Cours de Sécurité Informatique 2025-2026
Cours de Sécurité Informatique 2025-2026
LAPSLEY DU CONGO
« UPRECO »
FILIERE D’INFORMATIQUE
MENTION : GENIE LOGICIEL
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Doctorant. [Link]. Charles MAPETO
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Dernière Mise à Jour Cours Sécurité Informatique
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Ir. Charles MAPETO
Master en Management des systèmes d’information de
l’Université d’Ouest d’IARIVO (Madagascar)
Doctorant en Management des systèmes d’information
cmapeto23@[Link]
mapeto0589@[Link]
ml-charles@[Link]
Contact (WhatsApp) 0825431841 / 0994207581
Description du Document
Le document intitulé «Sécurité Informatique», proposé aux étudiants de 3éme année Licences
Spécialité Ingénierie des Systèmes Informatique, Genie logiciel et système informatique
comportant deux Sections ayant pour objectif de :
Section Cours : Comprendre les notions du Sécurité Informatique & Systèmes d’Informations
:
Concept de Sécurité des Systèmes Informatique & Systèmes d’Informations
Méthodologies de Sécurité des Systèmes Informatique
Méthodologies de Sécurité des Systèmes d’Informations,
Niveaux de Sécurité des Systèmes Informatique & Systèmes d’Informations,
Comprendre les Outils de la mise en place de le Méthodologies de Sécurité des Systèmes
Informatique & Systèmes d’Informations, et les différents types d’outils de Framework
utilisées
OBJECTIFS DU COURS
L’objectif général de ce cours est d’offrir aux étudiants ayant participés à cet enseignement,
des méthodes et techniques de conception et des réalisations de protections des systèmes
informatiques afin de les permettre d’intégrer les différentes notions et concepts de la sécurité dans
la mise en place des systèmes informatiques dont ils sont (seront) appelés à implémenter dans leurs
activités quotidiennes.
De manière spécifique, ce cours de sécurité vise à :
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Fournir les concepts relatifs à la sécurité informatique en se focalisant sur les risques et les
défauts de sécurité existants ainsi que l’établissement d’une bonne stratégie de la politique
de sécurité ;
Comprendre les différentes failles de sécurité, pouvant résulter des systèmes de
communications informatiques, au moyen de la piraterie, des attaques ainsi que de
l’espionnage informatique ;
Appréhender d’une façon générale, les notions liées à la cryptographie et à la cryptanalyse
des informations des systèmes traditionnels jusqu’aux systèmes dits modernes
(informatiques), en y appliquant les méthodes correspondantes ;
Acquérir les notions et les concepts liés à la biométrie informatique, son principe de
fonctionnement et les diverses techniques utilisées par cette dernière.
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CHAPITRE I : SECURITTE INFORMATIQUE
La sécurité informatique c'est l'ensemble des moyens mis en œuvre pour minimiser la
vulnérabilité d'un système contre des menaces accidentelles ou intentionnelles.
Les coûts d'un problème informatique peuvent être élevés et ceux de la sécurité le sont
aussi. Il est nécessaire de réaliser une analyse de risque en prenant soin d'identifier les problèmes
potentiels avec les solutions avec les coûts associés. L'ensemble des solutions retenues doit être
organisé sous forme d'une politique de sécurité cohérente, fonction du niveau de tolérance au
risque. On obtient ainsi la liste de ce qui doit être protégé. Il faut cependant prendre conscience
que les principaux risques restent : câble arraché, coupure secteur, crash disque, mauvais profil
utilisateur … Voici quelques éléments pouvant servir de base à une étude de risque :
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Quelle est la valeur des équipements, des logiciels et surtout des informations ?
Quel est le coût et le délai de remplacement ?
Faire une analyse de vulnérabilité des informations contenues sur les ordinateurs
en réseau (programmes d'analyse des paquets, logs…).
Quel serait l‟impact sur la clientèle d'une information publique concernant des
intrusions sur les ordinateurs de la société ?
Risque - C'est la probabilité qu‟une menace exploite une vulnérabilité. Autrement dit,
c‟est une possibilité qu‟un fait dommageable se produise.
Menace - c'est le danger (interne ou externe) tel qu‟un hacker, un virus, etc.
Contre-mesure - c'est un moyen permettant de réduire le risque dans une organisation.
Conséquences de la formule:
Le risque est d‟autant plus réduit que les contre-mesures sont nombreuses ;
Le risque est plus important si les vulnérabilités sont nombreuses.
L‟utilisation de l‟outil informatique est susceptible de nous exposer aq plusieurs types
des risques. Il importe donc de pouvoir mesurer ces risques en fonction de la probabilité ou de
la fréquence de leurs survenances et aussi en mesurant leurs effets possibles. Ces effets
peuvent avoir des conséquences négligeables ou catastrophiques :
Le traitement informatique en cours échoue : il suffit de le relancer,
éventuellement par une autre méthode si on craint que la cause ne réapparaisse ;
L‟incident est bloquant et on doit procéder à une réparation ou une correction
avant de poursuivre le travail entrepris.
Il est cependant à noter que ces mêmes incidents peuvent avoir des
conséquences beaucoup plus fâcheuses :
Données irrémédiablement perdues ou altérées, ce qui les rend inexploitables par
la suite ;
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Données ou traitements durablement indisponibles, pouvant entrainer l‟arrêt
d‟une production ou d‟un service ;
Se faire passer pour quelqu‟un que l‟on n‟est pas (en général un
administrateur réseau) ;
Demander des informations personnelles (nom de connexion, mot de
passe, données confidentielles, etc.) en intervenant un quelconque prétexte
(problème dans le réseau, modification de celui-ci, etc.) ;
Elle peut se faire soit au moyen d‟une simple communication téléphonique ; soit par mail, soit
en se déplaçant directement sur place.
L’espionnage – surtout industriel, emploie les même moyens, ainsi que bien
d‟autres, pour obtenir des informations sur des activités concurrentes, procédés
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de fabrication, projets en cours, futurs produits, politique de prix, clients et
prospects, etc.
B. RISQUES MATERIELS
Ils sont liés aux défauts et pannes inévitables que connaissent tous les systèmes matériels et
logiciels. Ces incidents sont plus ou moins fréquents selon les soins apportés lors de la
fabrication et de l‟application des procédures de tests effectués avant que les ordinateurs et les
programmes ne soient mis en service. Certaines de ces pannes ont des causes indirectes, voire
très indirectes, donc difficiles à prévoir. On peut citer :
Les incidents liés au logiciel – ce sont les plus fréquents. Les systèmes
d‟exploitation et les programmes sont de plus en plus complexes car ils font de
plus en plus de choses. Ils nécessitent l‟effort conjoint de dizaines, de centaines,
voire de milliers de développeurs. Ces derniers peuvent faire des erreurs de
manière individuelle ou collective que les meilleures méthodes de travail et les
meilleurs outils de contrôle ou de test ne peuvent pas éliminer en totalité.
