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Programme SVT 3ème 2024-2025

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COLLECTION

M. EL HADJI BOUNA NIANG BURBA JOLOF


EDITION 2024
M. NIANG Classe : 3ème 2024-2025

Table des matières


Table des matières .................................................................................................................................. 1
PROGRAMME GLOBAL DE LA CLASSE DE TROISIEME (78 H). .............................................................. 2
Avant-propos ........................................................................................................................................... 3
PREMIERE PARTIE : SCIENCES DE LA VIE (58 Heures).......................................................................... 4
THEME I : FONCTION DE RELATION (12 H). ............................................................................................. 4
Leçon N°01 : Le fonctionnement du système nerveux (08h). ............................................................. 4
Leçon N°02 : Etude de la vision (04h). ............................................................................................... 12
THEME II : FONCTIONS DE NUTRITION (24H). ....................................................................................... 17
Leçon N°03 : La respiration chez l’espèce humaine (08h). ............................................................... 17
Leçon N°04 : Les phénomènes énergétiques accompagnant la respiration (06h)............................ 23
Leçon N°05 : La fermentation, un autre moyen de se procurer de l’énergie (04h). ......................... 26
Leçon N°06 : Le rôle du rein dans l’excrétion urinaire et .................................................................. 29
la régulation du milieu intérieur (06h). ............................................................................................. 29
THEME III : Immunité - Dysfonctionnement du système immunitaire - cas de l’infection au VIH / SIDA
(22H). ..................................................................................................................................................... 36
Leçon N°07 : L’immunité et la réponse immunitaire (06h). .............................................................. 36
Leçon N°08 : Le système immunitaire (04h). .................................................................................... 42
Leçon N°09 : Un autre exemple de spécificité immunologique : ...................................................... 44
Les groupes sanguins (04h). .............................................................................................................. 44
Leçon N°10 : Aide à l’immunité (04h)................................................................................................ 48
Leçon N°11 : Dysfonctionnement du système immunitaire : ........................................................... 52
Cas de l’infection à V.I.H / SIDA (04h). .............................................................................................. 52
DEUXIEME PARTIE : SCIENCES DE LA TERRE (20 Heures). ..................................................................... 55
THEME IV : LA TECTONIQUE DES PLAQUES ET LA FORMATION DES ROCHES METAMORPHIQUES : (14
Heures). ................................................................................................................................................. 55
Leçon N°12 : La tectonique des plaques (08h). ................................................................................. 55
Leçon N°13 : La formation des roches métamorphiques (06h). ....................................................... 61
THEME V : LE CYCLE DES ROCHES (02H). ............................................................................................... 65
Leçon N°14 : le cycle des roches (02h). ............................................................................................. 65
THEME VI : LA CHRONOLOGIE (04 heures). .......................................................................................... 66
Leçon N°15 : La chronologie en géologie (04h). ................................................................................ 66

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PROGRAMME GLOBAL DE LA CLASSE DE TROISIEME (78 H).

En classe de troisième, l’étude des grandes fonctions biologiques se complètera et portera sur :
➢ Le fonctionnement du système nerveux ;
➢ La vision ;
➢ La respiration et la fermentation ;
➢ L’excrétion urinaire et la régulation du milieu intérieur ;
Une part importante sera aussi réservée à l’immunologie, compte tenu de son importance
scientifique mais aussi du rôle qu’elle joue dans la compréhension et la lutte contre l’infection
au VIH/SIDA.
Les Sciences de la Terre seront assez développées. Elles porteront sur des phénomènes
géologiques importants et indispensables à la compréhension des activités et du fonctionnement
du Système « Terre » :
➢ La tectonique des plaques ;
➢ Le métamorphisme ;
➢ La chronologie en géologie ;

PREMIERE PARTIE : SCIENCES DE LA VIE (58 Heures).


THEME I : FONCTION DE RELATION (12 Heures).
Leçon N°1 : Le fonctionnement du système nerveux (08h).
Leçon N°2 : Etude de la vision (04h).
THEME II : FONCTION DE NUTRITION (24 Heures).
Leçon N°3 : La respiration chez l’espèce humaine (08h).
Leçon N°4 : Les phénomènes énergétiques accompagnant la respiration (06h).
Leçon N°5 : La fermentation ; un autre moyen de se procurer de l’énergie (04h).
Leçon N°6 Le rôle du rein dans l’excrétion urinaire et la régulation du milieu intérieur (06h).
THEME III : IMMUNITE / DYSFONCTIONNEMENT DU SYSTEME
IMMUNITAIRE : CAS DE L’INFECTION AU VIH / SIDA (22 Heures).
Leçon N°7 : L’immunité et la réponse immunitaire (06h).
Leçon N°8 : Le système immunitaire (04h).
Leçon N°9 : Un autre exemple de spécificité immunologique (04h).
Leçon N°10 : Aide à l’immunité (04h).
Leçon N°11 : Dysfonctionnement du système immunitaire : cas de l’infection au VIH (04h).

DEUXIEME PARTIE : SCIENCES DE LA TERRE (20 Heures).


THEME IV : LA TECTONIQUE DES PLAQUES ET LA FORMATION DES
ROCHES METAMORPHIQUES : (14 Heures).
Leçon N°12 : La tectonique des plaques (08h).
Leçon N°13 : La formation des roches métamorphiques (06h).
THEME V : LE CYCLE DES ROCHES (02 Heures).
Leçon N°14 : le cycle des roches (02h).
THEME VI : LA CHRONOLOGIE (04 Heures).
Leçon N°15 : La chronologie en géologie (04h).

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Avant-propos

Le fascicule de sciences de la vie et de la terre que vous avez entre les mains comprend deux
parties (Sciences de la Vie et Sciences de la Terre). Chaque partie est subdivisée en thèmes et
les thèmes en leçons. Cet ouvrage correspond à tout point au programme officiel de mai 2008
dont les contenus sont d’ordre cognitif, psychomoteur ou socio-affectif et dont le référentiel de
compétences comprend des compétences éducatives et des compétences méthodologiques.
Le fascicule est conçu pour être un référentiel d’enseignement pour les professeurs, mais aussi
et surtout de véritable manuel pour l’élève. Il a pour objectif de poursuivre l’installation des
compétences à travers des activités réalisables en classe ou à la maison, individuellement ou en
groupes.
Ces outils dont la production a mobilisé beaucoup de moyens en termes d’expertise et de temps,
doivent être utilisés à bon escient par les enseignants et par les apprenants pour améliorer la
qualité des enseignements-apprentissages et favoriser la réussite des élèves.
Je formule le vœu que les élèves puissent tirer le plus grand profit de ce fascicule, qui constitue
un apport de plus pour la qualité dans les apprentissages en Sciences de la Vie et de la Terre.
Sources documentaires :
Chers collègues et élèves, j’ai pu réaliser ce document en accédant à diverses sources
bibliographiques gracieusement partagées par leurs propriétaires.
✓ Livret d’activités de l’élève USAID édition 2011.
✓ Mon livret de Sciences de la vie et de la Terre (DEMSG) 2023.
✓ Cellule pédagogique de SVT Cours Sacré-Cœur de Dakar (Banque de données).

La collection « BOURBA JOLOF » est un travail de synthèse bibliographique élaboré par mes
soins à partir de documents de références susmentionnés.
Mon objectif premier est de mettre à la disposition de mes chers et estimés collègues, une source
documentaire fiable élaborée à partir de documents de référence diverses, réputés et très
intéressants.

Chers lecteurs, la perfection n’est pas de ce monde. Par conséquent veuillez s’il vous
plait nous faire parvenir vos remarques en cas d’incohérences de forme et surtout de
fond. Gmail : niangelhadjibouna@[Link]
Contacts : 771036328 – 707961675 - 761294753

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PREMIERE PARTIE : SCIENCES DE LA VIE (58 Heures).

THEME I : FONCTION DE RELATION (12 H).

Leçon N°01 : Le fonctionnement du système nerveux (08h).

Introduction.
Dans son environnement, l’homme détecte ou capte des informations qu’il perçoit. En fonction
de ses informations il réagit par des comportements qui peuvent être volontaires ou
involontaires. Cela est possible grâce au système nerveux.
✓ Quelles sont ces informations ?
✓ Quels sont les organes qui nous permettent de les capter ?
✓ Comment le système nerveux est organisé ?
✓ Comment le système nerveux fonctionne-t-il ?
✓ Quel est le rôle du système nerveux dans les différents comportements ?
✓ Comment est assuré l’hygiène du système ?

SEQUENCE 0I : DES STIMULI AUX COMPORTEMENTS : LA PERCEPTION DE


L’ENVIRONNEMENT.
Activité 01 : Décris des comportements relatifs à des situations de vie en déduire la notion de
stimulus.
I. Les réactions aux stimuli de l’environnement : la perception de l’environnement.
1. Notion de stimulus et comportement.
a. Les différents types de stimuli.
Des réactions de l’organisme sont généralement déclenchées par des facteurs de
l’environnement. Ainsi, on salive à l’odeur du plat, on retire la main la main au contact d’un
objet brûlant, on danse au son du tam-tam, on fuit devant un danger.
Un facteur de l’environnement capable de déclencher une réaction du corps est un stimulus ou
un excitant. Exemple de stimulus : odeur de plat, chaleur d’un objet, son du tam-tam…
Un stimulus est un facteur ou un élément du milieu capable de déclencher une ou des réaction
(s) chez un individu. On distingue différents types de stimuli :
Stimulus Mécaniques Électriques Sonores Chimiques Thermiques Visuels
Piqûre, Courant Sonnerie, Alcool, Chaud, Danger,
Exemple morsure, électrique cloche, parfum, froid lecture
pincements alarme acide

Activité 02 : Classe les comportements décrits selon l’intervention ou non de la volonté.


2. Les comportements.
On appelle comportement la réaction d’un individu suite à un stimulus du milieu. On distingue
des comportements volontaires et des comportements involontaires.
➢ Les comportements volontaires : Ils dépendent de la volonté de l’individu. Ils sont donc
exécutés de façon consciente et réfléchis.

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➢ Les comportements involontaires : Ils ne dépendent pas de la volonté de l’individu. Ils


ne sont donc pas exécutés de façon consciente ou réfléchis et c’est automatique. Il existe deux
comportements involontaires :
• Les réflexes innés : Ils sont présents dès la naissance. Exemple : fermeture des papillaires,
mouvements respiratoires, battements du cœur.
• Les réflexes acquis ou réflexes conditionnels : On les acquière au bout de la vie suite à
un apprentissage. Exemple : Gestes autodéfense, réflexe d’un freinage.

SEQUENCE II : LES ORGANES DE SENS.


Activité 03 : Réalise, à partir de documents, une synthèse sous forme d’un tableau
récapitulatif reliant les comportements, les stimuli, les sens, les organes de sens, les
récepteurs correspondants.
II. Les organes de sens.
L’organisme perçoit les informations de l’environnement grâce aux 5 organes de sens (les yeux,
le nez, la peau, la langue, les oreilles). Dans chaque organe de sens est localisé un récepteur
sensoriel. Un récepteur sensoriel est une partie de l’organe de sens qui est capable d’être activer
par un stimulus particulier. Il est aussi capable de transformer le stimulus reçu en une
information nerveuse qui vont aboutir aux comportements volontaires ou involontaires.

Tableau 01 : Récapitulatif reliant les comportements, les stimuli, les sens, les organes de
sens, les récepteurs correspondants.

SEQUENCE III : ORGANISATION GENERALE DU SYSTEME NERVEUX.


Activité 04 : identifie les différentes parties du système nerveux humain.
III. Organisation générale du système nerveux.
Le système nerveux de l’homme comprend deux parties : un système nerveux central et un
système nerveux périphérique.
1. Le système nerveux central.
Il est formé de l’encéphale et de la moelle épinière.
a. L’encéphale. Il est logé dans la boîte crânienne et comprend le cerveau, le cervelet et le
bulbe rachidien.
➢ Le cerveau. C’est est la plus grande partie de l’encéphale et présente deux hémisphères
cérébraux séparés par un sillon inter-hémisphères. En coupe transversale le cerveau présente
une partie superficielle appelée cortex cérébral ou substance grise et une partie interne (centrale)

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appelée substance blanche. Le cortex est responsable de fonctions complexes telles que la prise
de décision, la pensée, la mémoire, la perception, le langage
➢ Le cervelet. Il est situé à l’arrière du cerveau, il crucial pour la coordination motrice,
l’équilibre, et la posture. Il présente deux hémisphères cérébelleux.
➢ Le bulbe rachidien ou tronc cérébral. Il contrôle les fonctions vitales automatiques
comme la respiration, le rythme cardiaque etc....
b. La moelle épinière. Elle est logée dans le canal rachidien à l’intérieur de la colonne
vertébrale. Elle constitue le prolongement du cerveau, à partir du bulbe rachidien. En coupe
transversale la moelle épinière présente une substance grise centrale et une substance blanche
périphérique contrairement au cerveau.
Remarque : L’encéphale et la moelle épinière constituent les centres nerveux et sont protégés
par trois enveloppes superposées appelées méninges : il s’agit de la dure-mère, de l’arachnoïde
et de la pie-mère.

Nerf
Rachidien

Hémisphères
Cérébelleux

Document 01a : L’encéphale vue dorsale. Document 02 : Coupe transversale de la moelle épinière.

Substance blanche Substance grise

Document 01b : Coupe longitudinale de l’encéphale.

2. Le système nerveux périphérique.


Les nerfs sont des filaments qui relient les centres nerveux (l’encéphale et la moelle épinière)
au reste du corps. Il y a deux types de nerfs selon leur provenance : les nerfs crâniens (12
paires) qui partent de l’encéphale et les nerfs rachidiens (31 paires) qui partent de la moelle

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épinière. Le nerf est formé par un faisceau de fibres ou neurones. Un neurone est formé : d’un
corps cellulaire qui renferme le noyau, de dendrites qui sont des prolongements courts, fins et
ramifiés du corps cellulaire, d’un axone ou cylindraxe qui est un long prolongement du corps
cellulaire muni de terminaisons nerveuses formant l’arborisation terminale.
Remarque : Les nerfs rachidiens sont rattachés à la moelle épinière par des ramifications
appelées racines : une racine dorsale ou postérieure qui porte un renflement appelé ganglion
spinal et une racine ventrale ou antérieure qui ne porte pas de ganglion.

Document 03 : Coupe transversale d’un nerf. Document 04 : Organisation d’un neurone.


SEQUENCE IV : LE FONCTIONNEMENT DU SYSTÈME NERVEUX ET ÉTUDE DES
COMPORTEMENTS.
Activité 05 : Interprète des résultats de diverses expériences montrant la naissance et la
conduction des messages nerveux suite à l’excitation d’un récepteur par un stimulus.
IV. Le fonctionnement du système nerveux et étude des comportements.
1. Comportements volontaires.
a. Analyse d’un comportement volontaire.
Soient les comportements volontaires suivants : ramasser une éponge, prendre un verre d’eau,
rejoindre la classe après la récréation. L’analyse de ses comportements nous permet de voir
qu’il a différents organes qui interviennent au cours de leur réalisation.
• Un récepteur sensoriel (organe de sens) qui capte l’information (stimulus) et élabore un
message nerveux sensitif ou influx nerveux sensitif ;
• Un nerf sensitif qui conduit le message nerveux sensitif (ou influx nerveux centripète) au
cerveau ;
• Un centre nerveux (encéphale) qui reçoit l’influx sensitif, l’analyse et donne des ordres
• Un nerf moteur qui conduit le message nerveux moteur (influx nerveux centrifuge) au
muscle ;
• Un organe effecteur (muscle) qui réagit en effectuant l’acte volontaire.
b. Trajet du message neveux.
Le trajet du message nerveux peut-être divisé en plusieurs étapes qui implique différents types
d’éléments (stimulus, organes, structures du systèmes nerveux). Ce processus se produit
extrêmement rapide, permettant des réactions instantanées aux stimuli.

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Document 05 : Trajet des messages nerveux dans un mouvement volontaire.


Activité 06 : Découvre, à partir d’expériences ou de résultats expérimentaux, les éléments
fonctionnels qui interviennent dans un réflexe ainsi que le sens de conduction de l’influx
nerveux. En déduire la notion d’arc réflexe.
2. Comportements involontaires.
a. Analyse d’un réflexe inné.
Soient les comportements involontaires suivant : sursauté après avoir marché sur un clou, retirer
sa main au contact d’un objet brûlant, freiner sa volontaire devant un obstacle... L’analyse de
ce comportement nous permet de voir qu’il y a diffèrent organes qui interviennent au cours de
sa réalisation.
• Un récepteur sensoriel (organe de sens) qui capte le stimulus et élabore un influx nerveux
sensitif ; son effet est inhibé momentanément par un anesthésique (éther).
• Un nerf sensitif qui par ses fibres nerveuses sensitives, conduit l’influx nerveux sensitif au
centre nerveux ; c’est la voie centripète ;
• Un centre nerveux (la moelle épinière) qui traite l’influx nerveux sensitif et élabore un influx
nerveux moteur ;
• Un nerf moteur qui par ses fibres nerveuses motrices, conduit l’influx nerveux moteur au
muscle, c’est la voie centrifuge ;
• Un organe effecteur (muscle) chargé d’effectuer la réaction en réponse au stimulus.
b. Trajet du message nerveux.

Document 06 : Trajet des messages nerveux dans un mouvement involontaire.

c. Notion d’arc réflexe.


Un arc réflexe est le trajet ou le chemin suivi par l’influx nerveux depuis l’excitation jusqu’à la
réaction. On retrouve les mêmes éléments sensitifs et moteurs sauf les centres nerveux (Voir
Dép. SVT - COURS SACRÉ-COEUR Page 8
M. NIANG Classe : 3ème 2024-2025

document 06). Les centres nerveux d’un comportement involontaire sont la moelle épinière, le
cervelet et le bulbe rachidien.

