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Nutrition infantile et rôle du pharmacien

DOCTEUR EN PHARMACIE THESE

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UNIVERSITE DE ROUEN NORMANDIE

UFR SANTE – Département PHARMACIE

Année 2020 N°

THESE
pour le DIPLOME D’ETAT DE DOCTEUR EN
PHARMACIE

Présentée et soutenue publiquement le 30 octobre 2020


par JOURDAIN Héléna

Né(e) le 03/08/1996 à Mont Saint Aignan

Besoins nutritionnels et alimentation de 0 à 12 mois


La place du pharmacien d’officine

Président du jury : M. Gargala Gilles, Maitre de conférences des


Universités – Praticien hospitalier

Membres du jury : Dr Dupont-Champion Christine, Pédiatre


Mme Guérard Detuncq Cécile, Docteur en
pharmacie et Professeur associé universitaire
Mme Souannavong Daosavanh, Docteur en
pharmacie
UNIVERSITE DE ROUEN NORMANDIE
UFR SANTE – Département PHARMACIE

Année 2020 N°

THESE
pour le DIPLOME D’ETAT DE DOCTEUR EN
PHARMACIE

Présentée et soutenue publiquement le 30 octobre 2020


par JOURDAIN Héléna

Né(e) le 03/08/1996 à Mont Saint Aignan

Besoins nutritionnels et alimentation de 0 à 12 mois


La place du pharmacien d’officine

Président du jury : M. Gargala Gilles, Maitre de conférences des


Universités – Praticien hospitalier

Membres du jury : Dr Dupont-Champion Christine, Pédiatre


Mme Guérard Detuncq Cécile, Docteur en
pharmacie et Professeur associé universitaire
Mme Souannavong Daosavanh, Docteur en
pharmacie

2
Remerciements

A Madame Dupont Champion Christine, Pédiatre au Centre Hospitalier du Belvédère et


Directeur de thèse, pour m’avoir accompagné dans cette thèse. Merci de m’avoir fait
découvrir votre métier lors de mon stage hospitalier de 5e année et d’avoir accepté de m’aider
dans ce sujet de thèse qui me tenait à cœur.

A Madame Guerard-Detuncq Cécile, Docteur en pharmacie, Professeur associé


universitaire et Co-directeur de cette thèse, pour avoir soutenu mon sujet et m’avoir
accompagné dans sa rédaction. Merci pour vos enseignements et votre disponibilité tout au
long de mon parcours universitaire.

A Monsieur Gargala Gilles, MCU-PH, pour me faire l’honneur de présider le jury de cette
soutenance. Merci pour tous les cours que vous nous avez enseigné tout au long de ces
années d’études, toujours dans la bonne humeur et la bienveillance.

A Madame Souannavong Dao, Docteur en Pharmacie. Merci d’avoir répondue présente


pour ce jour et d’avoir participé à ma formation lors de mon travail à tes côtés.

A l’équipe de la Pharmacie des Arts de Barentin, pour m’avoir accompagné de mon


premier à mon dernier stage officinal. Merci pour votre accueil, votre bonne humeur et votre
énergie au quotidien. Vous avez rendu mon stage de 6e année très riche professionnellement
mais aussi humainement.

Aux équipes que j’ai rencontré dans les différentes pharmacies dans lesquelles j’ai pu
travailler. Merci d’avoir participé à ma formation.

A ma famille, pour m’avoir accompagné et soutenue pendant mes études. Merci d’avoir
toujours cru en moi. Olivier et Dimitri, mes frères, merci d’être toujours présents pour moi.
Je vous aime.

3
A mes amis d’enfance pour être encore présents aujourd’hui et me soutenir à chaque étape
de ma vie.

A mes amis rencontrés au sein de cette faculté de Rouen. Merci pour avoir rendu ces 6 années
d’études si belles. Six années de rires et de moments qui resteront gravés dans ma mémoire.
De merveilleux confrères pour qui je continuerais d’être présente.

A mon école de musique et de danse, notamment aux membres de l’atelier danse et notre
coach, merci pour m’avoir offert ces bouffées d’oxygène chaque semaine.

A Kévin, mon amour, pour m’avoir accompagné et soutenu tout au long de cette thèse. Merci
d’être à mes côtés et de me soutenir jour après jour.

Aux participants des différentes enquêtes réalisées pour cette thèse d’exercice.

Au logiciel LGPI, pour avoir diffusé mon questionnaire me permettant ainsi d’obtenir de
nombreuses réponses.

Aux personnes qui ont participé aux relectures.

A toi, qui veille sur moi, j’espère que tu es fière de ta petite fille.

4
5
L’Université de Rouen et l’UFR de Médecine et de Pharmacie de Rouen
n’entendent donner aucune approbation ni improbation aux opinions
émises dans cette thèse. Ces opinions sont propres à leurs auteurs.

6
7
ANNEE UNIVERSITAIRE 2019 - 2020
U.F.R. SANTÉ DE ROUEN
-------------------------

DOYEN : Professeur Benoît VEBER

ASSESSEURS : Professeur Loïc FAVENNEC


Professeur Agnès LIARD
Professeur Guillaume SAVOYE

I - MEDECINE

PROFESSEURS DES UNIVERSITES – PRATICIENS HOSPITALIERS

Mr Frédéric ANSELME HCN Cardiologie


Mme Gisèle APTER Havre Pédopsychiatrie
Mme Isabelle AUQUIT AUCKBUR HCN Chirurgie plastique
Mr Jean-Marc BASTE HCN Chirurgie Thoracique
Mr Fabrice BAUER HCN Cardiologie
Mme Soumeya BEKRI HCN Biochimie et biologie moléculaire
Mr Ygal BENHAMOU HCN Médecine interne
Mr Jacques BENICHOU HCN Bio statistiques et informatique médicale
Mr Olivier BOYER UFR Immunologie
Mme Sophie CANDON HCN Immunologie
Mr François CARON HCN Maladies infectieuses et tropicales
Mr Philippe CHASSAGNE HCN Médecine interne (gériatrie)
Mr Vincent COMPERE HCN Anesthésiologie et réanimation chirurgicale
Mr Jean-Nicolas CORNU HCN Urologie
Mr Antoine CUVELIER HB Pneumologie
Mr Jean-Nicolas DACHER HCN Radiologie et imagerie médicale
Mr Stéfan DARMONI HCN Informatique médicale et techniques de communication
Mr Pierre DECHELOTTE HCN Nutrition
Mr Stéphane DERREY HCN Neurochirurgie
Mr Frédéric DI FIORE CHB Cancérologie

8
Mr Fabien DOGUET HCN Chirurgie Cardio Vasculaire
Mr Jean DOUCET SJ Thérapeutique - Médecine interne et gériatrie
Mr Bernard DUBRAY CHB Radiothérapie
Mr Frank DUJARDIN HCN Chirurgie orthopédique - Traumatologique
Mr Fabrice DUPARC HCN Anatomie - Chirurgie orthopédique et traumatologique
Mr Eric DURAND HCN Cardiologie
Mr Bertrand DUREUIL HCN Anesthésiologie et réanimation chirurgicale
Mme Hélène ELTCHANINOFF HCN Cardiologie
Mr Manuel ETIENNE HCN Maladies infectieuses et tropicales
Mr Thierry FREBOURG UFR Génétique
Mr Pierre FREGER (surnombre) HCN Anatomie - Neurochirurgie
Mr Jean François GEHANNO HCN Médecine et santé au travail
Mr Emmanuel GERARDIN HCN Imagerie médicale
Mme Priscille GERARDIN HCN Pédopsychiatrie
M. Guillaume GOURCEROL HCN Physiologie
Mr Dominique GUERROT HCN Néphrologie
Mr Olivier GUILLIN HCN Psychiatrie Adultes
Mr Claude HOUDAYER HCN Génétique
Mr Fabrice JARDIN CHB Hématologie
Mr Luc-Marie JOLY HCN Médecine d’urgence
Mr Pascal JOLY HCN Dermato – Vénéréologie
Mme Bouchra LAMIA Havre Pneumologie
Mme Annie LAQUERRIERE HCN Anatomie et cytologie pathologiques
Mr Vincent LAUDENBACH HCN Anesthésie et réanimation chirurgicale
Mr Joël LECHEVALLIER HCN Chirurgie infantile
Mr Hervé LEFEBVRE HB Endocrinologie et maladies métaboliques
Mr Thierry LEQUERRE HCN Rhumatologie
Mme Anne-Marie LEROI HCN Physiologie
Mr Hervé LEVESQUE HCN Médecine interne
Mme Agnès LIARD-ZMUDA HCN Chirurgie Infantile
Mr Pierre Yves LITZLER HCN Chirurgie cardiaque
Mr Bertrand MACE HCN Histologie, embryologie, cytogénétique
M. David MALTETE HCN Neurologie
Mr Christophe MARGUET HCN Pédiatrie
Mme Isabelle MARIE HCN Médecine interne
Mr Jean-Paul MARIE HCN Oto-rhino-laryngologie
Mr Loïc MARPEAU HCN Gynécologie - Obstétrique
Mr Stéphane MARRET HCN Pédiatrie

9
Mme Véronique MERLE HCN Epidémiologie
Mr Pierre MICHEL HCN Hépato-gastro-entérologie
M. Benoit MISSET (détachement) HCN Réanimation Médicale
Mr Marc MURAINE HCN Ophtalmologie
Mr Christophe PEILLON HCN Chirurgie générale
Mr Christian PFISTER HCN Urologie
Mr Jean-Christophe PLANTIER HCN Bactériologie - Virologie
Mr Didier PLISSONNIER HCN Chirurgie vasculaire
Mr Gaëtan PREVOST HCN Endocrinologie
Mr Jean-Christophe RICHARD (détachement) HCN Réanimation médicale - Médecine d’urgence
Mr Vincent RICHARD UFR Pharmacologie
Mme Nathalie RIVES HCN Biologie du développement et de la reproduction
Mr Horace ROMAN (disponibilité) HCN Gynécologie - Obstétrique
Mr Jean-Christophe SABOURIN HCN Anatomie – Pathologie
Mr Mathieu SALAUN HCN Pneumologie
Mr Guillaume SAVOYE HCN Hépato-gastrologie
Mme Céline SAVOYE–COLLET HCN Imagerie médicale
Mme Pascale SCHNEIDER HCN Pédiatrie
Mr Lilian SCHWARZ HCN Chirurgie Viscérale et Digestive
Mr Michel SCOTTE HCN Chirurgie digestive
Mme Fabienne TAMION HCN Thérapeutique
Mr Luc THIBERVILLE HCN Pneumologie
Mr Hervé TILLY (surnombre) CHB Hématologie et transfusion
M. Gilles TOURNEL HCN Médecine Légale
Mr Olivier TROST HCN Chirurgie Maxillo-Faciale
Mr Jean-Jacques TUECH HCN Chirurgie digestive
Mr Benoît VEBER HCN Anesthésiologie - Réanimation chirurgicale
Mr Pierre VERA CHB Biophysique et traitement de l’image
Mr Eric VERIN Les Herbiers Médecine Physique et de Réadaptation
Mr Eric VERSPYCK HCN Gynécologie obstétrique
Mr Olivier VITTECOQ HC Rhumatologie
Mme Marie-Laure WELTER HCN Physiologie

10
MAITRES DE CONFERENCES DES UNIVERSITES – PRATICIENS HOSPITALIERS

Mme Najate ACHAMRAH HCN Nutrition


Mme Noëlle BARBIER-FREBOURG HCN Bactériologie – Virologie
Mr Emmanuel BESNIER HCN Anesthésiologie - Réanimation
Mme Carole BRASSE LAGNEL HCN Biochimie
Mme Valérie BRIDOUX HUYBRECHTS HCN Chirurgie Vasculaire
Mr Gérard BUCHONNET HCN Hématologie
Mme Mireille CASTANET HCN Pédiatrie
Mme Nathalie CHASTAN HCN Neurophysiologie
Mr Moïse COEFFIER HCN Nutrition
Mr Serge JACQUOT UFR Immunologie
Mr Joël LADNER HCN Epidémiologie, économie de la santé
Mr Jean-Baptiste LATOUCHE UFR Biologie cellulaire
M. Florent MARGUET HCN Histologie
Mme Chloé MELCHIOR HCN Gastroentérologie
Mr Thomas MOUREZ (détachement) HCN Virologie
Mr Gaël NICOLAS UFR Génétique
Mme Muriel QUILLARD HCN Biochimie et biologie moléculaire
Mme Laëtitia ROLLIN HCN Médecine du Travail
Mme Pascale SAUGIER-VEBER HCN Génétique
Mme Anne-Claire TOBENAS-DUJARDIN HCN Anatomie
Mr David WALLON HCN Neurologie
Mr Julien WILS HCN Pharmacologie

PROFESSEUR AGREGE OU CERTIFIE


Mr Thierry WABLE UFR Communication
Mme Mélanie AUVRAY-HAMEL UFR Anglais

11
II - PHARMACIE

PROFESSEURS DES UNIVERSITES

Mr Jérémy BELLIEN (PU-PH) Pharmacologie


Mr Thierry BESSON Chimie Thérapeutique
Mr Jean COSTENTIN (Professeur émérite) Pharmacologie
Mme Isabelle DUBUS Biochimie
Mr Abdelhakim EL OMRI Pharmacognosie
Mr François ESTOUR Chimie Organique
Mr Loïc FAVENNEC (PU-PH) Parasitologie
Mr Jean Pierre GOULLE (Professeur émérite) Toxicologie
Mr Michel GUERBET Toxicologie
Mme Christelle MONTEIL Toxicologie
Mme Martine PESTEL-CARON (PU-PH) Microbiologie
Mr Rémi VARIN (PU-PH) Pharmacie clinique
Mr Jean-Marie VAUGEOIS Pharmacologie
Mr Philippe VERITE Chimie analytique

MAITRES DE CONFERENCES DES UNIVERSITES

Mme Cécile BARBOT Chimie Générale et Minérale


Mr Frédéric BOUNOURE Pharmacie Galénique
Mr Thomas CASTANHEIRO-MATIAS Chimie Organique
Mr Abdeslam CHAGRAOUI Physiologie
Mme Camille CHARBONNIER (LE CLEZIO) Statistiques
Mme Elizabeth CHOSSON Botanique
Mme Marie Catherine CONCE-CHEMTOB Législation pharmaceutique et économie de la santé
Mme Cécile CORBIERE Biochimie
Mme Nathalie DOURMAP Pharmacologie
Mme Isabelle DUBUC Pharmacologie
Mme Dominique DUTERTE- BOUCHER Pharmacologie
Mr Gilles GARGALA (MCU-PH) Parasitologie
Mme Nejla EL GHARBI-HAMZA Chimie analytique
Mme Marie-Laure GROULT Botanique

12
Mr Hervé HUE Biophysique et mathématiques
Mme Hong LU Biologie
Mme Marine MALLETER Toxicologie
M. Jérémie MARTINET (MCU-PH) Immunologie
Mme Tiphaine ROGEZ-FLORENT Chimie analytique
Mr Mohamed SKIBA Pharmacie galénique
Mme Malika SKIBA Pharmacie galénique
Mme Christine THARASSE Chimie thérapeutique
Mr Frédéric ZIEGLER Biochimie

PROFESSEURS ASSOCIES
Mme Cécile GUERARD-DETUNCQ Pharmacie officinale
Mme Caroline BERTOUX Pharmacie

PAU-PH
M. Mikaël DAOUPHARS

PROFESSEUR CERTIFIE
Mme Mathilde GUERIN Anglais

ASSISTANTS HOSPITALO-UNIVERSITAIRES
Mme Alice MOISAN Virologie
M. Henri GONDÉ Pharmacie

ATTACHES TEMPORAIRES D’ENSEIGNEMENT ET DE RECHERCHE


M. Abdel MOUHAJIR Parasitologie
M. Maxime GRAND Bactériologie

ATTACHE TEMPORAIRE D’ENSEIGNEMENT


Mme Ramla SALHI Pharmacognosie

13
LISTE DES RESPONSABLES DES DISCIPLINES PHARMACEUTIQUES

Mme Cécile BARBOT Chimie Générale et minérale


Mr Thierry BESSON Chimie thérapeutique
Mr Abdeslam CHAGRAOUI Physiologie
Mme Elisabeth CHOSSON Botanique
Mme Marie-Catherine CONCE-CHEMTOB Législation et économie de la santé
Mme Isabelle DUBUS Biochimie
Mr Abdelhakim EL OMRI Pharmacognosie
Mr François ESTOUR Chimie organique
Mr Loïc FAVENNEC Parasitologie
Mr Michel GUERBET Toxicologie
Mme Martine PESTEL-CARON Microbiologie
Mr Mohamed SKIBA Pharmacie galénique
Mr Rémi VARIN Pharmacie clinique
M. Jean-Marie VAUGEOIS Pharmacologie
Mr Philippe VERITE Chimie analytique

14
III – MEDECINE GENERALE

PROFESSEUR MEDECINE GENERALE

Mr Jean-Loup HERMIL (PU-MG) UFR Médecine générale

MAITRE DE CONFERENCE MEDECINE GENERALE


Mr Matthieu SCHUERS (MCU-MG) UFR Médecine générale

PROFESSEURS ASSOCIES A MI-TEMPS – MEDECINS GENERALISTE

Mr Emmanuel LEFEBVRE UFR Médecine Générale


Mme Elisabeth MAUVIARD UFR Médecine générale
Mr Philippe NGUYEN THANH UFR Médecine générale
Mme Yveline SEVRIN UFR Médecine générale
Mme Marie Thérèse THUEUX UFR Médecine générale

MAITRE DE CONFERENCES ASSOCIE A MI-TEMPS – MEDECINS GENERALISTES

Mr Pascal BOULET UFR Médecine générale


Mme Laëtitia BOURDON UFR Médecine Générale
Mr Emmanuel HAZARD UFR Médecine Générale
Mme Lucile PELLERIN UFR Médecine générale

15
ENSEIGNANTS MONO-APPARTENANTS

PROFESSEURS

Mr Paul MULDER (phar) Sciences du Médicament


Mme Su RUAN (med) Génie Informatique

MAITRES DE CONFERENCES

Mr Sahil ADRIOUCH (med) Biochimie et biologie moléculaire (Unité Inserm 905)


Mme Gaëlle BOUGEARD-DENOYELLE (med) Biochimie et biologie moléculaire (UMR 1079)
Mme Carine CLEREN (med) Neurosciences (Néovasc)
M. Sylvain FRAINEAU (med) Physiologie (Inserm U 1096)
Mme Pascaline GAILDRAT (med) Génétique moléculaire humaine (UMR 1079)
Mr Nicolas GUEROUT (med) Chirurgie Expérimentale
Mme Rachel LETELLIER (med) Physiologie
Mr Antoine OUVRARD-PASCAUD (med) Physiologie (Unité Inserm 1076)
Mr Frédéric PASQUET Sciences du langage, orthophonie
Mme Christine RONDANINO (med) Physiologie de la reproduction
Mr Youssan Var TAN Immunologie
Mme Isabelle TOURNIER (med) Biochimie (UMR 1079)

CHEF DES SERVICES ADMINISTRATIFS : Mme Véronique DELAFONTAINE


HCN - Hôpital Charles Nicolle HB - Hôpital de BOIS GUILLAUME

CB - Centre Henri Becquerel CHS - Centre Hospitalier Spécialisé du Rouvray

CRMPR - Centre Régional de Médecine Physique et de Réadaptation SJ – Saint Julien Rouen

16
Table des matières

Remerciements .................................................................................................................. 3

Table des tableaux ........................................................................................................... 19

Table des illustrations ...................................................................................................... 20

Table des annexes ............................................................................................................ 22

Liste des abréviations ...................................................................................................... 23

Introduction ................................................................................................................... 24

1. Généralités ............................................................................................................. 25

1.1. Les besoins nutritionnels et apports nutritionnels conseillés ................................... 25


1.1.1. Apports énergétiques .......................................................................................................... 25
1.1.2. Apports protéiques.............................................................................................................. 26
1.1.3. Apports lipidiques............................................................................................................... 27
1.1.4. Apports glucidiques ............................................................................................................ 28
1.1.5. Apports hydriques............................................................................................................... 29
1.1.6. Apports de minéraux........................................................................................................... 29
1.1.7. Apports vitaminiques .......................................................................................................... 30

1.2. Historique à propos de l’alimentation des bébés...................................................... 32


1.2.1. De l’antiquité aux années 1960............................................................................................ 32
1.2.2. Depuis les années 1960 ....................................................................................................... 33

1.3. Alimentation de 0 à 4 mois........................................................................................ 34


1.3.1. Allaitement ......................................................................................................................... 34
[Link]. Les apports de l’allaitement ....................................................................................... 34
1.3.2. Préparations pour nourrissons ............................................................................................. 36
1.3.3. Apports nutritionnels du lait maternel et du lait infantile ...................................................... 40

1.4. Alimentation de 4 à 12 mois ...................................................................................... 42


1.4.1. Laits de suite ...................................................................................................................... 42
1.4.2. Qu’est-ce que la diversification alimentaire ? ...................................................................... 44
1.4.3. La diversification alimentaire « classique » ......................................................................... 45
[Link]. L’introduction des aliments........................................................................................ 45
[Link]. En pratique ................................................................................................................ 50
1.4.4. La diversification alimentaire menée par l’enfant................................................................. 57
1.4.5. Enjeux de l’alimentation du jeune enfant ............................................................................. 67

17
2. La place du pharmacien d’officine dans l’alimentation du jeune enfant ............ 70

