Téléphonie IP : QoS et Sécurité à l'UPB
Téléphonie IP : QoS et Sécurité à l'UPB
GLOSSAIRE
'------------
CAN
CLI
Convertisseur Analogique Numérique
Commande Line Interface
C Â Convertisseur Anal<:>gique Numérique
CPU Central Processing Unit
---..;,---------
DDo
DHCP
Di tributed DeniaI of Service
Dynamic Host Configuration Protocol
DID Direct Inward Dial
---------
DMZ Démilitarized Zone
DNS Domain Name Server
------~-----------'
DNS Domain Name System
---------
DoS Deny of Service
DSP
---
Digital Signal Processor
DTMF Dual-Tone Multi-Frequency
ESI EcoleSupérieured'Informatique
ESP Encapsulated Security Payload
FAI Fournisseur d'Accès Internet
FTP File Transfert Protocol
FXO
--
Foreign eXchange Office est un port qui reçoit la ligne téléphonique
FXS Foreign eXchange Subscriber
GPL General Public Licence.,.,....-
GSM Global System for Mobile Communications
---~--
HTTP HyperText Transfer Protocol
---------
IAX Inter-Asterisk
-----~~~~-~-~---.,
1 _- --- - - - eXchange
ICMP Internet Control Message Protocol
~"""!""""'~--------::---~~:-
IETF Internet Engineering Task For~e
IGMP Internet Group Management Protocol
--~-------...,
IGRP Interior Gateway Routing Protocol
---------
lM Instant Message
IP Internet Protocol
IP-PBX ou IPBX IP Private Branch exchange
ISO Integrated Service Data Network
ITU
----
International Telecommunications Union
LAN Local Area Network
LDAP Lightweight Directory Access Protocol
MeU ulti oint Control Unit
-----~-----!.-
MD5 Message Digest 5
PREAMBULE X
Résumé Xl
Abstract Xll
INTRODUCTION GENERALE 1
1.1 Introduction 3
1.3.1 Problématique 4
1.3.2 Objectifs et résultats attendus 4
Il.2.1 Historique 8
11.2.2 Définition 9
11.2.3 Architecture VolP 9
111.6 Conclusion 28
IV.1 introduction 30
IV.3.2 Routeurs 36
IV.8 Conclusion 41
V.1lntroduction 42
VI.1lntroduction 53
VI.2.1 La reconnaissance 54
V1.2.2 The Man ln The Middle (MITM) 54
V1.2.3 Le déni de service (aussi connu sous le nom D05) 54
VI.3 Mesures de sécurité 55
VI.3.8 Le VPN 61
VI.3.9 Filtrage 61
VI.3.1D La supervision 62
CONCLUSION GENERALE 64
Référence bibliographique 66
ANNEXES XI
PREAIVIBULE
Résumé
En dépit des progrès techniques, les communications téléphoniques à l'Université Nazi BONI
(U.N.B.) demeurent un sérieux problème. En effet, les acteurs de l'Université investissent
énormément leurs propres ressources dans les communications et malgré cela, les réseaux
téléphoniques des opérateurs sont souvent saturés ou inaccessibles. En plus la solution « voix
sur IP» existante est rudimentaire. Fort de cela, la Direction pour la promotion de TIC
(DPNTlC) nous a confié la mise en place d'une solution «Voix sur IP » sécurisée, prenant en
compte tous les acteurs de l'université et offrant une bonne qualité de service.
Soucieux de la réussite de la mission qui nous est confiée et conscients des contraintes liées à
cette mission, la démarche de résolution adoptée est basée sur l'évaluation des besoins et l'étude
comparative de quelques solutions envisageables.
Ainsi, le serveur de «voix sur IP» Wazo a été choisi. Il est libre, gratuit et offre des
fonctionnalités cadrant avec les besoins de l'université. Les techniques d'amélioration de la
qualité de service proposées sont la différenciation de services, l'augmentation et optimisation
de la bande passante, la prise en compte de la puissance de traitements des routeurs et
l'harmonisation du câblage et des équipements. Afin de garantir une bonne sécurité, nous avons
opté de gérer la sécurité physique, la sécurisation des serveurs, le chiffrement des appels, la
séparation de flux, la sécurisation des protocoles, le filtrage et la supervision.
Pour une meilleure qualité de son infrastructure réseau, l'Université doit envisager de payer et
d'appliquer les politiques de sécurité de la famille 2700x de la norme ISO (International
Standard Organisation) 17799.
Abstract
Despite technical advances, telephone communications at Nazi BONI University (UNB) remain
a serious problem. Indeed, the University's players invest heavily their own resources in
communications and nevertheless, the telephone networks of the operators are often saturated
or inaccessible. In addition, the VoIP solution does not meet the university's needs. On top of
that, the Direction for the Promotion ofICT (DPNTIC) entrusted us with theimplementation of
a solution of a secure "Voice over IP" solution, taking into account aB the actors of the
university and offering a good quality of service.
Concerned about the success of the mission entrusted to us and aware of the constraints linked
to this mission, the resolution process adopted is based on the needs assessment and the
comparative study of sorne possible solutions.
Thus, the Wazo "Voice over IP" server was chosen. It is free, free and offers features that fit
with the needs of the [Link] techniques of improving the quality of service proposed
the differentiationof services, the increase and optimization of the bandwidth, taking into
account the processing power of the routers and the harmonization of the cabling and the
equipment. In order to ensure good security, we have chosen to manage physical security,
servers security, caB encryption, stream separation, protocol security, filtering and monitoring.
For a better quality of its network infrastructure,the University should consider paying and
applying the security policies of the 2700x family of the International Standard Organization
(ISO) Standard 17799.
INTRODUCTION GENERALE
La maîtrise de l'information est devenue aujourd'hui un enjeu stratégique de développement
dans tous les secteurs de la vie. Les TICs ont contribué à la vulgarisation, l'élaboration et la
transmission de l'information. Le téléphone, autrefois vu comme un produit de luxe, est devenu
un outil indispensable, si bien qu'une privation à certains moments peut entraver la réalisation
de certaines tâches. Même si les communications téléphoniques sont presque gratuites dans
certains pays, elles demeurent très coûteuses dans les pays conune le nôtre. Heureusement, les
avancées technologiques n'ont pas épargné le monde de la téléphonie. Consciente des nouvelles
options qui s'offrent à elle, l'U.N.B. n'a ménagé aucun effort pour améliorer ses moyens de
conununications. C'est dans ce sens que le thème « téléphonie sur IP à l'Université Nazi
BONI: passage à échelle, QoS et mesures de sécurité» nous a été soumis.
