Épreuve de mathématiques : exercices et problèmes
Épreuve de mathématiques : exercices et problèmes
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Exercice 1
2π
On xe dans l'exercice un entier n ⩾ 2, et on note ω = exp i . On considère dans Mn (C)
n
deux matrices : ∆, la matrice diagonale dont la diagonale est le vecteur (1, ω, ω 2 , . . . , ω n−2 , ω n−1 ),
et Σ, la matrice dont les seuls coecients non nuls sont les coecients sous la diagonale et le
coecient (1, n), tous égaux à 1. Ainsi :
1 0 0 ··· 0 0 0 0 0 ··· 0 1
0
ω 0 ··· 0 0
1
0 0 ··· 0 0
0 0 ω2 · · · 0 0 0 1 0 ··· 0 0
∆ = .. .. .. ... .. .. et Σ = .. .. .. . . .. .. .
. . . . . . . . . . .
ω n−2
0 0 0 ··· 0 0 0 0 · · · 0 0
n−1
0 0 0 ··· 0 ω 0 0 0 ··· 1 0
φ(∆) = P ∆P −1 et φ(Σ) = P ΣP −1 .
Exercice 2
e−xt
1. On considère la fonction φ : (x, t) 7→ , dénie sur R2 , et
1 + t2
Z +∞
f : x 7→ φ(x, t) dt.
0
(a) Montrer que f est dénie et continue sur R+ . Admet-elle une limite en +∞ ?
(b) Montrer que f est de classe C 2 sur R∗+ , et qu'elle est solution de l'équation diéren-
1
tielle y ′′ + y = sur cet intervalle.
x
2
1 − cos(t)
2. On considère la fonction ψ : (x, t) 7→ , dénie sur R+ × R∗+ , et
(x + t)2
Z +∞
g : x 7→ ψ(x, t) dt.
0
(a) Montrer que g est dénie et continue sur R+ . Admet-elle une limite en +∞ ?
(b) Montrer que g est de classe C 2 sur R∗+ , et qu'elle est solution de l'équation diéren-
1
tielle y ′′ + y = sur cet intervalle.
x
Z +∞
sin(t)
3. (a) Montrer que, pour tout x dans R+ , l'intégrale dt est bien dénie et
0 x+t
vaut g(x).
Z +∞
sin(t)
(b) Déduire de ce qui précède la valeur de dt.
0 t
Exercice 3
1. Soit (un )n∈N une suite réelle bornée.
Justier que si (un )n∈N admet une unique valeur d'adhérence ℓ, alors elle converge vers ℓ.
2. Soit V ⊆ R un ensemble non vide et borné vériant la propriété : ∀x ∈ V, 3x + 2 ∈ V .
Montrer que V est un singleton, que l'on précisera.
3. Soit (un )n∈N une suite réelle bornée telle que la suite (un2 − 3un )n∈N converge vers 2.
Montrer que la suite (un )n∈N converge, et déterminer sa limite.
Exercice 4
Dans tout l'exercice, ∥ · ∥ désigne la norme euclidienne canonique de R2 . Toutes les variables
aléatoires considérées sont dénies sur un même espace probabilisé (Ω, A , P ). Si une variable
aléatoire U à valeurs dans Z admet une espérance nie, on note E(U ) son espérance.
On considère deux variables aléatoires X et Y à valeurs dans Z telles que :
la loi du couple (X, Y ) est symétrique, c'est-à-dire que
∀x ∈ Z, P (X = x) = P (X = −x) et ∀y ∈ Z, P (Y = y) = P (Y = −y).
(b) Montrer que |X| et |Y |, respectivement les valeurs absolues des variables aléatoires
X et Y , possèdent une espérance nie. Calculer E(X) et E(Y ).
3
On considère (Zn )n∈N = (Xn , Yn ) n∈N une suite de variables aléatoires indépendantes à valeurs
x∈Z2
(b) En déduire, en utilisant l'inégalité de Cauchy-Schwarz, que
∀n ∈ N∗ , P (∥Sn ∥2 < 2n α)2 ⩽ |Bn | P (S2n = 0).
Exercice 5
Pour tout ensemble E , on note E E l'ensemble des applications de E dans E . On introduit :
I(E) = σ ∈ E E σ ◦ σ = idE .
n=0
n!
