Guide du Microscope Optique et Histologie
Guide du Microscope Optique et Histologie
a) LA PARTIE MECANIQUE
La partie mécanique comprend :
1) LA BASE OU LE PIED
C’est le support plat sur la table, par sa forme et sa masse, il assure la stabilité de
microscope.
2) LA POTENCE
C’est le bras recourbé et fixé à la base. Elle sert à relier la base à la partie supérieure
de microscope.
NB : Si l’on veut soulever ou déplacer le microscope, on le saisira la base d’une main
et la potence de l’autre main, afin de le protéger.
3) LA PLATINE OU LE PORTE-OBJET
C’est une tablette percée recevant les lames.
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4) LE CHARIOT MOBILE
Il est fixé sur la platine et retient le valet qui retient la lame.
5) LE VALET
C’est une pince à levier fixée sur la platine et retenant la lame à observer.
6) LA VIS DE DEPLACEMENT DU CHARIOT
La vis permet le déplacement du valet et de la lame sur la platine.
7) LE TUBE OPTIQUE OU LE TUBE OCULAIRE
Le tube droit relié à la potence. Il porte à ses deux extrémités les principaux éléments
optiques de microscope qui sont les objectifs et l’oculaire.
8) LA VIS MACROMETIQUE
La vis de grande dimension, permettant le déplacement vertical de la platine.
9) LA VIS MICROMETRIQUE
La vis de petite dimension, généralement située sur la vis macrométrique, elle
commande des petits déplacements verticaux.
10) LE REVOLVER
Le revolver est fixé à la partie inférieure du tube optique. C’est un disque rotatif qui
porte les objectifs 10X, 40X, 100X. Il permet d’amener chaque objectif dans l’axe
optique.
b) LA PARTIE OPTIQUE
La partie optique comprend :
1) L’OCULAIRE
Il est situé à la partie supérieure du tube optique. Ce sont des lentilles qui sont les plus
proches des yeux. La force des oculaires est écrite sur le pourtour de l’oculaire,
généralement 10X.
2) LES OBJECTIFS
Ils sont situés à la partie inférieure du tube optique. Ce sont des lentilles qui sont
proches des lames à observer. Ils sont au nombre de 4 et sont fixés au revolver. La
force des objectifs est écrite sur chacun des objectifs (4X, 10X, 40X, 100X, etc.).
NB : Pour avoir le grossissement d’un objet, on multiplie la force de l’oculaire par la
force de l’objectif.
Exemple : oculaire 10X et objectif 4X, le grossissement sera de de 40.
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CHAPITRE II : HISTOLOGIE
II.1 DEFINITION ET ORIGINE
L’histologie vient du mot grec « HISTOS » qui signifie « tissu » et « LOGOS » qui veut
dire « science ou étude ». L’histologie est une partie de l’anatomie qui étudie la
formation, la composition et l’évolution de tissus des êtres vivants. C’est, en bref, une
discipline biologique qui étudie les tissus.
Le tissu est un ensemble de cellules ayant la même forme et réalisant la même fonction
dans un organisme vivant.
II.2 SORTES DE TISSUS
Le monde étant divisé en deux règnes animal et végétal, on distingue aussi deux
principales sortes de tissu :
Les tissus animaux ;
Les tissus végétaux.
II.2.1 LES TISSUS ANIMAUX
Les tissus animaux sont un ensemble des cellules qui assurent les diverses fonctions
vitales et jouent chacun un rôle défini chez les animaux.
a) Classification des Tissus animaux
On distingue quatre groupe principaux de tissus animaux :
Le tissu épithélial ou tissu de recouvrement ;
Le tissu conjonctif ou tissu de soutien ;
Le tissu musculaire ;
Le tissu nerveux.
a) Caractéristiques générales
Les tissus épithéliaux sont formés de cellules juxtaposées qui forment une couche de
recouvrement. On les trouve son seulement à la surface du corps mais aussi dans les
cavités internes du corps et dans les organes creux qu’ils tapissent d’une couche
continuelle.
b) Classification des tissus épithéliaux
Les tissus épithéliaux sont catégorisés en quatre groupes :
Les épithéliums ou tissus de recouvrement : recouvrent les corps ainsi que les
cavités internes en continuité avec l’extérieur ;
Les endothéliums couvrent la surface interne des vaisseaux sanguins et des
vaisseaux lymphatiques ;
Les muqueuses : sont associées au tissu conjonctif. Elles sont humides grâce
aux sécrétions buccales et nasales.
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Les séreuses produisent les minces membranes qui entourent les organes
internes et recouvrent la cavité générale du corps. Elles sont attaches au tissu
conjonctif et aux vaisseaux sanguins.
Les épithéliums comportant une seule couche de cellules sont simples. Ils peuvent
également comporter plusieurs couches de cellules ; dans ce cas, ce sont des
épithéliums stratifiés. Si ces cellules ont une forme aplatie, on parle d’épithéliums
pavimenteux. Lorsque les cellules sont plus hautes, l’épithélium est selon le cas :
cubique ou cylindrique.
En fonction de ces différents caractères, on distingue :
L’épithélium pavimenteux simple : formé d’une seule couche de cellules plates
comme l’endothélium des vaisseaux sanguins ;
L’épithélium cubique ou cylindrique simple : comportant une seule couche des
cellules plus ou moins hautes comme l’épithélium de l’intestin grêle ;
L’épithélium pavimenteux stratifié : avec plusieurs couches de cellules, la
couche la plus extérieure étant aplatie, l’épithélium de la peau ou de la langue
en sont des exemples.