L'U.N.B. dépense pour trois (03) lignes téléphoniques. En plus, le coût de la communication
repose sur le budget personnel des employés qui manifestent de plus en plus leur
mécontentement face à cette situation. Malgré ces coûts, les réseaux téléphoniques sont souvent
saturés ou inaccessibles. En plus la solution VoIP existante ne satisfait pas les besoins de
l'Université. Elle est en phase expérimentale et n'est exploitable que par une dizaine de
personnes. Cela ralenti considérablement le travail dans ce sens que l'U.N.B. est repartie sur
cinq (05) sites dont les distances varient entre un (01) et dix-sept (17) kilomètres. Les étudiants
quant à eux, ne disposent pas de plateformes de discussion leur permettant de se partager les
informations et les connaissances.
Pour mener à bien ce projet, il faudra analyser l'existant, analyser les besoins en communication
de l'UPB en se basant sur le cahier de charge. Après cela, il conviendra de voir dans quelle
mesure l'on peut effectuer le passage à échelle et quels outils utiliser pour garantir une bonne
QoS et une sécurité. L'objectif global de cette étude est de faciliter et d'améliorer la
communication entre les acteurs tout en réduisant le coût.
Le présent document qui synthétise nos travaux réalisés sur ce thème s'articule autour de six
parties. Dans une première partie, nous aborderons la présentation générale du thème et de la
structure d'accueil. Dans la deuxième partie, nous exposerons les généralités sur la téléphonie
sur IP. Dans la troisième partie, nous ferons une analyse de l'existant et les besoins en
communication de l'Université. Dans la quatrième partie, nous procéderons au
CHAPITRE 1:
PRESENTATION GENERALE
[Link]
Le présent chapitre donne une description générale de l'environnement du stage. Il s'agira tout
d'abord de décrire la structure d'accueil. Ensuite nous présenterons le projet en faisant cas de
la problématique, des objectifs et des résultats attendus.
Dans l'exercice de ses fonctions, la DPNTIC développe des applications pour les différents
services et directions de l'U.N.B. forme le personnel et conseille l'administration sur les
questions ou des points qui ont trait au domaine des TIC. Outre cela, elle est chargée de la
gestion de toute l'infrastructure réseau de l'U.N.B. et des services disponibles sur cette
infrastructure, notamment la téléphonie.
pour joindre quelqu'un d'autre. Les différents acteurs de l'université quant à eux, n'échappent
pas à cette réalité. C'est dans cet ordre d'idée que la DPNTIC, structure chargée des TrCs à
l'U.N.B. s'est donnée aussi pour mission, l'amélioration des communications téléphoniques sur
les différents sites de l'université.
1.3.1 Problématique
Le personnel de l'université rencontre beaucoup de difficultés dans les communications
téléphoniques. Ces problèmes sont entre autres:
Par ailleurs, d'autres préoccupations se font sentir au niveau des étudiants et mieux encore au
niveau des ingénieurs de la DPNTIC. En effet, les étudiants travaillent régulièrement en groupes
et ont besoin de communiquer entre eux. Le mieux pour eux serait d'avoir une plateforme leur
permettant de rester permanemment en contact et de se partager les connaissances. Ils doivent
pouvoir consulter leurs enseignants pour certains travaux.
Au vu de tous ces besoins la DPNTrC a mené des réflexions pour tenter de répondre à toutes
les attendes de ces quinze mille (15 000) étudiants et trois-cent (300) fonctionnaires et
contractuels avec les moyens qu'elle dispose tout en garantissant la sécurité et la qualité de
service nécessaire; d'où le thème « téléphonie sur IP à l'V.N.B. : impact socio-économique,
passage à échelle, QoS et mesures de sécurité ».
4
TElEPHONIE IP A L'UNIVERSITE NAZI BONI: PASSAGE A ECHElLE, QOS ET MESURES DE SECURITE 2016
Parvenir à bout de ces objectifs nous pennettra de palier les besoins en communication des
acteurs l'Université Nazi BONI.
Ensuite, vient le groupe de projet. 11 est la cheville ouvrière du projet. Il est chargé de mener à
bien les travaux dans les délais impartis, d'assurer la cohérence et la faisabilité des solutions
proposées, de rendre compte au comité de pilotage et présenter les rapports. Le groupe de
projet est essentiellement composé d'un étudiant en troisième année de cycle d'ingénieur de
conception que nous sommes, KABRE Gu-wendkuuni Bonaventure.
Enfin, nous avons le groupe des utilisateurs. Ce sont les bénéficiaires directs du projet. On y
rencontre le personnel de l'U.N.B., les enseignants missionnaires et les étudiants. Ils sont ceux-
là qui ont exprimé les besoins qui ont fait l'objet de ce projet.
Pour mener à bien ce projet, le groupe de projet en accord avec le comité de pilotage a opté un
planning prévisionnel de réalisation comme l'illustrent les diagrammes des Figures 1.2 et lA. la
Figures 1.3 et 1.5 représentent le planning réel de réalisation. Ils ont été élaborés grâce au logiciel
Gantt Project. Ils décrivent les durées (date de début et date de fin) des tâches, leur chronologie,
ainsi que leurs dépendances mutuelles. Par exemple, la tâche « mise en place» ne peut
commencer que dix (l 0) jours après le début de la tâche « dimensionnement » selon le planning
prévisionnel.
1.4 Conclusion
Suite aux difficultés rencontrées dans les communications téléphoniques sur les différents sites
de l'Université, la DPNTIC a décidé d'approfondir la question de la Voix sur IP, surtout que
l'infrastructure existante ne répond pas aux besoins de cette structure. C'est dans ce sens que le
thème: « téléphonie sur IP à l'Université Nazi BONI: passage à échelle, QoS et mesures de
sécurité» nous a été soumis. Ce chapitre nous a permis de comprendre les besoins réels de
l'U.N.B. Dans la prochaine section, il sera question des généralités sur la VolP
~oe
2017
CHAPITRE Il •
•
Il.2.1 Historique
Durant les cinquante (50) dernières années, les entreprises ont utilisé des systèmes PBX
traditionnels. Ces systèmes nécessitaient des réseaux de communication séparés pour les
données et la voix. Cependant, la nouvelle révolution de la téléphonie sur IP appelée VoIP offre
l'avantage de la convergence des réseaux de données et voix.
Il.2.2 Définition
VoIP signifie Voice over Internet Protocol ou Voix sur IP. Comme son nom l'indique, la VoIP
permet de transmettre des sons (en particulier la voix) dans des paquets IP circulant sur les
réseaux internet. La VoIP peut être exploitée par des téléphones ou ordinateur grâce à des
logiciel [1].
De façon générale la topologie d'un réseau de téléphonie IP comprend toujours des terminaux,
un serveur de communication et une passerelle vers les autres réseaux. Chaque norme a ensuite
ses propres caractéristiques pour garantir plus ou moms une bonne qualité de service.
