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Guide du Microscope Optique et Histologie

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NOTIONS DE SCIENCES DE LA VIE ET DE LA TERRE 2ère SCIENTIFIQUE.


1ère PARTIE : BIOLOGIE
CHAPITRE I : ETUDE DE MICROSCOPE
I.1 DEFINITION
Le microscope est un instrument d’optique qui a la propriété de faire paraître les petits
objets plus gros qu’ils ne paraissent à l’œil nu.
I.2 TYPES DE MICROSCOPE
On distingue deux grands types de microscope :
 Le microscope optique ou ordinaire ou encore photonique ;
 Le microscope électronique.
De ces deux types de microscope, nous allons nous focaliser plus au microscope
optique, car il est couramment utilisé.
I.3 LE MICROSCOPE OPTIQUE
I.3.1 FONCTIONNEMENT
Le microscope optique est constitué de plusieurs lentilles et se sert d’une source
lumineuse, de l’oculaire et des objectifs pour éclairer et agrandir l’image de l’objet à
observer.
I.3.2 LES PARTIES D’UN MICROSCOPE OPTIQUE
Le microscope optique renferme deux grandes parties, notamment :
 La partie mécanique ;
 La partie optique.

a) LA PARTIE MECANIQUE
La partie mécanique comprend :
1) LA BASE OU LE PIED
C’est le support plat sur la table, par sa forme et sa masse, il assure la stabilité de
microscope.
2) LA POTENCE
C’est le bras recourbé et fixé à la base. Elle sert à relier la base à la partie supérieure
de microscope.
NB : Si l’on veut soulever ou déplacer le microscope, on le saisira la base d’une main
et la potence de l’autre main, afin de le protéger.
3) LA PLATINE OU LE PORTE-OBJET
C’est une tablette percée recevant les lames.

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4) LE CHARIOT MOBILE
Il est fixé sur la platine et retient le valet qui retient la lame.
5) LE VALET
C’est une pince à levier fixée sur la platine et retenant la lame à observer.
6) LA VIS DE DEPLACEMENT DU CHARIOT
La vis permet le déplacement du valet et de la lame sur la platine.
7) LE TUBE OPTIQUE OU LE TUBE OCULAIRE
Le tube droit relié à la potence. Il porte à ses deux extrémités les principaux éléments
optiques de microscope qui sont les objectifs et l’oculaire.
8) LA VIS MACROMETIQUE
La vis de grande dimension, permettant le déplacement vertical de la platine.
9) LA VIS MICROMETRIQUE
La vis de petite dimension, généralement située sur la vis macrométrique, elle
commande des petits déplacements verticaux.
10) LE REVOLVER
Le revolver est fixé à la partie inférieure du tube optique. C’est un disque rotatif qui
porte les objectifs 10X, 40X, 100X. Il permet d’amener chaque objectif dans l’axe
optique.
b) LA PARTIE OPTIQUE
La partie optique comprend :
1) L’OCULAIRE
Il est situé à la partie supérieure du tube optique. Ce sont des lentilles qui sont les plus
proches des yeux. La force des oculaires est écrite sur le pourtour de l’oculaire,
généralement 10X.
2) LES OBJECTIFS
Ils sont situés à la partie inférieure du tube optique. Ce sont des lentilles qui sont
proches des lames à observer. Ils sont au nombre de 4 et sont fixés au revolver. La
force des objectifs est écrite sur chacun des objectifs (4X, 10X, 40X, 100X, etc.).
NB : Pour avoir le grossissement d’un objet, on multiplie la force de l’oculaire par la
force de l’objectif.
Exemple : oculaire 10X et objectif 4X, le grossissement sera de de 40.

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3) LA SOURCE LUMINEUSE OU LA LUMIERE OU ENCORE LA LAMPE


ELECTRIQUE
Elle peut être la lumière du jour (solaire) ou le courant électrique. C’est une petite
lampe, située à la base de microscope et sous le platine.
4) LE CONDENSATEUR
C’est un système de lentilles situé sous la platine. Le condensateur « condense » la
lumière de la source lumineuse vers la lame et l’œil.
5) LA VIS DE DEPLACEMENT DU CONDENSATEUR
Petite vis déplaçant le condensateur et permettant de diriger avec plus ou moins de
force le point de focalisation de la lumière sur la lame.
6) LE DIAPHRAGME
Il est situé au-dessus du condensateur et sert à faire varier le diamètre du faisceau
lumineux frappant l’objet à observer sur la lame.
En modifiant la quantité de la lumière, il augmente ou diminue le contraste de l’image.
Il est actionné par un petit levier.
7) LE PORTE-FILTRE
Il est tient un filtre bleu qui permet d’adoucir la lumière et protège les yeux.
I.4 AUTRES APPAREILS
Les autres appareils qui jouent le rôle de fixer ou de capturer les images sont :
 Œil ;
 Microscope électronique ;
 Appareil photo ;
 Camera ;
 Téléphone cellulaire ;
 Appareils de l’imagerie médicale (radiographie, échographie, scanner, etc.).
I.5 PREPARATION MICROSCOPIQUE
a) PRINCIPE
Pour réaliser une préparation microscopique, il faut disposer de :
 Un matériel simple et adapté ;
 Des lames, des lamelles ;
 L’objet à observer ;
Il faut prendre certaines précautions.
b)LES NORMES DE QUALITE
Les normes de qualité sont :
 Matériels : propre et adapté ;

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 Choix de l’objet à observer : mince et transparent ;


 Durée : 10 à 15 minutes.
NB : Une bonne préparation microscopique ne doit pas emprisonner des bulles d’air
et le liquide ne peut pas déborder de la lamelle.
c) LES ETAPES D’UNE PREPARATION MICROSCOPIQUE
Les étapes d’une préparation microscopique sont :
 La coupe de l’objet à observer ;
 Déposer un =e goutte d’eau iodée sur la lame ;
 Etaler la mince peau détachée sur une lame ;
 Recouvrir d’une lamelle.
I.6 LA MISE AU POINT
Le microscopique doit être bien placé et le miroir orienté vers une source lumineuse.
I.7 LES ETAPES D’UNE OBSERVATION MICROSCOPIQUE
Les étapes d’une observation microscopique sont :
 Préparation du matériel ;
 Montage de la préparation ;
 Observation et schématisation ;
 Nettoyage et arrangement du matériel ;
 Rédaction du rapport.
Pour capturer les images, les techniques suivantes sont d’usage :
 La fixation microscopique ;
 Filmage des images.
A partir d’une observation à grande échelle, on peut :
 Réaliser la taille de l’image observée au fort grossissement ;
 Réaliser une vidéo ;
 Schématiser une image.
I.8 SCHEMA D’UN MICROSCOPE OPTIQUE ET SES PARTIES

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CHAPITRE II : HISTOLOGIE
II.1 DEFINITION ET ORIGINE
L’histologie vient du mot grec « HISTOS » qui signifie « tissu » et « LOGOS » qui veut
dire « science ou étude ». L’histologie est une partie de l’anatomie qui étudie la
formation, la composition et l’évolution de tissus des êtres vivants. C’est, en bref, une
discipline biologique qui étudie les tissus.
Le tissu est un ensemble de cellules ayant la même forme et réalisant la même fonction
dans un organisme vivant.
II.2 SORTES DE TISSUS
Le monde étant divisé en deux règnes animal et végétal, on distingue aussi deux
principales sortes de tissu :
 Les tissus animaux ;
 Les tissus végétaux.
II.2.1 LES TISSUS ANIMAUX
Les tissus animaux sont un ensemble des cellules qui assurent les diverses fonctions
vitales et jouent chacun un rôle défini chez les animaux.
a) Classification des Tissus animaux
On distingue quatre groupe principaux de tissus animaux :
 Le tissu épithélial ou tissu de recouvrement ;
 Le tissu conjonctif ou tissu de soutien ;
 Le tissu musculaire ;
 Le tissu nerveux.

1) LES TISSUS EPITHELIAUX

a) Caractéristiques générales
Les tissus épithéliaux sont formés de cellules juxtaposées qui forment une couche de
recouvrement. On les trouve son seulement à la surface du corps mais aussi dans les
cavités internes du corps et dans les organes creux qu’ils tapissent d’une couche
continuelle.
b) Classification des tissus épithéliaux
Les tissus épithéliaux sont catégorisés en quatre groupes :
 Les épithéliums ou tissus de recouvrement : recouvrent les corps ainsi que les
cavités internes en continuité avec l’extérieur ;
 Les endothéliums couvrent la surface interne des vaisseaux sanguins et des
vaisseaux lymphatiques ;
 Les muqueuses : sont associées au tissu conjonctif. Elles sont humides grâce
aux sécrétions buccales et nasales.

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 Les séreuses produisent les minces membranes qui entourent les organes
internes et recouvrent la cavité générale du corps. Elles sont attaches au tissu
conjonctif et aux vaisseaux sanguins.

c) Forme des tissus épithéliaux

Les épithéliums comportant une seule couche de cellules sont simples. Ils peuvent
également comporter plusieurs couches de cellules ; dans ce cas, ce sont des
épithéliums stratifiés. Si ces cellules ont une forme aplatie, on parle d’épithéliums
pavimenteux. Lorsque les cellules sont plus hautes, l’épithélium est selon le cas :
cubique ou cylindrique.
En fonction de ces différents caractères, on distingue :
 L’épithélium pavimenteux simple : formé d’une seule couche de cellules plates
comme l’endothélium des vaisseaux sanguins ;
 L’épithélium cubique ou cylindrique simple : comportant une seule couche des
cellules plus ou moins hautes comme l’épithélium de l’intestin grêle ;
 L’épithélium pavimenteux stratifié : avec plusieurs couches de cellules, la
couche la plus extérieure étant aplatie, l’épithélium de la peau ou de la langue
en sont des exemples.
 L’épithélium cubique ou cylindrique stratifié : formé de plusieurs couches de
hautes cellules comme dans la paroi interne de la vessie.

d) Différenciation des cellules épithéliales


Les cellules épithéliales peuvent se différencier comme certaines cellules de la
muqueuse nasale sensible aux odeurs ou les cellules épidermiques de la peau qui se
chargent de la kératine.
Les cellules épithéliales peuvent donc se différencier en :
 Cils : certains épithéliums, par exemple ceux de la trachée ont le bord externe
des cellules chargées des cils qui déplacent lentement les particules collées à
la surface des cellules.
 Epithéliums glandulaires : ce sont des cellules dites sécrétrices parce qu’elles
élaborent certaines substances chimiques particulières qui sont ensuite
rejetées au dehors par exemple le mucus des fossés nasales, la salive, les
enzymes digestives et les hormones.