L’épithélium cubique ou cylindrique stratifié : formé de plusieurs couches de
hautes cellules comme dans la paroi interne de la vessie.
a) Caractéristiques générales
Le tissu conjonctif se rencontre partout dans le corps. Il sert d’enveloppe et de soutien
aux organes et remplit les interstices du corps.
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Les cellules qui composent le tissu conjonctif sont séparées les unes des autres par
une matière fondamentale liquide qui peut contenir un réseau plus ou moins dense de
fibres.
Le tissu conjonctif possède différents types de cellules dont les plus abondantes sont
les fibroblastes et les histiocytes.
Les fibroblastes : sont des cellules propres au tissu. Elles sont allongées,
fusiformes ;
Les histiocytes ou macrophages : ce sont des cellules capables de
mouvements et de phagocytose. Ils font partie du système de défense interne
du corps ou système réticulo-endothélial (S.R.E) qui produit des anticorps.
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- Le cartilage fibreux : est très résistant car il contient des fibres collagènes en
abondance. Il est présent dans les disques intervertébraux.
ROLE DES TISSUS CONJONCTIFS
Le tissu conjonctif assure un triple rôle :
- Rôle mécanique : il facilite le glissement de l’épithélium rigide ;
- Rôle hématopoïétique : il favorise la formation de globules rouges dans la
moelle rouge, dans les ganglions et dans la rate ;
- Rôle de réserve : il conserve des liquides dans de tissus adipeux et du calcium
dans les tissus osseux.
3) TISSUS OSSEUX
Le tissu osseux est le tissu le plus dur du corps. Cette dureté est due au dépôt d’une
importante quantité du calcium dans la matière osseuse. Les cellules des tissus
osseux sont dites ostéocytes. Certains os ont un rôle de protection comme ceux de
la boîte crânienne.
D’autres ont une fonction de soutien comme les vertèbres ou les os des membres.
Leur flexibilité est assurée par de nombreuses articulations qui permettent des
mouvements plus ou moins simples suivant les cas.
Il existe deux types de tissus osseux :
- Le tissu osseux spongieux : il est localisé dans les os plats, courts et les têtes
des os longs.
- Le tissu osseux compact : on trouve ce tissu dans les os longs.
LE SANG
Le sang constitue un douzième du poids de l’homme. Le sang apparaît comme un
tissu conjonctif dont les cellules sont les globules et la matière interstitielle est le
plasma sanguin.
C’est dans le plasma sanguin qu’on trouve les globules rouges ou les hématies,
globules blancs ou leucocytes et les plaquettes sanguines.
LES GLOBULES ROUGES OU LES HEMATIES
Ils sont élastiques et riches en hémoglobine qui fixe l’oxygène au niveau du poumon
et libère le C02.
Le nombre de globules rouges chez différentes espèces animales est variable.
Quelques exemples :
- Homme : 5-6 millions par mm3
- Bœuf : 5-7 millions par mm3
- Chèvre : 11-18 millions par mm3
- Mouton : 10-12 millions par mm3
- Porc : 3-9 millions par mm3
- Lapin : 5-6 millions par mm3
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a) Caractéristiques générales
Le tissu musculaire est composé de plusieurs cellules allongées. Ces cellules
contiennent un noyau central entouré de cytoplasme appelé sarcoplasme.
Le tissu musculaire est l’élément moteur actif du corps. Ils assurent les mouvements
des membres, contractions cardiaques, contraction de l’estomac, régulation de la
circulation sanguine, mécanisme de la respiration.
b) Types de tissus musculaires
On distingue trois types de tissus musculaires :
- Les muscles lisses ou involontaires
- Les muscles striés ou rouges ou squelettiques ou volontaires ;
- Les muscles cardiaques
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2) LES PARENCHYMES
Ils remplissent les espaces compris entre les vaisseaux et les tissus protecteurs. Par
le volume qu’ils occupent et les fonctions qu’ils jouent chez les végétaux, les
parenchymes ont un rôle fondamental.
On distingue :
Les parenchymes chlorophylliens
Ils sont le siège de la photosynthèse. Ils sont localisés dans les organes verts et
contiennent des chloroplastes.
Les parenchymes chlorophylliens se répartissent en :
a) Parenchyme palissadique :
C’est le tissu formé des hautes cellules serrées les unes contre les autres sous
l’épiderme des feuilles.
b) Parenchyme lacuneux :
Ce tissu comprend des cellules chlorophylliennes plus arrondies que dans le tissu
précédent. Celui-ci assure la circulation des gaz.
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a) Les spermatogonies
Comme toutes les autres cellules somatiques du corps, les spermatogonies possèdent
2 lots de chromosomes et sont donc des cellules diploïdes à 46 chromosomes.
Elles se développent à partir des cellules germinales primordiales qui migrent dans les
testicules dès le début de l’embryogénèse. Elles vont subir des mitoses ou des
divisions équationnelles qui, à partir d’une cellule à 2n chromosomes vont en produire
2 puis 4, etc. toutes à 2n chromosomes.
Au final, une spermatogonie produira une cinquantaine de spermatozoïdes.
