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Cours de Sécurité Informatique 2025-2026

L’objectif général de ce cours est d’offrir aux étudiants ayant participés à cet enseignement, des méthodes et techniques, politiques de conception et des réalisations de protections des systèmes informatiques afin de les permettre d’intégrer les différentes notions et concepts de la sécurité dans la mise en place des systèmes informatiques dont ils sont (seront) appelés à implémenter dans leurs activités quotidiennes.

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Cours de Sécurité Informatique 2025-2026

L’objectif général de ce cours est d’offrir aux étudiants ayant participés à cet enseignement, des méthodes et techniques, politiques de conception et des réalisations de protections des systèmes informatiques afin de les permettre d’intégrer les différentes notions et concepts de la sécurité dans la mise en place des systèmes informatiques dont ils sont (seront) appelés à implémenter dans leurs activités quotidiennes.

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UNIVERSITE PRESBYTERIENNE SHEPPARD ET

LAPSLEY DU CONGO
« UPRECO »

FILIERE D’INFORMATIQUE
MENTION : GENIE LOGICIEL

COURS DE SECURITE INFORMATIQUE

Licence III SCIENCES INFORMATIQUES

ANNEE ACADEMIQUE 2025 – 2026

1
Doctorant. [Link]. Charles MAPETO
A propos du Document

Utilisation du document
Un historique des versions de ce document est conservé en cas de modifications importantes de la
portée nécessitant des mises à jour ou des modifications.
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Dernière Mise à Jour Cours Sécurité Informatique
Version du document : Final
Ir. Charles MAPETO
Master en Management des systèmes d’information de
l’Université d’Ouest d’IARIVO (Madagascar)
Doctorant en Management des systèmes d’information
cmapeto23@[Link]
mapeto0589@[Link]
ml-charles@[Link]
Contact (WhatsApp) 0825431841 / 0994207581
Description du Document
Le document intitulé «Sécurité Informatique», proposé aux étudiants de 3éme année Licences
Spécialité Ingénierie des Systèmes Informatique, Genie logiciel et système informatique
comportant deux Sections ayant pour objectif de :
Section Cours : Comprendre les notions du Sécurité Informatique & Systèmes d’Informations
:
 Concept de Sécurité des Systèmes Informatique & Systèmes d’Informations
 Méthodologies de Sécurité des Systèmes Informatique
 Méthodologies de Sécurité des Systèmes d’Informations,
 Niveaux de Sécurité des Systèmes Informatique & Systèmes d’Informations,
 Comprendre les Outils de la mise en place de le Méthodologies de Sécurité des Systèmes
Informatique & Systèmes d’Informations, et les différents types d’outils de Framework
utilisées

OBJECTIFS DU COURS
L’objectif général de ce cours est d’offrir aux étudiants ayant participés à cet enseignement,
des méthodes et techniques de conception et des réalisations de protections des systèmes
informatiques afin de les permettre d’intégrer les différentes notions et concepts de la sécurité dans
la mise en place des systèmes informatiques dont ils sont (seront) appelés à implémenter dans leurs
activités quotidiennes.
De manière spécifique, ce cours de sécurité vise à :

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Doctorant. [Link]. Charles MAPETO
 Fournir les concepts relatifs à la sécurité informatique en se focalisant sur les risques et les
défauts de sécurité existants ainsi que l’établissement d’une bonne stratégie de la politique
de sécurité ;
 Comprendre les différentes failles de sécurité, pouvant résulter des systèmes de
communications informatiques, au moyen de la piraterie, des attaques ainsi que de
l’espionnage informatique ;
 Appréhender d’une façon générale, les notions liées à la cryptographie et à la cryptanalyse
des informations des systèmes traditionnels jusqu’aux systèmes dits modernes
(informatiques), en y appliquant les méthodes correspondantes ;
 Acquérir les notions et les concepts liés à la biométrie informatique, son principe de
fonctionnement et les diverses techniques utilisées par cette dernière.

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Doctorant. [Link]. Charles MAPETO
CHAPITRE I : SECURITTE INFORMATIQUE

I.1. DEFINITION & CONTEXTE D’ETUDES


La sécurité informatique c’est l’ensemble des moyens mis en œuvre pour réduire la
vulnérabilité d’un système contre les menaces accidentelles ou intentionnelles. L’objectif de
la sécurité informatique est d’assurer que les ressources matérielles et/ou logicielles d’un parc
informatique sont uniquement utilisées dans le cadre prévu et par des personnes autorisées.

La sécurité informatique c'est l'ensemble des moyens mis en œuvre pour minimiser la
vulnérabilité d'un système contre des menaces accidentelles ou intentionnelles.

Il convient d'identifier les exigences fondamentales en sécurité informatique, qui


caractérisent ce à quoi s'attendent les utilisateurs de systèmes informatiques au regard de
la sécurité :
 La confidentialité - Seules les personnes habilitées doivent avoir accès aux
données. Toute interception ne doit pas être en mesure d'aboutir, les données
doivent être cryptées, seuls les acteurs de la transaction possèdent la clé de
compréhension.
 L'intégrité - Il faut garantir à chaque instant que les données qui circulent sont bien
celles que l'on croit, qu'il n'y a pas eu d'altération (volontaire ou non) au cours de la
communication. L'intégrité des données doit valider l'intégralité des données, leur
précision, l'authenticité et la validité.
 La disponibilité - Il faut s'assurer du bon fonctionnement du système, de l'accès à un
service et aux ressources à n'importe quel moment. La disponibilité d'un équipement se
mesure en divisant la durée durant laquelle cet équipement est opérationnel par la durée
durant laquelle il aurait dû être opérationnel.
 La non-répudiation - Une transaction ne peut être niée par aucun des correspondants.
La non-répudiation de l'origine et de la réception des données prouve que les données
ont bien été reçues. Cela se fait par le biais de certificats numériques grâce à une clé
privée.
 L'authentification - Elle limite l'accès aux personnes autorisées. Il faut s'assurer de
l'identité d'un utilisateur avant l'échange de données.
Bref, on mesure la sécurité d'un système entier à la sécurité du maillon le plus faible.
Ainsi, si tout un système est sécurisé techniquement mais que le facteur humain, souvent mis
en cause, est défaillant, c'est toute la sécurité du système qui est remise en cause.
I.2. ETUDES DES RISQUES LIES A LA SECURITE INFORMATIQUE

Les coûts d'un problème informatique peuvent être élevés et ceux de la sécurité le sont
aussi. Il est nécessaire de réaliser une analyse de risque en prenant soin d'identifier les problèmes
potentiels avec les solutions avec les coûts associés. L'ensemble des solutions retenues doit être
organisé sous forme d'une politique de sécurité cohérente, fonction du niveau de tolérance au
risque. On obtient ainsi la liste de ce qui doit être protégé. Il faut cependant prendre conscience
que les principaux risques restent : câble arraché, coupure secteur, crash disque, mauvais profil
utilisateur … Voici quelques éléments pouvant servir de base à une étude de risque :

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Doctorant. [Link]. Charles MAPETO
 Quelle est la valeur des équipements, des logiciels et surtout des informations ?
 Quel est le coût et le délai de remplacement ?
 Faire une analyse de vulnérabilité des informations contenues sur les ordinateurs
en réseau (programmes d'analyse des paquets, logs…).
 Quel serait l‟impact sur la clientèle d'une information publique concernant des
intrusions sur les ordinateurs de la société ?

En fait, avec le développement de l'utilisation d'internet, nombre d'entreprises ouvrent leur


système d'information à leurs partenaires ou leurs fournisseurs, elles sont plus au niveau de
l'architecture trois tiers ou n-tiers. Il devient donc nécessaire de connaître les ressources de
l'entreprise à protéger et de maîtriser le contrôle d'accès et les droits des utilisateurs du système.
En revanche, la sécurité est un compromis entre coûts, risques et contraintes. On comprendra
mieux le poids d‟un risque en se fiant à la formule suivante :

 Risque - C'est la probabilité qu‟une menace exploite une vulnérabilité. Autrement dit,
c‟est une possibilité qu‟un fait dommageable se produise.

 Vulnérabilité - C'est une faiblesse inhérente à un système (software ou hardware).


Appelée parfois faille ou brèche, elle représente le niveau d'exposition face à la menace
dans un contexte particulier.

 Menace - c'est le danger (interne ou externe) tel qu‟un hacker, un virus, etc.
 Contre-mesure - c'est un moyen permettant de réduire le risque dans une organisation.
Conséquences de la formule:

 Le risque est d‟autant plus réduit que les contre-mesures sont nombreuses ;
 Le risque est plus important si les vulnérabilités sont nombreuses.
L‟utilisation de l‟outil informatique est susceptible de nous exposer aq plusieurs types
des risques. Il importe donc de pouvoir mesurer ces risques en fonction de la probabilité ou de
la fréquence de leurs survenances et aussi en mesurant leurs effets possibles. Ces effets
peuvent avoir des conséquences négligeables ou catastrophiques :
 Le traitement informatique en cours échoue : il suffit de le relancer,
éventuellement par une autre méthode si on craint que la cause ne réapparaisse ;
 L‟incident est bloquant et on doit procéder à une réparation ou une correction
avant de poursuivre le travail entrepris.

Il est cependant à noter que ces mêmes incidents peuvent avoir des
conséquences beaucoup plus fâcheuses :
 Données irrémédiablement perdues ou altérées, ce qui les rend inexploitables par
la suite ;

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Doctorant. [Link]. Charles MAPETO
 Données ou traitements durablement indisponibles, pouvant entrainer l‟arrêt
d‟une production ou d‟un service ;

 Divulgation d‟informations confidentielles ou erronées pouvant profiter à des


sociétés concurrentes ou nuire à l‟image de marque de l‟entreprise ;
 Déclenchement d‟actions pouvant provoquer des accidents physiques ou induire
des humains.
I.2.1. TYPOLOGIE DES RISQUES INFORMATIQUES
En sécurité informatique, il existe deux grands types des risques à savoir : les risques
humains et les risques matériels.
A. RISQUES HUMAINS
Ce sont les plus importants, même s‟ils sont le plus souvent ignorés ou minimisés. Ils
concernent les utilisateurs mais également les informaticiens euxmêmes. On peut citer :

 La maladresse – commettre des erreurs ou exécuter de traitement non souhaité,


ou effacer involontairement des données ou des programmes ; etc.

 L’inconscience et l’ignorance – introduire des programmes malveillants sans le


savoir (par exemple lors de la réception du courrier). Des nombreux utilisateurs
d‟outils informatiques sont encore inconscients ou ignorants des risques qu‟ils
font courir aux systèmes qu‟ils utilisent. Réaliser des manipulations
inconsidérées (autant avec des logiciels qu‟avec du matériel) ;

 La malveillance – ces dernières années, il est impossible d‟ignorer les différents


problèmes de virus et des vers. Certains utilisateurs peuvent volontairement
mettre en péril le système d‟informations, en y introduisant en connaissance de
cause de virus ou en introduisant volontairement des mauvaises informations
dans une base des données. On parle même de la « cybercriminalité » ;

 L’ingénierie sociale – une méthode pour obtenir d‟une personne des


informations confidentielles, que l‟on n‟est pas normalement autorisé à obtenir,
en vue de les exploiter à d‟autres fins. Elle consiste à :

Se faire passer pour quelqu‟un que l‟on n‟est pas (en général un
administrateur réseau) ;
Demander des informations personnelles (nom de connexion, mot de
passe, données confidentielles, etc.) en intervenant un quelconque prétexte
(problème dans le réseau, modification de celui-ci, etc.) ;

Elle peut se faire soit au moyen d‟une simple communication téléphonique ; soit par mail, soit
en se déplaçant directement sur place.
 L’espionnage – surtout industriel, emploie les même moyens, ainsi que bien
d‟autres, pour obtenir des informations sur des activités concurrentes, procédés

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Doctorant. [Link]. Charles MAPETO
de fabrication, projets en cours, futurs produits, politique de prix, clients et
prospects, etc.

B. RISQUES MATERIELS
Ils sont liés aux défauts et pannes inévitables que connaissent tous les systèmes matériels et
logiciels. Ces incidents sont plus ou moins fréquents selon les soins apportés lors de la
fabrication et de l‟application des procédures de tests effectués avant que les ordinateurs et les
programmes ne soient mis en service. Certaines de ces pannes ont des causes indirectes, voire
très indirectes, donc difficiles à prévoir. On peut citer :

 Les incidents liés au matériel – la plupart des composants électroniques


modernes produits en grandes séries, peuvent comporter des défauts de
fabrication. Ils finissent un jour ou l‟autre par tomber en panne. Certains de ces
pannes sont assez difficiles à déceler car intermittentes ou rares. Parfois, elles
relèvent d’une erreur de conception.

 Les incidents liés au logiciel – ce sont les plus fréquents. Les systèmes
d‟exploitation et les programmes sont de plus en plus complexes car ils font de
plus en plus de choses. Ils nécessitent l‟effort conjoint de dizaines, de centaines,
voire de milliers de développeurs. Ces derniers peuvent faire des erreurs de
manière individuelle ou collective que les meilleures méthodes de travail et les
meilleurs outils de contrôle ou de test ne peuvent pas éliminer en totalité.

 Les incidents liés à l’environnement – les machines électroniques les réseaux


de communication sont sensibles aux variations de températures ou de
l‟humidité ainsi qu‟aux champs électromagnétiques. Dès lors, il est possible
qu‟un ordinateur tombe en panne de manière définitive ou intermittente à cause
des conditions climatiques inhabituelles ou par l‟influence d‟installations
électriques notamment industrielles.
I.2.2. GESTION DES RISQUES INFORMATIQUES
La gestion des risques informatiques est un ensemble d‟opérations de gérer et de diriger les
différentes incidences liées à la manipulation de l‟outil informatique. La gestion des risques
consiste en trois actions majeures :

Etudier les risques potentiels (identifier/mettre au jour ces risques) ;


Imposer des règles de sécurité adéquates pour réduire ces risques ;
Formation des utilisateurs.
A. ETUDIER LES RISQUES POTENTIELS
Cette phase consiste à faire un examen intégral de la méthodologie de l'étude des risques
informatique en vigueur. Cela se matérialise aux moyens :

 Définition de l’environnement - Définition des acteurs et leurs intérêts ;


Importance de la sécurité dans la stratégie de l‟entreprise ; Type de données
impliquées ; Visibilité extérieure de la sécurité (importance pour la clientèle, le
public).

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Doctorant. [Link]. Charles MAPETO
 Etude des menaces - Identifier la nature de la menace: accidentelles (désastre,
bugs…) ou intentionnelles (attaques, vols…) ; S'enquérir des sources de la
menace: personnel non autorisé, intrus, logiciel ; Localiser la menace :
procédures manuelles, informatique (software, réseau, stockage, hardware),
infrastructure (concrète et abstraite).
 Etude des vulnérabilités - Etudes des faiblesses engendrées par l‟exécution
d‟une menace.
 Etude des risques - Probabilité d‟occurrence de ces menaces conduisant à une
vulnérabilité.
 Estimation du risque et du plan stratégique - Risque (Coût des pertes à court,
moyen et long terme engendrées, Coût de la mise en place de la contremesure
tant au niveau logique que logistique, Comparer la perte potentielle au coût de la
contre-mesure) ; Plan stratégique (Planning de l‟implémentation avec prise en
compte des besoins futurs en termes de sécurité ou non, Planning du suivi de
l‟implémentation).
 Mise en place du plan de sécurité - Les mécanismes de sécurité mis en place
peuvent gêner les utilisateurs et les consignes et règles y définies peuvent devenir
de plus en plus compliquées au fur et à mesure que le réseau s'étend. Ainsi, la
sécurité informatique doit être étudiée de telle manière à ne pas empêcher les
utilisateurs de développer les usages qui leur sont nécessaires, et de faire en sorte
qu'ils puissent utiliser le système d'information en toute confiance. Raison pour
laquelle il est nécessaire de définir dans un premier temps une politique de
sécurité dont la mise en œuvre s'effectue en quatre phases:

Identifier les besoins en terme de sécurité, les risques informatiques


pesant sur l'entreprise et leurs éventuelles conséquences ;
Elaborer des règles et des procédures à mettre en œuvre dans les
différents services de l'organisation pour les risques identifiés ;
Surveiller et détecter les vulnérabilités du système d'information et se
tenir informé des failles sur les applications et matériels utilisés ;
Définir les actions à entreprendre et les personnes à contacter en cas de
détection d'une menace.