L'intelligence du réseau est aussi déportée soit sur les terminaux, soit sur les
passerelles/Gatekeeper (contrôleur de commutation).
• le routeur : Il permet d'aiguiller les données et le routage des paquets entre deux
réseaux. Certains routeurs, comme Cisco 2600, permettent de simuler un gatekeeper
grâce à l'ajout de cartes spécialisées supportant les protocoles VoIP ;
• la passerelle: il s'agit d'une interface entre le réseau commuté et le réseau IP ;
• le IPBX (Internet Private Branch eXchange) : c'est le central de gestion des appels
téléphoniques;
• les Terminaux: Des PC ou des téléphones VoIP ou des smartphones [1][8].
MGCPIMEGACO. Il existe donc plusieurs approches pour offrir des services de téléphonie et
de visiophonie sur des réseaux IP. La Figure II.1 illustre une utilisation générale de la VoIP en
entreprise [1]. Sur cette figure, IPBX est représenté par le contrôleur de communication.
te-rmln~
H;,324
Figure 11.1 : architecture de la VolP en entreprise [1]
Les réseaux TCP/IP sont des supports de circulation de paquets IP contenant un en-tête pour
contrôler la communication et une charge utile pour transporter les données.
Les passerelles ou gateways en téléphonie fP sont des ordinateurs qui fournissent une interface
où se fait la convergence entre les réseaux téléphoniques commutés (RTC) et les réseaux basés
sur la commutation de paquets TCP/IP. C'est une partie essentielle de l'architecture du réseau
de téléphonie IP. Le gatekeeper est l'élément qui fournit de l'intelligence à la passerelle. Le
gatekeeper est le compagnon logiciel de la gateway.
Un gatekeeper quant à lui, a deux services principaux à savoir la gestion des pennissions et la
résolution d'adresses. Il est aussi responsable de la sécurité. Quand un client veut émettre un
appel, il doit le faire à travers le gatekeeper. C'est alors que celui-ci fournit une résolution
d'adresse du client de destination. Le gatekeeper répond aux aspects suivant de la téléphonie
IP:
Ainsi, le gatekeeper peut remplacer le classique PABX (Private Automatic Branch eXchange)
et mieux encore, avec la possibilité d'implémenter autant de services qu'il désir.
Il existe plusieurs protocoles qui peuvent supporter la voix sur IP tels que le H.323, SIP et
MGCP. Les deux protocoles les plus utilisés actuellement dans les solutions VoIP
présentes sur le marché sont le H.323 et le SIP.
Il.3.1.1 H.323
Il.[Link]. Description
Le standard H.323 a été approuvé en 1996. Il assure les communications audio, vidéo et de
données sur les réseaux IP. Il a été développé par l'ITU (International Telecommunications
Union). Le protocole H.323 fait partie de la série H.32x qui traite de la vidéoconférence au
travers différents réseaux. Il inclue H.320 et H.324 liés aux réseaux ISDN (Integrated Service
Data Network) et PSTN (Public Switched Telephone Network).
• l'établissement d'appel,
• l'échange de capacité et réservation éventuelle de la bande passante à travers le
protocole RSVP (Ressource reservation Protocol),
• l'établissement de la communication audiovisuelle,
• l'invocation éventuelle de services en phase d'appel (par exemple, transfert d'appel,
changement de bande passante, etc.),
• la libération de l'appel.
L'infrastructure H.323 repose sur quatre composants principaux: les terminaux, les Gateways,
les Gatekeepers, et les MCU (Multipoint Control Units).
translation des alias H.323 vers des adresses IP, le contrôle d'accès des utilisateurs, et la
gestion de la bande passante.
• Les MCU (Multipoint Control Unit): ils permettent aux utilisateurs de faire des
visioconférences à trois terminaux et plus en «présence continue» ou en « activation à
la voix ».
• la gestion de la bande passante: H.323 permet une bonne gestion de la bande passante
en posant des limites au flux audio/vidéo afin d'assurer le bon fonctionnement des
applications critiques sur le LAN;
• la propriété de support multipoint: il permet de faire des conférences multipoint via
une structure centralisée de type MCU (Multipoint Control Unit) ou en mode ad-hoc.
• la propriété support multicast: il permet également de faire des transmissions en
multicast;
• l'interopérabilité: ce protocole permet aux utilisateurs de ne pas se préoccuper de la
manière dont se font les communications; les paramètres (les codecs, le débit...) sont
négociés de manière transparente;
• la flexibilité: une conférence H.323 peut inclure des terminaux hétérogènes (studio de
visioconférence, PC, téléphones ...) qui peuvent partager selon le cas, de la voix, de la
vidéo et même des données.
Il.3.1.2 SIP
Il.[Link]. Description
Le protocole SIP (Session Initiation Protocol) est un protocole normalisé et standardisé par
l'IETF qui a été conçu pour établir, modifier et terminer des sessions multimédias. Il se charge
• Fixation d'un compte SIP : c'est le fait d'associer un compte SIP à un serveur SIP
(proxy SIP) dont l'adresse IP est fixe. Ce serveur lui allouera un compte et il permettra
d'effectuer ou de recevoir des appels quelque soit son emplacement. Ce compte sera
identifiable via son nom ou pseudo.
• Changement des caractéristiques durant une session: aux utilisateurs de modifier
les caractéristiques d'un appel en cours. Par exemple, un appel initialement configuré
en voix uniquement peut être modifié en voix plus vidéo.
• Différents modes de communication: ils permettent aux utilisateurs qui ouvrent une
session de communiquer en mode point à point, en mode diffusif ou dans un mode
combinant ceux-ci.
• Gestion des participants: de nouveaux participants peuvent joindre les participants
d'une session déjà ouverte en participant directement. Il y'a aussi le transfert d'appels
et la mise en attente
• Négociation des médias supportés: cela permet à un groupe durant un appel de
négocier sur les types de médias supportés. Par exemple, la vidéo peut être ou ne pas
être supportée lors d'une session.
• Adressage: les utilisateurs disposant d'un numéro (compte) SIP disposent d'une
adresse ressemblant à une adresse mail (sip:numéro@[Link])
• Modèle d'échange: le protocole SIP repose sur un modèle Requête/Réponse. Les
échanges entre un terminal appelant et un terminal appelé se font par l'intermédiaire de
requêtes. La RFC3261 décrit les méthodes SIP consignées dans le Tableau II.1.
D'autres méthodes sont spécifiées dans plusieurs RFC associées à la RFC3261 comme l'illustre
le Tableau II.2. Les requêtes SIP doivent recevoir une ou plusieurs réponses dont les codes sont
spécifiés par la RFC326 1 :
Méthode Description
• Points communs avec H323 : l'utilisation du protocole RTP et quelques codees son et
vidéo sont en commun.
