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Systèmes de Ventilation et HVAC Expliqués

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I - Introduction

1
Généralités

Une installation de ventilation à pour rôle principal d’assurer les apports d’air
neuf nécessaire, elle permet également la maitrise des caractéristiques de l'air
ambiant en agissant simultanément ou séparément sur:

 La température  L’humidité

La qualité  La répartition

2
2 Chauffage 1 Ventilation
3 Conditionnement
de l’air Conditionnement
Rafraichissement
de l’air (de
process)
Climatisation

2- Introduction HVAC 3
Ventilation
Ventilation naturelle Ventilation mécanique

4
Ventilation

Ventilation naturelle

L’air se déplace grâce:


 aux différences de pression dues au vent qui existent entre les façades du bâtiment,
grâce à la différence de masse volumique en fonction de sa température (l’effet cheminée).

5
Ventilation
Ventilation mécanique

Simple flux Double flux

Simple flux: Renouvellement d’air Double flux: Ainsi l’alimentation que


vicié en l’extrayant par les conduits et l’extraction de l’air s’effectue via des
le ventilateur pour le remplacer par ventilateurs mécaniques, ce qui demande
de l’air frais provenant de l’extérieur évidemment un système à double
via des grilles placées dans les châssis conduit.
ou les murs.
6
Ventilation

Ventilation mécanique

Ensemble de VMC Double Flux (avec récupération de chaleur)

7
(Chauffage)
 La température
 L’humidité
La qualité
 La répartition

8
Conditionnement de l’air

18 à 26°C La température Il n’existe pas de


40 à 60%  L’humidité règles générales,
niveau acceptable La qualité chaque application
0,1 à 0,3 m/s  La répartition est un cas particulier.

Confort une ambiance propice


à un processus

Climatisation
Rafraichissement Conditionnement d’air

2- Introduction HVAC 9
Conditionnement de l’air

Climatisation
Désigne l’ensemble de traitement de l’air pour l’obtention d’une ambiance interne
confortable principalement définie en température et en humidité et cela:
-En équilibrant les charges sensibles par un apport en chaleur (en cas de déperdition )
ou par une évacuation de chaleur (en cas d’apport) .
-En équilibrant , en partie les charges latentes (durant les saisons chaudes par une
déshumidification)

Locaux d’habitation et bâtiments du tertiaire


10
Conditionnement de l’air

Conditionnement de l’air(Air-conditioning)

Créer une ambiance propice à un processus


industriel ou à la conservation d’un produit.
Les conditions climatiques intérieures
peuvent être éloignées des conditions de
confort.
Son rôle est d’équilibrer en toute
circonstances :
-les charges thermiques sensibles ( chauffage
et refroidissement).
-les charges latentes (humidification et
déshumidification)

11
un objectif principal de qualité d'air,
avec une filtration absolue et des un objectif principal un taux très élevé
conditions d'hygiène extrêmes d’humidité

un objectif principal une un objectif principal une température


température basse et une humidité basses
12
2- Introduction HVAC 13
Il n’existe pas de règles générales,
chaque application est un cas
particulier.

75%± 2%

20°C ± 0.5°C

2- Introduction HVAC 14
Définitions
Dans toute installation de ventilation , chauffage ou
conditionnement d’air , on distingue:
Le débit d’air neuf (qe ou qAN ): air en provenance de l’extérieur,
destiné à subir ou non un traitement avant d’être introduit dans un
local,
Le débit d’air soufflé (qs ): air traité ou non, qui est introduit
mécaniquement dans un local,
Le débit d’air repris (extrait) (qRp ): air repris dans les locaux en vue
d’être recyclé ou rejeté,
Le débit d’air rejeté (qRj ): tout ou partie de l’air repris qui est rejeté
à l’extérieur,
Le débit d’air recyclé (qRc ): tout ou partie de l’air repris qui retourne
dans le bâtiment après avoir ou non subi un traitement,

15
Définitions (suite)

Air de surpression

Air de dépression

16
Air de transfert qt
L’air qui se déplace d’un local vers un autre local par le fait de pression
intérieures différentes entre ces mêmes locaux.

Air de mélange qm
Air résultants de plusieurs air ayant des états différents.

17
18
II La ventilation
mécanique

19
I-4 Typologie des systèmes
I-4-1 La ventilation mécanique

20
21
22
23
24
25
Q1 Nommez les débits d’air en circulation dans l’installation ci-dessous.

