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Définition et Défis de la Démocratie

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LA DEMOCRATIE

MEMBRES DU GROUPE
N° NOM PRENOMS NOTE/20
1

THOMAS SANKARA : « La démocratie, ce n’est pas la loi de la


majorité ; mais la protection de la minorité » 1
LA DEMOCRATIE

SOMMAIRE
INTRODUCTION ................................................................................. 3
1. QU’EST-CE QUE LA DEMOCRATIE........................................ 4
2. LA SEPRATION DES DIFFERENTS POUVOIRS .................... 5
2.1. LE POUVOIR LEGISLATIF .................................................. 5
2.2. LE POUVOIR EXECUTIF...................................................... 6
2.3. LE POUVOIR JUDICIAIRE ................................................... 6
3. LES DEFIS DE LA DEMOCRATIE ............................................ 7
3.1. LA CORRUPTION ET PERTE DE CONFIANCE DES
CITOYENS .............................................................................. 7
3.2. L’ABSTENTION ÉLECTORALE ET LE
DÉSENGAGEMENT DES CITOYENS ................................. 7
3.3. LA MANIPULATION DE L’OPINION PUBLIQUE ET LA
DÉSINFORMATION .............................................................. 8
3.4. LA MONTÉE DU POPULISME............................................. 8
3.5. LES INÉGALITÉS SOCIALES ET ÉCONOMIQUES .......... 8
3.6. LA SÉCURITÉ, TERRORISME ET ÉTAT DE DROIT ........ 9
CONCLUSION .................................................................................... 10

THOMAS SANKARA : « La démocratie, ce n’est pas la loi de la


majorité ; mais la protection de la minorité » 2
LA DEMOCRATIE

INTRODUCTION

Le mot démocratie est l’un des termes les plus utilises du vocabulaire politique.
Cette notion forte, par sa dimension transculturelle et parce qu’elle touche au
fondement même de la vie des êtres humains en société, a donné matière à de très
nombreux écrits et réflexions ; il n’en demeure pas moins qu’aucun texte adopté
au niveau mondiale par des responsable politiques n’était venu jusqu’ alors en
cerner les contours ou en préciser la portée. Sans doute la mentions était telle gelée
en quelque sorte par l’opposition entre démocratie tout court, ou « formelle », et
démocratie « populaire » qui avait cours jusqu’à récemment dans les enceintes
multilatérales mondiales. Ce temps n’a plus ; la démocratie, sans épithète, semble
désormais être l’objet d’un large consensus et sa promotion figure en bonne place
à l’ordre du jour des instances internationales.
La démocratie s’érode dans différent cadre et contexte. Les nouvelles
démocraties sont souvent faibles et fragiles. Leurs pouvoirs publics et représentent
politique doivent y établir et consolidé des institutions démocratiques avec des
moyens limités. Les démocraties plus anciennes ont du mal à garantie le caractère
équitable et durable du développement socio- économique. Les pays affichant
d’excellente performance démocratiques sont de moins en moins nombreux et
doivent lutter contre la montée de partis populiste, dont les revendications sont
aussi bien excluants que méprisantes à l’égard des principes.
Dans la suite de notre travail nous parlerons, de la démocratie, de la séparation
des différents pouvoirs et le défis de la démocratie.