Activité 07 : Interprète des résultats d’observations cliniques (lésions) et d’expériences (de


destruction et d’excitation) montrant l’intervention des centres nerveux.
3. Rôle des centres nerveux.
Afin de comprendre le rôle de l’encéphale et de la moelle épinière dans la flexion de la patte
chez la grenouille, on réalise une série d’expérience.
a. L’intervention des centres nerveux dans un mouvement volontaire.

Conditions d’expériences Résultats Conclusions


1. Une grenouille décérébrée La grenouille L’encéphale est indispensable à
(destruction de l’encéphale), on perd tous ses toute motricité volontaire. C’est le
pince la patte gauche. comportements centre nerveux moteur.
volontaires.
2. Sur la même grenouille La moelle épinière est
décérébrée et dont la moelle Flexion de la indispensable à la motricité
épinière est intacte (grenouille patte gauche volontaire : conducteur moteur.
spinale), on pince la patte gauche.
3. On anesthésie la peau de la La peau est indispensable à la
patte gauche à l’éther, on pince la Aucune réponse motricité volontaire : récepteur
patte gauche. sensoriel.
4. On sectionne le nerf sciatique Le nerf sciatique est indispensable
de la patte gauche, on pince la patte Aucune réponse à la motricité volontaire :
gauche. conducteur sensitif.
5. On détruit les muscles des Pas de flexion ni Le muscle est indispensable à la
membres postérieurs, on pince la d’extension de motricité volontaire : effecteur
patte gauche. ces membres. moteur.

b. L’intervention des centres nerveux dans un comportement involontaire.


Conditions d’expériences Résultats Conclusions
1. Une grenouille décérébrée L’encéphale n’est pas indispensable
(destruction de l’encéphale), on Flexion de la patte à la flexion de la patte.
pince la patte gauche. gauche
2. Sur la même grenouille La moelle épinière est
décérébrée et dont la moelle Aucune réponse indispensable à la flexion de la
épinière est détruite, on pince la patte : centre nerveux.
patte gauche.
3. On anesthésie la peau de la La peau est indispensable à la
patte gauche à l’éther, on pince Aucune réponse motricité volontaire : récepteur
la patte gauche. sensoriel.
4. On élimine l’effet de l’éther Flexion de la patte L’effet de l’éther est temporaire.
sur la patte gauche, par lavage, gauche (au bout de
on pince la patte gauche. certains temps)

Dép. SVT - COURS SACRÉ-COEUR Page 9


M. NIANG Classe : 3ème 2024-2025

5. On sectionne le nerf Le nerf sciatique est indispensable


sciatique de la patte gauche, on Aucune réponse à la motricité volontaire :
pince la patte gauche. conducteur sensitif.

Activité 08 : Interprète des résultats d’observations cliniques (lésions) et d’expériences (de


destruction et d’excitation) montrant le sens de propagation des message nerveux.
4. Le sens de propagation des message nerveux.
Afin de mettre en évidence le sens de propagation des messages nerveux au cours des différents
comportements, on réalise une série d’expériences.

Condition d’expériences Résultats Conclusion


(Grenouille spinale)

Section du nerf rachidien : Le nerf rachidien


Paraplégie de la région innervée renferme des fibres
par le nerf. sensitives et des
Perte de toute sensibilité. fibres motrices.
Expérience 01

Excitations du bout centrale La racine dorsale


(a) : Mouvement du même côté du nerf rachidien
et sensation de douleur. est sensitive, elle
Excitations du bout conduit l’influx
périphériques (b) : Aucune sensitif.
réponse.
Expérience 02

Excitations du bout centrale La racine ventrale


(a) : Pas de réponse. du nerf rachidien
Excitations du bout
est motrice, elle
périphériques (b) : Contraction
des muscles correspondants et conduit un influx
pas de sensation de douleur. moteur.

Expérience 03

Remarque :
• Le message nerveux qui quitte l’organe de sens pour aller vers le centre nerveux est qualifié
de message neveux sensitif ou influx nerveux sensitif ou de message centripète.
• Le message nerveux qui quitte le centre nerveux pour aller vers les organes effecteurs est
qualifié de message nerveux moteur ou influx nerveux moteur ou de message centrifuge.
• Un nerf sensitif est un nerf qui transporte un message nerveux sensitif.
• Un nerf moteur est un nerf qui transporte un message nerveux moteur.
• Un nerf mixte est un nerf qui transporte à la fois un message nerveux sensitif et moteur.

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Activité 09 : Réalise un tableau de comparaison mettant en évidence les points communs et


les différences entre un acte volontaire et un acte réflexe inné.
5. Points communs et différences entre un acte volontaire et un acte réflexe inné.

Comparaison Acte volontaire Acte réflexe inné

Récepteurs : organes des sens Récepteurs : organes des sens


Points communs Nerfs sensitifs et moteurs Nerfs sensitifs et nerfs moteurs
Effecteurs Effecteurs
Centre nerveux : cerveau Centre nerveux : moelle épinière (ou
Conscient bulbe rachidien)
Différences Imprévisible Inconscient
Lent Prévisible
Automatique
Les réflexes acquis ou conditionnés sont des comportements réflexes qui sont acquis dans le
temps avec la pratique, la répétition et l’entrainement. Exemple : conduire le vélo.

SEQUENCE V : HYGIENE DU SYSTEME NERVEUX.


Activité 10 : Identifie, à partir de textes, d’enquêtes, spots publicitaires les méfaits des
substances nocives, de la fatigue et du stress dans le fonctionnement du système nerveux.
V. Hygiène du système nerveux.
1. Les facteurs entraînant un mauvais fonctionnement.
Nous pouvons citer :
• Un sommeil insuffisant
• Un surmenage intellectuel
• La consommation abusive de certains produits (café, alcool, thé, ....)
• La consommation abusive de drogue (canabisse, cocaïne, héroïnes, ....)
• Le surdosage de certains médicaments (somnifère)

Activité 11 : A partir de documents relatifs à l’hygiène du système nerveux, relève les


comportements à adopter pour le bon fonctionnement du système nerveux.
2. Les facteurs ou habitudes favorisant un bon fonctionnement.
On peut citer entre autres :
• Un sommeil suffisant qui permet une bonne récupération
• Une alimentation saine et équilibrée
• La pratique régulière d’activité sportive
• Consommer certains produits avec modération

Conclusion.
Le système nerveux est donc l’ensemble des organes qui nous permettent d’être en relation avec
notre environnement. Il s’agit de l’encéphale, de la moelle épinière et les nerfs. Grâce aux
organes de sens les centres nerveux traitent les informations transmises par les nerfs avant de
commander les comportements qui peuvent être volontaires ou involontaires. Il est donc
nécessaire d’assurer l’hygiène du système nerveux pour garantir un bon fonctionnement.

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Leçon N°02 : Etude de la vision (04h).

Introduction.
L’œil est un organe sensoriel qui permet d’entretenir des relations avec le milieu extérieur. Il
nous renseigne sur la forme, la taille et la couleur des objets. L’œil est sûrement l’organe
sensoriel le plus précieux. L’œil humain ne peut voir un objet que quand il est éclairé. Donc la
lumière est un élément important dans la vision. L’œil n’est pas le seul organe intervenant dans
vision car il est relié au cerveau par l’intermédiaire du nerf optique.
✓ Comment est-il organisé ?
✓ Quelles sont les conditions qu’il faut pour une bonne vision ?
✓ Comment l’œil fonctionne-t-il ?
✓ Quelles sont les modifications effectuées par l’œil qui l’améliore ?
✓ Quelles sont les anomalies de la vision et leur correction ?

SEQUENCE I : ORGANISATION DE L’ŒIL.


Activité 01 : Découvre le rôle de l’œil dans la perception des objets par l’observation du
milieu environnant.
I. Organisation de l’œil.
L’œil est un organe de forme ovale qui se trouve dans la cavité osseuse appelé orbite. Une coupe
antéro-postérieure de l’œil montre qu’il est constitué deux parties : le globe oculaire et les
organes annexes.

Document 01 : Schéma de l’organisation générale de l’œil.

1. Le globe oculaire.
Il est formé de trois membranes qui entourent les milieux transparents. De l’extérieur vers
l’intérieur nous avons :
✓ La sclérotique : C’est la membrane la plus externe ; elle correspond en avant au blanc de
l’œil ; elle a un rôle protecteur. Elle s’amusie à l’avant de l’œil pour donner la cornée.
✓ La choroïde : C’est la membrane intermédiaire, elle est pigmentée et vascularisée ; elle
a un rôle nourricier. Elle se prolonge en avant par l’iris qui percé d’un orifice appelé la pupille.
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✓ La rétine : C’est la membrane interne, elle constitue le récepteur sensoriel de l’œil ; c’est
le lieu de formation des images des objets observés. Sur la rétine se situe une tache jaune (fovéa)
et un point aveugle qui est le point de départ du nerf optique. Elle se prolonge en arrière par le
nerf optique.
D’avant en arrière ; l’œil présente les milieux transparents suivants : la cornée, l’humeur
aqueuse, le cristallin et l’humeur vitrée et la conjonctive.
✓ La conjonctive : C’est la membrane qui tapisse l’intérieur des paupières et qui se
prolonge pour couvrir l’œil.
✓ La cornée : C’est le prolongement avant de la sclérotique devenu transparent.
✓ L’humeur aqueuse : C’est un espace aqueux situé entre la cornée et l’iris.
✓ Le cristallin : c’est un corps ovale situé derrière l’iris et qui fonctionne comme une lentille
convergente. Il est suspendu par des ligaments.
✓ L’humeur vitrée : C’est l’espace le plus volumineux de l’œil situé derrière le cristallin,
elle est gélatineuse.
NB : L’ensemble des milieux transparents de l’œil fonctionne comme des lentilles
convergentes, on dit que l’œil est convergent.
2. Les organes annexes.
Ce sont des organes qui facilitent le fonctionnent de l’œil Il s’agit : des paupières, les cils, les
sourcils, les muscles et les glandes lacrymales qui sécrètent les larmes permettant de nettoyer
les yeux.

SEQUENCE II : FONCTIONNEMENT DE L’ŒIL.


Activité 02 : Découvre le rôle de l’œil dans la perception des objets par l’observation du milieu
environnant.
II. Fonctionnement de l’œil.
1. Le rôle de l’œil dans la perception des objets.
L’objet éclairé réfléchit la lumière vers l’œil qui par ses milieux transparents laisse passer cette
dernière jusqu'à la rétine sur laquelle se forme une petite image renversée et plate. La rétine
étant une membrane photosensible envoie l’image sous forme de message visuel au cerveau par
l’intermédiaire du nerf optique. Le cerveau à partir de l’aire visuelle analyse et interprète ce
message puis renseigne sur la forme, la couleur et la taille de l’objet.
L’image formée sur la rétine présente les caractéristiques suivantes : elle est renversée, plus
petite que l’objet observé et elle est réelle.

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Activité 03 : Observe un objet éloigné puis lire un texte situé à environ vingt centimètres des
yeux, constate l’effort fourni par l’œil pendant la lecture du texte pour découvrir le
phénomène de l’accommodation.
2. L’accommodation.
a. Observations.
On place un objet à 20 cm des yeux et on regarde. On constate que l’image de l’objet est floue
(phase 1). On fixe maintenant l’objet du regard. On constate que l’image de l’objet est d’abord
floue puis devient progressivement nette (phase 2).
Phase 1 Phase 2
Objet proche
Image Image
floue nette

b. Interprétation.
L’œil fournit un effort pour voir avec netteté les objets rapprochés. En effet, lorsque l’objet est
éloigné (+6m), son image se forme directement sur la rétine, sans modification du cristallin,
d’où la vision nette. Lorsque l’objet est proche (entre 6m et 20 cm), son image se forme derrière
la rétine, d’où la vision floue.
c. Conclusion.
Pour ramener l’image sur la rétine, l’œil doit s’accommoder ; le cristallin se bombe en avant et
devient plus convergent, l’image de l’objet revient sur la rétine et la vision est nette.
On appelle accommodation l’effort fournit par l’œil pour avoir une vision nette des objets
proches.
3. Notion de Punctum Proximum et de Punctum Remotum.
Pour bien voir les objets rapprochés l’œil va accommoder. L’amplitude de l’accommodation
est limitée par la déformation maximale du cristallin.
Le point la plus proche que l’œil peut voir nettement avec une accommodation maximale du
cristallin est dit Punctum Proximum (PP). La distance du Punctum Proximum à l’œil est
appelée distance minimale (dm) de vision distincte.
Le point le plus éloigné que l’œil peut voir nettement est dit punctum remotum (PR). Sa
distance à l’œil est appelée distance maximale (Dm).
La zone d’accommodation se situe ente le punctum proximum (PP) et le punctum remotum
(PR).

Document 03 : Mécanisme de la vision selon la distance.

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Activité 04 : Découvre, à partir de schémas, l’importance de ces phénomènes dans la


formation des images sur la rétine.
4. La diaphragmation.
a. Observation.
Dans un endroit obscur (faiblement éclairé), le diamètre de la pupille augmente. Dans un endroit
fortement bien éclairé, le diamètre de la pupille diminue.

Intensité lumineuse est de 40000 lux Intensité lumineuse est de 8000 lux
(Lumière vive) (Milieu faiblement éclairé)

Document 04 : Variation de la pupille selon l’éclairage : Phénomène de diaphragmation.


b. Interprétation.
L’augmentation du diamètre de la pupille dans un milieu faiblement éclairé s’explique par le
fait que l’œil capte le maximum de lumière qui le pénètre.
La diminution du diamètre de la pupille dans un milieu bien éclairé s’explique par le fait que
l’œil réduit la quantité de lumière qui le pénètre.
c. Conclusion.
Cette variation du diamètre de la pupille selon l’éclairement du milieu est appelée la
diaphragmation. La diaphragmation est un mécanisme qui règle la quantité de lumière qui
pénètre dans l’œil. Elle permet de réguler le flux lumineux dans l’œil pour une vision optimale.

SEQUENCE III : LES ANOMALIES DE LA VISION ET LEUR CORRECTION.


Activité 05 : Explique, à partir de documents, la formation des images dans les cas
d’anomalies de la vision (Myopie, presbytie, hypermétropie, astigmatisme).
III. Les anomalies de la vision et leur correction.
1. La myopie.
C’est l’anomalie de la vision qui empêche de voir avec netteté les objets éloignés dont les
images se forment avant la rétine. Elle a pour cause un cristallin trop convergent.
Un œil myope est trop long ou trop convergent. Pour corriger la myopie on utilise des verres
biconcaves divergents pour reculer l’image des objets éloignés sur la rétine.
2. L’hypermétropie.
C’est l’anomalie de la vision qui empêche de voir avec netteté les objets rapprochés dont
l’image se forme derrière la rétine. Elle a pour cause un cristallin peu convergent. Un œil
hypermétrope est trop court ou peu convergent. Pour corriger l’hypermétropie, on utilise des
verres biconvexes convergents pour ramener l’image des objets éloignés sur la rétine.

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3. L’astigmatisme.
C’est une anomalie de la vision due à un défaut de courbure de la cornée entrainant une
formation d’image large sur la rétine. Des verres spéciaux, verres toriques, de forme
cylindrique, sont utilisés pour corriger l’astigmatisme afin de compenser la courbure de la
cornée et de former une image normale sur la rétine.
4. La presbytie.
C’est une anomalie de la vision due à la vieillesse qui empêche de voir avec netteté les objets
rapprochés dont l’image se forme derrière la rétine.
Avec l’âge, le cristallin perd son élasticité et son pouvoir accommodant, l’œil devient presbyte.
Pour corriger la presbytie, on utilise des verres biconvexes convergents pour ramener l’image
sur la rétine.
Remarque : Il existe d’autres défauts optiques tels que le daltonisme (vue du vert à la place du
rouge), le strabisme (mauvaise coordination des muscles oculaires, d’où un défaut d’orientation
des yeux).
Activité 06 : A l’aide d’un tableau explique le principe de la correction des anomalies de la
vision.

Anomalie de la Causes Manifestations Corrections


vision
Un cristallin trop L’image de l’objet se Utilisation de lentilles
La myopie convergent et œil forme avant la rétine. La (verres) divergentes.
trop long vision est floue.
Un cristallin peu L’image de l’objet se Utilisation de lentilles
L’hypermétropie convergent et l’œil forme derrière la rétine. La (verres) convergentes.
est trop court. vision est floue
Un défaut de Une formation d’image Utilisation de verres
L’astigmatisme courbure de la large sur la rétine. spéciaux, verres
cornée. toriques.
Un cristallin vieux et L’image de l’objet se Utilisation de lentilles
La presbytie moins souple forme derrière la rétine. La (verres) convergentes.
vision est floue.

Conclusion.
L’œil est un organe sensoriel très important dans les relations fonctionnelles. Il nous permet
d’apprécier la forme, la taille, la couleur des éléments qui nous entourent. Il est donc nécessaire
d’assurer une bonne hygiène des yeux pour garantir leur bon fonctionnement.

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THEME II : FONCTIONS DE NUTRITION (24H).

Leçon N°03 : La respiration chez l’espèce humaine (08h).

Introduction
Pour dégrader les nutriments, l’homme a besoins de dioxygène (O2) qu’il prélève dans son
milieu. Il rejette dans ce même milieu du dioxyde de carbone (CO2). Les échanges gazeux entre
l’organisme et son environnement traduisent la respiration. Elle est assurée par l’appareil
respiratoire.
✓ Quelle est l’organisation de l’appareil respiratoire ?
✓ Quels sont les phénomènes qui mettent en évidences la respiration ?
✓ Quelles sont les échanges entre l’air et les poumons et le sang ?
✓ Comment assurer l’hygiène de l’appareil respiratoire ?

SEQUENCE I : L’APPAREIL RESPIRATOIRE.