SIP est en train de devenir le protocole le plus apprécié parce qu'il est moins gourment en
ressource, intègre des mesures de sécurité et est en perpétuelle évolution. Par contre une
mauvaise implémentation ou une implémentation incomplète du protocole SIP dans les User
Agents peut perturber le fonctionnement ou générer du trafic superflu sur le réseau.
Méthode Description
. SUBSCRIBE Requête d'abonnement aux évènements d'un autre agent identifié par
son URI (RFC3265)
. NOTIFY Requête de notification d'un évènement consécutif à une requête
d'abonnement (RfC3265)
~. "-
Il.[Link]. MGCP
Le protocole MGCP (Media Gateway Control Protocol), ou protocole de contrôle des
passerelles multimédias.
Le CalI Agent
Le CalI Agent, également appelé contrôleur de passerelles multimédias ou encore SoftSwitch,
selon une terminologie non officielle mais courante, a pour fonction de contrôler les passerelles
et de concentrer toute l'intelligence ainsi que la prise de décision dans le réseau. Entité logique,
pouvant être localisée n'importe où dans le réseau, le CalI Agent est spécifiquement responsable
de l'établissement, de la maintenance et de la terminaison des appels établis entre des terminaux
appartenant à des réseaux de natures différentes [9].
Il est possible d'avoir plusieurs CalI Agents, chacun ayant en charge un parc de passerelles
multimédias. Par exemple, chaque opérateur peut gérer ses propres passerelles par un CalI
Agent propriétaire.
tenninaux appartenant aux différents réseaux sont véhiculés de poste tenninal à poste
tenninal, en passant uniquement par la passerelle. La passerelle multimédia a donc pour
mission l'acheminement cohérent des données par la conversion du signal adaptation au
support, la compression des données, la conversion de la signalisation, le multiplexage et la
mise en paquets. La Figure IL2 illustre l'architecture MGCP ; les lettre X, Y ou Z
représentant des réseaux quelconques (RNIS, ATM, IP, RTC, etc.) [9].
1/.[Link] SCCP
Skinny Client Control Protocol (SCCP) est un protocole propriétaire de VoIP développé par
CISCO. C'est un protocole plus léger que H323. Il permet en effet la signalisation et accord sur
le type de transmission.
Comme bien d'autres protocoles de signalisations, SCCP utilise RTPIRTCP pour l'envoie de
l'audio et la vidéo. Le fonctionnement du SCCP nécessite la mise en place d'un CalI Manager;
il agit comme un proxy pour la signalisation appel lancé par d'autres protocoles tels que H.323,
SIP, RNIS et / ou MGCP. Le CuCM (Ciseo Unified Communication Manager) est un exemple
de CalI Manager. Il fonctionne comme un proxy/gateway et gère les protocoles comme SIP,
H323, MGCP et SCCP.
SCCP est très simple comparativement aux autres protocoles. En plus il jouit d'une forte
notoriété dû à son propriétaire. Cependant il demeure propriétaire, ce qui freine légèrement sa
propagation.
Le protocole RTP permet de reconstituer la base de temps des différents flux multimédias
(audio, vidéo, etc.); de détecter les pertes de paquets; et d'identifier le contenu des paquets pour
leur transmission sécurisée.
Par contre, il ne permet pas de réserver des ressources dans le réseau ou d'y apporter une
fiabilité. Ainsi il ne garantit pas le délai de livraison. Le protocole RTP utilise le protocole
RTCP, Real-time Transport Control Protocol, qui transporte les informations supplémentaires
suivantes pour la gestion de la session.
11.3,2.2, RTCP
RTCP est un protocole basé sur la transmission périodique de paquets de contrôle à tous les
participants d'une session. Le multiplexage des paquets de données RTP et des paquets de
contrôle RTCP est assuré par le protocole UDP.
Les récepteurs utilisent RTCP pour renvoyer vers les émetteurs un rapport sur la QoS. Ces
rapports comprennent le nombre de paquets perdus, la gigue (la variance d'une distribution et
le délai aller-retour. Ces informations permettent à la source de s'adapter, par exemple, de
modifier le niveau de compression pour maintenir une QoS.
Ainsi, les paquets RIP ne transportent que les données des utilisateurs. Tandis que les paquets
RTCP ne transportent que de la supervision. Il existe cinq (05) types de paquets de supervision:
Le protocole de RTCP est adapté pour la transmission de données temps réel. Il pennet
d'effectuer un contrôle pennanant sur une session et ces participants. Par contre il fonctionne
en stratégie bout à bout. Et il ne peut pas contrôler l'élément principal de la communication « le
réseau ».
En plus, les frais d'administration du réseau sont également minimisés. Nul besoin
d'administrateur de réseau de donnée et d'un administrateur de réseau téléphonique; un seul
peut bien assurer ces deux fonctions sans grandes difficultés. Pour des structures dont le nombre
de site évolue, la VoIP constitue un énorme avantage.
Enfin, cette solution permet aux structures qui s'abonnent aux opérateurs de téléphonie de
réduire leurs dépenses: C'est le cas de l'U.N.B.. Cette téléphonie se déploie aisément sur
l'intranet des entreprises. Ainsi, les personnes autorisées peuvent se joindre dès lors qu'elles
sont connectées au réseau de ladite structure. Dans le cas où certains utilisateurs voudront
communiquer avec des personnes extérieures, la technologie prévoit dans son architecture, des
passerelles vers d'autres réseaux.
Il.5 Conclusion
La VoIP est une technologie qui consiste à faire transiter de la voix dans les canaux destinés
aux données. Elle nécessite un certain nombre d'équipements matériels et de protocoles pour
son fonctionnement. Cependant, pour une bonne qualité de service VoIP, il faut prioriser le
service voix par rapport au données. Le dimensionnement au préalable n'est pas à négliger, car
l'intégration du service voix impacte négativement sur l'infrastructure existante, tant coté
ressource, que du volet sécurité.
CHAPITRE III •
•
ETUDE DE L'EXISTANT ET
DES BESOI NS EN
COMMUNICATION
111.1 Introduction
Dans ce chapitre, nous présentons le réseau informatique de l'U.N.B. Aussi, nous faisons cas
de l'infrastructure de communication existante et ses limites. Nous y évaluons également les
dépenses engendrées par la communication entre les différents acteurs de l'Université.
Afin d'avoir un réseau évolutif et à même de répondre aux besoins de l'université, la DPNTIC
prévoit l'augmentation de la capacité de son infrastructure réseau. Pour cela elle souhaite
disposer d'une LS (Liaison Spécialisée) de 100 Mo de l'ONATEL. Pour un réseau plus
performant, chaque site devra disposer d'un routeur. Cette architecture favorisera la modularité
du réseau et donc, la gestion rapide et efficace des pannes et la disponibilité du réseau.