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Etude des menaces - Identifier la nature de la menace: accidentelles (désastre,
bugs…) ou intentionnelles (attaques, vols…) ; S'enquérir des sources de la
menace: personnel non autorisé, intrus, logiciel ; Localiser la menace :
procédures manuelles, informatique (software, réseau, stockage, hardware),
infrastructure (concrète et abstraite).
Etude des vulnérabilités - Etudes des faiblesses engendrées par l‟exécution
d‟une menace.
Etude des risques - Probabilité d‟occurrence de ces menaces conduisant à une
vulnérabilité.
Estimation du risque et du plan stratégique - Risque (Coût des pertes à court,
moyen et long terme engendrées, Coût de la mise en place de la contremesure
tant au niveau logique que logistique, Comparer la perte potentielle au coût de la
contre-mesure) ; Plan stratégique (Planning de l‟implémentation avec prise en
compte des besoins futurs en termes de sécurité ou non, Planning du suivi de
l‟implémentation).
Mise en place du plan de sécurité - Les mécanismes de sécurité mis en place
peuvent gêner les utilisateurs et les consignes et règles y définies peuvent devenir
de plus en plus compliquées au fur et à mesure que le réseau s'étend. Ainsi, la
sécurité informatique doit être étudiée de telle manière à ne pas empêcher les
utilisateurs de développer les usages qui leur sont nécessaires, et de faire en sorte
qu'ils puissent utiliser le système d'information en toute confiance. Raison pour
laquelle il est nécessaire de définir dans un premier temps une politique de
sécurité dont la mise en œuvre s'effectue en quatre phases:
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Des règles administratives - Suivre des standards de sécurité (normes ISO) ;
Suivre les lois.
Des règles physiques - Gardes, caméras, alarmes, verrous et Accès aux locaux
sécurisés par biométrie.
Des règles techniques - Déterminer des niveaux de classification des données ;
Définir des niveaux d‟accès à ces données ; Utiliser la cryptographie pour le
traitement et le stockage de l‟information ; Mettre en place un firewall matériel
et/ou logiciel, ...
Certes, il y a toujours un risque, aussi infime soit-il. Il faudra donc peser le pour et le contre
lors de la mise en place éventuelle d‟une contre-mesure. Toutefois, en 2007, on remarque une
remontée de la somme totale des pertes, due à la fraude financière.
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Laurent BLOCH et Christophe WOLFHUGEL, Sécurité informatique. Principes et méthode à l'usage des 9
DSI, RSSI et administrateurs, 2e édition, Eyrolles, Paris, 2009.
L‟élément de politique de sécurité est l'ensemble des orientations suivies par une
organisation en termes de sécurité. Elle est élaborée au niveau de système de pilotage
(Direction), car elle concerne tous les utilisateurs du système. La sécurité informatique de
l'entreprise repose sur une bonne connaissance des règles par les employés, grâce à des actions
de formation et de sensibilisation auprès des utilisateurs, mais elle doit aussi aller au-delà de
cela tout en couvrant les champs ci-après:
Il ne faut pas également perdre de vue que la sécurité est comme une chaîne, guère plus
solide que son maillon le plus faible. En plus de la formation et de la sensibilisation permanente
des utilisateurs, la politique de sécurité peut être découpée en plusieurs parties :
Défaillance matérielle - Tout équipement physique est sujet à défaillance
(usure, vieillissement, défaut…) ; L'achat d'équipements de qualité et standard
accompagnés d'une bonne garantie avec support technique est essentiel pour
minimiser les délais de remise en fonction. Seule une forme de sauvegarde peut
cependant protéger les données.
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Défaillance logicielle - Tout programme informatique contient des bugs. La
seule façon de se protéger efficacement contre ceux-ci est de faire des copies de
l'information à risque. Une mise à jour régulière des logiciels et la visite des sites
consacrés à ce type de problèmes peuvent contribuer à en diminuer la fréquence.
Erreur humaine : Outre les copies de sécurité, seule une formation adéquate
du personnel peut limiter ce problème.
Vol via des dispositifs physique (disques et bandes) : Contrôler l'accès à ces
équipements : ne mettre des unités de disquette, bandes… que sur les ordinateurs
où c‟est essentiel. Mettre en place des dispositifs de surveillances.
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I.4. PRINCIPAUX DEFAUTS DE SECURITE INFORMATIQUE
Les défauts de sécurité peuvent être considérés comme des modifications accidentelles ou
inconscientes du fonctionnement normal des équipements informatiques. Les défauts de
sécurité d‟un système d‟information les plus souvent constatés sont :
Installation des logiciels et matériels par défaut ;
Mises à jour non effectuées ;
Mots de passe inexistants ou par défaut ;
Services inutiles conservés (Netbios…) ;
Traces inexploitées ;
Pas de séparation des flux opérationnels des flux d‟administration des systèmes
;
Procédures de sécurité obsolètes ;
Eléments et outils de test laissés en place dans les configurations en production
;
Authentification faible ;
Télémaintenance sans contrôle fort.
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CHAPITRE II SYSTEMES DE PROTECTION INFORMATIQUE
Les anti-virus ;
Les systèmes de détection (et prévention) d‟intrusion (IDS) ;
Les firewalls ;
III.1. LES ANTI-VIRUS
Les antivirus sont des logiciels conçus pour identifier, neutraliser et éliminer des
logiciels malveillants (dont les virus informatique ne sont qu'une catégorie). Ces derniers
peuvent se baser sur l'exploitation de failles de sécurité, mais il peut également s'agir de logiciels
modifiant ou supprimant des fichiers, que ce soit des documents de l'utilisateur stockés sur
l'ordinateur infecté, ou des fichiers nécessaires au bon fonctionnement de l'ordinateur (le plus
souvent ceux du système d'exploitation).
Il est intéressant de noter qu‟une fois un fichier infecté, il ne l‟est jamais deux fois. En
effet, un virus est programmé de telle sorte qu‟il signe le fichier dès qu‟il est contaminé. On
parle ainsi de signature de virus. Cette signature consiste en une suite de bits apposée au fichier.
Cette suite, une fois décelée, permettra de reconnaitre le virus. Lorsque le virus est détecté par
l‟antivirus, plusieurs possibilités sont offertes pour l‟éradiquer :
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Les principaux anti-virus des mobiles et tablettes : AhnLab Mobile Security
(en) - Avast Antivirus - AVG - Avira Free Android Security - Bitdefender Mobile
Security - CM Security - Comodo Mobile Security - Dr. Web Mobile Security
Suite - ESET Mobile Security - F-Secure Mobile Security - G Data
MobileSecurity - Lookout Mobile Security - McAfee Mobile Security - FireAMP
Mobile - Trend Micro Mobile Security - TrustPort Mobile Security -
VirusBarrier.
