et son aptitude à la mise en place


 Contrôler son homogénéité et l’absence de ségrégation
 Mesurer sa teneur en air pour évaluer sa résistance au gel-dégel

#1. Essai d’affaissement au cône


d’Abrams
Principe : Mesurer l’affaissement d’un échantillon de béton frais sous son
propre poids.

Matériel :

 Cône d’Abrams (h = 30 cm, Ø base = 20 cm, Ø sommet = 10 cm)


 Tige de piquage
 Règle graduée

Procédure :

1. Remplir le cône en 3 couches, chacune piquée 25 fois


2. Araser la surface et soulever le cône verticalement
3. Mesurer l’affaissement du béton par rapport à la hauteur initiale

Interprétation :

 Affaissement < 4 cm : béton ferme


 4 cm < Affaissement < 16 cm : béton plastique
 Affaissement > 16 cm : béton fluide

#2. Essai d’étalement à la table à


chocs
Principe : Mesurer l’étalement d’une galette de béton soumise à des chocs
normalisés.

Matériel :

 Table à chocs normalisée


 Cône tronqué (h = 20 cm, Ø base = 20 cm, Ø sommet = 13 cm)
 Mètre ruban

Procédure :

1. Remplir le cône posé au centre de la table


2. Soulever le cône et appliquer 15 chocs en 15 secondes
3. Mesurer le diamètre de la galette dans deux directions
perpendiculaires

Interprétation :

 Étalement < 35 cm : béton ferme


 35 cm < Étalement < 60 cm : béton plastique
 Étalement > 60 cm : béton fluide

#3. Essai de teneur en air


Principe : Mesurer le volume d’air occlus dans le béton frais par une
méthode pressiométrique.

Matériel :

 Aéromètre à béton normalisé


 Tige de piquage

Procédure :

1. Remplir l’aéromètre de béton en 3 couches piquées


2. Fermer hermétiquement et remplir d’eau l’espace au-dessus du béton
3. Appliquer une pression d’air et mesurer la variation de volume

Interprétation :

 Teneur en air usuelle : 2 à 5%


 Une teneur > 5% peut affecter la résistance mécanique
 Une teneur < 4% est insuffisante pour la résistance au gel-dégel

Chapitre 2 : Les essais sur


béton durci
Objectifs des essais sur béton
durci
Les essais sur béton durci permettent de :

 Mesurer les résistances mécaniques (compression, traction,


flexion)
 Évaluer la durabilité face aux agressions environnementales
 Caractériser les propriétés physiques (masse volumique, porosité)

#4. Essai de compression uniaxiale


sur béton durci
Principe : Soumettre une éprouvette à un effort de compression croissant
jusqu’à la rupture.

Matériel :

 Presse hydraulique (capacité > 3000 kN)


 Éprouvettes cylindriques (Ø 16 cm, h = 32 cm) ou cubiques
(15x15x15 cm)

Procédure :

1. Rectifier les faces d’appui de l’éprouvette


2. Centrer l’éprouvette sur le plateau de la presse
3. Appliquer un chargement à vitesse constante (0,5 MPa/s)
4. Enregistrer la force maximale à la rupture

Calcul : Résistance = Force max / Section de l’éprouvette

Exemple :

 Force max = 800 kN


 Section = π x (0,16/2)² = 0,0201 m²
 Résistance = 800 / 0,0201 = 39,8 MPa

#5. Essai de fendage (traction


indirecte) sur béton durci
Principe : Appliquer un effort de compression selon deux génératrices
opposées d’une éprouvette cylindrique.

Matériel :

 Presse hydraulique
 Éprouvettes cylindriques (Ø 16 cm, h = 32 cm)
 Bandes de contreplaqué

Procédure :

1. Positionner l’éprouvette horizontalement entre les plateaux de la


presse
2. Interposer des bandes de contreplaqué
3. Appliquer un chargement à vitesse constante jusqu’à la rupture

Calcul : Résistance = 2 x Force max / (π x Diamètre x Hauteur)

Exemple :

 Force max = 250 kN


 Diamètre = 0,16 m, Hauteur = 0,32 m
 Résistance = 2 x 250 / (π x 0,16 x 0,32) = 3,1 MPa
#6. Essai de flexion 3 points sur
béton durci

Principe : Soumettre une éprouvette prismatique à un effort de flexion


jusqu’à la rupture.