2.1. Tire-lait...................................................................................................................... 70
2.1.1. Modèles de tire-lait ............................................................................................................. 70
2.1.2. Consommables ................................................................................................................... 71
2.1.3. Conseils lors de la dispensation du tire-lait .......................................................................... 74

2.2. Accessoires d’allaitement .......................................................................................... 75


2.2.1. Bouts de sein ...................................................................................................................... 76
2.2.2. Coussinets d’allaitement ..................................................................................................... 78
2.2.3. Coquilles d’allaitement ....................................................................................................... 78
2.2.4. Coquilles recueille-lait ........................................................................................................ 78

2.3. Laits infantiles ........................................................................................................... 79


2.3.1. Les tétines et les biberons.................................................................................................... 80
2.3.2. Conseils dispensés au comptoir ........................................................................................... 82

2.4. Petits pots et céréales ................................................................................................ 83

2.5. Autres accessoires ..................................................................................................... 84

3. Enquête .................................................................................................................. 84

3.1. Auprès des professionnels de santé de l’officine....................................................... 84


3.1.1. Méthode ............................................................................................................................. 84
3.1.2. Questionnaire ..................................................................................................................... 85
3.1.3. Résultats............................................................................................................................. 86

3.2. Auprès des parents.................................................................................................... 95


3.2.1. Méthode ............................................................................................................................. 95
3.2.2. Questionnaire ..................................................................................................................... 96
3.2.3. Résultats............................................................................................................................. 96

3.3. Discussion ................................................................................................................ 100

Conclusion ................................................................................................................... 106

Bibliographie ................................................................................................................. 113

Sitographie .................................................................................................................... 115

Serment de Gallien ........................................................................................................ 119

18
Table des tableaux

TABLEAU 1 : BESOINS NUTRITIONNELS MOYENS ENERGETIQUES DE 7 A 11 MOIS ........................................... 26


TABLEAU 2 : APPORT SATISFAISANT EN ACIDES GRAS CHEZ LES ENFANTS DE 7 A 11 MOIS.............................. 28
TABLEAU 3 : APPORT SATISFAISANT DES VITAMINES CHEZ L'ENFANT DE 7 A 11 MOIS .................................... 31
TABLEAU 4 : COMPARAISON DE LA COMPOSITION DU LAIT MATERNEL ET DU LAIT INFANTILE ........................ 40
TABLEAU 5 : COMPARAISON DE LA COMPOSITION DES PREPARATIONS POUR NOURRISSONS ET DES LAITS DE
SUITE ................................................................................................................................................ 43

TABLEAU 6 : LES AVANTAGES NUTRITIONNELS DES DIFFERENTS ALIMENTS .................................................. 49


TABLEAU 7 : QUI INFORME LES PARENTS SUR LA DIVERSIFICATION ALIMENTAIRE ? ....................................... 97

19
Table des illustrations
FIGURE 1 : INTRODUCTION DES ALIMENTS DE 0 A 1 AN ............................................................................................ 52
FIGURE 2 : EXEMPLE D'INTRODUCTION ALIMENTAIRE ............................................................................................... 53
FIGURE 3 : L'ENFANT EST-IL PRET POUR LA DME ? ................................................................................................. 58
FIGURE 4 : LES ETAPES DE LA DME ..................................................................................................................... 59
FIGURE 5 : TIRE-LAIT MANUEL (GAUCHE) ET ELECTRIQUE ( DROITE) ............................................................................. 70
FIGURE 6 : KIT TETERELLES POUR TIRE-LAIT ELECTRIQUE ........................................................................................... 71
FIGURE 7 : LA BONNE MESURE POUR SON CHOIX DE TETERELLE .................................................................................. 72
FIGURE 8 : LES DIFFERENTES TAILLES DE TETERELLES ................................................................................................ 72
FIGURE 9 : CHOISIR LA BONNE TAILLE DE TETERELLE ................................................................................................ 72
FIGURE 10 : APPLICATION KOLORYOU® ............................................................................................................... 73
FIGURE 11 : CAPTURES D'ECRAN DE KOLORYOU®................................................................................................... 73
FIGURE 12 : LES DEUX PHASES POUR TIRER SON LAIT ............................................................................................... 74
FIGURE 13 : BOUTS DE SEIN .............................................................................................................................. 76
FIGURE 14 : INSTALLATION D'UN BOUT DE SEIN...................................................................................................... 77
FIGURE 15 : COUSSINETS D'ALLAITEMENT ............................................................................................................ 78
FIGURE 16 : COQUILLES D'ALLAITEMENT .............................................................................................................. 78
FIGURE 17 : COQUILLES RECUEILLE-LAIT ............................................................................................................... 78
FIGURE 18 : DIFFERENTS TYPES DE BIBERONS ........................................................................................................ 80
FIGURE 19 : DIFFERENTS TYPES DE TETINES ........................................................................................................... 81
FIGURE 20 : PREPARATION D'UN BIBERON DE LAIT INFANTILE .................................................................................... 82
FIGURE 21 : NORME NF V 90-001 .................................................................................................................... 83
FIGURE 22 : REPARTITION DES REPONSES SELON LA PROFESSION ................................................................................ 86
FIGURE 23 : REPARTITION GEOGRAPHIQUE DES REPONSES ........................................................................................ 87
FIGURE 24 : REPARTITION DES REPONSES SELON LA LOCALISATION DE LA PHARMACIE ...................................................... 87
FIGURE 25 : AVEZ-VOUS DES QUESTIONS, AU COMPTOIR, A PROPOS DE L'ALIMENTATION DES BEBES ? REPONSES DE L’EFFECTIF
TOTAL ................................................................................................................................................ 88

FIGURE 26 : AVEZ-VOUS DES QUESTIONS, AU COMPTOIR, A PROPOS DE L'ALIMENTATION DES BEBES ? REPONSES SELON LES
GROUPES ............................................................................................................................................ 89

FIGURE 27 : LA FREQUENCE DES QUESTIONS SUR L'ALIMENTATION DES BEBES ................................................................ 89


FIGURE 28 : SUR QUELS SUJETS PORTENT LES QUESTIONS RENCONTREES AU COMPTOIR ? ................................................. 90
FIGURE 29 : VOUS SENTEZ-VOUS SUFFISAMMENT FORMES POUR REPONDRE AUX QUESTIONS SUR LA DIVERSIFICATION ALIMENTAIRE
/ LES LAITS INFANTILES / L’ALLAITEMENT ? REPONSES GLOBALES ....................................................................... 91
FIGURE 30 : VOUS SENTEZ-VOUS SUFFISAMMENT FORMES POUR REPONDRE AUX QUESTIONS SUR LA DIVERSIFICATION ALIMENTAIRE
/ LES LAITS INFANTILES / L’ALLAITEMENT ? REPONSES EN FONCTION DE LA PROFESSION ........................................... 92
FIGURE 31 : LES PROFESSIONNELS SOUHAITENT-ILS ETRE PLUS FORMES SUR L'ALIMENTATION DES ENFANTS ? ........................ 92

20
FIGURE 32 : CONNAISSANCE DE LA DME CHEZ LES PROFESSIONNELS DE SANTE .............................................................. 93
FIGURE 33 : L'AGE DU DEBUT DE LA DIVERSIFICATION ALIMENTAIRE ............................................................................ 93
FIGURE 34 : L'INTRODUCTION DES FRUITS EXOTIQUES CHEZ L'ENFANT .......................................................................... 94
FIGURE 35 : APPORT PROTEIQUE JOURNALIER ENTRE 6 ET 8 MOIS .............................................................................. 94
FIGURE 36 : LES PARENTS SE SENTENT-ILS SUFFISAMMENT INFORMES ? ....................................................................... 97
FIGURE 37 : LA DME EST-ELLE CONNUE PAR LES PARTICIPANTS DE L'ENQUETE ? ............................................................ 99
FIGURE 38 : LA CONNAISSANCE ET LA PRATIQUE DE LA DME PAR LES PARENTS .............................................................. 99

21
Table des annexes
ANNEXE 1 : INDICES GLYCEMIQUES ................................................................................................................... 108
ANNEXE 2 : QUESTIONNAIRE PROFESSIONNELS DE SANTE ....................................................................................... 110
ANNEXE 3 : QUESTIONNAIRE POUR LES PARENTS .................................................................................................. 112

22
Liste des abréviations

AC Anti Colique
AFNOR Association Française de Normalisation
ANAES Agence Nationale d’Accréditation et d’Évaluation en Santé
ANSES Agence Nationale de Sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et
du travail
AR Anti Régurgitation
ARA Acide arachidonique
AS Apport Suffisant
BNM Besoin Nutritionnel Moyen
CoFAM Coordination Française pour l’Allaitement Maternel
DHA Acide docosahexaénoïque
DME Diversification alimentaire Menée par l'Enfant
DPC Développement professionnel continu
DREES Direction de la Recherche, des Etudes, de l'Evaluation et des Statistiques
EFSA European Food Safety Authority
EPA Acide eicosapentaénoïque
ESPGHAN The European Society for Pediatric Gastroenterology Hepatology and Nutrition
HA Hypo Allergénique
HAS Haute Autorité de Santé
OMS Organisation Mondial de la Santé
PNNS Programme National Nutrition Santé

23
Introduction

Dans mes expériences professionnelles, j’ai régulièrement été confrontée aux


interrogations de jeunes parents face à l’alimentation de leur enfant. Leurs questions
débutent lors de l’achat de lait infantile ou d’accessoires d’allaitement et se poursuivent
naturellement lors de la diversification alimentaire. Les membres des équipes officinales
avec qui j’ai pu travailler n’avaient pas tous la même aisance face à ces questions.
J’ai donc souhaité mener une enquête, dans un premier temps auprès des parents, afin
de déterminer s’ils souhaitaient pouvoir trouver un accompagnement dans les officines en
ce qui concerne l’alimentation de leur enfant, notamment sur la diversification alimentaire.
Puis il m’a semblé intéressant de faire également un questionnaire auprès des professionnels
de santé de l’officine pour avoir un retour d’expérience. Ont-ils tous des questions sur
l’alimentation des enfants au comptoir ? Se sentent-ils assez formés pour avoir un rôle
d’accompagnement auprès des parents ?

Dans un premier temps, nous verrons ce que dit la littérature sur l’alimentation des
enfants de 0 à 1 an. Puis dans un second temps nous parlerons de la place du pharmacien
dans cette période. Enfin, nous étudierons les résultats de l’enquête pour conclure sur la
réelle place du pharmacien dans l’alimentation des jeunes enfants.

24
1. Généralités

1.1. Les besoins nutritionnels et apports nutritionnels


conseillés

Les besoins nutritionnels sont variables selon l’individu, en fonction de ses


particularités individuelles (âge, sexe, activités, surface corporelle, pathologies…), de son
environnement et des aliments reçus.
On parle de besoin nutritionnel minimal lorsque l’on détermine la plus faible quantité
d’un nutriment donnée nécessaire aux maintiens des fonctions physiologiques, à la
croissance et au maintien d’un bon état de santé.
Le besoin nutritionnel moyen (BNM), lui, est évalué par rapport à un groupe
d’individus ; ici ce sera à partir d’une population d’enfants bien portants. Il permet d’établir
les apports nutritionnels conseillés.
Pour certaines catégories, nous parlerons d’apport suffisant (AS), qui est une valeur
établie selon les apports journaliers moyens observés dans une population bien portante. On
l’utilise lorsque les données disponibles ne sont pas suffisantes pour déterminer un besoin
nutritionnel moyen.

Les données ci-dessous sont extraites des recommandations de l’European Food


Safety Authority (EFSA) et sont valables pour des enfants âgés de 7 à 11 mois.

1.1.1. Apports énergétiques

Le besoin énergétique dans la première année de vie est la quantité minimale


d’énergie nécessaire à l’organisme pour fonctionner normalement (fonctions viscérales) et
permettre la croissance. Dans le tableau ci-dessous, nous retrouvons les besoins nutritionnels
moyens, selon l’EFSA.

25
Âge Garçons Filles
7 mois 636 kcal/j 573 kcal/j
8 mois 661 kcal/j 599 kcal/j
9 mois 688 kcal/j 625 kcal/j
10 mois 725 kcal/j 656 kcal/j
11 mois 742 kcal/j 673 kcal/j

Tableau 1 : Besoins nutritionnels moyens énergétiques de 7 à 11 mois

1.1.2. Apports protéiques

Les protéines sont des molécules constituées d’acides aminés. Il existe 20 acides
aminés dont 10 sont essentiels pour le nourrisson, 2 de plus que l’adulte. Les acides aminés
essentiels sont des acides aminés ne pouvant pas être synthétisés par notre organisme mais
qui sont cependant essentiels à son fonctionnement.

Selon l’EFSA, le besoin nutritionnel moyen en protéine est de 1,12 g/kg par jour.

Les protéines vont jouer un rôle dans la croissance des tissus, des muscles, des
cheveux et ongles… Elles serviront aussi dans la réparation des tissus abîmés et permettent
de fournir de l’énergie à l’organisme. Les protéines ont de nombreux rôles et participent à
de nombreux processus physiologiques au niveau digestif, hormonal ou encore immunitaire.
(ANSES, 2019)

Principales sources :

- Viandes : bœuf, porc, agneau …


- Volailles : poulet, dinde, oie…
- Œufs et produits laitiers
- Poissons et crustacés : thon, saumon, morue, crevettes …
- Fruits secs, oléagineux et céréales : amandes, avoine, lentilles, pois chiches …

26
Mais toutes ces sources de protéines n’ont pas la même valeur nutritionnelle. Les
critères nutritionnels des protéines sont leur composition en acides aminés et leur
biodisponibilité. Les protéines d’origine animale sont riches en acides aminés essentiels et
sont plus digestes pour l’organisme. Les protéines d’origine végétale ont une moins bonne
digestibilité et un coefficient d’efficacité protéique plus faible que les protéines d’origine
animale (Cuq JL, 2018). Il est donc important d’associer différentes sources de protéines
dans l’alimentation afin de couvrir les besoins nutritionnels.

1.1.3. Apports lipidiques

Les lipides, sous forme d’acides gras, fournissent de l’énergie à notre organisme et
sont notamment présents dans notre cerveau et cellules nerveuses. Il existe les acides gras
saturés et les acides gras mono-insaturés ou polyinsaturés.

On classifie également les acides gras en acides gras essentiels (indispensables à


notre organisme mais ce dernier ne sait pas les fabriquer) et acides gras non essentiels.
Dans les acides gras essentiels nous retrouvons les oméga 3, dont le précurseur
indispensable est l’acide alpha linolénique afin de synthétiser les acides eicosapentaénoïque
(EPA) et docosahexaénoïque (DHA). Nous retrouvons également les oméga 6 avec son
précurseur, l’acide linoléique, et son dérivé, l’acide arachidonique (ARA). Les oméga 3 et
6 sont des acides gras polyinsaturés.

Dans l’alimentation nous pouvons retrouver des acides gras trans qui sont des acides
gras insaturés avec au moins une double liaison en position trans. Ces acides gras trans sont
naturellement retrouvés dans la viande et les produits laitiers. Dans l’industrie
agroalimentaire ces acides gras sont souvent utilisés comme stabilisateurs et conservateurs.
Ces acides gras trans d’origine industrielle peuvent augmenter le risque cardio-vasculaire.
On les retrouve dans les produits transformés comme les viennoiseries, les pizzas, les
quiches, les plats cuisinés, barres chocolatées… (ANSES, 2016).

L’apport lipidique conseillé est 45 à 50% des apports énergétiques totaux chez
l’enfant de 0 à 3 ans.

27
Lipides Apport satisfaisant
Acide a-linolénique 0,5 % des apports énergétiques totaux
Acide eicosapentaénoïque, acide
100 mg par jour
docosahexaénoïque
Acide linoléique 4 % des apports énergétiques totaux
Acides gras saturés
Aussi faible que possible
Acides gras trans

Tableau 2 : Apport satisfaisant en acides gras chez les enfants de 7 à 11 mois (données de
l’EFSA)

Principales sources :

- Poissons gras : saumon, sardines, thon… (oméga 3)


- Huiles végétales : huile de tournesol, huile de soja, huile d’olive… (oméga 3 et 6)
- Noix : amandes, noix d’acajou
- Produits laitiers

1.1.4. Apports glucidiques

Les glucides vont fournir de l’énergie à notre organisme. Ils sont classés en deux
grandes catégories, les glucides simples et les glucides complexes. On retrouve dans les
glucides simples le glucose, le fructose ou encore le lactose. Ils sont retrouvés dans les fruits,
le lait, le sucre, le miel, les pâtisseries… Les glucides complexes contiennent plusieurs unités
de glucose formant une longue chaîne comme l’amidon. On retrouvera ces glucides
complexes dans le pain, les céréales, les légumineuses, les pommes de terre…

Les glucides sont comparés selon leur index glycémique. Lorsqu’un aliment est
ingéré il provoque une augmentation du taux de sucre dans le sang. L’organisme libère donc
l’insuline nécessaire selon la quantité de glucides ingérés. Plus la glycémie est élevée, plus
la quantité d’insuline libérée sera importante. Plus un aliment a un index glycémique élevé,
plus sa consommation induit une forte augmentation de la glycémie.

28
Il est recommandé de privilégier les aliments à index glycémique bas et limiter la
consommation de produits à index glycémique élevé. (Berthou A., 2013) (Annexe 1)

1.1.5. Apports hydriques

L’enfant, ne pouvant dire qu’il a soif, doit se voir proposer régulièrement de l’eau ou
du lait afin d’assurer une bonne hydratation. L’apport satisfaisant serait entre 800 mL à 1 L
d’eau par jour.
L’apport hydrique doit être augmenté lorsqu’il y a des facteurs de risques de
déshydratation comme les périodes de diarrhées, de vomissements, de fièvre ou de fortes
chaleurs.

1.1.6. Apports de minéraux

Le calcium, le phosphore et le fer, sont les minéraux les plus importants pour la
croissance de l’organisme. Le calcium et le phosphore vont avoir un rôle important pour le
squelette. L’apport satisfaisant de calcium est de 280 mg par jour. Pour le phosphore il est
de 160mg jour (données selon l’EFSA).
Le fer entre dans la constitution de l’hémoglobine et tient un rôle dans le transport
de l’oxygène. Il agit également dans le développement cérébral et les défenses immunitaires.
Le BNM du fer est de 8mg par jour.
Le sodium, en tenant compte des fonctions rénales non matures du nourrisson, a un
apport conseillé de 1mg/kg/j. Néanmoins, il est recommandé de ne pas saler l’alimentation
durant cette première année de vie.

Principales sources :

- Calcium : lait, fromages, légumes (poireaux, épinards), fruits (oranges), poissons


(sardines)
- Fer : abats, viandes (surtout la viande rouge), œufs, légumineuses, céréales, noix
- Phosphore : viandes, poissons, produits laitiers

29
1.1.7. Apports vitaminiques

Au cours de la croissance de nombreuses vitamines jouent un rôle, notamment les


vitamines A, C et D.

La vitamine A a un rôle essentiel dans le mécanisme de la vision. Une carence en


vitamine A pourrait mener à des troubles visuels, voire la cécité nocturne. En effet la
vitamine A est indispensable à la synthèse de rhodopsine, un pigment que contiennent les
cellules en bâtonnet.

La vitamine D joue un rôle important dans le métabolisme du phosphore et du


calcium en augmentant leur absorption, donc un rôle non négligeable pour le squelette de
l’enfant. Le maintien d’une calcémie suffisante assuré par la vitamine D permet également
une contraction musculaire efficace, une coagulation adéquate et une bonne transmission
nerveuse. La vitamine D prévient aussi le rachitisme (maladie de croissance généralement
due à une carence en vitamine D). On retrouve également la vitamine D dans la régulation
hormonale, le système immunitaire (activité et différenciation des cellules) et la
différenciation des kératinocytes. (ANSES, 2019)

La vitamine C intervient dans de nombreux métabolismes et joue de multiples rôles :


participation au système immunitaire, facilitation de l’absorption du fer, action antioxydante,
cicatrisation… Mais la vitamine C n’est pas synthétisée par notre organisme, c’est donc une
vitamine indispensable qui doit être apportée par l’alimentation. Une carence profonde et
prolongée en vitamine C est responsable du scorbut, c’est pour cela que les laits infantiles
en contiennent. (Institute of Medicine, 2000)

Le tableau ci-après regroupe les apports satisfaisants en vitamines selon l’EFSA.

30
Vitamines Apport satisfaisant par jour
B6 0,3 mg
B9 80 µg EFA1
C 20 mg
A 190 µg d’équivalent rétinol
E 5 mg
K 10 µg
D 10µg

Tableau 3 : Apport satisfaisant des vitamines chez l'enfant de 7 à 11 mois

Principales sources :

- Vitamine B6 : fruits (bananes, avocats), légumineuses, poissons (maquereau, thon)


- Vitamine B9 : viandes et abats, légumineuses (haricots rouges), œufs, produits
laitiers, légumes (épinards, patates douces, brocoli)
- Vitamine C : légumes (tomates, navet, choux), fruits (agrumes, framboises)
- Vitamine A : légumes (carottes, patates douces, épinards, brocoli), abats
- Vitamine E : noix (noix, noisettes, amandes…), œufs, huiles végétales, fruits et
légumes (épinards, brocolis, pomme, poire)
- Vitamine K : légumes (choux, épinards, laitue)
- Vitamine D : huiles de poissons, soleil (synthèse cutanée)

1
EFA : équivalent en folates alimentaires (la biodisponibilité des folates alimentaires est inférieure à celle
de l’acide folique)

31
1.2. Historique à propos de l’alimentation des bébés

1.2.1. De l’antiquité aux années 1960

Dans l’antiquité le colostrum était considéré comme du « sang blanchi » et n’était


pas donné aux nouveau-nés par manque de connaissance sur la lactation et les bienfaits de
l’allaitement. La pratique était de faire jeûner les nouveau-nés ou d’introduire des farines ou
céréales dès la naissance. (Turck D., Girardet et al., 2010)

Au Moyen Âge, des bouillies étaient rapidement données aux nouveau-nés.