Activité 01 : Décris le trajet de l’air sur un schéma de l’appareil respiratoire.
I. L’appareil respiratoire.
L’appareil respiratoire est l’ensemble d’organes permettant la circulation de l’air et les échanges
gazeux entre l’organisme et le milieu extérieur. Chez l’Homme, il est constitué de : voies
respiratoires et deux poumons.

Document 01 : Schéma de l’organisation générale de l’appareil respiratoire.

1. Les voies respiratoires.


Ce sont des structures par lesquelles l’air passe ou pour sortir des poumons. Il s’agit :
✓ Les fosses nasales : elles s’ouvrent de l’extérieur par les narines et se prolongent en
arrières jusqu’au pharynx.
✓ Le pharynx : Il est situé à l’arrière des fosses nasales et de la bouche. C’est un carrefour
qui relie les cavités nasales et buccales au larynx et à l’œsophage. Il oriente l’air dans le larynx
et les aliments dans l’œsophage.
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✓ Le larynx : Il conduit dans la trachée, il est constitué de cartilage et renferme les cordes
vocales. C’est l’organe de la phonation (émission de la voie).
✓ La trachée : Elle s’étend du larynx au milieu du thorax. Elle se ramifie en deux bronches
qui conduisent l’air dans les poumons. Les bronches se ramifient en plusieurs bronchioles plus
petites dans les poumons. Les bronchioles débouchent dans les sacs alvéolaires de la vésicule
pulmonaire des poumons.

Activité 02 : Observe un poumon d’animal pour découvrir les propriétés du tissu pulmonaire.
2. Les poumons.
Ce sont des sacs spongieux et élastiques situés dans la cage thoracique. Ils reposent sur le
diaphragme et sont rattachés à la cage thoracique par des enveloppes protectrices les plèvres.
Le poumon droit est divisé en trois lobes (supérieur, moyen, inférieur) et le poumon gauche en
deux lobes (inférieur, supérieur). Le poumon est un assemblage de vésicules pulmonaires
renfermant des alvéoles qui sont des zones d’échanges gazeux. L’alvéole est l’unité structurelle
la plus petite des poumons. Les alvéoles pulmonaires se caractérisent par : présence de dense
réseau de capillaires sanguins ; paroi alvéolaire bien mince, favorisant la traversée des gaz ;
grande surface d’échange entre le sang et l’air alvéolaire.

SEQUENCE II : MOUVEMENTS RESPIRATOIRES.


Activité 03 : Observe et décris les variations du volume de la cage thoracique lors de la
respiration.
II. Mouvements respiratoires.
Un mouvement respiratoire comprend deux temps : l’inspiration et l’expiration.

Document 02 : Mouvement de la cage thoracique à des phases différentes de la respiration.

1. L’inspiration.
Elle correspond à l’entrée de l’air dans les poumons Au cours de l'inspiration, la contraction
des muscles intercostaux provoque le soulèvement des côtes, l'abaissement du diaphragme, ce

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qui entraîne une augmentation du volume de la cage thoracique et une entrée d'air. Les
poumons, sont solidaires de la cage thoracique grâce à la plèvre qui les colle à la cage
thoracique. L'augmentation de volume de la cage thoracique entraîne donc une augmentation
de volume des poumons. L’inspiration est un phénomène actif c'est-à-dire qui demande de
l’énergie.
2. L’expiration.
Elle correspond à la sortie de l’air dans les poumons. Au cours de l’expiration, les muscles
intercostaux et le diaphragme se décontractent : les côtes s'abaissent, le diaphragme se soulève,
le volume de la cage thoracique diminue, les poumons sont comprimés, leur volume diminue ;
l'air est alors chassé. L’expiration est un phénomène passif c'est-à-dire pas de dépense
d’énergie.
Remarque : la fréquence (ou rythme) respiratoire est le nombre de mouvements respiratoires
par minute. Elle de 15 à 16 mouvements / minutes chez l’adulte au repos. Elle augmente pendant
l’activité physique, diminue pendant le sommeil et s’annule pendant l’asphyxie.

SEQUENCE III : FONCTIONNEMENT DE L’APPAREIL RESPIRATOIRE.


III. Fonctionnement de l’appareil respiratoire.
Ce sont donc des mouvements respiratoires qui traduisent le fonctionnement de l’appareil
respiratoire. L’homme respire en effectuant des échanges gazeux entre l’air et les poumons
d’une part et entre les poumons et le sang d’autre part.

Activité 04 : Compare les résultats d’expériences pour en déduire la consommation di


oxygène et le rejet de dioxyde de carbone lors de la respiration.
1. Echanges gazeux entre l’air et les poumons.
a. Composition de l’air inspiré et de l’air expiré :
A l’aide d’un spiromètre, on a pu recueillir et analyser la composition de l’air inspiré et de l’air
expiré.
Pour 100 L d’air
Gaz Air inspiré (L) Air expiré (L)
Azote 79 79
Dioxygène 20,91 16,5
Dioxyde de carbone 0,09 4,5
Vapeur d’eau Variable Très abondante

Tableau 01 : Comparaison des volumes de gaz dans l’air inspiré et dans l’air expiré.

✓ Analyse.
Le volume de dioxygène dans l’air inspiré est supérieur à celui dans l’air expiré tandis que le
volume de dioxyde de carbone dans l’air inspiré est inférieur à celui dans l’air expiré. Le volume
d’azote est constant.
✓ Conclusion.
Lors des échanges gazeux entre l’air et les poumons : l’azote semble ne pas être utilisé ; il y’a
consommation d’oxygène ; il y’a rejet de dioxyde de carbone et de vapeur d’eau.
On peut en conclure qu’en présence d’oxygène, l’organisme respire : il y’a consommation
d’oxygène et rejet de déchets comme le dioxyde de carbone et la vapeur d’eau.

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Activité 05 : Mise en évidence le rejet de dioxyde de carbone lors de la respiration.


b. Le rejet de dioxyde de carbone lors de la respiration :
➢ Expérience :
On place un animal, une souris, dans une enceinte hermétiquement fermée dans laquelle sont
placés une sonde à dioxygène et un tube contenant de l’eau de chaux. La sonde à dioxygène est
associée à une console afin de mesurer la quantité de dioxygène de l’air. L’eau de chaux permet
de révéler une éventuelle présence de dioxyde de carbone.

Document 03 : Mise en évidence du dioxyde de carbone dans l’air inspiré.

➢ Résultats :
La quantité de dioxygène dans le bocal occupé par la souris diminue progressivement au cours
de l’expérience ; l’eau de chaux du tube de ce bocal se trouble petit à petit.
La quantité de dioxygène dans le bocal témoin reste constante et l’eau de chaux du tube placé
dans ce bocal reste limpide.
➢ Interprétation :
La baisse de la teneur en dioxygène dans le bocal s’explique par le fait que la souris absorbe ce
gaz. Le trouble de l’eau de chaux démontre l’apparition de dioxyde de carbone dans le bocal,
qui a donc été rejeté par l’animal.
➢ Conclusion :
La souris enfermée dans le bocal absorbe du dioxygène et rejette du dioxyde de carbone, donc
elle respire.
NB : Cette expérience peut-être aussi réalisé chez les végétaux (fragments d’organe frais). Elle
est réalisée à l’obscurité pour éviter que le phénomène de la photosynthèse, ne se déroulant qu’à
la lumière, ne perturbe les résultats.

Activité 06 : Déduis le passage de l’O2, de l’alvéole vers le sang et celui du CO2, du sang vers
l’alvéole, en comparant les quantités d’oxygène et de gaz carbonique dans le sang à l’entrée
et à la sortie des poumons.
2. Les échanges gazeux entre les poumons et le sang.
a. Analyse du sang à l’entrée et à la sortie des poumons.
L’analyse des gaz contenus dans le sang à l’arrivée et à la sortie des poumons a donné les
résultats suivants :
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Gaz Sang arrivant aux poumons(ml) Sang sortant des poumons (ml)
Dioxygène 12 20
Dioxyde de carbone 48 40
Azote 2 2
Tableau 02 : Comparaison entre le sang à l’entrée et à la sortie des poumons.
➢ Analyse.
Le sang qui sort des poumons contient plus d’oxygène et moins de dioxyde de carbone que
celui qui y entre. A la sortie des poumons, le sang s’enrichit en dioxygène et s’appauvri en
dioxyde de carbone.
➢ Conclusion.
On peut en déduire que le dioxygène quitte l’air alvéolaire pour passer dans le sang des
capillaires. Le dioxyde de carbone passe du sang dans l’air des alvéoles. Le volume d’azote est
invariable ; cela montre que l’azote n’intervient pas dans les échanges gazeux.

Activité 07 : Compare la couleur du sang enrichi en O2 à celle du sang enrichi en CO2 pour
découvrir les notions Hémoglobine, oxyhémoglobine, Carboxyhémoglobine afin d’expliquer
les variations de couleurs observées.
b. Le transport des gaz respiratoires par le sang dans les poumons
Les globules rouges contiennent un pigment appelé hémoglobine qui fixe et transporte les gaz
respiratoires (O2 et CO2). Le sang qui arrive au niveau des poumons est rouge sombre (riche en
CO2). Le CO2 se fixe sur l’hémoglobine ; ce qui donne la carboxyhémoglobine qui donne au
sang sa couleur rouge sombre. Le sang qui sort des poumons est rouge vif (riche en O2). L’O2
se fixe sur l’hémoglobine ; ce qui donne le dioxyhémoglobine qui donne au sang sa couleur
rouge vif.

Document 04 : Échanges gazeux entre les poumons et le sang.

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SEQUENCE IV : LES EFFETS DU TABAC ET DE LA POLLUTION DE L’AIR SUR LA


RESPIRATION ET LA SANTE.
Activité 08 : Echange entre pairs sur les méfaits du tabac. En déduire l’attitude à adopter vis
à vis du tabac.
IV. Les effets du tabac et de la pollution de l’air sur la respiration et la santé.
1. Le tabagisme.
Le tabagisme est l’intoxication provoquée par l’usage prolongé du tabac. Le tabac est nocif
quelle que soit la dose consommée. La fumée de cigarette contient de nombreuses substances
dangereuses : goudron, nicotine, monoxyde de carbone.
Le tabagisme perturbe le fonctionnement de l’appareil respiratoire et cause de plusieurs
maladies : cancer des poumons, maladies cardiovasculaires, cancer de la gorge, une toux
chronique.

Activité 09 : Relie, à partir de données, la fréquence de certaines maladies respiratoires à la


pollution de l’air.
2. Les effets de la pollution atmosphérique.
Les substances rejetées dans l’air (industries, automobiles…) sont très nocives à l’organisme
car elles sont les causes de plusieurs maladies pulmonaires et des troubles respiratoires.

SEQUENCE V : LE BON FONCTIONNEMENT DE L’APPAREIL RESPIRATOIRE.


Activité 10 : Echange entre pairs pour proposer les attitudes à adopter afin d’assurer le bon
fonctionnement de l’appareil respiratoire.
V. Le bon fonctionnement de l’appareil respiratoire.
Pour permettre une bonne hygiène de la respiration, il faut :
➢ Respirer par le nez et non par la bouche ; les fosses nasales sont tapissées de cils qui ont
pour rôle de filtré l’air inspiré.
➢ Eviter le tabac et tout ce qui provoque l’asphyxie. L’asphyxie est l’arrêt ou le ralentissement
de la respiration par manque d’oxygène.
➢ Pratiquer les exercices physiques qui fortifient l’appareil respiratoire

Conclusion
L’appareil respiratoire comprend les voies respiratoires et les poumons. Grâces au mouvements
respiratoires, l’homme prélève du dioxygène et rejette le dioxyde de carbone. Dans les cellules
l’oxygène entre dans des réactions qui permettent la production de l’énergie de l’organisme. Il
est donc nécessaire d’assurer une bonne hygiène de l’appareil respiratoire afin de garantir son
bon fonctionnement.

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Leçon N°04 : Les phénomènes énergétiques accompagnant la respiration (06h).

Introduction.
Les nutriments qui proviennent de la digestion des aliments, le dioxygène inspiré dans l’air sont
transportés par le sang jusqu’au organes. Le fonctionnement des organes nécessite de l’énergie
qui provient de la dégradation du glucose en présence du dioxygène.
✓ Quelles sont les modifications observées au cours de l’activité musculaire ?
✓ Quelles sont les échanges entre le sang et les organes ?
✓ Quel est le phénomène qui se déroule dans les muscles ?

SEQUENCE I : LES MODIFICATIONS OBSERVEES AU COURS DE L’ACTIVITE


MUSCULAIRE.
Activité 01 : Identifie, à partir de documents relatifs aux modifications observées au cours
de l’activité musculaire, les paramètres changeants.
I. Les modifications physiologiques observées au cours de l’activité musculaire.
Le tableau suivant présente les résultats de certaines mesures effectuées chez une personne en
bonne santé au repos et au cours d’un effort musculaire.

Repos Effort musculaire


Fréquence cardiaque 60 bat/mn 135 bat/mn
Fréquence respiratoire 24 ventilations / mn 42 ventilations / mn
Débit sanguin 12 L 56 L
Température corporelle 37 °C 38 °C
Tableau 01 : Modification physiologique observées au cours de l’activité musculaire.

✓ Analyse du tableau.
On remarque que la fréquence respiratoire, la fréquence cardiaque, la température corporelle et
le débit sanguin augmentent au cours de l’effort physique.
✓ Interprétation.
• L’augmentation de la fréquence respiratoire s’explique par le fait que lors de l’effort
l’organisme a plus besoin de dioxygène ; de ce fait la ventilation pulmonaire s’accélère pour
satisfaire ce besoin.
• L’augmentation de la fréquence cardiaque, lors de l’effort, s’explique par le fait que le
dioxygène apporté par la respiration doit très vite arriver au niveau des muscles grâce à la
circulation sanguine.
• L’augmentation de la température corporelle montre que l’organisme produit de l’énergie
pour assurer le fonctionnement musculaire
NB : Les variations constatées s’expliquent par le fait qu’il y a augmentation de besoins en
énergie des muscles en activités.

SEQUENCE II : LES ECHANGES ENTRE LE SANG ET LES MUSCLES.


Activité 02 : Compare, à partir de documents, les quantités de O2, de glucose, CO2 dans le
sang, avant et après son passage dans un muscle au repos et en activité pour découvrir les
variations de quantité.
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II. Les échanges entre le sang et les muscles.


L’étude du muscle montre que c’est un organe très vascularisé. Il est connecté à un réseau dense
de capillaires sanguins.
Le tableau suivant montre les résultats d’un dosage du sang arrivant et sortant du muscle au
repos et pendant l’activité musculaire.

Nutriments et Gaz Sang arrivant dans Sang sortant du


le muscle (100 ml) muscle (100 ml)
Glucose 100 mg 87 mg
Repos Dioxygène 19,5 ml 14,5 ml
Dioxyde de carbone 50,2 ml 53 ml
Glucose 100 mg 72 mg
Activité musculaire Dioxygène 19,5 ml 11,8 ml
Dioxyde de carbone 50,2 ml 58,1 ml
Tableau 02 : Les variations de quantités de O2, de glucose, CO2 dans le sang, avant et
après son passage dans un muscle au repos et en activité.
✓ Analyse.
Au repos comme en activité, on remarque que le muscle prélève dans le sang le glucose et le
dioxygène et y rejette le dioxyde de carbone. Cependant ces échanges sont plus importants
lorsque le muscle est en activité.
✓ Conclusion.
En effet, le muscle en activité consomme plus de glucose et de dioxygène et rejette plus de
dioxyde de carbone. Cela s’explique par le fait que lors de l’activité musculaire les besoins en
énergie augmentent.

SEQUENCE III : LA LIBERATION D’ENERGIE.


Activité 03 : Relie, à partir de données, la consommation d’O2 et de nutriments à la libération
d’énergie au niveau du muscle (ou d’un organe).
III. La libération d’énergie.
Le sang arrivant au niveau d’un muscle apporte du glucose et du dioxygène. Au sein du muscle
le glucose est transformé par le dioxygène à la suite d’une réaction appelée l’oxydation. Au
cours de cette réaction, il y a la production d’un déchet qui est le C02 mais aussi de l’énergie et
de l’eau. Une partie de l’énergie produite est utilisée par le muscle pour son fonctionnement et
l’autre partie est perdue sous forme de chaleur. Le dioxyde de carbone étant un déchet est rejeté
dans le sang sortant qui devient rouge sombre car riche en C02.
Nous pouvons ainsi dire qu’au niveau du muscle il y a échange entre le sang et le muscle mais
également des phénomènes énergétiques.

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Activité 04 : Réalise un schéma fonctionnel montrant la libération d’énergie par un organe.

Document 01 : Schéma fonctionnel montrant la libération d’énergie par un


organe : Exemple du muscle.

Conclusion.
Le sang apporte aux organes du glucose et du dioxygène pour produire de l’énergie nécessaire
au fonctionnement des organes. Au cours d’une activité musculaire nous avons une variation
de certains paramètres. Ces différentes variations contribuent à subvenir aux besoins en énergie
de nos différents organes.

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Leçon N°05 : La fermentation, un autre moyen de se procurer de l’énergie (04h).

Introduction.
La respiration n’est pas la seule voie de dégradation des nutriments pour libérer de l’énergie.
Certains microorganismes (moisissures, bactéries, levure) sont capables en l’absence de
dioxygène de dégrader des nutriments pour se procurer de l’énergie : c’est la fermentation.
✓ Quels sont les différents types de fermentation ?
✓ Quels sont les caractéristiques de la fermentation ?
✓ Quelle est la différence entre la fermentation et la respiration ?

SEQUENCE I : LES DIFFÉRENTS TYPES DE FERMENTATION.