26
27
Q2
Envisageons un bâtiment dans lequel le débit du ventilateur d’amenée d’air
neuf est supérieur au débit du ventilateur d’extraction.
En « pure théorie » que se passerait-il dans ce bâtiment si le différentiel de
débit ne réussissait pas à s’évacuer sous forme de fuites?

28
Le bâtiment monterait en pression et se gonflerait
comme un ballon de football ; faute de devenir rond,
ses fenêtres « exploseraient ».

De même si on imaginait un bâtiment dans lequel le


débit du ventilateur d’extraction était supérieur au
débit du ventilateur d’entrée d’air neuf sans que le
différentiel ne soit compensé par un débit
d’infiltration, le bâtiment descendrait en pression en
se « dégonflant » et ses fenêtres imploseraient.

29
Q3
Indiquez ci-dessous en [m³/h] tous les débits d’air en circulation

30
la situation du local de gauche ci-dessus n’est en général pas celle que l’on vise
pour les locaux climatisés. En règle générale, on préfère les maintenir en légère
surpression pour éviter des entrées parasites d’air chaud ou froid selon la saison.
Il n’en restera pas moins vrai que le couloir sera lui-même en dépression vis à vis
du 1er local et que le local sanitaire sera en dépression vis-à-vis du couloir.

31
Q4 Expliquez la situation de dépression dans les 3 locaux ci-dessous.

32
Dans le local 1, il est insufflé 2000 [m³/h] pour un débit
d’air extrait de 2200 [m³/h]. On en extrait donc plus d’air
qu’il n’en ait introduit. Le local se trouve en dépression.
Cette dépression (vis à vis de l’extérieur) permet au
différentiel de 200 [m³/h] de rentrer sous forme
d’infiltrations.

De l’air (1100 [m³/h]) transite naturellement du local 1 au


local 2 (sans l’intermédiaire d’un ventilateur entre le
local 1 et le local 2). Ceci n’est possible que parce que le
local 2 est en dépression vis à vis du local 1. Sans
ventilateur, l’air circule naturellement de la « haute
pression » du local 1 vers la « basse pression » du local 2.

De l’air (1100 [m³/h]) transite naturellement du local 2 au


local 3 (sans l’intermédiaire d’un ventilateur entre le
local 2 et le local 3). Ceci n’est possible que parce que le
local 3 est en dépression vis à vis du local 2. Sans
ventilateur, l’air circule naturellement de la « haute
pression » du local 2 vers la « basse pression » du local 3.

33
Q5: Indiquez ci-dessous en [m³/h] tous les débits d’air en circulation et précisez la
situation de pression des différents locaux.

34
la situation du local 1 est celle que l’on rencontre en général pour les locaux climatisés.
On préfère les maintenir en légère surpression pour éviter des entrées parasites d’air
chaud ou froid selon la saison.
Pour cela le débit d'air neuf introduit dans le bâtiment est censé être légèrement
supérieur au débit qui en est rejeté.

35
Q5: Expliquez la surpression et la dépression dans les 3 locaux ci-dessous.

36
Dans le local 1, il est insufflé 2000 [m³/h] pour un débit d’air
extrait de 1800 [m³/h]. Le local 1 se trouve en surpression.
Cette surpression (vis à vis de l’extérieur) permet au
différentiel de 200 [m³/h] de s’évacuer sous forme de fuites.
De l’air transite (sans ventilateur) du local 1 vers le couloir.
Ceci n’est possible que parce que le couloir est en dépression
vis à vis du local 1.
De l’air transite (sans ventilateur) du couloir au local
sanitaire. Ceci n’est possible que parce que le local sanitaire
est en dépression vis à vis du couloir.

37
Les grands types d’installations de ventilation

Dans une zone travail, une installation de ventilation peut répondre à différents besoins
qui déterminent le type d’installation à mettre en œuvre :

➠l’amélioration du confort et de l’hygiène des zones de travail, la protection des


personnes nécessite l’élimination d’émissions polluantes ou de charges thermiques
diffuses. L’installation comprend alors une ventilation générale.

➠la protection des personnes vis à vis des émissions polluantes ou des charges
thermiques émises par les procédés est prioritaire. L’installation comprend alors une
ventilation générale (lorsque les sources de pollutions sont diffuses) et/ou des systèmes de
ventilation spécifiques (lorsque les sources de pollutions sont localisées).

