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Notions de Biologie et Cytologie

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NOTIONS DE SCIENCES DE LA VIE ET DE LA TERRE 1ère SCIENTIFIQUE.


1ère PARTIE : BIOLOGIE
00. INTRODUCTION
00.1 ORIGINE ET DEFINITION DE LA BIOLOGIE
Le terme biologie vient de deux mots grecs :
 BIOS : qui signifie « vie »
 LOGOS : qui veut dire « science ou étude ».
Etymologiquement parlant, la biologie est une science qui étudie la vie. Elle peut être
définie aussi comme étant la science qui s’occupe de l’étude des êtres vivants.
00.2 SCIENCES APPARENTEES A LA BIOLOGIE
La biologie englobe :
1) LA MORPHOLOGIE
(Morphe= forme). La morphologie est une science qui étudie la forme (externe et
interne) des êtres vivants.
2) HISTOLOGIE
(Histos=Tissu). L’histologie est une science qui étudie les tissus.
3) EMBRYOLOGIE
(Embruon= Embryon). L’embryologie étudie la transformation de l’œuf jusqu’à son
développement complet.
4) PHYSIOLOGIE
La physiologie étudie le fonctionnement et l’organisation des organismes vivants.
5) ECOLOGIE
(OIKOS= Maison). Etymologiquement, l’écologie étudie l’être vivant et son milieu
d’habitation.

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CHAPITRE I : CYTOLOGIE
I.1 DEFINITION
La cytologie vient du mot grec « KUTOS », qui signifie « cavité » ; c’est-à-dire la
cellule.
La cytologie est une branche de la biologie qui étudie l’anatomie et la physiologie de
la cellule. La cytologie étudie simplement la cellule dans son entièreté.
Elle n’est pas une science très ancienne, mais elle a été mise en pratique grâce aux
microscopes (optique et électronique) et aux principes de nouvelles techniques qui ont
permis de pénétrer plus profondément dans la connaissance de la cellule.
I.2 LA CELLULE
I.2.1 ORIGINE DU TERME CELLULE
Le terme « cellule » vient du Botaniste Anglais Robert HOOKE, qui en 1667, pour la
première fois, observa les cellules végétales à l’aide d’un des premiers microscopes.
Il y découvrit des multiples cavités séparées par des cloisons sinueuses. Il appela ces
cavités « cellules » ; ce qui signifie « petites chambres ».
C’est à partir de 1827 seulement que la cytologie devient une véritable science à la
suite des perfectionnements récents apportés à la microscopie.
I.2.2 DEFINITION DE LA CELLULE
La cellule est l’unité fondamentale des êtres vivants. Elle constitue la plus petite unité
biologie fonctionnelle.
Il existe également des êtres dépourvus des cellules, ils sont appelés « des êtres non
vivants ou des êtres inanimés ».
Exemple : pierre, sable, l’eau, etc.
I.3 CARACTERISTIQUES DES ETRES VIVANTS
Les êtres vivants réalisent un certain nombre d’activités vitales, notamment : la
croissance, la reproduction, la nutrition, la respiration, l’excrétion, la défense, la
senescence, etc.
I.4 THEORIE CELLULAIRE
Les préoccupations intellectuelles des Naturalistes et des Philosophes, nourries des
progrès des observations microscopiques ont conduit à l’élaboration de la théorie
cellulaire.
1) Classiquement, on cite Robert HOOKE (Anglais) comme pionnier de la théorie
cellulaire. Il avait introduit le mot cellule en 1665 pour décrire la texture d’une
coupe mince de liège qui évoquait les cellules hexagonales d’un rayon de miel.
La cellule était un espace vide entouré d’une membrane. Le terme cellule va
rapidement tomber dans l’oubli et Robert HOOKE ne sera jamais cité dans la suite.

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2) En 1674, Antoine Van LEUWENHOEK (Hollandais). Fut le premier à décrire


les organites unicellulaires, les bactéries, les globules du sang et les
spermatozoïdes des animaux.

3) En 1802, SPRENGEL (Allemand) a réintroduit le terme cellule sans se référer


à Robert HOOKE.

4) En 1824, DUTROCHET (Français) affirma que la cellule est véritablement la


pièce fondamentale de l’organisme, tout en effet dérive évidemment de la
cellule dans les tissus organiques des végétaux.

5) Vers 1830, l’importance universelle des cellules devient une réalité.

6) En 1838, Matthias SCHLEIDEN (Botaniste Allemand) avait conclu que les


plantes sont constituées des cellules, et que l’embryon végétal provient d’une
seule cellule.

7) En 1839, Théodore SCHWANN (Zoologiste Allemand) avait dit dans sa


conclusion que les cellules des plantes et des animaux ont une structure
semblable et proposait les deux premiers principes de la théorie cellulaire :

 Tous les organismes sont composés d’une ou de plusieurs cellules ;


 La cellule est l’unité fondamentale des êtres vivants.

8) En 1855, Rudolf VIRCHOW (Pathologiste Allemand) ajouta le troisième


principe de la théorie cellulaire « omnis cellula e cellula », c’est-à-dire « toute
cellule dérive d’une cellule préexistante ».
En fait, il avait paraphrasé William HARVEY qui déclara « omne vivum ex ovo » qui
signifie « tout être vivant est issu d’un œuf ».
La vie est la propriété la plus fondamentale des cellules. Et la cellule est l’unité la plus
petite douée de cette propriété.
9) De nos jours, l’utilisation des moyens d’observation appropriés (microscope
optique ou électronique) sans oublier leur perfectionnement (les techniques
d’expérimentation) ont contribué à une bonne exploration de la cellule, nos
connaissances sur la cellule sont acquises avec plus des précisions.
I.5 LES ORGANITES CELLULAIRES
Toute cellule est constituée de deux parties essentielles :
- La membrane cytoplasmique ou la membrane cellulaire ;
- Le protoplasme qui comprend le cytoplasme et le noyau.

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a) LA MEMBRANE CYTOPLASMIQUE
La membrane cytoplasmique aussi appelée la membrane cellulaire assure la
perméabilité sélective. C’est un milieu d’échange, de sélection ou de contrôle des
substances entrants et des substances sortants de la cellule.
b) LE PROTOPLASME
Il comprend le cytoplasme et le noyau :
- Le cytoplasme est un milieu aqueux et visqueux de composition chimique
complexe, renfermant des nombreuses granulations en suspension.
- Le noyau est présent dans les cellules eucaryotes, et contient pour la plupart le
matériel génétique de la cellule (ADN= Acide désoxyribonucléique et ARN=
Acide Ribonucléique).

c) LES ORGANITES CYTOPLASMIQUES DE LA CELLULE


Les organites cellulaires sont des granulations cytoplasmiques, jouent le rôle des petits
organes et réalisent des activités nécessaires à la vie de la cellule ; c’est ainsi que ces
derniers portent le nom « des organites cellulaires ».
Nous pouvons citer :
1) APPAREIL DE GOLGI

a) Définition
L’appareil de Golgi est constitué d’un ensemble de dictyosomes (ensemble constitué
de saccules empilées les unes sur les autres).
b) Structure
Chacun des dictyosomes est constitué des petits vésicules ou saccules (petits sacs)
dispersées dans le cytoplasme.
c) Rôles :
- Il permet la concentration des protéines ;
- Il peut effectuer la synthèse des polysaccharides ;
- Il est une sorte d’organe sécréteur capable de produire certaines molécules
agressives comme les enzymes.

2) LES LYSOSOMES

a) Définition
Les lysosomes sont des petites vésicules dispersées dans le cytoplasme contenant
un grand nombre d’enzymes capables de décomposer en général tous les types des
molécules organiques.

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b) Structure
Ces vésicules mesurent chacune un demi micromètre de diamètre et sont limitées par
une membrane.
c) Rôle
Ils assurent la digestion grâce à leurs enzymes.
3) LES MITOCHONDRIES

a) Définition
Les mitochondries sont des organites semblables à des filaments sinueux ou à des
bâtonnets.
b) Structure
La mitochondrie est composée de deux membranes : l’une externe et l’autre interne
formée des replis appelés crêtes mitochondriales. L’intérieur de l’organite est occupé
par une membrane d’aspect homogène dite la matrice.
c) Rôle
C’est au niveau de mitochondrie que se réalise la respiration aérobie de la cellule. Les
mitochondries sont des convertisseurs énergétiques.
4) LES PLASTES

a) Définition
Les plastes sont des organites de synthèses trouvés exclusivement dans la cellule
végétale.
b) Structure
Les plastes ont la même structure que les mitochondries. Leur particularité réside dans
l’empilement régulier des saccules. Chaque empilement forme un granun (ensemble
de saccule).
On distingue trois types des plastes :
- Les chloroplastes : réalisent la photosynthèse grâce à la chlorophylle et
donnent la coloration verte aux feuilles ;
- Les chromoplastes : colorent les fleurs, les fruits mûrs et les feuilles en jaune
ou en rouge. On les trouve dans les fruits comme la tomate, la mangue, le citron,
etc.
- Les leucoplastes : accumulent l’amidon et sont présents dans les organes de
réserve à l’instar des tubercules et les graines.

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5) LES RIBOSOMES

a) Définition
Ce sont des minuscules granulations contenant surtout l’acide ribonucléique (ARN).
b) Rôle
Les ribosomes interviennent dans la synthèse (formation) des protéines.
6) LES VACUOLES

a) Définition
Les vacuoles sont des poches liquides dans le cytoplasme duquel elles sont séparées
par une membrane.
b) Rôle
Elles interviennent dans la digestion des organismes unicellulaires.
Exemple : amibe.
7) LE CENTROSOME

a) Définition
Le centrosome est un organisme présent exclusivement dans la cellule animale
contenant deux granulations appelées « centrioles ».
b) Structure
Le centrosome est formé de deux cylindres orientés perpendiculairement l’un à l’autre
; d’où le nom de diplosome.
Chaque cylindre comporte neuf groupes de trois tubules appelées « microtubules ».
c) Rôle
Il dirige les mouvements internes de la cellule au cours de la division cellulaire et dans
le spermatozoïde.
8) LE RETICULUM ENDOPLASMIQUE (RE)

a) Définition
Le réticulum endoplasmique est une structure interne du cytoplasme. Il consiste en un
ensemble complexe des cavités qui s’étendent à travers tout le cytoplasme.
b) Structure
Les membranes du RE portent des petits grains appelés « ribosomes » riches en
acide ribonucléique (ARN).