Activité 01 : Réalise un montage expérimental pour la production de Yaourt, à partir d’un
protocole.
I. Les différents types de fermentation.
La fermentation est la transformation du sucre en alcool ou en acide lactique par un
microorganisme. Le ferment est l’agent responsable de la fermentation.
1. La fermentation lactique.
➢ Expérience :
On met dans deux récipients (A et B) du lait frais. On ajoute une cuillère de yaourt (lait caillé)
dans le récipient A et on mélange bien. Dans chaque flacon on trempe un papier calorimétrique
(papier pH) indiquant la valeur de l’acidité. On place ensuite les deux récipients 45° C pendant
24 heures. On trempe à nouveau un papier pH dans chaque récipient et on note la valeur.

Document 01 : Expérience de la fermentation lactique (yaourt).


➢ Résultats.
Au début on la note la même acidité mais à la fin de l’expérience on constate que le récipient
A est devenu plus acide que le récipient B. Le lait du récipient A est coagulé. Tandis que le lait
du récipient B reste intact.
➢ Interprétation.
Il y a eu transformation du lait dans le récipient A du faite au yaourt introduit. Ces
transformations sont dues aux bactéries contenues dans le yaourt qui transforment le lactose
(glucides du lait) en acide lactique. Il y a aussi formation de C02. Cet acide est responsable de
changement de gout, de la texture du yaourt et de la coagulation des protéines du lait.
L’équation de la réaction est la suivante :
Lactose + Eau + Bacilles lactiques → Acide lactique + C02 + Énergie
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2. La fermentation alcoolique.
➢ Expérience :
Dans un flacon A, on introduit une solution de glucose et on y ajoute de la levure. Le flacon est
fermé par un bouchon muni d’un tube à dégagement dont l’extrémité est plongée dans un
aquarium et recouverte d’une éprouvette remplie d’eau.
On remplit totalement le flacon B de la même solution de glucose sans y mettre de levure. On
place le dispositif à dégagement. Ces flacons sont placés au bain-marie à 40° C (l’eau tiède)
pendant 48 heures.
➢ Résultats.
On remarque quelques temps après dans le flacon A que le liquide devient trouble et sa surface
est recouverte de bulles gazeuses et une odeur de l’alcool. Le gaz qui se dégage est du CO2.

➢ Interprétation.
Ces différents constats nous permettent de dire qu’il y a eu de transformation au sein du flacon
A. Placée dans un milieu dépourvu dioxygène, la levure transforme le glucose en alcool. Il y a
aussi formation du C02 et une libération de l’énergie. L’équation de la réaction est la suivante :

Glucose + Levures → Alcool + C02 + Énergie

SEQUENCE II : LES CARACTERISTIQUES DE LA FERMENTATION.


Activité 02 : Interprète des résultats d’expériences relatifs à la fermentation du glucose par
la levure de bière, pour en déduire les caractéristiques de la fermentation.
II. Les caractéristiques de la fermentation.
La fermentation est une réaction biochimique de dégradation incomplète d’un substrat
organique permettant de produire de l’énergie. Les conditions qu’il faut pour qu’il ait une bonne
fermentation sont :
✓ Présence de micro-organismes qui vont effectuer la fermentation.
✓ Il faut que le milieu soit anaérobie (absence de 02).
✓ Il faut que le substrat organique (glucose, lactose) soit disponible dans le milieu.
NB : Les ferments (levures, bactéries, moisissures) sont les agents de la fermentation.

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SEQUENCE III : DIFFERENCES ENTRE FERMENTATION ET RESPIRATION.


Activité 04 : Compare, à partir de documents, les phénomènes de respiration et de
fermentation pour découvrir leurs différences.
III. Différences entre fermentation et respiration.
Rendement
Quantité d’énergie O2 utilisé CO2 dégagé énergétique
produite (KJ) (L) (L) (%)
Fermentation 272 0 0,23 2,5
Respiration 2860 0,75 0,74 45
Tableau 01 : Comparaison entre respiration et fermentation.

✓ Analyse du tableau.
L’analyse de ce tableau montre que la respiration utilise du dioxygène, produit plus de l’énergie,
dégage du dioxyde de carbone et a un meilleur rendement énergétique.
Tandis que la fermentation n’utilise pas de dioxygène, produit moins d’énergie et donne un
rendement faible.
✓ Interprétation.
La respiration et la fermentation sont tous des moyens de produire de l’énergie. Lorsque le
milieu est riche en O2, les cellules utilisent totalement le glucose disponible pour produire de
l’énergie en quantité importante : on parle alors de dégradation complète.
Lorsque le milieu s’appauvrit en dioxygène, les cellules utilisent partiellement le glucose
disponible par la fermentation produisant ainsi une faible quantité d’énergie et des sous-produits
(acide lactique ou alcool) : on parle de dégradation incomplète.

Moyen de
production Milieu Dégradation du Énergie libérée
d’énergie glucose
Oui Non Aérobie Anaérobie Complète Incomplète Importante Faible
Respiration x x x x
Fermentation x x x x

Conclusion.
Tout comme la respiration, la fermentation produit de l’énergie. La fermentation fait appel à un
substrat organique sur lequel agit des ferments produits par des microorganismes. Cette
dégradation qui se déroule en milieu anaérobie est incomplète ce qui justifie la faible quantité
d’énergie produite.

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Leçon N°06 : Le rôle du rein dans l’excrétion urinaire et
la régulation du milieu intérieur (06h).

Introduction.
En fonctionnant, les organes produisent des déchets qu’ils rejettent dans le milieu intérieur
(sang et lymphe). Ces déchets doivent être éliminer de l’organisme. Pour cela différents organes
interviennent parmi lesquels nous avons les reins qui produisent l’urine. On parle d’excrétion
urinaire.
✓ Quelle est l’organisation de l’appareil urinaire ?
✓ Quelles sont les différentes étapes de la formation de l’urine ?
✓ Quels sont les constituants de l’urine ?

SEQUENCE I : L’APPAREIL URINAIRE.


Activité 01 : Identifie les organes de l’appareil urinaire à partir d’un schéma.
I. L’appareil urinaire.
L’appareil urinaire est l’ensemble des organes qui interviennent dans la fabrication et
l’élimination de l’urine. Il comprend deux reins et les voies urinaire.

Document 01 : Schéma de l’organisation générale de l’appareil urinaire.


a. Les reins.
Ce sont des organes vitaux en forme d’haricot, existant par paire de couleur rouge foncé. Ils
sont implantés de chaque côté de la colonne vertébrale, chaque rein pèse environ 150-160 g. Ils
sont irrigués chacun par l’artère rénale et la veine rénale.
b. Les voies urinaires.
• Les uretères : sont des prolongements des bassinets qui conduisent l’urine dans la vessie,
• La vessie : c’est une poche qui stock l’urine fabriquée par les riens,
• L’urètre : c’est un conduit qui prolonge la vessie et qui permet de rejeter l’urine à l’extérieur
(la miction).
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SEQUENCE II : LES ROLES DU REIN.


Activité 02 : Repère les organes qui interviennent dans la formation et l’élimination de
l’urine, à partir d’un schéma d’un rein.
II. Les rôles du rein.
1. Organisation des reins.
La coupe longitudinale du rein montre sa structure interne qui présente quatre zones qui sont,
de la périphérie au centre : la capsule, le cortex (zone corticale), la médulla (zone médullaire)
et le bassinet.

Document 02 : Schéma de la coupe longitudinale du rein.

• Une capsule fibreuse, mince et résistante qui entoure complètement le rein.


• Le cortex rénal est la zone la plus externe, il renferme plusieurs granulations
correspondant à des vaisseaux sanguins.
• La médulla est une zone centrale constituées de plusieurs pyramides appelés pyramides
de Malpighi.
Le cortex et la médulla renferment environ un million de faisceau de tube très fins appelés tubes
urinifères ou néphrons.
• Le bassinet est une cavité en forme d’entonnoir dans lequel débouchent les tubes
collecteurs. Chaque tube s’ouvre dans le bassinet, traverse les pyramides et se termine dans le
cortex par une tête ou glomérule. Ces glomérules sont en forme d’entonnoir surmonté de
capillaires. Il collecte l’urine fabriquée dans les néphrons.

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Activité 03 : Formule des hypothèses sur les rôles du rein en comparant la composition de
l’urine à celle du plasma d’un sujet en bonne santé.
2. Les hypothèses sur les rôles du rein.
Le tableau suivant donne la composition chimique de l’urine et celle du plasma chez l’homme.

Tableau 01 : Comparaison de la composition du plasma et de l’urine d’un sujet sain.

Une comparaison de l’urine et du plasma permet de mettre en évidence que :


• Les substances minérales (eau et sels minéraux) et les déchets (urée, acide urique,
créatinine) sont présents à la fois dans le plasma et dans l’urine mais avec des concentrations
plus élevées dans l’urine ; le rein joue un rôle d’excrétion ou d’épuration vis-à-vis de ces
substances en éliminant l’excédent des minéraux et les déchets dans l’urine.
• Les substances organiques (protides, lipides et glucose) sont présentes dans le plasma d’un
individu en bonne santé et absents dans l’urine ; le rein joue un rôle de barrière et de filtre
sélectif vis-à-vis de ces substances, il empêche leur élimination dans l’urine car ils sont
nécessaires à l’organisme.
• L’ammoniac et l’acide hippurique sont présents dans l’urine et absents dans le plasma, ces
substances proviennent du rein qui joue un rôle de sécrétion et d’élaboration.

SEQUENCE III : LE LIEU DE FORMATION DE L’URINE.


Activité 04 : Localise le lieu de formation de l’urine, à partir l’analyser de photos.
III. Le lieu de formation de l’urine.
Le néphron est l'unité structurale et fonctionnelle du rein responsable de la filtration du sang et
de la formation de l’urine. Il est composé de deux principales parties : le corpuscule rénal
(comprenant la capsule de Bowman et le glomérule) et le tubule rénal (comprenant le tube
contourné proximal, l’anse de Henlé, le tube contourné distal et le tube collecteur). Le sang est
filtré dans le glomérule, et les substances filtrées passent à travers les différents segments du
tubule rénal où des processus d’absorption et de sécrétion se produisent, régulant ainsi la
composition de l’urine.

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Tube contourné proximal


Tube contourné
distal

Corpuscule rénal Capsule de


Bowman

Veine rénale

Artère rénale

Glomérule

Tubule
Anse de Henlé Rénal

Tube collecteur

Document 03 : Schéma d’un tube urinifère (Le néphron).

SEQUENCE IV : LES DIFFERENTES ETAPES DE LA FORMATION DE L’URINE.


Activité 05 : Interprète un schéma montrant l’élaboration de l’urine. En déduire les étapes
de l’élaboration de l’urine dans le tube urinifère.
IV. Les différentes étapes de la formation de l’urine.
L’urine est un liquide jaunâtre, clair, dont l’organisme rejette environ 1,5 litres par jour dans
les conditions normales. L’urine est formée dans les néphrons selon trois étapes : la filtration,
la réabsorption et la sécrétion.

Document 04a : Différentes étapes de la formation de l’urine dans le néphron.

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1. La filtration glomérulaire.
Elle a lieu dans le glomérule où la pression sanguine permet le passage d’une partie (20%) du
plasma dans la capsule de Bowman. Les substances plasmatiques filtrées (réabsorbées) sont :
l’eau, les sels minéraux, le glucose, l’urée, l’acide urique. Les protides et les lipides ne passent
pas à cause de leurs grandes tailles. On parle de filtration glomérulaire, qui aboutit à la
formation de l’urine primitive. L’urine primitive ainsi formée a une composition proche de celle
du plasma sauf qu’elle ne contient pas de grosses molécules (protides et lipides) incapables de
traverser la barrière glomérulaire.
2. La réabsorption tubulaire.
Certaines substances de l’urine primitive sont réabsorbées par le sang à travers les parois du
tube urinifère. Les substances réabsorbées sont tout le glucose (100%), une certaine quantité
d’eau (99%) et de sels minéraux (98%) et même (66%) de l’urée selon les besoins de
l’organisme.
3. La sécrétion tubulaire.
Les parois du tube urinifère sécrètent certaines substances comme l’ammoniac, l’acide
hippurique et des pigments jaunes (l’urochrome). Les substances non réabsorbées mélangées
aux substances sécrétées forment dans le tube urinifère l’urine définitive qui arrive dans le
bassinet par les tubes collecteurs.

Document 04b : Différentes étapes de la formation de l’urine dans le néphron.

SÉQUENCE V : LES CONSTITUANTS DE L’URINE.


Activité 06 : Identifie les constituants de l’urine à partir d’analyse d’urine.
V. Les constituants de l’urine.
L'urine est produite par les reins et stockée dans la vessie. L'élimination d'urine par la vidange
de la vessie est appelée miction. L'analyse de l'urine donne des renseignements importants sur
l'état de santé d'une personne, notamment sur le bon ou le mauvais fonctionnement des reins.

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1. Les constituants normaux de l’urine.


Afin d’identifier les différents éléments normaux de l’urine, on réalise une série d’expérience
résumées dans le tableau ci-dessous :
Conditions d’expériences Résultats Conclusion
1. Urine + Chauffage Dégagement de vapeur d’eau Présence d’eau
2. Urine + Nitrate d’argent Précipité blanc qui noircit à la Présence de chlorure
lumière
3. Urine + Chauffage + Dégagement d’un gaz qui colorie Présence de
Potasse en bleu les feuille de tournesol. l’ammoniaque
4. Urine + acide acétique puis Formation de cristaux autour du Présence de l’acide
introduction d’un fil fil urique
5. Urine + solution méthylique Formation d’un anneau blanc Présence de l’urée
de
Xanthydrole

Bilan : Chez une personne saine, l’’urine est composée de l’eau, des sels minéraux (chlorures,
sulfates, phosphates, …), d’urée, d’acide urique, d’acide hippurique, la créatine et
d’ammoniaque qui représentent les constituants normaux de l’urine.
2. Les constituants anormaux de l’urine.
Des analyses d’urine effectuées chez trois patients ont donnés les résultats suivants :

Conditions d’expériences Résultats Conclusion


1. Urine patient A + Liqueur de Pas de précipité rouge brique. Absence de glucose
Fehling + chauffage
2. Urine patient B + Liqueur de Précipité rouge brique. Présence de glucose
Fehling + chauffage
3. Urine patient A + Chauffage Mélanges limpides Absence de l’albumine
+ Acide acétique
4. Urine patient C + Chauffage + Mélanges troubles qui ne Présence de l’albumine
Acide acétique disparaissent en chauffant.

Bilan : La présence d’albumine ou du glucose dans l’urine signifie que la personne est malade
donc le glucose et l’albumine sont des constituants anormaux de l’urine.
Lorsque le taux de glucose est élevé dans le sang (hyperglycémie), l’excédent de glucose est
éliminé dans l’urine. La présence anormale de glucose dans l’urine est la glycosurie, c’est un
signe de diabète.
L’albumine, une protéine sanguine peut se retrouver dans l’urine, on parle d’albuminurie. C’est
un signe d’insuffisance rénale. La présence des protéines indique une lésion des néphrons.
NB : Dans le cas des maladies, on utilise des bandelettes test, plongées dans un échantillon
d’urine. La couleur obtenue est comparée par la suite à celle de référence. Une couleur
différente témoigne d’une concentration élevée en albumine ou en glucose.
3. Les constituants accidentels de l’urine.
Dans certaines circonstances, l’urine peut contenir de l’alcool, des médicaments ou des
pigments (colorations) de certains aliments.

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Remarque : Les personnes qui souffrent d'un mauvais fonctionnement des reins sont obligés
d'utiliser le rein artificiel ; C’est un appareil qui assure l'épuration du sang par élimination des
déchets qui sont normalement éliminés dans les urines.

SEQUENCE VI : L’EXCRETION URINAIRE DANS LA REGULATION DU MILIEU


INTERIEUR.
Activité 07 : Déduis la notion de régulation du milieu intérieur, à partir du rôle du rein dans
l’élimination des déchets et dans la réabsorption.
VI. La régulation du milieu intérieur : équilibre hydrominéral.
Les reins assurent deux fonctions :
1. Fonction épuratrice.
Les reins réalisent l’épuration du sang puisqu’ils en extraient les déchets. Par ailleurs, le rien
réajuste les sorties et entrées d’eau pour maintenir constant le milieu intérieur.
Exemple : si une personne absorbe une quantité importante d’eau, on constate une
augmentation importante de la quantité d’urine émise dans les deux heures qui suivent
l’ingestion. Il en est de même pour les sels minéraux comme les chlorures (sodium).
2. Fonction régulatrice.
Les reins contribuent ainsi à maintenir constant le volume et la composition du milieu intérieur.

Conclusion.
Grâce à l’appareil urinaire, l’urine élaborée par les reins est expulsée hors de l’organisme.
L’urine renferme des déchets provenant du fonctionnement des organes. Les reins interviennent
aussi dans la régulation du milieu intérieur.

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THEME III : Immunité - Dysfonctionnement du système
immunitaire - cas de l’infection au VIH / SIDA (22H).

Leçon N°07 : L’immunité et la réponse immunitaire (06h).

Introduction.
L’organisme se trouve en contact permanent avec de nombreux microbes dont beaucoup sont
pathogènes car provoquent des maladies. L’organisme se défend contre les agressions
microbiennes grâce à un mécanisme appelé réponse immunitaire. Il existe deux types de
réponse immunitaire : la réponse immunitaire non spécifique et la réponse immunitaire
spécifique.
✓ Quelle est la réaction de l’organisme face à ce phénomène ?
✓ Quels sont les organes et les cellules qui interviennent dans chaque type ?
✓ Quels sont les mécanismes de chaque type d’immunité ?

SEQUENCE I : LA REPONSE IMMUNITAIRE NON SPECIFIQUE.