A noter que chez l’homme, cette production de gamètes est continue tout au long de
la vie, même si elle ralentit à partir de l’andropause, alors que chez la femme, la
production d’ovocytes s’arrête définitivement à la ménopause.
b) Les spermatocytes I
Après avoir subi plusieurs divisions, les spermatogonies augmentent légèrement de
taille puis évoluent en spermatocytes I, caractérisés par le fait qu’ils ont toujours 2n=46
chromosomes et sont donc des cellules diploïdes. Cette transformation des
spermatogonies en spermatocytes I est la spermatocytogénèse.
Ces deux premières étapes représentent la phase de multiplication
c) Les spermatocytes II
Les spermatocytes de deuxième ordre, ils se différencient pendant la phase de
maturation qui débute par la première partie de la méiose ou division réductionnelle.
C’est la phase pendant laquelle le nombre des chromosomes va être divisé par deux,
c’est-à-dire que les chromosomes vont passer de 23 paires à 23, soit un chromosome
de chaque paire.
Sachant que dans une cellule diploïde, il y a une paire de chromosomes sexuels, XX
chez les filles, XY chez les hommes, on comprend qu’on va obtenir, par cette première
division de méiose, des spermatocytes puis des spermatozoïdes avec 22
chromosomes somatiques ou autosomes et 1 chromosome sexuel ou gonosome X, et
des spermatozoïdes avec un gonosome Y.
Comme tous les ovocytes de la femme contiennent le gonosome X, c’est bien le
spermatozoïde qui va déterminer le sexe du futur enfant.
Ovocyte X + spermatozoïde X = XX (fille)
Ovocyte X + spermatozoïde Y= XY (garçon)
d) Les spermatides
Le spermatocyte I diploïde a donné par division équationnelle 2 spermatocytes
haploïdes (n chromosome). Chaque d’eux subit la deuxième division de méiose (qui
est comparable à une mitose) et le résultat sera la formation de 4 spermatides à n
chromosome.
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e) Les spermatozoïdes
Pendant ce stade qualifié de phase de différenciation ou spermiogénèse, la
spermatide arrondie se transforme progressivement en spermatozoïde. Le flagelle
apparaît tandis qu’une grande partie du cytoplasme est éliminée et que les organites
de la cellule se réorganisent
Remarques
- Les spermatozoïdes sont produits pendant toute la vie, mais leur nombre et
leurs qualités diminuent avec la vie.
- Dans les tubes séminifères, la spermatogénèse est centripète, c’est-à-dire
qu’elle se fait de la périphérie vers la lumière (centre du tube).
- C’est dans le canal de l’épididyme que les spermatozoïdes acquièrent leur
motilité.
- Bien que très nombreux (valeur normale : environ 100 millions par ml de
sperme), les spermatozoïdes ne représentent qu’une très petite partie du
sperme : moins de 5%. Le reste correspond au liquide séminal, dont 80%
provient des vésicules séminales et 20% de la prostate.
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- De l’ovulation au 28e jour : c’est la phase lutéale. Les cellules des thèques et
de la granulosa se multiplient, deviennent des cellules lutéales chargées d’un
pigment jaune, la lutéine et il se forme le corps jaune. S’il n’y a pas de
fécondation, le corps jaune régresse et s’atrophie à la fin de la phase lutéale.
2. LE CYCLE UTERIN
- S’il n’y a pas eu fécondation, le cycle utérin débute le premier jour des
menstruations (2.a). Ensuite, l’endomètre se reconstitue et s’épaissit
progressivement jusqu’à 5mm. Ces phénomènes se déroulent pendant la
phase folliculaire (2.b).
Au niveau du col de l’utérus, les cellules secrètent un mucus appelé glaire cervicale
qui constitue une barrière contre des agents pathogènes étrangers et contre les
spermatozoïdes.
Peu avant le 14e jour, ce maillage devient moins serré permettant le passage des
spermatozoïdes.
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L’ESSENTIEL
Il y a donc corrélation entre le fonctionnement des ovaires et de l’utérus pour permettre
une fécondation et une gestation. Ceci nécessite une communication entre les organes
qui se fait grâce à des hormones.
On distingue deux phases, folliculaire et lutéale, qui se succèdent de la puberté à la
ménopause et dont le premier jour est marqué par les menstruations ou règles.
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2e PARTIE : MICROBIOLOGIE
CHAPITRE I : CULTURE MICROBIENNE
I.1 INTRODUCTION
Pasteur a montré l’utilité de cultiver les microbes pour mieux les connaître ainsi que
leurs propriétés afin de mieux les combattre ou de mieux les utiliser dans la préparation
des vaccins.
I.2 MILIEUX DE CULTURE
Avant de semer des légumes, il faut préparer un terrain enrichi des engrais et
débarrassé des mauvaises herbes.
C’est de la même manière qu’on procède pour la culture microbienne (des bactéries),
il faut « milieu nutritif » privé des germes (microbes) par une stérilisation préalable.
I.2.1 DEFINITION
Le milieu de culture est un lieu aménagé capable de faciliter la multiplication active et
le développement rapide des microbes.
Mieux, c’est une solution aqueuse contenant des substances nutritives nécessaires
pour la multiplication et le développement des microbes.
I.2.2 TYPES DE MILIEUX
Les microbes peuvent être cultivés sur les milieux liquides, solides et milieu de culture
pour virus.
a) Milieux de culture liquide
Le liquide nutritif le plus employé est le bouillon de viande dégraissé, légèrement salé
et enrichi par de la peptone.
On peut le préparer plus rapidement en dissolvant 5g d’extrait de viande du commerce
(viandox) dans 1litre d’eau.