Un logiciel antivirus vérifie les fichiers et courriers électroniques, les secteurs de démarrage
(afin de détecter les virus de boot), mais aussi la mémoire vive de l'ordinateur, les médias
amovibles (clefs USB, CD, DVD, etc.), les données qui transitent sur les éventuels réseaux (dont
internet) …. Différentes méthodes sont possibles :
Les principaux antivirus du marché se concentrent sur des fichiers et comparent alors la
signature virale du virus aux codes à vérifier ;
L‟analyse de forme repose sur du filtrage basé entre des règles rege-xp ou autres, mises
dans un fichier junk. Cette dernière méthode peut être très efficace pour les serveurs de
messagerie électronique supportant les rege-xp type postfix puisqu'elle ne repose pas
sur un fichier de signatures.
Les antivirus peuvent balayer le contenu d'un disque dur, mais également la mémoire vive de
l'ordinateur. Pour les anti-virus les plus modernes, ils agissent en amont de la machine en
scrutant les échanges de fichiers avec l'extérieur, aussi bien en flux descendant (téléchargement)
que montant (téléchargementt ou upload). Ainsi, les courriels sont examinés, mais aussi les
fichiers copiés sur ou à partir de supports amovibles tels que cédéroms, disquettes, connexions
réseau, clefs USB…
III.1.2. TECHNIQUES DE DETECTION DES ANTI-VIRUS
En général, la guerre entre virus et antivirus est bien réelle. Dès qu‟un groupe agit, le camp
opposé tente de trouver la parade. Pour détecter les virus, les antivirus doivent user de plusieurs
techniques spécialement :
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nécessaire que sa signature soit présente dans la base de données afin qu‟il soit
détecté. De plus, il est nécessaire de tenir la base régulièrement à jour afin de
pouvoir détecter les nouveaux virus.
Le moniteur de comportement : Il s‟agit ici de contrôler en continu toute
activité suspecte telles que les lectures et écritures dans des fichiers exécutables,
les tentatives d‟écriture dans les secteurs de partitions et de boot du disque.
Liste blanche - est une technique de plus en plus utilisée pour lutter contre les
logiciels malveillants. Au lieu de rechercher les logiciels connus comme
malveillants, on empêche l'exécution de tout logiciel à l'exception de ceux qui sont
considérés comme fiables par l'administrateur système. En adoptant cette méthode
de blocage par défaut, on évite les problèmes inhérents à la mise à jour du fichier
de signatures virales. De plus, elle permet d'empêcher l'exécution de logiciels
indésirables. Étant donné que les entreprises modernes possèdent de nombreuses
applications considérées comme fiables, l'efficacité de cette technique dépend de la
capacité de l'administrateur à établir et mettre à jour la liste blanche. Cette tâche
peut être facilitée par l'utilisation d'outils d'automatisation des processus
d'inventaire et de maintenance.
Le contrôleur d’intégrité : Le principe est que l‟antivirus maintienne une liste
des fichiers exécutables associés à leur taille, leur date de création, de modification,
voire un CRC (Contrôleur Redondance Cyclique). L‟utilisation du CRC permet de
vérifier qu‟un exécutable n‟a pas été modifié en comparant sa somme de contrôle
avant et après son exécution. En effet, en dehors d‟une mise à jour explicite du
fichier, un fichier exécutable n‟est pas sensé être modifié. Le même type de
vérifications peut être instauré avec la date et l‟heure de modification. Cependant,
il suffira aux virus de mémoriser ces valeurs afin de pouvoir les restaurer par la
suite.
L’analyse heuristique : A la différence du moniteur de comportement qui détecte
les modifications causées par les virus, l‟analyse heuristique tente de détecter les
virus avant leur exécution, en cherchant des portions de code suspectes. Il pourrait
par exemple chercher des séquences de lecture suivies de séquences d‟écriture sur
un même fichier exécutable. Cette technique permet donc de détecter des virus
même s‟ils ne sont pas présents dans la base de données, puisque l‟analyseur teste
des séquences d‟instructions communes à de nombreux virus.
Les IDS réseau (NIDS) - Snort ; Bro ; Suricata ; Enterasys ; Check Point ;
Tipping point ; etc.
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Les IDS système (HIDS) - AIDE ; Chkrootkit ; DarkSpy ; Fail2ban ;
IceSword ; OSSEC ; Rkhunter ; Rootkit Unhooker; Tripwire ; etc.
Les IDS hybride - Prelude; OSSIM ; etc.
Les NIDS ont pour avantage d'être des systèmes temps réel et ont la possibilité de
découvrir des attaques ciblant plusieurs machines à la fois. Leurs inconvénients sont
le taux élevé de faux positifs qu'ils génèrent, le fait que les signatures aient toujours
du retard sur les attaques de type « 0day » et qu'ils puissent être la cible d'une attaque.
Les Alertes - Les alertes sont généralement stockées dans les journaux du système.
Cependant il existe une norme qui permet d'en formaliser le contenu, afin de
permettre à différents éléments de sécurité d'interopérer. Ce format s'appelle IDMEF
(pour Intrusion Detection Message Exchange Format) décrit dans la RFC 4765. Le
format IDMEF est popularisé par le projet Prelude, qui offre une infrastructure
permettant aux IDS de ne pas avoir à s'occuper de l'envoi des alertes. Cela permet
aux IDS de n'avoir qu'à décrire les informations qu'ils connaissent et « Prelude » se
charge de les stocker pour permettre une visualisation humaine ultérieure.
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donné que chaque hôte de destination ne défragmente pas de la même façon,
selon le système d'exploitation sur lequel l'attaque est visée. Il s'agit encore d'une
technique d'évasion utilisable aujourd'hui car les NIDS ne sont pas forcément
configurés correctement pour gérer un cas précis.
Les HIDS, pour Host based IDS, signifiant "Système de détection d'intrusion
machine" sont des IDS dédiés à un matériel ou système d'exploitation. Généralement,
contrairement à un NIDS, le HIDS récupère les informations qui lui sont données par le
matériel ou le système d'exploitation. Il y a pour cela plusieurs approches : signatures,
comportement (statistiques) ou délimitation du périmètre avec un système d'ACL
(Access Control List). Un HIDS se comporte comme un daemon ou un service standard
sur un système hôte qui détecte une activité suspecte en s‟appuyant sur une norme. Si
les activités s‟éloignent de la norme, une alerte est générée. La machine peut être
surveillée sur plusieurs points :
Un autre type d'HIDS cherche les intrusions dans le « noyau » (kernel) du système,
et les modifications qui y sont apportées. Certains appellent cette technique « analyse
protocolaire ». Très rapide, elle ne nécessite pas de recherche dans une base de signature.
Exemples de contrôles pour Windows :
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La SSDT (System Service Dispatch Table) table utilisée par Windows pour
diriger des appels de système vers un traitement approprié : table d'adressage des
interruptions ; etc.
Le HIDS a pour avantage de n'avoir que peu de faux positifs, permettant d'avoir
des alertes pertinentes. Quant à ses inconvénients il faut configurer un HIDS par poste et
il demande une configuration de chaque système.
Les IDS hybrides sont basés sur une architecture distribuée, où chaque
composant unifie son format d'envoi d'alerte (typiquement IDMEF : Intrusion Detection
Message Exchange Format) permettant à des composants divers de communiquer et
d'extraire des alertes plus pertinentes.