➠la protection des produits, nécessite l’obtention d’une qualité d’air ambiant particulière.
L’installation est alors de type "salle blanche".

➠la transformation / le traitement des produits ou la protection des équipements des


procédés nécessite la mise en place de ventilateurs faisant partie du procédé.
I-4-2.1Les systèmes de ventilation générale
Les installations de ventilation générale sont conçues pour diluer et évacuer les émissions
diffuses de la zone de travail. Elles sont notamment utilisées lorsque la source de pollution
est liée à la présence du personnel dans la zone de travail. Cette approche permet
d’obtenir une ventilation efficace (la totalité de l’air est renouvelée en permanence) mais
souvent onéreuse car impliquant des débits d’air très importants. La conception de ce type
d’installation doit respecter les principes suivants :
➠s’assurer au préalable que le recours à la ventilation spécifique par captage est
impossible. On ne peut utiliser la ventilation générale en tant que système principal que
pour l’aération des locaux à pollution non spécifique ;

➠compenser les sorties d’air par des entrées correspondantes ;

➠positionner convenablement les ouvertures d’entrée et de sortie de l’air de façon à :


• tendre vers un écoulement général des zones propres vers les zones polluées ;
• faire passer le maximum d’air dans les zones polluées ;
• éviter les zones de fluide mort ;
• éviter que les personnels ne soient placés entre les sources et l’extraction ;
• utiliser les mouvements naturels des polluants, en particulier l’effet ascensionnel des gaz
chauds ;
➠utiliser des entrées et des sorties d’air régulées ;

➠éviter les courants d’air et les sensations d’inconfort thermique ;

➠rejeter l’air pollué en dehors des zones d’entrée d’air neuf.

On distingue les systèmes de ventilation par induction(aussi appelée ventilation par


mélange) des systèmes de ventilation par déplacement :

➠les systèmes de ventilation par induction consistent à injecter de l’air neuf à une
vitesse initiale suffisamment importante pour créer un mélange rapide de l’air
ambiant et de l’air induit de façon à garantir une bonne homogénéité des températures
et une dilution satisfaisante des polluants. Afin de respecter ces
contraintes, la totalité de l’air de l’atelier doit être régulièrement renouvelée ;

➠les systèmes de ventilation par déplacement consistent, en injectant de l’air de


quelques degrés plus froid que l’air de la zone de travail, à stratifier l’air de l’atelier
et à isoler le personnel de la couche d’air la plus concentrée en polluants. Les polluants
étant confinés en partie haute de la zone de travail, le volume d’air à renouveler
régulièrement est moins important.
Diffuseurs classiques :
l’air est soufflé par des
grilles ou des diffuseurs
permettant un meilleur
contrôle du flux d’air.

Gaines textiles : ce procédé permet


de véhiculer et de diffuser
d’importants débits. Les gaines,
faciles à entretenir autorisent des
modes de diffusion variés.

➠0,2 à 0,8 m/s en gaine poreuse, surtout pour le rafraîchissement et la ventilation ;

➠2 à 15 m/s en gaines textiles étanches (PVC) pour chauffer ou rafraîchir les locaux de
grande hauteur ;

➠10 à 20 m/s en gaine de tissu résiné thermo-soudé percé d’orifices pour chauffer ou
rafraîchir des locaux de grand volume.
I-4-2.2 Les systèmes de ventilation spécifiques par captages
Les installations de ventilation spécifiques sont conçues pour évacuer les émissions des
procédés au plus proche de la source. Ces systèmes présentent l’avantage d’éviter une
propagation des polluants dans tout l’atelier et donc :

➠d’éviter tout contact avec ses occupants ;


➠de ne pas avoir à renouveler la totalité de l’air de l’atelier.

Il existe de nombreux systèmes, Il faut toujours préférer une installation de captage


local des polluants lorsque l’on est en présence de sources de pollution localisées.
I-4-2.3 Les "salles blanches"
On regroupe essentiellement sous le vocable "salles blanches" l’ensemble des salles dans
lesquelles la pollution est contrôlée pour répondre à un objectif de protection des produits
(substrats électroniques, produits pharmaceutiques, produits alimentaires…) et de certains
éléments de procédés (unité d’embouteillage de produits frais, unité de gravure sur
silicium…).