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On distingue :
- RE granulaire ou rugueux : présence de ribosomes ; il participe à la synthèse
des protéines grâce à la présence du ribosome ; d’où le nom de
l’ergastoplasme.
- RE lisse : absence de ribosomes ; il laisse seulement circuler le liquide à
l’intérieur de la cellule.

c) Inclusions internes
Aussi appelées inclusions cytoplasmiques, sont des gouttelettes des substances
chimiques diverses comme du glycogène ou des lipides. Ces substances n’assurent
aucune fonction précise.
9) LE NOYAU

a) Définition
C’est une masse sphérique ou ovoïde. Le noyau est l’organite cellulaire le plus
volumineux entouré d’une mince enveloppe dite « membrane nucléaire ».
b) Structure
Le noyau contient une substance granuleuse appelée chromatine qui se transforme
en chromosomes lors de la division cellulaire. Cette chromatine contient l’acide
désoxyribonucléique (ADN) de la cellule.
Au sein de la chromatine, on voit un ou deux grains sombres qui sont les nucléoles.
c) Rôle :

- Il contrôle et dirige le métabolisme ;


- Il est le siège ou le lieu de stockage des caractères héréditaires et assure ainsi
leur transmission ;
- Il intervient dans la division cellulaire.
I.6 SORTES DE CELLULES
Il a été dit que toutes les cellules ont la même organisation de base. Malgré cela,
certaines cellules ont une structure plus simple que les autres. Par leur structure, on
classe les cellules en deux groupes : les cellules procaryotes et les cellules
eucaryotes.
1) LES CELLULES PROCARYOTES
Les cellules procaryotes (KARYON= noyau) sont des cellules qui ne possèdent pas
des noyaux véritables. Elles sont caractérisées par l’absence de la membrane
nucléaire. Leur ADN est un long filament qui flotte librement dans le cytoplasme.
Les cellules procaryotes sont aussi dépourvus d’organites cellulaires (RE, ribosome,
mitochondrie, etc.). Les procaryotes sont répartis en bactéries et en cyanophycées (les
algues bleues).

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2) LES CELLULES EUCARYOTES


Les cellules eucaryotes ont un noyau bien défini ou distinct séparé du cytoplasme par
la membrane nucléaire avec un cytoplasme bien structuré.
REMARQUE
On distingue deux sortes d’êtres vivants d’après le nombre de cellules qui les
composent :
- Les êtres pluricellulaires ou les métazoaires : ce sont des êtres dont les
organismes sont constitués de plusieurs cellules (exemple : l’homme, le chien,
l’éléphant, le crapaud, le palmier, l’avocatier, la patate douce, etc.).
- Les êtres unicellulaires : ce sont des êtres dont les organismes ne sont
composés que d’une seule cellule. Ces êtres sont aussi appelés les
protozoaires lorsqu’ils sont du règne animale (exemple : l’amibe) et
protophytes lorsqu’ils sont du règne végétal (exemple : champignon
microscopique).
I.7 LA TAILLE ET LA FORME DE LA CELLULE
I.7.1 LA TAILLE
La taille de la cellule varie entre 25 à 50 micromètres. D’une façon générale, les
cellules animales sont plus petites que les cellules végétales.
Mais les cellules bactériennes (cellules végétales) sont exceptionnellement plus
petites et mesurent moins d’un micromètre.
Il existe aussi des grandes cellules parmi les cellules animales (exemple : les cellules
qui composent les œufs des amphibiens, des reptiles et des oiseaux dont la taille est
dans l’ordre des millimètres ou des centimètres).
I.7.2 LA FORME
La forme des cellules varie selon la nature de ces dernières. Les cellules animales
sont sphériques ou ovoïdes, tandis que les cellules végétales qui sont entassées
prennent la forme polyédrique.
Le rôle joué par la cellule dans l’organisme influence profondément la forme. Ainsi, les
cellules épidermiques sont larges, celles des plastes sont longues et celles des
muscles s’avèrent minces. Les globules rouges du sang sont des petits disques
concaves.
I.8 DIFFERENCE ENTRE LA CELLULE ANIMALE ET LA CELLULE VEGETALE
La cellule végétale se démarque de la cellule animale par la présence en son sein :
- Des plastes ;
- De la membrane cellulosique ou la membrane squelettique ;
- Des grosses vacuoles ;
- L’absence des centrosomes.

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I.9 LA COMPOSITION CHIMIQUE DE LA CELLULE


L’évolution nous apprend que la vie trouve son origine dans l’eau. La primeur de
l’existence revient aux organismes aquatiques suivis plus tard de l’apparition des êtres
vivants terrestres. Ainsi la cellule qui est à la base de la vie conserve son état originel.
Pour ce, les scientifiques en général et les biologistes en particulier sont unanimes
pour dire que la matière vivante est composée des éléments chimiques, de l’eau, des
molécules minérales ainsi que des molécules organiques.
a) Les éléments chimiques de la vie : ils sont répartis en deux catégories :
- Les éléments majeurs (C, H, O et N. On ajoute aussi le S, P, K, Ca, Na, Cl, Mg
et le Fe qui sont présents dans la matière en quantité appréciable).
- Les oligo-éléments (I, F, Cu, Co, Zn…interviennent dans la cellule en petite
quantité mais sont très utiles pour la vie).

b) Les molécules minérales : on trouve :


- L’eau : l’eau est le solvant universel, le stabilisateur de température, le milieu
réactionnel, le réactif chimique, le catalyseur, etc.

c) Les molécules organiques : on distingue quatre catégories de molécules


organiques présentes dans la cellule :
- Les glucides ou les sucres : ils fournissent de l’énergie aux organismes vivants.
- Les lipides : ils fournissent de l’énergie également.
- Les protéines : assurent l’édification ou la construction des organismes vivants.
- Les acides nucléiques :
 ADN : acide désoxyribonucléique, présent exclusivement dans le noyau
de la cellule ;
 ARN : l’acide ribonucléique, présent aussi bien dans le noyau que dans
le cytoplasme cellulaire.

I.10 SCHEMA DE LA CELLULE ANIMALE ET SES PARTIES

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I.11 SCHEMA DE LA CELLULE VEGETALE ET SES PARTIES

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CHAPITRE II : LA REPRODUCTION
II.1 DEFINITION
La reproduction est un phénomène grâce auquel un ou deux individus des sexes
opposés de la même espèce, par des rapports sexuels donnent naissance à des
individus de la même espèce qu’eux. Notons que pour l’espèce humaine, il faut
absolument deux partenaires des sexes opposés pour que l’acte sexuel aboutisse à
la reproduction sexuée.
La reproduction conduisant à la procréation, l’homme doit adopter un comportement
sexuellement responsable. Il doit ainsi éviter toute pratique abusive susceptible
d’influer négativement sa procréation. Il s’agit concrètement d’éviter les infections
sexuellement transmissibles : IST (blennorragie, syphilis, chancre, etc.) et certaines
pratiques comme les avortements, l’alcoolisme, etc.
II.2 APPAREIL GENITAL MASCULIN
II.2.1 ANATOMIE
L’appareil génital de l’homme comprend les testicules, les tubes séminifères, les voies
déférentes et les vésicules séminales.
a) Les testicules
Au nombre de deux, ils sont situés dans un sac appelé « scrotum ou bourse ». Ils
secrètent des spermatozoïdes et des hormones dites androgènes.
b) Tubes séminifères
Dans un lobule testiculaire se trouve un grand nombre de sections des tubes
séminifères dans lequel circulent les vaisseaux sanguins. Les tubes séminifères
contiennent deux types de cellules :
- Les cellules de Sertoli : servent à nourrir les spermatozoïdes au cours de la
spermatogénèse (formation des spermatozoïdes) ;
- L’épithélium séminifère : c’est dans l’épithélium séminifère que se réalise la
formation des spermatozoïdes.
NB : Les spermatozoïdes sont des cellules appelées gamètes masculins qui, à la
rencontre avec l’ovule (gamète femelle) féconde ce dernier. Ils comportent trois parties
dont la tête, la pièce intermédiaire et le flagelle.
c) Les cellules interstitielles de Leyding
Les cellules de Leyding produisent des hormones androgènes particulièrement la
testostérone qui provoque l’apparition des caractères sexuels secondaires masculins.
d) Les voies déférentes masculines
- Les canaux déférents : ils font suite à l’épididyme. Ils reçoivent la sécrétion des
vésicules et pénètrent dans la prostate.
- Les vésicules séminales : elles sont des glandes sécrétant un liquide visqueux
jaunâtre constituant une partie du sperme.

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- Les canaux éjaculateurs : ils sont les prolongements des canaux déférents à
travers la prostate.

e) Autres parties de l’appareil génital masculin

 La prostate
La prostate est une glande massive sous la vessie. La prostate produit un liquide
laiteux qui forme une part importante du sperme.
Avec l’âge, le lobe moyen de la prostate s’hypertrophie (augmente de volume) et
provoque des difficultés dans l’émission de l’urine.
 Le pénis
Le pénis est un organe érectile destiné à conduire les spermatozoïdes jusqu’au col
utérin.
 Le sperme
Le sperme est un liquide qui est constitué par la sécrétion des testicules. Les
spermatozoïdes y baignent. Un cm3 de sperme contient en moyenne 100 millions de
spermatozoïdes.
II.2.2 DISPOSITIONS ANATOMIQUES GENERALES
Les deux testicules sont contenus dans le scrotum. Leur sécrétion se rassemble dans
l’épididyme descendant dans le corps du testicule. Les épididymes se poursuivant par
les deux canaux déférents qui montent du scrotum, contournent le pubis et le haut de
la vessie pour parvenir derrière la prostate. A cet endroit, chaque canal déférent reçoit
la sécrétion d’une vésicule séminale puis traverse la prostate devenant le canal
éjaculateur.
II.2.3 SCHEMA DE L’APPAREIL GENITAL MASCULIN

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II.3 APPAREIL GENITAL FEMININ


II.3.1 ANATOMIE
L’appareil génital féminin est entièrement interne. Il comprend les ovaires, les trompes
de Fallope, l’utérus et le vagin.
a) Les ovaires
Les ovaires sont deux corps ovoïdes situés de part et d’autre de l’utérus. Les ovaires
contiennent des follicules qui produisent des ovogonies qui se transforment en ovules.
L’ovulation est la libération de l’ovocyte hors du follicule et son déplacement dans une
trompe de Fallope.
b) Les trompes de Fallope
Les trompes de Fallope ou trompes utérines sont deux canaux de la grosseur d’un
crayon reliant les ovaires à l’utérus. Le début des trompes s’élargit en un pavillon.
c) L’utérus
L’utérus ou matrice est un organe creux triangulaire. Il est situé au-dessus de la vessie.
Son pôle inférieur se termine par un cône qui fait saillie au sommet du vagin, c’est le
col utérin. Sur la muqueuse utérine ou endomètre se repose le chorion, une couche
fibreuse et résistante. Pendant la grossesse, l’utérus se dilate de façon considérable.
Ce sont principalement les contractions des muscles utérines qui provoquent
l’expulsion de l’enfant au moment de la parturition (accouchement).
d) Le vagin
Le vagin est un canal musculo-membraneux partant du col de l’utérus et aboutissent
aux petites lèvres. C’est un organe d’accouplement.
II.3.2 DES DISPOSITIONS ANATOMIQUES GENERALES
Les deux ovaires sont situés de chaque côté de l’utérus. Deux oviductes, les trompes
de Fallope partent des ovaires et aboutissent à l’utérus. Ce dernier est un organe creux
incliné vers l’avant au-dessus de la vessie. Il se prolonge vers le bas par un canal
descendant obliquement derrière la vessie, fermé en bas par les petites lèvres.
A la commissure antérieure des petites lèvres se trouve un petit organe érectile, le
clitoris.