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présent, cela pourrait lever une alerte pour l‟IDS. Ainsi, dans ce type d‟analyse, un
profil est dressé et lorsque la machine liée s‟éloigne du profil type, l‟IDS réagit.
Avertissons que certains IDS analysent uniquement les fichiers systèmes (fichiers
d‟historique), et d‟autres uniquement le trafic réseau. On les nomme respectivement
HIDS pour "Host IDS" (protection des machines) et NIDS pour "Network IDS"
(protection du réseau). Les IDS ne réagissent pas non plus de la même manière en
présence d‟une attaque. La plupart agissent passivement, c‟est-à-dire qu‟une fois
l‟attaque détectée, ils émettent simplement une alerte. D‟autres, beaucoup moins
répandus, tentent de contre-attaquer. On dit que ces derniers sont actifs.
La corrélation est une connexion entre deux ou plusieurs éléments, dont un de ces
éléments crée ou influence un autre. Elle se traduit plus généralement par la
transformation d'une ou plusieurs alertes en attaque. Cela permet de faciliter la
compréhension sur les attaques au lieu de s'éparpiller parmi les alertes. Idéalement, elle
nécessite un IDS Hybride car plus il y a d'informations hétérogènes sur un événement,
plus la corrélation se fait d'une façon pertinente. Les formats ayant été normalisés
(IDMEF), il ne reste plus qu'à faire des associations afin de détecter des alertes qui
n'auraient jamais eu lieu sur un analyseur seul.
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Doctorant. [Link]. Charles MAPETO
Si l'on prend l'exemple d'une authentification échouée, cela génère une alerte de
faible intensité. Mais s'il y a une série d'authentifications échouées avec des utilisateurs
différents, on peut conclure à une attaque de force brute. La corrélation permet de
générer de nouvelles alertes à partir de celles existantes. C'est une étape préalable à une
contre-mesure efficace. Il y a diverses façons de faire de la corrélation. Cependant on
peut définir deux catégories :
Ces alertes sont définies au format XML, offrant une possibilité de validation de
chaque message. En général, les implémentations restent binaires, afin d'éviter les
problèmes connus d'ajout d'information inutiles en dehors d'XML lorsque l'on envoie un
message sur le réseau. Le format IDMEF offre aussi un vocabulaire précis, qu'il est
courant d'utiliser dans le domaine de la détection d'intrusions. Par exemple, une
classification correspond au nom d'une alerte ; une influence à celui d'un niveau
d'attaque.
La contre-mesure est l'art de piloter les éléments réseau ou la machine cible, afin
d'empêcher une attaque de se propager (Islanding) ou de perdurer. Il s'agit d'une
procédure assez compliquée et souvent désactivée. Ce qui rend la contre-mesure difficile
est la définition d'une attaque d'un point de vue formel. Il n'est pas possible de se baser
sur des éléments qui génèrent des faux positifs. Et cela peut aussi engendrer un autre
problème où l'attaquant se fait passer pour un client du réseau en générant des motifs
d'attaque. Cela peut même bloquer le réseau interne si la contre-mesure est mal
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Doctorant. [Link]. Charles MAPETO
configurée. Un système de contre-mesure se configure en général avec une liste blanche,
dans laquelle sont mises les IP du réseau interne.
Niveau des adresses IP : on peut lui faire accepter les flux de données provenant
d‟une plage d‟adresses, ou même d‟une adresse uniquement.
Niveau des protocoles : pour empêcher tout transfert FTP, tout accès Telnet, ou
encore pour éviter le surf sur Internet (HTTP).
2
Terme recommandé par la Commission générale de terminologie et de néologie, et couramment employé, 22
chercher firewall dans France Terme.
Niveau des mots ou phrases : semblable aux expressions régulières, il est possible
de refuser les paquets dont le contenu renferme des séquences de lettres données.
Dans le domaine de la lutte contre les incendies de forêt, il se réfère aux allées
pare-feu destinées à contenir l'extension des feux de forêts ;
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Doctorant. [Link]. Charles MAPETO
IV.3. NOTIONS SUR LE MOT DE PASSE
IV.3.1. DEFINITION
Un mot de passe est un mot ou une série de caractères utilisés comme moyen
d'authentification pour prouver son identité lorsque l'on désire accéder à un lieu protégé,
à une ressource (notamment informatique) ou à un service dont l'accès est limité et
protégé. Le mot de passe doit être tenu secret pour éviter qu'un tiers non autorisé puisse
accéder à la ressource ou au service. C'est une méthode parmi d'autres pour vérifier
qu'une personne correspond bien à l'identité déclarée. Il s'agit d'une preuve que l'on
possède et que l'on communique au service chargé d'autoriser l'accès. C‟est par exemple
: Dans le conte « Ali Baba et les Quarante Voleurs des Mille et Une Nuits » figure l'un
des plus célèbres mots de passe : « Sésame, ouvre-toi ! ».
Une limite juridique existe, par exemple en France à la sécurisation par mot de
passe : si des données chiffrées sont saisies par la justice, la loi sur la sécurité quotidienne
oblige l'utilisateur à fournir la méthode de chiffrement et les clés ou mots de passe.
L'utilisation de mots de passe est un compromis entre la sécurité et l'aspect pratique.
Avec la multiplication de situations où il est nécessaire de disposer d'un mot de passe,
chacun de nous possède un nombre de plus en plus important de mots de passe. S'il est
légitime d'utiliser le même mot de passe pour l'ensemble des situations où celui-ci n'a
pas grande importance, il reste néanmoins de nombreux cas où un mot de passe de qualité
doit être utilisé. Ce mot de passe ne peut être le même partout, d'une part pour éviter que
la compromission de celui-ci ne conduise à des situations malheureuses, d'autre part
parce que certains sites et logiciels obligent à changer régulièrement son mot de passe et
en limitent la réutilisation. La mémoire de l'utilisateur étant alors insuffisante pour
mémoriser tous ces mots de passe, la tentation est grande de les lister. Il est indispensable
que la liste de mots de passe ainsi constituée soit plus protégée encore. On parle alors de
« coffre-fort à mots de passe » : Capture d'un mot de passe « en clair » - Un mot
de passe est « en clair » lorsqu'il n'a pas été transformé via une fonction de hachage. Il
existe plusieurs situations où le mot de passe peut être trouvé en clair :
3
« Quelle est l'origine du mot de passe ? », 23 mars 2015 24
Mise en place d'un enregistreur de frappes (keylogger), qui saisit tout texte
tapé par un utilisateur à son insu ;
Certains logiciels permettent de rendre visibles les mots de passe des formulaires.
Les caractères sont « cachés » par des ronds ou astérisques, qui sont là pour éviter qu'une
personne derrière soi ne lise ce que l'on saisit. Dans le programme, à ce moment-là, le
mot de passe est bien présent et encore non chiffré, le rendre visible consiste simplement
à changer une option d'affichage.