On alcoolinise (rendre basique) légèrement, car les microbes se développent mal en
milieu acide. On le répartit dans des vases bouchés avec un tampon d’ouate un peu
serré, car le coton laisse passer l’air tout en arrêtant les germes.
b) Milieux de culture solide
Dans les bouillons, les microbes se dispersent et ne constituent pas des colonies
observables à l’œil nu. Pour valoir bien les observer et même les quantifier, il faut le
solidifier en y incorporant certaines substances comme la gélatine ou la gélose, qui
donnent à l’ensemble l’aspect d’une gelée translucide.
La gélose et la gélatine nutritive sont réparties dans des tubes ou en couche mince
dans des boîtes de verre plates appelées « boîtes de Pétri », privée d’oxygène pour
les microbes anaérobiques.
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Le Bacille de KOCH est souvent cultivé sur pomme de terre ; tandis que le Bacille
diphtérique lui, pousse très bien sur le sérum coagulé de bœuf ou de cheval.
c) Milieux pour virus
Les virus dépourvus de diastases nécessaires pour digérer la matière inerte, ne
peuvent être cultivés que sur ces cellules vivantes : plantes ou animaux « réceptifs »
comme chien, lapin, pour les virus de la rage ; embryon de poulet (inoculation à travers
la coquille de l’œuf en incubation), etc.
I.3 ENSEMENCEMENT
I.3.1 DEFINITION
L’ensemencement est le fait d’introduire de micro-organismes, de germes ou des
spores dans un milieu de culture.
Afin de pouvoir identifier une espèce bactérienne de façon convenable, il faut faire des
tests ou des expériences ci-dessous. Il est souvent utile d’avoir une quantité
importante de bactéries.
Pour cela, on multiplie la souche en réalisant de ensemencements sur une gélose ou
dans un milieu liquide.
I.3.2 TYPES D’ENSEMENCEMENT
Les principaux types d’ensemencement que nous pouvons utiliser au laboratoire sont :
- Ensemencement sur milieu liquide
- Ensemencement sur milieu solide
- Isolement bactérien (technique des quadrants ou par épuisement)
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Ce « climat » est réalisé dans l’étuve. C’est une petite armoire à double paroi isolante,
chauffée au gaz ou à l’électricité et pourvue d’un régulateur de température ou
thermostat.
I.5 SEPARATION DES ESPECES MICROBIENNES
Une urine, un pus, un « prélèvement de gorge » renferme souvent plusieurs espèces
microbiennes. Chaque microbe donne naissance à une colonie qui, sur un milieu
solide, se reconnait à son aspect.
On ensemence toujours une infime parcelle pour que les germes, et par suite les
colonies, soient séparés les unes des autres.
On peut ensuite repiquer chacune d’elles dans des tubes différents pour obtenir des
cultures pures. Ces cultures pures permettent d’étudier les modes de nutrition des
microbes, leur sensibilité vis-à-vis de telle ou telle substance. C’est ainsi que Fleming
découvrit puis étudia l’action antibiotique de la pénicilline sur les principales espèces
de microbes pathogènes.
De même, on peut déterminer que sera l’antibiotique le plus actif sur une espèce
microbienne prélevée sur le malade et établit ainsi le traitement efficace
(antibiogramme).
Grâce à la précision et à la simplicité de ces méthodes le microbe n’est plus l’agresseur
invisible que l’on combat en aveugle mais un ennemi dont on connait les forces et les
faiblesses.
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- La haute température : à 60°C presque tous les microbes sont tués sauf les
spores qui résistent jusqu’à plus de 100°C. A 160°C en chaleur sèche et à
120°C en chaleur humide « vapeur d’eau dans un autoclave », tous les
microbes sont tués en une demi-heure. A défaut d’autoclave, on peut stériliser
par deux ou trois ébullitions successives. Le choix du procédé de stérilisation
c’est-à-dire de destruction de tous les germes, d’un objet par la chaleur
dépendra de sa composition (métal, tissu, verre, etc.).
2) LA LUMIERE
La lumière a une action nocive sur les microbes. Ce sont les radiations bleues, violettes
et surtout ultraviolettes, qui sont actives. Les rayons X et les émanations du radium
sont également « microbicides ».
Le soleil est le grand désinfectant de la nature. Les bacilles tuberculeux restent
longtemps vivants et virulents des années se cachant à l’ombre et à l’humidité. Ils ne
résistent que quelques heures à la lumière solaire et dix minutes seulement à un
rayonnement ultra-violet.
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3) LA SECHERESSE
Les microbes anaérobies, comme le bacille du tétanos, sont tués par l’oxygène ou par
l’air. Cependant, ils peuvent vivre au contact de l’air s’ils sont mélangés avec des
microbes aérobies (association microbienne) qui absorbent continuellement l’oxygène
dans leur entourage immédiat.
La dessiccation arrête le développement des bactéries : mais certaines peuvent garder
leur virulence pendant des mois et même des années sous forme de spores.
II.2.2 LES AGENTS CHIMIQUES
1) LES ANTISEPTIQUES
Certaines substances chimiques tuent les microbes : on les appelle antiseptiques (du
grec ANTI, signifie « contre » et SEPSIS, veut dire « putréfaction »).
Citons parmi elles : l’eau de javel, la teinture d’iode, le mercurochrome, le formol (qui
tuent même les spores), l’eau oxygénée, l’alcool, l’éther, le sublimé, le permanganate
de potassium, le crésyl, etc.