Les systèmes de ventilation utilisés dans ces sites ont essentiellement 2 fonctions :

➠le transport des polluants émis par les procédés, les produits et les opérateurs vers des
zones de traitement ou des extractions ;

➠la filtration de l’air entrant ; il s’agit non pas d’extraire une pollution du local de travail
mais au contraire de filtrer l’air extérieur afin d’apporter à la zone de travail un air à très
faible teneur en impuretés.

Les volumes d'air soufflés à l'intérieur d'une salle à empoussièrement contrôlé peuvent
être très importants. Pour des raisons économiques, une grande partie de l'air est
recyclé en amont du système de ventilation après avoir été de nouveau filtré.

Les scénarii de gains énergétiques dans ce cas d’application doivent essentiellement se


focaliser sur l’optimisation du choix et sur la régulation des ventilateurs.
I-4-2.4 La ventilation dans le procédé

Les procédés de fabrication sont nombreux à utiliser la ventilation que ce soit dans des
logiques de chauffage ou de refroidissement (fours, séchoir, tunnels de cuisson), de
transport de matière (enducteur, dépôts divers) ou de comburant (four, chaudières). Le
rôle de la ventilation dans le procédé est:

soit la protection ou la transformation des produits .Dans cecas, la conception des


éléments de ventilation est guidée essentiellement par des préoccupations liées aux
produits et à la productivité de la ligne de fabrication

soit la protection des équipements. Dans ce second cas, la maîtrise des conditions de
fonctionnement détermine les débits à mettre en oeuvre. Souvent ces solutions de
refroidissement font appel à une ventilation aspirant l’air et le refoulant dans l’atelier
sans traitement complémentaire (épuration, chauffage, refroidissement…).
III La ventilation
naturelle

2- Introduction HVAC 45
I-4-1 La ventilation naturelle

•La ventilation naturelle est contrainte avant tout par les choix architecturaux.

•En effet, de par les faibles différentiels de pression qui se créent naturellement,
il faut que les espaces à ventiler soient conçus intelligemment pour que la
ventilation naturelle soit efficace.

•Il n’est typiquement pas possible de considérer un bâtiment quelconque et de


décréter que la ventilation utilisée sera naturelle.

•Il est ainsi plus important que pour la ventilation mécanique d’intégrer les
dispositifs de ventilation à l’architecture et de penser à l’aménagement intérieur,
pour ne pas se retrouver contraint à utiliser de la ventilation mécanique faute
d’efficacité de la ventilation naturelle.
1-Ventilation d’un seul côté : mono exposé
C’est le cas où il n’y a des ouvertures que d’un seul côté, généralement une seule
façade de l’espace à ventiler, tandis que l’autre côté est cloisonné et sans ouvrants :
> Ouverture unique en façade

L’efficacité de cette configuration étant faible:


•il faut se limiter, en général, à une profondeur de
la pièce inférieure ou égale à 2 fois la hauteur
sous plafond.
•On considère qu’une profondeur de 6 mètres est
le maximum pour avoir une ventilation efficace
dans toute la zone.

Son efficacité est relativement assurée:


•si et seulement si la hauteur de l’ouverture est grande, que ce soit par tirage
thermique ou par effet du vent.
•Il est recommandé que l’ouvrant ait une hauteur d’au moins 1,5 m afin que l’air
puisse rentrer par le bas de la fenêtre et sortir par le haut .
Les ouvertures horizontales ne fonctionneront pas bien.
En effet, il faut se rappeler que, dans ce cas, le facteur qui crée le débit est la différence
de hauteur entre le point bas d’entrée de l’air et le point haut de sortie.

le débit de renouvellement d’air obtenu par l’ouverture d’une fenêtre, en conditions de


tirage thermique (vent nul, pièce plus chaude que l’extérieur), on peut utiliser la
formule:

Q[m3/h] = 260 x A x (0,5H x ΔT)1/2


A = surface d’ouverture [m²]
H = hauteur de la fenêtre [m].