Puis l’allaitement a pris une place plus importante et les solides commençaient plus tard, à
l’arrivée des premières dents. Pour l’allaitement, les bébés provenant de la haute bourgeoisie
étaient nourris par des nourrices. Plus tard, cette méthode s’est étendue aux autres classes
sociales et est devenue courante, notamment pour permettre aux enfants de mères qui
travaillaient d’être aussi nourris par un lait maternel.

Puis l’ère industrielle a induit des conditions de vie et de travail difficiles et a rendu
compliqué l’allaitement maternel exclusif. Les mères et les nourrices (qui avaient alors trop
d’enfants à nourrir) se sont orientées vers du lait de vache en substitution ce qui a causé de
nombreuses morts infantiles par contamination (par le lait en lui-même, sa conservation et
les biberons utilisés).
C’est alors qu’en 1894, à Fécamp, le Dr Léon Dufour créa la première institution
« Goutte de lait » pour permettre aux femmes qui ne pouvaient pas allaiter de manière
exclusive, notamment à cause de leur travail, de pouvoir nourrir leur enfant avec un lait de
vache « humanisé » et pasteurisé afin de réduire le taux de mortalité infantile : cela marque
le début du lait infantile. (Julien Pierre, 1997)

En 1927, le premier lait en poudre fait son apparition dans les pharmacies françaises :
le lait Guigoz®. C’est à cette période, pour les solides, que les médecins recommandaient la
diversification alimentaire dès 6 mois pour une meilleure prise de poids et une meilleure
résistance aux infections. Puis la diversification alimentaire a été conseillée de plus en plus

32
tôt. En 1943, Stewart conseillait dès l’âge de 4 à 6 semaines, d’apporter des sardines, du thon
ou crevettes en cas d’allaitement défaillant à la place des laits de vache bouillis qui
apporteraient des carences vitaminiques. L’huile de foie de morue était donnée aux enfants
pour éradiquer le rachitisme grâce à sa forte teneur en vitamine D.
Dans les années 50, Sackett recommande d’introduire des céréales dès le 2e ou 3e
jour de vie puis des légumes au 10e jour, des viandes au 14e jour et des fruits au 17e jour.
(Turck D., Girardet et al., 2010)

1.2.2. Depuis les années 1960

Dès les années 60, les laits infantiles ont vu leur composition évoluer et se rapprocher
de la composition du lait maternel, notamment en ce qui concerne les protéines. Il y a eu un
ajustement dans les taux de caséine et de lactosérum. C’est à ce moment, précisément en
1961, que sort le premier arrêté fixant la composition légale des laits infantiles. (Lokombé
Léké A., Mullié C., 2004)
Trente ans plus tard, les acides gras (oméga 3 et oméga 6) sont ajoutés à la
composition des laits infantiles.
Les probiotiques puis les prébiotiques (présents dans le lait maternel) ont fait leur
apparition dans les laits infantiles dans les années 2000 et depuis presque 10 ans on peut
retrouver un mélange de probiotiques / prébiotiques dans certains laits pour bébés. Les
probiotiques sont des microorganismes vivants qui exercent une activité positive sur la flore
intestinale. Les prébiotiques sont des ingrédients alimentaires non digestibles par l’hôte mais
qui stimulent la croissance et/ou l’activité de certaines bactéries du système digestif. Les
probiotiques associés aux prébiotiques vont former des symbiotiques. (Favre G., 2004)
Au sujet de l’allaitement, depuis 2002 l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé)
recommande l’allaitement maternel exclusif jusqu’à 6 mois puis l’ajout d’aliments sûrs et
adéquats du point de vue nutritionnel tout en continuant l’allaitement jusqu’à 2 ans ou plus.
(OMS, 2003)

En ce qui concerne la diversification alimentaire, dans les années 60-70, elle


commençait aux alentours des 3 mois de l’enfant. Mais dans les années 70, il y a une
augmentation des pathologies allergiques et des maladies auto immunes. Une corrélation se

33
fait entre l’alimentation des nourrissons et la prévalence de ces pathologies. Le risque
d’eczéma et d’allergies alimentaires augmente lors d’une diversification trop précoce (avant
4 mois). Les recommandations préconisent alors de commencer la diversification
alimentaire après 4 mois et de retarder l’introduction des aliments allergisants (œufs,
arachides…).
Les années 2000 sèment le doute et on remarque que l’âge de l’introduction des
aliments n‘influence pas l’apparition d’allergies (avant ou après 4 mois). Néanmoins, une
introduction trop tardive pourrait augmenter le risque d’allergie, c’est pour cela qu’une
fenêtre d’âge est préconisée pour la diversification alimentaire : entre 4 et 6 mois.

1.3. Alimentation de 0 à 4 mois

Pour les quatre premiers mois de la vie d’un nourrisson, les recommandations
actuelles préconisent une alimentation exclusivement lactée. Les parents ont alors le choix
entre l’allaitement maternel ou l’utilisation de laits infantiles.

1.3.1. Allaitement

Le taux d’allaitement en France a augmenté depuis les années 90, mais il stagne
depuis une dizaine d’années et reste inférieur à nos voisins européens.
Selon les chiffres de 2013 de la DREES (Direction de la recherche, des études, de
l’évaluation et des statistiques) du ministère de la santé, 66% des nourrissons sont allaités à
leur naissance. A partir de 3 mois, ce chiffre baisse et seulement 40% des bébés sont allaités.
Plus l’âge de l’enfant avance et plus le taux d’allaitement baisse et arrive à 18% lorsque les
enfants atteignent 6 mois.

[Link]. Les apports de l’allaitement

Le lait maternel est adapté aux besoins du nouveau-né et évolue dans le temps avec
dans les premiers jours le colostrum : un mélange d’anticorps, de protéines, de vitamines et

34
de minéraux qui reste faible en calories et en acides gras ; puis ensuite le lait de transition :
plus gras et plus riche en lactose dont la composition se modifie en fonction des besoins du
bébé notamment pour les anticorps et les enzymes ; et enfin le lait mature : pour tout le reste
de l’allaitement. (Turck D., Vidailhet M., et al., 2013)
Plus en détails, le colostrum présent du 1er au 5e jour en moyenne, est riche en
immunoglobulines ce qui permet, en plus des cellules immunitaires de la mère passant dans
le lait, de fournir à l’enfant une protection immunitaire. De plus, le colostrum est riche en
protéines ce qui permet également d’induire une rétention d’eau protégeant ainsi l’enfant de
la déshydratation. Par la suite le taux de protéines diminuera et sera deux fois moins élevé
dans le lait mature que dans le colostrum. (Lokombé Léké A., Mullié C., 2004)

En ce qui concerne les apports nutritionnels : « Le lait maternel a une valeur


nutritionnelle unique » (Lambert-Lagacé Louise, 2015).
Le lait maternel, mature, apporte des protéines dont la quantité est nettement plus
faible que celui du lait de vache mais elles sont plus faciles à digérer. Elles se divisent en
caséine (40%) et en protéines solubles (60%).
Le lait maternel apporte aussi des matières grasses, également mieux digérées que
celles du lait de vache, comme l’acide arachidonique (ARA) et l'acide docosahexaénoïque
(DHA) qui sont des acides gras polyinsaturés, important dans la croissance du bébé et son
développement cérébral. De plus on trouvera du cholestérol et de l’acide palmitique. Le
cholestérol joue un rôle dans le développement cérébral et induirait à l’âge adulte une
diminution du risque d’hypercholestérolémie. Le lait maternel mature contient également
des glucides comme le lactose et des oligosaccharides qui vont jouer le rôle de prébiotiques
et intervenir dans la prévention des infections gastro-intestinales. (Turck D. et al., 2013)
On retrouve aussi du fer, mieux absorbé que les autres sources, et des minéraux : phosphore,
calcium, potassium.
En ce qui concerne les vitamines, on trouvera de la vitamine A (deux fois plus élevée
dans le colostrum), de la vitamine C dont la quantité varie en fonction de l’alimentation de
la mère, des vitamines B et de la vitamine D. La quantité de vitamine D est trop faible dans
le lait maternel ce qui explique les recommandations de supplémentation afin de prévenir le
rachitisme.

35
Mais le lait maternel n’apporte pas seulement des nutriments à l’enfant, il apporte
également des anticorps afin de le protéger des infections. Après quelques mois
d’allaitement, les infections respiratoires et gastro-intestinales ainsi que les infections ORL
sont diminuées (Turck D. et al., 2013). On retrouve dans le lait maternel des
immunoglobulines et des facteurs bifidus, qui sont très élevés dans le colostrum ce qui
favorise un bon développement de la flore intestinale.
Le lait maternel diminuerait également le risque d’allergie ainsi que l’asthme. Une
étude canadienne paru dans The Journal of Pediatrics, a montré que le lait maternel réduirait
le risque d’asthme chez l’enfant, en précisant que cet avantage est d’autant plus remarqué
avec le lait maternel direct qu’avec le lait maternel exprimé (tire lait puis conservation au
réfrigérateur ou congélation). (Klopp A. et al., 2017)

Au-delà des apports nutritionnels et immunologiques, l’allaitement apporte un lien


mère-enfant unique. Ce lien se créé par le toucher et le peau à peau lors des tétées, mais aussi
par l’odeur puisque l’enfant reconnaît l’odeur de sa mère et de son lait. Ces moments
privilégiés apportent une confiance mutuelle entre la mère et son enfant.

Enfin, le lait maternel prépare à la future diversification alimentaire en permettant à


l’enfant de découvrir des saveurs puisque selon l’alimentation de la mère, le goût de son lait
peut se modifier.

1.3.2. Préparations pour nourrissons

Lorsque l’allaitement est contre indiqué (mère atteinte du VIH, enfant souffrant de
galactosémie et la prise de quelques médicaments (ANAES, 2002)) ou tout simplement
lorsque les parents ont décidé de ne pas pratiquer l’allaitement, il existe des laits infantiles
que l’on peut trouver en grande surface (pour les laits standards) ou en pharmacie (tous les
types de laits).

36
[Link]. Les différents laits infantiles

Les laits infantiles pour bébés sont élaborés à partir de lait de vache (ou parfois de
chèvre) qui subira des modifications nutritionnelles pour répondre aux besoins du
nourrisson. Le taux protéique sera diminué tout comme le taux de sels minéraux et l’apport
glucidique. Il y aura un apport vitaminique et une adaptation de l’apport lipidique avec
l’ajout des acides gras essentiels. Le taux de calcium sera ajusté et il y aura un ajout de fer.
Leur composition est réglementée au niveau de l’Union européenne.

On retrouve différents laits infantiles, en fonction de l’âge de l’enfant mais aussi en


fonction de leurs spécificités.
Selon l’âge de l’enfant, on aura des laits appelés « préparations pour nourrissons »
(de 0 à 6 mois), des laits de suite (de 6 mois à 12 mois) et des laits de croissance (de 12 à 36
mois).
Lors de l’alimentation exclusivement lactée, de 0 à 4 mois, on utilisera une
préparation pour nourrissons standard ou spécifique selon les besoins de l’enfant.

Parmi les laits spécifiques, on retrouve (Association Française de Pédiatrie Ambulatoire,


2017) :

- Les laits pour prématuré

o Ces laits sont adaptés à l’immaturité digestive et rénale des prématurés, ils
sont utilisés jusqu’à ce que leur croissance permette un lait standard. Les
apports nutritionnels sont aussi différents des laits standards pour répondre
aux besoins des prématurés : apports énergétique, protéique, glucidique et
lipidique plus élevés

- Les laits anti régurgitations (AR et AR+)

o Ces laits sont conseillés pour les bébés qui ont des régurgitations importantes
et qui deviennent gênantes au quotidien. Ce sont des laits épaissis avec de
l’amidon ou de la caroube. L’amidon aura un effet épaississant une fois arrivé

37
dans l’estomac, où il entraînera un floculat de caséine (protéine de lait de
vache), et il causera un ralentissement du transit. La caroube, elle, produira
un effet épaississant dès la reconstitution du biberon et accélère le transit.

- Les laits hypoallergéniques (HA)

o Ces laits sont conseillés lorsqu’il y a un risque d’allergie (si l’un des parents
ou un membre de la fratrie est allergique). On les utilise pour la prévention
d’une allergie éventuelle au lait de vache et non pas lorsqu’il y a une allergie
avérée.
Ces laits HA contiennent des protéines hydrolysées de lait de vache
(traitement thermique puis enzymatique).

- Les laits anti-coliques (AC)

o Beaucoup d’adaptations concernant la composition du lait sont réalisées par


les laboratoires dans ces laits AC mais peu correspondent à des études
scientifiques validées. Ils sont formulés pour tenter de diminuer l’inconfort
lié à des troubles digestifs bas (gaz, ballonnements, pleurs) en accélérant le
temps de digestion grâce à des ferments lactiques qui vont acidifier le lait. On
peut aussi faciliter la digestion du lactose en diminuant son taux ou en
ajoutant une enzyme activant sa digestion. Des probiotiques peuvent
également être utilisés.

- Les laits satiété

o Ces laits sont conseillés pour les bébés qui restent insatisfaits après leurs
repas et qui demandent toujours plus de quantité de lait. Leur taux de caséine
(protéine de lait de vache) sera plus élevé, et pour certaines marques il y aura
l’ajout d’une petite quantité d’amidon.

38
- Les laits transits

o Ces laits sont conseillés aux bébés qui ont un transit ralenti avec moins de 3
selles par semaine, des selles dures et qui éprouvent une gêne. Ces laits ont
un sucrage en lactose exclusif et des lipides restructurés.

- Les laits sans lactose

o Lors d’épisodes de diarrhées aiguës, on donne aux nourrissons des solutés de


réhydratation et si la diarrhée persiste on pourra utiliser un lait sans lactose
pour les nourrissons de plus de 4 mois (avant 4 mois, des laits avec
hydrolysats poussés seront privilégiés).

- Les laits relais

o Ces laits sont utilisés lors du sevrage du lait maternel, « en relais » de


l’allaitement. Leur composition se dit plus proche du lait maternel et a pour
objectif de faciliter le sevrage. Ce terme « relais » est en réalité une
allégation, il n’est pas défini dans les directives européennes et leur
composition n’a pas de particularité nutritionnelle par rapport aux laits
standards.

- Les laits pour les allergies au lait de vache

o Ces laits sont proposés lorsqu’il y a une allergie avérée au lait de vache qui
impose une alimentation excluant tous les produits pouvant en contenir. On
retrouve des laits à base de protéines de riz, ou d’hydrolysats poussés de
protéines de lait de vache (caséine ou lactosérum), ou encore à base d’acides
aminés libres en cas d’allergie aux hydrolysats poussés.

o Ces laits sont délivrés sur prescription médicale, selon des protocoles.

39
1.3.3. Apports nutritionnels du lait maternel et du lait infantile

Préparation pour
Pour 100mL Lait maternel
nourrisson
Calories (kcal) 67 68
Protéines (g) 1,35 0,8 - 1
Protéines solubles (%) 50 60
Caséine (%) 50 40
Glucides (g) 7,4 7,5
Lactose (%) 75 85
Dextrine maltose (%) 25 -
Oligosaccharides (g) - 1,2
Lipides (g) 3,43 3,5
Acide linoléique (mg) 510 350
Acide ⍺-linolénique (mg) 63 37
Minéraux (mg)
Sodium (mg) 23 16
Calcium (mg) 54,6 33
Phosphore (mg) 30,4 16,5
Calcium/Phosphore 1,8 2
Fer (mg) 0,63 0,05
Vitamines
Vitamine D (UI) 37 à 56 0,4 à 4
Vitamine A (µg) 63,4
Vitamine E (mg) 1,2
Vitamine C (mg) 10,6
Vitamine K (µg) 5,29 0,1 à 0,2
Acide folique (µg) 12

Tableau 4 : Comparaison de la composition du lait maternel et du lait infantile

40
Les valeurs nutritionnelles du lait maternel proviennent des Archives de Pédiatrie de
2013 (Turck D. et al.) et les valeurs nutritionnelles du lait infantile sont des valeurs moyennes
des préparations pour nourrissons standards actuellement sur le marché (janvier 2020).

Ce tableau comparatif permet de montrer que le lait infantile tente de se rapprocher


au plus près du lait maternel, du point de vue nutritionnel, mais qu’il reste certaines lacunes.

Le taux de protéines reste un peu plus élevé dans le lait infantile mais son taux
diminue au fur et à mesure des nouvelles formulations. D’un point de vue qualitatif, la
caséine du lait maternel est préhydrolysée ce qui la rend plus digeste pour l’enfant.
(Lokombé Léké A., Mullié C., 2004)

En ce qui concerne les acides gras essentiels (acide linoléique et acide a-linolénique),
les laits infantiles couvrent aisément les besoins du nourrisson. En revanche ils ne
contiennent pas tous d’acide docosahenaenoïque (DHA) et d’acide arachidonique (ARA),
eux aussi importants dans la croissance notamment au niveau cérébral. C’est pour cela qu’à
partir de février 2020, la réglementation européenne impose l’ajout de DHA avec un taux de
20 à 50mg/100 kcal dans les laits infantiles (Journal officiel de l’Union européenne, 2015).

L’apport des minéraux est différent entre le lait maternel et le lait infantile. Les
nouvelles formulations visent à réduire le taux de sodium qui est pour le moment plus élevé
que dans le lait maternel. Pour le calcium et le phosphore, ce qui est important c’est le rapport
entre les deux, qui doit être aux alentours de 2. Et enfin le fer, il paraît faible dans le lait
maternel comparé au lait infantile mais le fer contenu dans le lait maternel est beaucoup
mieux absorbé par le nourrisson grâce à sa liaison avec la lactoferrine.

Pour l’apport vitaminique, nous pouvons comparer le taux de vitamine D qui est plus
élevé dans les laits infantiles mais qui reste inférieur à l’apport recommandé. Il y aura donc
une supplémentation de vitamine D que ce soit pour un bébé au sein ou un bébé au biberon,
mais le dosage sera différent.
Le taux de vitamine K est également plus élevé dans les préparations infantiles, le
bébé n’aura donc pas besoin d’ampoule de vitamine K1 à 1 mois contrairement à un bébé
qui est exclusivement allaité.

41
Les laits infantiles répondent à une réglementation de l’Union européenne très stricte
qui impose des plages de valeurs de certains composants nutritionnels. Ces valeurs à
respecter sont disponibles dans le Journal officiel de l’Union européenne. Ce règlement est
imposé aux industriels de manière à garantir une alimentation adaptée aux besoins des
nouveau-nés.

1.4. Alimentation de 4 à 12 mois

A la suite de l’alimentation exclusivement lactée (0-4 mois), la diversification


alimentaire peut commencer. Mais cette diversification ne remplacera pas le lait puisque le
lait, qu’il soit maternel ou infantile, ne doit pas être arrêté et remplacé totalement par de
nouveaux aliments. Le lait reste indispensable à la bonne croissance de l’enfant et doit être
poursuivi au moins jusqu’aux trois ans de l’enfant.

1.4.1. Laits de suite

Une fois que la diversification alimentaire sera bien avancée (vers 6 mois), les parents
utilisant des laits infantiles pourront passer au lait de suite dont la composition varie par
rapport aux préparations pour nourrissons afin de s’accorder aux besoins de l’enfant qui
varie avec son âge.

Comparons la composition des préparations pour nourrissons, destinés aux enfants


de 0 à 6 mois, et des laits de suite, destinés aux enfants de 6 à 12 mois.

Les valeurs nutritionnelles utilisées dans le tableau suivant (tableau 5) sont des
valeurs moyennes des préparations pour nourrissons standards et des laits de suite
actuellement sur le marché (janvier 2020).

42
Préparation pour
Pour 100mL Lait de suite
nourrisson
Calories (kcal) 67 67
Protéines (g) 1,35 1,42
Protéines solubles (%) 50 45
Caséine (%) 50 55
Glucides (g) 7,4 8,2
Lactose (%) 75 [70-100]
Dextrine maltose (%) 25 [0-30]
Lipides (g) 3,43 3,3
Acide linoléique (mg) 510 505
Acide ⍺-linolénique (mg) 63 55
Minéraux (mg)
Sodium (mg) 23 23
Calcium (mg) 54,6 75
Phosphore (mg) 30,4 45
Calcium/Phosphore 1,8 1,7
Fer (mg) 0,63 0,9
Vitamines
Vitamine D (UI) 37 à 56 44 à 56
Vitamine A (µg) 63,4 59,3
Vitamine E (mg) 1,2 1,2
Vitamine C (mg) 10,6 10,6
Vitamine K (µg) 5,29 4,89
Acide folique (µg) 12 14

Tableau 5 : Comparaison de la composition des préparations pour nourrissons et des laits


de suite

Globalement, la composition des préparations pour nourrissons et la composition des


préparations de suite restent semblables. On peut néanmoins noter quelques différences,
notamment en ce qui concerne les protéines. La quantité de protéine est un peu plus élevée
dans les laits de suite que dans les préparations pour nourrissons et on retrouve une part plus

43
importante de caséine. Une différence sur les glucides est également remarquée, avec la
diminution du taux de dextrine-maltose voire sa disparition complète dans certaine marque
de lait à la faveur du taux de lactose qui peut représenter jusqu’à 100% des glucides dans
certaines marques.
En ce qui concerne le fer, il y en a plus dans les laits de suite que les préparations
pour nourrissons. On peut noter une dernière différence pour les minéraux : la quantité de
calcium et la quantité de phosphore sont plus importantes dans les laits de suite mais le
rapport calcium/phosphore reste quasi identique.