• La téléphonie sur IP ;
• La gestion de la bibliothèque;
• La messagerie;
• Le DNS;
• La plateforme EAD
• Le web.
_ Fibre Optique
AMPHI 250
DlREC110N ST 2 SOLDE
SAllE ELECT IOTCHENIQUE
DlREC110N IUT
SAllE E511
_ Abt"eOpI1que
150m
Laboratoire
let 2
Amphi droit
Salle
Informatique
Titre
Légende 1
150rrœ=::::z:_'-=~1
CFR
Cette solution utilisait comme serveur VoIP Elastix qui, lui-même était autrefois basé sur
Astérisk. Il était libre et totalement gratuit. Cependant, depuis sa version 4, notre serveur est
désormais basé sur 3CX qui est un PBX Microsoft. Il quitte ainsi le monde du libre avec une
version d'évaluation ne prenant en compte que quinzaine d'utilisateurs. Certaines de ses
fonctionnalités se sont vues retranchées ou remplacées. Les anciens utilisateurs eux aussi se
retrouvent difficilement si bien qu'il existe des certifications pour sa prise en main. Elastix, en
plus de perdre ses fonctionnalités, a vu s'en aller une bonne partie de sa communauté ne jurant
que pour le libre.
Les licences annuelles sont valables pendant douze (12) mois, puis doivent être renouvelées au
même tarif. Le tarif est basé sur le nombre d'appels simultanés dont a besoin l'entreprise. En
général on compte un appel simultané pour 3 à 4 extensions. Par exemple, une entreprise avec
cinquante (50) extensions aura besoin d'une licence de seize (16) appels simultanés, comme le
présente le Tableau 111.1.
En plus, en matière de politique de sécurisation VoIP, notre infrastructure n'a prévu et mise en
place que la restriction de l'accès au serveur par le module Netfilter : ce qui est une condition
nécessaire mais non suffisante pour un niveau de sécurité acceptable. Aussi face aux besoins
grandissants de l'U.N.B. et à l'interconnexion entre ses différents sites, cette solution n'a prévu
qu'un nombre trop restreint d'utilisateurs. A cela s'ajoute l'absence de gestion de la QoS.
Toutes ces insuffisances ont conduit la DPNTIC à repenser à une solution prenant en compte
tous les besoins actuels de l'U.N.B., et surtout facile à faire évoluer et dotée d'une politique de
sécurité optimale. En somme elle voudrait un document de référence sur la mise en place et la
gestion d'une infrastructure VoIP à grande échelle à l'U.N.B. ; d'où cette présente étude.
En plus cette technologique facilite l'organiser des travaux collaboratifs. Avec le système de
visioconférence, les utilisateurs peuvent assurer leurs réunions à distance.
Selon les enquêtes menées dont les formulaires sont consignés dans les annexes 2 et 3 de ce
document, un employé en moyenne investi par jour mille (1 000) franc CFA dans les appels
téléphoniques dans le cadre de sa fonction. En prenant par exemple un total de trois cent (300)
employés, nous avons un total de cent mille (300 000) franc CFA par jour pour le coût de la
communication: ce qui est énorme.
En plus certains agents sont parfois obligés de se déplacer pour transmettre eux-mêmes des
informations importantes. Cela a pour résultat, les abandons momentanés de postes, une
dépense supplémentaire en énergie et surtout, une perte évitable de temps. Il ya alors un impact
négatif sur la qualité des services prestés.
Du côté des étudiants il n'existe pas de plateforme mise en place par l'Université Nazi BONI,
leur permettant de communiquer (appels, discussion instantanée, etc.). Ils se résolvent à créer
des groupes sur les réseaux sociaux comme Facebook, Watsap, Viber, etc. Dans ce cas de
scénario, il leur faut la connexion à Internet, ce qui n'est pas chose évidente pour eux tous, vu
la cherté de l'abonnement.
En ce qui concerne les appels téléphoniques, un étudiant dépense en moyenne trois cent
cinquante-six (356) francs CFA par jour pour joindre ses camarades et les enseignants. Ainsi,
dix mille (10 000) étudiants dépensent en moyenne trois millions cinq-cents soixante mille
(3 560 000) francs CFA par jour, dans les communications téléphoniques.
Tout cela nous amène à dire que l'Université gagnerait plus à investir dans les nouveaux
moyens de communication comme la VoIP. Une telle solution permettra aux différents acteurs
d'une part d'économiser en temps, en énergie et en argent; et d'autre part, de renforcer leurs
liens sociaux.
Cependant cette technologie ce doit d'être utilisée àbon escient. En effet la gratuité peut inspirer
une utilisation abusive.
111.6 Conclusion
Le réseau infonnatique de l'Université est fonné de trois (03) entités en raison de sa répartition
géographique. La solution VoIP existante est loin de répondre aux besoins actuels de
l'Université. L'architecture laisse comprendre que l'accent a été mis sur le « déploiement du
service VoIP » que le dimensionnement ; la question de la sécurité n'a pratiquement pas été
abordée. Du point de vue socio-professionnel, la VoIP est une solution opportune, mais doit
être exploitée à bon escient. Dans le prochain chapitre nous ferons le dimensionnement et les
grands choix technologiques qui s'imposent.
8 appels 349 439 698 349 439 698 299 389 598
simultanés
16 appels 699 879 1,398 699 879 1,398 625 779 1,250
simultanés
32 appels 1,299 1,629 2,598 1,299 1,629 2,598 1,159 1,449 2,318
simultanés
64 appels 2,499 3,129 4,998 2,499 3,129 4,998 2,229 2,789 4,458
simultanés
128 appels 4,499 5,629 8,998 4,499 5,629 8,998 3,999 4,999 7,998
simultanés
256 appels 7,499 9,379 14,998 7,499 9,379 14,998 6,679 8,349 13,358
simultanés
512 appels 12,499 15,629 24,998 12,499 15,629 24,998 11,129 13,899 22,258
simultanés
1024 appels 19,999 24,999 39,998 19,999 24,999 39,998 17,799 22,249 35,598
simultanés
CHAPITRE IV ••
DIMENSIONNEMENT DU
RESEAU VOIP
IV.l introduction
Le réseau local existant est amené à supporter de nouveaux flux. Ces derniers ont des exigences
strictes en latence et en stabilité du réseau. Dans ce chapitre, nous étudions la faisabilité de ce
changement et nous évaluons les mises à niveau nécessaires en termes matériels et logiciels afin
de garantir une QoS acceptable pour les utilisateurs des différents services de réseau.
D'abord, nous avons axé notre étude comparative sur les solutions les plus utilisées et les mieux
appréciées, car généralement performantes. En effet, les applications les plus utilisées jouissent
toutes autant d'une abondante communauté. Cela nous permet de bénéficier d'un soutien non
négligeable dans les débogages et de partager aussi notre expérience à ceux qui en ont besoin.