Matériel :

 Presse équipée d’un dispositif de flexion


 Éprouvettes prismatiques (10x10x40 cm)

Procédure :
1. Positionner l’éprouvette sur deux appuis distants de 30 cm
2. Appliquer une charge au centre de la portée
3. Augmenter la charge jusqu’à la rupture

Calcul : Résistance = (3 x Force max x Distance entre appuis) / (2 x


Largeur x Hauteur²)

Exemple :

 Force max = 15 kN
 Distance entre appuis = 0,3 m
 Section 10×10 cm
 Résistance = (3 x 15 x 0,3) / (2 x 0,1 x 0,1²) = 6,75 MPa

#7. Essais de durabilité


Pénétration d’eau sous pression (NF EN
12390-8)
 Mesure la profondeur de pénétration d’eau sous une pression de 5
bars pendant 72h
 Indicateur de la perméabilité du béton

Résistance au gel-dégel (NF P 18-424)


 Soumet des éprouvettes à des cycles répétés de gel (-20°C) et dégel
(+20°C)
 Mesure l’évolution des propriétés mécaniques et de la masse

Carbonatation accélérée (XP P 18-458)


 Expose le béton à une atmosphère enrichie en CO2 (50%)
 Mesure la profondeur de carbonatation par pulvérisation de
phénolphtaléine

Pénétration des chlorures (NT Build 492)


 Mesure la diffusion des ions chlorures sous l’effet d’un champ
électrique
 Indicateur de la résistance aux environnements marins

Chapitre 3 : Préparation des


éprouvettes béton et
interprétation des résultats
Préparation des éprouvettes béton
Le choix et la préparation des éprouvettes sont cruciaux pour la fiabilité des
résultats :
Choix du type d’éprouvette
 Cylindres 16×32 cm : standard pour la compression et le fendage
 Cubes 15x15x15 cm : alternative pour la compression (résultats
~20% supérieurs)
 Prismes 10x10x40 cm : pour les essais de flexion
Prélèvement des carottes sur ouvrages
existants :
 Utiliser une carotteuse diamantée
 Éviter les zones d’armatures
 Respecter un rapport hauteur/diamètre ≥ 2

Conservation et conditionnement :
 Cure humide (>95% HR) pendant 28 jours pour les éprouvettes
moulées
 Immersion 48h avant l’essai pour les carottes prélevées

Interprétation des résultats


Limites de validité
 Vérifier la conformité du mode de rupture
 Écarter les résultats aberrants (test de Dixon)

Corrélations entre essais


 Résistance en traction ≈ 0,1 x Résistance en compression
 Résistance en flexion ≈ 0,15 x Résistance en compression

Influence des facteurs environnementaux


 Température : +1°C → +4% de résistance à 28 jours
 Humidité : cure sèche → -10 à -20% de résistance

Partie 2 : Les essais non


destructifs de béton
Chapitre 4 : Principes
généraux des essais non
destructifs de béton
Avantages des essais non
destructifs de béton
 Rapidité : Possibilité de tester un grand nombre de points en peu de
temps
 Économie : Pas de prélèvement ni de réparation nécessaires
 Non – invasif : Préservation de l’intégrité de la structure
 Répétabilité : Suivi possible de l’évolution dans le temps

Limites des essais non destructifs


de béton
1. Mesures indirectes nécessitant une interprétation
2. Précision généralement inférieure aux essais destructifs
3. Influence de nombreux paramètres (humidité, carbonatation, etc.)
4. Nécessité d’une calibration sur le béton testé

Méthodes d’essais non destructifs


1. Propagation d’ondes : Ultrasons, impact-écho
2. Mesure de dureté : Scléromètre, pistolage
3. Résistance électrique : Résistivité, potentiel de corrosion
4. Méthodes électromagnétiques : Radar, courants de Foucault
Chapitre 5 : Les principaux
essais non destructifs du
béton
#1. Essai non destructif du béton :
Scléromètre (ou marteau de
Schmidt)

Principe : Mesurer le rebond d’une masse projetée sur la surface du béton

Matériel :

 Scléromètre normalisé
 Pierre abrasive pour la préparation de surface
Procédure :

1. Préparer une zone plane et lisse de 30×30 cm


2. Réaliser au moins 9 impacts espacés de 2,5 cm
3. Calculer la moyenne des rebonds en excluant les valeurs extrêmes

Interprétation :

 Utiliser des abaques de corrélation rebond/résistance


 Précision : ±25% sur la résistance estimée

Avantages :

 Très rapide et simple d’utilisation


 Permet de cartographier l’homogénéité d’un ouvrage

Limites :

 Mesure superficielle (2-3 cm de profondeur)


 Sensible à la carbonatation et à l’humidité de surface

#2. Essai non destructif du béton :


Ultrasons

Principe : Mesurer la vitesse de propagation d’ondes ultrasonores dans le


béton

Matériel :

 Générateur d’impulsions ultrasonores


 Transducteurs émetteur et récepteur
 Gel de couplage

Procédure :