 Audit de sécurité - L'audit de sécurité consiste à s'appuyer sur un tiers de


confiance (de préférence une société spécialisée en sécurité informatique) afin
de valider les moyens de protection mis en œuvre, au regard de la politique de
sécurité. En fait, l'objectif de l'audit est ainsi de vérifier que chaque règle de la
politique de sécurité est correctement appliquée et que l'ensemble des
dispositions prises forme un tout cohérent.
B. IMPOSER DES RÈGLES DE SÉCURITÉ ADÉQUATES
Ceci consiste en la définition de procédures internes à l’entreprise basées sur :

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Doctorant. [Link]. Charles MAPETO
 Des règles administratives - Suivre des standards de sécurité (normes ISO) ;
Suivre les lois.

 Des règles physiques - Gardes, caméras, alarmes, verrous et Accès aux locaux
sécurisés par biométrie.
 Des règles techniques - Déterminer des niveaux de classification des données ;
Définir des niveaux d‟accès à ces données ; Utiliser la cryptographie pour le
traitement et le stockage de l‟information ; Mettre en place un firewall matériel
et/ou logiciel, ...

C. FORMATION DES UTILISATEURS


Il est de plus en plus admis que la sécurité est essentielle. Les coûts engendrés par les pertes
de données dues aux attaques réseaux et autres malwares diminuent sensiblement d‟années en
années1. Il est beaucoup plus simple de corrompre l‟utilisateur et ce qui l‟entoure que
l‟algorithme de chiffrement utilisé comme par exemple :

 L‟utilisateur ne connait pas les risques engendrés par la conservation de la liste


des mots de passe utilisés à coté de l‟ordinateur ;
 Il est souvent plus simple de s‟introduire dans l‟ordinateur de l‟utilisateur afin
de retrouver le texte en clair (hacking, vol, . . . ) ;
 Il est possible de l‟espionner, le pousser à la délation, pratiquer le
shouldersurfing ou tout autre technique dite de “social engineering”, ...
Il ne s‟agira donc pas ici d‟expliquer aux employés comment fonctionnent les algorithmes
qu‟ils utiliseront, mais plutôt comment et dans quelles conditions ils devront les utiliser en
définissant des règles qui ne devront pas être transgressées. Il y a également plusieurs manières
de réagir à un risque, des plus « sûres » aux plus inconscientes :
 Transférer les risques à une compagnie d‟assurances ;
 Réduire les risques en implémentant des contre-mesures qui peuvent être :
Dissuasives : empêcher une attaque ;
Préventives : faire échouer une attaque ;
Correctrices : réduire les dommages causés par une attaque ;
Ignorer/Négliger les risques ;
Accepter les risques si les contre-mesures sont trop onéreuses

Certes, il y a toujours un risque, aussi infime soit-il. Il faudra donc peser le pour et le contre
lors de la mise en place éventuelle d‟une contre-mesure. Toutefois, en 2007, on remarque une
remontée de la somme totale des pertes, due à la fraude financière.

1
Laurent BLOCH et Christophe WOLFHUGEL, Sécurité informatique. Principes et méthode à l'usage des 9
DSI, RSSI et administrateurs, 2e édition, Eyrolles, Paris, 2009.

Doctorant. [Link]. Charles MAPETO


I.3. ETABLISSEMENT ET ELEMENTS D’UNE POLITIQUE DE
SECURITE INFORMATIQUE

L‟élément de politique de sécurité est l'ensemble des orientations suivies par une
organisation en termes de sécurité. Elle est élaborée au niveau de système de pilotage
(Direction), car elle concerne tous les utilisateurs du système. La sécurité informatique de
l'entreprise repose sur une bonne connaissance des règles par les employés, grâce à des actions
de formation et de sensibilisation auprès des utilisateurs, mais elle doit aussi aller au-delà de
cela tout en couvrant les champs ci-après:

 Mise en place des correctifs ;


 Définition de la police de sécurité ;
 Objectifs, Portée, Responsables ;
 Une stratégie de sauvegarde correctement planifiée ;
 Description de la sécurité (de l‟infrastructure physique, des données
informatiques, des applications, du réseau) ;
 Plan en cas de sinistre (Un plan de reprise après incident) ; Sensibilisation du
personnel aux nouvelles procédures Sanctions en cas de manquements.
Suite à l‟étude des risques et avant de mettre en place des mécanismes de protection, il
faut préparer une politique à l'égard de la sécurité. C‟est elle qui fixe les principaux paramètres,
notamment les niveaux de tolérance et les coûts acceptables. Voici quelques éléments pouvant
aider à définir une politique :
 Quels furent les coûts des incidents informatiques passés ?
 Quel degré de confiance pouvez-vous avoir envers vos utilisateurs internes ?
 Qu‟est-ce que les clients et les utilisateurs espèrent de la sécurité ?
 Quel sera l‟impact sur la clientèle si la sécurité est insuffisante, ou tellement
forte qu‟elle devient contraignante ?
 Y a-t-il des informations importantes sur des ordinateurs en réseaux ? Sont-ils
accessible de l‟externe ?
 Quelle est la configuration du réseau et y a-t-il des services accessibles de
l‟extérieur ?
 Quelles sont les règles juridiques applicables à votre entreprise concernant la
sécurité et la confidentialité des informations (ex: loi « informatique et liberté »,
archives comptables…) ?

Il ne faut pas également perdre de vue que la sécurité est comme une chaîne, guère plus
solide que son maillon le plus faible. En plus de la formation et de la sensibilisation permanente
des utilisateurs, la politique de sécurité peut être découpée en plusieurs parties :
 Défaillance matérielle - Tout équipement physique est sujet à défaillance
(usure, vieillissement, défaut…) ; L'achat d'équipements de qualité et standard
accompagnés d'une bonne garantie avec support technique est essentiel pour
minimiser les délais de remise en fonction. Seule une forme de sauvegarde peut
cependant protéger les données.
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Doctorant. [Link]. Charles MAPETO
 Défaillance logicielle - Tout programme informatique contient des bugs. La
seule façon de se protéger efficacement contre ceux-ci est de faire des copies de
l'information à risque. Une mise à jour régulière des logiciels et la visite des sites
consacrés à ce type de problèmes peuvent contribuer à en diminuer la fréquence.

 Accidents (pannes, incendies, inondations…) - Une sauvegarde est


indispensable pour protéger efficacement les données contre ces problèmes.
Cette procédure de sauvegarde peut combiner plusieurs moyens fonctionnant à
des échelles de temps différentes : Disques RAID pour maintenir la disponibilité
des serveurs ; Copie de sécurité via le réseau (quotidienne) ; Copie de sécurité
dans un autre bâtiment (hebdomadaire).

 Erreur humaine : Outre les copies de sécurité, seule une formation adéquate
du personnel peut limiter ce problème.

 Vol via des dispositifs physique (disques et bandes) : Contrôler l'accès à ces
équipements : ne mettre des unités de disquette, bandes… que sur les ordinateurs
où c‟est essentiel. Mettre en place des dispositifs de surveillances.

 Virus provenant de disquettes : Ce risque peut-être réduit en limitant le


nombre de lecteur de disquettes en service. L‟installation de programmes
antivirus peut s‟avérer une protection efficace mais elle est coûteuse, diminue la
productivité, et nécessite de fréquentes mises à jour.

 Piratage et virus réseau : Cette problématique est plus complexe et


l‟omniprésence des réseaux, notamment l‟Internet, lui confère une importance
particulière. Les problèmes de sécurité de cette catégorie sont particulièrement
dommageables et font l‟objet de l‟étude qui suit.

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Doctorant. [Link]. Charles MAPETO
I.4. PRINCIPAUX DEFAUTS DE SECURITE INFORMATIQUE

Les défauts de sécurité peuvent être considérés comme des modifications accidentelles ou
inconscientes du fonctionnement normal des équipements informatiques. Les défauts de
sécurité d‟un système d‟information les plus souvent constatés sont :
 Installation des logiciels et matériels par défaut ;
 Mises à jour non effectuées ;
 Mots de passe inexistants ou par défaut ;
 Services inutiles conservés (Netbios…) ;
 Traces inexploitées ;
 Pas de séparation des flux opérationnels des flux d‟administration des systèmes
;
 Procédures de sécurité obsolètes ;
 Eléments et outils de test laissés en place dans les configurations en production
;
 Authentification faible ;
 Télémaintenance sans contrôle fort.

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Doctorant. [Link]. Charles MAPETO
CHAPITRE II SYSTEMES DE PROTECTION INFORMATIQUE

Un système de protection informatique est un ensemble des techniques permettant de


se prémunir contre les attaques et piraterie informatique, en interdisant la copie de contenus
d‟un support (logiciel) ou en rendant inutilisable toute intrusion dans le système.

Les systèmes de protection informatique les plus connus sont :

 Les anti-virus ;
 Les systèmes de détection (et prévention) d‟intrusion (IDS) ;
 Les firewalls ;
III.1. LES ANTI-VIRUS
Les antivirus sont des logiciels conçus pour identifier, neutraliser et éliminer des
logiciels malveillants (dont les virus informatique ne sont qu'une catégorie). Ces derniers
peuvent se baser sur l'exploitation de failles de sécurité, mais il peut également s'agir de logiciels
modifiant ou supprimant des fichiers, que ce soit des documents de l'utilisateur stockés sur
l'ordinateur infecté, ou des fichiers nécessaires au bon fonctionnement de l'ordinateur (le plus
souvent ceux du système d'exploitation).

Il est intéressant de noter qu‟une fois un fichier infecté, il ne l‟est jamais deux fois. En
effet, un virus est programmé de telle sorte qu‟il signe le fichier dès qu‟il est contaminé. On
parle ainsi de signature de virus. Cette signature consiste en une suite de bits apposée au fichier.
Cette suite, une fois décelée, permettra de reconnaitre le virus. Lorsque le virus est détecté par
l‟antivirus, plusieurs possibilités sont offertes pour l‟éradiquer :

 Supprimer le fichier infecté ;


 Supprimer le code malicieux du fichier infecté ;
 Placer le ou les fichiers infectés en "quarantaine" pour un traitement futur.

Voici les anti-virus les plus populaires selon leurs finalités :

 Les principaux anti-virus des PC and Serveurs : AhnLab V3 Internet Security


- Avast Antivirus - AVG - Avira AntiVirus - Bitdefender - ClamWin -
ClamAV - Comodo Antivirus - Comodo Internet Security - Dr. Web - NOD32 -
F-Secure - F-PROT - Fortinet - G Data Software - Advanced SystemCare - iolo
System Shield - Kaspersky AntiVirus - Kaspersky Internet Security - KingSoft -
Mac Internet Security - McAfee VirusScan - Microsoft Security Essentials -
Windows Defender - Panda - 360 Safeguard - Outpost Security Suite - Sophos -
Symantec Endpoint Protection - Immunet - Element AntiVirus - Norton
AntiVirus - Norton Internet Security - Spyware Doctor -
VirusBarrier - Trend Micro Internet Security - TrustPort - Vba32 AntiVirus -
Zone Alarm.

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Doctorant. [Link]. Charles MAPETO
 Les principaux anti-virus des mobiles et tablettes : AhnLab Mobile Security
(en) - Avast Antivirus - AVG - Avira Free Android Security - Bitdefender Mobile
Security - CM Security - Comodo Mobile Security - Dr. Web Mobile Security
Suite - ESET Mobile Security - F-Secure Mobile Security - G Data
MobileSecurity - Lookout Mobile Security - McAfee Mobile Security - FireAMP
Mobile - Trend Micro Mobile Security - TrustPort Mobile Security -
VirusBarrier.

III.1.1. FONCTIONNEMENT DE L’ANTI-VIRUS

Un logiciel antivirus vérifie les fichiers et courriers électroniques, les secteurs de démarrage
(afin de détecter les virus de boot), mais aussi la mémoire vive de l'ordinateur, les médias
amovibles (clefs USB, CD, DVD, etc.), les données qui transitent sur les éventuels réseaux (dont
internet) …. Différentes méthodes sont possibles :

 Les principaux antivirus du marché se concentrent sur des fichiers et comparent alors la
signature virale du virus aux codes à vérifier ;

 La méthode heuristique est la méthode la plus puissante, tendant à découvrir un code


malveillant par son comportement. Elle essaie de le détecter en analysant le code d'un
programme inconnu. Parfois de fausses alertes peuvent être provoquées ;

 L‟analyse de forme repose sur du filtrage basé entre des règles rege-xp ou autres, mises
dans un fichier junk. Cette dernière méthode peut être très efficace pour les serveurs de
messagerie électronique supportant les rege-xp type postfix puisqu'elle ne repose pas
sur un fichier de signatures.

Les antivirus peuvent balayer le contenu d'un disque dur, mais également la mémoire vive de
l'ordinateur. Pour les anti-virus les plus modernes, ils agissent en amont de la machine en
scrutant les échanges de fichiers avec l'extérieur, aussi bien en flux descendant (téléchargement)
que montant (téléchargementt ou upload). Ainsi, les courriels sont examinés, mais aussi les
fichiers copiés sur ou à partir de supports amovibles tels que cédéroms, disquettes, connexions
réseau, clefs USB…
III.1.2. TECHNIQUES DE DETECTION DES ANTI-VIRUS
En général, la guerre entre virus et antivirus est bien réelle. Dès qu‟un groupe agit, le camp
opposé tente de trouver la parade. Pour détecter les virus, les antivirus doivent user de plusieurs
techniques spécialement :

 Le scanning des signatures (Dictionnaire) - La détection des virus consiste à la


recherche de ces signatures à partir d‟une base de données de signatures (on parle
également de définitions de virus). Le principal avantage de cette technique est
qu‟il est possible de détecter le virus avant qu‟il ne soit en action. Cependant, il est

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Doctorant. [Link]. Charles MAPETO
nécessaire que sa signature soit présente dans la base de données afin qu‟il soit
détecté. De plus, il est nécessaire de tenir la base régulièrement à jour afin de
pouvoir détecter les nouveaux virus.
 Le moniteur de comportement : Il s‟agit ici de contrôler en continu toute
activité suspecte telles que les lectures et écritures dans des fichiers exécutables,
les tentatives d‟écriture dans les secteurs de partitions et de boot du disque.
 Liste blanche - est une technique de plus en plus utilisée pour lutter contre les
logiciels malveillants. Au lieu de rechercher les logiciels connus comme
malveillants, on empêche l'exécution de tout logiciel à l'exception de ceux qui sont
considérés comme fiables par l'administrateur système. En adoptant cette méthode
de blocage par défaut, on évite les problèmes inhérents à la mise à jour du fichier
de signatures virales. De plus, elle permet d'empêcher l'exécution de logiciels
indésirables. Étant donné que les entreprises modernes possèdent de nombreuses
applications considérées comme fiables, l'efficacité de cette technique dépend de la
capacité de l'administrateur à établir et mettre à jour la liste blanche. Cette tâche
peut être facilitée par l'utilisation d'outils d'automatisation des processus
d'inventaire et de maintenance.
 Le contrôleur d’intégrité : Le principe est que l‟antivirus maintienne une liste
des fichiers exécutables associés à leur taille, leur date de création, de modification,
voire un CRC (Contrôleur Redondance Cyclique). L‟utilisation du CRC permet de
vérifier qu‟un exécutable n‟a pas été modifié en comparant sa somme de contrôle
avant et après son exécution. En effet, en dehors d‟une mise à jour explicite du
fichier, un fichier exécutable n‟est pas sensé être modifié. Le même type de
vérifications peut être instauré avec la date et l‟heure de modification. Cependant,
il suffira aux virus de mémoriser ces valeurs afin de pouvoir les restaurer par la
suite.
 L’analyse heuristique : A la différence du moniteur de comportement qui détecte
les modifications causées par les virus, l‟analyse heuristique tente de détecter les
virus avant leur exécution, en cherchant des portions de code suspectes. Il pourrait
par exemple chercher des séquences de lecture suivies de séquences d‟écriture sur
un même fichier exécutable. Cette technique permet donc de détecter des virus
même s‟ils ne sont pas présents dans la base de données, puisque l‟analyseur teste
des séquences d‟instructions communes à de nombreux virus.