Capture d'un mot de passe chiffré - Dans le cas où un mot de passe chiffré est
capturé, il n'est pas directement utilisable : la personne malintentionnée (l'attaquant)
doit découvrir le clair correspondant, en le déchiffrant si c'est possible, ou avec
d'autres techniques. On dit que l'attaquant casse ou « craque » le mot de passe. On
distingue deux principaux cas de figure : le mot de passe fait partie d'une
communication, ou c'est seulement le mot de passe chiffré qui est capturé :
25
Doctorant. [Link]. Charles MAPETO
Mais en général pour casser un condensat, on utilise d'autres techniques. En
connaissant la fonction de hachage, on peut imaginer différentes attaques4 :
l'attaque par dictionnaire : même chose que pour l'attaque par force brute, mais
où les mots sont choisis dans un dictionnaire. L'utilisation de caractères différents
des lettres et chiffres assurera généralement que le mot de passe n'appartient pas
à un dictionnaire, et qu'il ne sera donc pas sensible à une attaque par dictionnaire.
S'il y a bien un domaine où la sécurité peut faire défaut, c‟est dans la gestion des
mots de passe utilisateur. En effet, la sécurité d'un système dépend aussi du niveau de
sécurité du mot de passe mis sur pied pour son accès. Lors de la création du mot de passe,
une attention particulière doit être portée sur certains points :
Si un générateur de mots de passe est utilisé, il devra employer une grande variété
de caractères (pour le rendre plus robuste à la force brute) ;
Il est bon d‟associer une durée de vie aux mots de passe. Un changement régulier
permet une meilleure protection contre la force brute.
4
Des attaques plus complexes, issues de la cryptanalyse, comme l'utilisation de tables arc-en-ciel. 26
L'utilisation d'un mot de passe complexe ne protège pas nécessairement de ce type d'attaque. La
préparation d'une attaque de ce type est longue et gourmande en espace de stockage, mais elle est loin
d'être inaccessible de nos jours.
Sa longueur - qui est le critère le plus important. Il est conseillé d'utiliser des
mots de passe d'une longueur suffisante pour que celui-ci soit protégé des
attaques de force brute (cette longueur augmente au fil du temps avec la
puissance des outils utilisés par les attaquants - pour un mot de passe à usage
local, on recommande dans les années 2010 au moins 12 caractères, voire 16
caractères pour des mots de passe plus sûrs).
Son unicité - la réutilisation du même mot de passe pour des services différents
est à proscrire, afin d'éviter des dégâts en cascade.
La variation des caractères utilisés- le mot de passe est plus fort lorsqu'il
mélange des majuscules, des minuscules, des chiffres, des signes de ponctuation
et des caractères spéciaux. Notons par ailleurs qu'il est toujours plus sécurisé de
chercher à augmenter la longueur d'un mot de passe que de chercher à utiliser le
plus possible des caractères différents.
Par ailleurs, le choix d'un mot de passe doit se faire suivant la criticité de ce dernier
(par exemple, un mot de passe permettant d'accéder à l'interface d'administration d'une
application ou d'un équipement sera considéré comme étant très critique).
27
Doctorant. [Link]. Charles MAPETO
Dans la pratique, une étude portant sur 32 millions de mots de passe du site
[Link], obtenus en 2009 à la suite d'une attaque du site, a montré que 30 % de
ces mots de passe comportaient six caractères ou moins, et que le plus fréquent (un peu
moins d'un sur cent) est « 123456 »5. Tous les ans, Splash-Data, fournisseur de solutions
de sécurité publie également une liste des mots de passe les plus utilisés, et désignés
comme étant « les pires mots de passe, à ne pas utiliser ». Les 5 mots de passe les plus
utilisés par les utilisateurs du monde entier en 2015 sont17 :
123456 ;
Password ; 12345678 ; Qwerty.
Certes, les besoins en sécurité étant ce qu‟ils sont, la difficulté majeure aujourd‟hui
est que le nombre de mots de passe ne cesse de croître. Leur mémorisation reste donc
problématique. Toutefois, quelques solutions existent :
Hardware - Utiliser des clés usb comme accès aux données. Le problème est
que c‟est alors la clé qui authentifie, et non l‟individu. De plus, que faire en cas
de perte de la clé ?
5
Guillaume Belfiore, « Étude : les 20 mots de passe les plus populaires sont....», Clubic, 22 janvier 28
2010 17 Worst Passwords of 2015 [archive], sur [Link]
Au niveau de l’OS - Une solution avancée est connue sous le nom de SSO
(Single Sign On). Le fait de se « logguer » sur une machine permet d‟accéder
à toutes les données. Une seule phase d‟authentification a donc lieu, et si elle
réussi, l‟utilisateur est libre d‟agir avec les données et logiciels correspondant à
ses droits, sans avoir à donner son mot de passe à chaque accès. Une application
connue basée sur un principe similaire porte le nom de Kerberos
(authentification d’utilisateurs sur les machines d’un réseau).
Il existe une autre possibilité, mais qui n‟est pas utilisable dans toutes les
conditions, porte le nom de One Time Password (OTP) et Mot de passe sous contrainte
:
One Time Password - Le mot de passe ici généré ne reste valable que pour une
durée déterminée. Deux méthodes coexistent :
Signalons qu'un bon mot de passe doit notamment (et principalement) être à la
fois facile à retenir (pas besoin de le noter), et utiliser des caractères spéciaux, de casse
différente (ce qui rend la force brute plus fastidieuse et l‟attaque par dictionnaire presque
impossible). Les conseils proposés par la Commission européenne devraient être
appliqués lorsque l'on veut créer un mot de passe afin de le protéger contre les attaques.
En fait, un bon mot de passe doit: Etre long ; Etre unique ; Etre complexe ; Modifié
régulièrement ; Pas contenir n'importe quelle partie du nom du compte utilisateur ;
29
Doctorant. [Link]. Charles MAPETO
Avoir un minimum de huit caractères ; Contenir des caractères d'au moins trois des
catégories suivantes ; Symboles non alphanumériques ($,:;"%@#!); Chiffres; Lettres
majuscules et Lettres minuscules.
30
Doctorant. [Link]. Charles MAPETO
CHAPITRE II : LA CRYPTOGRAPHIE
II.1 Introduction
Depuis fort longtemps, les hommes ont tenté de rendre sécuritaires leurs communications confidentielles.
Différentes techniques ont été utilisées.
Puis, des techniques de plus en plus sophistiquées furent utilisées pour rendre les messages compréhensibles
seulement par leurs destinataires légitimes.
Tout au cour de l’histoire, une difficile bataille eut lieu entre les constructeurs de code
(cryptographes) et ceux qui essayaient de les briser (les cryptanalystes). Il n’est toujours pas clair,
même aujourd’hui, qui sera le vainqueur.
II.2. Définition
31
Master. Ir. Charles MAPETO
• Cryptanalyse : Opposée à la cryptographie, elle a pour but de retrouver le texte clair à partir de
textes chiffrés en déterminant les failles des algorithmes utilisés.
• Cryptosystème : Il est défini comme l’ensemble des clés possibles (espace de clés), des textes
clairs et chiffrés possibles associés à un algorithme donné.