Activité 01 : Ordonne les étapes de la réaction inflammatoire à partir de photos.
I. La réponse immunitaire non spécifique.
C’est la réaction défensive de l’organisme face à un corps étranger envahisseur. C’est la 2ème
ligne de défense de l’organisme après les barrières naturelles (la peau et les muqueuses) qui
constituent la première ligne de défense en empêchant la contamination. La réaction
immunitaire non spécifique (dirigée contre toutes sorte de microbes) se réalise selon deux
mécanismes successifs : la réaction inflammatoire (l’inflammation) et la phagocytose.
1. La réaction inflammatoire.
Les figures 1 et 2 du document 01 ci-dessous traduisent les conséquences d’une blessure non
désinfectée :

Blessure

Document 01 : Déroulement d’une réaction inflammatoire.


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La réaction inflammatoire est la réponse localisée et immédiate que déclenche l’organisme suite
à l’entrée d’éléments étrangers. Elle se traduit par quatre symptômes : la rougeur, la chaleur, le
gonflement de la plaie et la douleur. En parallèle les leucocytes phagocytent les microbes.
✓ La rougeur : due à la dilatation locale des vaisseaux sanguins et augmentation du flux
sanguin.
✓ La chaleur : due à la dilatation des vaisseaux sanguins et augmentation du flux sanguin.
✓ Le gonflement : dû au passage du plasma et des leucocytes dans les tissus lésés : c’est la
diapédèse.
✓ La douleur : due à l’excitation des terminaisons de fibres sensitives de la peau par les
substances secrétées par les microbes.
Cette réaction inflammatoire est rapide, immédiate, innée, naturelle et stoppe généralement la
prolifération des microbes et assure la guérison et la cicatrisation.

Activité 02 : Décris le mécanisme de la phagocytose à partir de schémas.


2. Le mécanisme de la phagocytose.
Après leur diapédèse, les phagocytes capturent les éléments étrangers, les ingèrent dans des
vacuoles phagocytaires, puis les détruisent grâce à des enzymes digestives, pour enfin, en
expulser les débris : C’est la phagocytose. C’est est une réaction cellulaire mécanique, elle se
déroule en 4 phases :

a. L’adhésion ou fixation : le phagocyte s’approche et s’accole au microbe.


b. L’ingestion : le phagocyte forme des prolongements cytoplasmiques appelés
pseudopodes pour emprisonner le microbe dans une vésicule membranaire.
c. La digestion : les lysosomes du phagocyte s’accolent à la vésicule pour former un
complexe appelé le phagosome ; les lysosomes libèrent des enzymes qui digèrent la bactérie.
d. La sécrétion ou expulsion : les débris microbiens sont rejetés hors du phagocyte.
Remarque : La phagocytose est une réponse immunitaire : innée, immédiate, rapide, naturelle.

SEQUENCE II : LA REPONSE IMMUNITAIRE SPECIFIQUE.


Activité 03 : Interprète les résultats d’expériences mettant en évidence la production
d’anticorps à la suite d’un contact de l’organisme avec un corps étranger (antigène).
II. La réponse immunitaire spécifique.
C’est la réaction défensive de l’organisme chargée de combattre un type particulier de corps
étranger. Elle constitue la troisième ligne de défense qui s’attaque aux microbes ayant résisté à

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la phagocytose. La réponse immunitaire spécifique est assurée par les leucocytes appelés
lymphocytes dont les lymphocytes T (LT) et les lymphocytes B (LB).
Les lymphocytes B produisent des anticorps qui agissent contre les antigènes qui pénètrent dans
l’organisme. Les lymphocytes T détruisent directement les particules étrangères.
1. Notion d’anticorps et d’antigènes.
L’organisme en présence de microbes ou de toxines microbiennes se défend en secrétant des
substances capables de détruire des antigènes. Ces substances appelées anticorps sont des
molécules en forme de Y produites par les lymphocytes qui sur les antigènes, les neutralisent
et facilitent la phagocytose. Les antigènes sont des molécules qui sont reconnues étrangères par
l’organisme et qui déclenche une réaction de défense. Les antigènes sont portés par les
microbes, les toxines et les autres corps étrangers.

Activité 04 : Décris les différentes parties d’une courbe de production d’anticorps à la suite
de contacts successifs de l’organisme avec un antigène.
2. Évolution de la production d’anticorps.
Le graphique ci-contre représente l’évolution de la quantité des anticorps dans le sang d’une
personne atteinte de tétanos en fonction du temps (jours).

Document 03 : Evolution des quantités d’anticorps et d’antigènes suite à une contamination.

✓ Analyse :
De 0 à 6 jours, on observe que le taux des toxines tétaniques augmente puis diminue légèrement.
Après le 5eme jour, on observe l’apparition des anticorps puis leur taux augmente.
✓ Interprétation :
La toxine tétanique est un antigène. Quand le taux des anticorps commence à augmenter, celui
des toxines diminue. On dit que ces anticorps neutralisent ces corps étrangers.

Activité 05 : Interprète les différentes parties identifiées. En déduire les notions de réponse
primaire, de réponse secondaire et de mémoire immunitaire.
3. Les notions de : réponse primaire, réponse secondaire et mémoire immunitaire.
➢ Expérience :
On injecte, à une souris, un antigène A et on mesure le taux plasmatique d’anticorps anti-A.
Lorsque ce taux est devenu presque nul (au bout de 4 semaines), on pratique une seconde
injection du même antigène. On dose, dans le plasma, les taux d’anticorps anti-A.

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Document 04 : Evolution du taux d’anticorps spécifiques dans le plasma sanguin à la suite


de deux contacts successifs avec le même antigène.

➢ Analyse :
✓ Au premier contact avec l’antigène, l’organisme ne produit pas immédiatement
d’anticorps, il s’écoule, avant leur production, un temps de latence (délai d’une semaine).
Ensuite le taux d’anticorps augmente puis diminue progressivement au bout de trois semaines,
c’est la réponse primaire.
✓ Lors du deuxième contact, l’apparition d’anticorps est beaucoup plus élevée et il persiste
plus longtemps dans le sang, c’est la réponse secondaire.
➢ Interprétation :
La production d’anticorps est beaucoup plus rapide et plus importante lors du deuxième contact
avec un antigène de même nature, car des cellules sont déjà prêtes à réagir à l’arrivée de
l’antigène déjà présenté. Donc l’organisme se souvenait de cet ancien agresseur ; il existe donc
une mémoire immunitaire.
NB : Après une infection, l’organisme garde la mémoire des antigènes grâce à des lymphocytes
B et T mémoires ; leur présence permet une réaction immunitaire plus rapide. Cela explique,
d’une part, la sécrétion immédiate d’anticorps et, d’autre part, le taux important des anticorps
sécrétés.
1ére injection 2éme injection
La vitesse de la réponse Réponse lente Réponse rapide
La quantité des anticorps Faible production d’anticorps Grande production d’anticorps

Activité 05 : Interprète les résultats d’expériences montrant l’action d’anticorps différents


sur des antigènes différents. En déduire la spécificité des anticorps.
4. La spécificité des anticorps.
✓ Expérience :
La diphtérie et le tétanos sont des maladies provoquées par des bactéries. Ces dernières libèrent
dans l'organisme des toxines, antigènes à l'origine de la réaction de l'organisme. Ces graves
infections peuvent être mortelles en l'absence de traitement.
NB : toxine = substance toxique sécrétée par les microbes ; anatoxine = toxine atténuée
(inoffensive).

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Document 05 : Mise en évidence de la spécificité de l’anticorps pour l’antigène.


✓ Analyse :
➢ Le lapin A meurt à cause du tétanos qui est dû aux bactéries injectées (Toxine tétanique).
Il n’est pas immunisé contre le tétanos.
➢ Le lapin B survit car on a injecté de l’anatoxine tétanique et 15 jours plus tard on a injecté
la toxine tétanique. Il est immunisé contre le tétanos.
➢ Le lapin C meurt car il est immunisé contre le tétanos et non pas contre la diphtérie.
✓ Interprétation :
L’injection d’anatoxine tétanique au lapin B a entrainé la production d’anticorps anti-tétaniques
dans son organisme. Ces anticorps protègent le lapin B contre la toxine tétanique mortelle, il
acquit une immunité contre le tétanos donc c’est une immunité acquise. Les anticorps anti-
tétaniques produits par l’organisme du lapin B à la suite de l’injection d’anatoxine tétanique ne
le protègent pas contre la toxine diphtérique mortelle.
✓ Conclusion :
Un anticorps ne peut neutraliser que l’antigène pour lequel il est produit. On dit qu’il est
spécifique à l’antigène. La spécificité d’un anticorps à un antigène réside dans sa capacité à se
fixer à l’antigène pour le neutraliser. La neutralisation d’un antigène par son anticorps
spécifique est appelée agglutination. La réponse immunitaire qui fait intervenir les anticorps
s’appelle une réponse immunitaire à voie humorale.
NB : La réponse immunitaire spécifique est donc : acquise, humorale et présente une mémoire
immunitaire.

SEQUENCE III : L’IMMUNITE.


Activité 06 : Découvre, puis définis la notion d’immunité à partir de pré acquis et/ou de
textes scientifiques.
III. Notion d’immunité.
L’immunité est la capacité de l’organisme à se défendre contre les corps étrangers envahisseurs.
Chaque organisme est unique. Ainsi, l’organisme protège et conserve ce qui lui est propre, le
« soi ». Il s’oppose et combat ce qui lui est étranger, le « non soi ».
On distingue deux types d’immunité : l’immunité naturelle ou innée et l’immunité acquise.
• L’immunité naturelle ou innée se déroule de la même façon dans tous les organismes de la
même espèce, elle correspond à l’immunité non spécifique.

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• L’immunité acquise se développe dans un organisme déjà infecté, c’est l’immunité


spécifique.

Conclusion.
La réponse immunitaire permet à l’organisme de se défendre contre les agressions
microbiennes. Les moyens de défense font intervenir différentes catégories de leucocytes : les
phagocytes (immunité non spécifique) et les lymphocytes B et T (immunité spécifique, acquise
et mémorisable).

Exercice d’application 01 :

Protocole expérimental Résultats Interprétation


1. On injecte de la toxine tétanique à La souris A meurt à cause du tétanos.
la souris A. La souris A Elle n’est pas immunisée contre le
meurt tétanos.
2. On injecte de la toxine La souris B meurt à cause de la diphtérie.
diphtérique à la souris B. La souris B Elle n’est pas immunisée contre la
meurt diphtérie.
3. On injecte de l’anatoxine La souris C survit car on a injecté de
tétanique à la souris C. Après 15 La souris C l’anatoxine tétanique et 15 jours plus tard
jours, On injecte de la toxine survit on a injecté la toxine tétanique. Elle est
tétanique à la souris C. immunisée contre le tétanos.
4. On injecte de l’anatoxine La souris D meurt car elle est immunisée
tétanique à la souris D. Après 15 La souris D contre le tétanos et non pas contre la
jours, On injecte de la toxine meurt. diphtérie.
diphtérique à la souris D.
5. On fait un transfert de sérum de la La souris E survit grâce à l’injection du
souris C à la souris E. Le même jour, La souris E sérum qui contient des anticorps
On injecte de la toxine tétanique à la survit. provenant de la souris C guérie du
souris E. tétanos.
6. On fait un transfert de La souris F La souris F meurt à cause du tétanos. Les
lymphocytes de la souris C à la meurt lymphocytes prélevés de la souris C n’ont
souris F. Le même jour, On injecte pas transmis l’immunité à la souris F.
de la toxine tétanique à la souris F.

NB : La voie humorale fait référence au processus d’immunité qui consiste en la production


d’anticorps spécifiques par les lymphocytes B pour lutter contre les agents infectieux
extracellulaires. Aussi appelé immunité à médiation humorale, ce système s’opère
principalement par voie sanguine. Une fois activés, les lymphocytes B se transforment en
plasmocytes, capables de fabriquer des anticorps. Ces anticorps sont fabriqués tout au long de
notre vie et apparaissent dans notre sang après un premier contact avec l’antigène.
De son côté, l’immunité cellulaire, assurée par les lymphocytes T, détruit directement les
cellules infectées par les agents pathogènes par tels que les virus et les parasites.

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Leçon N°08 : Le système immunitaire (04h).

Introduction.
L’Homme est en contact permanent avec des micro-organismes potentiellement pathogènes :
les virus, les bactéries, les parasites… mais le corps humain lutte contre eux à l’aide du système
immunitaire. Le système immunitaire peut être défini comme le système grâce auquel
l’organisme se défend contre les éléments qui lui sont étrangers et contre ses propres éléments
qui présentent des anomalies (cancérisation ; vieillissement). Il est constitué des organes, tissus
et cellules intervenant dans la défense de l’organisme contre les corps étrangers.
✓ Quels sont les différents organes du système immunitaire ?

SEQUENCE I : LES ORGANES DU SYSTEME IMMUNITAIRE.


Activité 01 : Interprète des résultats d’observations cliniques et des résultats d’expériences
pour identifier les différents organes du système immunitaire.
I. Les organes du système immunitaire.
Les organes du système immunitaire (organes lymphoïdes) c’est l’ensemble des organes au
niveau desquels se forment où se regroupent les cellules immunitaires. On en distingue deux
types : les organes lymphoïdes primaires et les organes lymphoïdes secondaires.

Document 01 : Schémas montrant les différents organes du système immunitaire.

1. Les organes lymphoïdes primaires ou centraux.


Ils constituent le lieu de formation ou de maturation des cellules immunitaires. Il s’agit de la
moelle osseuse (ou moelle rouge des os) et le thymus.
Dans la moelle osseuse se forment les cellules souches des leucocytes dont certaines migrent
dans le thymus. Celles qui restent dans la moelle osseuse se transforment en polynucléaires et
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en mononucléaires dont les lymphocytes B. Celles qui migrent dans le thymus se transforment
en lymphocytes T qui y subissent leur maturation.
2. Les organes lymphoïdes secondaires ou périphériques.
Ils constituent le lieu de stockage, de passage des cellules de l’immunité. Il s’agit de
l’amygdales, la rates et les ganglions de (aisselle, cou, abdominaux, aine).
Les organes du système immunitaire sont reliés entre eux par le sang et la lymphe qui
constituent le milieu intérieur, espace d’expression du système immunitaire.

SEQUENCE II : LES CELLULES DU SYSTEME IMMUNITAIRE.


Activité 02 : Décris les différents types de leucocytes à partir de l’observation microscopique
d’une préparation de commerce (coupe de rate, de thymus, de ganglions lymphatiques).
II. Les cellules du système immunitaire.
1. Différents types de leucocytes et leur rôle.
Les cellules du système immunitaire sont les leucocytes ou globules blancs. Parmi les
leucocytes, on distingue les polynucléaires et les mononucléaires (monocytes, lymphocytes).
a. Les polynucléaires.
Ils présentent un noyau polylobé et un cytoplasme granuleux d’où leur nom les granulocytes et
ce sont des cellules phagocytaires.
b. Les mononucléaires
Ils ont un noyau simple. Ils sont de deux types : les monocytes et les lymphocytes.
✓ Les monocytes : Ce sont de grosse cellule ayant un noyau arqué. Quand ils pénètrent dans
un tissu, ils subissent des modifications morphologiques et fonctionnelles qui les transforment
en macrophages capables de réaliser la phagocytose.
✓ Les lymphocytes : Ils ont un noyau rond. Ils sont chargés de l’immunité spécifique. Il
existe deux types de lymphocyte qui ont des rôles différents :
• Les lymphocytes B : Ce sont les cellules qui produisent les anticorps. Lorsqu’un
lymphocyte entre en contact avec l’antigène duquel, il est activé, ill se multiplie alors
activement, produisant de nombreux lymphocytes B spécifiques de cet antigène puis ils se
transforment en plasmocytes, cellules sécrétrices des anticorps.
• Les lymphocytes T : Ils représentent 70% de tous les lymphocytes. On les appelle les
lymphocytes ‹‹ tueurs ››, ils entrent en contact avec les cellules étrangères ou anormales en les
détruisant sans qu’il y’ait phagocytose.

Document 02 : Observation microscopique d’un frottis sanguin humain.


Conclusion.
La défense de l’organisme fait intervenir les différentes catégories de leucocytes qui coopèrent :
les phagocytes ‘immunité non spécifiques) et les lymphocytes (immunité acquise, spécifique et
mémorisable). La réponse est réalisée directement par des cellules (médiation cellulaire) ou par
l’intermédiaire des anticorps (médiation humorale).

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Leçon N°09 : Un autre exemple de spécificité immunologique :
Les groupes sanguins (04h).

Introduction.
L’immunité ne se manifeste pas seulement en cas d’agression microbienne ; tout ce qui est
étranger à l’organisme est considéré comme antigène et provoque la fabrication d’anticorps.
Dans certains cas, anticorps peuvent être naturellement présents dans l’organisme. C’est le cas
de certains anticorps du sang qui caractérisent ainsi les groupes sanguins.
✓ Comment se manifeste l’immunité lors des transfusions sanguines ?
✓ Comment se manifeste l’immunité lors des opérations de greffes d’organes ?

SEQUENCE I : NOTION DE GROUPES SANGUINS.


Activité 01 : Relève dans un texte scientifique les circonstances de la découverte des groupes
sanguins.
I. Notion de groupes sanguins.
Pour déterminer le groupe sanguin d’une personne, on fait agir, sur ses globules rouges, des
sérums-tests connus. Ceux-ci entraînent, si le sérum contient des anticorps correspond aux
antigènes présents sur les globules rouges, une réaction dite d’agglutination. Selon le groupe,
les globules rouges sont agglutinés par un sérum-test particulier :
➢ Sérum-test contenant des anticorps anti-B pour un sang de groupe B ou AB ;
➢ Sérum-test contenant des anticorps Anti-A pour un sang de groupe A ou AB ;
➢ Un sang de groupe O ne s’agglutine avec aucun sérum-test.
Le tableau ci-dessous représente les résultats de tests qui consistent à mélanger le sang de
groupe sanguins différents avec des sérums-tests connus contenant des anticorps anti-A et anti-
B.
Épreuve de Berth -Vincent Épreuve de Simonin Sérum-test
(Sérums-tests) (Hématies-tests) Anti Rh
Anti-A Anti-B Anti-A Groupe Hématies Hématies Groupe
et sanguin test A test B sanguin G.S
Anti-B
+ - + A - + A + (A+)
- + + B + - B - (B-)
+ + + AB - - AB + (AB+)
- - - O + + O - (0-)
NB : (+) : présence agglutination et (-) : absence agglutination.