2) LES ANTIBIOTIQUES
Les antibiotiques d’origine végétale (pénicilline), streptomycine, chloromycétine et les
antibiotiques chimiques de synthèse (sulfamides) agissent surtout en inhibant, sans
les détruire, la multiplication et le développement des microbes (action
bactériostatique). Ils facilitent ainsi l’action des globules blancs.
Cependant, à très haute dose, certains antibiotiques, comme la pénicilline, peuvent
aussi tuer les germes (action bactéricide). Les antibiotiques sont donc surtout
bactériostatiques et plus ou moins bactéricides.
On utilise ces substances in vivo contre les maladies microbiennes dans la mesure où
elles ne sont pas toxiques pour notre organisme. Contrairement aux antiseptiques dont
l’action est générale, les antibiotiques ont une action élective sur quelques catégories
des microbes.
Ainsi, la pénicilline active contre les cocci (streptocoque, staphylocoque,
pneumocoque, méningocoque) ; le bacille diphtérique, le tréponème, est sans action
contre les bacilles typhoïdiques et tuberculeux.
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III.4.3 TYPES
Les cycles biogéochimiques ont été étudiés pour un certain nombre d’éléments
chimiques comme le carbone, l’azote, le soufre et le phosphore.
a) Cycle de l’Azote
Le cycle de l’azote Le cycle de l’azote se déroule entre l’atmosphère, le sol et les
organismes.
Le cycle de l’azote est un cycle biogéochimique qui décrit la succession des
modifications subies par des différentes formes de l’azote neutre en formes réactives
et vice-versa.
Les étapes du cycle de l’azote sont :
- La fixation de l’azote ;
- La nitrification
- L’absorption d’azote par les végétaux et les animaux
- La décomposition des déchets
- La dénitrification
Le cycle de l’azote a une importance capitale, grâce au cycle de l’azote, l’azote présent
dans l’atmosphère est transformé en une forme assimilable pour eux. Le cycle de
l’azote influe de nombreuses manières différentes sur la vie sur notre planète. Ainsi, il
permet notamment à ton organisme de recevoir la dose quotidienne d’azote dont tu as
besoin.
L’atmosphère est la principale source d’azote, sous forme de diazote, puisqu’elle
contient 78% en volume. Des processus sont nécessaires pour transformer l’azote
atmosphérique en une forme assimilable par les organismes.
La formation de l’azote se fait par certaines bactéries qui vivent dans les sols ou dans
l’eau et qui réussissent à assimiler l’azote diatomique N2.
Il s’agit en particulier des cyanobactéries et de certaines bactéries vivant en symbiose
avec des plantes (entre autres des légumineuses).
b) Cycle du Carbone
Le cycle du carbone est le cycle biogéochimique du carbone sur une planète. Celui de
la Terre est rendu plus complexe par l’existence d’importantes masses d’eau
océaniques, et surtout par le fait que la vie y tient une place importante.
Le cycle de carbone fonctionne comme suit : l’essentiel du cycle se fait entre
l’atmosphère, les couches superficielles du sol et des océans, et la biosphère
(végétaux, animaux, etc.) qui échangent du carbone via des processus naturels
comme la respiration, la photosynthèse ou lors de la décomposition des constituants
de la biosphère.
Le carbone est stocké dans plusieurs réservoirs superficiels : l’atmosphère, sols,
océans, la biosphère et les roches. Les échanges de carbone entre ces réservoirs sont
qualifiés par des flux (tonne/an).
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c) Cycle de Phosphore
Le cycle du phosphore est un cycle biogéochimique mettant en jeu le phosphore. Le
phosphore est un constituant indispensable de la matière organique, même si son
importance pondérale est relativement faible par rapport à l’azote ou potassium.
Le cycle de phosphore se fait de la manière suivante : la dissociation s’effectue à partir
de l’acide phosphorique selon la formule suivante :
H3PO4 ↔ H2PO4- + H+ ↔ HPO42- + 2H+ ↔ PO43- 3H
Le phosphore se trouve originellement dans les roches qui composent le globe
terrestre.
Rôle du Phosphore :
Le phosphate est nécessaire à la formation des os et des dents. Il est également utilisé
comme constituant structurel de plusieurs substances importantes, dont celles qui sont
employées par les cellules pour la production d’énergie, les membranes cellulaires et
la synthèse de l’ADN (acide désoxyribonucléique).
Dans la plante, le phosphore joue un rôle capital, il a des fonctions à caractère
structural dans des macromolécules telles que les acides nucléiques et des fonctions
de transfert d’énergie dans des voies métaboliques de biosynthèse et de dégradation.
Formation du phosphore :
L’essentiel du phosphore provient de l’érosion des roches sédimentaires qui en libère
de petites quantités, sous la forme dissoute de phosphates directement assimilables
par les végétaux.
d) Cycle de Soufre
Si le soufre est un constituant essentiel de la matière organique, son cycle sur le long
terme est dominé par les espèces purement minérales. Le soufre est émis vers la
surface de la Terre par les volcans, soit sous forme de sulfure d’hydrogène (H2S), soit
sous forme de dioxyde de soufre (SO2).
Le cycle du soufre est le cycle biogéochimique des différentes formes du soufre. Le
soufre est un élément essentiel à la vie qui, comme le carbone, le phosphore,
l’oxygène, l’azote ou encore l’eau, possède son propre cycle de vie.
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1) La fermentation alcoolique
Définition
C’est la transformation du glucose (sucre) en alcool et en gaz carbonique sous l’action
des microbes.