Nous ne saurons ignorer la forte documentation qui constitue un atout majeur dans
l'avancement de nos travaux.
En plus, l'U.N.B. a des ressources financières limitées pour l'atteinte de ses objectifs, à savoir,
donner une formation de qualité et dans les meilleurs conditions et délais. La DPNTIC ne reste
pas indifférente à ce cri de détresse. Ainsi, cette étude a pour but d'améliorer les
communications téléphoniques sur les différents sites de l'U.N.B. et à moindre coût; d'où notre
penchant pour les solutions moins onéreuses voire gratuites.
Aussi, la solution devra être capable de supporter la charge de l'université. En d'autres termes,
elle doit pouvoir prendre en compte quinze-mille (15 000) utilisateurs et traiter correctement
mille-six-cents (l 600) appels simultanés. Le nombre d'appels simultanés a été calculé grâce à
partir du temps moyen de communications issu des enquêtes dont les formulaires sont dans les
annexes 2 et 3 de ce document.
Enfin, la DPNTIC est promotrice des solutions libres en raison de leur prise en main intégrale
et facile, leur souplesse, leur évolution permanente en fonctionnalités et robustesse, leur
transparence dans le fonctionnement et leur sécurisation effective. Ces logiciels libres sont pour
la plupart gratuits. En somme, ils sont adaptés à notre contexte.
Le logiciel libre a fait une incursion remarquée dans le monde de la téléphonie, par le biais de
solutions PC-PBX (un ordinateur de type PC muni de cartes d'interface spécifiques) tournant
sous Linux (ou un autre système libre) et équipées de logiciels Open Source comme Asterisk,
Yate, VOCAL, etc. Chacune de ces plateformes possède des forces et évidemment des
faiblesses.
Le Tableau IV.! donne le résultat d'une étude comparative des plateformes les plus utilisées.
Cette étude est basée sur les systèmes d'exploitation, les flux et les protocoles que supporte la
plateforme. Cependant, une analyse plus poussée nous a conduit au choix d'Astérix comme
serveur IPBX.
.. 1
Loglcle Système FI P 1
dl ' ) ' t'
exp olta Ion ux rotoco e
SIP, SIMPLE,
XMPP,
Unix, Windows, Sun GoogleTalk
FreeSWITCH audio, vidéo, chat
Solaris, Mac OS X (Jingle)), H.323,
IAX,MRCP,
Sk e
Asterisk 1 Linux , Mac OS X audio , vidéo , chat SIP, H.323, IAX
1
SFLPhone Linux audio SIP,lAX
Ekiga (anciennement 1
GnomeMeeting) 1
Linux, Windows audio, vidéo, chat .sJf, H.323
1
Jabbin
KPhone 1
LiJ.1ux, Windows
Linux
audio, chat
audio, vidéo, chat -- Jabber
SIP' " - - - - j
Linux, Windows,
Linphone , MacOSX
audio, vidéo, chat SIP
1
Linux, Windows,
Jitsi audio, vidéo, chat 1
Mac OS X (Java)
Mumble
-- Linux, Windows t audio 1
1
..--
TwinkJe
-
Linux audio SJP lAX
Linux, Windows,
QuteCo audio, vidéo, chat SIP, Jabber
>---
MacOSX
SIP, Jingle, lAX,
YATE Linux, Windows audio, vidéo, chat
1 Rill
SIPlnside Windows ~ audio SIP _ _=--'
C'est probablement l'un des outils les plus puissants, les plus flexibles et les plus extensibles
fournissant tous les services de télécommunications. Asterisk est conçu pour s'interfacer avec
n'importe quel dispositif logiciel ou matériel de télécommunication de manière cohérente et
progressive. Il crée un environnement unique qui peut être façonné pour s'adapter à n'importe
cas d'utilisation notamment en tant que:
• Gateway VOIP hétérogène supportant les protocoles MGCP, SIP, IAX, H.323, etc.
• Private Branch eXchange (PBX)
• Serveur vocal interactif (SVl)
• Serveur de téléconférence
• Translation de numéro
• Serveur de messagerie vocale
• Serveur de musique en attente
• Etc.
Asterisk peut fonctionner avec des cartes Zaptel ou des cartes non Zaptel de certains
constructeurs. Ces cartes servent à sa connexion aux lignes téléphoniques classiques comme
RTC. Il peut aussi fonctionner sans carte pour des communications uniquement basées sur les
protocoles MGCP, SIP, JAX, H.323, etc.
Asterisk a connu ces dernières années, un développement remarquable. Jadis connu uniquement
en sa version Asterisk Now, qui est un système basique, il existe maintenant sous fonne de
distributions officielles. Ces distributions sont considérées comme des versions plus complètes,
du fait qu'ils incluent directement les paquets nécessaires pour une gestion plus efficace d'une
centrale téléphonique. Les distributions les plus célèbres jusqu'en fin 2016 étaient Xivo et
Elastix.
Autrefois exclusivement sur Cent Os, la plateforme Elastix a fait des progrès remarquables en
sa version 5. En effet, celle-ci tourne sur Debian 8.0.6 et intègre de nouvelles fonctionnalités
manquantes dans ses versions antérieures. Elle est compatible avec la plupart des matériels
VoIP. Cependant, il existe plusieurs types de licences en fonction du nombre d'appels
simultanés. La licence gratuite n'en autorise que huit (08). A cela s'ajoute le fait qu'Elastix 5
soit basé sur 3CX (solution Microsoft) que sur Astérix. Elastix quitte ainsi le monde du libre,
ce qui a entrainé la perte d'une grande partie de sa communauté.
Le PBX Xivo était fonctionnellement plus riche que ses concurrents. Il est basé sur Debian et
intègre tous les protocoles de signalisations. En plus il est compatible avec les matériels de
nombreux constructeurs, et jouie d'une forte communauté. Le nombre d'appels simultanés n'est
pas limité. Cependant, la distribution a rencontré un problème suite à une mésentente entre son
créateur et l'entreprise pour laquelle il travaillait. A l'issue de cet incident, ce dernier a décidé
de changer de stratégie et crée ainsi un nouveau produit en Janvier 2017 appelé Wazo, qui est
un fork de XiVO. Ce produit, en plus d'intégrer toutes les fonctionnalités et prometteur de son
prédécesseur, ajoute d'autres paramètres de sécurité et une mise à niveau facile de l'ancienne
version vers la nouvelle. Avec autant d'atout, il se révèle pour nous être le meilleur choix
Afin de gagner en bande passante, nous avons opté pour l'utilisation du G.729 comme
compresseur/décompresseur. En effet il permet une compression de 8kbit/s par communication
avec une assez bonne qualité de la voix (4/5). Partant de là, on peut avoir théoriquement 1000
communications simultanées avec un débit de 8Mbit/s.