2) LES TISSUS CONJONCTIFS OU TISSUS DE SOUTIEN

a) Caractéristiques générales
Le tissu conjonctif se rencontre partout dans le corps. Il sert d’enveloppe et de soutien
aux organes et remplit les interstices du corps.

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Les cellules qui composent le tissu conjonctif sont séparées les unes des autres par
une matière fondamentale liquide qui peut contenir un réseau plus ou moins dense de
fibres.
Le tissu conjonctif possède différents types de cellules dont les plus abondantes sont
les fibroblastes et les histiocytes.
 Les fibroblastes : sont des cellules propres au tissu. Elles sont allongées,
fusiformes ;
 Les histiocytes ou macrophages : ce sont des cellules capables de
mouvements et de phagocytose. Ils font partie du système de défense interne
du corps ou système réticulo-endothélial (S.R.E) qui produit des anticorps.

b) Principaux types de tissu conjonctif


On distingue :
 Tissus conjonctifs lâches : ils sont constitués de nombreuses cellules fibrocytes
et histiocytes. La substance fondamentale est plus ou moins fluide.
 Tissus conjonctifs denses : ils contiennent les mêmes cellules que les tissus
conjonctifs lâches, mais ils sont plus denses. Ce sont les fibres qui constituent
le derme.
 Tissus conjonctifs adipeux : ces cellules renferment d’énormes gouttes de
lipides qui poussent le noyau à la périphérie.
Les tissus adipeux remplissent plusieurs fonctions :
- Ils constituent une importante réserve d’énergie pour le corps ;
- Ils servent à fixer certains organes comme les reins ou les globes oculaires ;
- Ils constituent une protection thermique et mécanique.

 Tissus conjonctifs fibreux : les fibres collagènes sont nombreuses et orientés


dans le sens des actions mécaniques qui s’exercent sur elles (exemple : tendon
et ligament).
 Tissus conjonctifs cartilagineux :
Le cartilage est un tissu de soutien moins dur que l’os. Il constitue entièrement le
squelette embryonnaire et on le retrouve chez l’adulte à la surface des articulations et
dans certains organes plus ou moins déformables comme le larynx et l’oreille externe.
Les cellules constituant le tissu cartilagineux sont dites : chondrocytes. Les cartilages
ne possèdent pas de vaisseaux sanguins.
Types de cartilages
Il en existe trois :
- Le cartilage hyalin : qui est le plus abondant. Il recouvre les articulations et
forme le squelette embryonnaire.
- Le cartilage élastique : contient beaucoup de fibres élastiques. On le trouve
dans le pavillon de l’oreille et du nez.

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- Le cartilage fibreux : est très résistant car il contient des fibres collagènes en
abondance. Il est présent dans les disques intervertébraux.
ROLE DES TISSUS CONJONCTIFS
Le tissu conjonctif assure un triple rôle :
- Rôle mécanique : il facilite le glissement de l’épithélium rigide ;
- Rôle hématopoïétique : il favorise la formation de globules rouges dans la
moelle rouge, dans les ganglions et dans la rate ;
- Rôle de réserve : il conserve des liquides dans de tissus adipeux et du calcium
dans les tissus osseux.

3) TISSUS OSSEUX
Le tissu osseux est le tissu le plus dur du corps. Cette dureté est due au dépôt d’une
importante quantité du calcium dans la matière osseuse. Les cellules des tissus
osseux sont dites ostéocytes. Certains os ont un rôle de protection comme ceux de
la boîte crânienne.
D’autres ont une fonction de soutien comme les vertèbres ou les os des membres.
Leur flexibilité est assurée par de nombreuses articulations qui permettent des
mouvements plus ou moins simples suivant les cas.
Il existe deux types de tissus osseux :
- Le tissu osseux spongieux : il est localisé dans les os plats, courts et les têtes
des os longs.
- Le tissu osseux compact : on trouve ce tissu dans les os longs.
LE SANG
Le sang constitue un douzième du poids de l’homme. Le sang apparaît comme un
tissu conjonctif dont les cellules sont les globules et la matière interstitielle est le
plasma sanguin.
C’est dans le plasma sanguin qu’on trouve les globules rouges ou les hématies,
globules blancs ou leucocytes et les plaquettes sanguines.
 LES GLOBULES ROUGES OU LES HEMATIES
Ils sont élastiques et riches en hémoglobine qui fixe l’oxygène au niveau du poumon
et libère le C02.
Le nombre de globules rouges chez différentes espèces animales est variable.
Quelques exemples :
- Homme : 5-6 millions par mm3
- Bœuf : 5-7 millions par mm3
- Chèvre : 11-18 millions par mm3
- Mouton : 10-12 millions par mm3
- Porc : 3-9 millions par mm3
- Lapin : 5-6 millions par mm3

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- Poulet : 3-5 millions par mm3


- Rat : 7-10 millions par mm3

 LES GLOBULES BLANCS OU LEUCOCYTES


Ils sont sept cents fois moins nombreux que les hématies. Leur cytoplasme peut
posséder des granulations ayant une affinité pour les acides ou pour les bases. Ces
leucocytes sont appelés respectivement granulocytes acidophiles et granulocytes
basophiles.
Le rôle des leucocytes est celui de détruire les cellules mortes ou altérées. Les
leucocytes défendent l’organisme contre les microbes et leur toxine. Ils interviennent
aussi dans la coagulation du sang.
 LES PLAQUETTES SANGUINES OU LES GLOBULINS
Elles jouent un rôle dans la coagulation du sang. Elles prennent naissance dans la
moelle osseuse.
 LE PLASMA SANGUIN
C’est un liquide jaunâtre qui contient des substances nutritives provenant directement
ou indirectement de la digestion, véhicule des hormones, des anticorps, des sels
minéraux, des gaz dissouts, des déchets.
ROLES DU PLASMA SANGUIN
- Il est intermédiaire entre divers organes dont il assure la nutrition ;
- Il reçoit de la digestion les produits et les distribue aux organes. Chacun y
puisse selon ses besoins ;
- Il reçoit aussi les déchets (gaz carbonique, urée, acide urique) provenant du
fonctionnement des organes et les transporte aux appareils d’élimination
(poumons, reins, glande de la sueur, etc.) qui les évacueront à l’extérieur.
- Il assure la coordination et l’activité des fonctions nutritives car il reçoit, en effet,
les hormones qui règlent l’activité de ces fonctions.
Exemple :
La thyroxine de la glande thyroïde qui règle la croissance du squelette.
L’insuline du pancréas qui maintient constante la quantité du sucre dans le
sang.
COAGULATION DU SANG
Le sang se coagule dès qu’il sort des vaisseaux sanguins. Une diastase, la trombine
ou plasmas secrétée en ce moment par les globulins et les leucocytes, transforme en
présence des sels de calcium, la fibrogène dissoute dans le plasma en fibrine insoluble
qui précipite en filament et emprisonne les globules et forme ainsi le caillot.

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ROLE DE LA COAGULATION DU SANG


La coagulation du sang est un moyen de défense contre l’hémorragie. Une blessure
légère est rapidement fermée par les caillots qui se forment. La vitamine K est un
antihémorragique.
LA LYMPHE
Elle passe au travers les vaisseaux sanguins et baigne les tissus. Ce milieu très
important a en fait presque la même constitution que le sang privé de ses globules
rouges et de ses plaquettes sanguines.
4) TISSUS MUSCULAIRES

a) Caractéristiques générales
Le tissu musculaire est composé de plusieurs cellules allongées. Ces cellules
contiennent un noyau central entouré de cytoplasme appelé sarcoplasme.
Le tissu musculaire est l’élément moteur actif du corps. Ils assurent les mouvements
des membres, contractions cardiaques, contraction de l’estomac, régulation de la
circulation sanguine, mécanisme de la respiration.
b) Types de tissus musculaires
On distingue trois types de tissus musculaires :
- Les muscles lisses ou involontaires
- Les muscles striés ou rouges ou squelettiques ou volontaires ;
- Les muscles cardiaques

 Les muscles lisses ou involontaires :


La contraction de ces muscles n’est pas tributaire (dépendante) de la volonté. Leur
action est cependant lente et durable.
Ces muscles n’appartiennent pas à l’appareil locomoteur.
Exemple : muscle de la vessie
 Les muscles striés ou rouges ou squelettiques ou volontaires
Chez les vertébrés, leur contraction dépend de la volonté. Les muscles striés donnent
leur forme aux régions du corps et constituent la viande.
Exemple : les muscles squelettiques, les muscles des téguments.
 Les muscles cardiaques
Les myofibrilles sont striées, mais les noyaux sont un centre des fibres qui se
réunissent à certains endroits et mettent leur cytoplasme en commun.

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5) LES TISSUS NERVEUX


Le tissu nerveux est composé des cellules nerveuses ou neurones entre lesquelles
existe un tissu de soutien appelé névralgie. Le stock de cellules nerveuses d’un
homme est formé au cours du développement embryonnaire. Après la naissance, la
cellule nerveuse adulte ou neurone ne se divise plus.
II.2.2 LES TISSUS VEGETAUX
On distingue :
1) LES MERISTEMES
Ce sont des différents tissus qui apparaissent au sein d’un ensemble de cellules
semblables. Ces tissus générateurs sont des méristèmes.
Il existe :
 Les méristèmes primaires ou apicaux : ils sont localisés aux extrémités des
organes en formation.
 Les méristèmes secondaires : ils assurent la croissance et la régénération
cellulaire à l’intérieur d’organes bien formés.
On distingue les méristèmes secondaires en :
 Cambium : ce méristème est situé entre le bois et le liber. Il sert à la
croissance des tiges et des craies
 Phellogène : le phellogène est une assise génératrice de liège et de
parenchyme secondaire. Il est intercalé entre ces deux couches.