III.2. LES SYSTEMES DE DETECTION D’INTRUSION


Un système de détection d'intrusion (ou IDS : Intrusion Detection System) est un mécanisme
destiné à repérer des activités anormales ou suspectes sur la cible analysée (un réseau ou un
hôte). Il permet ainsi d'avoir une connaissance sur les tentatives réussies comme échouées des
intrusions. Les IDS, les plus connus selon leurs différentes catégories sont :

 Les IDS réseau (NIDS) - Snort ; Bro ; Suricata ; Enterasys ; Check Point ;
Tipping point ; etc.

15
Doctorant. [Link]. Charles MAPETO
 Les IDS système (HIDS) - AIDE ; Chkrootkit ; DarkSpy ; Fail2ban ;
IceSword ; OSSEC ; Rkhunter ; Rootkit Unhooker; Tripwire ; etc.
 Les IDS hybride - Prelude; OSSIM ; etc.

III.2.1. TYPOLOGIE DE SYSTÈMES DE DÉTECTION D'INTRUSION

Il existe trois grandes familles distinctes d‟IDS :

 les NIDS (Network Based Intrusion Detection System), qui surveillent


l'état de la sécurité au niveau du réseau ;
 les HIDS (HostBased Intrusion Detection System), qui surveillent l'état
de la sécurité au niveau des hôtes. Les HIDS sont particulièrement efficaces pour
déterminer si un hôte est contaminé et les NIDS permettent de surveiller
l‟ensemble d‟un réseau contrairement à un HIDS qui est restreint à un hôte.
 les IDS hybrides, qui utilisent les NIDS et HIDS pour avoir des alertes plus
pertinentes.
III.2.1.1. LES NIDS (IDS réseau)

Un NIDS se découpe en trois grandes parties : la capture, les signatures et les


alertes. Cependant à ces trois principales parties, s‟ajoute de même 2 principales
techniques :

 La Capture - La capture sert à la récupération de trafic réseau. En général cela se


fait en temps réel, bien que certains NIDS permettent l'analyse de trafic capturé
précédemment. La plupart des NIDS utilisent la bibliothèque standard de capture de
paquets libpcap. La bibliothèque de capture de paquets Packet Capture Library est
portée sur quasiment toutes les plates-formes, ce qui permet en général aux IDS
réseau de suivre. Le fonctionnement de la capture d'un NIDS est donc en général
fortement lié à cette libpcap. Son mode de fonctionnement est de copier (sous Linux)
tout paquet arrivant au niveau de la couche liaison de données du système
d'exploitation. Une fois ce paquet copié, il lui est appliqué un filtre BPF (Berkeley
Packet Filter), correspondant à l'affinage de ce que l'IDS cherche à récupérer comme
information. Il se peut que certains paquets soient ignorés car sous une forte charge,
le système d'exploitation ne les copiera pas. Le comportement de la libpcap est
différent dans le monde BSD, puisqu'il lui attache le fichier périphérique « /dev/bpf
16
Doctorant. [Link]. Charles MAPETO
», permettant ainsi aux NIDS de ne pas avoir besoin des droits super utilisateur pour
capturer le trafic mais simplement de pouvoir lire sur ce fichier sur lequel les filtres
sont directement compilés. Aussi, le trafic analysé n'est pas forcément égal à celui
du trafic entrant, étant donné que la libpcap agit à une couche en dessous du pare-
feu (qui agit au niveau réseau).

 Les Signatures - Les bibliothèques de signatures (approche par scénario) rendent la


démarche d'analyse similaire à celle des anti-virus quand ceux-ci s'appuient sur des
signatures d'attaques. Ainsi, le NIDS est efficace s'il connaît l'attaque, mais inefficace
dans le cas contraire. Les outils commerciaux ou libres ont évolué pour proposer une
personnalisation de la signature afin de faire face à des attaques dont on ne connaît
qu'une partie des éléments. Les outils à base de signatures requièrent des mises à jour
très régulières.

Les NIDS ont pour avantage d'être des systèmes temps réel et ont la possibilité de
découvrir des attaques ciblant plusieurs machines à la fois. Leurs inconvénients sont
le taux élevé de faux positifs qu'ils génèrent, le fait que les signatures aient toujours
du retard sur les attaques de type « 0day » et qu'ils puissent être la cible d'une attaque.

 Les Alertes - Les alertes sont généralement stockées dans les journaux du système.
Cependant il existe une norme qui permet d'en formaliser le contenu, afin de
permettre à différents éléments de sécurité d'interopérer. Ce format s'appelle IDMEF
(pour Intrusion Detection Message Exchange Format) décrit dans la RFC 4765. Le
format IDMEF est popularisé par le projet Prelude, qui offre une infrastructure
permettant aux IDS de ne pas avoir à s'occuper de l'envoi des alertes. Cela permet
aux IDS de n'avoir qu'à décrire les informations qu'ils connaissent et « Prelude » se
charge de les stocker pour permettre une visualisation humaine ultérieure.

DIFFERENTES TECHNIQUES DES NIDS

 La recherche de motif (pattern matching) - La recherche de motif est ce qui


permet à un NIDS de trouver le plus rapidement possible les informations dans un
paquet réseau.

 L’Analyse - À partir des éléments donnés dans l'introduction, le moteur


d'analyse met ces éléments de relation en employant plusieurs techniques : la
défragmentation, la dissection protocolaire ou encore l'analyse comportementale :
La défragmentation - Les paquets dépassant une certaine taille (qui en
général est de 1 500 octets) sont fragmentés. La fragmentation de l'en-tête de la
couche transport étant aussi possible, cela rendait les NIDS vulnérables aux
attaques de Stick et de Snot car les paquets fragmentés n'étaient pas analysés.
Les NIDS ont le devoir de défragmenter les paquets avant analyse, afin de ne
pas manquer une attaque. Il s'agit d'une opération relativement complexe, étant

17
Doctorant. [Link]. Charles MAPETO
donné que chaque hôte de destination ne défragmente pas de la même façon,
selon le système d'exploitation sur lequel l'attaque est visée. Il s'agit encore d'une
technique d'évasion utilisable aujourd'hui car les NIDS ne sont pas forcément
configurés correctement pour gérer un cas précis.

La dissection - La dissection permet de comprendre un protocole donné, de


le décoder pour l'analyser. Il s'agit de la partie la plus sensible des NIDS car c'est
elle qui est le plus grand vecteur d'attaques.
III.2.1.2. LES HIDS (IDS machine)

Les HIDS, pour Host based IDS, signifiant "Système de détection d'intrusion
machine" sont des IDS dédiés à un matériel ou système d'exploitation. Généralement,
contrairement à un NIDS, le HIDS récupère les informations qui lui sont données par le
matériel ou le système d'exploitation. Il y a pour cela plusieurs approches : signatures,
comportement (statistiques) ou délimitation du périmètre avec un système d'ACL
(Access Control List). Un HIDS se comporte comme un daemon ou un service standard
sur un système hôte qui détecte une activité suspecte en s‟appuyant sur une norme. Si
les activités s‟éloignent de la norme, une alerte est générée. La machine peut être
surveillée sur plusieurs points :

 Activité de la machine : nombre et listes de processus ainsi que d'utilisateurs,


ressources consommées, ...

 Activité de l'utilisateur : horaires et durée des connexions, commandes utilisées,


messages envoyés, programmes activés, dépassement du périmètre défini...

 Activité malicieuse d'un ver, virus ou cheval de Troie.

Un autre type d'HIDS cherche les intrusions dans le « noyau » (kernel) du système,
et les modifications qui y sont apportées. Certains appellent cette technique « analyse
protocolaire ». Très rapide, elle ne nécessite pas de recherche dans une base de signature.
Exemples de contrôles pour Windows :

 EPROCESS (structure de données en mode noyau contenant des informations qui


peuvent permettre de cacher un processus) ;

 Les processus fonctionnant en mode « noyau »

 Les fonctions logicielles système ou de gestion de périphérique présentes dans


l'ordinateur.

18
Doctorant. [Link]. Charles MAPETO
 La SSDT (System Service Dispatch Table) table utilisée par Windows pour
diriger des appels de système vers un traitement approprié : table d'adressage des
interruptions ; etc.

Le HIDS a pour avantage de n'avoir que peu de faux positifs, permettant d'avoir
des alertes pertinentes. Quant à ses inconvénients il faut configurer un HIDS par poste et
il demande une configuration de chaque système.

III.2.1.3. LES IDS hybride

Les IDS hybrides sont basés sur une architecture distribuée, où chaque
composant unifie son format d'envoi d'alerte (typiquement IDMEF : Intrusion Detection
Message Exchange Format) permettant à des composants divers de communiquer et
d'extraire des alertes plus pertinentes.

Les avantages des IDS hybrides sont multiples :

 Moins de faux positifs ;


 Meilleure corrélation ;
 Possibilité de réaction sur les analyseurs.

III.2.2. TECHNIQUES D’ANALYSE DU TRAFIC DES IDS

Il existe principalement deux techniques d‟analyse du trafic, chacune ayant des


avantages et des inconvénients :

 L’analyse comportementale (AIDS : Anomaly Intrusion Detection System) - à


partir d‟un comportement normal déterminé, l‟IDS analyse le comportement des
machines. Si un ordinateur se connecte en pleine nuit alors que personne n‟est

19
Doctorant. [Link]. Charles MAPETO
présent, cela pourrait lever une alerte pour l‟IDS. Ainsi, dans ce type d‟analyse, un
profil est dressé et lorsque la machine liée s‟éloigne du profil type, l‟IDS réagit.

Avantage : ce type d‟analyse permet de détecter des attaques inconnues,


elle ne nécessite pas de base de données.

Inconvénient : cette détection est assez aléatoire, elle peut produire de


fausses alertes relativement facilement.

 L’analyse par scénario (MIDS : Misuse Intrusion Detection System) - l‟IDS


utilise ici une base de données de signatures d‟attaques. Ces signatures peuvent être
assimilées à des déroulements d‟attaques. En effet, chaque attaque possède des
caractéristiques propres (numéro de port, taille de paquet, protocole employé...).
Ces caractéristiques peuvent être collectées et placées dans une base de données
qu‟interrogera l‟IDS. Ce type d‟IDS utilise les fichiers journaux (log). Dès qu‟il
détectera des séquences suspectes (relatives à une signature de sa base de données),
il déclenchera une alerte.

Avantage : on peut gérer les attaques de façon très précise.

Inconvénient : on doit maintenir une base de données à jour.

Avertissons que certains IDS analysent uniquement les fichiers systèmes (fichiers
d‟historique), et d‟autres uniquement le trafic réseau. On les nomme respectivement
HIDS pour "Host IDS" (protection des machines) et NIDS pour "Network IDS"
(protection du réseau). Les IDS ne réagissent pas non plus de la même manière en
présence d‟une attaque. La plupart agissent passivement, c‟est-à-dire qu‟une fois
l‟attaque détectée, ils émettent simplement une alerte. D‟autres, beaucoup moins
répandus, tentent de contre-attaquer. On dit que ces derniers sont actifs.

III.2.3. LA CORRÉLATION DES IDS HYBRIDE

La corrélation est une connexion entre deux ou plusieurs éléments, dont un de ces
éléments crée ou influence un autre. Elle se traduit plus généralement par la
transformation d'une ou plusieurs alertes en attaque. Cela permet de faciliter la
compréhension sur les attaques au lieu de s'éparpiller parmi les alertes. Idéalement, elle
nécessite un IDS Hybride car plus il y a d'informations hétérogènes sur un événement,
plus la corrélation se fait d'une façon pertinente. Les formats ayant été normalisés
(IDMEF), il ne reste plus qu'à faire des associations afin de détecter des alertes qui
n'auraient jamais eu lieu sur un analyseur seul.

20
Doctorant. [Link]. Charles MAPETO
Si l'on prend l'exemple d'une authentification échouée, cela génère une alerte de
faible intensité. Mais s'il y a une série d'authentifications échouées avec des utilisateurs
différents, on peut conclure à une attaque de force brute. La corrélation permet de
générer de nouvelles alertes à partir de celles existantes. C'est une étape préalable à une
contre-mesure efficace. Il y a diverses façons de faire de la corrélation. Cependant on
peut définir deux catégories :

 la corrélation passive - correspondant à une génération d'alerte basée sur celles


existantes. Nous pouvons prendre par exemple les scans de force brute ssh ;

 la corrélation active - qui va chercher les informations correspondant à des


alertes émises. Par exemple, lorsqu'une personne se connecte en dehors des
heures de travail, cela a une influence importante qui n'aurait pas été en temps
normal d'activité.

III.2.4. L'HARMONISATION DES FORMATS

Le format IDMEF (Intrusion Detection Message Exchange Format) décrit une


alerte de façon objet et exhaustive. Une alerte est le message qui est émis depuis un
analyseur, qui est une sonde en langage IDMEF, vers un collecteur. Le but d'IDMEF est
de proposer un standard permettant d'avoir une communication homogène quels que
soient l'environnement ou les capacités d'un analyseur donné.

Ces alertes sont définies au format XML, offrant une possibilité de validation de
chaque message. En général, les implémentations restent binaires, afin d'éviter les
problèmes connus d'ajout d'information inutiles en dehors d'XML lorsque l'on envoie un
message sur le réseau. Le format IDMEF offre aussi un vocabulaire précis, qu'il est
courant d'utiliser dans le domaine de la détection d'intrusions. Par exemple, une
classification correspond au nom d'une alerte ; une influence à celui d'un niveau
d'attaque.

III.2.5. LA CONTRE-MESURE DES IDS HYBRIDE

La contre-mesure est l'art de piloter les éléments réseau ou la machine cible, afin
d'empêcher une attaque de se propager (Islanding) ou de perdurer. Il s'agit d'une
procédure assez compliquée et souvent désactivée. Ce qui rend la contre-mesure difficile
est la définition d'une attaque d'un point de vue formel. Il n'est pas possible de se baser
sur des éléments qui génèrent des faux positifs. Et cela peut aussi engendrer un autre
problème où l'attaquant se fait passer pour un client du réseau en générant des motifs
d'attaque. Cela peut même bloquer le réseau interne si la contre-mesure est mal

21
Doctorant. [Link]. Charles MAPETO
configurée. Un système de contre-mesure se configure en général avec une liste blanche,
dans laquelle sont mises les IP du réseau interne.