On peut également prévoir des ouvertures toute hauteur


équipées de grilles pare pluie.
Dans ce cas, dans la formule ci-contre, il faut minorer le débit
par un coefficient de perte de charge lié à ces grilles.
> Deux ouvertures en façade

Il est également possible d’avoir une ventilation mono-exposée avec deux


ouvertures placées à une hauteur différente.
Dans ce cas, le tirage thermique est renforcé, car il y a une séparation physique
entre l’entrée et la sortie d’air, ce qui facilite la mise en place du débit d’air.
Comme précédemment, le tirage thermique dépend de la différence de
température entre l’extérieur et l’intérieur, mais aussi de la distance verticale
séparant les ouvertures.
Grossièrement, la profondeur de la pièce ne doit pas être supérieure à 2,5 fois
la hauteur sous plafond, pour une hauteur entre l’entrée d’air et l’extraction
d’environ 1,5.

Une attention particulière doit être portée au placement de l’entrée d’air pour
éviter les courants d’air froid en hiver. Il est possible de placer l’entrée d’air
derrière un radiateur, ce qui a l’avantage de réchauffer directement l’air entrant.
Cependant, il peut y avoir certains cas pour lesquels cela pose problème :
Si les effets du vent sont importants et que la façade se trouve en dépression sous le
vent, l’entrée d’air peut se transformer en sortie d’air (phénomène d’inversion des
débits),dans ce cas, le radiateur chauffe l’extérieur !
Solution?

un dispositif permettant une limitation forte du débit, au strict minimum requis


pour le renouvellement d’air, par exemple avec l’utilisation d’un cache amovible
venant fermer l’ouverture.
Pour prédire le débit de renouvellement d’air obtenu par deux ouvrants, un en partie
haute, un en partie basse, séparés par une hauteur H:

Q[m3/h] = 520 x A x (H x ΔT)1/2

A = surface du plus petit ouvrant [m²] et H = différence de hauteur entre les


deux ouvrants [m]. ΔT = différence de température entre l’air de la pièce et
l’air extérieur [°C].
Ventilation transversale
La ventilation transversale correspond au cas où l’air entre par une façade du bâtiment et
ressort par une façade différente, généralement du côté opposé.
La ventilation naturelle est essentiellement due à la force du vent, dans le cas
d’ouvertures simples comme des fenêtres Des systèmes particuliers permettent de
renforcer l’effet du vent par l’utilisation du tirage thermique.
Comme l’air circulant se charge en polluants et se réchauffe, la règle est de se limiter à
une profondeur inférieure à 5 fois la hauteur sous plafond (15 m environ):
- le différentiel de pression entre l’entrée et la
sortie d’air est certes plus important que pour le
cas de la ventilation mono-exposée, mais reste
faible, et une profondeur trop grande
augmentera la perte de charge et diminuera
donc le débit de ventilation
-une trop grande profondeur fera que les
occupants du côté de la sortie d’air n’auront pas
un air « neuf » mais un air déjà vicié.
La ventilation transversale peut être entravée par la fermeture occasionnelle des
entrées ou sorties d’air (dans le cas de fenêtres par exemple) par les occupants, ou
bien si des cloisons toute hauteur sont mises en place et coupent le cheminement
de l’air initialement prévu. Dans ce cas, il faut intégrer des dispositifs facilitant le
passage de l’air, tels que des grilles de transfert.

Comme le vent est le moteur de la ventilation transversale, les obstacles en amont comme
la végétation et les bâtiments sont à prendre en compte, de même la hauteur des locaux à
ventiler est un facteur important car les pressions exercées par le vent augmentent avec
l’altitude par rapport au sol.
Capteur de vent et variantes

Les capteurs de vent sont des dispositifs utilisés


traditionnellement en Iran. C’est une sorte de
cheminée montée en toit qui capture le vent à
grande hauteur, où la vitesse du vent, et donc la
pression dynamique du vent, est généralement
plus élevée. Le différentiel de pression étant alors
plus important, le débit de ventilation s’en trouve
augmenté.

Des versions modernisées existent, qui ne rentrent pas


dans le contexte d’une ventilation transversale. Le
ventilateur monté en toit est une petite cheminée
compartimentée qui capte le vent à 360°. Le
compartiment faisant face au vent fait office d’entrée
d’air, tandis que le compartiment opposé fait office de
sortie d’air. Le côté au vent est en surpression et le côté
sous le vent est en dépression, le différentiel ainsi créé
va entrainer un mouvement d’air permettant
l’établissement de la ventilation naturelle.
Ventilation par cheminées
C’est une ventilation qui repose sur l’effet de tirage
thermique, et qui peut être assistée
par le vent si la sortie est conçue pour être toujours dans des
zones de pression négative.
La ventilation se fait dans l’espace ciblé, puis est extraite
le long de conduits verticaux.
C’est un cas de ventilation transversale, donc la règle de
moins de 5 fois la hauteur sous plafond pour la
longueur de la zone ventilée s’applique ici aussi.