2) LES PARENCHYMES
Ils remplissent les espaces compris entre les vaisseaux et les tissus protecteurs. Par
le volume qu’ils occupent et les fonctions qu’ils jouent chez les végétaux, les
parenchymes ont un rôle fondamental.
On distingue :
 Les parenchymes chlorophylliens
Ils sont le siège de la photosynthèse. Ils sont localisés dans les organes verts et
contiennent des chloroplastes.
Les parenchymes chlorophylliens se répartissent en :
a) Parenchyme palissadique :
C’est le tissu formé des hautes cellules serrées les unes contre les autres sous
l’épiderme des feuilles.
b) Parenchyme lacuneux :
Ce tissu comprend des cellules chlorophylliennes plus arrondies que dans le tissu
précédent. Celui-ci assure la circulation des gaz.

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 Les parenchymes de réserve


Les fruits, les organes souterrains tels que les racines et les tubercules contiennent
des réserves provenant de l’activité de la photosynthèse des organes aériens. Ces
réserves sont des oses (sucres), souvent stockés sous forme d’amidon.
3. LES TISSUS CONDUCTEURS
On distingue deux types :
 Les vaisseaux du bois ou xylème : les sels minéraux, en solution dans l’eau,
sont absorbés au niveau des racines et circulent dans les vaisseaux du bois ou
xylème
 Les vaisseaux du LIBER ou PHLOEME : ils véhiculent les substances
organiques élaborées par les plantes.

4. LES TISSUS DE SOUTIEN


On distingue :
 Le collenchyme : il soutient le végétal au cours de sa croissance.
 Le sclérenchyme : ses cellules soutiennent le liber et accompagnent le bois
secondaire.

5. LES TISSUS PROTECTEURS


On distingue :
 L’épiderme
C’est une fine membrane de cellules sans chlorophylle recouverte d’une cuticule. Les
cellules stomatiques qui les entourent contiennent des chloroplastes. Elles
commandent l’ouverture des ostioles et règlent ainsi la transpiration des plantes.
 Le liège
Les tissus âgés sont limités par le liège dont les parois suberfiés entourent des cavités
remplies d’air.

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CHAPITRE III : REPRODUCTION HUMAINE


III.1 FORMATION DES CELLULES SEXUELLES MALES (SPERMATOGENESE)
III.1.1 DEFINITION
Du grec « SPERMA ou SPERMATOS » signifie « semence » et du latin et du grec
« GENESIS », qui signifie « naissance, formation, qui engendre ».
La spermatogénèse est la formation des cellules sexuelles mâles appelés
« spermatozoïdes ».
III.1.2 EVOLUTION DES CELLULES GERMINALES
La spermatogénèse est la maturation de cellules germinales souches : les
spermatogonies, à l’intérieur des tubes séminifères des testicules.
Ces transformations vont débuter à la puberté et les spermatogonies vont
progressivement passer par les stades de spermatocytes I, spermatocytes II,
spermatides et enfin spermatozoïdes.
Pendant ces transformations, elles vont subir tous les stades de la méiose qui vont
transformer une spermatogonie à 2n=46 chromosomes en 4 spermatozoïdes à n=23
chromosomes.
Cette réduction des chromosomes est indispensable et elle se produit aussi pendant
la maturation des ovules (ou plus exactement ovocytes). Il en résultera une cellule œuf
à n=23 chromosomes paternels +n=23 chromosomes maternels, soit un nombre
normal de 2n=46 chromosomes.

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a) Les spermatogonies
Comme toutes les autres cellules somatiques du corps, les spermatogonies possèdent
2 lots de chromosomes et sont donc des cellules diploïdes à 46 chromosomes.
Elles se développent à partir des cellules germinales primordiales qui migrent dans les
testicules dès le début de l’embryogénèse. Elles vont subir des mitoses ou des
divisions équationnelles qui, à partir d’une cellule à 2n chromosomes vont en produire
2 puis 4, etc. toutes à 2n chromosomes.
Au final, une spermatogonie produira une cinquantaine de spermatozoïdes.
A noter que chez l’homme, cette production de gamètes est continue tout au long de
la vie, même si elle ralentit à partir de l’andropause, alors que chez la femme, la
production d’ovocytes s’arrête définitivement à la ménopause.
b) Les spermatocytes I
Après avoir subi plusieurs divisions, les spermatogonies augmentent légèrement de
taille puis évoluent en spermatocytes I, caractérisés par le fait qu’ils ont toujours 2n=46
chromosomes et sont donc des cellules diploïdes. Cette transformation des
spermatogonies en spermatocytes I est la spermatocytogénèse.
Ces deux premières étapes représentent la phase de multiplication
c) Les spermatocytes II
Les spermatocytes de deuxième ordre, ils se différencient pendant la phase de
maturation qui débute par la première partie de la méiose ou division réductionnelle.
C’est la phase pendant laquelle le nombre des chromosomes va être divisé par deux,
c’est-à-dire que les chromosomes vont passer de 23 paires à 23, soit un chromosome
de chaque paire.
Sachant que dans une cellule diploïde, il y a une paire de chromosomes sexuels, XX
chez les filles, XY chez les hommes, on comprend qu’on va obtenir, par cette première
division de méiose, des spermatocytes puis des spermatozoïdes avec 22
chromosomes somatiques ou autosomes et 1 chromosome sexuel ou gonosome X, et
des spermatozoïdes avec un gonosome Y.
Comme tous les ovocytes de la femme contiennent le gonosome X, c’est bien le
spermatozoïde qui va déterminer le sexe du futur enfant.
Ovocyte X + spermatozoïde X = XX (fille)
Ovocyte X + spermatozoïde Y= XY (garçon)
d) Les spermatides
Le spermatocyte I diploïde a donné par division équationnelle 2 spermatocytes
haploïdes (n chromosome). Chaque d’eux subit la deuxième division de méiose (qui
est comparable à une mitose) et le résultat sera la formation de 4 spermatides à n
chromosome.

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e) Les spermatozoïdes
Pendant ce stade qualifié de phase de différenciation ou spermiogénèse, la
spermatide arrondie se transforme progressivement en spermatozoïde. Le flagelle
apparaît tandis qu’une grande partie du cytoplasme est éliminée et que les organites
de la cellule se réorganisent
Remarques
- Les spermatozoïdes sont produits pendant toute la vie, mais leur nombre et
leurs qualités diminuent avec la vie.
- Dans les tubes séminifères, la spermatogénèse est centripète, c’est-à-dire
qu’elle se fait de la périphérie vers la lumière (centre du tube).
- C’est dans le canal de l’épididyme que les spermatozoïdes acquièrent leur
motilité.
- Bien que très nombreux (valeur normale : environ 100 millions par ml de
sperme), les spermatozoïdes ne représentent qu’une très petite partie du
sperme : moins de 5%. Le reste correspond au liquide séminal, dont 80%
provient des vésicules séminales et 20% de la prostate.

III.1.3 UNE PARTICULARITE DE LA SPERMATOGENESE


A la fin d’une mitose ou d’une méiose, la cytodiérèse permet la séparation des cellules
filles. Dans le cas de la spermatogénèse, cette cytodiérèse n’est pas tout à fait
complète : en effet, les cellules filles issues des spermatogonies en cours de
maturation restent reliées par un petit pont cytoplasmique, qui va persister jusqu’à la
maturation des spermatozoïdes.
Une spermatogonie va donc former finalement un ensemble de spermatides reliées
en un véritable syncytium.
Quand les spermatozoïdes s’en détacheront pour rejoindre la lumière d’un tube
séminifère, il restera un corps résiduel.
III.1.4 FACTEURS DE DECLENCHEMENT ET DE REGULATION DE LA
SPERMATOGENESE
Les principaux facteurs de contrôle et de régulation de la spermatogénèse sont des
hormones de l’axe hypothalamo-hypophysaire, les cellules de Sertoli et de Leyding du
testicule ; et un facteur non négligeable qui est la température.
Déroulement
a) Bilan
b) Biologie des spermatozoïdes

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III.2 FORMATION DES CELLULES SEXUELLES FEMELLES (OVOGENESE)


III.2.1 DEFINITION
Du latin OVARIUM, signifie « œuf », relatif à l’ovaire et du grec GENESIS, veut dire
génétique, genèse, naissance, formation, qui engendre.
L’ovogenèse est la formation des ovules.
III.2.2 EVOLUTION DES CELLULES GERMINALES
L’ovogenèse est indissociable de la folliculogenèse, car les ovogonies vont évoluer
successivement en ovocytes I, puis en ovocytes II dans des structures spécialisées de
l’ovaire : les follicules.
a) Pendant la vie embryonnaire
Comme dans la spermatogenèse, les cellules germinales primitives migrent dans les
ovaires en formation et vont se transformer en ovogonies.
Ces ovogonies (cellules à 2n chromosomes) se multiplient par mitoses successives
jusqu’au 7e mois de la vie embryonnaire. Elles sont dans des follicules primordiaux,
situés à la périphérie de l’ovaire.
b) A la naissance
Une fille possède donc un stock déterminé et définitif d’ovocytes I (environ 500.000 à
700.000) dont l’évolution ne reprendra qu’à la puberté, de façon cyclique. Ceci
explique que les femmes enceintes à partir de 37ans soient plus surveillées pendant
leur grossesse, car leur bébé est fait à partir d’un ovocyte qui a lui aussi 37 ans ou
plus.
c) Après la puberté (maturité sexuelle)
Un certain nombre de follicules primaires évoluent en follicules II ou follicules pleins,
avec des ovocytes plus gros qui ont subi la phase de maturation de l’ovocyte.
A ce stade, ils possèdent un massif de cellules folliculaires (la granulosa), une couche
gélatineuse autour de l’ovocyte (la zone pellucide), deux enveloppes épaisses (la
thèque externe fibreuse et protectrice et la thèque interne glandulaire.
L’évolution des follicules se poursuit en follicules III (tertiaires) ou cavitaires, dans
lesquels l’ovocyte est porté par un massif cellulaire : le cumulus oophorus.
Au cours de chaque cycle (environ tous les 28 jours), un follicule cavitaire termine sa
maturation : c’est le follicule de De Graaf, qui mesure 1,5 à 2cm. La thèque interne
s’est transformé en une couche de cellules hormonales qui libère les œstrogènes.
La première division de méiose se termine et l’ovocyte II libère un premier globule
polaire qui dégénère. Les cellules folliculaires qui entourent l’ovocyte sont reliées entre
elles et avec lui par des jonctions gap (protéines canaux de deux à quatre nanomètres
de diamètre), ce qui permet aux petites molécules de passer directement et
rapidement dans le cytoplasme de l’ovocyte.