III.3. LES FIREWALLS (PARE-FEU)

Un pare-feu2 (parfois appelé coupe-feu, garde-barrière, barrière de sécurité, ou


encore firewall. Dans un environnement Unix BSD (Berkeley Software
Distribution), un pare-feu est aussi appelé packet filter. Traduction littérale : mur de feu)
est un logiciel et/ou un matériel permettant de faire respecter la politique de sécurité du
réseau, celle-ci définissant quels sont les types de communications autorisés sur ce réseau
informatique. Le pare-feu a pour objectif principal de surveiller et contrôler les
applications et les flux de données (paquets), en empêchant les connexions non-
autorisées sur un réseau informatique ou autres.

En fait, un firewall peut être configuré à de nombreux niveaux :

 Niveau des adresses IP : on peut lui faire accepter les flux de données provenant
d‟une plage d‟adresses, ou même d‟une adresse uniquement.

 Niveau des noms de domaine : il est également possible d‟empêcher l‟accès à


certaines adresses Internet.

 Niveau des protocoles : pour empêcher tout transfert FTP, tout accès Telnet, ou
encore pour éviter le surf sur Internet (HTTP).

2
Terme recommandé par la Commission générale de terminologie et de néologie, et couramment employé, 22
chercher firewall dans France Terme.

Doctorant. [Link]. Charles MAPETO


 Niveau des ports : pour supprimer le FTP, on peut refuser les connexions sur le port
21.

 Niveau des mots ou phrases : semblable aux expressions régulières, il est possible
de refuser les paquets dont le contenu renferme des séquences de lettres données.

Structure simple d’un pare-feu


Selon le contexte, le terme peut revêtir différentes significations :

 Dans le domaine de la lutte contre les incendies de forêt, il se réfère aux allées
pare-feu destinées à contenir l'extension des feux de forêts ;

 Au théâtre, le déclenchement d'un mécanisme « pare-feu » (ou « coupe-feu »)


permet d'éviter la propagation du feu de la salle vers la scène ;

 Dans le domaine de l'architecture, il fait référence aux portes coupe-feu ou à tout


autre dispositif constructif destiné à contenir l'extension d'un incendie ;

 En informatique, l'usage du terme « pare-feu » est donc métaphorique. Sa


dénomination, reprend au sens figuré l'intention de "brûler par un mur de feu
virtuel" tout ce qui tente d'entrer avec l'intention de nuire dans une machine ou
un réseau. Il établit une barrière de protection contre les intrusions et les
contaminations venant de l‟extérieur.

23
Doctorant. [Link]. Charles MAPETO
IV.3. NOTIONS SUR LE MOT DE PASSE
IV.3.1. DEFINITION

Un mot de passe est un mot ou une série de caractères utilisés comme moyen
d'authentification pour prouver son identité lorsque l'on désire accéder à un lieu protégé,
à une ressource (notamment informatique) ou à un service dont l'accès est limité et
protégé. Le mot de passe doit être tenu secret pour éviter qu'un tiers non autorisé puisse
accéder à la ressource ou au service. C'est une méthode parmi d'autres pour vérifier
qu'une personne correspond bien à l'identité déclarée. Il s'agit d'une preuve que l'on
possède et que l'on communique au service chargé d'autoriser l'accès. C‟est par exemple
: Dans le conte « Ali Baba et les Quarante Voleurs des Mille et Une Nuits » figure l'un
des plus célèbres mots de passe : « Sésame, ouvre-toi ! ».

Le terme « mot de passe » est d'origine militaire. Les « mots d'ordres »


comprennent le « mot de sommation » (c'est-à-dire la question convenue) et le « mot de
passe » (c'est-à-dire la réponse correspondante)3. Il s'agit des signes verbaux qui
permettent à deux unités ou deux militaires de se reconnaître mutuellement, par exemple
lors d'une patrouille de nuit, au moment délicat du retour dans le dispositif ami. Dans ce
cas, le mot de passe est donc partagé par un groupe de personnes de confiance. Quand il
s'agit d'un code personnel, il vaut mieux utiliser l'expression « code confidentiel » pour
mettre en évidence le caractère secret du code et responsabiliser son détenteur.
IV.3.2. PRINCIPE ET LIMITES

Une limite juridique existe, par exemple en France à la sécurisation par mot de
passe : si des données chiffrées sont saisies par la justice, la loi sur la sécurité quotidienne
oblige l'utilisateur à fournir la méthode de chiffrement et les clés ou mots de passe.
L'utilisation de mots de passe est un compromis entre la sécurité et l'aspect pratique.
Avec la multiplication de situations où il est nécessaire de disposer d'un mot de passe,
chacun de nous possède un nombre de plus en plus important de mots de passe. S'il est
légitime d'utiliser le même mot de passe pour l'ensemble des situations où celui-ci n'a
pas grande importance, il reste néanmoins de nombreux cas où un mot de passe de qualité
doit être utilisé. Ce mot de passe ne peut être le même partout, d'une part pour éviter que
la compromission de celui-ci ne conduise à des situations malheureuses, d'autre part
parce que certains sites et logiciels obligent à changer régulièrement son mot de passe et
en limitent la réutilisation. La mémoire de l'utilisateur étant alors insuffisante pour
mémoriser tous ces mots de passe, la tentation est grande de les lister. Il est indispensable
que la liste de mots de passe ainsi constituée soit plus protégée encore. On parle alors de
« coffre-fort à mots de passe » : Capture d'un mot de passe « en clair » - Un mot
de passe est « en clair » lorsqu'il n'a pas été transformé via une fonction de hachage. Il
existe plusieurs situations où le mot de passe peut être trouvé en clair :

3
« Quelle est l'origine du mot de passe ? », 23 mars 2015 24

Doctorant. [Link]. Charles MAPETO


Espionnage direct du clavier de la personne qui saisit son mot de passe ;

Mise en place d'un enregistreur de frappes (keylogger), qui saisit tout texte
tapé par un utilisateur à son insu ;

Écoute du réseau. Si un attaquant arrive à écouter une communication non


chiffrée où la cible doit s'identifier par un mot de passe, ce mot de passe
apparaîtra en clair à l'attaquant.

Vol d'un mot de passe manuscrit.

Certains logiciels permettent de rendre visibles les mots de passe des formulaires.
Les caractères sont « cachés » par des ronds ou astérisques, qui sont là pour éviter qu'une
personne derrière soi ne lise ce que l'on saisit. Dans le programme, à ce moment-là, le
mot de passe est bien présent et encore non chiffré, le rendre visible consiste simplement
à changer une option d'affichage.

Capture d'un mot de passe chiffré - Dans le cas où un mot de passe chiffré est
capturé, il n'est pas directement utilisable : la personne malintentionnée (l'attaquant)
doit découvrir le clair correspondant, en le déchiffrant si c'est possible, ou avec
d'autres techniques. On dit que l'attaquant casse ou « craque » le mot de passe. On
distingue deux principaux cas de figure : le mot de passe fait partie d'une
communication, ou c'est seulement le mot de passe chiffré qui est capturé :

Toute la communication est chiffrée : Dans ce cas, il faut trouver un moyen


de déchiffrer toute la communication pour trouver le mot de passe. Il faut donc
trouver une faille dans l'algorithme de chiffrement ou dans une de ses
implémentations. Si le chiffrement est cassé, peu importe la taille du mot de
passe il sera trouvé dans le texte déchiffré.

Seul le mot de passe chiffré est capturé : C‟est généralement un condensat


(ou hash) du mot de passe qui est capturé, c'est-à-dire le résultat d'un
algorithme non réversible. C'est une bonne pratique, utilisée dans de nombreux
cas : sites web, comptes d'utilisateur de système d'exploitation, etc. Dans le cas
où cet algorithme n'est pas vraiment irréversible (à cause d'erreurs de
conception ou d'implémentation), il peut être possible de retrouver le clair
correspondant à un condensat. Par exemple, la gestion des mots de passe pour
protéger les fichiers Excel et Word d'Office 97 comporte des failles qui font
qu'il est facile de trouver les mots de passe utilisés.

25
Doctorant. [Link]. Charles MAPETO
Mais en général pour casser un condensat, on utilise d'autres techniques. En
connaissant la fonction de hachage, on peut imaginer différentes attaques4 :

 l'attaque par force brute : on se donne un espace de mots de passe à explorer en


se fixant une longueur et un ensemble de caractères ; on énumère tous les mots
de passe possibles de cet espace ; pour chacun de ces mots de passe on calcule
l'empreinte par la fonction de hachage, et on compare cette empreinte avec celle
que l'on a capturée. Pour empêcher ces attaques, l'utilisation d'un mot de passe
long et complexe est recommandée. Par mot de passe complexe, on entend mot
de passe comprenant différents types de caractères : des lettres minuscules et
majuscules, des chiffres, et des caractères non alphanumériques (comme !:/#@
...). La longueur du mot de passe assurera qu'il n'est pas énuméré lors d'une
attaque par force brute : plus l'espace à énumérer est grand et plus l‟attaque ne
prend de temps. Voir le graphique ci-contre (attention l'échelle est
logarithmique).

 l'attaque par dictionnaire : même chose que pour l'attaque par force brute, mais
où les mots sont choisis dans un dictionnaire. L'utilisation de caractères différents
des lettres et chiffres assurera généralement que le mot de passe n'appartient pas
à un dictionnaire, et qu'il ne sera donc pas sensible à une attaque par dictionnaire.

IV.3.3. CHOIX DU MOT DE PASSE

S'il y a bien un domaine où la sécurité peut faire défaut, c‟est dans la gestion des
mots de passe utilisateur. En effet, la sécurité d'un système dépend aussi du niveau de
sécurité du mot de passe mis sur pied pour son accès. Lors de la création du mot de passe,
une attention particulière doit être portée sur certains points :

 Si un générateur de mots de passe est utilisé, il devra employer une grande variété
de caractères (pour le rendre plus robuste à la force brute) ;

 Il peut être utile d‟utiliser un vérificateur de mots de passe afin de tester la


vulnérabilité aux attaques par dictionnaire. Dans le même temps, il pourra tester
la taille des mots de passe face aux attaques par force brute ;

 Il est bon d‟associer une durée de vie aux mots de passe. Un changement régulier
permet une meilleure protection contre la force brute.

4
Des attaques plus complexes, issues de la cryptanalyse, comme l'utilisation de tables arc-en-ciel. 26
L'utilisation d'un mot de passe complexe ne protège pas nécessairement de ce type d'attaque. La
préparation d'une attaque de ce type est longue et gourmande en espace de stockage, mais elle est loin
d'être inaccessible de nos jours.

Doctorant. [Link]. Charles MAPETO


 On peut aussi limiter le nombre d‟essais.
A. CRITÈRES DE ROBUSTESSE

La qualité et la longueur du mot de passe sont des éléments cruciaux pour la


sécurité. Un mot de passe trop court ou provenant d'un dictionnaire est susceptible d'être
attaqué via une recherche dans une table contenant une liste de mots de passe. D'une
manière plus systématique, une attaque par force brute tente toutes les possibilités et,
avec suffisamment de temps, il est théoriquement possible de retrouver le mot de passe.
Un compromis est la table arc-en-ciel, une amélioration du principe du compromis
temps-mémoire. La robustesse d'un mot de passe dépend de plusieurs critères :

 Sa longueur - qui est le critère le plus important. Il est conseillé d'utiliser des
mots de passe d'une longueur suffisante pour que celui-ci soit protégé des
attaques de force brute (cette longueur augmente au fil du temps avec la
puissance des outils utilisés par les attaquants - pour un mot de passe à usage
local, on recommande dans les années 2010 au moins 12 caractères, voire 16
caractères pour des mots de passe plus sûrs).

 Sa non-simplicité - 123456, www, 111111, Love, 0000, azerty… sont à


proscrire, de même que les dates de naissance, le nom du chien ou toutes autres
informations ayant un rapport direct avec la vie privée. De même, les slogans et
les citations sont facilement attaquables via une attaque par dictionnaire. Plus
généralement, le contenu du mot de passe ne devrait suivre aucune logique, mais
être une simple succession de caractères choisis aléatoirement.

 Son unicité - la réutilisation du même mot de passe pour des services différents
est à proscrire, afin d'éviter des dégâts en cascade.

 La variation des caractères utilisés- le mot de passe est plus fort lorsqu'il
mélange des majuscules, des minuscules, des chiffres, des signes de ponctuation
et des caractères spéciaux. Notons par ailleurs qu'il est toujours plus sécurisé de
chercher à augmenter la longueur d'un mot de passe que de chercher à utiliser le
plus possible des caractères différents.

Par ailleurs, le choix d'un mot de passe doit se faire suivant la criticité de ce dernier
(par exemple, un mot de passe permettant d'accéder à l'interface d'administration d'une
application ou d'un équipement sera considéré comme étant très critique).

27
Doctorant. [Link]. Charles MAPETO
Dans la pratique, une étude portant sur 32 millions de mots de passe du site
[Link], obtenus en 2009 à la suite d'une attaque du site, a montré que 30 % de
ces mots de passe comportaient six caractères ou moins, et que le plus fréquent (un peu
moins d'un sur cent) est « 123456 »5. Tous les ans, Splash-Data, fournisseur de solutions
de sécurité publie également une liste des mots de passe les plus utilisés, et désignés
comme étant « les pires mots de passe, à ne pas utiliser ». Les 5 mots de passe les plus
utilisés par les utilisateurs du monde entier en 2015 sont17 :

 123456 ;
 Password ; 12345678 ; Qwerty.

B. LES “MAUVAIS” MOTS DE PASSE

 Par défaut : password, mdp, default, admin, . . .


 Mots : bonjour, test, voiture, silence, . . .
 Mots numérotés : clavier12, merci154, armoire98, . . .
 Egaux au login : Albert84, . . .
 Mots doubles : crabcrab, stopstop, treetree,...
 Séquences : qwerty, 12345678, bhunji,...
 Personnels : prénom, numéro d‟imatriculation,...
 Noms propres : Anaël, Yende ,...

Certes, les besoins en sécurité étant ce qu‟ils sont, la difficulté majeure aujourd‟hui
est que le nombre de mots de passe ne cesse de croître. Leur mémorisation reste donc
problématique. Toutefois, quelques solutions existent :

 Hardware - Utiliser des clés usb comme accès aux données. Le problème est
que c‟est alors la clé qui authentifie, et non l‟individu. De plus, que faire en cas
de perte de la clé ?

 Software - utiliser un logiciel de gestion de mots de passe : un seul mot de passe


(ou une phrase de passe) pour stocker tous les autres. Mais que faire en cas
d‟oubli du mot de passe maître ?

5
Guillaume Belfiore, « Étude : les 20 mots de passe les plus populaires sont....», Clubic, 22 janvier 28
2010 17 Worst Passwords of 2015 [archive], sur [Link]

Doctorant. [Link]. Charles MAPETO


 utiliser la saisie semi-automatique ;

 Au niveau de l’OS - Une solution avancée est connue sous le nom de SSO
(Single Sign On). Le fait de se « logguer » sur une machine permet d‟accéder
à toutes les données. Une seule phase d‟authentification a donc lieu, et si elle
réussi, l‟utilisateur est libre d‟agir avec les données et logiciels correspondant à
ses droits, sans avoir à donner son mot de passe à chaque accès. Une application
connue basée sur un principe similaire porte le nom de Kerberos
(authentification d’utilisateurs sur les machines d’un réseau).