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II.3.3 SCHEMA DE L’APPAREIL GENITAL FEMININ

II.4 LES HORMONES SEXUELLES FEMININES


Les hormones sexuelles féminines sont de deux types :
- Les estrogènes : estradiol, estrone et estriol ;
- La progestérone.
Elles sont sécrétées par les ovaires selon un cycle, dit « cycle menstruel », dont les
règles sont la manifestation. De la puberté à la ménopause, une femme connaît
environ cinq cents cycles dont la succession est interrompue par les grossesses.
Durant le cycle, l’activité des ovaires est contrôlée par deux hormones produites par
le cerveau : l’hormone folliculostimulante (FSH) et l’hormone lutéinisante (LH).
 L’Hormone Folliculostimulante (FSH) : elle est produite par l’hypophyse, sa
fonction principale est de promouvoir et de soutenir la croissance des follicules
ovariens chez la femme et la spermatogénèse chez l’homme. La FSH stimule
la synthèse de son propre récepteur dans les cellules de la granulosa et les
cellules de Sertoli.

 L’Hormone Lutéinisante (LH) : les fonctions principales de la LH sont de


promouvoir la synthèse des androgènes par les cellules thécales de l’ovaire et
les cellules interstitielles du testicule, de déclencher l’ovulation (par stimulation
d’une cascade d’enzymes protéolytiques conduisant à la rupture de la
membrane basale du follicule) et au maintien du corps jaune au cours du cycle
menstruel.

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1. LES ESTROGENES
Les estrogènes sont responsables du développement des organes féminins au
moment de la puberté : utérus, seins et épaissement de la paroi du vagin. Ils agissent
également sur le cerveau, participent à la consolidation des os, féminisent la voix et
jouent un rôle important dans la qualité de la peau et des cheveux.
Ils sont également responsables de la répartition du tissus adipeux (graisse) sur les
hanches et les cuisses, et rendent les femmes plus sensibles aux problèmes veineux
(comme la phlébite).
Elles comprennent :
 L’Estradiol : les fonctions principales de l’estradiol chez la femme sont l’effet
mitotique sur la muqueuse utérine et le sein, le rétrocontrôle (positif et négatif)
sur la sécrétion des gonadotrophines hypophysaires et son effet sur la
minéralisation de l’os.

 L’estrone : la fonction biologique de l’estrone n’est que spéculative mais elle


pourrait être en rapport avec un effet régulateur qu’exercerait la conversion de
l’estrone pour ajuster le degré d’estrogénisation.

 L’estriol : son rôle biologique n’est pas trop précis.

2. LA PROGESTERONE
La progestérone est produite par les ovaires après l’ovulation (le moment où l’ovule
est libéré par l’ovaire). Elle complète et contrôle les effets des estrogènes. Elle permet
l’implantation de l’œuf dans l’utérus et participe au bon déroulement de la grossesse.
Elle tend à augmenter légèrement la température du corps.
Les hormones sexuelles assurent plusieurs fonctions principales de l’organisme :
- La production des gamètes : les ovules chez la femme et le spermatozoïde chez
l’homme par des gonades (les ovaires et les testicules) ;
- Le développement des caractères sexuels secondaires : la pilosité, peau,
morphologie, développement de la masse musculaire chez l’homme,
développement des seins et du bassin chez la femme ;
- La construction du squelette : du développement du squelette cardiovasculaire,
et des tissus adipeux (la graisse).

3. LE CYCLE MENSTRUEL
Le cycle menstruel se répète tous les 28 jours environ. Au premier jour des règles, le
cerveau commence à sécréter de la FSH, ce qui a pour effet de stimuler les ovaires.
Pendant 14 jours, cette hormone favorise la sécrétion d’estrogènes et la maturation du
futur ovule. Quelques jours avant l’ovulation, le cerveau commence à sécréter de la
LH.

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Au 14e jour du cycle, les taux sanguins de LH sont élevés : l’ovulation a lieu et l’ovaire
commence à sécréter de la progestérone. Cette hormone épaissit la paroi interne de
l’utérus (l’endomètre) et la présence à recevoir l’œuf. Sous l’effet de la progestérone,
le cerveau cesse progressivement de sécréter la FSH et la LH : les ovaires diminuent
leur production d’estrogènes, puis de progestérone, jusqu’au prochain cycle.
La diminution des taux de l’ensemble de ces hormones est responsable du
déclenchement des règles.
La chute des taux sanguins d’estrogènes et de progestérone provoque des
saignements de l’endomètre : sa partie la plus superficielle se détache de la paroi de
l’utérus et s’élimine avec le sang. Ce sont les règles, qui durent de trois à sept jours.
La quantité de sang perdue lors des règles est limitée : l’équivalent d’une à six
cuillerées à soupe. Ce sang est mélangé avec le liquide qui filtre à travers la paroi de
l’utérus et de très petits morceaux d’endomètre. Il ne coagule pas.
A la ménopause, le taux d’estrogènes chute. A la cinquantaine d’année, les ovaires
produisent moins d’estrogènes et de progestérone, les règles deviennent irrégulières
puis disparaissent. Certaines femmes souffrent de bouffées de chaleur, de sécheresse
vaginale et autres maladies.
Un traitement hormonal substitutif à base d’estrogènes de synthèse peut les soulager,
mais il nécessite une surveillance médicale régulière, car il entraine un risque
légèrement accru de tumeurs du sein et de l’endomètre.

II.5 LES ETAPES DE LA MATURATION SEXUELLE FEMININE


La maturation sexuelle ou la puberté commence des âges divers, en fonction de
facteurs génétiques et environnementaux. La maturation sexuelle intervient plutôt de
nos jours qu’il y a un siècle, probablement à cause des améliorations au niveau de la
nutrition, de la santé générale, et des conditions de vie.
Par exemple, chez les femmes, l’âge moyen de début des menstruations a baissé
d’environ 3 ans au cours des 100 dernières années. Toutefois, quel que soit l’âge de
début de la maturation sexuelle, celle-ci se déroule en général de la même manière.
Le premier signe visible de maturation sexuelle et le bourgeonnement du sein, suivi
de près par la poussée de croissance. Peu après, la pilosité apparaît au niveau du
pubis et des aisselles.
La menstruation commence habituellement deux ans environ après le début du
développement des seins et quand la croissance en taille ralentit après avoir atteint sa
vitesse maximale. La plupart des filles commencent à avoir leurs règles vers 12 ou 13
ans, mais il y a une grande marge.
En bref, les étapes suivantes se succèdent :
- Bourgeonnement du sein : 8-13 ans ;
- Poussée des poils pubiens : 8-14 ans ;
- Pic de croissance : 10- 15 ans ;

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- Première règles (ménarche) : 10- 16 ans ;


- Poussée des poils axillaires : 11-17ans ;
- Modification de la forme du corps : 11-14 ans ;
- Taille adulte du sein : 12- 16 ans.

II.6 LES HORMONES SEXUELLES MASCULINES


Les hormones masculines, également appelées androgènes, jouent un rôle essentiel
au niveau de certaines caractéristiques sexuelles et du développement de la masse
musculaire. Elles régulent également la pulsion sexuelle et bien d’autres fonctions.
1. LES TESTOSTERONES
C’est l’hormone masculine par excellence. Elle est produite essentiellement dans les
testicules.
En général, on peut dire que la testostérone est responsable du développement des
caractéristiques sexuelles masculines, comme la croissance du duvet facial et
corporel, l’accroissement de la taille des testicules durant la puberté, la voix plus grave
et le développement de la masse musculaire. En tant que telle, cette hormone joue un
rôle fondamental au niveau du fonctionnement du corps de l’homme.
Par ailleurs, elle remplit également une fonction essentielle au niveau de la santé
sexuelle et reproductive de l’homme, car elle contribue à la production de sperme, au
maintien de l’érection et de la pulsion sexuelle. On oublie souvent qu’elle a également
un impact sur la santé mentale. Les taux de testostérone peuvent exercer une
influence sur la mémoire, la concentration et l’état d’âme, c’est pourquoi le déficit de
cette hormone a été associé à la fatigue, à l’irritabilité et même à la dépression.
Au fur et à mesure que l’homme vieillit, les taux de testostérone diminuent, ce qui est
associé à une série de changements au niveau physique et émotionnel comme la perte
de masse musculaire et de densité osseuse, la diminution de l’énergie et de la libido,
ainsi que l’apparition éventuelle de symptômes dépressifs.
Sous la direction de l’hypophyse, les testicules, glandes sexuelles masculines,
sécrètent des hormones mâles (androgènes).
La testostérone est produite en continu par les testicules. Elle régule les fonctions
reproductrices en assurant la production de spermatozoïdes.
Elle est aussi l’hormone de la force physique et mentale : elle favorise la prise de
muscle (hormone stéroïde utilisée comme dopant par les sportifs), la perte de graisse,
l’activité, la libido, l’esprit de compétition et l’agressivité.
In utero déjà, le fœtus masculin produit de l’hormone mâle qui virilise. A sa naissance,
le bébé de sexe masculin a un taux de testostérone quasiment identique à celui d’un
homme adulte. Puis ce taux diminue, le petit garçon entre dans une phase de latence
jusqu’à l’âge de 13 ou 14 ans, où ses testicules recommencent à produire davantage
d’hormone mâle.

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2. LA DIHYDROTESTOSTERONE (DHT)
Elle est produite à partir de la conversion de la testostérone, présente dans les tissus
dans les tissus du corps, grâce à une enzyme appelée 5 alpha-réductase.
Elle exerce également une influence sur les caractéristiques sexuelles masculines
secondaires et la régulation de la pulsion sexuelle, mais dans une moindre mesure
que la testostérone. Grâce au fait qu’elle s’allie aux récepteurs des follicules capillaires
et de la peau, elle influence surtout la répartition des cheveux et la production de
sébum, c’est pourquoi elle est responsable de la calvitie masculine, chez les individus
génétiquement susceptibles et de l’apparition de l’acné.
Elle joue également un rôle important quant à la santé de la prostate. Comme on le
sait, la prostate est un organe fondamental pour la reproduction masculine. Sa
croissance excessive peut être favorisée par des troubles des taux de DHT.
Finalement, il a été suggéré que la DHT pourrait être liée à la régulation de la graisse
corporelle chez les hommes.
3. L’HORMONE LUTEINISANTE (LH)
Elle est sécrétée par la glande pituitaire (hypophyse) située à la base du cerveau, elle
joue un rôle fondamental quant à la production de la testostérone, en stimulant les
cellules de Leyding qui la sécrètent.
Un des rôles les plus remarquables de la LH, c’est qu’elle stimule, comme nous le
soulignons ci-dessus, les cellules de Leyding des testicules pour produire la
testostérone. Les taux de testostérone maintenus par la LH sont essentiels pour qu’il
y ait désir sexuel et une production normale de sperme.
En outre, la LH exerce également une influence sur les cellules de Sertoli des
testicules, essentielles pour le développement et la formation des spermatozoïdes.
4. L’HORMONE FOLLICULO-STIMULANTE (FSH)
Egalement sécrétée par la glande pituitaire, elle agit au niveau des testicules pour
stimuler la production de sperme.
Même si elle est souvent associée à la fonction reproductive féminine, la FSH joue
aussi un rôle important dans le corps de l’homme. Une de ses fonctions fondamentales
consiste à agir directement sur les cellules de Sertoli pour aider à réguler un processus
au cours duquel quelques cellules germinales engendreront des spermatozoïdes mûrs
et fonctionnels.
Elle intervient également au niveau de la régulation de la testostérone tout comme la
LH. Par conséquent, s’il y a un manque de FSH, cela provoque un problème au niveau
de la production de spermatozoïdes et de la fonction testiculaire.
Les taux des hormones peuvent être altérés par divers facteurs comme l’âge, la santé
en général ou les conditions médicales. Mais, en général, on peut dire que les taux
normaux des hormones masculines sont les suivants :
- Testostérone : entre 300 et 1000 ng/DL ;