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Le 14e jour du cycle, le follicule de De Graaf se rompt, libère l’ovocyte II accompagné


d’une couronne de cellules folliculaires. Cet ovocyte II ou ovule a 100 µm de diamètre.
C’est la ponte ovulaire ou l’ovulation.
La follicule vide se transforme en corps jaune qui subsiste jusqu’au 28e jour du cycle.
C’est une nouvelle glande hormonale qui libère œstrogène et progestérone.
La 2e division de la méiose ou division équationnelle ne se terminera que si l’ovocyte
II est fécondé par un spermatozoïde, avec expulsion du 2 e globule polaire.

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III.2.3 FACTEURS DE DECLENCHEMENT ET DE REGULATION DE L’OVOGENESE


Il existe des similitudes entre les mécanismes neurohormonaux de déclenchement et
de régulation de l’ovogénèse et ceux de la spermatogénèse.
Comme dans la spermatogénèse, l’hypothalamus sécrète de façon pulsatile une
hormone stimulant l’hypophyse : la GnRH (Gonadotrophin-Releasing Hormone). En
réponse à ces pulses de GnRH, l’hypophyse va produire également de façon pulsatile
de la :
- FSH : qui stimule les cellules folliculaires de l’ovaire, lesquelles vont produire
de la progestérone.
- LH : qui va être responsable de l’ovulation et de la transformation du follicule de
De Graaf vide en corps jaune.
- Lorsque la production de FSH est élevée, les cellules folliculaires vont produire
de l’inhibine, hormone qui exerce une rétroaction sur l’axe hypothalamo-
hypophysaire et donc une réduction de la production de FSH et de LH.
Déroulement
a) Bilan
b) Biologie des ovules

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III.3. COMPARAISON ENTRE LA SPERMATOGENESE ET L’OVOGENESE

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III.4 CYCLE MENSTRUEL


III.3.1 INTRODUCTION
L’appareil génital de la femme fonctionne de puberté à la ménopause. Les organes
comme les ovaires ou l’utérus ont un fonctionnement cyclique et coordonné pour
permettre une gestation. Ces cycles sont identifiables grâce aux menstruations.
1. LE CYCLE OVARIEN

a) Les follicules ovariens


A partir de la puberté, quelques follicules primaires vont reprendre leur
développement, ils passent du stade secondaire au stade tertiaire.
Ceci se caractérise par :
- Une multiplication des cellules folliculaires qui forment la granulosa ;
- L’apparition, le développement des thèques interne et externe ;
- La formation de cavités dans la granulosa. De plus l’ovocyte I grossit.

b) Les deux phases du cycle :

- Du 1er au 14e jour environ : se déroule la phase folliculaire pendant laquelle le


follicule tertiaire se transforme en follicule de De Graaf. La cavité folliculaire
devient très importante, ce qui augmente considérablement la taille du follicule,
et l’ovocyte I termine sa première division de méiose à la fin de cette phase,
expulsant son premier globule polaire. Cette phase se termine avec la rupture
du follicule qui expulse l’ovocyte II entouré d’une couronne de cellules
folliculaires dans le pavillon de la trompe : c’est l’ovulation.

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- De l’ovulation au 28e jour : c’est la phase lutéale. Les cellules des thèques et
de la granulosa se multiplient, deviennent des cellules lutéales chargées d’un
pigment jaune, la lutéine et il se forme le corps jaune. S’il n’y a pas de
fécondation, le corps jaune régresse et s’atrophie à la fin de la phase lutéale.

2. LE CYCLE UTERIN

- S’il n’y a pas eu fécondation, le cycle utérin débute le premier jour des
menstruations (2.a). Ensuite, l’endomètre se reconstitue et s’épaissit
progressivement jusqu’à 5mm. Ces phénomènes se déroulent pendant la
phase folliculaire (2.b).

- Pendant la phase lutéale, il se développe des glandes extrêmement ramifiées


au sein de la muqueuse, ce qui aboutit à la formation de la dentelle utérine avec
une irrigation sanguine importante qui permettra la nidation s’il y a fécondation
(2.c et d).

Au niveau du col de l’utérus, les cellules secrètent un mucus appelé glaire cervicale
qui constitue une barrière contre des agents pathogènes étrangers et contre les
spermatozoïdes.
Peu avant le 14e jour, ce maillage devient moins serré permettant le passage des
spermatozoïdes.

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L’ESSENTIEL
Il y a donc corrélation entre le fonctionnement des ovaires et de l’utérus pour permettre
une fécondation et une gestation. Ceci nécessite une communication entre les organes
qui se fait grâce à des hormones.
On distingue deux phases, folliculaire et lutéale, qui se succèdent de la puberté à la
ménopause et dont le premier jour est marqué par les menstruations ou règles.

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2e PARTIE : MICROBIOLOGIE
CHAPITRE I : CULTURE MICROBIENNE
I.1 INTRODUCTION
Pasteur a montré l’utilité de cultiver les microbes pour mieux les connaître ainsi que
leurs propriétés afin de mieux les combattre ou de mieux les utiliser dans la préparation
des vaccins.
I.2 MILIEUX DE CULTURE
Avant de semer des légumes, il faut préparer un terrain enrichi des engrais et
débarrassé des mauvaises herbes.
C’est de la même manière qu’on procède pour la culture microbienne (des bactéries),
il faut « milieu nutritif » privé des germes (microbes) par une stérilisation préalable.
I.2.1 DEFINITION
Le milieu de culture est un lieu aménagé capable de faciliter la multiplication active et
le développement rapide des microbes.
Mieux, c’est une solution aqueuse contenant des substances nutritives nécessaires
pour la multiplication et le développement des microbes.
I.2.2 TYPES DE MILIEUX
Les microbes peuvent être cultivés sur les milieux liquides, solides et milieu de culture
pour virus.
a) Milieux de culture liquide
Le liquide nutritif le plus employé est le bouillon de viande dégraissé, légèrement salé
et enrichi par de la peptone.
On peut le préparer plus rapidement en dissolvant 5g d’extrait de viande du commerce
(viandox) dans 1litre d’eau.
On alcoolinise (rendre basique) légèrement, car les microbes se développent mal en
milieu acide. On le répartit dans des vases bouchés avec un tampon d’ouate un peu
serré, car le coton laisse passer l’air tout en arrêtant les germes.
b) Milieux de culture solide
Dans les bouillons, les microbes se dispersent et ne constituent pas des colonies
observables à l’œil nu. Pour valoir bien les observer et même les quantifier, il faut le
solidifier en y incorporant certaines substances comme la gélatine ou la gélose, qui
donnent à l’ensemble l’aspect d’une gelée translucide.
La gélose et la gélatine nutritive sont réparties dans des tubes ou en couche mince
dans des boîtes de verre plates appelées « boîtes de Pétri », privée d’oxygène pour
les microbes anaérobiques.

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Le Bacille de KOCH est souvent cultivé sur pomme de terre ; tandis que le Bacille
diphtérique lui, pousse très bien sur le sérum coagulé de bœuf ou de cheval.
c) Milieux pour virus
Les virus dépourvus de diastases nécessaires pour digérer la matière inerte, ne
peuvent être cultivés que sur ces cellules vivantes : plantes ou animaux « réceptifs »
comme chien, lapin, pour les virus de la rage ; embryon de poulet (inoculation à travers
la coquille de l’œuf en incubation), etc.
I.3 ENSEMENCEMENT
I.3.1 DEFINITION
L’ensemencement est le fait d’introduire de micro-organismes, de germes ou des
spores dans un milieu de culture.
Afin de pouvoir identifier une espèce bactérienne de façon convenable, il faut faire des
tests ou des expériences ci-dessous. Il est souvent utile d’avoir une quantité
importante de bactéries.
Pour cela, on multiplie la souche en réalisant de ensemencements sur une gélose ou
dans un milieu liquide.
I.3.2 TYPES D’ENSEMENCEMENT
Les principaux types d’ensemencement que nous pouvons utiliser au laboratoire sont :
- Ensemencement sur milieu liquide
- Ensemencement sur milieu solide
- Isolement bactérien (technique des quadrants ou par épuisement)

a) Ensemencement sur milieu liquide


Prenons l’exemple de l’hémoculture (du grec HAIMA veut dire sang).
PROCEDE :
Soupçonne-t-on un malade d’être atteint de typhoïde ?
On recherche le Bacille typhique dans son sang. Mais l’examen direct au microscope
est négatif, car les microbes sont en trop petit nombre et les globules gênent la
recherche.
Voilà la raison d’ensemencer ce sang sur le bouillon pour permettre la multiplication
rapide des bacilles afin de les mettre en évidence.
La culture faite avec du sang pour la recherche des microbes (bactéries) s’appelle
hémoculture.
b) Ensemencement sur milieu solide
Avec un écouvillon ou un fil de platine stérilisé, le médecin prélève sur les amygdales
de son malade un peu d’exsudant ou de membrane blanchâtre recouvre. Il ensemence