C. LES AUTRES CATEGORIES DE MOTS DE PASSE

Il existe une autre possibilité, mais qui n‟est pas utilisable dans toutes les
conditions, porte le nom de One Time Password (OTP) et Mot de passe sous contrainte
:

 Mot de passe sous contrainte - Certaines sociétés de télésurveillance utilisent 2


mots de passe : le mot de passe normal et le mot de passe sous contrainte. En cas
de déclenchement de l'alarme, la société de télésurveillance appelle le client, et
demande son mot de passe pour s'assurer de son identité, si celui-ci donne le mot
de passe sous contrainte, alors l'agent de télésurveillance sait que la personne qui
le dit est menacée et déclenche une intervention.

 One Time Password - Le mot de passe ici généré ne reste valable que pour une
durée déterminée. Deux méthodes coexistent :

 Méthode synchrone : Fonction du temps (Time-synchronous) ;

 Méthode asynchrone : En réponse à un "challenge" (Challengeresponse).

Signalons qu'un bon mot de passe doit notamment (et principalement) être à la
fois facile à retenir (pas besoin de le noter), et utiliser des caractères spéciaux, de casse
différente (ce qui rend la force brute plus fastidieuse et l‟attaque par dictionnaire presque
impossible). Les conseils proposés par la Commission européenne devraient être
appliqués lorsque l'on veut créer un mot de passe afin de le protéger contre les attaques.
En fait, un bon mot de passe doit: Etre long ; Etre unique ; Etre complexe ; Modifié
régulièrement ; Pas contenir n'importe quelle partie du nom du compte utilisateur ;

29
Doctorant. [Link]. Charles MAPETO
Avoir un minimum de huit caractères ; Contenir des caractères d'au moins trois des
catégories suivantes ; Symboles non alphanumériques ($,:;"%@#!); Chiffres; Lettres
majuscules et Lettres minuscules.

30
Doctorant. [Link]. Charles MAPETO
CHAPITRE II : LA CRYPTOGRAPHIE

II.1 Introduction
Depuis fort longtemps, les hommes ont tenté de rendre sécuritaires leurs communications confidentielles.
Différentes techniques ont été utilisées.

Au début, il s’agissait seulement de cacher l’existence du message. Cette technique s’appelle la


stéganographie.

Puis, des techniques de plus en plus sophistiquées furent utilisées pour rendre les messages compréhensibles
seulement par leurs destinataires légitimes.

Tout au cour de l’histoire, une difficile bataille eut lieu entre les constructeurs de code
(cryptographes) et ceux qui essayaient de les briser (les cryptanalystes). Il n’est toujours pas clair,
même aujourd’hui, qui sera le vainqueur.

La cryptographie utilise des concepts issus de nombreux domaines (Informatique,


Mathématiques,Electronique). Toutefois, les techniques évoluent et trouvent aujourd’hui
régulièrement racine dans d’autres branches (Biologie, Physique, etc.)

II.2. Définition

• Cryptologie : Il s’agit d’une science mathématique comportant deux branches : la cryptographie


et la cryptanalyse
• Cryptographie : La cryptographie est l’étude des méthodes donnant la possibilité d’envoyer des
données de manière confidentielle sur un support donné.
• Chiffrement : Le chiffrement consiste à transformer une donnée (texte, message, ...) afin de la
render incompréhensible par une personne autre que celui qui a créé le message et celui qui en est le
destinataire. La fonction permettant de retrouver le texte clair à partir du texte chiffré porte le nom de
déchiffrement.
• Texte chiffré : Appelé également cryptogramme, le texte chiffré est le résultat de l’application
d’un chiffrement à un texte clair.
• Clef : Il s’agit du paramètre impliqué et autorisant des opérations de chiffrement et/ou
déchiffrement. Dans le cas d’un algorithme symétrique, la clef est identique lors des deux opérations.
Dans le casd’algorithmes asymétriques, elle diffère pour les deux opérations.

31
Master. Ir. Charles MAPETO
• Cryptanalyse : Opposée à la cryptographie, elle a pour but de retrouver le texte clair à partir de
textes chiffrés en déterminant les failles des algorithmes utilisés.

• Cryptosystème : Il est défini comme l’ensemble des clés possibles (espace de clés), des textes
clairs et chiffrés possibles associés à un algorithme donné.

II.3 Cryptographie classique

32
Master. Ir. Charles MAPETO
II.3.1 Méthode de substitution
II.3.1.1 Substitution monoalphabétique
Chaque lettre est remplacée par une autre lettre ou symbole. Parmi les plus connus, on citera le
chiffre de César, le chiffre affine, ou encore les chiffres désordonnés. Tous ces chiffres sont
sensibles à l’analyse

➢ Chiffre de César

Il s’agit d’un des plus simples et des chiffres classiques les plus populaires. Son principe est un
décalage des lettres de l’alphabet. Dans les formules ci-dessous, p est l’indice de la lettre de
l’alphabet, k est le décalage.

) La signature numérique :

 L'un des principaux avantages de la cryptographie de clé publique est qu'elle offre une méthode
d'utilisation des signatures numériques.
 C’est une chaîne de données qui associe un message (dans sa forme numérique) à l'entité dont il
est originaire.
Les signatures numeriques sont largement utilisées dans la sécurité informatique, dans l'authentification ou
l'intégrité des données, et la non répudiation

2) La signature numérique :

 L'un des principaux avantages de la cryptographie de clé publique est qu'elle offre une méthode
d'utilisation des signatures numériques.
 C’est une chaîne de données qui associe un message (dans sa forme numérique) à l'entité dont il
est originaire.
 Les signatures numeriques sont largement utilisées dans la sécurité informatique, dans
l'authentification ou l'intégrité des données, et la non répudiation

33
Master. Ir. Charles MAPETO
Signature numérique : Fonction de hachage

 Le système décrit précédemment est lent et produit un volume important de données.

 L'ajout d'une fonction de hachage à sens unique permet d'améliorer le schéma précédent.

 Cette fonction traite une entrée de longueur variable afin d'obtenir en sortie un élément de longueur
fixe, à savoir 160 bits.

 En cas de modification des données, la fonction de hachage donne une valeur de sortie différente.

34
Master. Ir. Charles MAPETO
MD5 : Message Digest 5, il génère une empreinte de 128 bits.
 SHA-1 : Sécure Hash Algorithm, il génère une empreinte de 160 bits..

3) Problème avec la Cryptographie asymétrique

 Une personne peut placer une fausse clé (celle du pirate par exemple) comportant le
nom et l'ID utilisateur du destinataire.
 Les données cryptées (et interceptées) vers le détenteur réel de cette clé erronée sont
dorénavant entre de mauvaises mains.
 Donc les utilisateurs doivent constamment vérifier qu'ils cryptent vers la clé du bon
utilisateur.
 Solution: l’utilisation des Certificats numériques 4) Le certificat numérique :

 Les certificats numériques simplifient la tâche qui consiste à déterminer si une clé
publique appartient réellement à son détenteur supposé.
 Un certificat correspond à une référence. Il peut s'agir par exemple de votre permis de
conduire, de votre carte de sécurité sociale ou de votre certificat de naissance.
 Chacun de ces éléments contient des informations vous identifiant et déclarant qu'une
autre personne a confirmé votre identité.
Un certificat numérique contient des données similaires à celles d'un certificat physique. Un
certificat numérique se compose de:
 Une clé publique.
 Des informations sur le certificat. (Informations sur l'« identité » de l'utilisateur:nom,
ID utilisateur, etc.)
 Une ou plusieurs signatures numériques.
 La signature numérique d'un certificat permet de déclarer que ses informations ont été
attestées par une autre personne ou entité.

5. PKI (Public Key Infrastructure): Infrastructure à clefs publiques


Nature : Infrastructure (ensemble d'éléments, protocoles et services)
35
Rôle : Gestion des clés publiques à grandes échelle

Master. Ir. Charles MAPETO


– Enregistrement et émission
– Stockage et distribution
– révocation et vérification de statut
– Utilisation de certificats
C’est toute l’infrastructure nécessaire au fonctionnement d’une ou plusieurs ACs pour
délivrer des certificats :

• Matériel : ordinateurs, locaux…


• Informatique : logiciels
• Humain : les employés
• Organisationnel : procédures de révocation…
• Administratif : désignation d’un responsable
• Financier : assurance des risques en cas de dommage par utilisation de certificat

II.5 Les applications et les Communications sécurisées


II.5.1 Les Communications sécurisées

1) Le protocole SSH (Secure Shell)

Les protocoles d’accès distant à une machine tels que Telnet, rlogin, etc.. Sont limités: ➢
Circulation des mots de passe en clair
 Authentification faible basée sur le numéro IP (Cas du protocole rlogin) ➢ Commandes

à distance non sécurisées.


 Transferts de fichiers non sécurisés.
Solution: l’utilisation du protocole SSH

SSH utilise la cryptographie asymétrique (RSA) et symétrique


 Un serveur SSH dispose d'un couple de clefs stocké dans le répertoire /etc/ssh et généré
lors du lancement du serveur

Lorsqu'un client SSH se connecte au serveur, ce dernier envoie sa clé publique au client.
 Le client génère une clé secrète (chiffrement symétrique), et l'envoie au serveur, en
cryptant l'échange avec la clé publique du serveur.
 Le serveur déchiffre la clé secrète avec sa clé privée.
Faille du SSH 36

 Attaque à base de la méthode Man In The Middle

Master. Ir. Charles MAPETO


 L’attaquant se place entre le client et le serveur afin d’intercepter les clés de
l’encryptage.

2) SSL(Secure Socket Layer)

 Se situe entre la couche application et la couche transport.


 Garantit l'authentification, l'intégrité et la confidentialité.
 Développer par netscape et largement utilisé pour la sécurisation des sites www (https).
 La dernière version est SSL 3.0
 Chiffrement : DES, 3DES, RC2, RC4, AES (algorithmes symétriques).

 Hachage: MD5 (Message Digest), SHA (Secure Hash Algorithm). ➢ Signature : RSA

3) TLS (Transport Layer Security)

 TLS 1.0 remplace SSL (very few differences).


 TLS 1.1 est la dernière version
 Tous les serveurs Web et les navigateur supportent la version TLS 1.1
TLS consiste à mettre en oeuvre un canal de communication sécurisé entre 2 machines (après
authentification).
Caractéristiques:

 Authentification par certificats (recours à un tiers de confiance).


 Négociation du niveau de sécurité à appliquer (type d'algorithmes).
 Transmission de données encryptées.

4) Réseau VPN (réseau privé virtuel)

Permet d'établir des communications sécurisées en s'appuyant sur un réseau existant non
sécurisé. VPN utilise le protocole IPSEC qui est composé de quatre protocoles :
 Le protocole AH (Authentification Host) : ce protocole permet de garantir l'authenticité
des paquets échangés en leur inscrivant une somme de contrôle (entête du paquet +
données du paquet) chiffrée.

 Le protocole ESP (Encapsuling Security Payload) : Ce protocole permet de chiffrer 37


toutes les données du paquet garantissant leur confidentialité

Master. Ir. Charles MAPETO


 Le protocole IPComp : Ce protocole permet de compresser un paquet avant de le
chiffrer avec ESP

 Le protocole IKE (Internet Key Exchange) : Ce protocole est utilisé pour l'échange des

clés pour les différents chiffrements. VPN utilise aussi les protocoles:

 PPTP (point to point tunnelling protocol)

 L2TP (Layer 2 tunnelling protocol)

II.5.2 Les applications sécurisées

1) L’outil PGP (Pretty Good Privacy)

 Est un logiciel de cryptographie qui est bien adapté à l'utilisation sur Internet.

 PGP est une combinaison des fonctionnalités de la cryptographie de clé publique et de


la cryptographie de clé secrète : C'est un système hybride

 PGP utilise en plus la compression des données afin de renforcer la sécurité des
informations, de réduire le temps de transmission et d'économiser l'espace disque.

 PGP crée une clé de session à usage unique. Cette clé correspond à un nombre aléatoire,
généré par les déplacements aléatoires de la souris et les séquences de frappes de touche.

Pour crypter un texte clair, la clé de session utilise un Algorithme de chiffrement


symétrique conventionnel (DES, AES,...).

 Une fois les données codées, la clé de session est chiffrée à l'aide de la clé publique du
destinataire (à l'aide d'une méthode de chiffrement asymétrique).

 La clé de session chiffrée ainsi que le texte chiffré est transmis au destinataire.
 Le processus de décryptage est inverse : le destinataire utilise sa clé privée pour
récupérer la clé de session temporaire qui permettra ensuite de déchiffrer le texte chiffré.

2) Le protocole Kerberos

 Kerberos est un protocole d'authentification réseau .


 Kerberos utilise un système de tickets au lieu de mots de passe en texte clair. Ce
38
principe renforce la sécurité du système et empêche que des personnes non autorisées
interceptent les mots de passe des utilisateurs.

Master. Ir. Charles MAPETO


 L'ensemble repose sur un chiffrement symétrique (clefs privées).

Dans un réseau simple utilisant Kerberos, on distingue:

 Le client (C), il a sa propre clé privée KC


 Le centre de distribution de clés (KDC pour key distribution center), il connaît les clés
privées KC et KTGS (appelé aussi AS: Authentication Server)
 Le serveur de tickets (TGS pour ticket granting server), il a une clé privée KTGS et
connaît la clé privée KS du serveur
 Le serveur (S), il dispose aussi d'une clé privée KS

En conclusion

 Aucune sécurité n'est parfaite. On définit juste un seuil.


 Des outils sont nécessaires, mais le travail quotidien est indispensable.
 Le niveau de sécurité d'un site est celui de son maillon le plus faible.
Le seul système informatique qui est vraiment sûr est un système éteint et débranché, enfermé
dans un blockhaus sous terre, entouré par des gaz mortels et des gardiens hautement payés et
armés.
INTRODUCTION A LA BIOMETRIE

La sécurité est une préoccupation de plus en plus importante au sein des


entreprises et commence par l'accès à l'information. Pour se prémunir contre
d'éventuelles personnes indélicates, une nouvelle technique de contrôle d'accès a fait son
apparition et ne cesse de croître depuis 1997 : il s'agit des contrôles d'accès par les
systèmes biométriques. Ces systèmes sont utilisés aussi bien pour des contrôles d'accès
physiques que pour des contrôles d'accès logiques. Depuis 2001, sont organisés des
salons professionnels entièrement consacrés à ce type de technique. Les techniques de
contrôle d‟accès sont basées sur les critères suivants :

 Ce que l‟on sait ;


39
 Ce que l‟on possède ; Ce que l‟on est.

Master. Ir. Charles MAPETO


VI. DEFINITION

Un système de contrôle biométrique est un système automatique de mesure basé


sur la reconnaissance de caractéristiques propres à un individu : physique, comportement
et expérimental. Le mot « biométrie » utilisé dans le domaine de la sécurité est une
traduction de l'anglais « biométrics » qui correspond en fait à un notre mot «
anthropométrie : ensemble des techniques de mesure de l’organisme humain utilisées en
anthropobiologie et dans le domaine de la justice ».

Le mot français biométrie définit « l'étude mathématique des variations


biologiques à l'intérieur d'un groupe déterminé ». La biométrie est basée sur l'analyse de
données liées à l'individu et peut être classée en trois grandes catégories :

 Analyse basée sur l'analyse morphologique. (empreinte digitale, forme de la


main, les traits du visage, réseau veineux de la rétine, iris de l'œil, voix, etc.) ;

 Analyse de traces biologiques. (odeur, salive, urine, sang, ADN, etc.) ;

 Analyse basée sur l'analyse comportementale. (dynamique du tracé de signature,


frappe sur un clavier d'ordinateur).