IV.3.2 Routeurs
La puissance de calcul des routeurs et pare-feu est un élément à prendre en compte afin d'éviter
les situations d'engorgement. Pour ce présent projet, il est nécessaire d'avoir des routeurs
capables de gérer au moins mille-six-cent (1 600) sessions simultanées. Pourtant, les routeurs
Cisco 2901 et le Firewall ASA 5512 V04 dont est équipé le réseau de l'UPB supportent chacun,
au moins dix mille (10000) sessions simultanées. Cette performance satisfait largement les
besoins pour la mise en place de la solution.
Notre serveur IPBX étant compatible avec la plupart des IP Phone nous ne posons pas trop de
restriction concernant leur choix. L'U.N.B. dispose déjà d'une centaine d'IP Phones.
étroitement liée au choix et paramétrage du codec. Le codec G729 a retenu notre attention, car
il a un faible débit (8 Kbit/s) avec une assez bonne qualité vocale (MOS = 3.92). Le calcul de
la bande passante consommée par communication nous permettra de confirmer notre choix.
La bande passante requise pour une communication G729 (8 Kbit/s débit du Codec) avec RTP,
ppp Multilink et une taille de charge utile de 20 Octets par défaut est de:
• Taille totale paquet (octets) = (En-tête Multilink ppp (6 Octets)) + (En-tête IPIUDP/
RTP compressé (2 Octets)) + (Charge utile voix (20 Octets)) = 28 Octets
• Taille totale paquets en bits = 28 x 8 = 224 bits
• PPS = (Débit du Codec 8Kbit/s) / (160 bits) = 50 paquets par seconde
• Bande passante par communication =
(Taille du paquet Voix 224 bits) x 50 PPS = Il,2 Kbit/s
Afin de laisser une marge dans nos prévisions, nous prendrons 12 Kbit/s comme bande passante
consommée par communication. Ainsi, avec 6 Mbits de bande passante, l'on peut garantir cinq
cent (500) communications simultanées. Pendant les heures critiques (1 600 communications
simultanées), la bande passante nécessaire s'élève à 19.2 Mbits. Ce qui ne posera pas de
problème, car les différents sites sont interconnectés avec du WiMax.
Afin d'atteindre cet objectif, nous avons conclu après analyse, l'utilisation de deux (02) serveur
BPX, quand bien même qu'un seul suffisait pour gérer parfaitement toute les communications.
Cette architecture présentée dans la Figure N.I permettra de résoudre le problème de la haute
disponibilité. Les deux serveurs seront configurés de sorte à ce que l'un prenne en charge toutes
les communications si l'autre est en panne. Dans le cas contraire une répartition de charge se
fait entre les serveurs afin de réduire le risque de panne.
En plus pour une bonne stabilité du réseau, chaque site doit avoir un routeur. Ces cinq (05)
routeurs formeront la couche distribution. Deux autres routeurs seront reliés chacun aux cinq.
Ces deux constitueront la couche distribution et aurons un accès à Internet. La Figure N.2
illustre bien la topologie de cette architecture. Par ailleurs, nous préconisons la limitation du
nombre de communications simultanées, afin d'éviter les situations d'engorgement.
r?OD ':
\j ...
:~:t------~
Téléphone IP Commutateur
r
Couche
cœur
Couche
distribution
elétravai"e~
'--"~-----------------------------~
Tous les utilisateurs ne sont pas sont pas autorisé à passer sur la passerelle VoIP-GSM. Seuls
quelques responsables sont autorisés à communiquer avec l'extérieur dans le cadre de leurs
fonctions. Cette liste doit être communiquée par la DRH et est susceptible de modification.
Après analyse, notre choix s'est porté sur 2N® VoiceBlue Next. Elle fait partie de la nouvelle
génération des passerelles VoIP et possède de nombreux atouts à savoir:
En plus, c'est un dispositif de routage à moindre coût, très efficace, basé sur un routage en
fonction de l'heure, de l'indicatif ou des minutes disponibles, ce qui est une solution à la
problématique « qui autoriser à utiliser la passerelle et quand? »
Enfin, par rapport aux produits concurrents, 2N® VoiceBlue apporte un avantage unique que
sont les fonctions 2N® Mobility Extension et CallBack grâce auxquelles, l'on peut utiliser les
fonctions avancées SMS en cas d'appel en absence, etc. Cependant, cette solution n'est pas
gratuite. La Figure N.3 illustre l'architecture de base de déploiement de 2N® VoiceBlue. [22].
Op_I. mol.. ( •
Cart. SIM
Monde extérieu
à l'UNS
1
Point d'iCds wlfl
Commutat~
PC + Softphone
IV.8 Conclusion
Pour répondre aux besoins de l'U.N.B., nous avons choisi le PBX Wazo, le soft-phone XiVO-
Client et le codee 0729. L'Université dispose d'un énorme avantage du point de vu
équipements (IP Phones, Router, Switch, pilonnes WiMax, etc.). Cependant, il faudra que la
DPNTIC prenne le contrôle du réseau UPB+ et opérationnalise les interconnexions entre les
différents sites pour que cette étude puisse être bien bénéfique. En plus, pour garantir la haute
disponibilité, il convient d'adopter une architecture comme proposé dans la Figure IV.I. Par
ailleurs, afin de permettre aux utilisateurs de passer des appels vers l'extérieur, nous avons
choisi la passerelle VoiceBlue. Dans le prochain chapitre, nous procèderons à la gestion de la
QoS.
CHAPITRE V ••
GESTION DE LA QOS
V.1lntroduction
Dans ce chapitre nous exposerons des mesures à mettre en œuvre afin de garantir une bonne
QoS. Pour cela, il est nécessaire de comprendre la notion même de «qualité de service» et ses
critères d'appréciation. Nous présenterons aussi les moyens utilisés pour mesurer cette QoS.
La qualité de service est un concept de gestion qui a pour but d'optimiser les ressources d'un
réseau (en management du système d'information) ou d'un processus (en logistique) et de
garantir de bonnes performances aux applications critiques pour l'organisation. La qualité de
service permet d'offrir aux utilisateurs des débits et des temps de réponse différenciés par
applications (ou activités) suivant les protocoles mis en œuvre au niveau de la structure [24].
Pour une infrastructure VoIP, gérer la QoS revient à prioriser le flux voix par rapport au flux
donnée. Pour cela, il nous faudra d'abord séparer les flux. Plusieurs critères d'appréciation de
qualité de service existent.