32
Master. Ir. Charles MAPETO
II.3.1 Méthode de substitution
II.3.1.1 Substitution monoalphabétique
Chaque lettre est remplacée par une autre lettre ou symbole. Parmi les plus connus, on citera le
chiffre de César, le chiffre affine, ou encore les chiffres désordonnés. Tous ces chiffres sont
sensibles à l’analyse
➢ Chiffre de César
Il s’agit d’un des plus simples et des chiffres classiques les plus populaires. Son principe est un
décalage des lettres de l’alphabet. Dans les formules ci-dessous, p est l’indice de la lettre de
l’alphabet, k est le décalage.
) La signature numérique :
L'un des principaux avantages de la cryptographie de clé publique est qu'elle offre une méthode
d'utilisation des signatures numériques.
C’est une chaîne de données qui associe un message (dans sa forme numérique) à l'entité dont il
est originaire.
Les signatures numeriques sont largement utilisées dans la sécurité informatique, dans l'authentification ou
l'intégrité des données, et la non répudiation
2) La signature numérique :
L'un des principaux avantages de la cryptographie de clé publique est qu'elle offre une méthode
d'utilisation des signatures numériques.
C’est une chaîne de données qui associe un message (dans sa forme numérique) à l'entité dont il
est originaire.
Les signatures numeriques sont largement utilisées dans la sécurité informatique, dans
l'authentification ou l'intégrité des données, et la non répudiation
33
Master. Ir. Charles MAPETO
Signature numérique : Fonction de hachage
L'ajout d'une fonction de hachage à sens unique permet d'améliorer le schéma précédent.
Cette fonction traite une entrée de longueur variable afin d'obtenir en sortie un élément de longueur
fixe, à savoir 160 bits.
En cas de modification des données, la fonction de hachage donne une valeur de sortie différente.
34
Master. Ir. Charles MAPETO
MD5 : Message Digest 5, il génère une empreinte de 128 bits.
SHA-1 : Sécure Hash Algorithm, il génère une empreinte de 160 bits..
Une personne peut placer une fausse clé (celle du pirate par exemple) comportant le
nom et l'ID utilisateur du destinataire.
Les données cryptées (et interceptées) vers le détenteur réel de cette clé erronée sont
dorénavant entre de mauvaises mains.
Donc les utilisateurs doivent constamment vérifier qu'ils cryptent vers la clé du bon
utilisateur.
Solution: l’utilisation des Certificats numériques 4) Le certificat numérique :
Les certificats numériques simplifient la tâche qui consiste à déterminer si une clé
publique appartient réellement à son détenteur supposé.
Un certificat correspond à une référence. Il peut s'agir par exemple de votre permis de
conduire, de votre carte de sécurité sociale ou de votre certificat de naissance.
Chacun de ces éléments contient des informations vous identifiant et déclarant qu'une
autre personne a confirmé votre identité.
Un certificat numérique contient des données similaires à celles d'un certificat physique. Un
certificat numérique se compose de:
Une clé publique.
Des informations sur le certificat. (Informations sur l'« identité » de l'utilisateur:nom,
ID utilisateur, etc.)
Une ou plusieurs signatures numériques.
La signature numérique d'un certificat permet de déclarer que ses informations ont été
attestées par une autre personne ou entité.
Les protocoles d’accès distant à une machine tels que Telnet, rlogin, etc.. Sont limités: ➢
Circulation des mots de passe en clair
Authentification faible basée sur le numéro IP (Cas du protocole rlogin) ➢ Commandes
Lorsqu'un client SSH se connecte au serveur, ce dernier envoie sa clé publique au client.
Le client génère une clé secrète (chiffrement symétrique), et l'envoie au serveur, en
cryptant l'échange avec la clé publique du serveur.
Le serveur déchiffre la clé secrète avec sa clé privée.
Faille du SSH 36
Hachage: MD5 (Message Digest), SHA (Secure Hash Algorithm). ➢ Signature : RSA
Permet d'établir des communications sécurisées en s'appuyant sur un réseau existant non
sécurisé. VPN utilise le protocole IPSEC qui est composé de quatre protocoles :
Le protocole AH (Authentification Host) : ce protocole permet de garantir l'authenticité
des paquets échangés en leur inscrivant une somme de contrôle (entête du paquet +
données du paquet) chiffrée.
Le protocole IKE (Internet Key Exchange) : Ce protocole est utilisé pour l'échange des
clés pour les différents chiffrements. VPN utilise aussi les protocoles:
Est un logiciel de cryptographie qui est bien adapté à l'utilisation sur Internet.
PGP utilise en plus la compression des données afin de renforcer la sécurité des
informations, de réduire le temps de transmission et d'économiser l'espace disque.
PGP crée une clé de session à usage unique. Cette clé correspond à un nombre aléatoire,
généré par les déplacements aléatoires de la souris et les séquences de frappes de touche.
Une fois les données codées, la clé de session est chiffrée à l'aide de la clé publique du
destinataire (à l'aide d'une méthode de chiffrement asymétrique).
La clé de session chiffrée ainsi que le texte chiffré est transmis au destinataire.
Le processus de décryptage est inverse : le destinataire utilise sa clé privée pour
récupérer la clé de session temporaire qui permettra ensuite de déchiffrer le texte chiffré.
2) Le protocole Kerberos
En conclusion
Les différents moyens n‟ont pas le même niveau de sécurité, ni la même facilité de
mise en œuvre. De plus, à la différence des systèmes travaillant à partir de mots de passe,
les réponses ne seront jamais fiables à 100%. Dans le cas des mots de passe, on peut tout
de suite dire si la phase d‟authentification a réussi ou non. Avec la biométrie, il faudra
travailler selon des taux de similitude prédéfinis. Il faudra aussi veiller au fait que les
données humaines se modifient avec le temps, et que la manière avec laquelle sont
relevées ces mêmes données n‟est jamais identique. Par exemple, le doigt n‟est jamais
posé tout à fait de la même manière sur le support de saisie. Un problème similaire se
produit avec l‟écartement des doigts de la main. La figure cidessous illustre les différents
moyens biométriques, ainsi que les critères de référence utilisés pour les classer. On
définira ces derniers comme suit :
Cost : indique le coût de la mise en place d‟un tel système (lecteurs, capteurs,
stockage, ...) ;
41
Caractère public d’une donnée biométrique - Un code personnel (PIN) est secret
et doit le rester pour qu‟un système de contrôle d‟accès fonctionne. Une 42
caractéristique biométrique n‟est pas secrète. Elle peut être plus ou moins
Le taux de faux rejet, qui est la probabilité de ne pas reconnaître une identité
lors d‟un essai (FRR) ;
43
Le processus biométrique se déroule en trois étapes :
44
L‟inconvénient majeur d'un système biométrique est qu‟il ne permet pas une
authentification maximale à 100%. En effet, les mesures se basent sur des propriétés
T.F.R. (ou FRR, pour False Rejection Rate, ou FNMR, False Non-Match Rate)
: Taux de Faux Rejets : nombre de personnes rejetées par erreur.