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ce prélèvement sur le sérum de cheval coagulé en promenant l’extrémité de


l’écouvillon à la surface du sérum.
Après 18 heures d’étuve, le sérum se couvre des colonies microbiennes où l’on peut
caractériser le bacille diphtérique.
On met de même en évidence les microbes d’une urine en étalant une goutte de ce
liquide à la surface de la gélose d’une boîte de Pétri le pus d’un abcès prélevé avec
une pipette Pasteur sera ensemencé sur gélose inclinée.
Remarque : au cours de ces manipulations, tous les gestes doivent être
soigneusement surveillés pour éviter les contaminations par les germes répandus sur
les meubles, les vêtements et dans l’air de la salle.
Quand on ouvre un ballon ou un tube, il faut en flamber immédiatement l’entrée,
incliner le tube vers le bas pendant l’ensemencement, flamber de nouveau l’entrée
avant de refermer. Le bouchon d’ouate ne doit jamais être déposé sur la table, mais
maintenu entre la paume et le petit doigt.
c) Isolement bactérien (technique des quadrants ou par épuisement)
C’est le type de base des ensemencements. En effet, il permet s’il est bien réalisé,
d’obtenir des colonies isolées, donc d’obtenir des cultures pures d’une espèce
bactérienne.
Le principe de ce type d’ensemencement est d’épuiser un dépôt initial en faisant des
étalements successifs dans différentes directions (d’où le nom de la technique :
épuisement par la méthode des quadrants).
Deux techniques sont couramment appliquées : 4 ou 5 étalements successifs.
DESCRIPTION DE LA TECHNIQUE EN 5 ETALEMENTS :
- Dépôt initial de la souche près d’un bord d’une boîte de gélose adaptée à
l’espèce désirée ;
- Etalement de ce dépôt en réalisant des stries serrées sur environ 1/3 de la
boîte ;
- Stérilisation de l’instrument d’étalement ;
- Etalement d’une partie des tris stries précédentes, après avoir fait tourner la
boîte d’environ 50° ;
- Répétition des deux étapes précédentes deux fois ;
- Faire un Z final vers le centre de la gélose.
Si la technique est correctement réalisée et si le dépôt n’est pas trop important, après
incubation, la boîte doit présenter des colonies isolées en son centre.
I.4 DEVELOPPEMENT A L’ETUVE
Pour obtenir une multiplication rapide, il faut maintenir la culture à une température
constante autour de 37°.

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Ce « climat » est réalisé dans l’étuve. C’est une petite armoire à double paroi isolante,
chauffée au gaz ou à l’électricité et pourvue d’un régulateur de température ou
thermostat.
I.5 SEPARATION DES ESPECES MICROBIENNES
Une urine, un pus, un « prélèvement de gorge » renferme souvent plusieurs espèces
microbiennes. Chaque microbe donne naissance à une colonie qui, sur un milieu
solide, se reconnait à son aspect.
On ensemence toujours une infime parcelle pour que les germes, et par suite les
colonies, soient séparés les unes des autres.
On peut ensuite repiquer chacune d’elles dans des tubes différents pour obtenir des
cultures pures. Ces cultures pures permettent d’étudier les modes de nutrition des
microbes, leur sensibilité vis-à-vis de telle ou telle substance. C’est ainsi que Fleming
découvrit puis étudia l’action antibiotique de la pénicilline sur les principales espèces
de microbes pathogènes.
De même, on peut déterminer que sera l’antibiotique le plus actif sur une espèce
microbienne prélevée sur le malade et établit ainsi le traitement efficace
(antibiogramme).
Grâce à la précision et à la simplicité de ces méthodes le microbe n’est plus l’agresseur
invisible que l’on combat en aveugle mais un ennemi dont on connait les forces et les
faiblesses.

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CHAPITRE II : LES AGENTS ANTIMICROBIENS


II.1 GENERALITES
La connaissance des agents extérieurs sur les microbes nous permet de mieux les
utiliser et de mieux les combattre.
II.2 LES AGENTS EXTERIEURS AGISSANT SUR LES MICROBES
Nous étudierons 4 agents extérieurs agissant sur les microbes notamment : la
température, la lumière, l’air et la sécheresse (agents physiques) et les antibiotiques
et les antiseptiques (agents chimiques).
II.2.1 LES AGENTS PHYSIQUES
1) LA TEMPERATURE
La température agit sur les microbes des différentes manières :
- La basse température : à 0°C, la multiplication des microbes s’arrête et c’est à
ce titre qu’on comprend le rôle des armoires frigorifiques. Mais il ne faudrait pas
croire que les microbes sont détruits à cette température, car certains microbes
résistent à -130°C en formant des spores.
NB : Certains microbes sont exceptionnellement très sensibles au froid ; tel que les
méningocoques.
- La température moyenne : entre 20° et 40°C, cette tranche de température
favorise la multiplication microbienne. C’est ainsi qu’à la température ambiante
du milieu les microbes se multiplient favorablement.

- La haute température : à 60°C presque tous les microbes sont tués sauf les
spores qui résistent jusqu’à plus de 100°C. A 160°C en chaleur sèche et à
120°C en chaleur humide « vapeur d’eau dans un autoclave », tous les
microbes sont tués en une demi-heure. A défaut d’autoclave, on peut stériliser
par deux ou trois ébullitions successives. Le choix du procédé de stérilisation
c’est-à-dire de destruction de tous les germes, d’un objet par la chaleur
dépendra de sa composition (métal, tissu, verre, etc.).

2) LA LUMIERE
La lumière a une action nocive sur les microbes. Ce sont les radiations bleues, violettes
et surtout ultraviolettes, qui sont actives. Les rayons X et les émanations du radium
sont également « microbicides ».
Le soleil est le grand désinfectant de la nature. Les bacilles tuberculeux restent
longtemps vivants et virulents des années se cachant à l’ombre et à l’humidité. Ils ne
résistent que quelques heures à la lumière solaire et dix minutes seulement à un
rayonnement ultra-violet.

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3) LA SECHERESSE
Les microbes anaérobies, comme le bacille du tétanos, sont tués par l’oxygène ou par
l’air. Cependant, ils peuvent vivre au contact de l’air s’ils sont mélangés avec des
microbes aérobies (association microbienne) qui absorbent continuellement l’oxygène
dans leur entourage immédiat.
La dessiccation arrête le développement des bactéries : mais certaines peuvent garder
leur virulence pendant des mois et même des années sous forme de spores.
II.2.2 LES AGENTS CHIMIQUES
1) LES ANTISEPTIQUES
Certaines substances chimiques tuent les microbes : on les appelle antiseptiques (du
grec ANTI, signifie « contre » et SEPSIS, veut dire « putréfaction »).
Citons parmi elles : l’eau de javel, la teinture d’iode, le mercurochrome, le formol (qui
tuent même les spores), l’eau oxygénée, l’alcool, l’éther, le sublimé, le permanganate
de potassium, le crésyl, etc.
2) LES ANTIBIOTIQUES
Les antibiotiques d’origine végétale (pénicilline), streptomycine, chloromycétine et les
antibiotiques chimiques de synthèse (sulfamides) agissent surtout en inhibant, sans
les détruire, la multiplication et le développement des microbes (action
bactériostatique). Ils facilitent ainsi l’action des globules blancs.
Cependant, à très haute dose, certains antibiotiques, comme la pénicilline, peuvent
aussi tuer les germes (action bactéricide). Les antibiotiques sont donc surtout
bactériostatiques et plus ou moins bactéricides.
On utilise ces substances in vivo contre les maladies microbiennes dans la mesure où
elles ne sont pas toxiques pour notre organisme. Contrairement aux antiseptiques dont
l’action est générale, les antibiotiques ont une action élective sur quelques catégories
des microbes.
Ainsi, la pénicilline active contre les cocci (streptocoque, staphylocoque,
pneumocoque, méningocoque) ; le bacille diphtérique, le tréponème, est sans action
contre les bacilles typhoïdiques et tuberculeux.

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CHAPITRE III : LES MICRO-ORGANISMES AU SERVICE DE L’HOMME


III.1 DEFINITION
Les antibiotiques sont des substances qui luttent contre la multiplication des microbes
(en doses suffisantes et continues).
III.2 PRESENTATION
Le médecin britannique sir Alexander Fleming confirma et élargit les travaux de ses
prédécesseurs sur les substances antibactériennes sécrétées par les moisissures,
pour aboutir en 1928 à la découverte du premier antibiotique, la pénicilline.
Les antibiotiques sont sans effet sur les infections parasitaires et virales ni sur les
mycoses, qui relèvent respectivement d’une thérapie faisant appel aux
antiparasitaires, antiviraux et antifongiques.
Parmi les antibiotiques les plus connus, citons la streptomycine, employée pour traiter
la tuberculose, et la pénicilline, utilisée pour combattre de nombreuses maladies
infectieuses, parmi lesquelles la syphilis, la gonorrhée, le tétanos et la scarlatine.
Les antibiotiques peuvent être d’origine synthétique, semi-synthétique ou naturelle,
produits par des bactéries ou des champignons (c’est le cas de la pénicilline, extraite
du champignon Penicillium notatum).
III.3 MECANISMES D’ACTION
En fonction de leur mode d’action, on distingue deux grandes catégories
d’antibiotiques :
- Ceux qui inhibent la croissance bactérienne (bactériostatiques).
Exemple : les tétracyclines, les phénicolés, les macrolides, les sulfamides.
- Ceux qui tuent les bactéries (bactéricides).
Exemple : les bêtalactamines, les aminosides, les quinolones, la vancomycine,
la téicoplanine.
III.4 LES CYCLES BIOGEOCHIMIQUES
III.4.1 GENERALITES
Les flux de manière et d’énergie le long des chaînes alimentaires alimentent les cycles
biogéochimiques. Un cycle biogéochimique commence par la décomposition de la
matière organique, qui est attaquée par des bactéries puis transformée en éléments
nutritifs simples comme les nitrates ou le gaz carbonique, assimilables par des
végétaux.
Ces substances nutritives circulent le long des chaînes alimentaires en passant d’un
niveau trophique à un autre, et elles seront à nouveau décomposées après la mort des
végétaux et des animaux qui les refermeraient.
III.4.2 DEFINITION
On appelle le cycle biogéochimique le recyclage permanent et le passage continu de
l’état de matière organique à l’état minéral.