THOMAS SANKARA : « La démocratie, ce n’est pas la loi de la


majorité ; mais la protection de la minorité » 3
LA DEMOCRATIE

1. QU’EST-CE QUE LA DEMOCRATIE

Étymologiquement la démocratie est issue du terme grec demos-kratos qui


désigne le gouvernement de tous, c’est-à-dire la souveraineté collective, par
opposition au gouvernement de quelques-uns (aristocratie) et au gouvernement
d’un seul (monocratie). L’on peut sans doute prétendre qu’une définition
étymologique n’est pas forcément vouée à l’éternité mais l’on doit tout de même
convenir que l’usage constant et commun de l’étymologie d’un terme permet d’en
déterminer assez rigoureusement le sens. L’usage politique et juridique du terme
ne s’est effectivement jamais écarté de ce sens premier : la démocratie c’est le
pouvoir du peuple, c’est-à-dire, concrètement, de l’ensemble des citoyens statuant
majoritairement.
L’on sait toutefois que les auteurs anciens, longtemps suivis par la doctrine
politique et juridique, considéraient que la démocratie supposait l’exercice direct
du pouvoir par les citoyens, appelés à prendre eux-mêmes les décisions publiques,
tandis qu’au contraire le gouvernement représentatif s’opposait à cette démocratie.
C’est ce que reprenaient sans hésitation nos philosophes ainsi que nombre de
juristes qui, jusqu’au XXe siècle, ne considéraient pas du tout, dans ce sens, la
démocratie comme une exigence et entendaient consacrer un gouvernement
exclusivement représentatif
Rousseau écrit ainsi : « À prendre le terme dans la rigueur de l’acception, il n’a
jamais existé de véritable démocratie et il n’en existera jamais. Il est contre l’ordre
naturel que le grand nombre gouverne et que le petit soit gouverné. On ne peut
imaginer que le peuple reste incessamment assemblé pour vaquer aux affaires
publiques » et il ajoutait un jugement de fond : « De lui-même le peuple veut
toujours le bien mais de lui-même il ne le voit pas toujours. La volonté générale
est toujours droite, mais le jugement qui la guide n’est pas toujours éclairé ».
Au terme de cette évolution, l’on considère désormais de façon unanime que la
démocratie désigne la souveraineté de tous mais qu’elle peut s’exercer soit
directement, soit par l’intermédiaire de représentants élus.

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LA DEMOCRATIE

Image régissante un système démocratique

2. LA SEPRATION DES DIFFERENTS POUVOIRS

La démocratie se subdivise en trois pouvoirs principaux qui sont le pouvoir


exécutif, le pouvoir législatif et le pouvoir judiciaire. Cette division est cruciale
pour éviter la concentration des pouvoirs et garantir les libertés en permettant à
chaque pouvoir de contrôle les autres, empêchant ainsi l’arbitraire et assurant un
équilibre institutionnel.

THOMAS SANKARA : « La démocratie, ce n’est pas la loi de la


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LA DEMOCRATIE

2.1. LE POUVOIR LEGISLATIF

Le pouvoir législatif ( branche législative ou Parlement) constitue l'une des trois


composantes de l'État moderne avec le pouvoir exécutif (gouvernement) et le
pouvoir judiciaire (les tribunaux). Le pouvoir législatif a pour fonction de faire
les lois : les projets sont déposés, soumis à un débat et souvent examinés par des
comités (ou commissions) législatifs ; les projets font, au terme du processus,
l'objet d'un vote final. Généralement, les projets doivent être sanctionnés par le
pouvoir exécutif (chef de l’État) pour devenir qu'il est monocaméral. Le
bicaméralisme (aussi bicamérisme) s'oppose ainsi au monocaméralisme des
lois. Sauf certains pays, la branche législative est constituée de deux chambres :
une chambre basse et une chambre haute. On dit alors que le pouvoir législatif
est bicaméral. Les projets de loi doivent obtenir l'appui majoritaire des deux
chambres. Dans bien des cas cependant, la chambre basse a le dernier mot lorsque
les deux chambres ne parviennent pas à s'entendre sur un même texte. Quand le
pouvoir législatif ne comporte qu'une chambre, on dit.

2.2. LE POUVOIR EXECUTIF

C’est la branche de l'État qui a pour fonction de mettre en œuvre -d'exécuter- les
lois adoptées par le législatif. L’exécutif correspond au gouvernement, tout
comme le législatif correspond au Parlement. Au sommet du pouvoir exécutif, on
retrouve le chef du gouvernement (premier ministre) qui peut être le chef d'État
ou président et son conseil (cabinet), lui- même constitué de ministres (ou
secrétaires) ayant des vocations sectorielles. L'exécutif comprend, par extension,
l'ensemble des organes gouvernementaux et administratifs qui participent à cette
mise en œuvre. Sans le pouvoir exécutif, les lois ne seraient que des vœux. Les
décisions du pouvoir exécutif sont généralement des décrets ou des arrêtés.