T.F.A. (ou FAR, pour False Acceptation Rate, ou FMR, pour False Match Rate):
Taux de Fausses Acceptations : nombre de personnes ayant été acceptées alors
que cela n‟aurait pas du être le cas.
E.E.R. (x, t): Equal Error Rate. Le seuil représentant le niveau d‟erreurs
acceptées.
En ce sens, un système sera fonctionnel lorsque son T.F.R. sera faible, et un système
sera sûr lorsque son T.F.A. sera faible. L‟objectif sera de minimiser ces deux valeurs,
comme l'illustre la figure ci-haut. Le x (EER) représente la marge d‟erreur autorisée.
Plus il est grand, moins le système est sûr, mais plus on le réduit, moins le système est
utilisable pour identifier des personnes. La recherche tente de limiter cet EER afin
d‟obtenir simultanément des TFA et TFR acceptables.
Elle est une des plus anciennes techniques d‟identification, datant du début du
XXe siècle. Cette technique prend ses racines dans la découverte de la permanence des
dessins de la naissance à la mort, son caractère individuel et son inaltérabilité par le
chercheur britannique Galton. Galton a défini la notion de minuties des empreintes
digitales comme étant l‟arrangement particulier des lignes des empreintes. Ces lignes
forment des points caractéristiques permettant d‟identifier de manière unique un 45
individu. Ces points peuvent être des arrêts de lignes, des bifurcations, ou encore des
îlots.
Il sied de dire qu'il existe de nombreux types de capteurs pour obtenir l‟image et
les minuties associées :
AVANTAGES INCONVENIENTS
* Son ancienneté et sa mise à l‟épreuve. * Il est possible que l‟empreinte d‟utilisateurs
précédents reste latente, d‟où une possibilité
Sa résistance aux changements de de dégradation de l‟image par surimpression.
* température, jusqu‟à un certain point.
Apparition possible de rayures sur la fenêtre.
Son coût abordable. *
D‟autre part, le dispositif CCD peut s‟user
*
Sa capacité à fournir des avec le temps et devenir moins
* *
46
6
Du nom de Sir Francis Galton.
*
Problèmes de contrastes (doigt propre et sec
devient trop clair tandis qu'un doigt humide
et recouvert d'un film gras devient très
foncé), problème résolu grâce au film liquide
mais système mal accepté. (mouille le doigt)
La technique Par balayage ou Silicium : le doigt défile sur le capteur et l‟image est
reconstruite au fur et à mesure de façon logicielle. Cette technique est apparue à la
fin des années 90. Le doigt est placé sur un capteur CMDS. L‟image est transférée à
un convertisseur analogique-numérique, l‟intégration se faisant en une seule puce.
Cette technique produit des images de meilleure qualité avec une surface de contact
moindre que pour la technique optique. Les données fournies sont très détaillées.
Elle possède une bonne résistance dans des conditions non-optimales. Cette
technique est adaptée à un développement de masse, notamment par ses coûts
réduits.
Par ultrasons : cette technique permet d‟éviter le problème des doigts salis qui ne
permettrait pas une bonne réflexion de la lumière.
A. PRINCIPE DE FONCTIONNEMENT
Enrôlement
47
Capture de l‟image de l‟empreinte. Les données d‟un doigt sont en principe
suffisantes à l‟enrôlement, mais la plupart des systèmes enregistrent au moins
Authentification
Prise de décision.
Lors de la capture de l‟image, celle-ci est toujours constituée à partir des points de
contact du doigt sur le capteur.
Etapes de traitement
Lorsque la capture de l‟image est réalisée, elle doit être convertie dans un
format approprié. L‟extraction des minuties est réalisée grâce à différents
algorithmes. Il s‟agit ensuite par une technique mathématique (segmentation)
d‟éliminer les informations non utiles au système : niveau de bruit trop élevé
(image sale, doigt mal placé).
A ce stade, l‟image a des distorsions et de fausses minuties, qui peuvent être dues
à des cicatrices, de la sueur, un défaut de propreté du doigt comme du capteur. Les
48
minuties vont être filtrées afin de ne conserver que les plus fiables. Les avis divergent
sur le rapport de proportion entre minuties extraites pour l‟enrôlement et minuties
AVANTAGES INCOVENIENTS
Connaissance avancée du grand public, ce qui L‟aspect « policier » donne un caractère négatif à
la rend moins intrusive ; l‟identification ;
Lecteurs biométriques à un moindre coût ; L‟utilisateur doit poser correctement son doigt
Le traitement des données est sur le capteur, au risque de se voir rejeté ;
relativement rapide ;
B. APPLICATIONS
Les domaines d‟applications sont très larges et variés : accès au PC, GSM, contrôle
du démarrage d‟un véhicule, accès à certains locaux, accès au coffre-fort, ...
Par contre, dans le domaine judiciaire, entre huit et vingt points caractéristiques sont
suffisantes pour une identification.
VI.5.1.2. LA FORME DE LA MAIN (HAND-SCAN)
49
AVANTAGES INCOVENIENTS
Système encombrant ;
A. APPLICATIONS
Pour la capture de l‟image, la personne pose sa main sur une platine où les
emplacements du pouce, de l‟index et du majeur sont matérialisés. Une caméra CCD
(Charged Coupled Device / en français : DTC : Dispositif à Transfert de Charge) prend
50
l‟image, reliée à un lecteur où sont enregistrées les informations. Ce lecteur inclut des
logiciels de traitement et de codage. Quatre vingt dix caractéristiques sont examinées
Feature Analysis : basée sur la méthode Eigenface, elle calcule certaines distances
entre les éléments, les positions relatives de ces éléments. Cette méthode semble plus
souple pour l‟identification. En effet, en cas d‟inclinaison de la tête par exemple, la
première méthode ne reconnaitra pas le visage, alors que le calcul des positions
relatives permettra l‟identification de l‟individu.
Etudes des expressions et postures : Via les réseaux de neurones, ce système
permet, à partir d‟un nombre réduit de données sources, de déduire un nombre
impressionnant d‟images qui pourront par la suite être comparées à la saisie du
visage de l‟individu désirant être identifié. La figure ci-dessous illustre les
possibilités de cette technique.
Etude de la texture de la peau : avec une précision assez grande, cette technique
permet d‟en étudier certaines caractéristiques (pores, taches, défauts de peau, etc.) ;
Etude 3D : Elle permet d‟analyser la forme des éléments du visage tels que le
creusement des joues, la profondeur des orbites, etc.
51
AVANTAGES INCOVENIENTS
Technique permettant de sécuriser des Dans l‟état des systèmes actuels, technique trop
organisations publiques de grande envergure. sensible au changement d'éclairage, changement
d‟échelle (taille du visage ou distance de la
caméra), présence d‟arrière plan non stationnaire,
changement de position lors de l'acquisition de
l'image (inclinaison de la tête ou expression) ;
A. APPLICATIONS
Entrées de casino ;
Hall d‟aéroports.