1. Calibrer l’appareil avec une tige étalon


2. Appliquer du gel de couplage sur les transducteurs
3. Mesurer le temps de transit entre émetteur et récepteur

Interprétation :

 Vitesse = Distance / Temps de transit


 Utiliser des courbes de corrélation vitesse/ résistance

Exemple de calcul :

 Distance entre transducteurs : 30 cm


 Temps de transit mesuré : 70 μs
 Vitesse = 300 / 0,000070 = 4286 m/s
 Selon une courbe de corrélation type, cela correspondrait à une
résistance d’environ 35 MPa

Avantages :

 Permet d’ausculter l’intérieur de la structure


 Sensible aux défauts internes (fissures, nids d’abeilles)

Limites :

 Nécessite un accès aux deux faces de l’élément testé


 Influencé par la teneur en eau et les armatures

#3. Essai non destructif du béton :


Résistance électrique
Principe : Mesurer la résistivité électrique du béton, liée à sa porosité et
son degré de saturation

Matériel :

 Résistivimètre à 4 électrodes (sonde Wenner)


 Solution conductrice

Procédure :

1. Humidifier légèrement la surface du béton


2. Appliquer la sonde perpendiculairement à la surface
3. Effectuer plusieurs mesures en faisant pivoter la sonde de 90°

Interprétation :

 Résistivité faible (<10 kΩ.cm) : béton très poreux ou saturé


 Résistivité élevée (>20 kΩ.cm) : béton compact ou sec

Avantages :

 Rapide et simple à mettre en œuvre


 Indicateur de la durabilité du béton

Limites :

 Mesure superficielle (quelques cm de profondeur)


 Fortement influencée par l’humidité du béton

Autres méthodes & Essais non


destructifs du béton
Thermographie infrarouge
 Détecte les variations de température en surface
 Utile pour localiser les défauts, vides ou infiltrations d’eau

Radar (ou GPR – Ground Penetrating Radar)


 Utilise la réflexion d’ondes électromagnétiques
 Permet de localiser les armatures et estimer l’épaisseur des
structures

Impact-écho
 Analyse la réponse du béton à un impact mécanique
 Efficace pour détecter les délaminations et mesurer les épaisseurs

Chapitre 6 : Interprétation
des résultats et applications
Corrélation entre essais destructifs
et non destructifs
Pour obtenir des résultats fiables, il est essentiel d’établir des corrélations
entre les essais non destructifs et les résistances réelles mesurées par
essais destructifs :

1. Réaliser des essais non destructifs sur un échantillon représentatif


2. Prélever des carottes aux mêmes emplacements
3. Effectuer des essais de compression sur ces carottes
4. Établir une courbe de corrélation spécifique au béton testé

Exemple : Pour un béton donné, on obtient la corrélation suivante entre la


vitesse des ultrasons (V en m/s) et la résistance en compression (R en
MPa) :

R = 0,0518 V – 185,7

Avec un coefficient de détermination R² = 0,92

Applications des essais non


destructifs de béton
Contrôle de la qualité en cours d’ouvrage
 Vérification de l’homogénéité du bétonnage
 Suivi de l’évolution de la résistance au jeune âge
Réévaluation de la résistance des structures
existantes
 Diagnostic avant réhabilitation
 Vérification après un incendie ou un séisme

Localisation des défauts


 Détection des fissures, vides ou nids de cailloux
 Cartographie des zones dégradées (carbonatation, chloruration)

Estimation de la durabilité
 Mesure de l’enrobage des armatures
 Évaluation de la porosité et de la perméabilité

Limites d’interprétation
Malgré leurs avantages, les essais non destructifs présentent certaines
limites d’interprétation :

 Incertitude de mesure : La précision est généralement de l’ordre de


±20% sur l’estimation de la résistance
 Influence des paramètres externes : L’humidité, la carbonatation ou
la présence d’armatures peuvent fausser les résultats
 Représentativité : Les mesures sont souvent superficielles et
peuvent ne pas refléter les propriétés du cœur de la structure
 Nécessité de combiner plusieurs méthodes : Une seule technique
ne suffit généralement pas pour un diagnostic complet

Conclusion
Les essais sur béton, qu’ils soient destructifs ou non destructifs, sont des
outils indispensables pour garantir la qualité et la durabilité des ouvrages
en béton. Chaque type d’essai présente des avantages et des limites :

 Essais destructifs : Précis mais coûteux et limités en nombre


 Essais non destructifs : Rapides et économiques mais nécessitant
une interprétation prudente

Choix des essais en fonction des


objectifs
Le choix des essais dépend des objectifs du contrôle ou du diagnostic :