1.4.2. Qu’est-ce que la diversification alimentaire ?

i. Définition

La diversification alimentaire est l’étape dans l’alimentation de l’enfant où d’autres


aliments que le lait sont introduits. L’enfant passe d’une alimentation entièrement lactée à
une alimentation avec de nouveaux goûts, de nouvelles odeurs, de nouvelles couleurs et de
nouvelles textures. Ces nouveaux aliments viennent compléter son alimentation lactée, qui
reste majoritairement présente au début.

ii. Quand débuter la diversification alimentaire ?

Actuellement, selon les recommandations européennes (EFSA), il est possible de


commencer la diversification alimentaire entre quatre et six mois. A cet âge l’enfant a atteint
une croissance et une maturité digestive suffisante pour commencer à avoir d’autres aliments
que le lait. En effet, il aura une bonne coordination neuromusculaire, une bonne fonction
digestive qui lui permet de digérer et absorber les nouveaux aliments et une bonne fonction
rénale. De plus, à partir de six mois, le lait ne pourra plus, à lui seul, couvrir tous les besoins
nutritionnels de l’enfant.
Toutes les classes d’aliments devront être introduits au début de la diversification
alimentaire : fruits et légumes dès le début puis œufs, poissons et viandes à partir de 6 mois.
Introduire toutes les classes d’aliments au début de la diversification alimentaire permettrait
de réduire le risque d’allergie. (Dr O. Mouterde, Dr C. Copin, 2014).

44
Cette recommandation est valable pour une diversification « classique » à base de
purée et d’aliments mixés. Mais il existe une autre méthode de diversification : la
diversification alimentaire menée par l’enfant (DME). Pour cette méthode, il est
recommandé d’attendre 6 mois pour commencer. Ce chiffre reste approximatif puisqu’il faut
attendre que l’enfant soit prêt pour cette méthode c’est à dire qu’il ait atteint le bon stade
psychomoteur (Talbot et al., 2016). En effet il est nécessaire que le bébé ait assez de force
et d’endurance pour rester assis lors du repas ainsi qu’une bonne coordination
neuromusculaire pour porter les aliments à sa bouche et les mâcher ou mastiquer.

1.4.3. La diversification alimentaire « classique »

La méthode « classique » de diversification alimentaire, est la méthode la plus


pratiquée en France et la plus connue. Elle se fait par l’introduction d’aliments sous forme
de purées, de soupe, mixés…

Au début de la diversification alimentaire, le lait doit rester l’aliment de base de


l’alimentation du nourrisson. Le programme national nutrition santé (PNNS) recommande
au moins 500mL de lait par jour. Au début les aliments viendront remplacer seulement une
partie d’un biberon ou d’une tétée puis progressivement ils prendront plus de place dans
l’alimentation jusqu’à devenir un repas complet.
Pendant la première phase de diversification alimentaire (jusqu’à 8 mois), le
nourrisson passera progressivement de 6 repas à 4 repas par jour.

[Link]. L’introduction des aliments

De la naissance à 4/6 mois Alimentation uniquement lactée

De 4 à 6 mois Céréales / légumes / fruits (en purée lisse)

De 6 à 8 mois Viandes / poissons / œufs (petits morceaux fondants)

De 8 à 12 mois Morceaux de plus en plus présents

45
i. Les catégories d’aliments

Les légumes

Il faudra commencer par des légumes bien tolérés par l’estomac du bébé, comme les
haricots verts, les carottes, les courgettes, les épinards, les potirons, le panais, l’aubergine,
et les blancs de poireaux. Mais éviter les légumes contenant beaucoup de fibres comme le
vert des poireaux ou les salsifis. ([Link])
Les légumes seront cuits à la vapeur, sans sel ni matière grasse et seront ensuite
mixés. Les petits pots du commerce pourront aussi être utilisés.

Les légumes secs (lentilles, pois chiches, haricots secs) ne suivent pas les mêmes
recommandations. En effet, dans les recommandations actuelles, il est préconisé de les
introduire qu’à partir de 15 mois. Ces aliments sont plus difficiles à digérer.

Pour introduire les légumes, les parents peuvent remplacer l’eau d’un biberon par un
bouillon de légumes (210g de bouillon et 7 mesures de lait). Il est possible également de
mettre directement des légumes mixés, ou quelques cuillères de petit pot dans le biberon, en
diminuant la quantité de lait. Après deux semaines, 150mL d’eau ou bouillon + 5 mesures
de lait + 130g de légumes. (PNNS, 2004)

Les légumes peuvent aussi être proposés en dehors du biberon, directement à la cuillère.

Les fruits

Les fruits pourront être donnés sous forme de compote avec des fruits cuits ou crus
et mixés. Selon la saison, on peut commencer par la pomme, la poire, l’abricot, la banane,
la pêche …
Les fruits sont naturellement sucrés, leur acceptation par les enfants se fait donc
facilement.

46
Viande – poisson – œuf

Les viandes, poissons et œufs sont des apports en protéines et en fer, nécessaires à la
croissance de l’enfant. Ils pourront être introduits entre 6 et 8 mois.
Les viandes et poissons seront bien cuits et les œufs devront être consommés durs.
Tous ces aliments devront être mixés ou hachés finement.
La quantité de ce groupe d’aliment va évoluer avec l’âge de l’enfant. Jusqu’à 8 mois,
ce sera 10g, soit l’équivalent de deux cuillères à café de viande ou poisson ou ¼ d’œuf. Puis
la quantité passera à 20g après les 8 mois révolus de l’enfant soit l’équivalent de quatre
cuillères à café de viande ou de poisson ou 1/3 d’un œuf dur. (Recommandations PNNS)

Les féculents

Les pommes de terre peuvent être mélangées à la soupe de légumes de manière à


adoucir le goût, dès le début de la diversification alimentaire.
Les pâtes, la semoule, le pain, et les biscuits ne sont recommandés qu’à partir de 7 mois
révolus puisqu’ils contiennent du gluten.

Les matières grasses ajoutées

Il est conseillé de ne pas ajouter de matière grasse avant les 6 mois de l’enfant. A
partir de 6 mois, les parents peuvent ajouter des matières grasses crues, de préférence
végétales (huile de colza, huile d’olive…). Les recommandations actuelles préconisent une
cuillère à café d’huile végétale à chaque repas (dans les purées ou les soupes).

Les boissons

L’eau est la seule boisson indispensable pour l’enfant. Les jus de fruits sont
déconseillés car ils sont trop sucrés et l’alimentation apporte déjà les vitamines nécessaires.

47
Le miel

L’organisation mondiale de la santé (OMS) déconseille fortement le miel, pour les


enfants de moins d’un an, en raison du risque de botulisme infantile.
Le botulisme infantile est causé par une bactérie : Clostridium botulinum. Les spores
de cette bactérie se retrouvent dans les poussières ou sur certains sols et peuvent être
transportés par les abeilles et donc se retrouver dans le miel. C’est une maladie rare mais qui
peut être mortelle. Une fois ingérées, les spores produisent une toxine qui va affecter le
système nerveux. Les signes de cette maladie sont la constipation, le manque de tonicité
pour tenir la tête, faiblesse générale, irritabilité, difficultés à respirer … Une hospitalisation
longue sous assistance respiratoire peut être nécessaire. Les formes les plus graves peuvent
entraîner le décès de l’enfant mais cela se produit dans de très rares cas.
L’enfant âgé de moins d’un an n’a pas un système immunitaire suffisamment mature
pour se défendre. Au-delà d’un an, son système immunitaire sera capable d’éliminer des
spores de Clostridium botulinum et donc de mieux se défendre. (ANSES, 2019 ; OMS, 2018)

Le gluten

Le gluten se retrouve dans certaines céréales comme le blé, l’orge, l’avoine et le


seigle. L’introduction du gluten dans l’alimentation du nourrisson a été beaucoup discutée
notamment par rapport au risque de maladie cœliaque. La maladie cœliaque est une maladie
auto immune affectant l’intestin entraînée par la consommation de gluten chez des personnes
génétiquement sensibles. Elle peut induire des diarrhées, des douleurs abdominales, une
fatigue et une irritabilité. Malgré le caractère génétique de cette maladie, la consommation
de gluten chez le nourrisson a longtemps été mise en cause. 30% de la population mondiale
aurait une prédisposition génétique à la maladie cœliaque mais seulement 1% d’entre eux,
développerait les symptômes (Tounian P, 2017). Le moment et les conditions d’introduction
du gluten auraient donc une incidence sur le développement de la maladie.

Désormais, selon The European Society for Pediatric Gastroenterology Hepatology


and Nutrition (ESPGHAN), le gluten doit être introduit entre 4 et 12 mois par petite quantité
au départ puis une augmentation très progressive. De cette manière le risque de développer

48
une maladie cœliaque, chez les enfants génétiquement porteurs, serait réduit. En France, plus
particulièrement, il est conseillé d’introduire le gluten à partir de 7 mois ([Link]).

Après avoir fait un point sur les catégories d’aliments, voici un tableau regroupant
les avantages nutritionnels de chaque catégorie.

Groupe d’aliments Avantages nutritionnels

Légumes Fibres, minéraux, vitamines B (dont B9), b-carotène

Fruits Fibres, glucides, minéraux, vitamines (notamment Vitamine


C)

Féculents / Céréales Glucides à index glycémique bas, protides, fibres

Viandes Protides (dont des acides aminés essentiels), fer héminique,


vitamines B

Poissons Protides, w 3 notamment pour les poissons gras, vitamines B


(notamment B12), E, A et D, minéraux (phosphore, sélénium)

Œufs Protéines, lipides, vitamines liposolubles, minéraux


(phosphore et fer), vitamines B (A et D dans le jaune)

Matières grasses Acides gras essentiels, vitamines liposolubles (A, D et E),


(huiles végétales, source d’énergie importante
beurre)

Produits laitiers (lait Protéines, lipides, calcium, vitamine B2 (A et D dans produits


maternel, lait infantile, non écrémés), glucides
yaourt…)

Tableau 6 : Les avantages nutritionnels des différents aliments

49
ii. Les allergies

Le comité de nutrition de l’ESPGHAN a publié ses recommandations concernant la


diversification alimentaire en se basant sur diverses études. En ce qui concerne les allergies
alimentaires, les recommandations ont évolué.
Avant, il était conseillé de donner à l’enfant des aliments dits allergisant seulement
après un an. Ces aliments allergisants sont les arachides, les œufs et les fruits exotiques par
exemple. Ce que les études ont montré c’est qu’une introduction des aliments avant 4 mois,
augmentait le risque de développer des allergies alimentaires. Il faut donc attendre les 4 mois
révolus de l’enfant pour commencer la diversification alimentaire.
Pour les aliments allergisants, le fait d’attendre un an ne réduit pas le risque d’allergie
alimentaire. Des études montrent même qu’une introduction de ces aliments avant un an
réduirait ce risque. (Lambert-Lagacé L., 2015)
L’ESPGHAN conclu dans son dernier rapport (2017), qu’il faut introduire ces
aliments allergisants entre 4 et 11 mois. L’introduction se fera avec l’aliment seul et avec
une surveillance particulière pendant plusieurs jours. Pour les enfants à haut risque d’allergie
aux arachides (eczéma sévère, allergie à l’œuf par exemple), l’introduction se fera aussi entre
4 et 11 mois mais après évaluation avec un professionnel de santé dûment formé aux allergies
chez le nourrisson.

[Link]. En pratique

En se basant sur une journée comportant 4 repas (matin, midi, 16h, soir). Selon les
recommandations de la Coordination Française pour l’Allaitement Maternel (CoFAM), à
partir de 6 mois, l’enfant a un repas diversifié dans la journée ; à partir de 8 mois il aura deux
repas diversifiés et à partir d’un an, trois repas diversifiés.

Les conseils donnés aux parents sont d’introduire un aliment à la fois pour permettre
à l’enfant d’apprécier le goût unique de cet aliment. Il est également conseillé de donner le
même aliment pendant 2 à 3 jours avant d’en donner un nouveau. De cette manière s’il y a
un inconfort digestif ou une allergie, il est plus facile d’identifier l’aliment responsable.

50
Différentes recommandations circulent sur le moment d’introduire les aliments dans
le repas. Doit-on donner le lait avant ou après les aliments ? Ce choix revient à la mère et
l’enfant. Certains enfants montrent clairement leur préférence c’est donc à la mère de choisir
en fonction de son ressenti, le moment le plus opportun.

Les aliments seront donnés en toute petite quantité les premiers jours (période de
découverte pour l’enfant) et la quantité augmentera eu fur et à mesure des présentations et
s’adaptera aux envies et à la faim de l’enfant.

Il est également conseillé de donner des aliments riches en fer dès 6 mois pour
prévenir le risque d’anémie.

L’enfant peut refuser de prendre un aliment, dans ce cas il ne faut pas le forcer. On
pourra présenter à nouveau l’aliment les jours ou les semaines qui suivent. Après plusieurs
présentation l’enfant pourra l’accepter et peut être même l’apprécier.

Enfin, en ce qui concerne la préparation des plats, les parents peuvent utiliser les
petits pots du commerce, dont les réglementations sont strictes afin de garantir une qualité
nutritionnelle optimale ou alors ils peuvent également tout préparer eux-mêmes. Pour les
parents souhaitant préparer eux-mêmes les repas de leur enfant, les purées ou les soupes
peuvent être réalisées avec des légumes frais mais aussi des légumes surgelés qui ont la
même qualité nutritionnelle. Des légumes du potager familial peuvent aussi être utilisés, à
condition de limiter l’usage de pesticides et d’engrais.

La figure 1. présente les âges recommandés pour introduire les aliments selon leur
catégorie.

51
Figure 1 : Introduction des aliments de 0 à 1 an

52
Voici un exemple d’introduction des aliments (figure 2.) lors du premier mois de
diversification alimentaire.

Figure 2 : Exemple d'introduction alimentaire

Les pages suivantes sont des exemples de menus en fonction de l’âge du bébé et
des recommandations actuelles.

53
Menu 5 – 6 mois

Le matin
Apport lacté

Allaitement maternel ou un biberon de 240mL(2) de lait de suite.

Le midi
Apport lacté – légumes

Allaitement maternel ou un biberon de 240 mL de lait de suite accompagné d’un demi pot
de légumes.

Le goûter
Apport lacté – fruit

Allaitement maternel ou un biberon de 240 mL de lait de suite avec un fruit écrasé.

Le dîner
Apport lacté – légumes ou céréales

Allaitement maternel ou un biberon de 240 mL de lait de suite avec une cuillère à soupe de
céréales sans gluten ou un demi pot de légumes.

2
Les volumes sont donnés à titre indicatif, ils peuvent varier pour chaque enfant

54
Menu 6 – 8 mois

Le matin
Apport lacté

Allaitement maternel ou un biberon de 240 mL de lait de suite, avec la possibilité d’y


ajouter une cuillère à soupe de céréales sans gluten.

Le midi
Légumes – viandes – dessert

Purée de légumes (environ 150g) accompagnée de 2 cuillères à café de viande ou de


poisson (ou 1/4 d’œuf dur) et d’1 à 2 cuillères à café de matières grasses.
Yaourt ou fruit cuit (compote ou petit pot).

Le goûter
Apport lacté – fruit

Un produit laitier (yaourt, fromage blanc, lait maternel ou infantile) accompagné d’une
compote ou d’un fruit cru mixé (banane bien mûre écrasée par exemple).

Le dîner
Apport lacté – fruit ou légumes

Lait maternel ou infantile (240 mL) accompagné éventuellement d’une compote ou bien un
biberon de soupe avec un yaourt.

55
Menu 8-12 mois

Le matin
Apport lacté

Allaitement maternel ou un biberon de 240 mL de lait de suite avec la possibilité de mettre


jusqu’à deux cuillères à soupe de farines infantiles.

Le midi
Légumes – viandes – dessert

Un petit pot de légumes avec viande ou une purée de légumes maison avec une cuillère à
café d’huile végétale et quatre cuillères à café de viandes ou poissons (ou 1/3 d’œuf dur).
Une compote en dessert.

Le goûter
Apport lacté – fruit

Un produit laitier (yaourt, fromage blanc, lait maternel ou infantile) accompagné d’une
compote ou d’un fruit cru très mûr.

Le dîner
Apport lacté – fruit ou légumes

Lait maternel ou infantile (150 mL) avec des légumes à la cuillère ou un biberon de 250
mL de soupe avec un laitage en dessert (yaourt, fromage blanc).

56
1.4.4. La diversification alimentaire menée par l’enfant

La diversification alimentaire menée par l’enfant, ou diversification autonome, est


une méthode qui vise à supprimer « l’étape » des purées et à donner à l’enfant directement
des morceaux, dès ses 6 mois. Cette méthode permet au bébé de partager le repas à table
avec sa famille et de manger en même temps ainsi que les mêmes aliments. Le bébé mange
dès le départ, seul, des aliments en morceaux (adaptés à son développement) et écoute ses
signaux de faim et de satiété. L’enfant commencera par téter l’aliment, puis au fur et à
mesure il apprendra à mâcher et mastiquer.

La DME a été mise en avant tout d’abord par Gill Rapley, infirmière anglaise, dès
les années 2000. Elle concentra ses recherches de maîtrise et doctorat sur cette méthode de
diversification autonome. Elle contribua ainsi à faire connaître cette méthode grâce à ses
publications. (Talbot A., et al., 2016)
Cette méthode est plus ou moins pratiquée selon les pays. En France, cette pratique
se fait de plus en plus connaître, notamment grâce aux réseaux sociaux. A l’heure actuelle,
de jeunes mamans et de jeunes papas créent des comptes sur les réseaux sociaux pour parler
de leur vie de famille. Ils testent et parlent de produits pour bébés et partagent chaque jour
des moments de leur vie de famille que ce soit en photographies ou en vidéos. La DME est
un des sujets qu’ils peuvent aborder. Cette pratique étant récente, ces parents qui
l’expérimentent rédigent des articles sur des blogs ou tournent des vidéos expliquant la
méthode et parlant de leur propre expérience.

Il existe quelques contre-indications à cette méthode. En effet certaines pathologies


ou certains facteurs peuvent empêcher cette méthode de diversification autonome. Les
enfants avec un trouble au niveau buccal : frein lingual court, malformation buccale, fente
labiale ; les bébés prématurés, les bébés avec un retard ou un trouble du développement ou
enfin les bébés avec un problème de coordination main/œil, pourront difficilement appliquer
cette méthode. Pour ces enfants il est donc conseillé d’en parler au pédiatre afin de discuter
de la manière d’introduire les solides. (Talbot A., et al., 2016)

57
i. Débuter la DME :

La diversification autonome sera débutée qu’après 6 mois et quand le bébé sera prêt.
Pour savoir s’il est prêt les parents peuvent essayer de répondre à quelques questions :
- Mon enfant peut-il rester assis dans sa chaise ?
- Mon enfant peut-il bouger la tête de haut en bas et de droite à gauche ?
- Mon enfant peut-il porter des aliments à sa bouche ?

Puis avec les réponses à ces questions, nous pouvons suivre le schéma suivant et savoir
si l’enfant est prêt pour cette méthode. Si une seule réponse est négative à ces questions, il
faut reporter le début de la DME.

Figure 3 : L'enfant est-il prêt pour la DME ?

58
Essayer cette méthode lorsque le bébé n’est pas prêt donnera de la frustration aux
parents et à l’enfant donc il faut suivre le rythme de l’enfant et commencer seulement quand
tout le monde sera prêt.

ii. Le réflexe vomitif

Le principe de cette méthode qui est de proposer à l’enfant des aliments solides en
morceaux amène une problématique : l’étouffement.
Il est donc important d’aborder le sujet du réflexe vomitif avec les parents et
l’entourage de l’enfant afin de les rassurer.

Le réflexe vomitif, aussi appelé haut-le-cœur, est présent dès la naissance. Même si
son intensité diminue au fil de l’âge, il persiste même à l’âge adulte. Lorsqu’un morceau,
trop gros, arrive au niveau du deuxième tiers de la langue, l’enfant aura le réflexe de ramener
ce morceau à l’avant de sa bouche pour éviter l’étouffement. Ce reflexe vomitif doit être
distingué des obstructions partielles, ou fausse route, et de l’étouffement (obstruction
complète), qui lui, nécessite des gestes de secours. (Talbot A., et al., 2016)

Le réflexe vomitif est naturel et ne doit pas inquiéter les parents mais cela ne doit pas
amener à un manque de surveillance de l’enfant.

iii. Phases de la DME


(Pinard E, 2020) / (Talbot A., Bergevin E., Richard M-E., 2016) / (Zalejski C., 2018)

Préparation Exploration Débrouillardise Contrôle Perfectionnement

Figure 4 : Les étapes de la DME

59
• Avant 6 mois : Préparation

C’est le moment pour acheter la chaise haute et commencer quelques jours avant la
DME d’installer l’enfant dans cette chaise lors des repas et lui mettre devant lui certains
ustensiles comme un cuillère et une tasse. C’est également le moment de parler de cette
méthode au reste de la famille et à toutes les personnes qui devront superviser le bébé
pendant les repas. Étant encore peu connue en France, il est important de parler de cette
méthode à ses proches pour qu’ils comprennent la méthode et qu’ils sachent comment agir
pendant les repas.