Déroulement
Elle peut se faire en anaérobiose ou en aérobiose. En anaérobiose, la levure n’extrait
qu’une partie de l’énergie contenue dans le glucose, il se forme de l’alcool qu’elle ne
peut dégrader et du gaz carbonique (CO2). Elle se multiplie faiblement.
Glucose Levure Alcool+ Gaz carbonique + énergie utilisée par la levure
Anaérobiose
C6H12O6 Levure 2C2H5OH + 2CO2 + énergie utilisé par la levure
Anaérobiose
Cette transformation a reçu le nom de fermentation alcoolique. En aérobiose,
l’oxygène permet à la levure d’utiliser intégralement l’énergie contenue dans le
glucose.
Il se forme de l’eau et du gaz carbonique. La grande quantité d’énergie produite permet
à la levure de se multiplier activement.
Glucose +Levure en Eau+ Gaz carbonique + énergie utilisée par la levure
Aérobiose
C6H12O6 +6O2 6H2O + 6CO2 + énergie utilisé par la levure
Applications
a) Fabrication de la bière
On fait fermer les graines d’orge, de maïs, ou du riz. Les diastases sécrétées par les
plantules dégradent l’amidon, le transformant en maltose puis en glucose.
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Les graines germés, desséchés au four, puis concassés, constituent le malt. Celui-ci
est soumis à un brassage énergie dans de grandes cuves remplies d’eau chaude (d’où
le nom de « brasseries » donné aux fabriques de bière). L’amidon finit de s’y dégrader
et l’on obtient un liquide trouble le moût de bière.
Eclairci par cuisson, parfumé avec du houblon puis porté à ébullition, ce jus sucré et
ensemencé avec de la levure de « bière » et mis à fermenter.
b) Fabrication du vin
Les grappes de raisins sont écrasées dans de grandes cuves. Ce sont des ferments
naturels, apportés par la peau du raisin qui assurent la fermentation.
Quand la fermentation se fait dans une bouteille bouchée, le gaz carbonique sous
pression s’accumule (mousseux, champagne).
Pour assurer la transformation en alcool d’une plus grande quantité de sucre, on
maintient les ferments en anaérobiose. Des claies maintiennent la mare immergée,
empêchant les ferments de remonter à la surface.
c) Fabrication du vin de palme
La sève récoltée dans les calebasses subit la fermentation alcoolique grâce à une
levure (saccharomyces) qui se développe sur le tronc du palmer.
2) La Fermentation Butyrique
C’est la décomposition du sucre, de l’acide lactique, de l’amidon, de la cellulose, en
acide butyrique, gaz carbonique et de l’hydrogène sous l’action de bacille amylobacter
(du grec amylos, qui signifie amidon), d’où l’équation :
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3) La Fermentation acétique
C’est l’oxydation de l’alcool du vin en acide acétique sous l’action des ferments
acétiques.
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pancréatiques) ; mais ils pullulent dans le gros intestin surtout dans le coecum où ils
trouvent des conditions particulièrement favorables.
Au fur et mesure qu’ils s’avancent vers l’anus, leur nombre diminue : beaucoup
meurent par suite de la disparition des matières nutritives et du desséchement
progressif du milieu.
Nous éliminons normalement 5gr de microbes par jour. Un quart ou un tiers des selles
fraiches est composé de corps microbiens. Ainsi, notre gros intestin est un véritable
égout où fermentent les résidus de la digestion.
III.6 LES ARMES MICROBIOLOGIQUES
III.6.1 DEFINITION
Une arme biologique est une association de tout agent infectieux avec un vecteur quel
qu’il soit (obus d’artillerie, bombes, missiles, aérosols, etc.) dans le but de nuire à
d’autres personnes. Les armes biologiques comprennent les armes bactériologiques
et les armes virologiques. Tous les agents biologiques sont pathogènes.
III.6.2 LES AGENTS BIOLOGIQUES ET CHIMIQUES UTILISES POUR LA
FABRICATION D’ARMES BIOLOGIQUES
Sont soit des micro-organismes vivants, soit des toxines. Dans la première catégorie
se trouvent les bactéries, qui sont à l’origine de la peste, l’anthrax ou la tularémie ; les
rickettsies, à l’origine du typhus, les virus, qui peuvent causer des maladies telles que
la variole, la fièvre jaune, d’Ebola ou de Marbourg ; et les champignons, qui agissent
essentiellement sur les récoltes.
Les toxines se définissent pour leur part comme des produits non vivants issus de
plantes ou de micro-organismes, tels que, par exemple, le ricin ou la toxine botulique.
La plupart des toxines sont cependant d’origine chimique : on entre alors dans le
domaine jusqu’alors à peine exploré des biotechnologies de même qu’on se heure au
problème de la frontière floue entre le chimique et le biologique.
III.6.3 HISTORIQUE
Les armes biologiques sont aussi anciennes que l’existence d’organismes vivants sur
la planète. Car elles ont été utilisées depuis l’antiquité jusqu’à la 2 e guerre mondiale.
La réalisation de programme de recherche et de production d’armes biologiques à
grande échelle a eu son expansion pendant la période de la guerre froide.