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- DHT : les taux normaux varient, mais en général ils sont inférieurs à ceux de la
testostérone ;
- LH : entre 1,5 et 9,3 mlU/ML ;
- FSH : entre 1,4 et 18,1 mlU/ml.
II.7 LES ETAPES DE LA MATURATION SEXUELLE MASCULINE
La maturation sexuelle masculine se manifeste par les changements sexuels, débute
par le développement du scrotum et des testicules, généralement suivi par un
allongement du pénis.
La pilosité pubienne apparaît ensuite. La pilosité sur le visage et au niveau des
aisselles apparaît environs deux ans après la pilosité pubienne. La poussée de
croissance commence généralement un an après le début de grossissement des
testicules. Aux Etats-Unis, les garçons ont habituellement leur première éjaculation
entre 12 ans et demi et 14 ans, à peu près 1 an après l’accélération de croissance du
pénis.
Les jeunes garçons adolescents ont souvent une légère hypertrophie des seins
(gynécomastie), qui disparaît généralement en quelques années.
En général, les étapes suivantes se succèdent :
- Croissance du scrotum et des testicules : 11-16 ans ;
- Modification de la voix : 11-18 ans ;
- Allongement du pénis : 11-15 ans ;
- Poussée des poils pubiens : 11-14 ans ;
- Pic de la croissance : 12-17 ans ;
- Modification de la forme du corps : 12-17 ans ;
- Poussée des poils du visage et axillaires : 13-18 ans.
II.8 LA FECONDATION
La fécondation est la rencontre entre le spermatozoïde et l’ovule qui aboutit à la
production d’une cellule dite le zygote ou œuf fécondé.
C’est la cellule à partir de laquelle se formera le futur enfant. Il convient de noter que
la fécondation a lieu dans le premier tiers de la trompe utérine. L’œuf fécondé descend
jusqu’à la matrice ou l’utérus.

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2ème PARTIE : MICROBIOLOGIE


00. INTRODUCTION
00.1 DEFINITION
La microbiologie est une sous-branche de la biologie consacrée à l’étude des micro-
organismes. Les micro-organismes ou les microbes (du grec MICROS= petit, BIOS=
vie, LOGOS= science ou étude).
D’après son étymologie grecque, la microbiologie est la science des êtres vivants de
petite taille. Leurs dimensions sont très inférieures au millimètre, elles s’expriment en
microns.
00.2 INTERET
La microbiologie permet aux apprenants de découvrir un autre monde vivant, celui de
« infiniment petit », le monde des micro-organismes dont la taille se situe en delà de
la limite du pouvoir séparateur de l’œil.

CHAPITRE I : PLACE DES MICRO-ORGANISMES DANS LE MONDE VIVANT


I.1 BIOLOGIE DES MICROBES
I.1.1 GENERALITES
Les microbes comme tous les êtres vivants accomplissent diverses fonctions,
notamment : la nutrition, la respiration, la multiplication ; mais les micro-organismes
présentent cependant certaines particularités biologiques.
I.1.2 FONCTIONS BIOLOGIQUES DE LA VIE DES MICROBES
 La Digestion et la nutrition
Les microbes, dépourvus de chlorophylle, doivent trouver les aliments organiques. Ils
digèrent à l’aide de diastases. Ils absorbent les produits digérés par toute leur surface,
ce qui les a fait comparer à « un intestin retourné ».
Par leurs ferments digestifs, les micro-organismes jouent un rôle considérable dans la
transformation des substances organiques à la surface du globe.
 La respiration
On distingue trois groupes des microbes concernant la respiration :
 Les aérobies (du grec AEROS= air et BIOS= vie) : ce sont des microbes
pouvant vivre en présence de l’air ou de l’oxygène.
Exemple : Bacille de Koch, microcoque du vinaigre, bacille du charbon, bacille
diphtérique, etc.

 Les anaérobies : ce sont des microbes qui vivent en absence de l’oxygène ou


de l’air. Ils vivent généralement en profondeur des liquides des cadavres ou du
sol.

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Exemple : Bacille tétanique

 Les anaérobies facultatifs : ils peuvent vivre en présence ou en absence de l’air


ou de l’oxygène.
Exemple : levure de bière, bacille typhoïdique.

 Sécrétion de toxines :
Beaucoup de microbes pathogènes secrètent de même une toxine soluble externe. Si
les toxines sont produites à l’intérieur du micro-organisme, elles portent le nom
« d’endotoxines », pouvant être responsables des troubles graves ; et ceux qui
causent des dégâts externes sont dits « exotoxines ».
 Sécrétions antibiotiques
En 1928, le Docteur Alexander FLEMMING remarque que les microbes (bactéries et
champignons) peuvent être capables de synthétiser certaines substances pouvant
inhiber le développement et la multiplication des microbes ou même les tuer. Il les
attribua le nom des antibiotiques (du grec ANTI= contre et BIOS= vie) ; c’est-à-dire
les substances qui s’opposent à la vie microbienne.
Exemple :
- Les moisissures sécrètent de la streptomycine (streptomyces) ;
- Le penicillium notatum sécrète la pénicilline ;
- Le bacille sécrète la tyrothricine ;
- Streptomyces : chloromycétine et l’auréomycine.

 Productions de chaleur et de la lumière


La chaleur est produite par un nombre inimaginable de bactéries qui vivent au dépend
de la matière organique morte.
D’autres sont phosphorescences, ils produisent des substances colorantes.
Exemple : le staphylocoque doré produit la couleur jaune de ses cultures.
 Multiplication
La division se fait par scissiparité transversale. Quand les conditions sont favorables,
les bactéries se multiplient avec une extraordinaire rapidité.
 Formes de résistance : les spores
Lorsque les conditions sont défavorables, l’amibe s’enkyste. Certaines bactéries,
comme le bacille subtil, peuvent résister de même au froid, à la sécheresse ou au
manque de nourriture. Ainsi, après la formation du voile, lorsque la substance nutritive
de l’infusion se trouve épuisée, le protoplasme de chaque bacille se rassemble en une
petite masse sombre, arrondie de 1 à 2 microns de diamètre, enveloppée d’une
membrane résistance, c’est la spore.

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La spore est la forme de résistance qui assure la conservation de l’espère. Ce sont


surtout les bactéries qui vivent dans la terre, sur les plantes, elles sont exposées aux
intempéries.
Exemple : bacille subtil, bacille du tétanos, bacille du charbon et les bacilles de la
gangrène gazeuse, etc.
I.2 TECHNIQUES DE CONSERVATION DES ALIMENTS
1. FUMAISON
La fumée détruit les germes et réduit la quantité d’eau disponible, c’est-à-dire qu’elle
peut se lier ou non à d’autres molécules, contenue dans les aliments en les
desséchant. De plus, le fumage donne aux aliments une couleur et un arôme typique.
 Le fumage à froid :
Le fumage à froid correspond davantage à une méthode de conservation des aliments.
En effet, l’environnement du fumage à froid expose les aliments à une température
basse, l’aliment reste donc cru et/ou salé. Il ne cuit pas les aliments mais les conserve
et les parfume.
Le fumage à froid dure quant à lui plusieurs heures à plusieurs jours et n’atteint pas
plus de 28°C (température au-delà de laquelle une cuisson peut démarrer). Il aide à la
conservation des produits car une longue exposition à la fumée inhibe les
champignons.
Le fumage ne se limite pas au poisson et à la viande, de nombreux autres ingrédients
peuvent être fumés, voici quelques pistes :
- Du fromage comme le camembert, comté, fromage à Raclette.
- Des légumes comme des aubergines.
- L’ail, le riz, les œufs, etc.

2. SALAISON
La salaison ou salage est une méthode de conservation des aliments par le sel. Ce
procédé utilise le bain de saumure ou du sel sec. Il s’agit d’une méthode de
conservation des aliments par diminution de l’activité de l’eau.
Le salage au sel est la méthode la plus ancienne et la plus simple pour conserver les
aliments. Elle consiste à immerger une denrée périssable avec du gros sel, puis à la
laisser reposer dans un récipient pendant plusieurs jours. Le sel va extraire l’eau des
aliments. Cette pratique présente deux intérêts.
Si vous pouvez également les placer dans une boîte hermétique afin qu’elles ne
prennent pas l’odeur du réfrigérateur, c’est encore mieux. Un petit sac en coton ou un
torchon pourront également les protéger, mais attention aux lessives trop odorantes
qui pourraient inhiber vos salaisons.
Le sel est hygroscopique, c’est-à-dire qu’il a la propriété d’absorber l’eau et l’humidité
de l’air. Sans eau disponible, les bactéries présentes se dessèchent et ne peuvent plus

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se développer, ce qui empêche le pourrissement. Le sel sec sur la viande ou le poisson


contribue aussi à la déshydratation.
3. SECHAGE
Le séchage est une méthode de conservation des aliments par déshydratation ou
dessiccation. Il permet de ralentir la progression des bactéries, des levures et des
moisissures en réduisant la quantité d’eau libre.
La technique de séchage est similaire à celle des champignons. Lors de chaudes
journées, on place les tranches ou petits morceaux sur des grilles, des lattes de bois
ou on les enfile sur des fils. Le tout sèche au soleil ou dans un endroit sec, aéré et
chaud. Le temps de séchage varie en fonction des aliments.
 Séchage à plat
Pressez-les délicatement pour les essorer autant que possible. Puis, placez-les sur
une serviette, roulez la serviette et pressez très doucement pour retirer l’excès d’eau.
Enfin, étendez-les à plat sur un séchoir en vous servant de serviettes comme base
afin d’éviter toute marque ou pli.
Quelle est la différence entre le séchage et la déshydratation ?
La réponse est simple : aucune. Il s’agit d’un procédé qui consiste à retirer l’eau des
aliments par traitement de chaleur.
4. TECHNIQUE PAR LE FROID
Dès lors, il convient d’utiliser la technique la plus appropriée pour chaque aliment et
chaque produit que vous souhaitez conserver. Il existe donc trois techniques de
conservation par le froid pour vos aliments :
- La réfrigération : elle consiste à maintenir les aliments à une température, entre
0°C et 8°C, proche du point de congélation. Il est souvent utilisé pour les
aliments frais afin de ralentir la croissance microbienne.

- La congélation : La congélation se fait à une température de -18°C. elle bloque


toute vie enzymatique et microbienne. Les aliments congelés conservent de 1
à 24 mois.

- La surgélation : elle consiste à congeler rapidement les aliments à des


températures inférieures à -18°C. Elle permet de suspendre le développement
des organismes responsables de la détérioration des produits. Les aliments
surgelés peuvent être conservés pendant plusieurs mois sans perdre leur
qualité nutritionnelle.