Il existe de manière générale quatre groupes sanguins A, B, AB et O. Chacun des groupes


sanguins du système ABO est caractérisé par :
✓ L’absence ou la présence d’agglutinogène (antigène) A ou B sur la membrane des
hématies.
✓ La présence ou l’absence d’agglutinines ou d’anticorps Anti-A ou anti-B dans le sérum.
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SEQUENCE II : LES TRANSFUSIONS SANGUINES.


Activité 02 : Découvre les notions de compatibilité et d’incompatibilité à partir d’exemples
de transfusions sanguines.
II. Les transfusions sanguines.
1. Notion de compatibilité et d’incompatibilité.
a. Expérience :
Sur une lame de verre, on mélange deux gouttes de sang provenant de deux individus différents.
Deux cas sont observés :
✓ Premier cas : on obtient un mélange homogène, c'est-à-dire le mélange se fait
parfaitement : on dit que les sangs sont compatibles.
✓ Deuxième cas : on obtient un mélange hétérogène, c'est-à-dire il se forme de petits
grumeaux : on dit que les deux sangs sont incompatibles.
b. Interprétation :
A la surface de chaque hématie, se trouve un antigène ou agglutinogène tandis que dans le
sérum du même sang se trouve des anticorps ou agglutinines.
Dans un mélange de sangs différents et non compatibles, il y’a agglutination.
L’agglutination est une réaction de défense immunitaire : les anticorps spécifiques contenus
dans l’un des sangs vont neutraliser les antigènes contenus dans l’autre sang.
NB : Lorsque les sangs de deux individus peuvent se mélanger sans s’agglutiner, on dit que ces
sangs sont compatibles. Dans le cas contraire, ils ne sont pas compatibles.

Activité 03 : Représente par un schéma fonctionnel les différentes transfusions sanguines


possibles et sans risques d’agglutination à partir de résultats de tests.
2. Schéma des différents types de transfusion sanguine sans risques.
Le tableau suivant résume les compatibilités entre les différents groupes sanguins des donneurs
et des receveurs pour les transfusions sanguines. Ainsi, le groupe O est destiné à tout le monde
: on l'appelle « donneur universel ». On utilisera donc, entre autres, du sang O dans les situations
d'urgence. A l'inverse, le groupe AB peut recevoir du sang de tous les groupes sanguins : c'est
donc le groupe appelé « receveur universel ». Toutefois, dans la majorité des cas, les receveurs
sont transfusés avec le sang d'un donneur de leur propre groupe sanguin. C'est donc dire qu'un
receveur A va recevoir du sang d'un donneur A.

Document 03 : Schéma fonctionnel des différentes transfusion sanguines possibles.

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Activité 04 : Interprète des résultats de tests d’agglutination des hématies pour en déduire
l’existence de quatre groupes sanguins.
3. Le système ABO.
Le système [ABO] se caractérise par la présence à la surface des globules rouges, soit d’un
antigène A (groupe A), soit d’un antigène B (groupe B), soit des deux (groupes AB). En
l’absence des antigènes A et B, la personne appartient au groupe O.
Les antigènes présents à la surface des hématies d’un individu déterminent son groupe sanguin.
Un individu du groupe A possède des anticorps anti-B, un individu du groupe B possède des
anticorps anti-A, un individu du groupe AB est dépourvu d’anticorps et un individu du groupe
O a des anticorps anti-A et anti-B.

Document 02 : Caractéristiques des quatre groupes sanguins du système ABO.

4. La transmission des groupes sanguins.


Le groupe sanguin est héréditaire, il dépend des parents de chaque enfant, sachant que les
enfants d'une même fratrie peuvent avoir des groupes sanguins différents.
Il n'est pas toujours possible de connaître à l'avance le groupe sanguin de son enfant. Pour vous
aider à vous y retrouver, nous avons complété le tableau ci-dessous :
Père Groupe [A] Groupe [B] Groupe [AB] Groupe [O]
Mère (A/O) (B/O) (A/B) (O/O)
Groupe [A] [A] ou [O] [A] ou [B] ou [A] ou [B] ou [AB] [A] ou [O]
(A/O) [AB] ou [O]
Groupe [B] [A] ou [B] ou [B] ou [O] [A] ou [B] ou [AB] [B] ou [O]
(B/O) [AB] ou [O]
Groupe [AB] [A] ou [B] ou [A] ou [B] ou [A] ou [B] ou [AB] [A] ou [B]
(A/B) [AB] [AB]
Groupe [O] [A] ou [O] [B] ou [O] [A] ou [B] [O]
(O/O)
Tableau 01 : Transmission des groupes sanguins.

NB : Le groupe sanguin de l’enfant est également déterminé avec l’indication du facteur rhésus
+ ou -. Sachant que le rhésus positif est dominant et que le rhésus négatif est récessif.

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5. Le système rhésus.
La découverte d’un nouvel antigène appelé facteur Rhésus a conduit à une nouvelle appellation
des groupes sanguins. Ainsi, lorsqu’un individu du groupe B possède sur ses hématies
l’antigène Rhésus, on notera qu’il est du groupe B Rhésus positif (ou B Rh+ ou B+). Par contre,
si l’antigène Rhésus est absent, on notera B Rhésus négatif (ou B Rh- ou B-).
Le facteur rhésus pose problème à l’intérieur du même groupe :
➢ Lors de la transfusion de sang rhésus+ dans un organisme de sang rhésus-, il apparait des
anticorps anti-rhésus. Pour les autres transfusions de sang toujours rhésus+ au même organisme
de sang rhésus-, les anticorps anti-rhésus s’attaque aux globules rouges Rh+, créant ainsi une
agglutination.
➢ Les mariages entre un homme Rh+ et une femme Rh- peuvent présenter des obstacles si
certaines précautions ne sont pas prises. En effet une femme Rh- qui met au monde un enfant
Rh+ risque de ne pouvoir plus avoir d’enfant à la longue car son organisme s’opposera à toute
formation de ce type d’individu. En effet lors d’une deuxième grossesse, les anticorps anti-Rh
peuvent à travers le placenta attaquer les globules rouges du fœtus ce qui entraine une fausse
couche. Il est possible de contourner le problème du Rh en donnant à la femme des médicaments
prolongeant le fœtus durant toute la durée de la grossesse.
6. Les greffes et les rejets d’organes.
Dans certaines opérations de greffe, le morceau implanté ou greffon est rejeté au bout d’un
certain temps lorsqu’il provient d’un autre individu. Il y a donc reconnaissance par l’organisme
du « soi » et du « non soi ». La chirurgie moderne permet à l’organisme d’un individu
d’accepter un tissu, un organe ou un fragment d’organe étranger mais dans certaines conditions.
a. Expériences :
✓ Expérience 01 : On greffe à un individu A deux coupons de peau, l’un provenant de lui-
même, l’autre provenant d’un autre individu B. Au but de 12 jours, le greffon A est conservé
alors que B est rejeté.
✓ Expérience 02 : Si on fait une nouvelle greffe de coupon de B à l’individu A, le rejet se
fait au bout de 3 à 4 jours.
✓ Expérience 03 : On greffe à l’individu A un coupon de peau provenant d’un autre individu
C. Au bout de 12 jours C est rejeté.
b. Interprétations :
✓ Situation 01 : L’organisme reconnait et accepte ce qui est à lui c’est-à-dire d le soi. Il rejette
ce qui n’est pas à lui c’est-à-dire le non soi.
✓ Situation 02 : Le rejet du coupon B (non soi) est plus rapide (3 à 4 jours) que dans la
première expérience ceci s’explique par l’existence de cellules mémoires qui gardent en
mémoire l’organe étranger (le non soi).
✓ Situation 03 : La mémoire du rejet de B n’est pas valable pour C, on dit qu’elle est
spécifique.

Conclusion.
Notre organisme est capable de distinguer ce qui lui est propre, le « soi », de ce qui lui est
étranger, le « non-soi ». Cette reconnaissance est basée sur la forme de certaines protéines
(antigène) présente à la surface des cellules.

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Leçon N°10 : Aide à l’immunité (04h).

Introduction.
Les défenses naturelles de l’organisme ne suffisent pas toujours pour vaincre les agressions
microbiennes. Il est alors nécessaire de renforcer les moyens de défense du système immunitaire
par des actions complémentaires (prévention et traitement) pour lutter contre les infections.
✓ Qu’est-ce que la vaccination ?
✓ Qu’est-ce que la sérothérapie ?

SEQUENCE I : LA PREVENTION : LA VACCINATION.


Activité 01 : Relève dans un texte historique sur la vaccination, les circonstances des
découvertes scientifiques qui sont à l’origine de la vaccination ainsi que le principe de la
vaccination.
I. La prévention : la vaccination.
C’est une méthode qui permet de prévenir une maladie (ou infection) en protégeant l’organisme
contre une infection ultérieure contre le même germe.
Le vaccin est une préparation contenant des microbes non dangereux (antigène, toxine atténuée)
dont l’injection à un sujet entraîne une production d’anticorps et de cellules mémoires
spécifiques.
1. Principe de la vaccination.
Le principe est le même pour tous les vaccins l’antigène est atténué. La réaction de l’organisme
met plusieurs jours à se mettre en place : c’est l’immunité tardive ce qui laisse souvent à la
maladie le temps de se développer. Une fois acquise, l’immunité est dite active et de longue
durée. On procède à une vaccination de rappel qui assure une immunité immédiate (grâce à la
mémoire immunitaire) et une importante production d’anticorps : c’est l’hyper immunisation.

Activité 02 : Mets en relation des résultats d’expériences pour expliquer l’importance des
vaccinations de rappels.
2. Vaccinations de rappels.
La courbe ci-dessous représente la
concentration d’anticorps produits par un
organisme à la suite de plusieurs
vaccinations.
➢ Description :
A la suite de la première injection, il y a
une faible production d’anticorps. La
deuxième injection entraîne une
augmentation rapide et importante du
taux d’anticorps dans le sang qui
commence à diminuer 30 jours après. La
troisième injection (injection de rappel)
déclenche une production d’anticorps Document 01 : Evolution de la concentration d’anticorps
importante qui reste élevé et constant suite à de multiples injections d’un vaccin.
pour une durée plus longue.
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➢ Interprétation :
• La production d’anticorps est lente après la première injection car les lymphocytes B ayant
reconnu l’antigène ne sont pas nombreux.
• Lors des deux autres injections, appelés vaccination de rappels, la plupart des lymphocytes
B deviennent des cellules sécrétrices d’anticorps grâce aux cellules appelés lymphocytes B
mémoires qui avaient gardé toutes les informations sur l’antigène déjà présenté.
• Le principe du vaccin est basé sur cette capacité de mémoire (mémoire immunitaire) : les
vaccinations de rappels permettent d’entretenir cette mémoire ; la personne vaccinée dispose
ainsi d’une quantité importante d’anticorps suffisant pour l’immuniser contre l’antigène : on
parle de mémoire d’hyper immunisation.

SEQUENCE II : LE TRAITEMENT : LA SÉROTHÉRAPIE.


Activité 03 : Relève dans un texte historique, les circonstances des découvertes scientifiques
qui sont à l’origine de la sérothérapie ainsi que le principe de la sérothérapie.
II. Le traitement : la sérothérapie.
C’est l’utilisation d’un sérum d’un animal déjà immunisé (contenant des anticorps) pour lutter
contre une infection. L’injection de ce sérum augmente brusquement en pendant quelques jours
le taux d’anticorps du malade. Il lui confère une immunité passagère, passive et de courte durée.
Cette immunité permet à l’organisme de la personne malade de fabriquer ses propres anticorps
qui agiront contre l’antigène. Le sérum a donc un rôle curatif.
1. Le principe de la sérothérapie.
Ce principe consiste à injecter du sérum contenant des anticorps.
On constate, dès l’injection, une
augmentation rapide du taux d’anticorps
antitétanique jusqu’à atteindre son
maximum dans le sang du receveur.
Ensuite le taux d’anticorps diminue
progressivement pour disparaître 6
semaines après. Ce sérum permet : une
immunité immédiate et une efficacité de
courte durée. Elle permet immédiatement
de signer un individu malade. Elle a une
action curative.
Document 02 : Evolution du taux d’anticorps antitétanique suite à une injection de sérum.

Activité 04 : Compare les principes de la vaccination et de la sérothérapie pour découvrir les


différences entre le vaccin et le sérum.
2. Différences entre vaccin et sérum.
La connaissance du fonctionnement du système immunitaire a permis d’élaborer des
moyens d’aide. La vaccination, la sérothérapie sont les principaux moyens d’aide pour
notre système immunitaire.
Le vaccin entraîne la formation d’anticorps et de cellules mémoires prêtes à intervenir
contre des microbes provoquant des maladies graves. Il active le système immunitaire.

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Il est préventif et durable. Le sérum confère à l’organisme une immunité passive. Son
action est immédiate, curative et de courte durée.
Produit Délais Durée de Type de Type
injecté
permettant la protection traitement d’immunité
protection
La vaccination Antigène Retardé (lente) Durable Préventif Active
La sérothérapie Anticorps Immédiat Temporaire Curatif Passive
(rapide)
Tableau 01 : Comparaison entre vaccin et sérum.

Activité 05 : Mets en relation des résultats d’expériences pour expliquer l’importance de la


sérovaccination.
3. L’importance de la sérovaccination.
La sérovaccination consiste en une injection en même temps du vaccin et du sérum en deux
endroits différents (pour éviter une réaction entre les anticorps du sérum et les antigènes du
vaccin, ce qui annulerait le traitement). Elle réunit les avantages de la sérothérapie et ceux de
la vaccination en offrant une immunité immédiate (grâce aux anticorps apportés par le sérum)
et durable (grâce aux anticorps qui seront fabriqués suite à la vaccination). La sérovaccination
permet donc de soigner immédiatement et de protéger plus longtemps.

Document 03 : Évolution du taux d’antitoxine tétanique suite à une sérovaccination en fonction du temps.

SÉQUENCE III : L’ANTIBIOTHÉRAPIE.


Activité 06 : Détermine la sensibilité des bactéries aux différents antibiotiques.
III. L’Antibiothérapie.
C’est l’utilisation des antibiotiques pour traiter les infections microbiennes. Les antibiotiques
sont des substances antimicrobiennes produites par des microorganismes (moisissures,
bactéries). Ils agissent à l’intérieur de l’organisme pour lutter contre la multiplication des
bactéries.

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Activité 07 : Relève dans un texte historique, les circonstances des découvertes scientifiques
qui sont à l’origine de l’antibiothérapie ainsi que le principe de l’antibiothérapie.
1. Principe de l’antibiothérapie.
Chaque antibiotique est efficace contre certaines bactéries et inefficace contre d’autres.
Certains antibiotiques sont dits :
✓ Bactéricides : ils tuent les bactéries ;
✓ Bactériostatiques : ils empêchent la multiplication des bactéries sans les tuer ;
✓ Bactériolytiques : ils lisent et détruisent la paroi des bactéries.
En cas d’infection, il convient d’utiliser l’antibiotique le plus efficace contre le microbe
responsable. Grâce à la technique de l’antibiogramme, on a pu identifier pour la plupart des
microbes, l’antibiotique le plus efficace. L’antibiothérapie est une méthode curative.

Activité 08 : Interprète des résultats d’un antibiogramme pour en déduire l’antibiotique le


plus efficace sur un microbe.
2. L’antibiogramme.
Un antibiogramme est une technique utilisée au laboratoire pour déterminer la sensibilité d’un
microbe à des antibiotiques.
Dans une boite de pétri remplie de la gélose nutritive et de la bactérie que l'on étudie, on place
différents antibiotiques. Une auréole autour de l'antibiotique indique qu'il est efficace contre les
bactéries (l’auréole indique que la bactérie est détruite). Plus l'auréole est grande, plus
l'antibiotique est efficace. On peut par exemple placer plusieurs pastilles imbibées
d'antibiotiques sur une souche bactérienne déposée dans une boîte de Pétri.
NB : Attention un antibiotique est efficace uniquement contre les bactéries pas les virus.

Document 05 : Un antibiogramme.
Conclusion.
La vaccination, la sérothérapie et l’antibiothérapie sont des méthodes qui visent à aider
l’organisme à se défendre. L’hygiène et l’asepsie, sont aussi des moyens qui permettent à
l’organisme de prévenir les maladies infectieuses.

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Leçon N°11 : Dysfonctionnement du système immunitaire :
Cas de l’infection à V.I.H / SIDA (04h).

Introduction.
Le système immunitaire neutralise et élimine les éléments étrangers grâce à des défenses très
élaborées. Parfois, ce système présente des défaillances, on parle d’immunodéficience ou
dysfonctionnement du système immunitaire. Celle-ci peut être acquise : c’est le cas du sida.
✓ Quelles sont les caractéristiques de l’infection au VIH ?
✓ Comment le VIH se multiplie dans l’organisme ?
✓ Comment se fait la contamination ?
✓ Quels sont les moyens de prévention existant face au SIDA ?

SEQUENCE I : LES CARACTERISTIQUES DE L’INFECTION AU VIH.