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III.4.3 TYPES
Les cycles biogéochimiques ont été étudiés pour un certain nombre d’éléments
chimiques comme le carbone, l’azote, le soufre et le phosphore.
a) Cycle de l’Azote
Le cycle de l’azote Le cycle de l’azote se déroule entre l’atmosphère, le sol et les
organismes.
Le cycle de l’azote est un cycle biogéochimique qui décrit la succession des
modifications subies par des différentes formes de l’azote neutre en formes réactives
et vice-versa.
Les étapes du cycle de l’azote sont :
- La fixation de l’azote ;
- La nitrification
- L’absorption d’azote par les végétaux et les animaux
- La décomposition des déchets
- La dénitrification
Le cycle de l’azote a une importance capitale, grâce au cycle de l’azote, l’azote présent
dans l’atmosphère est transformé en une forme assimilable pour eux. Le cycle de
l’azote influe de nombreuses manières différentes sur la vie sur notre planète. Ainsi, il
permet notamment à ton organisme de recevoir la dose quotidienne d’azote dont tu as
besoin.
L’atmosphère est la principale source d’azote, sous forme de diazote, puisqu’elle
contient 78% en volume. Des processus sont nécessaires pour transformer l’azote
atmosphérique en une forme assimilable par les organismes.
La formation de l’azote se fait par certaines bactéries qui vivent dans les sols ou dans
l’eau et qui réussissent à assimiler l’azote diatomique N2.
Il s’agit en particulier des cyanobactéries et de certaines bactéries vivant en symbiose
avec des plantes (entre autres des légumineuses).
b) Cycle du Carbone
Le cycle du carbone est le cycle biogéochimique du carbone sur une planète. Celui de
la Terre est rendu plus complexe par l’existence d’importantes masses d’eau
océaniques, et surtout par le fait que la vie y tient une place importante.
Le cycle de carbone fonctionne comme suit : l’essentiel du cycle se fait entre
l’atmosphère, les couches superficielles du sol et des océans, et la biosphère
(végétaux, animaux, etc.) qui échangent du carbone via des processus naturels
comme la respiration, la photosynthèse ou lors de la décomposition des constituants
de la biosphère.
Le carbone est stocké dans plusieurs réservoirs superficiels : l’atmosphère, sols,
océans, la biosphère et les roches. Les échanges de carbone entre ces réservoirs sont
qualifiés par des flux (tonne/an).

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Le cycle court du carbone organique : le processus de base du recyclage du carbone


à court terme est le couple photosynthèse-respiration, c’est-à-dire la conversion du
Cinorgique du CO2 en Corganique par la photosynthèse, et subséquemment l’inverse, la
conversion du Corganique de la matière organique en Corganique par la respiration.
La formation du carbone : les organismes qui tombent au fond de l’océan forment
une couche de sédiments. Ils peuvent parfois se transformer en combustibles fossiles
comme le charbon ou le pétrole s’ils demeurent enfouis dans les sédiments pendant
des centaines de millions d’années.

c) Cycle de Phosphore
Le cycle du phosphore est un cycle biogéochimique mettant en jeu le phosphore. Le
phosphore est un constituant indispensable de la matière organique, même si son
importance pondérale est relativement faible par rapport à l’azote ou potassium.
Le cycle de phosphore se fait de la manière suivante : la dissociation s’effectue à partir
de l’acide phosphorique selon la formule suivante :
H3PO4 ↔ H2PO4- + H+ ↔ HPO42- + 2H+ ↔ PO43- 3H
Le phosphore se trouve originellement dans les roches qui composent le globe
terrestre.
Rôle du Phosphore :
Le phosphate est nécessaire à la formation des os et des dents. Il est également utilisé
comme constituant structurel de plusieurs substances importantes, dont celles qui sont
employées par les cellules pour la production d’énergie, les membranes cellulaires et
la synthèse de l’ADN (acide désoxyribonucléique).
Dans la plante, le phosphore joue un rôle capital, il a des fonctions à caractère
structural dans des macromolécules telles que les acides nucléiques et des fonctions
de transfert d’énergie dans des voies métaboliques de biosynthèse et de dégradation.
Formation du phosphore :
L’essentiel du phosphore provient de l’érosion des roches sédimentaires qui en libère
de petites quantités, sous la forme dissoute de phosphates directement assimilables
par les végétaux.

d) Cycle de Soufre
Si le soufre est un constituant essentiel de la matière organique, son cycle sur le long
terme est dominé par les espèces purement minérales. Le soufre est émis vers la
surface de la Terre par les volcans, soit sous forme de sulfure d’hydrogène (H2S), soit
sous forme de dioxyde de soufre (SO2).
Le cycle du soufre est le cycle biogéochimique des différentes formes du soufre. Le
soufre est un élément essentiel à la vie qui, comme le carbone, le phosphore,
l’oxygène, l’azote ou encore l’eau, possède son propre cycle de vie.

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Le soufre ou soufre natif est un minéral naturel non-métallique, un corps chimique


simple composé de soufre et de formule chimique S 8 qui appartient à la catégorie
minérale des éléments natifs.
Rôle de soufre dans la plante :
Son rôle dans la plante est remarqué dans la mesure où il est le composant de
nombreux acides aminés, le soufre est élément indispensable à la synthèse des
protéines. Il est donc essentiel aux besoins vitaux des plantes tout le long de leur cycle
y compris pour constituer les réserves des graines.
Origine du soufre :
On le trouve sous forme libre au niveau des sources chaudes, les fumerolles et plus
généralement dans les gaz volcaniques. Cet élément se trouve aussi en petites
quantités dans le charbon et le pétrole, qui produisent de l’anhydride sulfureux
lorsqu’ils brûlent.
III.5 LES FERMENTATIONS
III.5.1 GENERALITES
Une fermentation est la transformation chimique d’une substance organique sous
l’action des microbes ou de leurs diastases.
La transformation résulte des réactions chimiques se produisant soit à l’intérieur du
micro-organisme, soit dans le milieu à l’aide des diastases libérées par les microbes.
La dégradation des composés organiques est réalisée dans le but de rendre
assimilables ou d’en libérer l’énergie nécessaire à la vie des microbes. Il se produit
parfois un désagrément gazeux qui entraine un bouillonnement du liquide
(fermentation vient du latin fervere qui veut dire « bouillir »).
III.5.2 HISTORIQUE
Les fermentations ont été utilisées depuis l’antiquité (dans la fabrication du yogourt,
de l’hydromel, des fromages, du vin, de cidre, de bière, etc.), les fermentations
restèrent pendant longtemps des phénomènes mystérieux.
Leur cause fut complètement ignorée jusqu’à Pasteur, qui démontra le rôle des micro-
organismes. Depuis, on appelle encore ferments les microbes ou leurs diastases qui
produisent les fermentations.
III.5.3 TYPES DE FERMENTATIONS
Le nom de chaque fermentation rappelle soit le principal produit élaboré soit le nom
de la matière à décomposer, soit le nom du lieu où elle se déroule.
Les plus importantes entre elles, qui sont :
- La fermentation alcoolique
- La fermentation butyrique
- La fermentation acétique
- La fermentation lactique

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- La fermentation putride ou de putréfaction


- Les fermentations intestinales.

1) La fermentation alcoolique
 Définition
C’est la transformation du glucose (sucre) en alcool et en gaz carbonique sous l’action
des microbes.
 Déroulement
Elle peut se faire en anaérobiose ou en aérobiose. En anaérobiose, la levure n’extrait
qu’une partie de l’énergie contenue dans le glucose, il se forme de l’alcool qu’elle ne
peut dégrader et du gaz carbonique (CO2). Elle se multiplie faiblement.
Glucose Levure Alcool+ Gaz carbonique + énergie utilisée par la levure
Anaérobiose
C6H12O6 Levure 2C2H5OH + 2CO2 + énergie utilisé par la levure
Anaérobiose
Cette transformation a reçu le nom de fermentation alcoolique. En aérobiose,
l’oxygène permet à la levure d’utiliser intégralement l’énergie contenue dans le
glucose.
Il se forme de l’eau et du gaz carbonique. La grande quantité d’énergie produite permet
à la levure de se multiplier activement.
Glucose +Levure en Eau+ Gaz carbonique + énergie utilisée par la levure
Aérobiose
C6H12O6 +6O2 6H2O + 6CO2 + énergie utilisé par la levure
 Applications
a) Fabrication de la bière
On fait fermer les graines d’orge, de maïs, ou du riz. Les diastases sécrétées par les
plantules dégradent l’amidon, le transformant en maltose puis en glucose.