La biométrie est une méthode d‟identification basée sur certaines données


humaines, physiques ou comportementales, qui peuvent aller de la rétine, à l‟empreinte
digitale en passant par la voix ou la forme de la main. Chacune de ces méthodes est ce
que l‟on nomme un « Moyen Biométrique ». Les techniques biométriques furent mises
au point pour pallier le problème des pertes de mot de passe et autres vols de cartes à
puce. Comme cela vient d‟être dit, on classe les moyens en deux catégories :

 Les moyens physiques (physiologiques) tels que l‟iris, l‟empreinte digitale, . . .

 Les moyens comportementaux tels que la voix, la dynamique de signature ou de


frappe, . . .

Chaque moyen possède ses avantages, ses inconvénients et ses applications.


Plusieurs questions devront être posées telles que :

 Le mode de saisie est-il optimal ? 40

 Quel type d‟analyse est-il permis d‟opérer ?

Master. Ir. Charles MAPETO


 Quelles sont les capacités de stockage disponibles ?

 Quel est le type de vérification demandé ?

Les différents moyens n‟ont pas le même niveau de sécurité, ni la même facilité de
mise en œuvre. De plus, à la différence des systèmes travaillant à partir de mots de passe,
les réponses ne seront jamais fiables à 100%. Dans le cas des mots de passe, on peut tout
de suite dire si la phase d‟authentification a réussi ou non. Avec la biométrie, il faudra
travailler selon des taux de similitude prédéfinis. Il faudra aussi veiller au fait que les
données humaines se modifient avec le temps, et que la manière avec laquelle sont
relevées ces mêmes données n‟est jamais identique. Par exemple, le doigt n‟est jamais
posé tout à fait de la même manière sur le support de saisie. Un problème similaire se
produit avec l‟écartement des doigts de la main. La figure cidessous illustre les différents
moyens biométriques, ainsi que les critères de référence utilisés pour les classer. On
définira ces derniers comme suit :

 Intrusiveness : indique à quel point l‟utilisateur se sent "agressé" par la méthode


d‟identification ;

 Accuracy : indique l‟efficacité du système pour identifier un utilisateur ;

 Cost : indique le coût de la mise en place d‟un tel système (lecteurs, capteurs,
stockage, ...) ;

 Effort : indique l‟effort nécessité par l‟utilisateur pour permettre la mesure.

41

Master. Ir. Charles MAPETO


VI.2. CARACTÉRISTIQUES COMMUNES DES SYSTÈMES BIOMÉTRIQUES

 L’unicité - Pour identifier ou authentifier une personne au sein d‟une population


donnée, il est nécessaire que la donnée biométrique utilisée soit unique à cette
personne. L‟empreinte digitale, la rétine et l‟iris sont réputés pour présenter des
caractéristiques uniques au sein de très larges populations. En particulier, ces
techniques permettent de distinguer les vrais jumeaux, et l‟empreinte digitale est
reconnue juridiquement comme identifiant un individu. Ces caractéristiques
uniques tiennent autant à l‟environnement aléatoire de leur formation qu‟au
patrimoine génétique. Cette formation aléatoire est illustrée par exemple par les
variations de robe des animaux clonés. D‟autres techniques biométriques sont
beaucoup plus liées au patrimoine génétique. C‟est le cas de la forme de la main
ou du visage qui n‟ont pas vraiment la capacité de distinguer de vrais jumeaux.

 Caractère public d’une donnée biométrique - Un code personnel (PIN) est secret
et doit le rester pour qu‟un système de contrôle d‟accès fonctionne. Une 42
caractéristique biométrique n‟est pas secrète. Elle peut être plus ou moins

Master. Ir. Charles MAPETO


facilement capturée et imitée. Un système de contrôle d‟accès biométrique doit
donc prendre en compte cette menace et éliminer les artefacts construits pour le
tromper.

 Mesure d’un système biométrique - Un système biométrique n‟utilise pas toute


l‟information contenue dans l‟image ou le signal capté. Il en extrait certaines
caractéristiques, ce qui réduit la quantité d‟information, donc la capacité du
système à reconnaître l‟unicité d‟une donnée. Puis il effectue un calcul et obtient
un résultat à partir des données recueillies. Sa robustesse dépend du nombre de
critères retenus et de la méthode de modélisation (ou de calcul) utilisée. Un
système biométrique est alors mesuré par deux paramètres :

Le taux de fausse acceptation, qui est la probabilité de confusion d‟identité


(FAR) ;

Le taux de faux rejet, qui est la probabilité de ne pas reconnaître une identité
lors d‟un essai (FRR) ;

Un troisième paramètre mesure l‟utilité du système. C‟est le taux d‟échec à


l‟enrôlement, qui traduit la probabilité d‟absence d‟une caractéristique
biométrique pour un individu dans une population (FER).

Les types d'application les plus courants sont :

 Accès à des locaux sensibles. (équipements techniques, archives, stocks,


laboratoires ;
 casino, coffres des banques, etc.) ; Gestion d'horaire, etc.
 Contrôles d'accès logiques.

L'ensemble des secteurs d'activité ayant un besoin d'authentification forte est


susceptible de recourir aux contrôles d'accès biométriques.

VI.3. MODE DE FONCTIONNEMENT

43
Le processus biométrique se déroule en trois étapes :

Master. Ir. Charles MAPETO


1. Enregistrement - l‟utilisateur donne éventuellement un identifiant (PIN), puis
utilise le capteur. Le système vérifie la qualité de la mesure, en extrait les points
d‟intérêt, et place la référence (template) dans sa base de données.

2. Vérification - l‟utilisateur fournit son PIN et se présente au capteur. Le système


cherche l‟entrée correspondant au PIN dans sa base de données et en extrait la référence
associée. Le système compare la mesure et le template. Lorsqu‟elle est possible, cette
phase est la plus rapide. On parle de « positive recognition ».

3. Identification - L‟utilisateur se présente devant le capteur, sans fournir de code


PIN. Le système extrait les points d‟intérêt de la mesure et cherche dans sa base de
données s‟il y a une correspondance. En conséquence, cette phase est plus lente que la
précédente puisqu‟il est plus rapide d‟extraire une donnée en vue de la comparer que de
comparer tous les templates. On parle de « negative recognition ».

VI.4. MESURES DES PERFORMANCES

44
L‟inconvénient majeur d'un système biométrique est qu‟il ne permet pas une
authentification maximale à 100%. En effet, les mesures se basent sur des propriétés

Master. Ir. Charles MAPETO


physiques, elles peuvent se modifier avec le temps (âge, accident, blessure, ...). On
parlera plutôt d‟identification. L‟objectif pour les créateurs de tels systèmes n‟est donc
pas la sécurité absolue, mais un taux de certitude suffisant. Les performances
s‟expriment de plusieurs manières :

 T.F.R. (ou FRR, pour False Rejection Rate, ou FNMR, False Non-Match Rate)
: Taux de Faux Rejets : nombre de personnes rejetées par erreur.

 T.F.A. (ou FAR, pour False Acceptation Rate, ou FMR, pour False Match Rate):
Taux de Fausses Acceptations : nombre de personnes ayant été acceptées alors
que cela n‟aurait pas du être le cas.

 E.E.R. (x, t): Equal Error Rate. Le seuil représentant le niveau d‟erreurs
acceptées.

En ce sens, un système sera fonctionnel lorsque son T.F.R. sera faible, et un système
sera sûr lorsque son T.F.A. sera faible. L‟objectif sera de minimiser ces deux valeurs,
comme l'illustre la figure ci-haut. Le x (EER) représente la marge d‟erreur autorisée.
Plus il est grand, moins le système est sûr, mais plus on le réduit, moins le système est
utilisable pour identifier des personnes. La recherche tente de limiter cet EER afin
d‟obtenir simultanément des TFA et TFR acceptables.

VI.5. TECHNIQUES BIOMÉTRIQUES

En informatique ; les techniques biométriques se subdivisent en trois grandes


(+ 1 mixtes) catégories des techniques aussi appelée « Moyens biométriques » :

VI.5.1. TECHNIQUES BIOMETRIQUES PHYSIQUES

VI.5.1.1. LES EMPREINTES DIGITALES (FINGER-SCAN)

Elle est une des plus anciennes techniques d‟identification, datant du début du
XXe siècle. Cette technique prend ses racines dans la découverte de la permanence des
dessins de la naissance à la mort, son caractère individuel et son inaltérabilité par le
chercheur britannique Galton. Galton a défini la notion de minuties des empreintes
digitales comme étant l‟arrangement particulier des lignes des empreintes. Ces lignes
forment des points caractéristiques permettant d‟identifier de manière unique un 45
individu. Ces points peuvent être des arrêts de lignes, des bifurcations, ou encore des
îlots.

Master. Ir. Charles MAPETO


Les minuties : codifiées à la fin des années 1800 en « caractéristiques de Galton
6
», les minuties sont composées, de façon rudimentaire, de terminaisons en crêtes, soit le
point où la crête s‟arrête, et de bifurcations, soit le point où la crête se divise en deux. Le
noyau est le point intérieur, situé en général au milieu de l‟empreinte. Il sert souvent de
point de repère pour situer les autres minuties. D'autres termes sont également rencontrés
: le lac, l'île, le pont, le croisement, le delta, la vallée, le pore… Notons que dans l‟analyse
des minuties, une douzaine de variables doivent être prises en compte.

Type des minuties

Il sied de dire qu'il existe de nombreux types de capteurs pour obtenir l‟image et
les minuties associées :

 La technique Optique (avec ou sans contact) : Le capteur utilise un CMOS


(anciennement un CCD : Charged Coupled Device). Ici, le scan est réalisé avec ou
sans contact (doigt posé sur le capteur ou non). Si aucun contact n‟a lieu, la lecture
des empreintes a lieu par réflexion.

AVANTAGES INCONVENIENTS
* Son ancienneté et sa mise à l‟épreuve. * Il est possible que l‟empreinte d‟utilisateurs
précédents reste latente, d‟où une possibilité
Sa résistance aux changements de de dégradation de l‟image par surimpression.
* température, jusqu‟à un certain point.
Apparition possible de rayures sur la fenêtre.
Son coût abordable. *
D‟autre part, le dispositif CCD peut s‟user
*
Sa capacité à fournir des avec le temps et devenir moins
* *

46

6
Du nom de Sir Francis Galton.

Master. Ir. Charles MAPETO


résolutions de plus de 500 dpi. fiable.

*
Problèmes de contrastes (doigt propre et sec
devient trop clair tandis qu'un doigt humide
et recouvert d'un film gras devient très
foncé), problème résolu grâce au film liquide
mais système mal accepté. (mouille le doigt)

 La technique Par balayage ou Silicium : le doigt défile sur le capteur et l‟image est
reconstruite au fur et à mesure de façon logicielle. Cette technique est apparue à la
fin des années 90. Le doigt est placé sur un capteur CMDS. L‟image est transférée à
un convertisseur analogique-numérique, l‟intégration se faisant en une seule puce.
Cette technique produit des images de meilleure qualité avec une surface de contact
moindre que pour la technique optique. Les données fournies sont très détaillées.
Elle possède une bonne résistance dans des conditions non-optimales. Cette
technique est adaptée à un développement de masse, notamment par ses coûts
réduits.

 Par capacité électrique : on mesure la capacité électrique existante entre la peau et


le capteur. Elle varie comme l‟inverse de la distance entre le doigt et le capteur.
Ainsi, en présence d‟une crête, la capacité électrique sera plus importante (car la
distance est plus courte à cet endroit, puisque le doigt est posé sur le capteur).

 Par ultrasons : cette technique permet d‟éviter le problème des doigts salis qui ne
permettrait pas une bonne réflexion de la lumière.

 Par transmission de lumière : le capteur mesure l‟intensité d‟un faisceau traversant


le doigt. La technique d‟extraction des empreintes porte le nom d‟EDR : Empreinte
Digitale Réduite.

A. PRINCIPE DE FONCTIONNEMENT

L‟authentification par les empreintes digitales repose sur la concordance entre


le fichier d‟enregistrement, ou « signature », obtenu lors de l‟enrôlement et le fichier
obtenu lors de l‟authentification. Ces deux fonctions se décomposent chacune en
plusieurs étapes :

 Enrôlement

47
Capture de l‟image de l‟empreinte. Les données d‟un doigt sont en principe
suffisantes à l‟enrôlement, mais la plupart des systèmes enregistrent au moins

Master. Ir. Charles MAPETO


deux doigts (un par main par exemple) pour parer l‟indisponibilité résultant
de petites blessures.

Numérisation de l‟image afin d‟extraire les minuties, ou éléments


caractéristiques.

Enregistrement sur un support. (carte à puce, disque dur…).

 Authentification

Capture de l‟image de l‟empreinte.

Numérisation de l‟image afin d‟extraire les minuties, ou éléments


caractéristiques.

Comparaison entre l'échantillon et le gabarit « signature ».

Prise de décision.

Lors de la capture de l‟image, celle-ci est toujours constituée à partir des points de
contact du doigt sur le capteur.

 Etapes de traitement

Lorsque la capture de l‟image est réalisée, elle doit être convertie dans un
format approprié. L‟extraction des minuties est réalisée grâce à différents
algorithmes. Il s‟agit ensuite par une technique mathématique (segmentation)
d‟éliminer les informations non utiles au système : niveau de bruit trop élevé
(image sale, doigt mal placé).

L‟image est numérisée. Afin de localiser précisément les terminaisons et les


bifurcations, les crêtes sont affinées de 5 à 8 pixels à 1 pixel.

A ce stade, l‟image a des distorsions et de fausses minuties, qui peuvent être dues
à des cicatrices, de la sueur, un défaut de propreté du doigt comme du capteur. Les
48
minuties vont être filtrées afin de ne conserver que les plus fiables. Les avis divergent
sur le rapport de proportion entre minuties extraites pour l‟enrôlement et minuties

Master. Ir. Charles MAPETO


suffisamment fiables pour la vérification. A partir de 31 minuties extraites, seulement 10
pourront correspondre lors de l‟authentification. A titre informatif, une empreinte
numérisée occupe en moyenne entre 250 et 1000 octets.

AVANTAGES INCOVENIENTS

Connaissance avancée du grand public, ce qui L‟aspect « policier » donne un caractère négatif à
la rend moins intrusive ; l‟identification ;

Il est difficile de lire les données en présence de


doigts blessés ou sales, selon la technique
Petite taille des nouveaux types de lecteurs
employée ;
permet une meilleure intégration dans de
nombreuses applications ;

Lecteurs biométriques à un moindre coût ; L‟utilisateur doit poser correctement son doigt
Le traitement des données est sur le capteur, au risque de se voir rejeté ;
relativement rapide ;

Le lecteur est exposé aux dégradations dues aux


T.F.R. et T.F.A. assez faibles (si le nombre de passages réguliers des doigts et aux pressions
points caractéristiques est assez élevé). exercées lorsqu‟un contact est nécessaire ;

Il existe des techniques de contournement qui ne


sont pas compliquées à mettre en œuvre (ex :
gummy fingers).

B. APPLICATIONS

 Les domaines d‟applications sont très larges et variés : accès au PC, GSM, contrôle
du démarrage d‟un véhicule, accès à certains locaux, accès au coffre-fort, ...