• 6-7 mois : Exploration

C’est seulement à partir de 6 mois que cette méthode peut être mise en place, cela
permet au bébé d’avoir atteint un stade de développement propice pour amorcer la
diversification de manière sécuritaire.

Le premier repas de DME est important, il faut bien choisir le jour et le moment le
plus propice pour débuter la diversification. Les parents doivent s’assurer que le bébé est
prêt à diversifier son alimentation et qu’il soit calme et réceptif le jour J. L’environnement
doit être détendu et le repas doit s’effectuer dans le calme, et non pas dans la précipitation.

A ce stade il faudra offrir à l’enfant de gros morceaux de la taille de la paume de sa


main, ce sera facile pour lui de les attraper, les écraser et les porter à la bouche. La forme
bâtonnet reste la plus facile à attraper pour le bébé. De trop petit morceaux pourraient
augmenter le risque d’étouffement et causeraient également une frustration chez l’enfant qui
n’est pas encore capable d’attraper correctement les aliments.
Cette étape sera centrée sur la stimulation des sens en proposant à l’enfant des
aliments de différentes couleurs, différentes textures, différentes odeurs mais aussi différents
goûts.
Dès ce stade il faudra préparer une assiette équilibrée avec au moins 4 des 6 groupes
d’aliments (fruits, légumes, féculents, produits laitiers, viande / poisson / œuf, matière

60
grasse) (Talbot et al., 2016). Mais au commencement de cette méthode, il faudra présenter
les aliments deux par deux afin que l’enfant prenne le temps de découvrir chaque aliment.

A cet âge, l’enfant fera essentiellement des mouvements verticaux en écrasant les
aliments contre son palais à l’aide de sa langue. Il faut donc lui offrir des aliments
relativement mous. Il pourra aussi se servir de ses gencives placées à l’avant de sa bouche
pour commencer à mâcher. De plus, les 6 premiers mois, l’enfant tétait pour se nourrir, il
fera la même chose avec les aliments au début de la diversification alimentaire.
Il faut environ deux semaines pour que l’enfant contrôle ses mouvements (Pinard E., 2020).

Les aliments proposés sont nouveaux pour l’enfant, il va les découvrir en les
touchant, les suçant ou les mâchant. Il ne mangera pas tout ce qu’il lui sera proposé et
l’exploration ne durera pas très longtemps. Mais pendant que la famille termine son repas,
l’enfant pourra explorer les objets mis à sa disposition comme la cuillère et la tasse.
A cet âge, le lait couvre encore suffisamment ses besoins donc même s’il mange très
peu avec cette méthode, il ne risque pas d’avoir des carences. L’enfant apprendra à gérer les
quantités en fonction de sa satiété.

« Vous offrez la qualité et bébé gère la quantité et la diversité » (Émilie Pinard, 2018).

A six mois, l’enfant mettra ses aliments à sa bouche de manière à imiter l’adulte qui
est près de lui. Il est donc important de s’installer face à lui, pour lui faciliter l’imitation. Ce
n’est que plus tard, qu’il associera ce geste et les aliments au comblement de la faim.

• 7-8 mois : Débrouillardise

A ce stade l’enfant a gagné en confiance et devient de plus en plus habile et rapide


pour attraper les aliments qui lui sont présentés. Sa préhension évolue et il peut attraper les
aliments en se servant du pouce, de l’index et du majeur. C’est le moment de commencer à
mettre quelques aliments dans la cuillère, qu’il aura découvert les semaines précédentes sur
sa table. (Zalejski C., 2018)

61
• 9-12 mois : Contrôle

A ce stade, l’enfant utilise sa pince (pouce et index) pour attraper les aliments.
Au niveau de la mastication, cela évolue également. L’enfant va désormais balayer sa
bouche avec sa langue, lui permettant ainsi de déplacer les aliments dans sa bouche. Les
gencives placées sur les côtés seront aussi sollicitées, lui permettant de mâcher des aliments
plus durs. (Pinard E., 2020)

• 12 mois et plus : Perfectionnement

iv. Introduction des aliments

Cette méthode de diversification alimentaire ne conseille pas d’ordre particuliers


pour l’introduction des aliments. Bien au contraire, il faut proposer un maximum d’aliments
dans les premiers mois. Il est conseillé de proposer des aliments riches en fer à chaque repas.

En ce qui concerne le moment du biberon ou du sein, c’est en fonction de l’enfant.


Certains enfants montreront une préférence sur le lait avant ou après les aliments solides.

Pour commencer, il faut des aliments mous, faciles à écraser pour l’enfant. Selon les
groupes d’aliments, voici quelques exemples :

- Fruits : banane, poire ou pêche, bien mûrs et pelés, pomme cuite


- Légumes : carotte cuite, patate douce cuite, courgette cuite, brocolis cuit
- Protéines : filet de poisson, œufs brouillés ou omelette, boulette de viande hachée
- Féculents : pomme de terre fondante,
- Autres : crêpes, pain grillé, biscuit pour bébé

Comme pour la méthode classique, le bébé peut refuser un aliment. Il le refuse soit
parce qu’il n’aime pas son goût ou parce il n’est pas assez confortable pour l’attraper et le
manger. Il ne faut pas insister, si le bébé ne le veut pas et le repousse, il faut lui retirer et
réessayer à un autre moment.

62
Pour les produits laitiers, autre que le lait, c’est à dire les produits transformés
(yaourt, fromages, …), l’introduction se fait dès 6 mois. Le yaourt, non sucré, pourra être
donné dans des cuillères pré remplies. Pour le fromage, il faudra choisir un fromage
pasteurisé, avec une texture adéquate. Les préparations à base de lait comme les crêpes par
exemple, seront données dès que le moment sera jugé opportun par les parents.

La règle de la méthode classique qui conseille d’attendre 2 à 3 jours entre chaque


nouvel aliment n’est pas précisée dans les ouvrages concernant la DME. Dans cette pratique,
seuls les aliments dits « allergènes » (arachides, blé, soja, œufs, crustacés, lait de vache…)
sont à introduire un par un et nécessitent une surveillance particulière dans les jours qui
suivent. Néanmoins il ne faut pas surcharger les assiettes et présenter seulement un ou deux
aliments à la fois.

Une autre différence avec la méthode classique est à noter : les légumineuses
(légumes secs). Dans la DME, les parents incorporent des petites quantités de légumineuses
dans les repas. Mais les légumes secs ne sont pas recommandés dans la méthode classique
en France. Cette différence peut s ‘expliquer par le fait que les ouvrages concernant la DME
proviennent pour la plupart du Canada. Les recommandations canadiennes sur les
légumineuses diffèrent de la recommandation française.

L’assiette « idéale » est une assiette équilibrée qui contient des macronutriments
(glucides, protéines et lipides) et des micronutriments (vitamines et minéraux).
Les glucides (sucres et fibres) seront représentés par les fruits, les légumes, les
féculents et le lait. Les sucres à privilégier sont les sucres naturellement présents dans les
aliments, notamment les fruits. Les sucres ajoutés que l’on retrouve notamment dans les
biscuits, les confitures ou certains jus de fruits sont à éviter.
Dans les protéines, on retrouve les protéines végétales et animales que l’on trouve
respectivement dans les légumes (notamment dans les légumes secs) et les viandes / poissons
/ œufs. Il faut apporter des protéines à chaque repas en variant les sources (protéines
végétales ou animales).
On retrouvera dans les lipides, les acides gras insaturés (huile d’olive, poissons, œufs,
avocat) qu’il faut privilégier, les acides gras saturés (lait entier, huile de palme) qu’il faut

63
limiter et enfin les acides gras trans (produits frits du commerce par exemple) qu’il faut
éviter (Talbot A., et al. ; 2016).

Pour les micronutriments, concentrons-nous sur le calcium, le fer et la vitamine D.


Le calcium se retrouvera en grande partie dans les produits laitiers, les poissons en
conserve et les légumineuses. La poursuite du lait maternel ou du lait infantile est
primordiale pour combler les besoins en calcium.
Les sources du fer sont principalement les viandes pour le fer héminique et dans les
légumes verts et légumes secs pour le fer non héminique. A noter que le fer de source
animale est mieux absorbé par l’organisme.
Enfin, la vitamine D n’a pas comme seule source le soleil, on en retrouve également
dans l’alimentation. Les poissons gras et les œufs en contiennent mais cela ne remplacera
pas la supplémentation recommandée.

Les pages suivantes contiennent des exemples de menus selon la méthode DME.

64
Menus DME

Le matin
Apport lacté – féculent

Allaitement maternel ou un biberon de lait de suite et une lanière de pain

Le midi
Apport lacté – légumes – poisson

Bâtonnets de concombre
Galette de saumon
Fromage

Le goûter
Apport lacté – fruit

Allaitement maternel ou un biberon avec une banane

Le dîner
Apport lacté – légumes – fruit

Allaitement maternel ou un biberon de lait de suite


Brocoli vapeur
Melon

65
Menus DME

Le matin
Apport lacté – fruit

Allaitement maternel ou un biberon de lait de suite avec crêpe épaisse aux fruits

Le midi
Apport lacté – légumes – viande – fruit

Blanc de poulet
Bâtonnets de carottes
Fromage
Pomme

Le goûter
Apport lacté – fruit
Allaitement ou fromage frais
Poire

Le dîner
Apport lacté – légumes – fruit

Allaitement maternel ou un biberon de lait de suite


Muffin aux légumes de saison
Pêche

66
1.4.5. Enjeux de l’alimentation du jeune enfant

L’alimentation tient un rôle important dans la vie d’un enfant. Une bonne
alimentation favorise une croissance harmonieuse (développement du cerveau, des os, des
muscles…), elle contribue à une bonne santé, peut prévenir certaines maladies et elle permet
également d’acquérir de bonnes habitudes alimentaires pour le reste de la vie de l’enfant.

Manger est d’abord un besoin physiologique. Se nourrir permet de calmer sa faim,


se donner des forces, contribuer à une bonne santé... L’alimentation va apporter à
l’organisme les nutriments nécessaires pour le construire, renouveler les tissus abîmés ou
usés et fournir l’énergie suffisante pour le faire fonctionner (respiration, battement
cardiaque, maintien de la température corporelle, digestion, …).

i. Développement cérébral

Le cerveau et les organes sensoriels continuent leur développement après la


naissance et surtout dans les premières années de vie.
En ce qui concerne le développement cérébral, nous pouvons aisément comprendre
son fort développement en observant l’évolution de son poids. A la naissance le cerveau pèse
entre 350 et 400g puis à 1 an il pèse environ 1kg et enfin à l’âge adulte le cerveau pèse entre
1,25 à 1,4kg. Les cellules nerveuses sont déjà présentes à la naissance mais les connexions
et la maturation des fibres nerveuses se feront après la naissance. Cette maturation cérébrale
se fait par la myélinisation des fibres nerveuses, possible grâce aux nutriments fournis par
l’alimentation (Sarrazin G., Marcel M-T. ; 2010).
De plus, le cerveau est composé à 50-70% (de sa matière sèche) de lipides dont 20%
d’acides gras essentiels qui ne sont pas synthétisés par notre organisme, ils sont donc
apportés uniquement par l’alimentation. Une carence en acide gras essentiels peut donc
entraîner un retard sensoriel et psychomoteur. Le fer aura également un rôle dans le
développement cérébral. Il intervient dans la composition de la matière cérébrale mais aussi
dans la synthèse de la myéline et de neurotransmetteurs. Les vitamines, comme la vitamine
B6, la vitamine B9, B12 ou encore la vitamine C participent également à la synthèse des
neurotransmetteurs comme la sérotonine ou l’adrénaline par exemple. Il est donc important

67
d’avoir une alimentation équilibrée et diversifiée afin de répondre aux besoins
physiologiques et d’appliquer cette alimentation dès le plus jeune âge pour assurer un bon
développement.

ii. Développement musculo squelettique

En plus du développement cérébral, une bonne alimentation permet également une


courbe de croissance harmonieuse. Les courbes de poids, de taille et du périmètre crânien
sont surveillées par le médecin de famille ou le pédiatre pendant l’enfance. La courbe de
corpulence avec l’indice de masse corporelle pourra alerter le médecin si elle n’est pas
comprise entre -2 et +2 déviations standards. L’alimentation pourra dans ce cas être revue et
corrigée.
Une bonne alimentation, équilibrée et diversifiée, renforce le capital osseux, et cela
dès le plus jeune âge. Un apport en calcium et vitamine D participe à la densité osseuse. De
la naissance à 20 ans il y a plus d’ostéoblastes (cellules qui participent à la formation de l’os)
que d’ostéoclastes (cellules qui participent à la destruction de l’os), puis cela se stabilise
jusqu’à 40 ans avant de subir une inversion (ostéoclastes plus présents que les ostéoblastes).
L’alimentation peut limiter cette destruction osseuse si de bonnes habitudes sont prises dès
le plus jeune âge. Les recommandations actuelles sont donc de limiter le sel qui peut causer
une fuite de calcium, de consommer des fruits et légumes (bon équilibre acido basique) et
d’avoir un apport suffisant en calcium et vitamine D. (Sarrazin G., Marcel M-T. ; 2010).
L’alimentation participe aussi au développement musculaire que ce soit par ses
apports ou par l’action de s’alimenter. Pour les apports, les protéines et le magnésium
participeront à la croissance musculaire de l’enfant. Mais l’alimentation, par les gestes
qu’elle induit comme mastiquer et mâcher par exemple, permet également le développement
des muscles faciaux. Il est donc important de diversifier les textures dès que cela est possible.

iii. Prévention de certaines pathologies

Une bonne alimentation participe à la bonne santé de l’enfant et à la prévention de


certaines pathologies. Dans un premier temps, l’alimentation joue un rôle dans le système
immunitaire. L’allaitement maternel va participer activement aux défenses immunitaires
mais lorsque la quantité de lait diminue dans l’alimentation pour laisser place aux aliments,

68
il faut que ces derniers participent également à ces défenses immunitaires. Certains
nutriments, comme le fer, le zinc, les acides gras essentiels ou encore les oligosaccharides,
vont renforcer le système immunitaire. Ce n’est que vers 2-3 ans que le mécanisme de
défense de l’organisme arrive à maturité. La flore intestinale joue un très grand rôle dans ce
mécanisme de défense et a besoin d’apports en pré-biotiques et probiotiques, que l’on
retrouvera dans les légumes, les fruits ou encore les yaourts (Sarrazin G., Marcel M-T. ;
2010)
Les jeunes enfants peuvent souffrir d’anémie, c’est pour cela que les
recommandations actuelles préconisent de donner à l’enfant des aliments riches en fer dès 6
mois afin de prévenir ce risque.

Une bonne alimentation joue un rôle dans la prévention des problèmes dentaires.
L’alimentation intervient dans le développement de la mâchoire. En effet, dès les premiers
mois, le palais prendra sa forme et on note une différence entre un bébé nourri au sein et un
bébé nourri au biberon. Un bébé nourri au sein aura un palais en forme de « U », ce qui
facilitera par la suite l’implantation des dents, tandis qu’un bébé nourri au biberon aura un
palais en forme de « V » ce qui favorise les malocclusions (mauvais positionnements des
dents d’un maxillaire à l’autre lorsque la bouche est fermée). Lors de la diversification
alimentaire, là encore, un rôle est joué dans la prévention des problèmes dentaires. En effet
à partir de 7-8 mois il est important d’introduire des petits morceaux dans les repas de
l’enfant. Si les repas continuent d’être totalement mixés et lisses (méthode de diversification
alimentaire « classique »), l’enfant pourra avoir le « syndrome du mixer », c’est à dire ne
pas accepter les morceaux par la suite et défavoriser une bonne croissance de la mâchoire
(Guillou S. ; 2017).
De plus, dès que les premières molaires apparaissent, des fruits crus ou légumes cuits
doivent être donnés en morceaux et les croûtons de pains régulièrement utilisés par les
parents, participeront au bon développement des arcades dentaires. Cela concerne la
méthode classique puisque dans la DME des morceaux sont donnés dès le début de la
diversification alimentaire.
L’alimentation jouera aussi un important rôle dans l’apparition de caries. Les
premières dents ont un émail fragile, il faut donc être vigilant. Les parents peuvent prévenir
ces caries en limitant les sucres dans les repas mais aussi en brossant délicatement les dents
dès leurs apparitions et en donnant la supplémentation en fluor, prescrite par le pédiatre (ou

69
le médecin généraliste). Il faut savoir que des caries peuvent apparaître chez des enfants dès
1 an ! Il a été observé des « caries du biberon » qui sont notamment provoquées lorsque le
bébé s’endort avec un biberon de lait dans la bouche ou lorsque les parents proposent des
biberons d’eau sucrée tout au long de la journée. (Lambert Lagacé L., 2015)

Enfin, une alimentation équilibrée et diversifiée dès le plus jeune âge permettra
d’acquérir de bonnes habitudes alimentaires pour le reste de la vie de l’enfant. De cette
manière, on limite le risque de surpoids et de pathologies à l’âge adulte comme le diabète,
l’hypercholestérolémie ou encore l’hypertension artérielle. Une bonne alimentation
contribue donc à une bonne santé.

2. La place du pharmacien d’officine dans l’alimentation


du jeune enfant

2.1. Tire-lait

2.1.1. Modèles de tire-lait

Figure 5 : Tire-lait manuel (gauche) et électrique (droite)

Il existe des tire-laits manuels et des tire-laits électriques (fig.5). Le tire-lait manuel,
non pris en charge par la sécurité sociale, est utilisé de manière occasionnelle. La mère
actionne manuellement la manette pour avoir une aspiration du lait. Ils ont pour avantages
d’être silencieux, facilement transportables et légers.

70
Les tire-laits électriques, disponibles à l’achat (non pris en charge) ou à la location (prise en
charge par la sécurité sociale), sont pour des utilisations plus fréquentes, voire quotidiennes.
Ils sont plus volumineux et plus bruyants que les tire-laits manuels mais sont plus agréables
à utiliser au quotidien.

La prescription d’un tire-lait doit être réalisée sur une ordonnance séparée, par un
médecin ou une sage-femme. La prescription précise la désignation du dispositif et de ses
accessoires ainsi que la durée de prescription qui est limitée à dix semaines pour la
prescription initiale puis limitée à 3 mois pour les renouvellements. Les tire-laits pris en
charge à la location, doivent répondre à certaines caractéristiques :

- Absence de bisphénol A
- Compatibilité des matériaux utilisés avec la peau et le lait maternel
- Fonctionnement en simple ou double pompage possible
- Deux phases : phase de stimulation avec des cycles de 100 à 120/minute et phase
d’expression avec des cycles de 30 à 60/minute
- Réglage de la puissance et de la fréquence d’aspiration
- Système anti retour et anti débordement (arrêté du 11 mars 2019, JORF n°0060)

2.1.2. Consommables

Les tire-laits sont fournis avec une ou


deux téterelles (simple ou double pompage)
accompagnées de biberons et d’un tube de
raccordement à l’appareil. Il existe différentes
tailles de téterelles pour s’adapter au mieux au
mamelon afin d’optimiser les séances de tire-
lait.

Figure 6 : Kit téterelles pour tire-lait électrique

71
Pour choisir la taille de la téterelle il faut mesurer le
diamètre du mamelon après une tétée. Si la mesure est faite au
repos, il faut simplement ajouter 2mm à la mesure. Certains
laboratoires, commercialisant les téterelles, fournissent une
réglette afin de simplifier la prise de mesure et connaître
directement la téterelle adéquate. Figure 7 : La bonne mesure pour son choix
de téterelle

Figure 8 : Les différentes tailles de téterelles

Figure 9 : Choisir la bonne taille de téterelle

72
La marque Kitett® a développé une application permettant de choisir
la taille de téterelle chez soi. Cette application, KOLORYOU®, permet
aux femmes souhaitant utiliser un tire lait de choisir la bonne taille de
téterelle grâce à son smartphone. Une fois la bonne taille de téterelle
trouvée, l’utilisatrice peut, via l’application, trouver la pharmacie la plus
Figure 10 : Application proche qui pourra lui fournir ces téterelles.
KolorYou®

L’application permet également de suivre l’allaitement et l’évolution de son bébé


grâce à son carnet de bord. L’utilisatrice peut y entrer plusieurs données comme par exemple
le poids et la taille de son bébé, la fréquence des tétées et leurs volumes mais aussi le nombre
de biberon. ([Link])

Figure 11 : Captures d'écran de KolorYou®

Nous pouvons, au comptoir, conseiller cette application aux mamans afin de faire un
suivi de leur allaitement et de leur bébé. L’application reste simple d’utilisation ce qui
convient donc à toutes les mamans munis d’un smartphone.