Activité 01 : Relève, à partir de données épidémiologiques et de documents les
caractéristiques de l’infection au VIH / SIDA.
I. Les caractéristiques de l’infection au VIH.
1. Le VIH / SIDA.
Le Virus de l’Immunodéficience Humaine (VIH) est composé d’un assemblage de lipides et
de protéines qui enveloppent son matériel génétique l’ARN (Acide Ribonucléique). Il fait partie
du groupe des virus à ARN appelés rétrovirus. L’ARN viral est protégé par une enveloppe
protéique appelée la capside. Deux types de protéines sont intégrées à l’enveloppe virale : les
glycoprotéines 120 et 41 (gp 120 et gp 41). Le VIH affecte l’homme et provoque le Syndrome
de l’Immunodéficience Acquise (SIDA). Le VIH est présent dans le sang et dans divers liquides
biologique (sécrétions vaginales, sperme, lait maternel…).

Document 01 : Structure du VIH


Activité 02 : Découvre les notions de séropositivité et de séronégativité à partir des résultats
de tests de dépistage du VIH-SIDA.
2. Les notions de séropositivité et de séronégativité.
Pour savoir si une personne est infectée par le virus du sida (VIH), on pratique un test de
dépistage à partir d’une prise de sang. Un test de dépistage consiste à détecter la présence
d’anticorps anti-VIH sécrétés par l’organisme en réaction à l’infection.
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✓ Si le test de dépistage est positif, on dit que la personne est séropositive parce qu’elle est
infectée par le VIH et possède dans son sérum des anticorps anti-VIH (anticorps spécifiques du
VIH).
✓ Si le test de dépistage est négatif, on dit que la personne est séronégative donc elle n’est
pas infectée par le VIH et ne possède pas dans son sérum des anticorps anti-VIH.

Activité 03 : Relie, à partir de documents, la diminution du nombre de Lymphocytes et


l’augmentation du nombre de VIH pour découvrir l’évolution de l’infection.
3. L’évolution de l’infection.
a. Les manifestations du SIDA.
Le VIH s'attaque plus particulièrement aux lymphocytes T4. Ces lymphocytes sécrètent des
substances pour activer les réponses immunitaires spécifiques humorales et cellulaires. Le VIH
se multiplie à l’intérieur des lymphocytes T4 et ils deviennent des cellules cibles et seront par
la suite détruites par les lymphocytes T8. Les virus VIH libérés par une cellule infectée
envahissent d'autres cellules ; et le cycle continue. La destruction massive des lymphocytes T4
suite à une infection au VIH provoque donc un effondrement du système immunitaire
(immunodéficience). Plus le nombre de VIH augmente, plus le nombre de LT4 diminue. Parce
que le VIH pénètre dans les LT4 s’y multiplie et le détruit.
b. Les étapes de l’évolution de SIDA.
Elle est caractérisée par une évolution en trois phases :

Document 01 : Evolutions des quantités de virus, de lymphocytes T4, et d’anticorps, dans le


sang après une infection par le VIH.

c. La phase de la primo-infection :
Elle correspond aux premiers mois après la contamination :
• Le virus infecte les LT4 et se multiplie d'où l’augmentation du nombre de particules virales
circulantes et diminution du taux des LT4.
• Le système immunitaire, sensibilisé, des anticorps anti-VIH apparaissent dans le sang au
bout d'un à trois mois ; à partir de ce moment, le sujet est dit séropositif.
• Les anticorps neutralisent les virus circulants mais pas les virus se trouvant à l'état latent
dans un grand nombre de LT4.

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Au cours de cette phase le sujet ne présente pas de signes spécifiques à une contamination à
part les symptômes d'une grippe légère qui peuvent apparaître environ 6 semaines après la
contamination.
d. La phase asymptomatique :
Les virus restés à l'état latent se multiplient à vitesse lente d’où une diminution progressive du
taux sanguin des LT4 mais le sujet ne présente pas de symptômes particuliers : c'est un porteur
asymptomatique. Cette phase peut durer de quelques mois à plusieurs années
e. La phase symptomatique :
La vitesse de multiplication du virus devient élevée ; d’où la diminution importante du taux
sanguin des LT4 qui devient inférieur au seuil de 200 cellules/mm3.
La disparition massive de LT4 prive le système immunitaire de la coopération cellulaire
indispensable à toutes réponses immunitaires. Des infections répétées de la peau et des
muqueuses apparaissent puis l'organisme perd toute capacitée de défense.

SEQUENCE II : LA TRANSMISSION ET LES MOYENS DE PREVENTION.


Activité 04 : Recherche, à partir d’enquêtes et de documents les modes de transmission et
les méthodes de prévention. Présente les résultats sous forme d’exposé.
II. La transmission du V.I.H / SIDA et les moyens de prévention.
1. Les modes de transmission.
Le SIDA se transmet par :
➢ Voie sexuelle : les rapports sexuels avec pénétration sans préservatif lorsque l’un des
partenaires est atteint par le VIH ou si aucun d’eux n’est la certitude d’être atteint par le VIH.
➢ Voie sanguine : avec l’utilisation d’instruments souillés tels que les rasoirs, les seringues,
les aiguilles…
➢ Voie de la mère à l’enfant : durant la grossesse, pendant l’accouchement et lors de
l’allaitement. Aujourd’hui, on peut prévenir l’infection des nouveau-nés par le dépistage des
femmes enceintes et par la prise d’ARV (antirétroviraux).
2. Les méthodes de prévention.
Il n’existe pas encore de vaccins contre le VIH et les médicaments sont peu nombreux, d’un
cout élevé et ne guérissent pas la maladie.
Les seuls moyens de lutte, sont surtout les mesures de prévention, la conscience et la vigilance
des citoyens. En effet, la compréhension des voies de transmission permet d'adopter les mesures
préventives convenables :
➢ Utilisation de préservative au cours des rapports sexuels ;
➢ Utilisation des seringues à usage unique ;
➢ La fidélité dans le mariage.
➢ Stérilisation du matériel tranchant…

Conclusion.
L’infection au VIH sida entraîne un dysfonctionnement du système immunitaire qui a pour
conséquence le développement de maladies opportunistes. Nous devons donc avoir un
comportement responsable pour empêcher la transmission du sida

Dép. SVT - COURS SACRÉ-COEUR Page 54


DEUXIEME PARTIE : SCIENCES DE LA TERRE (20 Heures).
THEME IV : LA TECTONIQUE DES PLAQUES ET LA FORMATION
DES ROCHES METAMORPHIQUES : (14 Heures).

Leçon N°12 : La tectonique des plaques (08h).

Introduction.
La surface du globe peut-être le siège de certains phénomènes naturels tels que le volcanisme
et le séisme. Ceux-ci sont des manifestations de l’activité interne de la terre. Cette activité
interne induit des mouvements de la lithosphère dont l’ensemble est qualifié de tectonique des
plaques.
✓ Qu’est-ce qu’une plaque lithosphérique ?
✓ Quels sont les différents types de mouvements de plaques ?
✓ Qu’est-ce qui est à l’origine de la mobilité des plaques ?
✓ Quelles sont les conséquences de la mobilité des plaques ?

SEQUENCE I : LA REPARTITION DES VOLCANS ET DES SEISMES.


Activité 01 : Compare la répartition des volcans à celle des séismes pour en déduire la
coïncidence des zones instables avec celle des séismes et des volcans.
I. La répartition des volcans et des séismes.
1. Les zones actives et zones stables.
La carte de la répartition mondiale des phénomènes géologiques montre une concordance entre
la répartition des volcans et celles des séismes. Cette répartition nous permet de subdiviser la
surface terrestre en deux zones : zones actives (instables) et zones stables. Les zones actives
sont étroites, caractérisées par une forte activité sismique et volcanique tandis que les zones
stables sont vastes et dépourvues de séisme et de volcan. Ces zones stables sont appelées
plaques lithosphériques.

Document 01 : Carte de répartition mondiale des volcans et séismes.


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Activité 02 : Explique la notion de plaque lithosphérique en mettant en relation les zones


instables et les limites des plaques.
2. La notion de plaque lithosphérique.
Une plaque lithosphérique est une zone vaste, relativement stable et délimitée par des zones
actives représentant une forte activité sismique et volcanique. On peut classer les plaques
lithosphériques en trois types : plaques océaniques (Pacifique), plaques continentales
(Arabique) et plaques océan-continentale (Africaine).

Activité 03 : Relève, à partir d’une carte de répartition mondiale des plaques lithosphériques,
le nombre et le nom des différentes plaques.
3. Les différentes plaques lithosphériques.
La lithosphère, couche externe de la terre est découpée en une douzaine de plaques dont les plus
importantes par la taille sont : la plaque africaine, la plaque nord-américaine, la plaque sud-
américaine, la plaque antarctique, la plaque indo-australienne, la plaque eurasiatique, la plaque
pacifique, la plaque des cocos, la plaque nazca, la plaque des caraïbes, la plaque arabique, la
plaque philippine.

Document 02 : Carte de répartition mondiale des plaques lithosphériques et leur mouvement.

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SEQUENCE II : LA MOBILITE DES PLAQUES.


Activité 04 : A partir d’une carte de répartition mondiale des plaques lithosphériques,
localise, les zones d’écartement et les zones de rapprochement des plaques pour en déduire
la notion de mobilité des plaques.
II. La mobilité des plaques.
Les données GPS (Système mondiale de positionnement) permet de suivre le déplacement des
plaques. Les plaques lithosphériques glissent sur l’asthénosphère (manteau supérieur) visqueux
à cause du magma. Elles se déplacent les unes par rapport aux autres selon trois mouvements
relatifs : des mouvements de divergence (écartement), des mouvements de convergence
(rapprochement) et des mouvements de coulissage (frottement).
1. Les mouvements de divergence.
Ils sont dû aux courants ascendants et aux forces de tension qui font que deux plaques s’écartent.
Ils sont localisés au niveau des océans où des plaques s’éloignent l’une de l’autre de part et
d’autre d’une faille. L’écartement de deux plaques entraine une dilatation de la matière qui
conduit à un bombement et une fracturation de la lithosphère donnant naissance à des séismes
très légers. Il s’en suit d’une remontée du magma dans les fissures ou failles ce qui causera par
endroit une éruption volcanique effusive. La poursuite des tensions produit un étirement de la
lithosphère, il y’aura effondrement en escalier (fossé d’effondrement), ce qui provoque une
vallée appelée rift continental. Avec la poursuite de l’étirement, le rift s’enfonce sous le niveau
de la mer et les eaux marines envahissent la vallée. Les deux morceaux de la lithosphère
continentale se séparent et s’éloignent l’un de l’autre. Le refroidissement de la lave fluide crée
une nouvelle croûte océanique de part et d’autre d’une dorsale naissantes. L’élargissement de
la mer va conduire à la formation d’un océan avec sa dorsale océanique bien individualisée.
2. Les mouvements de convergence.
Ils sont dû aux courants descendants et aux forces de tension qui font que deux plaques peuvent
converger entraînant ainsi un affrontement entre elle. Lorsque deux plaques se rapprochent
l’une de l’autre, on parle de zone de convergence de plaques, plusieurs situations sont alors
possibles parmi lesquelles : la subduction, la collision et l’obduction.
a. La subduction.
C’est lorsqu’une plaque la plus dense (plaque océanique) plonge sous la plaque la moins dense
(plaque continentale). On distingue la subduction océanique-continentale et la subduction
océanique-océanique.
• La subduction océanique-continentale se produit lorsque la plaque océanique la plus dense
plonge sous la plaque continentale la moins dense. Il se crée une fosse océanique, une
disparition progressive de la croûte océanique, des séismes et un volcanisme de type explosif.
• La subduction océanique-océanique se produit lorsque deux plaques océaniques se
rapprochent et l’une plonge sous l’autre. Ce processus est associé à la formation de fosses
océaniques et peut déclencher des éruptions volcaniques et des séismes.
b. La collision.
C’est lorsque deux plaques continentales de même densité se heurtent. Les deux plaques entrent
en collision et engendrent des déformations de la lithosphère (plis et failles) et aboutissent à la
formation de chaînes de montagne, la disparition de la croûte océanique et la fermeture des
océans.

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c. L’obduction.
C’est lorsqu’une plaque océanique, plus dense, au lieu de s’enfoncer sous une plaque
continentale, la chevauche. Elle entraîne la formation de roches particulières appelées ophiolites
(ophiolites d’Oman). On note aussi des phénomènes métamorphiques.
3. Les mouvements de coulissage.
C’est lorsque deux plaques glissent l’une contre l’autre le long d’une faille transformante qui
affectent toute l’épaisseur de la lithosphère. On trouve les failles transformantes en bordures
des plaques mais aussi au niveau des dorsales océaniques. Elles sont souvent le siège de séisme.

Document 03 : Mouvements des plaques tectoniques au niveau des frontières des plaques.

SEQUENCE III : LE MOTEUR DE LA MOBILITE DES PLAQUES.


Activité 05 : Formule des hypothèses sur l’origine de la mobilité des plaques.
III. Le moteur de la mobilité des plaques.
Il existe un flux de chaleur qui va du centre vers l’extérieur de la terre, un flux causé par la
désintégration radioactive de certains éléments chimiques dans le manteau et qui libère de
l’énergie thermique. Les températures élevées du manteau entrainent la fusion partielle des
roches qui forme le magma de l’asthénosphère. Le magma chaud des profondeurs est léger
(moins dense), il remonte, perd de la chaleur (se refroidit), devient lourd (plus dense) et retombe
en profondeur. Il se crée alors des mouvements de rotation du magma dans l’asthénosphère ; ils
sont appelés courants de convection (courant ascendant et courant descendant) qui vont induire
les mouvements des plaques.
Les courants ascendants font que deux plaques divergent (s’écartent) tandis que les courants
descendants entraînent le rapprochement (convergence) de deux plaques.

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Activité 06 : Modélise les courants de convexion pour expliquer l’origine de la mobilité des
plaques.

Document 04 : Modélisation des courants de convictions.

SEQUENCE IV : LES CONSEQUENCES DE LA MOBILITE DES PLAQUES.


Activité 07 : Découvre la théorie de WEGENER relative à la dérive des continents, à partir
de l’exploitation de documents.
IV. Les conséquences de la mobilité des plaques.
Les conséquences de la mobilité des plaques sont : la dérive des continents et les déformations
de l’écorce terrestre.
1. La dérive des continents.
C’est la théorie émise au XXème siècle par le géophysicien allemand Alfred WEGENER pour
expliquer l’origine des continents.
Dans son ouvrage « La genèse des continents et des océans » (1915) WEGENER soutient l’idée
selon laquelle : les continents actuels étaient autrefois réunis en un mégacontinent, la Pangée,
entouré d’un océan unique la Panthalassa. Il s’est produit par la suite une dislocation et une
séparation des continents qui progressivement ont occupé leurs positions actuelles. La théorie
de Wegener s’appuie sur trois arguments : morphologiques, paléontologiques et géologiques.
➢ Arguments morphologiques :
On observe une complémentarité entre les côtes Est de l’Amérique du Sud et Ouest de l’Afrique
qui peuvent s’imbriquer si on les rapproche. Cela confirme que ces deux continents
constituaient deux morceaux d’un même bloc continental.
➢ Arguments paléontologiques :
On retrouve, de part et d’autre de l’Atlantique, sur les continents africain et sud-américain, les
fossiles de plantes et d’animaux (par exemple : Mésosaurus, Glossopteris) terrestres datant de
240 à 260 MA. Tous les continents étaient soudés sous forme d’un seul continent, la Pangée,
présentant ainsi des aires de répartition continues.
➢ Arguments géologiques :
On observe une correspondance au niveau des boucliers constitués par des roches de l’époque
précambrienne sont présentes en Amérique du Sud et en Afrique.

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NB : Les scientifiques de l’époque ont refusé cette théorie, car les arguments présentés n’étaient
pas convainquant vu qu’il n’explique pas le moteur de la dérive des continents. L’année 1963,
Frederick Vine et Drummond Matthews annoncent une découverte scientifique qui confirme la
théorie de la dérive des continents, c’est l’expansion des fonds océanique.
➢ Argument de l’expansion des fonds océaniques :
Les basaltes (roche volcanique) les plus récents se situent au centre de l’océan Atlantique, au
niveau de la dorsale océanique. Au contraire, les basaltes les plus anciens se situent en bordure
des continents. L’argument de l’expansion des fonds océaniques confirme la théorie de la dérive
des continents.

Document 06 : Arguments (géologiques et paléontologiques) en faveurs de la dérivée des continents.

2. Les déformations de l’écorce terrestre.


Les forces compressives résultant de la collision des plaques dans les zones de convergence et
la pression causée par la remontée du magma dans les zones de divergence des plaques
provoquent deux types de déformations de l’écorce terrestre. On distingue des déformations
cassantes correspondant aux failles et les déformations plastiques ou souple correspondant au
plis (plissements des roches). On distingue trois types de failles : faille normale, faille inverse
et faille transformante. On distingue trois types de plis selon la position de l’axe du pli par
rapport à l’horizontal : les plis droits, les plis déversés et les plis couchés.

Conclusion.
La tectonique des plaques est la théorie qui explique la localisation des activités sismiques et
volcaniques, la formation des chaînes de montagnes, le déplacement des continents l’ouverture
et la fermeture des océans. La mobilité des plaques est à l’origine des contraintes qui déforment
la structure de la lithosphère.

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Leçon N°13 : La formation des roches métamorphiques (06h).

Introduction.
Le globe terrestre est animé d’activités internes qui se traduisent par des mouvements de la
lithosphère. Cette lithosphère est composée de roches diverses (sédimentaires, volcaniques et
métamorphiques). Les roches sont des matériaux solides formés d’un assemblage de minéraux.
Ces roches peuvent subir des transformations et donc changer de minéraux, de formes. Cette
nouvelle roche, qui se forme à la faveur de la température et ou de la pression est une roche
métamorphique.
✓ Qu’est-ce que le métamorphisme ?
✓ Qu’est-ce qui distingue les roches métamorphiques des autres roches ?
✓ Quels sont les facteurs qui le contrôle ?