Le froid limite voire stoppe la prolifération des micro-organismes. De ce fait, les


denrées alimentaires périssables doivent être maintenue entre 0°C et +4°C pour les
produits très périssables ; et inférieur à +8°C pour les denrées périssables.
En froid négatif, la température de référence est de -18°C mais certaines denrées
moins fragiles et destinées aux professionnels peuvent être conservées à -12°C.
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5. TECHNIQUE DE CONSERVATION PAR LA CHALEUR


Les trois principales méthodes de conservation des aliments par la chaleur sont :
- La pasteurisation : La pasteurisation a pour but la destruction des micro-
organismes pathogènes. La technique utilisée consiste à soumettre les aliments
à une haute température mais qui reste toutefois légèrement inférieur à 100°C.
Puis de les refroidir brutalement.

- L’appertisation : l’appertisation est définie comme une méthode de conservation


des aliments par stérilisation à la chaleur, dans des récipients hermétiquement
clos. Il peut aussi bien s’agir de locaux en verre, de boîtes de conserve
métalliques, que de barquettes, sachets Doypack, etc.

- Le traitement à ultra haute température (UHT) : utilisé pour la stérilisation


d’aliments à faible taux d’acidité, le traitement UHT implique le chauffage du
produit à plus de 135°C. il détruit tous les micro-organismes afin de rendre le
produit fini propre à la distribution à température ambiante.

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3ème PARTIE : ECOLOGIE


OO. INTRODUCTION
01. DEFINITION ET ORIGINE DE L’ECOLOGIE
L’écologie dérive de deux mots grecs « OIKOS » qui signifie « maison » et « LOGOS »
qui veut dire « science ou étude ».
Etymologiquement parlant l’écologie est une science qui étudie la maison. La maison
dans le sens de l’habitat d’un être vivant.
Au sens large, l’écologie est une branche de la biologie qui étudie l’habitat des êtres
vivants. Elle est l’étude des relations entre les êtres vivants entre eux, et entre ces
derniers et leur milieu de vie.
02. SUBDIVISION
L’écologie comporte trois principales subdivisions :
a) L’autoécologie : elle étudie des rapports d’une espèce avec son milieu.
b) L’écologie des populations : elle étudie les caractéristiques qualitatives et
quantitatives des populations.
c) La synécologie : elle analyse les rapports entre les individus appartenant aux
différentes espèces d’un même groupement avec leur milieu.
En se basant de la notion des règnes, on distingue :
- L’écologie animale ou zoo-écologie : elle étudie les rapports entre les espèces
animales entre elles, et entre ces espèces et leur milieu.
- L’écologie végétale ou la phyto-écologie : elle étudie les relations entre les
espèces végétales, et entre ces espèces et leur milieu.

03. INTERET DU COURS


L’écologie revêt essentiellement une triple importante vitale ; entre autre :
a) Sur le plan de formation : elle permet d’aiguiser le sens, le raisonnement,
l’intuition et l’esprit d’analyse.
b) Sur le plan économique : elle aborde des questions importantes de
l’alimentation et de sa production.
c) Sur le plan des communautés nationales et internationales : l’écologie favorise
la prise de conscience face aux problèmes individuels et collectifs notamment
assainissement du milieu de vie (hygiène, salubrité), utilisation rationnelle des
ressources naturelles, conservation, protection des espèces et des
communautés vivantes pour les générations futures.

04. DEFINITION DE QUELQUES CONCEPTS


1. LA BIOCENOSE
La biocénose est un groupement des êtres vivants rassemblés par l’attraction non
réciproque qu’exercent sur eux les divers facteurs du milieu.

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La biocénose est l’ensemble des populations des diverses espèces animales,


bactériennes et végétales dans un milieu donné.
La biocénose est également appelée communauté biologique.
Exemple : Hippopotames, crocodiles, carpes, tilapia, clarias, jacinthe d’eau, herbes et
bactéries vivant dans une rivière.
2. LE BIOTOPE
Le biotope est le milieu physique et chimique où est implantée la biocénose. Le biotope
est un ensemble des facteurs du milieu (facteurs climatiques, chimiques et physiques)
qui favorisent l’existence dans la nature des populations ou des biocénoses
déterminées. On l’appelle encore habitat.
3. L’ECOSYSTEME
L’écosystème est un ensemble des structures qui lient les êtres vivants entre eux à
leur environnement physique.
L’écosystème est donc un système biologique fonctionnel et ouvert, qui inclut une
communauté d’êtres vivants et leur environnement (facteurs climatiques et
édaphiques).
4. LA BIOMASSE
La biomasse est le poids de la matière fraîche ou sèche des individus par unité de
surface ou de volume.
Exemple : 500 tonnes d’arachides par ha.
5. LA BIOSPHERE
La biosphère est l’ensemble d’écosystèmes naturels développés au sein des mers ou
à la surface des continents ou encore dans les zones qui les séparent (estuaire).
En bref, la biosphère est la partie de la planète terre où la vie est possible.
6. FAUNE
Ensemble des animaux vivant dans une région donnée.
Exemple : les animaux de la forêt de MOLESE à Ndeke.
7. FLORE
Ensemble des végétaux (plantes) d’une région donnée.
Exemple : les plantes de la forêt MOLESE à Ndeke

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CHAPITRE I : LES FACTEURS ECOLOGIQUES


I.1 GENERALITES
Le facteur, en général, est une cause capable de provoquer, bloquer ou supprimer
l’apparition d’un phénomène.
Ce sont ces facteurs écologiques qui influencent les rapports entre un organisme
vivant et son milieu d’une part et d’autre part entre cet organisme et les autres
organismes ; c’est-à-dire que tout être vivant est soumis dans le milieu où il vit aux
actions simultanées d’agents climatiques, édaphiques, chimiques ou biologiques très
divers.
Un facteur écologique est donc tout élément de l’environnement capable d’agir
directement sur les organismes vivants durant au moins une phase de leur cycle de
développement.
I.2 TYPES DES FACTEURS ECOLOGIQUES
Les facteurs écologiques se répartissent en :
- Les facteurs abiotiques ;
- Les facteurs biotiques.

a) LES FACTEURS ABIOTIQUES


Ils sont composés des facteurs climatiques, édaphiques (caractéristiques du sol), la
composition chimique de l’eau. Ils sont des facteurs écologiques qui interviennent de
diverses manières sur l’organisme vivant en :
- Eliminant certains êtres vivants de territoires dont les caractéristiques
climatiques ou physico-chimiques ne leur conviennent pas et en intervenant
également dans leur distribution géographique ;
- Modifiant les taux de fécondité et de mortalité des diverses espèces, donc en
agissant sur la densité des populations ;
- Favorisant l’apparition des modifications adaptatives.

b) LES FACTEURS BIOTIQUES


Ils rassemblent les facteurs de prédation, de compétition, de parasitisme. Ce sont les
interactions qui se manifestent entre les divers êtres vivants habitant un milieu donné.
On les catégorise en réactions homotypiques (celles qui s’observent ente individus de
la même espèce : effet de groupe, effet de masse, compétition intra-spécifique) et en
réactions hétérotypiques (celles se réalisant entre les individus d’espèces différentes :
neutralisme, mutualisme, parasitisme, prédation).
NB : La présente classification contient une part d’arbitraires, car il est parfois difficile
de classer un facteur dans un groupe comme dans l’autre.
Exemple : La température connue comme un facteur abiotique subit souvent des
modifications en présence des organismes vivants.

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1) LES REACTIONS HOMOTYPIQUES


Ce sont des relations qui se produisent entre les individus d’une même espèce. Ces
relations sont variées :
 Effet de groupe : ce sont des modifications qui interviennent quand les animaux
de même espèce sont groupés par deux ou plus de deux.

 Effet de masse : ce sont les conséquences qui se produisent quand le milieu


est surpeuplé. En général, l’effet de masse a des conséquences néfastes pour
les animaux.

 Les compétitions intra-spécifiques : elles se caractérisent par la solidarité des


individus d’une même espèce puisqu’ils peuvent se produire entre eux.

2) LES REACTIONS HETEROTYPIQUES


La cohabitation de deux espèces différentes peut avoir sur chacune d’elles, une
influence nulle, favorable ou défavorable. Les divers cas possibles sont :
 Le neutralisme : les deux espèces sont indépendantes. Elles n’ont aucune
influence l’une sur l’autre.

 La compétition : chaque espèce agit défavorablement sur l’autre. Cette


compétition se fait pour la recherche de la nourriture, de l’abri, des lieux de
ponte, etc.

 Le mutualisme : chaque espèce ne peut vivre, croître et se reproduire qu’en


présence de l’autre, les deux espèces vivent en symbiose.

 La coopération : les deux espèces forment une association qui n’est pas
indispensable, chacune pouvant vivre de façon isolée. Cette association
apporte à toutes les deux espèces un avantage.

 Le commensalisme : l’association comprend dans ce cas une espèce


commensale qui en tire profit et une autre qui est hôte n’en tire aucun
avantage. Les organismes commensaux exercent les uns sur les autres des
coactions de tolérances réciproques.

 L’amensalisme : dans ce type de coaction, une espèce est dite amensale


lorsqu’elle est inhibée dans sa croissance ou dans sa reproduction tandis que
l’autre est dite inhibitrice.

 Le parasitisme : généralement, une espèce parasite plus petite inhibe la


croissance ou la reproduction de son hôte et en dépend directement pour son
alimentation. Le parasite peut entraîner la mort de son hôte.

 La prédation : l’espèce prédatrice attaque l’espèce proie pour s’en nourrir.

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CHAPITRE II : ECOSYSTEME
II.1 NOTIONS
On se rappelle qu’un écosystème est l’ensemble formé du biotope et de la biocénose.
Il est donc un ensemble complexe de plusieurs facteurs biotiques qui sont
interdépendantes.
La dégradation par l’homme de l’écosystème entraîne non seulement sa disparition,
mais elle implique aussi un déséquilibre tant sur le plan écologique que sur le plan
géographique et humain.
La dégradation de l’écosystème implique plusieurs répercussions néfastes dont les
principales sont :
a) LA RAREFACTION ET/OU LA DISPARITION DES ESPECES
La forêt, le biotope privilégié des animaux sauvages, étant dévastée
systématiquement par l’homme, certaines espèces animales, végétales sont
devenues très rares dans le monde entier et dans notre pays, la RDC particulièrement.
Ce fait entraîne la disette et autres fléaux.
La déforestation a contraint les animaux tels que les éléphants, les lions, les léopards,
les sangliers vivant dans les grandes forêts de se déplacer vers d’autres forêts leur
offrant des conditions de vie commodes.
Les gros singes, des buffles, etc. sont devenus rares. Dans d’autres coins du monde,
ces espèces ont disparu complètement.
A cause de la disparition de certaines espèces végétales, il y a des chenilles et des
champignons qui n’apparaissent plus dans nos forêts actuelles en RDC. L’espèce
Gorille (Gorila berila) qui vivait au parc de Virunga est menacée de disparition
définitive.
A cause du recul des forêts ombrophiles, un primate lémurien DUBETO-WIA
madagascarin est menacé de disparition au Madagascar.
Les eaux sont spoliées par l’homme qui use de méthodes dévastatrices de pêche. Il y
a des poissons que les générations actuelles ne connaissent que des noms.
b) LES TROUBLES CLIMATIQUES
Le climat et la végétation sont étroitement liés entre eux et interfèrent l’un sur l’autre.
L’insuffisance des pluies ne peut permettre à la forêt de se développer et l’absence de
la forêt réduit la pluviosité.
Ainsi, un défrichement intensif peut-il entraîner la transformation définitive du climat.
GRINEVALD nomme les forêts tropicales « des machines à faire la pluie ».
La forêt joue donc un rôle majeur sur le mécanisme des précipitations (pluies) et la
déforestation diminue celles-ci.
Les troubles climatiques peuvent affecter la situation alimentaire et financière de la
population locale.