 Par contre, dans le domaine judiciaire, entre huit et vingt points caractéristiques sont
suffisantes pour une identification.
VI.5.1.2. LA FORME DE LA MAIN (HAND-SCAN)
49

Master. Ir. Charles MAPETO


La silhouette de la main est également une caractéristique propre à chaque
individu. Les paramètres pris en compte (jusqu’à 90) peuvent être par exemple la
longueur des doigts, la forme des articulations, ou encore leur épaisseur (dans une vue à
trois dimensions). Le scanner utilisé est généralement à infra rouges, et possède des
guides afin de positionner correctement les doigts de l‟individu.

AVANTAGES INCOVENIENTS

La mise en place d‟un tel système est parfois


C‟est une technique simple à utiliser ; impossible au vu de la place nécessaire (il est
impossible d‟utiliser un tel lecteur dans une voiture,
Elle est également très connue du grand public ou pour un téléphone portable ...) ;
par l‟intermédiaire du cinéma ;
Ce moyen biométrique est sujet aux modifications
Le résultat est indépendant de l‟humidité des de forme dues au vieillissement de l‟individu ou à
doigts et de souillures éventuelles car il n‟y a l'accident ;
pas de contact direct avec le capteur ou une
fenêtre, donc pas de risque d‟encrassement ;

Système encombrant ;

Risque élevé du taux de fausses acceptations et faux


rejets, par exemple à cause d‟une
Facilité de l‟enrôlement du point de vue de blessure ou pour les jumeaux ou les membres d'une
l‟usager et bonne acceptation même famille ;
psychologique ;

Cette technique n‟a pas évoluée depuis plusieurs


Faible volume de stockage par fichier. années ;

Le lecteur est plus cher que pour les autres types de


capture de données physiques.

A. APPLICATIONS

Utilisée souvent dans les contrôles d‟accès aux locaux.

Pour la capture de l‟image, la personne pose sa main sur une platine où les
emplacements du pouce, de l‟index et du majeur sont matérialisés. Une caméra CCD
(Charged Coupled Device / en français : DTC : Dispositif à Transfert de Charge) prend
50
l‟image, reliée à un lecteur où sont enregistrées les informations. Ce lecteur inclut des
logiciels de traitement et de codage. Quatre vingt dix caractéristiques sont examinées

Master. Ir. Charles MAPETO


parmi lesquelles la forme tridimensionnelle de la main, la longueur et la largeur des
doigts ainsi que la forme des articulations, et constituent un fichier d‟environ neuf octets
de mémoire. Cette technique, très répandue aux USA.

VI.5.1.3. LE VISAGE (FACIAL-SCAN)

Le visage possède également de nombreuses caractéristiques pouvant déterminer


une personne. On peut citer la forme des yeux, du nez, de la bouche, ou encore le
creusement des joues. L‟une des premières difficultés, jadis, était de tenir compte des
éléments additionnels physionomiques tels que la présence de lunettes, d‟une barbe, ou
du maquillage. Aujourd‟hui, c‟est un peu moins vrai, les techniques ayant fortement
évolué. Il faut aussi prendre garde aux conditions d‟éclairage qui peuvent provoquer des
ombres. Il y a plusieurs techniques utilisées au niveau de reconnaissance faciale telles
que :

 Eigenface (développée à MIT en 1987) : le visage est décomposé en plusieurs images


mettant chacune en évidence une caractéristique du visage en question. Ces
caractéristiques sont définies par une série de valeurs (vecteurs propres, valeurs
propres et matrice de covariance) permettant d‟établir un ensemble de statistiques en
vue d‟identifier les individus avec plus ou moins de précision.

 Feature Analysis : basée sur la méthode Eigenface, elle calcule certaines distances
entre les éléments, les positions relatives de ces éléments. Cette méthode semble plus
souple pour l‟identification. En effet, en cas d‟inclinaison de la tête par exemple, la
première méthode ne reconnaitra pas le visage, alors que le calcul des positions
relatives permettra l‟identification de l‟individu.
 Etudes des expressions et postures : Via les réseaux de neurones, ce système
permet, à partir d‟un nombre réduit de données sources, de déduire un nombre
impressionnant d‟images qui pourront par la suite être comparées à la saisie du
visage de l‟individu désirant être identifié. La figure ci-dessous illustre les
possibilités de cette technique.

 Etude de la texture de la peau : avec une précision assez grande, cette technique
permet d‟en étudier certaines caractéristiques (pores, taches, défauts de peau, etc.) ;

 Etude 3D : Elle permet d‟analyser la forme des éléments du visage tels que le
creusement des joues, la profondeur des orbites, etc.
51

AVANTAGES INCOVENIENTS

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Technique peu coûteuse, peu Les vrais jumeaux ne sont pas différenciés ;
encombrante ;

Absence de contact avec le capteur, méthode Psychologiquement, certaines personnes rejettent


non intrusive pour la personne ; leur image photographique (refus de son image,
ajout d'accessoires, rôle, religion, critique de la
pas de risques pour la santé. qualité de la caméra, etc.). L'image est considérée
comme trop personnelle pour être utilisée ;
Technique non invasive ;
En tant que contrôle d'accès, le visage n'est pas,
traditionnellement, reconnu comme un mécanisme
User-friendly ;
fiable d'authentification. (Peut être dupé par
l‟utilisation de maquillage ou d‟un masque en
Une des techniques les plus développées silicone) ;
après les empreintes digitales ;

Technique permettant de sécuriser des Dans l‟état des systèmes actuels, technique trop
organisations publiques de grande envergure. sensible au changement d'éclairage, changement
d‟échelle (taille du visage ou distance de la
caméra), présence d‟arrière plan non stationnaire,
changement de position lors de l'acquisition de
l'image (inclinaison de la tête ou expression) ;

Tout élément tel que lunettes de soleil, chapeau,


moustache, barbe, percing, blessure peut causer des
anomalies avec des systèmes d'identification du
visage.

A. APPLICATIONS

 Entrées de casino ;

 Hall d‟aéroports.

VI.5.1.4. L’IRIS (IRIS-SCAN)

Dès 1950, il est fait mention de l‟utilisation de l‟iris comme moyen


d‟authentification, mais les travaux de J. Daugmann de 1980 basés sur les ondelettes de
Gabor v3ont conduire à son développement. Il a été démontré que la probabilité de
trouver deux iris identiques est inférieur à l'inverse du nombre d'humains ayant vécu sur 52
terre. Le traitement relativement rapide exige que la personne soit très proche de l'objectif
qui doit être un objectif macro. Le traitement s'effectue en trois phases :

Master. Ir. Charles MAPETO


Recherche de la position de l'iris dans l'image de l'œil
; Extraction des paramètres caractéristiques ;
Comparaison avec les éléments connus.

D'emblée, il faut distinguer clairement l'iris et la rétine. Il sied de signaler que


chaque œil est unique. Dans l‟iris de l‟œil, il est possible de compter plus de 200
paramètres indépendants. Dès les années 80, des ophtalmologues ont remarqué que si la
couleur de l‟iris peut varier à travers le temps, il n‟en est pas de même pour le motif qui
reste constant.

La capture se fait ici par la prise de vue, souvent par infrarouge pour éviter la
dilatation de la pupille. On réalise ensuite un aplatissement de l‟image, et après
traitements mathématiques (ondelettes de Gabor), on obtient un code qui pourra prendre
place dans une base de données. Par contre, cette méthode biométrique nécessite un
nombre élevé de prises de vue. En effet, ici, non seulement la distance entre le capteur et
l‟œil peut varier, mais également la position de la tête, l‟ouverture de la paupière,
l‟éventuel maquillage des cils masquant une partie du motif, etc.

AVANTAGES INCOVENIENTS

L‟iris ne subit pas de modification à travers le Le motif de l‟iris peut être photographié en vue
temps et donc Fiable ; d‟une usurpation. Tout dépend des mesures de
sécurité prises (utilisation d’infrarouge) ;
Grande quantité d‟information présente dans
l‟iris ; Caractère plus intrusif que l‟empreinte ou que la
main.

Le capteur est moins exposé qu‟un capteur


tactile.

A. APPLICATIONS

Identification dans les distributeurs de billets de banque ;


Contrôle d‟accès aux locaux et machines.
VI.5.1.5. LA RÉTINE (RETINA-SCAN)

53
La rétine est composée en grande partie d‟un ensemble de vaisseaux sanguins.
La complexité du réseau sanguin ainsi constitué permet une identification unique de

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l'individu. Cette technique est plus ancienne que la saisie de l‟iris, mais bien moins
utilisée. Alors que l‟aspect des vaisseaux change avec l‟âge, leur position ne se modifie
pas. Pour effectuer la saisie, il faut éclairer le fond de l‟œil. On pourra alors opérer une
cartographie du réseau et ainsi la stocker dans une base de données.

AVANTAGES INCOVENIENTS

L‟empreinte rétinienne est bien moins exposée Souvent mal accepté par le public, en raison de
aux blessures que les empreintes digitales ; l‟aspect sensible de l‟organe.
Les T.F.R. et T.F.A. sont faibles ;
On peut mesurer jusqu‟à 400 points
caractéristiques, contre seulement 30 à 40 pour
une empreinte digitale.

A. APPLICATIONS

 Utiliser dans certains distributeurs de billets automatiques ;

 Utiliser pour le contrôle d‟accès aux locaux à haute sécurité.

VI.5.2. LES TECHNIQUES BIOMÉTRIQUES COMPORTEMENTALES

VI.5.2.1. LA RECONNAISSANCE VOCALE (VOICE-SCAN)

La reconnaissance de la voix n'est pas intrusive pour la personne et n'exige


aucun contact physique avec le lecteur du système. Le logiciel de reconnaissance peut
être centralisé et la voix transmise par le réseau, d'où un impact de réduction des coûts.
Le dispositif nécessite un micro en source de capture. Les systèmes d'identification de la
voix sont basés sur les caractéristiques de voix, uniques pour chaque individu. Ces
caractéristiques de la parole sont constituées par une combinaison des facteurs
comportementaux (vitesse, rythme, etc.…) et physiologiques. (Tonalité, âge, sexe,
fréquence, accent, harmoniques, …).

Il est à savoir que chaque individu possède une voix unique caractérisée par une
54
fréquence, une intensité et une tonalité. Bien que deux voix peuvent sembler similaires
pour l‟oreille humaine, le traitement informatique permet de les isoler. Les prises sont

Master. Ir. Charles MAPETO


réalisées à partir d‟un simple microphone. On distingue deux types de systèmes à
reconnaissance vocale :

 Text Dependent System - l‟identification se fait sur des termes déterminés. Il existe
4 types de systèmes dépendants du texte :

A texte suggéré (text-prompted) : lors de chaque session d‟identification, et


pour chaque utilisateur, le système affiche un texte aléatoire.

A traits phonétiques (speech event dependent) : certains traits phonétiques


doivent être mis en avant dans le texte prononcé par l‟individu.
A vocabulaire limité (vocabulary dependent) : l‟individu doit prononcer des
mots issus d‟un langage limité prédéfini (par exemple, une suite de chiffres) ;
A texte personnalisé (user-specific text dependent) : l‟utilisateur possède un
mot de passe, ou une passphrase.

 Text Independent System (ou Free-Text) - C'est le fait que l'on laisse l‟utilisateur
parler librement. La sécurité est bien entendu plus forte dans le cas d‟une
identification par texte dépendant qu‟indépendant. La phase d‟apprentissage
nécessite souvent plusieurs phrases afin de prendre en compte les différentes
intonations de la personne. Après l‟acquisition, le signal est découpé en unités qui
peuvent être soit des mots, soit des phonèmes. Cette technique porte aussi le nom de
(« AAL : Authentification Automatique du Locuteur »).

Pour être stockée, la voix est numérisée puis segmentée par unités échantillonnées.
Les méthodes sont basées sur des algorithmes mathématiques (Shannon). Les systèmes
d'identification de la voix utilisent soit un texte libre, soit un texte imposé, les mots
devant être lus devant un micro.

55

AVANTAGES INCOVENIENTS

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C'est un système sensible à l‟état physique de
Bien accepté par les utilisateurs, car il suffit de l‟individu selon son état (stress, fatigue, maladie, . .
parler ; .) ; selon ses émotions (joie, peine, tristesse,. . .) ; et
selon son âge ;
Il est facile de protéger le lecteur (par
l’intermédiaire d’une grille, dans le cas d’un
Ce système peut être compromis par l‟intermédiaire
parlophone) ;
d‟un enregistrement de bonne qualité.
Disponible via le réseau téléphonique ;
Ce système est sensible aux bruits parasites
Les imitateurs utilisent les caractéristiques (environnement, usure du micro) ;
vocales sensibles au système auditif humain,
mais ne sont pas capables de récréer les L'utilisation d'un micro nécessite un dispositif adapté
harmoniques de la voix, servant de base à présent sur l'environnement ;
l'identification. Il est quasi impossible d'imiter
la voix stockée dans la base de données ;
Sensibilité à l'état physique et émotionnel d'un
Non intrusif. individu ;

Sensibilité aux conditions d‟enregistrement du


signal de parole : bruit ambiant, parasites, qualité du
microphone utilisé, qualité de l'équipement, lignes
de transmission ;

Fraude possible en utilisant un enregistrement de la


voix de la personne autorisée, facilitée dans le cas
de système basé sur la lecture d'un texte fixe.

A. APPLICATIONS

 Utilisé dans la reconnaissance téléphonique ;

 Identification des propriétaires dans des immeubles à appartements, dont les


lecteurs peuvent être protégés par une grille.

Remarque : Les inconvénients signalés montrent que ce système est vulnérable et doit
être utilisé couplé avec un système d'identification (lecteur de badges).

56
VI.5.2.2. LA DYNAMIQUE DE FRAPPE (KEYSTROKE-SCAN)

Master. Ir. Charles MAPETO


Cette reconnaissance identifie les personnes selon leur manière de taper sur un
clavier. On parle dans ce cas précis de solution biométrique essentiellement logicielle,
car elle consiste uniquement en un relevé de données basées sur la dynamique de frappe
des utilisateurs. Par dynamique de frappe, on entend le temps utilisé entre deux frappes
sur la même touche (flight time), le temps de pression sur chaque touche (Dwell Time),
ou encore le temps pour taper un mot donné.

Lors de la phase d‟apprentissage, il sera demandé à l‟utilisateur de taper un


certain nombre de fois un mot de passe ou une passphrase, et un algorithme sera chargé
de moyenner les temps relevés. Par la suite, et selon le niveau de ressemblance demandé,
les utilisateurs seront acceptés ou refusés.

La dynamique de la frappe au clavier est caractéristique de l'individu, c'est en


quelque sorte la transposition de la graphologie aux moyens électroniques. Les
paramètres suivants sont généralement pris en compte :

 Vitesse de frappe ;
 Suite de lettres ;
 Mesure des temps de frappe ;
 Pause entre chaque mot ;
 Reconnaissance de mot(s) précis.

AVANTAGES INCOVENIENTS

Pas de système hardware, seul le logiciel suffit,


ce qui permet de réaliser des économies Exige une attention au clavier utilisé (distinction
substantielles ; d‟emplacement des touches en QWERTY et en
AZERTY). Les vitesses de frappe changeant d‟un
type de clavier à l‟autre, un profil d‟identification
Très pratique lorsque le nombre d‟utilisateurs sera nécessaire pour chaque configuration.
est élevé, de par sa simplicité de mise en place
et d'apprentissage ;

T.F.A. inférieur à 0.5% si le mot de passe


dépasse 8 caractères.