1. Montrer : R ⩾ 1.
2. Montrer : ∀n ∈ N, tn+2 = (n + 1) tn + tn+1 .
3. Montrer : ∀z ∈ ∆, f ′ (z) = (1 + z) f (z).
4. En déduire :
z2
∀z ∈ ∆, f (z) = exp z + ,
2
puis que R = +∞.
4
5. Montrer :
π
ρ2 i2θ −inθ
Z
n!
∀n ∈ N, ∀ρ ∈ R∗+ , tn = iθ
exp ρe + e e dθ.
2π ρn −π 2
6. Montrer qu'il existe une unique suite réelle (ρn )n∈N dont les termes sont tous positifs et
telle que :
∀n ∈ N, ρn + ρ2n = n.
1
Donner un développement asymptotique de la suite (ρn )n∈N à la précision o √ .
n
ρ2n
n!
7. On dénit, pour tout n dans N , Mn = n exp ρn +
∗
. Montrer :
ρn 2
∀n ∈ N∗ , tn ⩽ Mn .
n √ 1 √
Montrer que la suite (Mn )n∈N est équivalente à la suite n n/2
exp − + n − 2πn .
2 4 n∈N
Indication : on pourra utiliser la formule de Stirling sans démonstration.
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Problème d'algèbre et géométrie
la classe de similitude de A.
Pour tout β ∈ Kn , on note
( n
)
Y
Mn (K)[β] = A ∈ Mn (K) χA = (X − βi ) .
i=1
Étant donné une matrice A de Mn (K) et un couple d'entiers (i, j) dans [[1, n]]2 , le coecient de
A à la croisée de la i-ème ligne et de la j -ème colonne est noté [A]i,j . On note
∆ : Mn (K) → Kn
A 7→ ([A]1,1 , [A]2,2 , . . . , [A]n,n )
l'application linéaire envoyant une matrice sur le vecteur formé de ses coecients diagonaux.
Dans le cas particulier K = C, l'espace vectoriel Cn est muni de son produit scalaire hermitien
n
canonique (v, w) 7→ ⟨v|w⟩ = v i wi .
X
i=1
Le groupe symétrique S(n) est déni comme le groupe des bijections de l'ensemble [[1, n]] dans
lui-même.
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α1 α1
Étant donné un vecteur α = ... dans Rn , il existe un unique vecteur noté α = ... tel
αn αn
que
α est un réarrangement de α, c'est-à-dire
∃σ ∈ S(n) tel que ∀i ∈ [[1, n]], αi = ασ(i) ;
α est décroissant, c'est-à-dire α1 ⩾ α2 ⩾ · · · ⩾ αn .
Ce vecteur est appelé réarrangement décroissant de α. T
Par exemple, le réarrangement décroissant du vecteur α = 1 4 0 7 1 7 8 9 est
T
α = 9 8 7 7 4 1 1 0 .
Partie I
1. Soit b0 , b1 , . . . , bn−1 des éléments de K. On dénit l'élément suivant de K[X] :
P = X n − bn−1 X n−1 − · · · − b1 X − b0 .
On note EP la K-algèbre quotient K[X]/(P ) et π : K[X] → EP la surjection canonique,
qui est une application K-linéaire.
(a) Soit R ∈ K[X]. Montrer que l'application
MulR : K[X] → EP
Q 7→ π(RQ)
permet de dénir par passage au quotient un endomorphisme de EP , noté mulR .
(b) Montrer que B = π(1), π(X), . . . , π(X n−1 ) est une K-base de EP , et donner la
7
4. (a) Soit A une matrice non scalaire de Mn (K). Montrer :
∆(M ) M ∈ O(A) = {α ∈ Kn | α1 + · · · + αn = tr A} .
∆(M ) M ∈ Mn (K)[β] = {α ∈ Kn | α1 + · · · + αn = β1 + · · · + βn } .
Partie II
On dénit la relation de domination ≼ sur Rn en posant :
k
X k
X
∀k ∈ [[1, n − 1]], αi ⩽ βi
∀α, β ∈ Rn , α ≼ β ⇔ n
i=1
n
i=1
X X
αi = βi .
i=1 i=1
R(β) = {α ∈ Rn | α ≼ β} .