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Ils peuvent déséquilibrer le processus vital d’une population qui vit dans une contrée
où le sol est dégradé suite à la déforestation.
Celle-ci baisse le rendement agricole et la durée de la jachère.
c) LA DEGRADATION DE SOL
Dans la nature, le sol est protégé par le couvert végétal. Ce dernier se comporte
comme une éponge, retenant l’eau des pluies et lui donnant le temps de percoler vers
les réservoirs souterrains dont elles échappent petit à petit vers les rivières et vers les
fleuves.
La destruction de ce couvert végétal (surtout en pente) conduit à des conséquences
parfois incalculables.
C’est ainsi par exemple qu’après une forte pluie, l’eau ruisselle au lieu qu’elle soit
retenue et/ou s’infiltré dans le sol. Elle entraîne avec elle le sol (érosion).
II.2 CARACTERISTIQUES D’UN ECOSYSTEME
Un écosystème se caractérise par une certaine stabilité. Un équilibre que les
interactions entre les organismes permettent de conserver. Ceux-ci vivent en
symbiose, c’est-à-dire qu’ils ne peuvent pas vivre les uns sans les autres.
II.3 TYPES D’ECOSYSTEMES
Ils existent deux grands types d’écosystèmes :
- Les écosystèmes aquatiques ;
- Les écosystèmes terrestres.

a) Les écosystèmes aquatiques :

 Définition
Un écosystème aquatique est un écosystème dans et autour d’un plan d’eau il
s’oppose aux écosystèmes terrestres qui sont ceux que l’on trouve sur terre. Des
communautés d’organismes dépendant les uns des autres et de leur environnement.
 Types d’écosystèmes aquatiques
Les étangs, les lacs et les cours d’eau constituent des exemples familiers
d’écosystèmes aquatiques. Toutefois, ceux-ci englobent également des zones, telles
que des plaines d’inondation et des terres humides, qu’elles soient inondées toute
l’année ou seulement pendant certaines périodes. On retrouve des écosystèmes
comme des zones peu végétalisées, des forêts et plantations, des prairies, des points
et lignes du paysage, etc.
 Fonctionnement
Un écosystème aquatique produit constamment de la matière vivante. Celle-ci est
progressivement transformée en matière organique morte, qui est elle-même ensuite
lentement minéralisée, en partie ou en totalité.

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 Fonctions biologiques des écosystèmes aquatiques


Les écosystèmes d’eau douce comme les lacs, les rivières et les zones humides sont
essentiels à la survie, à la santé et aux moyens de subsistance. Egalement connus
sous le nom de plans d’eau intérieurs ou d’écosystèmes aquatiques terrestres, ils
assurent la fourniture de notre eau potable, industrielle et énergétique.
b) Les écosystèmes aquatiques

 Définition
Les écosystèmes terrestres sont des composantes essentielles de notre
environnement. Prairies, forêts tempérées, forêts boréales et tropicales, toundras ou
encore déserts actuellement une diversité faunistique et floristique d’une
exceptionnelle richesse
Ce sont des systèmes biologiques où les êtres vivants ont pour support le sol (la terre).
Ces écosystèmes sont soit des forêts, des déserts, des prairies ou des régions
côtières. Selon le climat du biome, plus d’un écosystème terrestre peut se présenter.
Voici quelques exemples de gestes écologiques concrets pour agir à votre échelle sur
la préservation de la biodiversité :
- Choisissez des produits en bois issu de forêts durablement gérées ;
- Triez vos déchets ;
- Prenez soin des insectes ;
- Installez des nichoirs à oiseaux ;
- Privilégiez les clôtures végétales, etc.

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CHAPITRE III : EQUILIBRE ECOLOGIQUE


III.1 DEFINITION
L’équilibre écologique est l’équilibre naturel qui se réalise entre les êtres vivants et leur
milieu, en particulier au sein d’une chaîne alimentaire.
En contradiction avec un déséquilibre écologique, qui est la principale cause de la
réduction de la biodiversité est l’exploitation massive et non raisonnée des ressources
de notre planète. Dans une course à l’hyperconsommation, les sols sont surexploités,
les surfaces naturelles régressent ou subissent une pollution massive aussi bien dans
l’eau qu’en surface.
III.2 FONCTIONS DE L’EQUILIBRE ECOLOGIQUE
En effet, dans tout écosystème, le maintien de la diversité spécifique qui le constitue
est source de stabilité. Plus un écosystème est riche, plus il est complexe, plus il est
dynamique, stable et fonctionnel. Préserver la biodiversité est donc nécessaire au
maintien des services écosystémiques qu’elle nous offre.
Le maintien d’un équilibre écologique peut être : « consommer des fruits et légumes
de saison est une façon simple de préserver la biodiversité et maintenir l’équilibre de
nos écosystèmes, et ce pour plusieurs raisons. D’abord, elles permettent de suivre et
respecter le cycle naturel de semis et de croissance des végétaux, sans forcer la
nature.
Un équilibre naturel est un écosystème dont la biocénose reste sans grand
changement pendant longtemps.
III.3 FONCTIONS ECOLOGIQUES DE LA FORET : DESCRIPTION DES
PROCESSUS BIOLOGIQUES
Fonction écologique Description du processus biologique
Echanges gazeux Ces échanges se font à l’interface entre plusieurs milieux,
principalement entre l’atmosphère et la végétation
(confère photosynthèse : absorption de CO2 et rejet de
l’oxygène par les végétaux).
Autoépuration de l’eau Un ensemble de processus biologiques et chimiques
permettent l’élimination de substances présentes dans
l’eau.
Piégeage de particules Les plantes (feuillage) constituent un filtre naturel qui
piège les particules de l’eau ou de l’air, ou favorise leur
dépôt en diminuant les vitesses des vents et des
courants.
Transports solides Dans les rivières et cours d’eau, les transports solides de
sédiments interviennent quand la vitesse du courant est
supérieure à la vitesse de sédimentation. En milieux non
aquatiques, les matières solides sont transportées par
l’eau de ruissellement ou le vent.
Résistance de la La structure et le complexe sol-racines des peuplements
végétation aux végétaux jouent un rôle dans la réponse de la végétation
perturbations aux forces des vents. La composition et la structure des

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peuplements végétaux conditionnent leur résistance aux


feux. La présente de la végétation constitue une barrière
naturelle qui limite la progression de l’avalanche.
Rétention de l’eau dans Les caractéristiques des sols des sédiments
les sols et les sédiments conditionnent l’infiltration de l’eau provenant des
précipitations et la recharge des nappes souterraines. La
capacité de rétention de l’eau a un rôle dans la limitation
des risques d’inondation et d’érosion des sols.
Ecoulements d’eau La présence d’eau de surface ou dans le sol a une
influence sur le climat local, en jouant sur l’humidité et les
températures.
Effet albédo/réflexion L’albédo correspond à la portion d’énergie solaire
réfléchie par rapport à l’énergie solaire incidente arrivant
sur une surface. Il est lié à la capacité des surfaces à
absorber ou réfléchir la lumière (influence sur le climat
local).
Approvisionnement des L’approvisionnement en matière organique des sols
sols et des sédiments en dépend de la restitution de la biomasse au sol et de sa
matière organique nature.
Décomposition de la La microfaune du sol (bactéries, champignons) et la
matière organique du macrofaune assurent la décomposition de la matière
sol, recyclage des organique par dégradation métabolique aérobie.
éléments nutritifs.
Formation de la Les processus de formation des sols et de sédimentation
structure des sols et dépendent des caractéristiques physiques et chimiques
processus de des sols, et des microorganismes et de la faune du sol.
sédimentation
Interactions biotiques L’ensemble des relations trophiques assure une
prédation-parasitisme- régulation entre les différentes espèces. Ces processus
compétition contribuent au contrôle biologique, en limitant les
parasites et la prolifération d’espèces. D’autres
interactions sont à souligner, comme la pollinisation.
Habitat/biotope Chacune des fonctions identiques ci-dessus ne peut être
remplie qu’en présence de certaines conditions biotiques
et abiotiques. Par exemple, certaines espèces ont besoin
d’un habitat spécifique pour leur reproduction. Si cet
habitat est dégradé, l’espèce ne peut se reproduire et ne
se maintient pas.

Exemple : un écosystème en équilibre

Producteurs (ex : plantes)

Transformateurs Décomposeurs
(Ex : vers de terre) (Ex : l’homme)

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4ème PARTIE : GEOLOGIE


OO. INTRODUCTION
1. DEFINITION
La géologie est la science qui a pour l’objet l’étude de la terre, particulièrement sa
partie superficielle appelée LITHOSPHERE ou croûte terrestre.
Elle étudie l’origine, l’évolution, l’histoire, la composition, la structure et tous les
phénomènes qui se déroulent en son sein.
2. SCIENCES APPARENTEES DE LA GEOLOGIE
Les sciences ou les disciplines qui accompagnent la géologie sont :
a) Géochimie : science qui s’occupe de la composition chimique de la terre et de
ses sous-ensembles.
b) Minéralogie : science qui étudie les minéraux.
c) Cristallographie : science qui étudie les minéraux cristallisés ou des cristaux.
d) Pétrologie ou lithologie : science qui étudie les roches en ce qui concerne les
circonstances et les mécanismes de leur formation.
e) Pétrographie : étude des roches qui s’occupe de leur description et leur
classification.
f) Géophysique : elle s’occupe de la structure d’ensemble du globe terrestre et
des forces qui l’agitent.
g) Pédologie : étude du sol qui est la partie la plus superficielle de la croûte
terrestre.
h) Volcanologie : étude des volcans
i) Séismologie : étude des tremblements de la terre.
j) Paléontologie : études des fossiles
k) Paléogéographie : elle s’occupe de l’étude de la géographie des milieux du
passé.
l) Stratigraphie : elle étudie l’ordre normal de la superposition des couches et leur
âge relatif.
m) Sédimentologie : étudie les sédiments ou les roches sédimentaires et leur
faciès.

CHAPITRE I : STRUCTURE DE LA TERRE


Dans son ensemble, la structure du globe terrestre est constituée de trois grandes
enveloppes emboîtées qui sont de l’extérieur vers l’intérieur :
- L’écorce terrestre (2%) ;
- Le manteau (81%) ;
- Le noyau (17%).