THOMAS SANKARA : « La démocratie, ce n’est pas la loi de la


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LA DEMOCRATIE

2.3. LE POUVOIR JUDICIAIRE

Le pouvoir judiciaire est l'une des trois branches d'un État moderne avec
le pouvoir législatif et le pouvoir exécutif. Le pouvoir judiciaire a le mandat
d'interpréter la loi (faite par le pouvoir législatif) et d'examiner la concordance
entre une situation concrète qui lui est présentée et la loi elle-même. Il tranche les
litiges qu'on lui soumet relativement à l'application d'une règle de droit. Par
exemple, un crime reproché à un individu correspond-il à la définition du crime
telle qu'on la retrouve dans la loi ? Les preuves amenées sont-elles recevables ?
Et si oui, quelles sont les sanctions prévues par la loi compte tenu des
circonstances ? Voilà le type de décision que doit prendre un juge ou un jury. Les
tribunaux rendent des jugements dans toutes les matières couvertes par la loi :
commerce, famille, propriété, crime, etc. Dans la plupart des pays, on retrouve
plusieurs types de tribunaux. Il existe aussi un droit de faire appel à une
instance supérieure. Le pouvoir judiciaire est généralement indépendant du
pouvoir exécutif et législatif. Une fois nommé par ces deux instances ou l'une des
deux, les juges n'ont pas de compte à rendre aux élus ou à la population.

3. LES DEFIS DE LA DEMOCRATIE

La démocratie doit aujourd’hui faire face à de nombreux défis qui fragilisent son
fonctionnement et mettent en péril la confiance des citoyens envers les
institutions. Même si elle demeure le système politique le plus défendu pour
garantir liberté et égalité, sa mise en pratique rencontre des obstacles croissants.
Selon Perrine Simon Nahum, ces défis se présentent sous une double forme : le
besoin de renouveler les politiques publiques et la remise en cause de principes
fondamentaux, menacés par la délégitimassions des institutions. Parmi les enjeux
principaux, on peut citer la corruption, la faible participation électorale, la
manipulation de l’opinion publique, la montée du populisme, les inégalités
sociales et économiques, ainsi que les menaces pesant sur l’état de droit.

THOMAS SANKARA : « La démocratie, ce n’est pas la loi de la


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LA DEMOCRATIE

3.1. LA CORRUPTION ET PERTE DE CONFIANCE DES


CITOYENS

La corruption reste l’un des principaux facteurs d’affaiblissement de la


démocratie. Dans de nombreux pays, certains responsables politiques utilisent
leur pouvoir pour servir leurs intérêts personnels plutôt que l’intérêt général. Ces
pratiques alimentent l’idée que la politique est avant tout un moyen
d’enrichissement personnel plutôt qu’un engagement au service de tous. Cette
situation provoque une profonde défiance des citoyens envers leurs dirigeants et
les institutions démocratiques. Quand les représentants sont perçus comme
abusant de leur pouvoir, le public se détourne progressivement de la vie politique.
Cela accentue l’abstention électorale, créant un cercle vicieux : moins de
participation, moins de légitimité pour les élus, et donc encore plus de méfiance
populaire.

3.2. L’ABSTENTION ÉLECTORALE ET LE DÉSENGAGEMENT DES


CITOYENS

La participation aux élections diminue dans beaucoup de démocraties, reflétant


souvent le désenchantement face à la politique. Nombreux sont ceux qui estiment
que leur vote n’influence rien, que les décisions sont prises par une
Élite éloignée de leurs préoccupations, ou que les promesses électorales ne sont
jamais respectées. Cette abstention fragilise le fondement même de la démocratie
représentative, basée sur l’implication du peuple. Quand seuls quelques citoyens
votent, la légitimité des dirigeants est remise en question. À terme, la démocratie
peut devenir formelle, existant seulement sur le papier sans réelle adhésion
populaire.