On dénit l'ensemble
( n n
)
⩾ 0 et ∀k ∈ [[1, n]],
X X
Σn = A ∈ Mn (R) | ∀(i, j) ∈ [[1, n]]2 , [A]i,j [A]i,k = [A]k,j = 1 .
i=1 j=1
(b) Montrer : ∀β ∈ Rn , Aβ ≼ β .
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(b) Montrer :
10. Le but de cette question est de montrer que, pour tout vecteur β de Rn :
Le cas n = 1 étant trivial et le cas n = 2 ayant été traité à la question 9b, on procède par
récurrence forte.
Soit n un entier ⩾ 3. On suppose H (1), H (2), . . . et H (n−1) et on veut montrer H (n).
Soit β un vecteur de Rn . Quitte à remplacer β par β , on suppose β décroissant.
Soit α un vecteur de R(β). On dénit
α1 + δ
( k ) α2
..
et γ = . .
X
δ = min (βi − αi ) k ∈ [[1, n − 1]]
i=1 αn−1
αn − δ
(a) Montrer l'existence d'une matrice Se de Symn [β] telle que [S]
e 1,n = 0 et γ = ∆(S)
e.
(b) Conclure la démonstration.
11. Soit β un vecteur de Rn .
(a) Montrer : R(β) = {Aβ | A ∈ Σn }.
(b) Montrer que R(β) est un ensemble convexe et compact.
(c) i. Soit I un intervalle non trivial de R et f : I → R une fonction convexe. Montrer :
n
X n
X
n
∀α, β ∈ I , α ≼ β ⇒ f (αi ) ⩽ f (βi ).
i=1 i=1
ii. Montrer :
n
Y n
Y
∀α, β ∈ (R∗+ )n , α≼β ⇒ αi ⩾ βi .
i=1 i=1
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Partie III
Étant donné une matrice H de Hern , on note λ1 (H), λ2 (H), · · · , λn (H) les valeurs propres de
H , répétées autant de fois que leur multiplicité, et rangées par ordre décroissant, c'est-à-dire
telles que λ1 (H) ⩾ λ2 (H) ⩾ · · · ⩾ λn (H) .
12. En utilisant la question 8, montrer que pour tout entier k de [[1, n]] :
k
X k
X
λi (H) = max ⟨vi |Hvi ⟩ = max
∗
tr(U ∗ HU ),
(v1 ,...,vk ) U U =Ik
i=1 i=1
est continue.
15. Dans cette question, soit n1 , . . . , nr des entiers ⩾ 1 et N = n1 + · · · + nr . Soit H une
matrice dans HerN décomposée en blocs :
A1,1 A1,2 · · · A1,r
A2,1 A2,2 · · · A2,r
H = .. . . . ,
. .
. . . .
.
Ar,1 Ar,2 · · · Ar,r
où, pour tout (i, j) de [[1, r]]2 , la matrice Ai,j appartient à Mni ,nj (C).
On dénit alors la matrice H # dans Mn (C), diagonale par blocs :
A1,1 0 · · · 0
0 A2,2 · · · 0
H # = .. . . . .
. .
. . . .
.
0 0 · · · Ar,r
i=1
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Partie IV
Dans cette partie, on considère le R-espace de Hilbert
( )
N∗
x(n)2 converge ,
X
E = ℓ2 (N∗ ) = (x(n))n∈N∗ ∈ R
n∈N∗
i∈N∗
17. Soit s une suite à valeurs dans [0, 1], telle que la série si converge et dont la somme
X
i∈N∗
si est un entier ⩾ 1.
X
d=
i∈N∗
Le but de cette question est de montrer qu'il existe un sous-espace vectoriel V de E de
dimension nie tel que ∆(pV ) = s.
(a) Montrer le résultat dans le cas d = 1.
(b) Montrer le résultat dans le cas où la suite s est à support ni.
(c) Montrer le résultat dans le cas où la suite s est décroissante et s1 appartient à ]0, 1[,
puis dans le cas général.
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Problème d'analyse et probabilités
si n > 0
|f ◦ f ◦{z· · · ◦ f}
n fois
n
f = id R+ si n = 0
f −1 ◦ f −1 ◦ · · · ◦ f −1 si n < 0.
| {z }
|n| fois
On prendra garde à ne pas lire cette notation comme une puissance, et à ne pas la
confondre avec la dérivée n-ième f (n) .