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I.1 L’ECORCE TERRESTRE


Elle comprend de la surface vers la profondeur, les trois couches suivantes :
- La couche détritique ou sédimentaire ;
- La croûte terrestre proprement dite ou la couche pierreuse ou encore la
lithosphère ;
- La couche océanique ou magmatique

a) LA COUCHE DETRITIQUE OU SEDIMENTAIRE


Elle est constituée de débris solides provenant de l’altération des roches dures
préexistantes. Ces débris constituent un ensemble meuble d’épaisseur variable de 0
à 10km selon l’intensité de l’altération.
b) LA CROÛTE TERRESTRE PROPREMENT DITE OU LA LITHOSPHERE
C’est cette couche qui constitue le domaine d’étude par excellence de la géologie et
qui est aussi fréquemment parcourue par les séismes.
Voici ses caractéristiques :
- Epaisseur : 10 à 50 km ;
- Densité : < 3 g/cm3 ;
- Nature : roches légères riches en silice et alumine, d’où le nom de SIAL.

c) LA COUCHE OCEANIQUE OU MAGMATIQUE


Elle est constituée de matières plus lourdes et basiques, une matière fluide, très
visqueuse et déformable. C’est dans cette nappe de fusion ignée, pâteuse que
s’aimantent en dernière analyse les volcans.
Ses caractéristiques :
- Epaisseurs : 50 à 80 km ;
- Densité : ± 3 g/cm3 ;
- Nature : fluide et en fusion, riche en silice et magnésie, d’où le nom de SIMA.
I.2 LE MANTEAU
Il comprend trois couches qui sont de l’extérieur vers l’intérieur :
- Le manteau supérieur ;
- L’asthénosphère ;
- Le manteau solide.
a) LE MANTEAU SUPERIEUR
- Epaisseur : 80 à 150km
- Nature : fluide, c’est le SIMA à péridot.

b) L’ASTHENOSPHERE
- Epaisseur : 150 à 500km
- Nature : plastique

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c) LE MANTEAU SOLIDE
- Epaisseur : 500 à 2900km
- Densité : 4 à 6g/cm3
- Nature : constitué de roches ultrabasiques.
I.3 LE NOYAU
Il est formé de deux couches qui sont :
- Noyau externe liquide ;
- Noyau interne solide.

a) NOYAU EXTERNE LIQUIDE


- Epaisseur : 2900 à 5120km
- Nature : liquide

b) NOYAU INTERNE SOLIDE


- Epaisseur : 5120 à 6378km
- Densité : 6 à 12g/cm3
- Nature : riche en fer (90%) et en nickel (8-10%), d’où le nom de NIFE.

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CHAPITRE II : TYPES DES SOLS


II.1 PRINCIPE DE LA CLASSIFICATION DES SOLS
La plupart des classifications des sols ont été élaborées par des pédologues sur base
des propriétés génétiques avec comme premier intérêt l’identification des individus
sols, leur classification et leur répartition.
Les pédologues subdivisent ainsi l’ensemble des sols en classes appelés « TAXA »,
c’est-à-dire des « unités pédologiques » ou taxonomiques ou niveaux de classification
contenant plusieurs noms des sols.
Il existe donc plusieurs systèmes de classification de sol par des pédologues avec
différents niveaux taxonomiques. Chaque système de classification a ses données et
sa nomenclature.
Par exemple, la « soil taxonomy » ou « système de classification américaine des sols »
distingue les niveaux taxonomiques ci-après :
- Les ordres des sols ;
- Les sous-ordres des sols ;
- Les grands groupes des sols ;
- Les petits groupes ou sous-groupes des sols ;
- Les familles des sols ;
- Les séries des sols, etc.
D’une manière générale, on distingue les classifications génétiques qui dépendent des
pédologiques parmi lesquels le climat est le facteur le plus important, et les
classifications synthétiques, plus récentes que les premières et basées sur la genèse,
la morphologie, la minéralogie, la microbiologie et les propriétés physico-chimiques
des sols.
II.2 BUT DE LA CLASSIFICATION DES SOLS
- Décrire les sols pour y distinguer différentes unités (but scientifique pour décrire
les propriétés fondamentales du sol compte tenu de leur genèse) ;
- Donner un outil de travail, c’est-à-dire des cartes des sols qui peuvent servir en
agriculture, aux génies civiles, à l’armée, à la géographie, etc.
II.3 DESCRIPTION DE QUELQUES CLASSIFICATIONS DES SOLS
II.3.1 CLASSIFICATIONS GENETIQUES
a) Critères
Essentiellement basés sur les facteurs pédogénétiques. Le facteur le plus important
c’est le climat suivi du chimisme des horizons et enfin de l’ensemble du climat et du
chimisme.

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b) Types des sols

1) En fonction du climat, on distingue 3 groupes des sols :

 Les sols zonaux : qui comprennent des sols de toundra, des sols des
régions arides, semi-arides avec steppe comme végétation, etc.
 Les sols intra-zonaux : qui comprennent les sol halomorphes (sols
salins), les sols hydromorphes (caractérisé par la présence de la nappe
phréatique avec gléyfication) et les sols calcimorphes.
 Les sols azonaux : on retrouve dans ce groupe les lithosols et les
alluvions.

2) En fonction du chimisme des horizons, on distingue :

 Selon la nature du complexe adsorbant :


 Les sols à complexe détruit (latérites) ;
 Les sols à complexe partiellement détruit (podzols) ;
 Les sols à complexe intacts.

 Selon la nature des cations saturants, les peuvent être :


 Podzols (sols-H+)
 Rendzines (sols-Ca2+)
 Sols salins (sols-Na+)
 Sols bruns (sols- H+- Ca2+).

 En fonction de ces deux critères précédents : on a une classification


mixte, basée sur le degré de lessivage et sur le climat. On distingue :
 Les sols à lessivage complet des carbonates sous climats froids,
humides, subtropicaux et équatoriaux.
 Les sols à lessivage incomplet sous climat aride
 Les sols à lessivage empêché totalement (sol à hydromorphie
permanente) et les sols à lessivage empêché partiellement (sol à
hydromorphie temporaire).

II.3.2 CLASSIFICATIONS SYNTHETIQUES


a) Critères
Dans la classification synthétique, les critères généraux utilisés sont :
- Le développement du profil ;
- Le mode d’altération chimique ;
- Le type de matière organique (humus) ;
- L’hydromorphie.

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b) Description de quelques classifications synthétiques

1) LA SOIL TAXONOMY OU CLASSIFICATION AMERICAINE (USDA)


 Critères
C’est une classification très objective, très précise et compréhensive dans laquelle
toutes les caractéristiques du sol sont en équilibre avec le milieu.
Comme critères, elle est basée sur « les horizons diagnostics », définis en détail du
point de vue géomorphologique, du point de vue propriétés physico-chimiques et du
point de vue de la microstructure.
Ces horizons sont répartis en deux groupes : les horizons diagnostics de surface
(Epipedons) et les horizons diagnostics de profondeur.
 Catégories des sols selon la soil taxonomy
On distingue :
- Des ordres des sols : au total 12 ordres ;
- Des sous-ordres des sols : au total 47 sous-ordres ;
- Des grands groupes des sols : 225 ;
- Des sous-groupes des sols : 990 aux USA ;
- Les familles des sols : 4500 aux USA ;
- Des séries des sols : 10.500 aux USA.
NB : la soil taxonomy distingue les sols minéraux d’une part et les sols organiques
d’autre part.
2) CLASSIFICATION FRANCAISE

 Critères
Cette classification décrit le sol des régions les plus froides aux régions les plus
chaudes. Comme unité taxonomique, elle distingue les classes, les sous-classes et
les groupes des sols.
3) CLASSIFICATION DE LA FAO

 Principe
Elle s’inspire de la classification américaine, mais a pour but d’uniformiser les cartes
des sols du globe en dépit du langage diversifié des chercheurs et des systèmes de
classification des divers pays. Elle voudrait élaborer des cartes du sol du globe que
tout le monde peut comprendre. Elle n’est pas une classification systématique, mais
plutôt une classification utilitaire.
Elle diffère de la classification américaine du fait que :
- L’horizon mollique n’a pas la même importance qua dans la classification
américaine car, ici il intervient au niveau de sous-groupe ;
- Un nouvel horizon intervient, l’horizon gleyique où il y a présence des
caractéristiques propres à l’hydromorphie ;
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- La nomenclature a le souci d’être logique et en rapport avec le degré du


vieillissement des sols, cette nomenclature facilite l’utilisation ;
- Les subdivisions sont simplifiées au maximum.

 Niveaux taxonomiques
Ils commencent par les groupes qui se subdivisent en sous-groupes et se terminent
enfin par des phases des sols. Les groupes appelés MAJ en anglais MAJOR SOILS
sont au nombre de deux : les groupes de sols peu évolués et le groupe des sols bien
développées.
4) LA WRB (WORLD REFERENCE BASE OU LA BASE DE REFERENCE
MONDIALE POUR LES RESSOURCES EN SOLS)

 Objectif
La WRB apparaît comme un nouveau système de classement des sols et son objectif
original était de créer des passerelles entre les classifications nationales et/ou les
classifications internationales précédentes.
 Principes de la WRB
Les principes de cette classification sont :
- Un regroupement pratique en groupes de référence qui partagent un ensemble
de traits causant un comportement distinct ;
- Les qualifications au 2e niveau sont aussi basés sur des considérations
pratiques permettant de faire le plus d’affirmations spécifiques à propos du
comportement du sol.
- Le système est testé de deux manières : les sols ayant des comportements
similaires et les sols qui sont classés ensemble dans les systèmes nationaux.

 Niveaux taxonomiques : on distingue :

- Structure de la WRB-1998 : la WRB est une classification à deux niveaux : les


groupes des sols de référence au nombre de 30 et les subdivisions du 2 e
niveau.
- Structure de la WRB-2006 : la WRB 2006 a la même organisation en deux
niveau taxonomiques que la WRB 1998. La différence réside au nombre des
groupes des sols de référence qui sont au nombre de 32 au lieu de 30 dans la
WRB 1998.