La capture se fait ici par la prise de vue, souvent par infrarouge pour éviter la
dilatation de la pupille. On réalise ensuite un aplatissement de l‟image, et après
traitements mathématiques (ondelettes de Gabor), on obtient un code qui pourra prendre
place dans une base de données. Par contre, cette méthode biométrique nécessite un
nombre élevé de prises de vue. En effet, ici, non seulement la distance entre le capteur et
l‟œil peut varier, mais également la position de la tête, l‟ouverture de la paupière,
l‟éventuel maquillage des cils masquant une partie du motif, etc.
AVANTAGES INCOVENIENTS
L‟iris ne subit pas de modification à travers le Le motif de l‟iris peut être photographié en vue
temps et donc Fiable ; d‟une usurpation. Tout dépend des mesures de
sécurité prises (utilisation d’infrarouge) ;
Grande quantité d‟information présente dans
l‟iris ; Caractère plus intrusif que l‟empreinte ou que la
main.
A. APPLICATIONS
53
La rétine est composée en grande partie d‟un ensemble de vaisseaux sanguins.
La complexité du réseau sanguin ainsi constitué permet une identification unique de
AVANTAGES INCOVENIENTS
L‟empreinte rétinienne est bien moins exposée Souvent mal accepté par le public, en raison de
aux blessures que les empreintes digitales ; l‟aspect sensible de l‟organe.
Les T.F.R. et T.F.A. sont faibles ;
On peut mesurer jusqu‟à 400 points
caractéristiques, contre seulement 30 à 40 pour
une empreinte digitale.
A. APPLICATIONS
Il est à savoir que chaque individu possède une voix unique caractérisée par une
54
fréquence, une intensité et une tonalité. Bien que deux voix peuvent sembler similaires
pour l‟oreille humaine, le traitement informatique permet de les isoler. Les prises sont
Text Dependent System - l‟identification se fait sur des termes déterminés. Il existe
4 types de systèmes dépendants du texte :
Text Independent System (ou Free-Text) - C'est le fait que l'on laisse l‟utilisateur
parler librement. La sécurité est bien entendu plus forte dans le cas d‟une
identification par texte dépendant qu‟indépendant. La phase d‟apprentissage
nécessite souvent plusieurs phrases afin de prendre en compte les différentes
intonations de la personne. Après l‟acquisition, le signal est découpé en unités qui
peuvent être soit des mots, soit des phonèmes. Cette technique porte aussi le nom de
(« AAL : Authentification Automatique du Locuteur »).
Pour être stockée, la voix est numérisée puis segmentée par unités échantillonnées.
Les méthodes sont basées sur des algorithmes mathématiques (Shannon). Les systèmes
d'identification de la voix utilisent soit un texte libre, soit un texte imposé, les mots
devant être lus devant un micro.
55
AVANTAGES INCOVENIENTS
A. APPLICATIONS
Remarque : Les inconvénients signalés montrent que ce système est vulnérable et doit
être utilisé couplé avec un système d'identification (lecteur de badges).
56
VI.5.2.2. LA DYNAMIQUE DE FRAPPE (KEYSTROKE-SCAN)
Vitesse de frappe ;
Suite de lettres ;
Mesure des temps de frappe ;
Pause entre chaque mot ;
Reconnaissance de mot(s) précis.
AVANTAGES INCOVENIENTS
A. APPLICATIONS
57
Utilisé la plupart de fois comme complément de sécurité (notamment pour des
cartes à puces).
Le principe premier de cette technique est d‟identifier une personne à partir des
parties fixes de sa signature. Car une signature, même si elle reste approximativement
identique, possède des parties fixes et des parties variables. La différentiation de ces
parties permettra l‟identification. Celle-ci pourra également prendre d‟autres paramètres
en compte, tels que la pression exercée avec le stylo, la vitesse d‟écriture, ou encore les
accélérations.
AVANTAGES INCOVENIENTS
A. APPLICATIONS
Sécurisation des sessions sur ordinateur : A la place d‟un simple mot de passe,
l‟utilisateur doit soumettre sa signature, ce qui est beaucoup plus difficile à copier ;
VI.5.3.1. LA THERMOGRAPHIE
Ce système fonctionne avec une caméra thermique qui réalise une photographie
infrarouge du visage. En plus, une répartition la chaleur intervient. Cette répartition est
propre à chaque individu, y compris les vrais jumeaux. Ce système reste cependant
encore très coûteux.
VI.5.3.2. L’OREILLE
VI.5.3.3. L’AND
C'est une technique sûre car elle ne se base pas sur des points caractéristiques,
mais sur l‟entièreté des données. Il donnerait des T.F.R. et T.F.A. nuls (si on fait
exceptions des vrais jumeaux monozygotes qui possèdent le même ADN). Cependant, sa
mise en place pose énormément de problèmes en raison de son caractère "intrusif". En
effet, le relevé de cet ADN permettrait la création d‟un répertoire des utilisateurs, et
ouvrirait la porte à de nombreuses dérives. Il existe toutefois des bases de données réelles
qui recensent l‟ADN de détenus (Ex: Angleterre, France).
VI.5.3.4. AUTRES
D‟autres méthodes sont encore exploitables, telles que l'odeur, la dentition, les
battements de cœur, la démarche ou encore les pores de la peau, ...
Plus de fiabilité car les vérifications sont indépendantes (moins de faux positifs et
faux négatifs) ;
Plus de compatibilité : un moyen biométrique pris seul n‟est jamais utilisable par
100% de la population ;
Durée du contrôle.
Dans le cadre de cette étude l'ensemble des contrôles sont réalisés avec
l'autorisation formelle de la personne.
se fait par accès direct sur l‟index de l‟identifiant déclaré de la personne. une
L’identification consiste à identifier une personne à l‟aide de ses seules C‟est
comparaison « un pour-plusieurs » dans laquelle le gabarit biométrique saisi est
comparé à tous les gabarits stockés dans une base de caractéristiques physiques
au sein d‟une population préalablement enregistrée. données.
B. SYSTÈME DE TRANSMISSION
Que ce soit dans le processus initial d'enrôlement ou dans celui de capture, il faut
que l‟identification et l'authentification soient garanties en terme d'intégrité. Le premier
type de transmission intéresse la partie capteur : généralement cette partie capteur
comprend une partie analogique (empreinte, voix, morphologie signature..) qui est
digitalisée par la suite. Dans ce schéma nous trouvons des signaux optiques, sons, vidéo...
E. PRISE DE DÉCISION
Quel que soit le procédé biométrique utilisé, la coïncidence à 100 % entre les
deux fichiers signatures, celui établi lors de l‟enrôlement et celui établi lors de
l‟authentification est impossible. La performance et la fiabilité d‟un système
s‟expriment donc par le taux de faux rejets (T.F.R.) et le taux de fausses acceptations
(T.F.A.). Un système émet un faux rejet lorsqu‟il rejette par erreur un vrai utilisateur. A
l‟inverse, un système émettra une fausse acceptation en donnant accès à quelqu‟un qui
n‟a pas de droit. Le seuil de décision doit être estimé en fonction du niveau de sécurité
souhaité.
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[Link]
[Link] [Link]
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