Il est possible d’avoir de l’air entrant d’un côté puis sortant de l’autre, ou bien d’avoir de l’air
rentrant des deux côtés et s’échappant par le milieu (atrium par exemple).
Le bon fonctionnement de la ventilation par cheminée implique que la température de l’air
dans la cheminée soit la plus chaude possible, et cela sur la plus grande hauteur possible.
Dans le but de maximiser cette température, on peut utiliser des éléments vitrés pour
augmenter les apports. Idéalement, il faut qu’une grande hauteur reçoive des apports
solaires, pour augmenter au maximum l’effet de tirage thermique, en faisant attention à
l’ombrage potentiel des autres bâtiments ou des arbres sur le vitrage de basse altitude.
La conception doit aussi prendre en compte le fonctionnement en hiver, où il faut que les
pertes thermiques restent limitées, c’est-à-dire plus faibles que les apports solaires, afin de
garder un sens du flux positif. Ainsi, l’emploi d’isolant et de vitrage à faible perte thermique
peuvent être requis.

Ainsi, si l’isolation et la maximisation des apports solaires n’est pas faite correctement en
hiver, si la paroi de la cheminée est trop froide, il est possible que des courants d’air
descendants viennent contrer les courants d’air ascendants. Pour maximiser les apports
solaires, il est préférable de placer la cheminée du côté du bâtiment qui est le plus
ensoleillé, de cette manière l’entrée d’air sera du côté ombragé, renforçant l’effet de
rafraichissement en été. Dans le cas de jour très chaud, on peut toujours placer des
ventilateurs dans les cheminées pour augmenter le tirage en prenant garde à ce qu’ils ne
gênent pas le flux lorsqu’ils ne sont pas en fonctionnement.

il est intéressant, comme pour un cas classique de ventilation transversale, de capter l’air
neuf sur une façade du bâtiment où il n’y a ni bruit ni pollution, pour extraire l’air vicié
d’un côté pollué et bruyant, telle une route.
La ventilation hybride
est un système de ventilation naturelle assistée mécaniquement afin de
compenser le manque de tirage thermique pour atteindre les débits de
ventilation nécessaires.
Son mécanisme s’ajuste aux flux naturels et permet de minimiser la
consommation d’énergie sans réduire les débits d’extraction.

La modulation est gérée par un automate qui a pour données d’entrée la vitesse
du vent via un anémomètre et la température extérieure via une sonde de
température. La programmation permet de déterminer le degré d’assistance à
mettre en œuvre en fonction des conditions météorologiques afin d’extraire les
débits désirés.
Lorsque les conditions de tirage naturel sont suffisantes, l’assistance est nulle et le
système correspond à une ventilation naturelle classique.
En cas de manque de tirage, l’assistance consiste à injecter de l’air à haute vitesse
dans le conduit avec un mouvement ascendant créant, par un phénomène
d’induction, une dépression supplémentaire dans le conduit.
Ventilation par atrium
L’atrium permet de remplir de nombreuses
fonctions, en amenant de la lumière naturelle
notamment. Il joue également un rôle dans la
ventilation naturelle, car il agit comme une
cheminée solaire géante. De plus, l’intérêt de
l’atrium est que le volume de bâtiment que l'on
peut ventiler naturellement est doublé par
rapport au cas précédent de la cheminée
placée sur un côté, puisque l’entrée d’air se fait
des deux côtés du bâtiment, tandis que
l’extraction se fait au milieu (effet équivalent à
mettre une rangée de cheminées au centre
du bâtiment).