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CHAPITRE III : LA CROÛTE TERRESTRE


III.1 DEFINITION
La croûte terrestre, appelée aussi écorce terrestre, est la partie superficielle et solide
du manteau dont est faite la Terre. C’est la partie supérieure de la lithosphère (qui
constitue les plaques tectoniques).
La limite entre la croûte terrestre et le manteau supérieur est la discontinuité de
Mohorovicic.
La croûte terrestre existe en deux variétés radicalement différentes : la croûte
continentale, de composition pétrologique principalement granitoïdique, et la croûte
océanique de nature essentiellement basaltique.
III.2 COMPOSITION CHIMIQUE DE LA CROÛTE TERRESTRE
La majorité des roches constituant la croûte terrestre sont des silicates qu’on a
l’habitude de décrire par leur composition en oxydes, l’oxygène étant l’élément
chimique de loin le plus abondant.
Parmi les éléments pouvant prendre une forme réduite, seuls le chlore, le soufre et le
fluor sont susceptibles de créer des minéraux.
De fait, leur quantité totale dans n’importe quelle roche dépasse rarement 69%.
Au début du XXe siècle, Frank WIGGLESWORTH CLARKE a calculé que 47% de la
croûte terrestre est faite d’oxygène présent principalement sous forme d’oxydes, dont
les principaux sont les oxydes de silicium, aluminium, fer, calcium, magnésium,
potassium et sodium. Le dioxyde de silicium est le constituant majeur de la croûte sous
forme des silicates, les minéraux les plus communs des roches magmatiques et
métamorphiques.
- Composition chimique moyenne de la croûte continentale selon CLARKE :
Oxyde Pourcentage (% mas)
SiO2 59,71
Al2O3 15,41
CaO 4,90
MgO 4,36
Na2O 3,55
FeO 3,52
K2O 2,80
Fe2O3 2,63
H2O 1,52
TiO2 0,60
P2O5 0,22
Total 99,22

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- Composition chimique moyenne de la croûte océanique selon CONDIE :


Oxyde Pourcentage (% mas)
SiO2 50,5
Al2O3 15,3
CaO 11,3
FeO et 10,4
Fe2O3
MgO 7,6
Na2O 2,7
TiO2 1,6
K2O 0,2
Total 99,6

III.3 MOUVEMENTS
La tectonique des plaques permet de comprendre que la croûte océanique est créée
au niveau des dorsales océaniques, issue d’une fusion partielle du manteau supérieur.
Les mouvements des plaques lithosphériques sont la cause principale des grandes
modifications structurales affectant la croûte terrestre. Une majorité des séismes et
une large partie du volcanisme sont des marqueurs de cette activité particulière de la
planète terre, résultant de la convection de la partie supérieure du manteau terrestre.
La tectonique des plaques est la théorie qui explique l’essentiel de ces manifestations
en surface, et permet une quantification de ces déplacements horizontaux.
Un autre volcanisme d’importance existe, celui dit de point chaud ; il n’est pas
spécifique de notre planète, puisqu’on le retrouve sur Mars, et très probablement en
partie sur Vénus.
III.4 PRESENCE DE VIE
Depuis quelques décennies, on trouve un nombre croissant d’échantillons de la croûte
terrestre où des microbes (bactéries sulfatoréductrices en général) sont retrouvés y
compris dans des endroits où on est certain qu’il n’y a pas pu y avoir de contamination
récente (au sens géologique et écologique de ce terme). En 2019, ces écosystèmes
sont encore très mal connus.

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CHAPITRE IV : LES ROCHES


IV.1 DEFINITION ET ORIGINE
Une roche (du latin vulgaire « ROCCA »), est un matériau naturel presque toujours
solide et constitué, essentiellement ou en totalité, d’un assemblage de de minéraux.
Les roches comportent parfois des fossiles (dans les roches sédimentaires), du verre
résultant du refroidissement rapide d’un liquide (tachylites et obsidiennes produites par
le volcanisme, et pseudotachylites produites par frottement) ou des agrégats d’autres
roches.
Les roches peuvent être formées d’une seule minérale (roches monominérales) ou de
plusieurs (roches polyminérales) ; par exemple :
- La calcite : est un minéral caractéristique des calcaires et des marbres purs ;
- Le quartz : est l’un des principaux minéraux des quartzites, des gneiss et des
granites.
Tout matériau, consolidé ou non, constitutif de la terre, à l’exclusion des sols et des
êtres vivants, formé d’un agrégat de minéraux et présentant une homogénéité de
composition.
IV.2 TYPES DE ROCHES
Trois types de roches font partie de ce cycle :
- Roches magmatiques ;
- Roches métamorphiques ;
- Roches sédimentaires.
Les roches sont essentiellement constituées de composants minéraux, dont des
verres naturels. Elles peuvent aussi contenir des matières organiques telles que des
résidus d’animaux ou des composants végétaux.
IV.3 CARACTERISTIQUES D’UNE ROCHE
Une roche est un matériau solide en général formé d’un assemblage de minéraux. Les
roches sont constituées de minéraux, et les minéraux sont constitués d’éléments
chimiques. Une roche peut être constituée d’une ou de plusieurs espèces minérales.
La roche présente une grande diversité d’aspects décrits comme :
- Souvent dure et cohérente : elle est dénommée pierre (marbre, granite), caillou,
galet, etc.
- Friable ou inconsistance à l’image de la craie et du talc pressés sous les doigts ;
- Plastique comme l’argile humidifiée ;
- Meuble à l’exemple du sable qui coule dans le sablier ;
- A la liquide liquide-huile-ou gazeuse ;
- Perméable comme le calcaire ;
- Imperméable comme l’argile
Un bloc de roche constitue un rocher.

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IV.4 CLASSIFICATION DES ROCHES


Les roches sont classées selon leur composition, leur origine ou la modalité de leur
formation ; d’abord en quatre grandes catégories :
a) Selon l’origine :
 Les roches magmatiques ou les ignées : formées par la solidification de magmas
ou de laves ; on distingue :
 Les roches volcaniques (ou extrusives, ou effusives) : refroidies
brutalement en surface après une éruption volcanique, hémi-cristallines ;
 Les roches plutoniques ou intrusives : qui se sont refroidies en profondeur,
lentement et sans dégazage dans la chambre magmatique, dites
holocristallines ;
 Les roches filoniennes ou hypoabyssales ou encore hypabyssales :
intermédiaire entre les roches extrusives et intrusives, et ayant subi un
dégazage partiel.

 Les roches métamorphiques ou cristallophyliennes : formées par la recristallisation


et généralement la déformation de roches sédimentaires ou magmatiques. Cela
se produit sous l’action de la température et de la pression qui croissent avec la
profondeur dans la croûte terrestre ou au contact d’autres roches et la lave ;

 Les roches sédimentaires : formées à la surface de la terre ou dans les mers par
l’accumulation en couches de matériaux sous l’action d’agents exogènes, comme
le vent, l’eau ou les squelettes externes de petits organismes aquatiques ;

 Les roches biogéniques : formées par biolithogenèse (par des organismes ou


grâce à eux). C’est notamment le cas des roches stromatolithiques, des roches
issues de la tourbe ou de l’accumulation de matière organique, et des tufs et
travertins formés sur certains bryophytes aquatiques ou semi-aquatiques.

b) Selon leurs propriétés


 Dureté :
On peut également classer les roches en trois types, selon leurs propriétés :
- Les roches meubles comme le sable ou l’argile ;
- Les roches friables comme la craie ;
- Les roches cohérentes telles que le granite.
Les roches présentent une dureté qui varie énormément. Le talc et le gypse présentent
un indice très faible et s’érodent très facilement. Le corindon et le diamant, quant à
eux font partie des roches les plus dures.
 Texture
L’homogénéité des roches varie en fonction des minéraux. On en distingue quatre
types de textures :
- Grenue ou granite ;

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- Porphyrique ;
- Microgrenue ou batholite ;
- Vitreuse ou basalte.

 Dilatation
On trouve ici : l’argile, le sable, Eboulis de granite, conglomérat.
 Perméabilité
Certaines roches sont perméables, c’est-à-dire qu’elles laissent passer l’eau à grande
échelle (perméables en petit, sur un petit échantillon) ou à petite échelle (perméable
en grand, par des fissures ou diaclases, par exemple dans les terrains karstiques) ;
d’autres sont imperméables, telles que l’argile.
Les roches poreuses, comme le grès, permettent à l’eau de s’infiltrer. Les roches
poreuses peuvent être des roches réservoirs (gaz naturel, pétrole, eau). Aussi d’autres
roches et minéraux sont solubles.
IV.5 DIAGNOSE
Plusieurs critères géologiques conduisent à la diagnose pétrographique et la
pétrologie de la roche :
- Présence ou non d’une orientation, d’un litage (caractéristique d’une roche
sédimentaire ou métamorphique) ;
- Présence ou non d’une texture (caractéristique d’une roche sédimentaire,
magmatique ou métamorphique) accompagnée ou remplacée par une matrice
(caractéristique d’une roche sédimentaire ou magmatique).
- Présence ou non de grains : grosseur de grains (granulométrie), forme des
grains.
- Présence ou non de porosité : présence de bulles sphériques (issues du
dégazage du magma à son arrivée à la surface, caractéristique d’une roche
magmatique volcanique), présence de porosité inter-granulaire (roche
sédimentaire).
- Présence de fossiles (roche sédimentaire ou faiblement métamorphisée).
Associés à une analyse minéralogique, ces critères permettent de déterminer le nom
d’une roche.
IV.6 UTILISATION
Les roches servent dans de nombreuses utilisations, notamment :
- La laine de roche : excellent isolant thermique et acoustique, à base de roche
volcanique ;
- Les pierres à bâtir (pierres de taille et moellons) ;
- Les granulats ;
- Les sculptures et ornements ;
- L’extraction de minerais ;
- Le sel gemme ;
- Le ballast (chemin de fer).

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CHAPITRE V : LES MINERAIS


V.1 DEFINITION
Un minerai (du latin, « MINERA, MINE ») est une roche contenant des minéraux utiles
en proportion suffisamment intéressante pour justifier l’exploitation d’une mine, et
nécessitant une transformation pour être utilisé par l’industrie.
Par extension, le terme « minerai » peut également désigner directement minéraux
exploités.
V.2 TYPES DE MINERAIS
La plupart des minerais métallifères sont :
- Des oxydes (bauxite) ;
- Des sulfures (galène, sphalérite) ;
- Des carbonates (malachite, sidérite) ;
- Des silicates (garniérite).
V.3 RISQUE D’EPUISEMENT DES RESSOURCES
La civilisation industrielle utilise des quantités importantes de minéraux et de métaux
lourds. A la suite d’une demande croissante en métaux et autres ressources minérales,
les minerais sont exploités à des teneurs de plus en plus faibles et dans des conditions
d’extraction de plus en plus coûteuses (par exemple les puits profonds d’extraction du
charbon, ou les sables bitumineux pour le pétrole) voire destructrices de
l’environnement.
Le risque d’épuisement de ces ressources naturelles est en particulier lié au gaspillage
de ces mêmes ressources, souvent dispersées après leur usage, plutôt que d’être
recyclées. De plus, dans de nombreuses applications, l’absence de récupération est
associée à une pollution diffuse de l’environnement par des produits très toxiques.
Les perspectives mondiales indiquent que pour de nombreux éléments (tels que
l’argent, le fluor, l’étain, le zinc et le nickel), les réserves actuelles ne permettront que
de couvrir deux à trois décennies d’exploitation.
De plus, le coût humain est élevé. Il est cependant permis de penser que la durée des
réserves disponibles serait prolongée par la mise en place systématique du recyclage.
V.4 EVOLUTION DE LA PRODUCTION
L’extraction mondiale annuelle de matériaux est passée de 27 milliards de tonnes dans
les années 1970 à 92 milliards de tonnes en 2017. Ce chiffre pourrait plus que doubler
avant 2060.
V.5 LIEN AVEC LE CHANGEMENT CLIMATIQUE ET LA CHUTE DE
BIODIVERSITE
Selon l’ONU, le développement rapide de l’extraction de matériaux est le principal
responsable des changements climatiques et de la pression sur la biodiversité.

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V.6 IMAGES DE QUELQUES MINERAIS

SCIENCES DE LA VIE ET DE LA TERRE 1e DES HUMANITES SCIENTIFIQUES


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Contacts : (+243)81 25 18 612, 85 47 78 147, 99 47 85 731
Mail : rossygnolmoluka@[Link]

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