 Pour le contrôle de conformité d’un béton neuf : essais de


compression sur éprouvettes moulées
 Pour l’évaluation d’un ouvrage existant : combinaison d’essais non
destructifs et de carottages ciblés
 Pour la détection de défauts : méthodes ultrasonores ou radar
 Pour le suivi de la durabilité : mesures de résistivité et de
carbonatation

En conclusion, la maîtrise des différentes techniques d’essais sur béton est


essentielle pour tout ingénieur en génie civil. Elle permet d’assurer la qualité
des ouvrages neufs et de garantir la sécurité des structures existantes. La
combinaison judicieuse des méthodes destructives et non destructives offre
une approche complète et efficace pour caractériser les propriétés du béton
à toutes les étapes de la vie d’un ouvrage.

Ressources :

Les essais de laboratoire en géotechnique pour la mécanique des


sols

FAQ sur les essais sur le


béton
Quels sont les essais sur le
béton ?
Les principaux essais sur le béton incluent :

 Essais de résistance : compression, traction, flexion


 Essais de durabilité : résistance au gel, réaction aux sulfates,
carbonatation
 Essais sur béton frais : affaissement, teneur en air
 Essais non destructifs : scléromètre, ultrasons
 Essais de structure : gonflement, retrait, fissuration

Ces essais permettent d’évaluer la qualité du béton, sa résistance


mécanique et sa durabilité face aux agressions environnementales. Ils sont
réalisés conformément aux normes NF en vigueur et peuvent être effectués
en laboratoire ou sur site.

Comment tester le béton ?


Pour tester le béton, on peut procéder à des essais destructifs et non
destructifs :

1. Essais destructifs :
 Confection d’éprouvettes pour essais de compression, flexion,
traction
 Prélèvement de carottes sur ouvrages existants

2. Essais non destructifs :


 Scléromètre pour la dureté de surface

 Ultrasons pour détecter les fissures internes

 Mesure de la résistivité électrique

3. Essais de durabilité :
 Résistance au gel-dégel

 Pénétration des chlorures

 Réaction sulfatique interne

La combinaison de ces méthodes permet d’évaluer la résistance du béton,


sa qualité et sa durabilité.

Comment faire analyser du béton ?


Pour faire analyser du béton, suivez ces étapes :
1. Contactez un laboratoire spécialisé comme GEOS Laboratories
France.
2. Définissez les objectifs de l’analyse : contrôle qualité, recherche de
pathologies, évaluation structurelle.
3. Choisissez les essais appropriés : résistance, durabilité, composition.
4. Prélevez des échantillons ou réalisez des essais in situ selon les
recommandations du laboratoire.
5. Envoyez les échantillons au laboratoire ou organisez une intervention
sur site.
6. Le laboratoire effectuera les essais et vous fournira un rapport
détaillé.

N’hésitez pas à demander l’expertise du laboratoire pour interpréter les


résultats et définir les actions à entreprendre.

Quels sont les différents contrôles


qui doivent être effectués sur le
béton ?
Les contrôles essentiels à effectuer sur le béton sont :

1. Sur béton frais :


 Consistance (essai d’affaissement)

 Teneur en air (pour résistance au gel)

 Température

2. Sur béton durci :


 Résistance à la compression (essai fondamental)

 Résistance à la traction et flexion (si nécessaire)

 Module d’élasticité

3. Durabilité :
 Porosité et perméabilité

 Résistance au gel-dégel

 Carbonatation

 Pénétration des chlorures

4. Contrôles structurels :
 Fissuration
 Retrait et fluage
 Adhérence béton-acier

Ces contrôles permettent d’assurer la qualité et la durabilité du béton dans


son environnement d’utilisation.

Que faire en cas de désordres


constatés sur un ouvrage en béton
?
En cas de désordres sur un ouvrage en béton (fissuration, gonflement,
éclatements), voici la démarche à suivre :

1. Effectuer un diagnostic visuel approfondi pour identifier l’étendue des


dégâts.
2. Contacter un expert en pathologie du béton pour une évaluation
professionnelle.
3. Réaliser des essais non destructifs (scléromètre, ultrasons) pour une
première estimation.
4. Procéder à des prélèvements (carottes) pour des analyses en
laboratoire.
5. Identifier les causes : réaction sulfatique interne, gel interne,
corrosion des aciers, etc.
6. Établir un plan de réparation basé sur les résultats des essais et
l’expertise.
7. Mettre en œuvre les solutions adaptées : injections, renforcement
structurel, protection de surface.
N’hésitez pas à vous tourner vers une équipe spécialisée pour un
diagnostic complet et des solutions durables.

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