III.6.4 IMPACT D’ARMES BIOLOGIQUES SUR LES ANIMAUX ET LES VEGETAUX
(AGENTS ZOO PATHOGENES ET PHYTOPATHOGENES)
Les êtres humains ne sont pas la seule cible que peuvent atteindre les armes
biologiques. La maladie peut également frapper le règne animal et le règne végétal qui
sont exposés, respectivement, au risque d’être infectés par des agents biologiques
zoo-pathogènes (comme la fièvre aphteuse, le virus de la fièvre porcine africaine et le
virus de la fièvre catarrhale maligne) ou par des agents et des champignons phyto-
pathogènes (notamment la fusariose du riz et la rouille noire des céréales).
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Une attaque biologique lancée contre le secteur agricole d’un pays pourrait avoir
d’énormes conséquences économiques et perturber gravement l’approvisionnement
alimentaire de la nation.
L’épidémie de fièvre aphteuse qui a ravagé l’Europe en 2001, quoique due à des
causes naturelles, a rappelé cruellement le coût terrifiant qu’entraîne la propagation
de la maladie dans le secteur agricole.
On sait que plusieurs états ont mis en œuvre des programmes de production d’armes
biologiques ciblant l’agriculture.
III.6.5 BIOTERRORISME
C’est une pratique de terrorisme basée sur l’alimentation d’agents biologiques avec
des conséquences néfastes à la vie d’une personne.
Exemples :
- La propagation d’une maladie au moyen des lettres contaminées par des
microbes (bioterrorisme des Etats-Unis en 2001, maladie de charbon) ;
- Infection de buffet de salade de plusieurs restaurants l’aide de salmonela typhi
(bioterriorisme japonaise en 1984).
Les personnes qui soutiennent ce courant, sont appelées bioterroristes.
Actuellement, la fabrication, l’acquisition, le stockage et la conservation d’armes
biologiques sont interdites par la convention d’armes biologiques et à toxine (CABT).
Remarque
De tout ce qui précède, il est à noter que, les microbes ont une action prépondérante
dans la fabrication d’armes appelées, armes biologiques ayant des très lourdes
conséquences sur la santé humaine et même dans l’agriculture.
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3e PARTIE : ECOLOGIE
CHAPITRE I : LES POLLUTIONS
I.1 DEFINITION
La pollution est une dégradation du milieu naturel (environnement) par des substances
chimiques et des déchets industriels.
II.2 LES CAUSES
On distingue :
a) Les causes sociologiques :
Urbanisation accélérée ;
La production agricole ;
La production de la pêche et de la chasse ;
La consommation par les individus qui accumulent des masses de déchets
et des produits minéraux ou organiques indestructibles (exemple : sachets)
b) La production d’énergie :
La production des produits pétroliers (pétrole et houille) ;
La chaîne d’industries qui en résulte.
I.3 CLASSIFICATION
Lorsqu’on considère la disparité et la circulation des substances polluantes dans la
biosphère, on parle de :
a) Pollutions atmosphériques :
On parle de pollutions atmosphériques lorsqu’une substance ou des mélanges de
substances polluantes sont présents dans l’atmosphère en quantité assez élevée
pendant une période et sont dangereux pour les organismes vivants.
Exemple : les divers gaz émis par les automobilistes (60% de la pollution
atmosphérique), les usines, les feux de brousse, etc.
b) Pollutions des eaux
Les eaux sont polluées par les déchets provenant des usines, des travaux de lessive,
de rouissage, par des eaux d’égout contenant le plus souvent des déchets non
biodégradables.
Les eaux domestiques constituent également une source de pollution. Les mers, les
océans sont les milieux les plus pollués, car ils constituent un gigantesque dépotoir où
l’homme rejette tous ses déchets : pétroliers, minéraux, radioactifs, etc.
c) Pollutions radioactives
Ce type de pollution constitue l’on des dangers majeurs menaçant l’homme et
l’ensemble de la biosphère.
Elle est l’œuvre des éléments chimiques radioactifs (polonium, plomb, fer, etc.).
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Cette pollution est due par la fission ou fusion. Elle peut aussi se faire à partir de déchet
industriel rejeté en mer dans des fûts fermés.
Les produits radioactifs sont un danger, car la corrosion des emballages par l’eau en
libère le contenu qui pollue ces eaux.
d) Pollutions du sol
Les pesticides (herbicides, insecticides, etc.) et les engrais appliqués à des doses
excessives en sont les causes principales.
e) Pollutions sonores
Un autre type de pollution dont on parle peu ou pas du tout en Afrique est constitué
par les bruits. Le bruit indésirable dérange ou nuit à la santé surtout. Le bruit par ses
effets psychologiques nuit à la santé et peut causer le dommage aux organes auditifs
jusqu’à la surdité.
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4e PARTIE : GEOLOGIE
CHAPITRE I : VOLCAN
I.1 DEFINITION
Un volcan est un édifice naturel par lequel les produits magmatiques parviennent à la
surface de l’écorce.
I.2 LES PARTIES D’UN VOLCAN
Les parties d’un volcan sont :
- Un cône volcanique formé par l’accumulation de la lave et autres produits
volcaniques ;
- Un cratère : qui est le point de sortie des produits volcaniques ;
- Une cheminée : qui est la voie par laquelle les produits volcaniques montent
pour atteindre la surface.
I.3 LES PRODUITS SORTANT D’UN VOLCAN
Les produits sortant d’un volcan sont :
- Les produits gazeux ou fumerolles ;
- Les produits liquides ;
- Les produits solides.
Les lahars : c’est une lave très fluide suite à son mélange avec l’eau du lac ou
l’eau provenannt de la fusion des neiges éternelles.