Pour revenir au tire-lait, après chaque utilisation, un nettoyage des consommables est
nécessaire. Il faut nettoyer à l’eau chaude et savonneuse tous les éléments (téterelles,
biberon, valves) puis les rincer et les laisser sécher (ou essuyer avec un chiffon propre). Il
est également recommandé de désinfecter ces éléments une fois par jour. Pour cela, les
éléments peuvent être mis dans une casserole d’eau bouillante pendant 5 minutes ou dans un
stérilisateur à vapeur électrique. ([Link])

73
2.1.3. Conseils lors de la dispensation du tire-lait

Lors de la dispensation d’un tire-lait, le pharmacien doit présenter le dispositif et ses


consommables (idéalement à l’utilisatrice directement). Le pharmacien donne des
explications sur l’utilisation et l’entretien du dispositif et de ses consommables. En ce qui
concerne ces consommables, on parle notamment des téterelles dont la taille a été choisie
préalablement. La dispensation du tire-lait s’accompagne également de conseils sur la
conservation du lait et des règles d’hygiène. Les consignes de sécurité et les démarches à
effectuer en cas de panne du matériel sont aussi données à l’utilisatrice. (HAS, 2019)

En ce qui concerne l’utilisation et le fonctionnement de l’appareil il faut savoir qu’il


existe deux phases pour stimuler la tétée d’un nourrisson : phase de stimulation et phase
d’expression. Elles correspondent respectivement à la succion non nutritive et la succion
nutritive des nourrissons lorsqu’ils sont au sein (Woolridge M, 1986). Lors des réglages
manuels il est important que l’utilisatrice connaisse ces phases. La phase de stimulation
correspond à des aspirations rapides et légères jusqu’à ce que le lait s’écoule. Puis une fois
que l’écoulement est présent, on passe à la phase d’expression avec des aspirations moins
rapides mais plus intenses. Cette phase d’expression doit être poursuivie jusqu’à ce que le
lait ne s’écoule plus et dure environ 15 minutes.

Figure 12 : Les deux phases pour tirer son lait

La conservation du lait maternel suit la règle des 4 :


- 4h à température ambiante
- 48h au réfrigérateur à 4°C
- 4 mois au congélateur (-18°C)

74
Un lait congelé, dans de bonnes conditions et sans variations de température, peut même
se conserver de manière optimale jusqu’à 6 mois. (Eglash A., et al., 2017)

On conseillera de toujours inscrire la date et l’heure de recueil du lait sur les


récipients utilisés afin de bien respecter les temps de conservation.
Si le lait recueilli est destiné à être congelé il faut le placer immédiatement au
congélateur et ne pas le placer avant au réfrigérateur.
Une fois sorti du réfrigérateur, le lait doit être consommé dans l’heure qui suit s’il est
laissé à température ambiante ou dans les 30 minutes qui suivent le réchauffage. En ce qui
concerne le réchauffage, ce sera identique que pour un lait artificiel. L’eau chaude du robinet,
le bain marie ou le chauffe biberon sont à privilégier. Le micro-ondes altère la qualité
nutritionnelle et comporte un risque élevé de brûlures (la température du lait n’est pas
homogène lors de ce mode de chauffage).
L’utilisation d’un lait congelé doit se faire dans les 24h et il est placé dans le
réfrigérateur une fois sorti du congélateur. Au-delà des 24h, le lait doit être jeté et jamais
congelé de nouveau. (Ministère de la Santé et des Sports et INPES, 2009)

2.2. Accessoires d’allaitement

L’allaitement peut parfois nécessiter quelques accessoires. Ces accessoires ont pour
objectif de faciliter l’allaitement afin qu’il puisse être poursuivi de manière agréable à la fois
pour la mère et pour l’enfant.

Les accessoires cités ci-après sont disponibles en pharmacie.

75
2.2.1. Bouts de sein

Figure 13 : Bouts de sein

Les bouts de sein, en silicone, sont des accessoires à placer sur les seins, ils vont
épouser la forme du mamelon et de l’aréole. Ils sont fins, sans goût ni odeur, afin d’aider au
mieux l’allaitement. Il existe différentes tailles selon la taille du mamelon et la bouche du
bébé. L’extrémité d’un bout de sein est percée afin de permettre un écoulement du lait.

Les bouts de sein sont conseillés pour diverses raisons comme les mamelons
douloureux à cause d’une hypersensibilité ou d’une crevasse. Ces problèmes rencontrés par
les mères allaitantes sont fréquents et lorsqu’elles viennent à la pharmacie pour obtenir un
conseil, le pharmacien d’officine peut compléter son conseil par l’utilisation de cet
accessoire pendant la période douloureuse. Le bout de sein va diminuer la pression sur le
mamelon causée par la bouche de l’enfant et va aussi permettre une meilleure prise du sein
par l’enfant et ainsi supprimer la douleur.
Les bouts de seins seront aussi conseillés lors du réflexe d’éjection fort que peuvent
rencontrer certaines mères. Ils vont diminuer la stimulation aréolaire et vont aussi freiner le
passage du lait, permettant à l’enfant de mieux gérer le flux de lait.
Les bouts de seins peuvent être aussi une solution pour des mères avec des mamelons
plats rendant difficile la prise par l’enfant.
Enfin, les bouts de seins peuvent être conseillés pour les bébés prématurés afin
d’améliorer la succion et donc d’augmenter la quantité de lait prise par le bébé. (Jennesson
T., 2014)

76
A l’officine, la vente des bouts de seins sera accompagnée de conseils. Il est
important d’expliquer comment mettre en place un bout de sein pour que son utilisation soit
optimale. Pour sa mise en place il faut d’abord retrousser le bord du bout de sein puis mettre
le bout de sein sur le mamelon et enfin rabattre les bords. Pour une meilleure adhésion, la
mère peut humidifier les bords qui viendront se poser sur le sein. ([Link])

Figure 14 : Installation d'un bout de sein

Il faut également expliquer les règles d’hygiène en précisant qu’il faut nettoyer les
bouts de sein après chaque utilisation ainsi que les désinfecter à la première utilisation et une
fois par jour par la suite. Pour procéder à la désinfection, à la suite du nettoyage il faut les
laisser dans de l’eau bouillante pendant 5 minutes. ([Link])

L’usage des bouts de sein doit être temporaire, dans la mesure du possible, afin de
ne pas trop habituer l’enfant. Dès le problème résolu il faudra essayer de les retirer et
retrouver un allaitement sans bouts de sein. Dans un premier temps il faudra les retirer
quelques minutes après le début de la tétée et après plusieurs tentatives, l’allaitement total
sans bout de sein sera possible.

77
2.2.2. Coussinets d’allaitement

Les coussinets d’allaitement sont utilisés afin


d’absorber les écoulements de lait spontanés. Il existe les
coussinets à usage unique ou les coussinets réutilisables
(lavables). Ces coussinets se placent dans le soutien-gorge et
sont à changer régulièrement pour éviter de garder un
environnement humide, l’idéal est un changement à chaque Figure 15 : Coussinets d'allaitement
tétée.

2.2.3. Coquilles d’allaitement

Lors de seins douloureux ou crevassés, les


coquilles d’allaitement en silicone peuvent être
conseillées. Elles se placent dans le soutien-gorge pour
éviter les frottements sur le mamelon et favoriser la
cicatrisation. Elles ont des trous (que l’on place vers le
haut) pour éviter la macération. Elles doivent être
nettoyées après chaque utilisation.
Figure 16 : Coquilles d'allaitement

2.2.4. Coquilles recueille-lait

Les coquilles recueille-lait appelées également


coupelles recueille-lait, sont constituées de deux coques
concaves. Elles sont utilisées lors de l’allaitement, lorsque
l’autre sein fuit, afin de recueillir le lait. On peut également
les utiliser comme les coquilles protège mamelon lors de
crevasses pour éviter les frottements du soutien-gorge sur le
mamelon. La dernière indication est l’engorgement
Figure 17 : Coquilles recueille-lait

78
mammaire : en restant en contact avec le sein, les récepteurs de l’aréole sont stimulés ce qui
favorise l’éjection du lait.

A l’officine, lors de la vente de ces produits, le pharmacien doit préciser à la mère


que le bec verseur doit être dirigé vers le haut pour éviter les fuites et de jeter le lait s’il n’est
pas donné dans les 30 minutes. Tout comme les bouts de sein, les coupelles doivent être
lavées après chaque utilisation et stérilisées une fois par jour (5 minutes dans l’eau
bouillante). Pour éviter la macération, il faut régulièrement vider les coupelles. (Jennesson
T., 2014)

2.3. Laits infantiles

Il existe différents laits infantiles : les laits standards et les laits spécifiques (AR, HA,
AC…), détaillés dans la première partie (p.37 ; [Link]).

Lors du premier achat de lait infantile, les parents poursuivent généralement avec le
lait donné à la maternité. Par la suite, si les parents rencontrent certaines difficultés lors des
repas comme des régurgitations, un souci de transit, un bébé non rassasié ou encore de fortes
coliques, le pharmacien pourra conseiller, ou non, en fonction du problème rencontré, de
changer de lait. Le changement de lait sera effectué seulement si nécessaire et demande un
temps d’adaptation de la part du nouveau-né. Lorsqu’un problème ne peut pas être résolu
par un changement de lait ou que ce problème nécessite l’avis d’un médecin, le pharmacien
a aussi pour rôle de réorienter les parents.

Lors de la vente de lait infantile à l’officine, il est fréquent que les parents complètent
leur achat avec les biberons et tétines. Le rôle du pharmacien sera alors de les conseiller au
mieux dans cet achat.

79
2.3.1. Les tétines et les biberons

Figure 18 : Différents types de biberons

En verre, en plastique, à forme ronde, ovale ou carrée, à petits, moyens ou grands


volumes… il existe un grand choix de biberons sur le marché qui peut parfois perdre les
parents. Le rôle du pharmacien sera d’expliquer les différences entre chaque biberon et de
convenir avec les parents du meilleur choix pour eux et leur enfant.
Les biberons en verre se montreront plus résistants aux lavages et à la stérilisation.
La stérilisation des biberons n’apparaît plus dans les recommandations, cependant certains
parents continuent de le faire, et cela aura un impact dans le choix du biberon. En effet les
biberons en verre seront plus résistants aux différents types de stérilisation, le plastique, lui,
deviendra opaque et résistera moins longtemps. (Laboratoire PediAct, 2016)
Les biberons plastiques, sans bisphénol A (interdit depuis 2012), seront appréciés par
les parents pour leur légèreté et leur résistance aux chutes, notamment quand bébé devient
plus grand et qu’il tient son biberon seul.
En ce qui concerne la forme du biberon, c’est une question d’ergonomie. Certains
parents préfèreront les biberons classiques ronds, tandis que d’autres préfèreront des formes
plus ergonomiques. Il existe également des biberons « anti coliques », qui limitent la prise
d’air par l’enfant lors de ses repas.
Enfin, pour le volume du biberon (de 90mL à 340mL) cela évolue en fonction de
l’âge de l’enfant et de sa consommation de lait. A la sortie de la maternité les biberons de
petits volumes sont conseillés de manière à être plus précis sur les volumes pris par l’enfant
et donc de mieux suivre son alimentation les premières semaines.

80
Figure 19 : Différents types de tétines

Tout comme les biberons, il existe plusieurs choix de tétines selon la matière, la
forme ou la vitesse. Il faudra dans un premier temps diriger les parents vers la marque de
tétine identique à celle des biberons pour assurer la compatibilité des deux. Ensuite il faudra
choisir entre les tétines en caoutchouc (qui deviennent de moins en moins courantes) ou les
tétines en silicone. Les tétines en caoutchouc ont un goût et une odeur qui peut ne pas
convenir au bébé, elles sont également plus souples et donc plus fragiles que les tétines en
silicone. Les tétines en silicone ont l’avantage de n’avoir ni goût ni odeur mais elles sont
plus fermes donc demandent plus d’effort au bébé. Il existe différentes formes comme les
tétines physiologiques avec un côté plat et les tétines anatomiques à bout arrondi. Les tétines
anatomiques ont pour avantage d’être symétriques, l’enfant peut donc mettre la tétine dans
n’importe quel sens, elle restera en bonne position. Les tétines physiologiques ont un sens,
le côté plat se placera sur la langue. Elles sont notamment préférées par les bébés qui ont été
allaités puisque la forme se rapproche du mamelon de la maman.
En ce qui concerne les débits, les tétines sont soit vendues avec un débit unique et il
faut donc choisir entre les différents débits ou bien les tétines sont à débit variable c’est-à-
dire qu’une seule et unique tétine peut être à différents débits selon son inclinaison. Les
débits seront choisis en fonction de l’âge de l’enfant et du type de lait (lait épaissi ou non,
lait mélangé avec de la soupe, lait et céréales …). Le caractère de l’enfant aura aussi son
importance, certains enfants sont impatients et perdent patience si le lait arrive trop
lentement. Avant 6 mois, on conseille des débits 1 ou 2 puis après 6 mois des débits 3 et 4
sont conseillés.

81
2.3.2. Conseils dispensés au comptoir

Lors de la première boîte de lait délivrée, le pharmacien accompagne cette


dispensation avec les conseils pour préparer le biberon. ([Link])

Dans un premier temps il faut nettoyer le plan de travail et se laver les mains puis
prendre un biberon propre et sec.

1- Mettre la quantité d’eau nécessaire dans


le biberon

2- Remplir la dosette de lait de manière


rase

3- Remplir le biberon avec le nombre de


doses rases nécessaires (1 dose pour
30mL d’eau)

4- Fermer et agiter le biberon de manière à


dissoudre le lait

Figure 20 : Préparation d'un biberon de lait infantile

Le lait peut être donné à température ambiante ou bien chauffé (en essayant de ne
pas dépasser 37°C) ce qui peut améliorer la digestibilité. L’eau sera chauffée avant
d’introduire les doses de lait. A température ambiante le biberon se conserve 1h après sa
préparation. S’il a été chauffé, il doit être consommé dans les 30 minutes. Passé ces délais,
le lait doit être jeté.

Le nettoyage des biberons peut être un conseil supplémentaire donné aux parents lors
de l’achat de ceux-ci. Après chaque utilisation il faut séparer tous les éléments du biberon :
biberon, tétine, bague et capuchon. Les biberons doivent être nettoyés à l’eau chaude

82
savonneuse à l’aide d’un écouvillon. La tétine, la bague et le capuchon seront également
nettoyés à l’eau chaude savonneuse en prenant soin d’éliminer tous les résidus de lait. Puis
il faut laisser sécher à l’air libre tous les éléments, la tête en bas. Essuyer le biberon avec un
torchon risquerait de déposer des particules et des microbes, c’est donc à éviter. Le nettoyage
au lave-vaisselle est également possible.

2.4. Petits pots et céréales

A la pharmacie, les parents peuvent également trouver des petits pots, des
yaourts/desserts ou encore des céréales infantiles, avec ou sans gluten.

Pour initier la diversification alimentaire, pour faire des bouillies ou encore donner
du goût au lait, les parents peuvent utiliser les céréales infantiles dès les 4 mois de l’enfant.
Elles seront dans un premier temps sans gluten jusqu’au 6 mois de l’enfant. Les céréales
sont une réelle source d’énergie et existent avec différents goûts afin de faire découvrir de
nouvelles saveurs à l’enfant.

Des petits pots, des plats préparés ou encore des desserts (avec
ou sans lactose) peuvent aussi se retrouver en pharmacie. On retrouvera
par exemple des produits de la marque Babybio® avec des plats
préparés, des compotes ou des petits pots, mais aussi Modilac® avec
des desserts, la marque Nutribén® ou encore Good Goût®. Les Figure 21 : Norme NF V 90-001

aliments destinés aux enfants en bas âge suivent des


recommandations strictes pour garantir une composition respectant les recommandations
nutritionnelles et une sécurité très contrôlée. L’utilisation de conservateurs, de colorants,
d’hormones et de certains pesticides sont par exemple interdits. La liste d’additifs utilisables
est très limitée et il y a une surveillance rigoureuse des contaminants microbiologiques. Ces
recommandations font parties de la norme AFNOR (Association Française de
NORMalisation). En 2017 la norme NF V 90-001 propose un logo (fig.21) pour identifier
ces aliments destinés aux jeunes enfants. (Bocquet A., 2018)

83
2.5. Autres accessoires

Pour l’allaitement, des sachets de conservation du lait maternel pourront être


disponibles en pharmacie. On retrouvera également de la lanoline pour le soin des mamelons
et des tisanes d’allaitement.
D’autres produits pour l’alimentation des jeunes enfants peuvent être disponibles.
Les parents pourront retrouver de la vaisselle d’apprentissage comme des tasses et des
couverts. Mais aussi des boîtes doseuses de lait ou encore des goupillons pour nettoyer
efficacement les biberons. Selon les pharmacies, les offres seront plus ou moins grandes.

3. Enquête

3.1. Auprès des professionnels de santé de l’officine

Annexe 2

Les pharmacies d’officines forment un maillage territorial harmonieux permettant un


accès aux soins facile et pour tous. De plus, les patients se rendent à l’officine sans rendez-
vous et peuvent de cette manière obtenir des conseils d’un professionnel de santé
rapidement. Deux des objectifs de cette enquête étaient de savoir si les questions sur
l’alimentation des enfants sont fréquentes à l’officine et si l’équipe officinale est prête à
répondre à leurs interrogations.

3.1.1. Méthode

i. Population et échantillon

Le questionnaire était à disposition de tous les professionnels présents à l’officine :


étudiants, pharmaciens et préparateurs en pharmacie.

84
ii. Diffusion

Le questionnaire destiné aux professionnels de santé a été publié sur le logiciel LGPI
(sur le portail d’accueil), du groupe Pharmagest, dans 9051 officines de France, du 3 au 8
juin 2019.

Le Groupe Pharmagest est le leader français de l’informatique officinale avec plus de 42%
de parts de marché.
Avec plus de 1.000 collaborateurs, la stratégie du Groupe Pharmagest s’articule autour d’un cœur
de métier : l’innovation informatique au service de la Santé et le développement de 2 axes
prioritaires : 1/ les services et technologies à destination des patients et des professionnels de santé,
notamment l’accompagnement du pharmacien dans le suivi de l’observance ; 2/ les domaines
technologiques capables d’améliorer l’efficience des systèmes de santé.
Pour servir cette stratégie, le Groupe Pharmagest a développé des métiers spécialisés : informatique
officinale, solutions pour la e-Santé, solutions pour les professionnels de santé, solutions pour les
laboratoires pharmaceutiques, applications et objets de santé connectés, place de marché en
financement des ventes…. Ces activités sont réparties en 4 Divisions : Solutions Pharmacie Europe,
Solutions pour les établissements sanitaires et médico-sociaux, Solutions e-Santé et Fintech.

L’aide apportée par le groupe Pharmagest a permis une diffusion nationale du


questionnaire.

3.1.2. Questionnaire

Le questionnaire comportait 15 questions dont les 3 dernières formaient un quizz sur


le thème de la diversification alimentaire. Les premières questions concernaient le
participant lui-même : sexe, profession, type de pharmacie (rurale, urbaine, centre
commercial), département d’étude et de travail. Les suivantes concernaient la présence ou
non de questions sur l’alimentation des enfants au comptoir et la formation des participants
sur ce sujet.

85
Les réponses proposées étaient sous forme de cases à cocher à l’exception du
département d’exercice et du département d’étude. Le temps nécessaire pour répondre à
toutes les questions était moins de 5 minutes.

3.1.3. Résultats

A l’issue de la semaine de diffusion,


le questionnaire a obtenu 242 réponses. On
compte 76% de femmes et 24% d’hommes.

Les deux tiers des participants étaient


docteurs en pharmacie et un quart étaient
préparateurs en pharmacie.

Figure 22 : Répartition des réponses selon la


profession

Les réponses obtenues viennent de toute la France excepté la Martinique, Mayotte


et la Guyane. Ce qui permet d’interpréter au niveau national les résultats de cette enquête.

Ci-après, une carte de France avec le nombre de réponses obtenues en fonction de


la région.

86
Figure 23 : Répartition géographique des réponses

Les réponses obtenues viennent de la France entière, mais ce qui est aussi intéressant
c’est de voir s’il existe des différences significatives entre des pharmacies urbaines, rurales
ou situées dans un centre commercial.

La moitié des participants travaillaient


dans une pharmacie urbaine, 41% dans une
pharmacie rurale et 9% dans une pharmacie de
centre commercial.

Figure 24 : Répartition des réponses selon la


localisation de la pharmacie

87
L’un des objectifs de l’enquête était de déterminer si l’alimentation des jeunes
enfants était abordée au comptoir.

Avez-vous des questions, au comptoir,


à propos de l’alimentation des bébés ?

Figure 25 : Avez-vous des questions, au comptoir, à propos de l'alimentation des bébés ? Réponses de l’effectif total

Parmi les 242 participants, seuls 16 (7%) ont notifié ne pas avoir de question à propos
de l’alimentation des jeunes enfants. Parmi les 93% qui rencontraient ce type de questions,
43% déclarent qu’elles sont posées de manière régulière, 22% souvent et 28% rarement.

88
Figure 26 : Avez-vous des questions, au comptoir, à propos de l'alimentation des bébés ? Réponses selon les groupes

Figure 27 : La fréquence des questions sur l'alimentation des bébés

Dans les pharmacies situées en centre commercial les questions sur l’alimentation
n’étaient rarement voire jamais posées dans 43% (respectivement 38% et 5%) et
régulièrement ou souvent posées dans 57% (respectivement 33% et 24%).

En pharmacie urbaine les questions sur l’alimentation n’étaient rarement voire jamais
posées dans 33% (respectivement 27% et 6%) et régulièrement ou souvent posées dans 66%
(respectivement 44% et 22%)

89
En pharmacie rurale les questions sur l’alimentation n’étaient rarement voire jamais
posées dans 34% (respectivement 26% et 8%) et régulièrement ou souvent posées dans 65%
(respectivement 44% et 21%).

Concernant le sujet des questions sur l’alimentation (l’allaitement, les laits infantiles
ou la diversification alimentaire) :

Figure 28 : Sur quels sujets portent les questions rencontrées au comptoir ?