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Les graines germés, desséchés au four, puis concassés, constituent le malt. Celui-ci
est soumis à un brassage énergie dans de grandes cuves remplies d’eau chaude (d’où
le nom de « brasseries » donné aux fabriques de bière). L’amidon finit de s’y dégrader
et l’on obtient un liquide trouble le moût de bière.
Eclairci par cuisson, parfumé avec du houblon puis porté à ébullition, ce jus sucré et
ensemencé avec de la levure de « bière » et mis à fermenter.
b) Fabrication du vin
Les grappes de raisins sont écrasées dans de grandes cuves. Ce sont des ferments
naturels, apportés par la peau du raisin qui assurent la fermentation.
Quand la fermentation se fait dans une bouteille bouchée, le gaz carbonique sous
pression s’accumule (mousseux, champagne).
Pour assurer la transformation en alcool d’une plus grande quantité de sucre, on
maintient les ferments en anaérobiose. Des claies maintiennent la mare immergée,
empêchant les ferments de remonter à la surface.
c) Fabrication du vin de palme
La sève récoltée dans les calebasses subit la fermentation alcoolique grâce à une
levure (saccharomyces) qui se développe sur le tronc du palmer.
2) La Fermentation Butyrique
C’est la décomposition du sucre, de l’acide lactique, de l’amidon, de la cellulose, en
acide butyrique, gaz carbonique et de l’hydrogène sous l’action de bacille amylobacter
(du grec amylos, qui signifie amidon), d’où l’équation :

La fermentation butyrique peut se substituer aux fermentations alcooliques des jus


sucrés ou à la fermentation lactique quand l’aération est insuffisante.
Très répandus dans la nature, le bacille amylobacter et les autres ferments butyriques
contribuent à la destruction des débris végétaux, notamment dans les eaux
stagnantes.
Exemple : Rouissage du lin et du chanvre :
Les tiges de ces plantes, réunies en gerbes après avoir été dépouillées de leurs
feuilles, sont immergées pendant une quinzaine de jours dans un étang ou une rivière.
La gomme qui réunit les fibres textiles est dissoute par les ferments. Les tiges sont
ainsi dissociées en une fillasse souple, qu’on peigne pour débarrasser des débris
d’écorce et de bois.

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3) La Fermentation acétique
C’est l’oxydation de l’alcool du vin en acide acétique sous l’action des ferments
acétiques.

Exemple : fabrication du vinaigre :


On ensemence le vin des ferments acétiques, notamment mycoderma aceti. Très
rapidement, il se forme en surface un voile appelé « mère du vinaigre ».
L’agent de fermentation est donc aérobie et le vinaigre doit se fabriquer dans de
récipients bien aérés. Si l’on noie la « mère » au fond du liquide, la fermentation
s’arrête. Le vinaigre doit sa saveur particulière à l’acide acétique provenant de
l’oxydation de l’alcool du vin sous l’influence du microscope.
4) La Fermentation lactique
C’est la transformation de lactose en acide acétique sous l’action des ferments
lactiques.

L’acidification du milieu provoque la coagulation de la caséine. Cette fermentation


accidentelle peut être évitée en faisant bouillir le lait frais, des réceptions, pour détruire
les germes et en les conservant dans un endroit frais.
Exemple : fabrication de yogourt
5) La Fermentation putride ou putréfaction
Les cadavres ou les matières végétales abandonnées à eux-mêmes sont la proie des
micro-organismes : à l’extérieur, les moisissures, les microbes aérobies ; à l’intérieur,
les anaérobies travaillant à l’abri de l’oxygène. Il se forme des gaz et des produits dont
certains ont une odeur repoussante.
Les principaux sont avec les acides lactiques, butyriques, les gaz carbonique,
ammoniac, hydrogène sulfuré (à odeur d’œufs pourris), hydrogène phosphoré (qui
s’enflamme spontanément en produisant les feux follets). Il y apparaît aussi des
poisons, les ptomaïnes (du grec ptoma, veut dire cadavre), éléments toxiques des
viandes trop faisandées.
6) La Fermentations intestinales
Les nombreux microbes apportés par nos aliments ne se développent pas ou peu dans
l’intestin grêle, à cause de l’action contrariante des sécrétions (sucs gastriques et

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pancréatiques) ; mais ils pullulent dans le gros intestin surtout dans le coecum où ils
trouvent des conditions particulièrement favorables.
Au fur et mesure qu’ils s’avancent vers l’anus, leur nombre diminue : beaucoup
meurent par suite de la disparition des matières nutritives et du desséchement
progressif du milieu.
Nous éliminons normalement 5gr de microbes par jour. Un quart ou un tiers des selles
fraiches est composé de corps microbiens. Ainsi, notre gros intestin est un véritable
égout où fermentent les résidus de la digestion.
III.6 LES ARMES MICROBIOLOGIQUES
III.6.1 DEFINITION
Une arme biologique est une association de tout agent infectieux avec un vecteur quel
qu’il soit (obus d’artillerie, bombes, missiles, aérosols, etc.) dans le but de nuire à
d’autres personnes. Les armes biologiques comprennent les armes bactériologiques
et les armes virologiques. Tous les agents biologiques sont pathogènes.
III.6.2 LES AGENTS BIOLOGIQUES ET CHIMIQUES UTILISES POUR LA
FABRICATION D’ARMES BIOLOGIQUES
Sont soit des micro-organismes vivants, soit des toxines. Dans la première catégorie
se trouvent les bactéries, qui sont à l’origine de la peste, l’anthrax ou la tularémie ; les
rickettsies, à l’origine du typhus, les virus, qui peuvent causer des maladies telles que
la variole, la fièvre jaune, d’Ebola ou de Marbourg ; et les champignons, qui agissent
essentiellement sur les récoltes.
Les toxines se définissent pour leur part comme des produits non vivants issus de
plantes ou de micro-organismes, tels que, par exemple, le ricin ou la toxine botulique.
La plupart des toxines sont cependant d’origine chimique : on entre alors dans le
domaine jusqu’alors à peine exploré des biotechnologies de même qu’on se heure au
problème de la frontière floue entre le chimique et le biologique.
III.6.3 HISTORIQUE
Les armes biologiques sont aussi anciennes que l’existence d’organismes vivants sur
la planète. Car elles ont été utilisées depuis l’antiquité jusqu’à la 2 e guerre mondiale.
La réalisation de programme de recherche et de production d’armes biologiques à
grande échelle a eu son expansion pendant la période de la guerre froide.
III.6.4 IMPACT D’ARMES BIOLOGIQUES SUR LES ANIMAUX ET LES VEGETAUX
(AGENTS ZOO PATHOGENES ET PHYTOPATHOGENES)
Les êtres humains ne sont pas la seule cible que peuvent atteindre les armes
biologiques. La maladie peut également frapper le règne animal et le règne végétal qui
sont exposés, respectivement, au risque d’être infectés par des agents biologiques
zoo-pathogènes (comme la fièvre aphteuse, le virus de la fièvre porcine africaine et le
virus de la fièvre catarrhale maligne) ou par des agents et des champignons phyto-
pathogènes (notamment la fusariose du riz et la rouille noire des céréales).

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Une attaque biologique lancée contre le secteur agricole d’un pays pourrait avoir
d’énormes conséquences économiques et perturber gravement l’approvisionnement
alimentaire de la nation.
L’épidémie de fièvre aphteuse qui a ravagé l’Europe en 2001, quoique due à des
causes naturelles, a rappelé cruellement le coût terrifiant qu’entraîne la propagation
de la maladie dans le secteur agricole.
On sait que plusieurs états ont mis en œuvre des programmes de production d’armes
biologiques ciblant l’agriculture.
III.6.5 BIOTERRORISME
C’est une pratique de terrorisme basée sur l’alimentation d’agents biologiques avec
des conséquences néfastes à la vie d’une personne.
Exemples :
- La propagation d’une maladie au moyen des lettres contaminées par des
microbes (bioterrorisme des Etats-Unis en 2001, maladie de charbon) ;
- Infection de buffet de salade de plusieurs restaurants l’aide de salmonela typhi
(bioterriorisme japonaise en 1984).
Les personnes qui soutiennent ce courant, sont appelées bioterroristes.
Actuellement, la fabrication, l’acquisition, le stockage et la conservation d’armes
biologiques sont interdites par la convention d’armes biologiques et à toxine (CABT).
Remarque
De tout ce qui précède, il est à noter que, les microbes ont une action prépondérante
dans la fabrication d’armes appelées, armes biologiques ayant des très lourdes
conséquences sur la santé humaine et même dans l’agriculture.

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3e PARTIE : ECOLOGIE
CHAPITRE I : LES POLLUTIONS
I.1 DEFINITION
La pollution est une dégradation du milieu naturel (environnement) par des substances
chimiques et des déchets industriels.
II.2 LES CAUSES
On distingue :
a) Les causes sociologiques :
 Urbanisation accélérée ;
 La production agricole ;
 La production de la pêche et de la chasse ;
 La consommation par les individus qui accumulent des masses de déchets
et des produits minéraux ou organiques indestructibles (exemple : sachets)

b) La production d’énergie :
 La production des produits pétroliers (pétrole et houille) ;
 La chaîne d’industries qui en résulte.
I.3 CLASSIFICATION
Lorsqu’on considère la disparité et la circulation des substances polluantes dans la
biosphère, on parle de :
a) Pollutions atmosphériques :
On parle de pollutions atmosphériques lorsqu’une substance ou des mélanges de
substances polluantes sont présents dans l’atmosphère en quantité assez élevée
pendant une période et sont dangereux pour les organismes vivants.
Exemple : les divers gaz émis par les automobilistes (60% de la pollution
atmosphérique), les usines, les feux de brousse, etc.
b) Pollutions des eaux
Les eaux sont polluées par les déchets provenant des usines, des travaux de lessive,
de rouissage, par des eaux d’égout contenant le plus souvent des déchets non
biodégradables.
Les eaux domestiques constituent également une source de pollution. Les mers, les
océans sont les milieux les plus pollués, car ils constituent un gigantesque dépotoir où
l’homme rejette tous ses déchets : pétroliers, minéraux, radioactifs, etc.
c) Pollutions radioactives
Ce type de pollution constitue l’on des dangers majeurs menaçant l’homme et
l’ensemble de la biosphère.
Elle est l’œuvre des éléments chimiques radioactifs (polonium, plomb, fer, etc.).

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Cette pollution est due par la fission ou fusion. Elle peut aussi se faire à partir de déchet
industriel rejeté en mer dans des fûts fermés.
Les produits radioactifs sont un danger, car la corrosion des emballages par l’eau en
libère le contenu qui pollue ces eaux.
d) Pollutions du sol
Les pesticides (herbicides, insecticides, etc.) et les engrais appliqués à des doses
excessives en sont les causes principales.
e) Pollutions sonores
Un autre type de pollution dont on parle peu ou pas du tout en Afrique est constitué
par les bruits. Le bruit indésirable dérange ou nuit à la santé surtout. Le bruit par ses
effets psychologiques nuit à la santé et peut causer le dommage aux organes auditifs
jusqu’à la surdité.