Cette lave coule à une très grande vitesse avec le danger de rattraper les fuyards.
c) Les produits solides
Ces produits ont trois sources :
- La fragmentation des bouchons de matériaux qui obstruent la cheminée ;
- Des parois de la cheminée ;
- Surtout de la lave projetée, refroidie et solidifiée en l’air d’où elle retombe sous
forme solide.
Selon l’ordre croissant de leurs dimensions, on a des produits solides suivants :
- Cendre ;
- Sable ;
- Lapillis ;
- Scories ;
- Bombes ou blocs, etc.
Les cendres sont prises en charge par le courant atmosphériques et répandues le plus
loin possible. Les autres produits solides tombent du cratère et contribuent à
l’édification de cône volcanique.
I.4 NOTION
Un volcan est une ouverture dans la croûte terrestre à travers laquelle la lave, les
cendres volcaniques et les gaz s’échappent.
Les éruptions volcaniques sont en partie causées par la pression des gaz dissous, un
peu comme le gaz carbonique fait sauter le bouchon d’une bouteille de champagne.
I.5 LES CARACTERISTIQUES D’UN VOLCAN
D’une manière générale, l’idée que l’on se fait d’un volcan est celle d’un relief de type
montagneux qui, lorsqu’il est actif, laisse échapper depuis son sommet des explosions
de lave, de gaz et de cendres.
I.6 LES CARACTERISTIQUES D’UNE ERUPTION VOLCANIQUE
On parle d’éruption volcanique lorsque des gaz et/ou de la lave s’échappent d’un
volcan, parfois de manière explosive.
Les volcans présentent un certain nombre d’avantages pour l’environnement, par
exemple des sols fertiles, de l’énergie hydrothermale et des minéraux précieux.
Il existe 4 groupes de volcans :
- Les volcans du type strombolien
- Les volcans du type vulcanien
- Les volcans du type hawaïen
- Les volcans du type peléen.
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Ils sont classés selon le type d’éruption qui dépend de la nature du magma qui
s’écoule. Plus celui-ci s’est formé en profondeur et moins il contient de silice.
a) Les volcans du type strombolien
Type défini sur l’île de Stromboli, en Italie du Sud, les éruptions stromboliennes
alternent phases explosives et phases effusives. Elles sont caractérisées par l’éjection
rythmique de lambeaux de lave propulsés par les gaz volcaniques. Parfois, le cratère
déborde d’une lave fluide qui alimente des coulées.
b) Les volcans du type vulcanien
Il est caractérisé par l’émission de laves visqueuses, par de violentes explosions et
par la présence d’un panache de cendres.
c) Les volcans du type hawaïen
Les éruptions hawaïennes sont caractérisées par l’émission de laves basaltiques très
fluides et à haute température (1150°C).
Elles jaillissent en fontaines de lave qui atteignent parfois plusieurs certaines de mètres
de hauteur, puis s’épanchent sur de vastes surfaces.
d) Les volcans du type peléen
Le type peléen, explosif, a été défini en 1902 à la montagne pelée (île de la Martinique,
Antilles françaises). La lave est pâteuse, car riche en silice. Elle ne peut s’écouler en
sortant du cratère et s’accumule sur place en formant un dôme souvent hérissé
d’aiguilles.
I.8 LOCALISATION ET ORIGINE DU VOLCAN
Plus généralement, ils se situent au-dessus des zones où la plaque océanique
s’enfonce sous la plaque continentale (zone de subduction).
En Europe, le vulcano, le stromboli, levésuve, l’Etna et les volcans des îles grecques
sont au-dessus de la zone de subduction qui entraine la Méditerranée sous l’Europe.
Un volcan est une structure géologique qui résulte de la montée d’un magma puis de
l’éruption de matériaux (gaz et lave) issus de ce magma, à la surface de la croûte
terrestre ou d’un autre astre.
Certains sont nés il y a des centaines de milieu d’années, d’autres ont à peine
quelques années.
Mais à chaque fois, c’est le même phénomène : du magma, un mélange de roches
fondues et de gaz venus des profondeurs de la Terre, s’échappe par une fissure de la
croûte terrestre.
On en trouve sur les continents, les îles océaniques et les fonds marins. Certains se
situent aux frontières de plaques (volcanisme de dorsale et de zone de subduction),
mais aussi à l’intérieur des plaques (volcanisme intra plaque).
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Dans le monde, cette ceinture s’étend tout autour de l’océan pacifique et jusqu’aux
côtes de l’Amérique (Sud, centre et Nord), l’alaska, les îles aléoutiennes, le Japon, les
Philippines, l’Indonésie, la Nouvelle-Zélande et les îles de l’Antarctique.
I.9 ERUPTIONS VOLCANIQUES EN RDC
Coulée de lave du Nyiragongo lors de l’éruption de 2021. Le 22 mai 2021 vers 18h30’
(heure d’Afrique centrale), un flanc du mont Nyiragongo est entré en éruption et de la
lave a commencé à couler vers la ville de GOMA à environ 20km au Sud, qui comptait
une population de 2 millions d’habitants.
Elle a fait au moins 32 victimes selon le bilan officiel et forcé des centaines de milliers
de personnes à fuir leurs foyers à GOMA et dans les environs.
Les éruptions volcaniques en RDC sont :
N° NOMS ALTITUDE DERNIERE ERUPTION
01 KARISIMBI 4507m 8050 [Link]
02 MAY-YA-MOTO 950m Inconnue
03 NYAMULAGIRA 3058m 2006
04 NYIRAGONGO 3470m 2021
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