Les réponses ont été dans la grande majorité (89%) sur les laits infantiles. Les
questions sur l’allaitement arrivaient en deuxième position (65%) puis enfin les questions
sur la diversification alimentaire en dernière position (52%). Ces dernières étaient moins
fréquemment rencontrées mais nous notons quand même que la moitié des participants
rencontraient des questions sur la diversification alimentaire, ce qui n’est pas négligeable.

90
Concernant la formation des professionnels de santé de l’officine :

Figure 29 : Vous sentez-vous suffisamment formés pour répondre aux questions sur la diversification alimentaire / les
laits infantiles / l’allaitement ? Réponses globales

Au sujet de la première phase de l’alimentation de l’enfant (allaitement et laits


infantiles), plus de la moitié des professionnels de santé de l’officine se sentaient
suffisamment formés pour répondre aux interrogations des parents. Il reste néanmoins une
partie non négligeable de professionnels qui ne se sentaient pas suffisamment formés et qui
représente pour les laits infantiles et l’allaitement respectivement 47% et 43%.

En ce qui concerne la deuxième phase de l’alimentation de l’enfant (diversification


alimentaire), plus de la moitié des professionnels ne se sentaient pas suffisamment formés
(52%).

Si nous détaillons les réponses en fonction de la profession des participants, cela nous
donne le graphique suivant (fig. 30). Seuls les préparateurs et les pharmaciens font partie de
ce graphique puisque les étudiants n’ont pas encore terminé leur formation.

91
Diversification alimentaire
Pharmaciens
Préparateurs

Laits infantiles
Pharmaciens
Préparateurs

Allaitement
Pharmaciens
Préparateurs

0% 20% 40% 60% 80% 100%

Oui Non

Figure 30 : Vous sentez-vous suffisamment formés pour répondre aux questions sur la diversification alimentaire / les
laits infantiles / l’allaitement ? Réponses en fonction de la profession

De manière générale les pharmaciens se sentaient un peu plus formés que les
préparateurs notamment sur la diversification alimentaire et sur l’allaitement. Nous notons
que pour la diversification alimentaire, moins de la moitié des préparateurs se sentaient
suffisamment formés (43%). En ce qui concerne les laits infantiles, les deux professions
obtiennent un résultat quasi identique.

Concernant l’intérêt des professionnels pour une formation spécifique sur


l’alimentation du nourrisson :

Figure 31 : Les professionnels souhaitent-ils être plus formés sur l'alimentation des enfants ?

92
Il y a 91% des professionnels qui souhaitaient se former davantage. La diversification
alimentaire arrive en première position (71% des participants). Ils étaient 64% à souhaiter
des formations sur les laits infantiles et enfin 53% sur l’allaitement. Lorsque nous séparons
les réponses des préparateurs et des pharmaciens nous obtenons des résultats similaires pour
l’allaitement et les laits infantiles. Il existe une différence pour la diversification alimentaire
avec 67% des pharmaciens souhaitant être davantage formés et 76% pour les préparateurs.

Concernant la diversification alimentaire menée par l’enfant (DME) :

Moins d’un tiers des participants connaissaient la


DME. Chez les étudiants qui ont participé à cette
enquête, cette méthode était connue pour 25% d’entre
eux. Chez les préparateurs la DME était connue pour
37,5% d’entre eux et enfin 29% chez les pharmaciens.
Ces résultats restent faibles.

Figure 32 : Connaissance de la DME chez


les professionnels de santé

Concernant la question sur l’âge recommandé pour débuter la diversification


alimentaire :

Quel est l’âge recommandé pour débuter la diversification alimentaire ?

Figure 33 : L'âge du début de la diversification alimentaire

93
Parmi les 242 participants, 224 (92%) ont bien répondu à la question (réponse « A
partir de 4 mois »). Parmi les 18 participants à avoir mal répondu : 16 (étudiants,
préparateurs et pharmaciens confondus) ont répondu « A partir de 12 mois » et 2 (docteurs
en pharmacie) ont répondu « A partir de 2 mois ».

Concernant les allergies alimentaires :


Peut-on donner des fruits exotiques à un enfant (sans terrain allergique) avant ses
12 mois ?

Figure 34 : L'introduction des fruits exotiques chez l'enfant

Parmi les participants, seulement 91 (37%), ont bien répondu à cette question
(réponse « oui »).

Concernant l’apport en protéines :


Quelle quantité de protéines (viandes, poissons, œufs) devrait être donnée à un enfant
entre 6 et 8 mois ?

Figure 35 : Apport protéique journalier entre 6 et 8 mois

Près de 70% des participants ont bien répondu à cette question (réponse « 10g »).

94
3.2. Auprès des parents

Annexe 3

Le questionnaire destiné aux parents concernait essentiellement des questions sur la


diversification alimentaire. C’est un sujet qui paraît moins abordé à l’officine. Le
questionnaire avait pour objectifs de déterminer si les parents se sentaient bien informés,
comment ils étaient informés et s’ils souhaiteraient être informés par les pharmaciens.

3.2.1. Méthode

i. Population et échantillon

Les critères d’inclusion comprenaient tous les parents avec au moins un enfant âgé
de 4 mois à 3 ans. Cette tranche d’âge a été fixée de manière à ce que les participants soient
dans la période de diversification alimentaire ou proche de cette période. Les réponses au
questionnaire ont été récoltées sur la base du volontariat. Le questionnaire était à la fois à
disposition sur le comptoir et également proposé par les équipes officinales lors de vente de
lait ou d’ordonnances destinées à de jeunes enfants.

ii. Diffusion

Le questionnaire a été distribué dans une dizaine de pharmacies de Seine Maritime.


Trois pharmacies dans lesquelles j’ai effectué des stages ou travaillé et d’autres pharmacies
de tailles et de fréquentations différentes. Six pharmacies y ont participé. Chacune avait à
disposition 20 questionnaires et la possibilité d’en faire des copies si nécessaire ou de me
contacter. Le questionnaire a été mis à disposition pour une période d’un mois : tout le mois
de mai 2019. Les questionnaires ont été mis à disposition sur papier avec une feuille
explicative pour les pharmacies participantes indiquant le public cible et quand proposer le
questionnaire. Ces explications ont également été données à l’oral lorsque j’ai déposé les
questionnaires.

95
Une pharmacie, se situant dans un centre commercial, a permis de récolter 24
réponses. Une autre, se situant dans le centre-ville de Rouen, a permis de récolter 21
réponses. Les 18 autres réponses ont été obtenus par 4 pharmacies urbaines, situées hors
métropole rouennaise.

3.2.2. Questionnaire

Le questionnaire comportait 14 questions réparties de la manière suivante :

- Données personnelles : sexe, âge, profession, nombre et âge des enfants


- Diversification alimentaire : l’âge pour débuter, connaissance de la DME
- Les sources d’information : implication des professionnels de santé, place pour le
pharmacien d’officine

Le questionnaire, sur feuille, demandait moins de 5 minutes pour y répondre. Ce


temps court permettait de ne pas prendre trop de temps pour les parents mais aussi pour le
professionnel de santé qui proposait ce questionnaire.

3.2.3. Résultats

Il y a eu 63 questionnaires remplis. Une majorité de femmes ont répondu à cette


enquête (84%) avec une moyenne d’âge de 33 ans. Les professions des participants sont
variées ce qui permet d’avoir une représentation de la population générale. On retrouve 5
des 6 catégories socio-professionnelles (les exploitants agricoles ne sont pas présents dans
cette enquête).

Lors du questionnaire, 25 participants (40%) avaient un seul enfant. Les 38


participants restants (60%) avaient plusieurs enfants dont une majorité avec 2 enfants (29
réponses, 46%).

96
Concernant l’information donné aux parents sur la diversification alimentaire :

Deux tiers (42 réponses) des participants


ont répondu positivement à la question. Il reste
33%
donc un tiers (21 réponses) qui ne sentaient pas
suffisamment informés sur le sujet dont 7
67% réponses concernaient des participants avec un
seul enfant.

Oui Non

Figure 36 : Les parents se sentent-ils suffisamment informés ?

Concernant les sources d’information des parents :

Médecin généraliste % (n) 46% (29)

Pédiatre % (n) 51% (32)

Pharmacien % (n) 14% (9)

Famille % (n) 30% (19)

Internet % (n) 33% (21)

Autres % (n) 11% (7)


- PMI (4)
- Crèche (1)
- Sage-femme (1)
- Livres (1)

Tableau 7 : Qui informe les parents sur la diversification alimentaire ?

97
Si nous classons dans l’ordre décroissant les réponses, voilà ce que nous obtenons :

- Pédiatre
- Médecin généraliste
- Internet
- Famille
- Pharmacien
- Autres

Les professionnels de santé occupent une place importante dans l’information au


sujet de l’alimentation de l’enfant. Le pédiatre et le médecin généraliste (respectivement 32
et 29 sur 63) se placent avant l’entourage et internet (respectivement 19 et 21 réponses). Le
pharmacien arrive en dernière position (9).

Concernant le souhait des parents d’avoir des informations et des conseils sur la
diversification alimentaire par le pharmacien, une seule personne a répondu « non ». Tous
les autres participants, soit 62 personnes, ont répondu positivement. La réponse « non » a
été justifiée par le fait que trop d’informations, différentes les unes des autres, sont déjà
données. Pour les réponses positives, voici les justifications (50 réponses, 80%) classées des
plus au moins citées (12 personnes n’ont pas justifié) :

- La proximité (21 réponses)


- L’apport de conseils supplémentaires (13 réponses)
- La rapidité pour obtenir les réponses à ses questions (7 réponses)
- La disponibilité (7 réponses)
- Autres : suivi régulier par le pharmacien (2 réponses)

Concernant la nouvelle méthode de diversification alimentaire. Le but était de


mesurer sa place dans l’alimentation des jeunes enfants lors de la diffusion du questionnaire.
Puis de comparer avec le résultat obtenu dans le questionnaire des professionnels de santé.
Cette méthode est récente, il est intéressant de connaître sa place actuelle.

98
Concernant la connaissance de la DME par les parents :

Figure 37 : La DME est-elle connue par les participants de l'enquête ?

Au total c’est 19 participants (30%) qui connaissaient la méthode DME. Ils


connaissaient cette méthode en majorité par internet (8 réponses) et par leur entourage,
famille et amis (6 réponses). Les autres réponses étaient le médecin de famille (2), la crèche
(2) et l’orthophoniste (1).

Figure 38 : La connaissance et la pratique de la DME par les parents

99
Parmi les parents connaissant la DME, seulement 6 l’ont pratiqué avant ou pendant
cette enquête, ce qui représente un peu moins de 10% de l’effectif total et 30% des personnes
connaissant cette méthode de diversification.

Les justifications des réponses négatives sont : la méthode n’était pas connue au
moment de la diversification alimentaire de leur dernier enfant (3 réponses), une méthode
qui paraît complexe à mettre en place (3 réponses) et une méthode qui engendre un risque
d’étouffement (3 réponses). Les autres réponses négatives n’avaient pas de justification.

3.3. Discussion

Le questionnaire à destination des professionnels de santé permet de montrer que les


questions sur l’alimentation des enfants sont bien présentes à l’officine. Elles concernent
toutes les étapes de l’alimentation de la première année de vie de l’enfant : allaitement, laits
infantiles et diversification alimentaire.
Les accessoires d’allaitement à disposition dans les officines et les connaissances du
pharmacien sur ces produits mais aussi sur les pathologies associées à l’allaitement
permettent aux parents d’obtenir les réponses à leurs interrogations lorsqu’ils en ont.
Rappelons aussi que le pharmacien dispense le tire lait lorsque celui-ci est prescrit. Avec
cette dispensation, il conseille l’utilisatrice sur l’allaitement dans sa globalité. Le
pharmacien est aussi formé sur les laits infantiles et dispose dans son officine de différents
laits (standards et spécifiques). Les parents posent naturellement leurs questions au
pharmacien lorsqu’ils ne savent pas quoi prendre en fonction des besoins de leur enfant. Il
existe un grand choix de laits infantiles, le pharmacien sera présent pour conseiller le plus
adapté à l’enfant. Pour la diversification alimentaire, si le pharmacien dispose dans son
officine de petits pots, de plats préparés ou de desserts pour bébé, les questions des parents
sur le déroulement de la diversification pourront être plus fréquentes.

Les questions sur l’alimentation se retrouvent dans tous les types de pharmacies
qu’elles soient rurales, urbaines ou dans des centres commerciaux.
Dans certains territoires l’accès aux pédiatres ou même aux médecins généralistes
peut être difficile. Le maillage territorial de l’officine permet à chaque personne d’être
proche d’une pharmacie. Cela rend le pharmacien accessible à tous et permet d’obtenir des

100
réponses rapidement, ce que peuvent rechercher les parents. C’est plus particulièrement dans
des zones moins bien desservies en médecins et en pédiatres que le pharmacien à une place
encore plus grande dans l’accompagnement des parents en ce qui concerne l’alimentation de
leur enfant. Un service de rendez-vous avec les parents en fonction de l’âge de l’enfant
pourrait y être proposé afin d’accompagner les parents à chaque étape alimentaire. Un
premier rendez-vous entre 4 et 6 mois pour l’introduction des premiers aliments puis 8 mois
et 12 mois pour faire le point et compléter les informations. Lors de ce rendez-vous le
pharmacien pourra également peser l’enfant et ajuster ses conseils si besoin.

Concernant la formation des professionnels de santé de l’officine, malgré un


sentiment d’être suffisamment formés sur le sujet pour la moitié des participants en
moyenne, les professionnels souhaitent pour la majorité plus de formations. On note une
légère différence entre les pharmaciens et les préparateurs : les pharmaciens se sentent un
peu plus formés que les préparateurs. Cette différence, qui reste faible, peut s’expliquer par
une formation initiale différente. Peu importe la profession, ils désirent tous continuer leur
formation sur l’alimentation des jeunes enfants. Cela reste rassurant puisque les
recommandations évoluent et il est important de se tenir informé afin de dispenser de bons
conseils au comptoir. La diversification alimentaire est la partie de l’alimentation la moins
maîtrisée par les professionnels de l’officine et ils souhaitent avoir plus de formations à ce
sujet selon les résultats de l’enquête. Ce sujet arrive en tête puis il est suivi des laits infantiles
et de l’allaitement.
La formation doit se faire dès le cursus universitaire (pour les pharmaciens) et dès
l’apprentissage (pour les préparateurs). Des rappels et des mises à jour sur les nouvelles
recommandations devront être faits régulièrement pour les professionnels intéressés et
souhaitant donner des conseils aux parents.
Pour accompagner ces parents au mieux dans l’alimentation de leur enfant, le
pharmacien doit en effet être à jour dans les recommandations. Pour les pharmaciens, ces
formations pourraient rentrer dans le cadre du développement professionnel continu (DPC).
Des formations en e-learning seraient une solution pour que ce soit rapide et accessible pour
tous.

Le quizz, volontairement succinct, a permis de voir que les participants de cette


enquête connaissent certaines bases de l’alimentation, hormis ce qui concerne les

101
changements de recommandations, comme le démontre la question sur les allergies
alimentaires. Ce quizz recense seulement les réponses des participants, il n’est donc pas
représentatif de tous les professionnels de santé de l’officine. Il permet seulement de mettre
en lumière que les changements de recommandations n’atteignent pas tous les professionnels
de santé.

Les recommandations changent et les méthodes évoluent, comme on a pu le voir avec


la DME. Cette méthode qui arrive progressivement dans les familles françaises reste peu
connue par les professionnels de l’officine. Les parents trouvent en majorité leurs
informations par internet et leur entourage et malheureusement peu par les professionnels de
santé, contrairement à la méthode de diversification alimentaire « classique ». Cela
s’explique peut-être par la nouveauté de cette méthode et donc le manque de connaissance
de tous y compris des professionnels de santé de l’officine qui ne peuvent donc pas conseiller
ni informer les parents sur la DME. Un pharmacien formé sur cette méthode permettrait aux
parents d’avoir les conseils d’un professionnel de santé ce qui est plus fiable que seulement
des sources provenant d’internet. Il peut être formé par des diététiciennes ou encore des
orthophonistes spécialisés dans cette méthode. La DME paraît complexe à mettre en place
et présenterait des risques d’étouffement selon les participants de cette enquête. Le
pharmacien apporterait ses connaissances nutritionnelles et scientifiques, comme sur le
reflexe vomitif par exemple, afin de rassurer les parents et de les accompagner dans cette
méthode.

Le questionnaire à destination des parents permet de voir que dans notre échantillon
de parents répondants, seulement deux tiers se sentent bien informés sur la diversification
alimentaire. Il n’y a pas de différence significative entre les parents avec un ou plusieurs
enfants. Ils sont informés en majorité par les professionnels de santé qui les entourent :
médecin généraliste et pédiatre. Le pharmacien arrive en dernière position dans cette
enquête. Néanmoins, presque la totalité des participants souhaitent aussi que leur
pharmacien puisse répondre à leurs interrogations sur la diversification alimentaire. Le
pharmacien a donc tout intérêt à répondre au souhait des parents et à s’impliquer davantage
dans l’alimentation du nourrisson. La proximité et la disponibilité du pharmacien rendent
les échanges avec les parents plus simples ce qui permet d’apporter un accompagnement
supplémentaire. En effet la pharmacie est un lieu facilement accessible par les parents et les

102
pharmaciens sont disponibles sans rendez-vous. Les parents viennent chercher des
médicaments ou des produits de parapharmacie qui peuvent être liés aux soins et à
l’alimentation de leur enfant. C’est à ce moment que chacun, professionnel et parents,
peuvent engager le dialogue. Ce lieu ouvert, qu’est la pharmacie, peut aussi parfois freiner
ce dialogue. L’espace de confidentialité pourra alors être utilisé et permettra de prendre le
temps nécessaire dans un espace calme.
La seule réponse négative à l’implication du pharmacien dans l’alimentation de
l’enfant, justifiée par le risque d’avoir trop d’informations et d’obtenir des informations
contradictoires entre les professionnels de santé, est intéressante. En effet, le risque de ne
pas être à jour dans les recommandations serait de diffuser de mauvaises informations. Si
les professionnels de santé n’ont pas un discours uniforme, les parents risquent de se perdre.
Cela nous amène à préciser que le pharmacien n’a sa place seulement s’il est à jour dans les
recommandations tout comme pour les autres professionnels de santé.

Ces questionnaires montrent que les parents souhaitent l’implication du pharmacien,


qui semble être formé pour cela. Pourtant peu de parents ont obtenu des informations de la
part de ce dernier. Ils n’ont peut-être pas obtenu les informations souhaitées ou alors ils n’ont
peut-être pas posé toutes leurs questions. Dans le premier cas nous revenons au point
formation détaillé plus haut dans cette discussion (p.101). Dans le second cas, tous les
parents ne savent pas qu’ils peuvent demander des conseils à leur pharmacien sur toutes les
étapes de l’alimentation de leur enfant. La disposition des produits proposés peut y remédier.
Des produits mis en avant permettent aux parents de voir que la pharmacie propose de
nombreux produits pour l’alimentation de leur enfant. Lorsque l’équipe officinale est en
mesure de conseiller ces parents, il est également intéressant de le faire savoir. La
communication est un point essentiel. Il existe différentes possibilités pour faire savoir aux
parents que leur pharmacien peut les accompagner à la fois dans l’allaitement, les laits
infantiles mais aussi dans la diversification alimentaire. A titre d’exemple, des pharmacies
mettent en place « le mois du bébé » avec une mise en avant spécifique des produits de
puériculture : produits de soins, cotons, biberons, accessoires d’allaitement, petits pots...
Cela permet de faire connaître les produits aux parents et d’engager le dialogue. La mise à
disposition de documents sur les comptoirs ou en bas des rayons peut également être une
idée. De cette manière ils peuvent repartir avec le document afin d’avoir un support écrit à
la maison.

103
En fonction de la localisation de la pharmacie, de sa patientèle, de son équipe et des
produits proposés, les pharmacies n’ont pas les mêmes demandes. Certaines auront plus de
questions sur l’alimentation que d’autres. La place du pharmacien sera donc plus ou moins
importante en fonction de ces facteurs. Dans tous les cas le pharmacien aura un rôle dans
l’alimentation de l’enfant. La nutrition dans sa globalité est un sujet sur lequel le pharmacien
est formé lors de son cursus universitaire. Ses connaissances l’amènent à dispenser des règles
hygiéno-diététiques à chacun de ses patients en fonction de ses pathologies. Ses
connaissances sur la nutrition peuvent donc aussi justifier son implication dans la nutrition
de l’enfant.

Les limites

Les questionnaires présentent quelques limites. La diffusion du questionnaire auprès


des professionnels de santé de l’officine a permis de récolter suffisamment de réponses pour
obtenir une bonne analyse. Une diffusion identique du questionnaire à destination des
parents aurait permis d’avoir un point de vue nationale et une quantité de réponses plus
importante. En effet les réponses sont restreintes à la Seine Maritime et la cohorte reste
faible. La distribution des questionnaires pour les parents a été réalisée dans une dizaine
pharmacies mais seulement 6 ont accepté de participer. Il aurait été également intéressant
d’avoir des pharmacies rurales afin de faire un comparatif des réponses entre pharmacies
urbaines et rurales.

Sur le contenu des questionnaires, pour les professionnels de santé, il aurait été
intéressant de savoir ce que proposait leur officine : petits pots, céréales infantiles... afin de
voir si les participants des pharmacies les mieux équipées étaient mieux informés ou non.
L’intégration à l’officine de petits pots et autres plats destinés à la diversification alimentaire
peut être accompagnée d’une formation pour l’équipe officinale. Cette question aurait aussi
permis de voir si les questions sur la diversification alimentaire étaient plus ou moins
présentes en fonction des produits proposés.