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CHAPITRE II : LES EROSIONS


II.1 DEFINITION
Le terme « érosion » au sein strict considère uniquement le phénomène de
creusement et au sens large, il englobe aussi bien le creusement ou détachement que
le transport et l’accumulation des matériaux constitutifs des sols et des roches.
II.2 TYPES D’EROSIONS
On distingue parmi les sortes d’érosion à la surface de la terre :
- Erosion géologique : qui se fait dans les conditions naturelles où il n’y a pas eu
l’intervention de l’homme.
- Erosion anthropique : c’est l’érosion accélérée par l’activité humaine.
Suivant l’origine, on distingue :
- Erosion fluviale : causée par l’eau du fleuve ou du cour d’eau ;
- Erosion pluviale : causée par la pluie ;
- Erosion éolienne : causée par le vent.
III.3 LES CAUSES
Les causes des érosions sont :
- Leur origine : pluie, l’eau, vent ; etc.
- Les activités humaines ;
- Mauvaises canalisations des eaux de la pluie ;
- Mauvaises urbanisations, etc.
III.4 LES MOYENS DE LUTTE
On peut utiliser :
- Une bonne canalisation des eaux ;
- Culture de couverture du sol (exemple : pelouse, veti vert, etc.) ;
- Création des puits d’eau, etc.

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CHAPITRE III : LES DECHETS

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4e PARTIE : GEOLOGIE
CHAPITRE I : VOLCAN
I.1 DEFINITION
Un volcan est un édifice naturel par lequel les produits magmatiques parviennent à la
surface de l’écorce.
I.2 LES PARTIES D’UN VOLCAN
Les parties d’un volcan sont :
- Un cône volcanique formé par l’accumulation de la lave et autres produits
volcaniques ;
- Un cratère : qui est le point de sortie des produits volcaniques ;
- Une cheminée : qui est la voie par laquelle les produits volcaniques montent
pour atteindre la surface.
I.3 LES PRODUITS SORTANT D’UN VOLCAN
Les produits sortant d’un volcan sont :
- Les produits gazeux ou fumerolles ;
- Les produits liquides ;
- Les produits solides.

a) Les produits gazeux ou fumerolles


On distingue plusieurs types de fumerolles en fonction de leur nature :
- Fumerolles sèches ou anhydres : dont la température varie de 10 à 500°C. Elles
sont riches en H2, SO2, KCl, NaCl. La teneur en eau est inférieure à 10%.
- Fumerolles acides : avec une température comprise entre 300 à 500°C.
renferme aussi H2, SO2, CO2, HCl, etc.
- Fumerolles à 90% d’hydrogène : la température varie de 100 à 300°C.
contiennent des gaz rares (H2, He) et des composés d’ammonium.
- Fumerolles froides : la température inférieure à 100°C. la teneur en eau élevée,
renferme le CO2, le H2.

b) Les produits liquides


- La lave volcanique : c’est un mélange de silicates divers (silicates de Ca, Al,
Mg, etc.). Ce produit donne en se solidifiant des roches volcaniques et
différenciées selon leur teneur en silice et en minéraux ferromagnésiens.
On distingue :
 La lave acide : donne des roches acides telles que rhyolite, riches en quartz et
feldspaths.
 La lave neutre : donne les roches neutres telles que phonolites.
 La lave basique : donne les roches basiques telles que les basaltes.
 La lave ultrabasique ou très basique : donne des roches ultrabasiques telles
que pyroxènite, amphibolite.
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 Les lahars : c’est une lave très fluide suite à son mélange avec l’eau du lac ou
l’eau provenannt de la fusion des neiges éternelles.
Cette lave coule à une très grande vitesse avec le danger de rattraper les fuyards.
c) Les produits solides
Ces produits ont trois sources :
- La fragmentation des bouchons de matériaux qui obstruent la cheminée ;
- Des parois de la cheminée ;
- Surtout de la lave projetée, refroidie et solidifiée en l’air d’où elle retombe sous
forme solide.
Selon l’ordre croissant de leurs dimensions, on a des produits solides suivants :
- Cendre ;
- Sable ;
- Lapillis ;
- Scories ;
- Bombes ou blocs, etc.
Les cendres sont prises en charge par le courant atmosphériques et répandues le plus
loin possible. Les autres produits solides tombent du cratère et contribuent à
l’édification de cône volcanique.
I.4 NOTION
Un volcan est une ouverture dans la croûte terrestre à travers laquelle la lave, les
cendres volcaniques et les gaz s’échappent.
Les éruptions volcaniques sont en partie causées par la pression des gaz dissous, un
peu comme le gaz carbonique fait sauter le bouchon d’une bouteille de champagne.
I.5 LES CARACTERISTIQUES D’UN VOLCAN
D’une manière générale, l’idée que l’on se fait d’un volcan est celle d’un relief de type
montagneux qui, lorsqu’il est actif, laisse échapper depuis son sommet des explosions
de lave, de gaz et de cendres.
I.6 LES CARACTERISTIQUES D’UNE ERUPTION VOLCANIQUE
On parle d’éruption volcanique lorsque des gaz et/ou de la lave s’échappent d’un
volcan, parfois de manière explosive.
Les volcans présentent un certain nombre d’avantages pour l’environnement, par
exemple des sols fertiles, de l’énergie hydrothermale et des minéraux précieux.
Il existe 4 groupes de volcans :
- Les volcans du type strombolien
- Les volcans du type vulcanien
- Les volcans du type hawaïen
- Les volcans du type peléen.

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Ils sont classés selon le type d’éruption qui dépend de la nature du magma qui
s’écoule. Plus celui-ci s’est formé en profondeur et moins il contient de silice.
a) Les volcans du type strombolien
Type défini sur l’île de Stromboli, en Italie du Sud, les éruptions stromboliennes
alternent phases explosives et phases effusives. Elles sont caractérisées par l’éjection
rythmique de lambeaux de lave propulsés par les gaz volcaniques. Parfois, le cratère
déborde d’une lave fluide qui alimente des coulées.
b) Les volcans du type vulcanien
Il est caractérisé par l’émission de laves visqueuses, par de violentes explosions et
par la présence d’un panache de cendres.
c) Les volcans du type hawaïen
Les éruptions hawaïennes sont caractérisées par l’émission de laves basaltiques très
fluides et à haute température (1150°C).
Elles jaillissent en fontaines de lave qui atteignent parfois plusieurs certaines de mètres
de hauteur, puis s’épanchent sur de vastes surfaces.
d) Les volcans du type peléen
Le type peléen, explosif, a été défini en 1902 à la montagne pelée (île de la Martinique,
Antilles françaises). La lave est pâteuse, car riche en silice. Elle ne peut s’écouler en
sortant du cratère et s’accumule sur place en formant un dôme souvent hérissé
d’aiguilles.
I.8 LOCALISATION ET ORIGINE DU VOLCAN
Plus généralement, ils se situent au-dessus des zones où la plaque océanique
s’enfonce sous la plaque continentale (zone de subduction).
En Europe, le vulcano, le stromboli, levésuve, l’Etna et les volcans des îles grecques
sont au-dessus de la zone de subduction qui entraine la Méditerranée sous l’Europe.
Un volcan est une structure géologique qui résulte de la montée d’un magma puis de
l’éruption de matériaux (gaz et lave) issus de ce magma, à la surface de la croûte
terrestre ou d’un autre astre.
Certains sont nés il y a des centaines de milieu d’années, d’autres ont à peine
quelques années.
Mais à chaque fois, c’est le même phénomène : du magma, un mélange de roches
fondues et de gaz venus des profondeurs de la Terre, s’échappe par une fissure de la
croûte terrestre.
On en trouve sur les continents, les îles océaniques et les fonds marins. Certains se
situent aux frontières de plaques (volcanisme de dorsale et de zone de subduction),
mais aussi à l’intérieur des plaques (volcanisme intra plaque).

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Dans le monde, cette ceinture s’étend tout autour de l’océan pacifique et jusqu’aux
côtes de l’Amérique (Sud, centre et Nord), l’alaska, les îles aléoutiennes, le Japon, les
Philippines, l’Indonésie, la Nouvelle-Zélande et les îles de l’Antarctique.
I.9 ERUPTIONS VOLCANIQUES EN RDC
Coulée de lave du Nyiragongo lors de l’éruption de 2021. Le 22 mai 2021 vers 18h30’
(heure d’Afrique centrale), un flanc du mont Nyiragongo est entré en éruption et de la
lave a commencé à couler vers la ville de GOMA à environ 20km au Sud, qui comptait
une population de 2 millions d’habitants.
Elle a fait au moins 32 victimes selon le bilan officiel et forcé des centaines de milliers
de personnes à fuir leurs foyers à GOMA et dans les environs.
Les éruptions volcaniques en RDC sont :
N° NOMS ALTITUDE DERNIERE ERUPTION
01 KARISIMBI 4507m 8050 [Link]
02 MAY-YA-MOTO 950m Inconnue
03 NYAMULAGIRA 3058m 2006
04 NYIRAGONGO 3470m 2021

I.10 UTILITE ET IMPORTANCE DES VOLCANS DANS L’ENVIRONNEMENT


I.11 RISQUES DES ERUPTIONS VOLCANIQUES
I.12 SURVEILLANCE DES ERUPTIONS VOLCANIQUES
I.13 PROTECTION CONTRE DES ERUPTIONS VOLCANIQUES
I.14 PREVENTION DES ERUPTIONS VOLCANIQUES

SCIENCES DE LA VIE ET DE LA TERRE 2e DES HUMANITES SCIENTIFIQUES


Ingénieur Rossy Rossygnol MOLUKA MONDONGA 2023-2024
Contacts : (+243)81 25 18 612, 85 47 78 147, 99 47 85 731
Mail : rossygnolmoluka@[Link]

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