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LA DEMOCRATIE

3.3. LA MANIPULATION DE L’OPINION PUBLIQUE ET LA


DÉSINFORMATION

La diffusion massive de fausses informations représente un autre défi majeur. Les


réseaux sociaux, tout en offrant une tribune citoyenne, sont devenus des outils
puissants de manipulation. Les informations trompeuses peuvent influencer les
votes, exacerber les tensions sociales et affaiblir les institutions démocratiques.
Dans certains cas, cette désinformation peut même provoquer des violences ou
des crises politiques majeures, compromettant le bon déroulement des élections.
Ainsi, la liberté d’expression, pilier de la démocratie, se retrouve confrontée à son
instrumentalisation abusive.

3.4. LA MONTÉE DU POPULISME

Le populisme est un autre défi significatif. Ces mouvements exploitent la colère


sociale et la défiance envers les institutions, se présentant comme la voix du «
peuple » contre les élites. Ils proposent souvent des solutions simplistes à des
problèmes complexes. bien que séduisants pour une partie de la population, ces
discours peuvent fragiliser l’équilibre démocratique. En opposant
systématiquement le peuple aux institutions, le populisme menace des principes
fondamentaux tels que la séparation des pouvoirs, l’indépendance de la justice ou
le respect des minorités.

3.5. LES INÉGALITÉS SOCIALES ET ÉCONOMIQUES

Les écarts de richesse et d’accès aux services essentiels, comme l’éducation, la


santé ou l’emploi, constituent un facteur de fragilisation de la démocratie. Quand
les citoyens ont le sentiment que le système n’offre pas les mêmes chances à tous,
l’égalité devant la loi est remise en question. Ces inégalités nourrissent la
frustration, peuvent provoquer des contestations sociales et rendent certaines
populations plus sensibles aux discours extrémistes ou populistes, affaiblissant la
cohésion sociale et la stabilité politique.

THOMAS SANKARA : « La démocratie, ce n’est pas la loi de la


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LA DEMOCRATIE

3.6. LA SÉCURITÉ, TERRORISME ET ÉTAT DE DROIT

Les démocraties doivent aussi gérer des menaces sécuritaires telles que le
terrorisme ou le crime organisé. Protéger les citoyens est essentiel, mais cela doit
être compatible avec le respect des libertés fondamentales. Un excès de mesures
de sécurité peut fragiliser l’état de droit et porter atteinte aux droits humains. Le
défi consiste à garantir la sécurité tout en préservant les principes de liberté et de
justice. Quand cet équilibre est rompu, la démocratie perd en crédibilité et en sens.

THOMAS SANKARA : « La démocratie, ce n’est pas la loi de la


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LA DEMOCRATIE

CONCLUSION

La démocratie est devenue le discours rassembleur censé rapprocher les systèmes


politiques et promouvoir la coexistence pacifique dans un monde autrefois divisé
par les querelles idéologiques de la Guerre froide. Malheureusement, le triomphe
de la démocratie est davantage une apparence qu’une réalité. S’il est vrai que la
démocratie semble en passe d’être universalisée, cela est généralement dû au fait
qu’elle a été banalisée au point qu’elle ne constitue plus la moindre menace pour
les élites politiques de par le monde, qui peuvent dorénavant prétendre embrasser
la démocratie et profiter de la légitimité qu’elle leur confère sans se soucier des
exigences de sa pratique réelle. Nous dirons la démocratie n’est jamais acquise,
elle doit être protégée, améliorée et adaptée aux réalités de chaque société pour
continuer à garantir la liberté et la justice pour tous.
La démocratie est-elle une porte de sortir pour les peuples africains ?

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majorité ; mais la protection de la minorité » 11
LA DEMOCRATIE

MOTS DIFFICILES

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