104
Il aurait été également intéressant de demander aux participants une justification
lorsqu’ils répondent qu’ils ne veulent pas être plus formés sur l’alimentation. Ces
participants ne se sentent peut-être pas à leur place dans ce domaine.

Ouverture

Si ce travail venait à être poursuivi il serait intéressant d’élargir l’échantillon pour le


questionnaire des professionnels, notamment au sujet de la DME, en intégrant les
professionnels qui entourent les jeunes parents (médecins généralistes, pédiatres, sages-
femmes, puéricultrices). Quel serait le pourcentage de professionnels de santé connaissant
cette nouvelle méthode de diversification ?

De plus, il serait pertinent de faire un sondage sur le type de formations


souhaitées par les professionnels : e-learning, blended learning, conférences,…

Enfin, pour les pharmaciens des zones où médecins et pédiatres sont difficiles
d’accès : seraient-ils prêts à prendre en charge les parents et faire des entretiens afin de les
accompagner dans l’alimentation de leur enfant ?

105
Conclusion

De l’allaitement à la diversification alimentaire, les parents ont besoin d’un


accompagnement.
Les pharmaciens, au cours de leur formation initiale, ont des cours sur l’alimentation
des enfants pour permettre cet accompagnement. Mais les recommandations changent et
vont continuer à changer, c’est pour cela qu’il faut continuellement s’informer et se former.

Une confiance s’installe entre les parents et le pharmacien dès l’accompagnement de


la maman lors de sa grossesse. C’est naturellement, qu’après la naissance de l’enfant et lors
de la dispensation de l’ordonnance de sortie de maternité, que les parents posent des
questions, notamment sur le choix du lait ou les accessoires d’allaitement si le bébé est nourri
au sein. C’est à ce moment qu’il faut rassurer et conseiller les parents pour les accompagner
au mieux dans cette aventure et se rendre disponible s’il y a des interrogations futures. Les
parents doivent savoir qu’ils peuvent compter sur leur pharmacien. C’est un professionnel
de santé qui est déjà présent dans beaucoup de domaines notamment en puériculture.

Dès la naissance de l’enfant, le pharmacien est présent dans son alimentation qu’il
soit nourri au sein ou au biberon. En effet le pharmacien dispose dans son officine
d’accessoires d’allaitement afin d’accompagner la maman et son enfant dans cette période.
Si l’enfant est nourri au biberon, le pharmacien tient également une place par la dispensation
de boîtes de lait infantile et des accessoires comme les biberons et tétines. Par la suite, lors
de la diversification alimentaire, certaines officines proposent des petits pots, des farines et
des accessoires d’alimentation comme des assiettes, couverts et verres. Le pharmacien
conseille et propose également des probiotiques et d’autres conseils dans le domaine de la
petite enfance (érythèmes fessiers, poussées dentaires, croûtes de lait, …). Lors de ces
dispensations le pharmacien conseille et est disponible pour répondre aux questions des
parents, s’il y en a. La discussion, une fois ouverte, permet aux parents de poser des questions
sur différents problèmes ou doutes rencontrés et l’alimentation peut en faire partie.

Parfois il sera seulement question de faire des rappels sur ce que d’autres
professionnels de santé ont dit comme le médecin traitant ou le pédiatre mais dans certains

106
cas il sera aussi nécessaire de donner la totalité des informations aux parents, notamment
dans des lieux où l’accès aux médecins et pédiatres est difficile.

En ce qui concerne la nouvelle méthode de diversification, la DME, la nouveauté de


cette méthode s’accompagne d’un manque de connaissance à la fois des parents et des
professionnels de santé. Les parents actuels, souvent connectés aux réseaux sociaux et à
internet, peuvent vouloir les conseils d’un professionnel pour compléter et vérifier les
informations qu’ils ont pu voir. Si cette méthode est de plus en plus pratiquée dans les années
à venir, les professionnels devront s’informer sur le sujet et être prêts à répondre aux
interrogations des parents.

De la dispensation d’un tire-lait au choix du lait infantile en passant par les


accessoires, le pharmacien se tient présent et prêt à répondre aux questions des parents, les
conseiller et les rassurer si besoin. Si la situation nécessite l’avis d’un autre professionnel de
santé, le rôle du pharmacien sera d’orienter les parents vers ces professionnels. En effet le
pharmacien ne remplace pas les autres professionnels de santé, il vient compléter les
informations et redirige si besoin.
L’information aux parents sur le sujet de l’alimentation de l’enfant doit être
pluridisciplinaire afin que les parents se sentent entourés et sachent qu’ils peuvent poser des
questions, même à l’officine, et qu’ils obtiendront des réponses et une aide qu’ils peuvent
rechercher. Chaque intervention doit compléter ou rappeler les choses déjà dîtes sans les
contredire. Ce qui nous amène à dire que chaque professionnel de santé concerné par
l’alimentation de l’enfant doit se tenir informé de chaque nouvelle recommandation.

107
Indices glycémiques des aliments
Indices glycémiques faibles (< 39) Indices glycémiques moyens (40 à 59) Indices glycémiques élevés (>60)
Abricots (fruit frais) 30 Abricot (boîte, au sirop) 55 Ananas (boîte) 65
Abricots sec 35 Airelle rouge, canneberge 45 Baguette 70
Ail 30 Ananas (fruit frais) 45 Bananes (mûre) 60
Fruits oléagineux: amandes, cacahuètes, arachides, Avoine Barres chocolatées (sucrées)
noiselles, noix, noix de cajou, pistaches 15 40 70
Fruits rouges frais sans sucre: airelle, myrtille, fraise, Banane (verte) Betterave (cuite)
framboise, groseille, mûre 25 45 65
Artichaut 20 Banane plantain (crue) 45 Bière 110
Asperge 15 Barre énergétique de céréale (sans sucre) 50 Biscottes 70
Aubergine 20 Beurre de cacahuète (sans sucre ajouté) 40 Biscuit 70
Annexe 1 : Indices glycémiques

Avocat 10 Biscuits (farine complète; sans sucre) 50 Bouillie de farine 70


Betterave (crue) 30 Biscuits sablés (farine, beurre, sucre) 55 Brioche 70
Brocoli 15 Blé (farine intégrale) 45 Carottes (cuites) 85
Nectarines (blancs ou jaunes; fruit frais) 35 Blé (type Ebly) 45 Céleri rave (cuit) 85
Cacao en poudre (sans sucre) 20 Boulgour, bulgur (blé, cuit) 55 Céréales raffinées sucrées 70
Carottes (crues) 30 Céréales complètes (sans sucre) 45 Châtaigne, marron 60
Cassoulet 35 Chayotte, christophine (purée de) 50 Chips 70
Céleri branches 15 Cidre brut 40 Confiture et marmelade (sucrée) 65
Céleri rave (cru, rémoulade) 35 Couscous intégral, semoule integrale 45 Corn Flakes, flocons de mais 85
Céréales germées (germes de blé, de soja...) 15 Couscous/sémoule complète 50 Courges (diverses) 75
Cerises 25 Epeautre (farine intégrale ancienne) 45 Crème glacée classique (sucrée) 60
Champignon 15 Epeautre (pain intégral) 45 Croissant 70
Chocolat noir (>70% de cacao) 25 Farine de kamut (intégrale) 45 Dattes 70
Chocolat noir (>85% de cacao) 20 Farine de quinoa 40 Doughnuts 75
Choux, choucroute, chou-fleur, choux de bruxelle 15 Fèves (crues) 40 Farine complète 60
Cœur de palmier 20 Figues sèches 40 Farine de blé blanche 85
Concombre 15 Flocons d''avoine (non cuite) 40 Farine de maïs 70
Confiture ou marmelade (sans sucre) 30 Gelée de coing (sans sucre) 40 Farine de riz 95
Cornichon 15 Haricots rouges (boîte) 40 Fécule de pomme de terre (amidon) 95
Courgettes 15 Jus d’ananas (sans sucre) 50 Fève (cuites) 80
Crustacés (homard, crabe, langouste) 5 Jus d’orange (sans sucre et pressé) 45 Gaufre au sucre 75
([Link]

Echalote 15 Jus d''airelle rouge/ canneberge (sans sucre) 50 Gelée de coing (sucrée) 65
Endives 15 Jus de carottes (sans sucre) 40 Glucose 100
Epices (poivre, persil, basilic, origan, carvi, cannelle, 5 Jus de mangue (sans sucre) 55 Gnocchi 70
Epinards 15 Jus de pomme (sans sucre) 50 Lasagnes 75
Figue, figue de barbarie (fraîche) 35 Jus de raisin (sans sucre) 55 Maizena (amidon de maïs) 85
Flageolets 25 Kaki 50 Mayonnaise (industrielle, sucrée) 60
Fromage blanc sans sucre 30 Ketchup 55 Melon 60
Fructose 20 Kiwi 50 Miel 60

108
Indices glycémiques des aliments

Indices glycémiques faibles (< 39) Indices glycémiques moyens (40 à 59) Indices glycémiques élevés (>60)
Haricot coco, haricot mange-tout, coco plat, cocos, Lactose Muesli (avec sucre, miel…)
pois mange tout 15 40 65
Haricots blancs, noirs ou rouges 35 Litchi (fruit frais) 50 Navet (cuit) 85
Haricots verts 30 Macaronis (blé dur) 50 Nouilles 70
Jus de citron (sans sucre) 20 Mangue (fruit frais) 50 Nouilles/vermicelle chinois (riz) 65
Jus de tomate 35 Moutarde (avec sucre ajouté) 55 Pain au chocolat ou au lait 65
Lait de soja 30 Muesli (sans sucre) 50 Pain bis (au levain), au seigle, complet 65
Lait (écrémé ou non) 30 Noix de coco 45 Pain blanc 90
Lentilles 30 Pâte à tartiner 55 Pain de mie ou hamburger 85
Maïs ancestral (indien) 35 Pain 100% intégral au levain pur 40 Pain azyme 70
Clémentines 30 Pain au quinoa (environ 65 % de quinoa) 50 Pastèque 75
Mandarines 30 Pain azyme (farine intégrale) 40 Pizza 60
Moutarde 35 Pain de Kamut 45 Polenta, semoule de maïs 70
Navet (cru) 30 Pain grillé, farine intégrale sans sucre 45 Pomme de terre en flocons (instantanée) 90
Oignons 15 Papaye (fruit frais) 55 Pomme de terre en purée 80
Olives 15 Patates douces 50 Pommes de terre au four 95
Oranges (fruit frais) 35 Pâtes complètes (blé entier) 50 Pommes de terre cuits à l'eau/vapeur 70
Pain Essène (de céréales germées) 35 Pâtes intégrales, al dente 40 Pommes de terre frites 95
Pamplemousse (fruit frais) 25 Pêches (boîte, au sirop) 55 Pop corn (sans sucre) 85
Pêches (fruit frais) 35 Pepino, poire-melon 40 Porridge, bouillie de flocons d'avoine 60
Petits pois (frais), pois chiches, fafanel 35 Petits pois (boîte) 45 Potiron 75
Poireaux 15 Pruneaux 40 Poudre chocolatée (sucrée) 60
Poivrons 15 Raisin (fruit frais) 45 Raisins secs 65
Pomme (compote) 35 Riz basmati complet 45 Raviolis 70
Pomme, poire (fruit frais) 35 Riz basmati long 50 Risotto 70
Prunes (fruit frais) 35 Riz complet brun 50 Riz a cuisson rapide (précuit) 85
Radis 15 Riz rouge 55 Riz au lait (sucré) 75
Ratatouille 20 Sablé (farine intégrale, sans sucre) 40 Riz blanc standard 70
Riz sauvage 35 Sarrasin, blé noir (intégral; farine ou pain) 40 Riz de Camargue 60
Salade (laitue, scarole, frisée, mâche, etc.) 15 Sauce tomate, coulis de tomate (avec sucre) 45 Riz long, riz parfumé (jasmin…) 60
Salsifis 30 Seigle (intégral; farine ou pain) 45 Riz soufflé, galettes de riz 85
Sauce tomate, coulis de tomate (sans sucre) 35 Sorbet (sans sucre) 40 Sémoule, couscous 60
Tofu (soja) 15 Spaghettis al dente (cuits 5 minutes) 40 Sirop d’érable 65
Tomates 30 Spaghettis blancs bien cuits 55 Sirop de glucose, de blé, de riz 100
Tomates séchées 35 Surimi 50 Sodas 70
Vinaigre 5 Sushi 55 Sorbet (sucré) 65
Yaourt édulcoré 15 Tagliatelles (bien cuites) 55 Sucre blanc (saccharose), roux, complet, intégral 70
Yaourt, yoghourt, yogourt (nature) 35 Topinambour 50 Tacos 70

109
Annexe 2 : Questionnaire professionnels de santé

Dans le cadre de ma thèse d’exercice en vue de l’obtention du diplôme de docteur en


pharmacie, qui s’intitule « Alimentation et besoins nutritionnels de 0 à 12 mois », je vous
propose de remplir ce questionnaire afin de m’aider dans mon travail.

Vous êtes :
Un homme
Une femme

Votre activité au sein de la pharmacie ? :


Préparateur/Préparatrice
Docteur en Pharmacie
Étudiant

Vous travaillez dans une pharmacie


Rurale
Urbaine
De Centre commercial

Dans quelle région travaillez-vous ?

Dans quelle région avez-vous suivi votre formation ?

Avez-vous des questions, au comptoir, à propos de l’alimentation des bébés ?


Oui, souvent
Oui, régulièrement
Oui, rarement
Non

Si oui, cela concerne (plusieurs réponses possible)


L’allaitement
Les laits artificiels
La diversification alimentaire

Vous sentez vous suffisamment formé pour répondre à des questions sur l’allaitement ?
Oui
Non

Vous sentez vous suffisamment formé pour répondre à des questions sur les laits
artificiels ?
Oui
Non

Vous sentez vous suffisamment formé pour répondre à des questions sur la diversification
alimentaire ?
Oui
Non

110
Aimeriez-vous être davantage formé sur ces sujets ?
Oui
o Allaitement maternel
o Laits infantiles
o Diversification alimentaire
Non

Connaissez-vous la diversification alimentaire menée par l’enfant (DME) ?


Oui
Non

Petit quizz :
Quel est l’âge recommandé pour commencer la diversification alimentaire ?
A partir de 2 mois
A partir de 4 mois
A partir de 12 mois

Peut-on donner des fruits exotiques à un enfant (sans terrain allergique) avant ses 12
mois ?
Oui
Non

Quelle quantité de protéines (viandes, poissons, œufs) devrait être donnée à un enfant
entre 6 et 8 mois ?
10g de protéines par jour
20g de protéines par jour
50g de protéines par jour

Merci de votre participation !

111
Annexe 3 : Questionnaire pour les parents

Dans le cadre de ma thèse en vue de l’obtention du diplôme de docteur en pharmacie, je vous


propose ce questionnaire. Ma thèse porte sur l’alimentation des enfants de 0 à 12 mois, ce qui comprend
la diversification alimentaire, une étape qui permet de passer d’une alimentation constituée
exclusivement de lait à une alimentation variée.
Je vous remercie de prendre quelques instants pour remplir ce questionnaire, ce qui m’aidera dans
mon travail.

1-Vous êtes
Un homme
Une femme

2-Quel âge avez-vous ? …………………………………

3- Quelle est votre profession ? …………………….

4-Combien avez-vous d’enfants ? …………………………………

5-Quels âges ont-ils ? …………………………………

6-A votre avis quand faut-il débuter la diversification alimentaire ? …………………………………

7-Vous sentez-vous suffisamment informé sur la diversification alimentaire ?


Oui
Non

8-Qui vous a déjà donné des informations sur la diversification alimentaire ?


Médecin généraliste
Pédiatre
Pharmacien
Famille
Internet
Autre, précisez : …………………………………

9-Aimez-vous ou aimeriez-vous que votre pharmacien sache répondre à vos questions et vous
conseille sur la diversification alimentaire ?
Oui
Non
Pourquoi ? ………………………………………..……………………..……………………..……………………..……………………..

10-Avez-vous entendu parler de la DME (diversification alimentaire menée par l’enfant) ?


Oui
Non

Si oui par quel moyen ? (Professionnel de santé, internet …) : ………………………………………………..

Avez-vous déjà appliqué cette méthode ?


Oui
Non, pourquoi ? ………………………………..……………………..……………………..……………………..

Merci de votre participation J

112
Bibliographie

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Sources d’images

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Biberon Difrax. Disponible sur: [Link]


[Link] (figure 18)

Biberons MAM. Disponible sur: [Link]


tasses/[Link] (figure 18)

Bouts de sein. Disponible sur: [Link]


bouts-de-sein (figure 13)

Carte des Régions. Disponible sur:


[Link]
chier%3ARegions_France_2016.svg&psig=AOvVaw2tUfGKYAquC2H-
VGHznJme&ust=1598606547438000&source=images&cd=vfe&ved=0CAIQjRxqFwoTC
JDtmNCHu-sCFQAAAAAdAAAAABAD (figure 23)

Coquilles d’allaitement. Disponible sur: [Link]


des-seins/protege-mamelons (figure 16)

Coquilles recueille-lait . Disponible sur: [Link]


des-seins/coupelles-recueil-lait (figure 17)

Coussinets d’allaitement lavables. Disponible sur:


[Link] (figure 15)

KolorYou . Disponible sur: [Link] (figures 10 et 11)

Les différents aliments. Disponible sur: [Link] (figure 1)

117
Norme AFNOR NF V 90-001. Disponible sur:
[Link]
(figure 21)

Phases d’un tire-lait . Disponible sur: [Link] (figure 12)

Préparer un biberon. Disponible sur: [Link]


sevrage (figure 20)

Taille des téterelles. Disponible sur:


[Link]
(figures 7, 8 et 9)

Téterelle Kit. Disponible sur: [Link]


[Link] (figure 6)

Tétine NUK. Disponible sur: [Link]


(figure 19)

Tétines silicones. Disponible sur: [Link]


biberon/ (figure 19)

Tire-lait électrique Kitett Fisio. Disponible sur: [Link]


(figure 5)

Tire-lait manuel Harmony . Disponible sur: [Link]


lait/harmony-pump-and-feed-set (figure 5)

Utilisation des bouts de sein. Disponible sur: [Link]


utiliser-bouts-de-sein/ (figure 14)

118
Serment de Gallien

SERMENT DE GALIEN

Je jure d’honorer ceux qui m’ont instruit dans les préceptes de mon art et de leur témoigner
ma reconnaissance en restant fidèle à leur enseignement.
D’exercer dans l’intérêt de la Santé publique ma profession avec conscience et de respecter
non seulement la législation en vigueur mais aussi les règles de l’Honneur, de la Probité et du
Désintéressement.
De ne jamais oublier ma responsabilité et mes devoirs envers le malade et sa dignité humaine.
De ne dévoiler à personne les secrets qui m’auraient été confiés ou dont j’aurais eu
connaissance dans l’exercice de ma Profession.
En aucun cas, je ne consentirai à utiliser mes connaissances et mon état pour corrompre les
mœurs et favoriser les actes criminels.
Que les hommes m’accordent leur estime si je suis fidèle à mes promesses.
Que je sois méprisé de mes Confrères si je manque à mes engagements.

119
JOURDAIN Héléna
Besoins nutritionnels et alimentation de 0 à 12 mois
La place du pharmacien d’officine
Th. D. Pharm., Rouen, 2020, 120 p.
_______________________________________________________________________________
RESUMÉ

L’alimentation du nourrisson est une étape importante dans la vie de l’enfant et des parents.
L’alimentation dans la première année de vie comprend l’allaitement, les laits infantiles et la
diversification alimentaire. Les enjeux d’une bonne alimentation sur la santé de l’enfant sont
nombreux, il est donc important de suivre les recommandations. Différents professionnels de santé
accompagnent les parents à chaque étape de l’alimentation. Qu’en est-il du pharmacien ?
Une enquête auprès des professionnels de santé de l’officine a permis de montrer que les
questions sur l’alimentation des enfants de 0 à 12 mois sont fréquentes au comptoir.
Une autre enquête, cette fois ci auprès des parents, a montré qu’ils étaient favorables à ce que le
pharmacien participe à l’information sur la diversification alimentaire et sache répondre à leurs
questions. Le pharmacien d’officine est un professionnel de santé facilement accessible par sa
proximité et sa disponibilité. Il peut donc accompagner facilement les parents dans l’alimentation
de leur enfant. Il a dans son officine de nombreux produits concernant toutes les étapes de
l’alimentation : accessoires d’allaitement, laits infantiles, petits pots et céréales …Cela appuie le
fait que le pharmacien a sa place dans l’alimentation de l’enfant.
Les recommandations évoluent et les méthodes changent. Les professionnels de santé de
l’officine ont envie d’être plus formés sur les différentes étapes de l’alimentation de l’enfant :
allaitement, laits infantiles et diversification alimentaire. Cette formation doit être continue afin
d’être à jour dans les recommandations.
______________________________________________________________________________
MOTS CLES : Alimentation – Nutrition– Nourrisson – Allaitement – Laits infantiles –
Diversification alimentaire
_______________________________________________________________________________
JURY
Président : M. Gargala Gilles, Maitre de conférences des Universités – Praticien hospitalier

Membres: Dr Dupont-Champion Christine, Pédiatre


Mme Guérard Detuncq Cécile, Docteur en pharmacie et Professeur associé
universitaire
Mme Souannavong Daosavanh, Docteur en pharmacie

_______________________________________________________________________________
DATE DE SOUTENANCE : 30 octobre 2020

120

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