La stratification de l’air sur la hauteur de l’atrium doit être très importante, afin que le tirage
thermique soit maximal.
Il est très probable que les températures dans les niveaux supérieurs de l’atrium soient
inconfortables pour les occupants. Cela est le cas si l’atrium est ouvert sur les étages, ou
bien s’il permet la circulation entre des étages. Diverses possibilités permettent de
contourner ce problème. Dans certains cas, il faudra envisager de couper les étages
supérieurs de l’atrium, et d’envisager un système de ventilation indépendant.
Ventilation par façade double peau
(FDP)
Ce choix de conception est judicieux lorsqu’il s’agit de
répondre à un certain nombre de contraintes, tels qu’un
grand pourcentage de vitrage, pas de dispositifs extérieurs
d’ombrage, ou bien lorsque les matériaux de façade
nécessitent d’être protégés des éléments.
Une FDP est le plus souvent constituée de deux
parois en verre avec des protections solaires entre
les deux. La cavité constituée entre les deux unités
vitrées est ventilée afin d’extraire les gains solaires et
d’éviter qu’ils ne réchauffent l’intérieur du bâtiment.
C’est notamment ce phénomène qui rend la façade
double peau plus performante qu’une simple façade,
fut-elle entièrement en triple vitrage.
les paramètres à prendre en compte, qui ont une influence particulière sur les performances
d’une FDP.
Hauteur de la cavité :
elle peut être haute d’un seul étage, de plusieurs, voire de toute la hauteur du bâtiment. Une
grande hauteur permet d’améliorer l’effet de tirage thermique, en revanche, cela peut
conduire à des températures très élevées en haut de la cavité pour un flux ascendant et donc
cela appelle aux mêmes précautions qu’en haut d’un atrium comme mentionnées dans le
paragraphe précédent.
Profondeur de la cavité :
elle est déterminée par des paramètres tels que l’aspect esthétique, le type de protection
solaire, l’accès à la cavité pour le nettoyage, ainsi qu’en fonction de la stratégie choisie et des
débits voulus.
Largeur de la cavité :
des séparations latérales sont bénéfiques pour la ventilation, en stabilisant le flux d’air.
Stabiliser le flux d’air permet d’éviter la création de points chauds, à cause de disparités dans
les débits de ventilation. Cela évite également une transmission non désirée des sons dans le
cas où les fenêtres d’open spaces adjacents sont ouvertes.
Ventilation par puits canadiens
La ventilation par puits canadien peut fonctionner
naturellement ou à l’aide d’un tirage par ventilateur.
Dans tous les cas l’air transite par de longs conduits qui
passent dans la terre. Ceci permet de tempérer l’air par
échange avec la terre : en hiver, l’air froid est réchauffé
et en été l’air chaud est rafraîchi. Le système est basé
sur le simple constat que la température de la terre est
plus ou moins constante à partir d’une certaine
profondeur. A deux mètres environ, elle se maintient
autour de 15°C pendant l’été et de 5°C pendant l’hiver.
Il est recommandé :
> de limiter le diamètre des tuyaux à 30 cm pour s’assurer d’un bon échange ;
> d’utiliser des tuyaux d’un seul tenant et d’au moins 30 m de long ;
> de les poser sur de la terre d’alluvions ou, à défaut, sur des sablons pour avoir une terre qui
les enveloppe bien et qui soit conductrice
> de les recouvrir de terre et non d’un bâtiment, de façon à ce que la chaleur solaire vienne
bien recharger la terre qui les recouvre ;
> de prendre l’air, si possible, à au moins 1,30 m du sol) ;
> de prévoir un dispositif qui permette à d’éventuels condensats d’être évacués dès
leur formation.
Avantages
La ventilation entièrement naturelle ne demande aucune consommation électrique,
le moteur du déplacement d’air étant la pression du vent et les différences de
température. Elle est en ce sens économique et réduit l’impact du bâtiment sur
l’environnement.
En outre, les éléments de ventilation naturelle demandent généralement très peu
d’entretien et ne comprennent pas de ventilateurs bruyants.
Inconvénients
Cette apparente économie d’énergie doit être mise en balance avec la garantie de
performance que l’on peut obtenir avec un tel mode de ventilation.

En effet, la ventilation naturelle étant liée aux phénomènes naturels de mouvement


de l’air, la qualité de l’air risque de ne pas être garantie dans tous les locaux. Le
renouvellement d’air peut être fortement perturbé par le vent, par l’ouverture de
fenêtres… Les débits d’air recommandés par les normes sont ainsi difficilement
atteignables sur la durée et la ventilation naturelle n’est jamais privilégiée lors
d’une nouvelle construction.
Pour garantir un bon fonctionnement d’une évacuation naturelle, celle-ci doit
consister en un conduit vertical débouchant correctement en toiture. Si cette
condition, parfois difficile à mettre en œuvre, ne peut être remplie, l’évacuation
naturelle doit être abandonnée.

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