A. APPLICATIONS

57
Utilisé la plupart de fois comme complément de sécurité (notamment pour des
cartes à puces).

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VI. 5.2.3. LA SIGNATURE DYNAMIQUE (SIGNATURE-SCAN)

Le principe premier de cette technique est d‟identifier une personne à partir des
parties fixes de sa signature. Car une signature, même si elle reste approximativement
identique, possède des parties fixes et des parties variables. La différentiation de ces
parties permettra l‟identification. Celle-ci pourra également prendre d‟autres paramètres
en compte, tels que la pression exercée avec le stylo, la vitesse d‟écriture, ou encore les
accélérations.

Le système de signature dynamique se compose principalement d‟une tablette


digitale et de son crayon. La phase d‟apprentissage nécessite quelques signatures. Par la
suite, le logiciel en extraira les caractéristiques, et tentera d‟en calculer les variantes
possibles et acceptables.

AVANTAGES INCOVENIENTS

La sécurité contre la copie est plus forte que pour


un simple mot de passe ; Dégradation du matériel avec le temps ;

L‟écriture change au cours de la vie de l‟individu ;


Faible coût du matériel nécessaire ;
Dépendance de l'état physique de la personne.
Moyen non intrusif qui exploite un geste (âge, maladies,…)
naturel.

A. APPLICATIONS

 E-Commerce : Validation de la signature avant toute transaction ;

 Gestion bancaire : toutes les opérations sont signées ;

 Sécurisation des sessions sur ordinateur : A la place d‟un simple mot de passe,
l‟utilisateur doit soumettre sa signature, ce qui est beaucoup plus difficile à copier ;

 Verrouillage de fichiers : on protège les fichiers par signature, ce qui permettra de


l‟ouvrir, de le modifier, de l‟imprimer, de façon sécurisée.
58

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VI.5.3. LES TECHNIQUES BIOMÉTRIQUES EXPÉRIMENTALES

VI.5.3.1. LA THERMOGRAPHIE

Ce système fonctionne avec une caméra thermique qui réalise une photographie
infrarouge du visage. En plus, une répartition la chaleur intervient. Cette répartition est
propre à chaque individu, y compris les vrais jumeaux. Ce système reste cependant
encore très coûteux.

VI.5.3.2. L’OREILLE

Technique peu répandue, cette technique consiste à comparer les empreintes


d‟oreille que peuvent laisser certains individus dans le cadre d‟un délit. Cette méthode
est uniquement utilisée par la police, mais est admissible devant une cour de justice.

VI.5.3.3. L’AND

C'est une technique sûre car elle ne se base pas sur des points caractéristiques,
mais sur l‟entièreté des données. Il donnerait des T.F.R. et T.F.A. nuls (si on fait
exceptions des vrais jumeaux monozygotes qui possèdent le même ADN). Cependant, sa
mise en place pose énormément de problèmes en raison de son caractère "intrusif". En
effet, le relevé de cet ADN permettrait la création d‟un répertoire des utilisateurs, et
ouvrirait la porte à de nombreuses dérives. Il existe toutefois des bases de données réelles
qui recensent l‟ADN de détenus (Ex: Angleterre, France).

VI.5.3.4. AUTRES

D‟autres méthodes sont encore exploitables, telles que l'odeur, la dentition, les
battements de cœur, la démarche ou encore les pores de la peau, ...

VI.5.4. LES TECHNIQUES BIOMÉTRIQUES MULTIMODALES


59

Master. Ir. Charles MAPETO


Dans le cas où un seul moyen biométrique est mesuré, on parle de biométrie
unimodale. Lorsque ces moyens sont associés, ou que plusieurs mesures distinctes sont
réalisées pour l'individu, on parlera de biométrie multimodale. La figure ci-dessous
illustre la biométrie multimodale. Ce type de biométrie offre de nombreux avantages tels
que :

 Plus de fiabilité car les vérifications sont indépendantes (moins de faux positifs et
faux négatifs) ;

 Plus de compatibilité : un moyen biométrique pris seul n‟est jamais utilisable par
100% de la population ;

 Plus de sécurité : la multiplication des moyens rend plus compliquée la tâche du


pirate (plusieurs mesures à contourner). Il est aussi possible de vérifier le caractère
“réel” de l‟utilisateur en interagissant avec lui, par exemple en testant plusieurs
doigts dans un ordre précis inconnu à l‟avance.

VI.6. LES CONTRAINTES TECHNIQUES ET ORGANISATIONNELLES DE


CONTROLE BIOMETRIQUE

La mise en place d'un système de contrôle d'accès biométrique doit prendre en


compte des éléments propres au facteur humain pour que les contrôles fonctionnent
efficacement. En particulier, il convient de prendre en compte les éléments suivants :

 Appareils communs à toute une population ;

 Capteur : problèmes d'hygiène ;

 Durée du contrôle.

Dans le cadre de cette étude l'ensemble des contrôles sont réalisés avec
l'autorisation formelle de la personne.

VI.6.1. LE CYCLE DE VIE D’UN PROCESSUS


60
D’IDENTIFICATION BIOMÉTRIQUE

Master. Ir. Charles MAPETO


VI. 6.1.1. PROCESSUS MACROSCOPIQUE

Le cycle macroscopique d‟un processus d‟identification biométrique se décompose


en deux grandes étapes l'enrôlement et le contrôle.

 Enrôlement - L‟enrôlement des personnes est la phase initiale de création du gabarit


biométrique et de son stockage en liaison avec une identité déclarée. Les
caractéristiques physiques sont transformées en un gabarit représentatif de la
personne et propre au système de reconnaissance. Durant cette phase, des données
additionnelles propres à la personne qui s‟enrôle sont enregistrées comme par
exemple ses nom et prénom et un identifiant personnel (PIN). Cette étape n'est
effectuée qu'une seule fois.

 Contrôle (vérification / identification) - C'est l'action de contrôle des données


d‟une personne afin de procéder à la vérification de son identité déclarée ou, dans
une investigation, à la recherche de l‟identité de cette personne. Cette étape se
déroule à chaque fois qu‟une personne se présente devant le système.

La vérification consiste à confirmer l‟identité prétendue d‟une personne


(authentifier) par le contrôle de ses caractéristiques physiques. Des données 61
d‟identification (nom, PIN, identifiant, etc.) sont présentées par la personne au
système en même temps que ses caractéristiques physiques. C‟est une

Master. Ir. Charles MAPETO


comparaison « un-pour-un » dans laquelle le gabarit biométrique saisi est
comparé au gabarit de référence correspondant dans une carte (ou autre
dispositif physique personnel équivalent) ou dans une base de données. Dans le
cas d‟une carte, le gabarit saisi est directement rapproché du gabarit stocké dans
la carte. La réponse est donnée par le terminal biométrique. Elle peut aussi être
donnée par la carte moyennant l‟emploi de protocoles cryptographiques
garantissant l‟authenticité de la réponse. Dans le cas du stockage des gabarits
dans une base de données, l‟accès au gabarit de référence

se fait par accès direct sur l‟index de l‟identifiant déclaré de la personne. une
L’identification consiste à identifier une personne à l‟aide de ses seules C‟est
comparaison « un pour-plusieurs » dans laquelle le gabarit biométrique saisi est
comparé à tous les gabarits stockés dans une base de caractéristiques physiques
au sein d‟une population préalablement enregistrée. données.

A ces deux processus s'ajoutent souvent les deux processus suivants :

 Le rafraîchissement ou actualisation - le système biométrique peut


périodiquement corriger le gabarit de référence lors d‟un contrôle de façon à
prendre en compte des évolutions des données personnelles de la personne, en
particulier pour des systèmes comportementaux (dynamique de signature) ;

 La fin de vie - le gabarit et autres données de références propres à la personne


sont détruites pour prendre en compte la suppression de la personne du système
de contrôle.

VI.6.1.2. PROCESSUS DÉTAILLÉS

Chaque système biométrique utilise des spécificités liées à la caractéristique


physique analysée (empreinte, iris, forme de la main, etc.) et également liées à la
technologie du système. Il est néanmoins possible d‟identifier une série d‟étapes ou de
composantes génériques au processus. Ici, Nous ne présenterons que le macroprocessus
de contrôle (hors enrôlement) :

A. COLLECTE [CAPTURE] DES DONNÉES D’IDENTIFICATION

C‟est l‟étape de saisie des données d‟identification de la personne et en


particulier de ses caractéristiques physiques par l‟intermédiaire d‟un capteur spécialisé
correspondant à la caractéristique physique analysée. Les données saisies peuvent être
selon le système :
62

Master. Ir. Charles MAPETO


 Les données sur l‟identité prétendue (PIN, nom, identifiant, etc..). La collecte des
données d‟identité se fait à l‟aide d‟un lecteur approprié (PIN pad, clavier,
lecteur de carte, etc.).

 Les données physiques personnelles (biologiques, morphologiques,


comportementales). La collecte des données physiques se fait à l‟aide d‟un
capteur approprié.

B. SYSTÈME DE TRANSMISSION

Le système de transmission sert à transporter les données entre les différents


sous-systèmes du système biométrique. En particulier il est possible que le soussystème
de collecte et le sous-système de comparaison, voire celui de transformation soient
distants l‟un de l‟autre. Le système de transmission qui peut être local (interne à un
boîtier) ou distant (liaison Ethernet, réseau ouvert, etc.) doit être clairement identifié
afin d‟en assurer la protection contre des écoutes ou des manipulations de données.

Que ce soit dans le processus initial d'enrôlement ou dans celui de capture, il faut
que l‟identification et l'authentification soient garanties en terme d'intégrité. Le premier
type de transmission intéresse la partie capteur : généralement cette partie capteur
comprend une partie analogique (empreinte, voix, morphologie signature..) qui est
digitalisée par la suite. Dans ce schéma nous trouvons des signaux optiques, sons, vidéo...

Ces signaux se trouvent généralement très proche du système de numérisation.


Le problème est principalement un problème d'intégrité : cette intégrité est obtenue par
un échantillonnage du signal adéquat. Le cas le plus général est la transmission entre le
capteur et la base de données où se trouve le gabarit de référence. Si la transmission
utilise un réseau (local ou public) des mesures de sécurité adéquates doivent être utilisées
afin de protéger les données échangées en intégrité (des données et des flux). Les données
véhiculées sont des données personnelles. A ce titre elles doivent également être
protégées en confidentialité.

C. TRANSFORMATION EN UN GABARIT BIOMETRIQUE

Le capteur des caractéristiques physiques transmet les données capturées à un


système d‟analyse qui a pour rôle de les transformer en un gabarit, selon un algorithme
approprié à la caractéristique physique analysée. (Empreinte, iris, forme de la main, etc.).

D. COMPARAISON À UNE RÉFÉRENCE 63

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Le gabarit calculé doit être ensuite rapproché du gabarit de référence afin de
vérifier l‟identité de la personne ou de l'identifier. Ce processus se compose de :

 La recherche de la référence pour la comparaison : Via les données


d‟identification pour accès à la référence stockée pour une vérification ; et Via
la comparaison directe du gabarit calculé à la valeur de référence stockée pour
une identification ;

 La comparaison du gabarit calculé à une valeur de référence : à cette étape


intervient une analyse qui est propre à la technologie du système développé. La
comparaison fait généralement intervenir un calcul de score qui permet de
considérer la comparaison en succès ou en échec selon que le score calculé est à
l‟intérieur ou à l‟extérieur d‟une plage d‟acceptation.

E. PRISE DE DÉCISION

Le sous-système de décision reçoit le résultat du score calculé de rapprochement


au gabarit stocké. En fonction d‟une politique de décision lié à une analyse de risque
propre à l‟application utilisatrice du système biométrique, le soussystème de décision
décide des actions à suivre. Le sous-système de décision peut considérer la vérification
ou l‟identification :

 En succès et rendre une réponse positive au système applicatif utilisateur ;

 En échec complet et rendre une réponse négative au système applicatif utilisateur


;

 En indécision : dans certains cas de systèmes plus sophistiqués, le système peut


demander une re-saisie voire la saisie d‟une autre caractéristique physique (ex :
autre doigt pour l’analyse d’empreinte).

En cas d‟échec le système peut offrir la possibilité de recommencer le processus à


l‟étape de collecte ou alors comptabiliser le nombre de contrôle en échec de la même
personne et décider d‟un blocage du contrôle pour la personne considérée. La réponse
est rendue au système applicatif qui utilise le système biométrique. C‟est ensuite à
l‟application de décider des droits qu‟elle accorde à la personne identifiée. En
particulier, dans un contrôle par rapport à un fichier dit « négatif », le fait de ne pas être
reconnu par le système biométrique peut être aussi important que l‟inverse. 64
VI.6.1.3. SYSTÈME DE STOCKAGE

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Le système de stockage permet de maintenir le gabarit de référence des
personnes enregistrées dans le système. Il permet de créer, modifier, supprimer des
gabarits dans le système en relation avec des données d‟identification de la personne. Ce
système est principalement lié à l‟application utilisatrice. En particulier, selon que le but
final de l‟application est de vérifier l‟identité d‟une personne ou au contraire de
l‟identifier au sein d‟une population, le mode de stockage sera différent.

Dans le premier cas, en raison de la réglementation sur la protection des


personnes et des données personnelles, le système pourra mettre en œuvre un contrôle
un-pour-un, le gabarit de référence étant stocké dans un support portable en possession
de l‟utilisateur. Dans le second cas, seul un stockage centralisé dans une base de données
peut répondre au besoin. Là encore, la réglementation nationale peut ou non permettre
une telle utilisation.

VI.6.1.4. SYSTÈME DE RAFRAÎCHISSEMENT (D’ACTUALISATION)

La plupart des caractéristiques physiques sont stables dans le temps (empreintes,


iris, forme de la main, etc.). En revanche, des caractéristiques physiques
comportementales comme la dynamique de la signature, le rythme de la frappe au clavier,
etc. peuvent évoluer dans le temps. Il peut alors être nécessaire d‟actualiser le gabarit de
référence de la personne selon une procédure propre au dispositif technologique. Si un
tel rafraîchissement est opéré, le système devra garder des traces d‟audit des mises à jour
afin d‟éviter toute fraude sur le système.
VI.6.2. CHOIX DES PARAMÈTRES (SEUIL D'ACCEPTABILITÉ)

Quel que soit le procédé biométrique utilisé, la coïncidence à 100 % entre les
deux fichiers signatures, celui établi lors de l‟enrôlement et celui établi lors de
l‟authentification est impossible. La performance et la fiabilité d‟un système
s‟expriment donc par le taux de faux rejets (T.F.R.) et le taux de fausses acceptations
(T.F.A.). Un système émet un faux rejet lorsqu‟il rejette par erreur un vrai utilisateur. A
l‟inverse, un système émettra une fausse acceptation en donnant accès à quelqu‟un qui
n‟a pas de droit. Le seuil de décision doit être estimé en fonction du niveau de sécurité
souhaité.

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Bibliographie
 Sécurité informatique, Ethical hacking, Apprendre l'attaque
pour mieux se défendre. Editions ENI - Octobre 2009.

 Sécurité informatique, principes et méthodes à l’usage des


DSI, RSSI et administrateurs. Auteurs : Laurnt Bloch,
Christophe Wolfhugel. Edition Eyrolles. 2ème edition.

 Tableaux de bord de la sécurité réseau. Auteurs: Cédric


Llorens Laurent Levier Denis Valois. Edition Eyrolles. 2ème
edition.

 Sécurité informatique et réseaux. Auteur : Solange


Ghernaouti-Hélie. Edition Eyrolles. 3ème edition.

 Hacking Exposed, Network Security Secrets And Solutions.


Seventh Edition.

 L’encyclopédie comment ça marche :


[Link]

 [Link]

[Link]  [Link]

[Link]/~rodier/Cours/[Link]

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