On rappelle que si une somme porte sur l'ensemble vide (comme la somme précédente dans le
cas k = 0), elle vaut 0.
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Partie I.
1. Soit f un élément de D 0 .
Montrer que f est une fonction strictement croissante et que 0 appartient à Fix(f ).
2. Soit r un entier naturel et f un élément de D r . On suppose que 0 n'est pas un point isolé
de Fix(f ). Montrer :
(
1 si i = 1
∀i ∈ [[1, r]], f (i) (0) =
0 si i > 1.
partition de R∗+ .
5. Soit f un élément de D 0 faiblement contractant.
(a) Montrer que pour tout homéomorphisme croissant h : [f (1), 1] → [f (1), 1], il existe
une unique application continue h♯ : R+ → R+ qui prolonge h (c'est-à-dire que pour
tout x dans [f (1), 1], h♯ (x) = h(x)) et telle que h♯ ◦ f = f ◦ h♯ .
(b) On note Γ le groupe des homéomorphismes croissants du segment [f (1), 1] dans
lui-même (on ne demande pas de vérier que (Γ, ◦) est un groupe). Montrer que
ψ : Γ → Z 0 (f )
h 7→ h♯
est un morphisme de groupes injectif et non surjectif.
Partie II.
6. Dénition de l'opérateur L . Pour tout f élément de D 2 , on considère la fonction
Lf : R+ → R
f ′′ (x)
x 7→ (ln f ′ )′ (x) = .
f ′ (x)
(a) Justier que, pour tout f appartenant à D 2 , la fonction Lf est bien dénie.
On dénit alors L en posant L (f ) = Lf pour tout f dans D 2 .
(b) Soit u, v deux éléments de D 2 . Montrer :
L (v ◦ u) = (Lv ◦ u) × u′ + Lu.
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7. Dans cette question, on xe f un élément de D 2 faiblement contractant et on considère
la fonction θf dénie par :
θf : R∗+ → R
f 2 (x) − f (x)
x 7→ ln − ln (f ′ (x)) .
f (x) − x
(a) Montrer que θf se prolonge en une fonction continue R+ → R (que l'on continuera
à noter θf ) et qu'on a
Z 1
∀x ∈ R+ , θf (x) = ln f (1 − s)x + sf (x) ds − ln (f ′ (x)) .
′
0
(b) Soit x un réel > 0 et S un segment contenant x et f (x). Montrer, à l'aide du théorème
des accroissements nis, l'inégalité :
|θf (x)| ⩽ ∥Lf ∥S1 .
Partie III.
Dans toute cette partie, on xe un élément f de D 2 faiblement contractant. L'objectif de cette
partie est de démontrer le théorème suivant.
Théorème A. Soit g un élément de Z 1 (f ) tel que Fix(g) ̸= {0}. Alors g = idR+ .
Soit g un élément de Z 1 (f ) tel que Fix(g) ̸= {0}. Soit b un point xe de g tel que b > 0. On
note a = f (b).
(f k )′ (y)
9. Montrer : ∀x, y ∈ [a, b], ∀k ∈ N, ln k ′
⩽ ∥Lf ∥1 , où L a été déni dans la
[0,b]
(f ) (x)
partie II.
10. Soit γ un élément de Z 1 (f ) tel que γ(b) = b. Montrer γ ′ (0) = 1, puis :
[0,b]
∀x ∈ [a, b] , |γ ′ (x)| ⩽ ∥Lf ∥1 .
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Partie IV.
Dans cette partie, on note C 1 (R+ ) l'ensemble des applications de classe C 1 de R+ dans R. On
considère :
∂ft (x)
= X(ft (x)).
∂t
Le but de cette partie est de démontrer le théorème suivant, qui permettra de décrire entièrement
le centralisateur Z 1 (f ) d'un élément f de D 2 faiblement contractant.
15
14. Soit X un élément de V . Pour tout f appartenant à D 2 , on considère la fonction
τf : R∗+ → R
f (x)
du
Z
x 7→ .
x X(u)
16. (a) Montrer que, pour tout entier naturel k , on a, sur R∗+ :
k−1
X Xk
Xk′ X0′ k
Lf ◦ f i × f i+1 − f i ×
= ◦f − ,
i=0
Xi
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