SEQUENCE I : NOTION DE METAMORPHISME.


Activité 01 : Compare les roches d’une série métamorphique à partir de photos pour
découvrir et puis définir la notion de métamorphisme.
I. Notion de métamorphisme.
Le métamorphisme est le processus géologique qui modifie la texture, la structure et la
composition minéralogique des roches sous l’action de la température et / ou de la pression
différente de celle de leur formation initiale. Les roches métamorphiques sont issues de roches
préexistantes (magmatiques, sédimentaires ou métamorphiques) qui ont subi un changement de
minéraux, de forme et non chimique.
• Lorsque le métamorphisme affecte une roche sédimentaire on parle de para-
métamorphisme.
• Lorsqu’il affecte une roche magmatique on parle d’ortho-métamorphisme.
• Lorsque c’est une roche métamorphique qui subit le métamorphisme on parle poly-
métamorphisme.
En fonction du degré du métamorphisme, à partir d’une même roche initiale, on peut obtenir
une série de roches métamorphiques. Cette succession de roches métamorphiques en fonction
du degré de métamorphisme est appelée une série métamorphique.

Document 01 : Exemple d’une série métamorphique.


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SEQUENCE II : LES CARACTERES DES ROCHES METAMORPHIQUES.


Activité 02 : Identifie les caractères communs aux roches métamorphiques, à partir de
l’observation de photos de roches métamorphiques.
II. Les caractères des roches métamorphiques.
Les roches métamorphiques sont caractérisées par trois types de structures : la stratification, la
schistosité et la foliation.
1. La foliation.
La foliation est la structure d’une roche marquée par une alternance de lits clairs et sombres.
Chaque lit correspond à un aplatissement de minéraux. On parle de structure foliée. Les roches
métamorphiques à structure foliée sont les micaschistes, les gneiss et les para-gneiss.
2. La schistosité.
La schistosité est la structure d’une roche constituée de feuillets parallèles de même
composition minéralogique. On dit que la roche se débite (se découpe) en feuillets ; on parle de
structure feuilletée. Les minéraux s’aplatissent suivant le plan de schistosité. Une roche
métamorphique caractérisée par une telle structure est un schiste ou une roche schisteuse.

Document 02 : Quelques échantillons de roches métamorphiques.

SEQUENCE III : LES FACTEURS DU METAMORPHISME.


Activité 03 : Compare, à partir de photos, la forme et la disposition des minéraux du granite
et du gneiss pour découvrir la transformation architecturale des minéraux lors du
métamorphisme en déduire les facteurs responsables (T, P).
III. Les facteurs du métamorphisme.
Les principaux facteurs du métamorphisme sont : la pression, la température et la
présence de fluides.
1. La pression.
Elle augmente avec la profondeur sous l’effet du poids des roches sus-jacentes. La pression
favorise le compactage des minéraux et peut entraîner des changements dans leur arrangement
cristallin.

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2. La température.
Elle augmente également avec la profondeur, et des températures plus élevées favorisent des
réactions chimiques spécifiques qui conduisent à la recristallisation des minéraux.
3. La présence de fluides.
L’eau et d’autres fluides peuvent jouer un rôle important en facilitant des réactions chimiques
entre les minéraux. Ils peuvent également transporter des éléments chimiques et influencer la
formation de nouveaux minéraux.
NB : Ces facteurs interagissent de manière complexe pour déterminer la nature finale des roches
métamorphiques.
Remarques. Le temps et la composition initiale de la roche sont aussi des facteurs du
métamorphisme.

SEQUENCE IV : LES TYPES DE METAMORPHISME ET LEUR LOCALISATION.


Activité 04 : Découvre les caractéristiques des différents types de métamorphisme ainsi
que leur localisation à partir de documents illustrant le métamorphisme général et le
métamorphisme de contact.
IV. Les types de métamorphisme et leur localisation.
1. Les domaines du métamorphisme.
Selon le degré de température et l’intensité de la pression que subissent les roches, on distingue
quatre domaines du métamorphisme : la diagenèse, l’épizone, la mésozone et la catazone.
✓ La diagénèse est le domaine qui conduit à la transformation des sédiments en roches
sédimentaires sous l’effet de la Température et de la Pression faibles.
✓ L’épizone est le domaine du métamorphisme de Basse P et de Basse T.
✓ La mésozone est le domaine du métamorphisme de Moyenne P et de Moyenne T.
✓ La catazone est le domaine du métamorphisme de Haute P et Haute T.
De manière simple, le métamorphisme commence là où finit la diagenèse (consolidation des
roches sédimentaires) et se termine avec la fusion de la roche et la formation d'un magma
(Anatexie).
2. Les différents types de métamorphisme.
Selon le facteur du métamorphisme dominant, on distingue trois types de métamorphisme
a. Le métamorphisme de contact.
Les roches sont métamorphisées sous l’effet d’une augmentation locale de la température. Il se
produit lors d’une intrusion du magma dans les roches encaissantes. Autour du granite intrusif,
les roches métamorphisées forment une auréole de métamorphisme constituées de roches
appelées cornéennes. Ce type de métamorphisme existe dans les zones de divergence et de
coulissage des plaques.
b. Le métamorphisme régional ou général.
Les roches sont métamorphisées sous l’effet combiné de la pression et de la température ; les
zones métamorphisées s’étendent à plus de 10 km à la surface et en profondeur. C’est le type
de métamorphisme qui règne dans les trois domaines du métamorphisme. Le métamorphisme
général se produit dans les zones de subduction où se forment des schistes, des gneiss, des
migmatites.

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c. Le métamorphisme d’impact.
Les roches sont déformées sous l’effet d’une élévation de la pression. C’est le métamorphisme
de choc qui peut être causé par une chute de météorite ou par la collision de deux plaques.

Document 04 : Différentes catégories de métamorphisme.

SEQUENCE V : RELATION ENTRE METAMORPHISME ET TECTONIQUE DES


PLAQUES.
Activité 05 : Mets en relation les phénomènes liés à la tectonique des plaques et les variations
des facteurs du métamorphisme (T et P) à partir de pré acquis et de documents
supplémentaires pour expliquer les transformations subies par les roches lors du
métamorphisme.
V. Relation entre métamorphisme et tectonique des plaques.
A l’échelle de la lithosphère on peut distinguer des zones de divergence, de convergence (avec
collision ou subduction) des plaques. Ces événements entrainent une variation de la température
mais aussi (ou) de la pression qui sont les causes directes du métamorphisme. Ainsi :
➢ Une roche qui s’enfonce, dans les zones de subduction, se transforme progressivement en
raison du gradient géothermique et de la pression
➢ Le flux thermique peut créer un métamorphisme de contact (dans le cas du volcanisme avec
un magma chaud).
➢ La haute pression peut entrainer une schistosité, foliation des roches lors de la collision.

Conclusion.
Les roches métamorphiques sont formées par la recristallisation de la roche existante sous
l’action de la température et de la pression qui sont directement liées à la tectonique des plaques.

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THEME V : LE CYCLE DES ROCHES (02H).

Leçon N°14 : le cycle des roches (02h).

Introduction.
Les roches présentes sur la terre peuvent être d’origine magmatique, métamorphique ou
sédimentaire. La manière dont elles se forment détermine leur appartenance à l’une ou l’autre
de ces grandes familles.

SEQUENCE I : LES DIFFERENTS TYPES DE ROCHES.


Activité 01 : Décris les différents types de roches.
I. Les différents types de roches.
Il existe trois types de roches : les roches sédimentaires, les roches magmatiques et les roches
métamorphiques. Ces roches peuvent être classées en deux grands groupes :
• Les roches exogènes formées à la surface de la terre : les roches sédimentaires.
• Les roches endogènes formées dans les profondeurs de la terre : les roches métamorphiques
et les roches magmatiques.
1. Les roches endogènes.
a. Les roches magmatiques.
Ce sont des roches formées à partir du refroidissement du magma en profondeur ou à la surface.
Le magma se forme en profondeur à partir de la fusion de roches préexistantes sous l’effet des
fortes pressions et températures.
Le magma en remontant peut :
• Se refroidir lentement et cristalliser totalement en profondeur pour former des roches
plutoniques ou granitiques (plutons ou granites ; gabbro) ;
• Arriver en surface (éruption volcanique) et former la lave qui subit un refroidissement
rapide conduisant à une absence de cristallisation ou une cristallisation partielle des roches
volcaniques telles que les basaltes. Les roches magmatiques sont dites roches ignées.
b. Les roches métamorphiques.
Ce sont des roches issues de la déformation à l’état solide de roches préexistantes sous l’effet
des températures et pression de la terre.
Elles peuvent être endogènes ou exogènes selon leur lieu de formation (profondeur ou surface).
2. Les roches exogènes.
a. Les roches sédimentaires.
Elles sont formées à la surface de la terre par sédimentation. L’eau et le vent sont des agents
érosifs qui arrachent des particules à des roches préexistantes. Ces particules appelées
sédiments sont transportées et déposées dans des bassins où elles s’accumulent : c’est la
sédimentation.
Les sédiments subissent alors un processus de compaction et de cimentation qui les transforme
en roches sédimentaires : c’est la diagenèse.
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SEQUENCE II : LE CYCLE DES ROCHES.


Activité 02 : Fait le schéma du cycle des roches en mettant en relation les modes de formation
des différents types de roches à partir d’informations relatives à la genèse de ces roches.
II. Le cycle des roches.
Chaque type de roche peut subir le métamorphisme, la fusion, l’érosion. Ainsi, une roche ignée
par exemple peut devenir une roche métamorphique, donner des sédiments qui forment une
roche sédimentaire ou fondre pour donner le magma à partir duquel se forme un autre type de
roche ignée : c’est le cycle des roches.

Document 01 : Cycle des roches.

Conclusion.
Sous l’effet des contraintes de pression et de température causées par la mobilité des plaques,
les roches se forment et se déforment dans la lithosphère. Elles passent d’une nature à une autre
en décrivant un cycle.

Roches
Sédimentaires

Chaleur et pression
Roches Roches
Magmatiques Métamorphiques
Fusion et refroidissement

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THEME VI : LA CHRONOLOGIE (04 heures).

Leçon N°15 : La chronologie en géologie (04h).

Introduction.
La chronologie en géologie permet de reconstituer l’histoire par un classement des événements
géologiques dans leur ordre de succession dans le temps. Elle consiste à dater ces événements
qui ont marqué l’histoire de la terre et de faire un découpage des temps géologiques. La science
qui permet de dater en géologie est appelée la géochronologie.

SEQUENCE I : LA DATATION EN GÉOLOGIE.


Activité 01 : Relève, l’énoncé des principes de la chronologie relative à partir de l’exploitation
de schémas, photos et données, textes illustrant chacun de ces principes.
I. La datation en géologie.
Il existe deux méthodes de datation en géologie : la datation relative et la datation absolue.
1. La datation relative.
Elle donne un âge approximatif d’un événement par rapport à un autre. Elle se base sur l’ordre
de succession des couches sédimentaires qui portent des marques des événements survenus
pendant leur formation. Elle est fondée sur 5 principes : le principe de superposition ; le principe
de recoupement ; le principe de continuité ; le principe d’inclusion ; le principe d’identité
paléontologique.
a. Le principe de superposition.
Selon le principe de superposition : une couche quelconque est plus récente (postérieure) que
celle qu’elle recouvre et plus ancienne (antérieure) que la couche qui la recouvre. Autrement
dit, en absence de toute déformation, une couche sédimentaire est postérieure que celle qu’elle
recouvre et antérieure que celle qui la recouvre. Il concerne les formations constituées de dépôts
successifs comme les roches sédimentaires et les coulées de laves. Ce principe présente des
exceptions (limites) notamment dans le cas des terrasses fluviatiles, des plis couchés et des
failles inverses.
b. Le principe de recoupement.
Selon le principe de recoupement : tout événement géologique (intrusion magmatique, filon
granitique, faille, pli, érosion, discordance) est plus récent que les formations qu’il recoupe.
Autrement dit, toute structure géologiques provoquant un changement au niveau des roches, est
postérieur à la dernière strate affectée et antérieur à la première strate non affectée. Il permet de
dater les failles, les filons volcaniques, les massifs intrusifs (granite) qui recoupent des
formations qu’ils traversent.
c. Le principe de continuité.
Selon le principe de continuité : si en des endroits éloignés on rencontre la même strate,
encadrée par les mêmes événements repères, elle a alors le même âge partout. Autrement dit,
une strate est de même âge sur toute son étendue, quel que soit son faciès, à conditions qu’elle
est limitée par les mêmes couches à la base et au sommet. Il concerne les couches ou strates
sédimentaires.
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d. Le principe d’inclusion.
Selon le principe d’inclusion : un objet inclus dans une couche sédimentaire est antérieur à cette
couche. Autrement dit, tout objet géologique inclus dans une autre formation est plus ancien
que celle-ci. Les morceaux de roche inclus dans une autre couche sont plus anciens que leur
contenant.
e. Le principe d’identité paléontologique.
Selon le principe d’identité paléontologique : les strates éloignées ayant le même contenu
paléontologique ont le même âge. Autrement dit, les couches sédimentaires contenant les
mêmes fossiles stratigraphiques sont considérés comme ayant le même âge.
Il concerne les strates contenant les mêmes fossiles stratigraphiques. La paléontologie est
l’étude des fossiles, restes d’organismes ayant vécu au cours des temps géologiques.
NB : Le bon fossile stratigraphique est un fossile ayant une durée de vie relativement brève
mais une vaste répartition géographique.

Document 01 : Les principes de la datation relative.

Activité 02 : Mets en relation les principes de la radioactivité et leur utilisation dans la


datation pour expliquer la notion de chronologie absolue.
2. La datation absolue.
La datation absolue ou chronologie absolue consiste à donner un âge plus ou moins précis
(exprimé en années) d’un événement géologique. Elle est basée sur la radioactivité de certains
éléments chimiques (éléments radioactifs) présents dans les échantillons de roches. Les
éléments radioactifs sont instables et se désintègrent spontanément en éléments non radioactifs
stables. Un élément radioactif « père » (P) se désintègre pour donner un élément non radioactif
« fils » (F). Chaque élément radioactif est caractérisé par sa période ou sa demi-vie T.
• T : est le temps pendant lequel la quantité d’un élément radioactif P se désintègre de moitié
(1/2) pour donner l’élément non radioactif F.
• P : se désintègre de moitié (1/2) pour donner l’élément non radioactif F.

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• 2T : est le temps que met les ½ restant pour se désintégrer de moitié (1/4). On notera ainsi
3T, 4T…

SEQUENCE II : DECOUPAGE DES TEMPS GEOLOGIQUES.


Activité 04 : Recense les informations relatives aux grands événements géologiques et
biologiques qui se sont déroulés au cours du temps, à partir de documents et du Net.
II. Découpage des temps géologiques.
La datation des événements géologiques a permis de réaliser un découpage des temps
géologiques et d’établir un calendrier géologique ou une échelle géologique.
Le calendrier géologique est caractérisé par différentes subdivisions relatives : les ères et les
périodes. Chaque ère est subdivisée en plusieurs périodes grâce à des événements géologiques
majeurs caractéristiques.
1. Les événements géologiques.
Un événement géologique est une activité de la terre ayant occasionné des modifications de
paysages ou de la composition biologique de la terre au cours des temps géologiques.
Les principaux événements géologiques qui ont marqué l’histoire de la Terre sont :
✓ La transgression : le recouvrement partiel du continent par la mer avec dépôt de
sédiments marins ;
✓ La régression : le retrait de la mer du continent ;
✓ La glaciation : la formation de glace à la surface de la mer et du continent ;
✓ L’orogenèse : la formation de chaînes de montagnes.
2. Les événements biologiques.
Les événements biologiques qui accompagnent les événements géologiques sont :
✓ Les crises biologiques caractérisées par des extinctions massives d’espèces (dinosaures
il y a 65 millions d’années) ;
✓ Les apparitions de nouvelles espèces.

Activité 05 : Identifie les principales subdivisions du temps en géologie à partir d’une échelle
géologique et de documents complémentaires.
3. Echelle géologique et calendrier géologique.
Les datations absolue et relative ont permis d’établir le calendrier géologique ou échelle des
temps géologiques. Le calendrier géologique est divisé en ères, les ères en périodes et les
périodes en époques. Il montre quatre ères qui sont des plus anciens aux plus récents : le
précambrien, le paléozoïque ou ère primaire, le mésozoïque ou ère secondaire, le cénozoïque.
Chaque ère est subdivisée en périodes : Exemple : l’ère primaire ou paléozoïque comprend six
périodes : le cambrien, l’ordovicien, le silurien, le dévonien, le carbonifère, le permien. Chaque
période est aussi subdivisée en époques.
Exemple : le quaternaire comprend deux époques : l’holocène, le pléistocène.

Conclusion :
La datation des événements géologiques est utile car elle permet comprendre l’évolution
historique de la terre depuis sa formation il y a 4,5 milliards d’années.

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Document 01 : Echelle des temps géologiques.

Exercice 01 :
Le document ci-dessous indique le
principe des chronomètres géologiques.
En se désintégrant l’élément radioactif «
père =P » se transforme spontanément en
un élément « fils=F » stable : Exemple le
Rubidium (87Rb) se transforme en
Strontium (87Sr). En considérant qu’au
temps t = 0 la quantité d’éléments père P0
= 100 UA et celle des éléments fils F0 =
0 UA.
1°) Détermine la masse d’éléments père
aux temps : 2T, 3T et 4T
2°) En considérant que la demi-vie du
rubidium / strontium est de 50.109 années
détermine l’âge des couches
sédimentaires qui contiendraient une
quantité d’éléments père P = 25 UA.

Dép. SVT - COURS SACRÉ-COEUR Page 70

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