Les aspects déterminants pour la qualité de la voix sur un réseau sont le traitement de la voix,
la clarté, le délai de bout en bout et l'écho. [4] [7]. En effet, lors de l'émission du signal, la voix
est traitée, c'est à dire codée et éventuellement compressée, avant d'être transmise. La clarté
fait allusion à la mesure de fidélité de la voix reçue par rapport à la voix émise. Le délai quant
à lui, fait référence au temps de propagation de la voix à travers le réseau de l'émetteur vers le
récepteur. Le son émis par l'émetteur et qui lui revient est l'écho.
tennes de durée d'acheminement. Le comportement attendu pour la voix est exactement inverse
1% ou 2% de perte de données de voix en ligne ne sont pas trop gênants pour la qualité du
service de VoIP, cependant, une variation fréquente de 100 ms sur le délai de transit est
catastrophique et rend le service inutilisable.
Nous présenterons par la suite les principaux paramètres influents en VoIP, dont l'ordre les
échantillonnages (codees), le délai de transit, la gigue de phase et les pertes de données.
Codee Vitesse
G.7. 64 kbps
G.726 32 kbps
G.726 24 kbp
G.728 16 kbps
G.729 8 kbps
G.723.1 6.3 kbps
MPMLQ
G.723.1 5.3 kbps
ACELP
1
• le délai d'échantillonnage;
• le délai de propagation;
• le délai de transport ;
• le délai des buffers de gigue.
Le délai de propagation est la durée de transmission en ligne des données numérisées. Cette
durée est normalement très faible par rapport aux autres composantes du délai de transit, de
l'ordre de quelques millisecondes.
Le délai de transport est la durée passée à traverser les routeurs, les commutateurs et les autres
composants du réseau et de l'infrastructure de téléphonie IP. L'ordre de grandeur est de
plusieurs dizaines de millisecondes, voir centaines de millisecondes.
Le délai des buffers de gigue est le retard introduit à la réception en vue de lisser la variation
de temps de transit, et donc de réduire la gigue de phase. L'ordre de grandeur est de 50 ms. Les
éléments d'infrastructure, notamment les routeurs, peuvent également mettre en œuvre des
buffers de gigue [4].
La qualité de la conversation se dégrade au fur et à mesure que le délai de transit s'accroit. Pour
un délai deux-cent (200) ms la difficulté déjà à 28%, pour quatre-cent-cinquante (450) ms à
35% et sept-cent (700) ms à 46%.
La gigue de phase est indépendante du délai de transit. Le délai peut être court et la gigue
importante ou inversement. La gigue est une conséquence de congestions passagères sur le
réseau, ce dernier ne pouvant plus transporter les données de manière constante dans le temps.
La valeur de la gigue va de quelques ms à quelques dizaines de ms. Cependant, pour une bonne
conversation, elle doit être constante et rester inférieure à cent (100) ms.
Les contraintes temps réel de délai de transit évoquées plus haut rendent inutile la
retransmission des paquets perdus: même retransmis, un datagramme RTP arriverait bien trop
tard pour être d'une quelconque utilité dans le processus de reconstitution de la voix. En voix
sur IP on ne retransmet donc pas les données perdues. Ces pertes de données VoIP sont dues
aux congestions sur le réseau, qui entraînent des rejets de paquets tout au long du réseau. Elles
peuvent être dues à une gigue excessive qui va provoquer des rejets de paquets dans les buffers
de gigue du récepteur, ceux-ci ne pouvant pas accueillir tous les paquets arrivés en retard [4].
Une perte de données régulière mais faible est moins gênante en voix sur IP que des pics de
perte de paquets espacés mais élevés. En effet l'écoute humaine s'habituera à une qualité
moyenne mais constante et en revanche supportera peu de soudaines dégradations de la QoS.
conversation est intolérable. Donc il est nécessaire de trouver des solutions pour que les paquets
voix soient véhiculés dans les délais recommandés.
La Figure V.I décrit la création de deux VLANs (Virtual Local Area Network) dans un
commutateur. Ces VLANs ont pour identifiants 10 et 20. Après cette étape, il faut affecter ces
VLANs à des ports différents. La Figure V.2 donne un exemple de cette configuration avec
affectation du VLAN 10 au port 0/1 et du VLAN 20 au port 0/2.
Switch#enable
Swîtëb#vlan. dafabase
Switcb(vlan)#vlan ro namevlanl 0
Switch(vùm)#vlan 20 nàme vlan20
Switcb(VÙln)#exit
Switch#
Switch#configure tenninal
switçlt(ÇQJîfig)#~tèrfacefa$tE~e~,Q/l
Switch(config..îf)#switob-port mode açcess
SwitÇh(Ç<)tîfig4f)#swi~bpQrtaCcçSS vlan 10
,', Swjt~(eonij8 ..Il)#exit
'~Witcb(t:ODfi~tçrfaêêfastEtbc:met 0/2
,Switeb(eonfig-if)#switchport modeaccess.
•',SWitCh(con:(ig..i:t)#swîfcbpoIt acceSsv181l 20
Swiwh(èOnfig~ît)#end
'Switcb#
Pour une bonne efficacité des routeurs dans le traitement, il y' a d'une part la puissance de calcul
de ces derniers. En général, un routeur peut traiter jusqu'à 100000 paquets par seconde. Il est
envisagé d'augmenter cette puissance de traitement des routeurs. On parle de Giga Routeurs et
de Tétra routeurs qui peuvent traiter un million et un milliard de paquets par seconde. D'autre
part, il y'a l'architecture même du réseau. La figure IV.2 illustre une architecture permettant de
décharger les routeurs et d'éviter le risque de déni de service.
R = RO- Is - Id - le + A
Le principe de la formule est de partir d'un certain capital de QoS, égal à RO, et de lui imputer
les dommages causés par les différents aspects de la transmission. Les différents coefficients
utilisés dans la formule de R sont les suivants:
TELEPHONIE IP A L'UNIVERSITE NAZI BONI: PASSAGE A ECHELLE, QOS ET MESURES DE SECURITE 2016
• RO est la valeur que l'on obtiendrait si la transmission était parfaite. C'est le « capital
initial de QoS ». Comme le simple fait de numériser la voix à l'émission pour la
reconvertir en signal analogique à la réception provoque une dégradation, la
recommandation attribue à RO une valeur par défaut de 94,3, correspondant à une valeur
MOS de 4,5.
• ls intègre les dommages qui sont simultanés à l'émission de la voix, dus notamment aux
conditions d'émission. Il est important de noter que Is et RO ne différent pas entre la
téléphonie classique et la ToIP.
• Id intègre le délai de transit comprenant toutes les composantes citées plus haut sauf le
délai d'échantillonnage.
• le intègre la probabilité qu'un paquet soit retransmis sur le réseau, ainsi que les facteurs
de distorsion introduits par le codage de la voix.
Le facteur R ainsi calculé de 0 à 100 permet de déduire directement un coefficient MOS de zéro
(0) à cinq (5). Dans la réalité les valeurs de R oscillent entre 50 et 93,2, soit la limite basse
acceptable pour le récepteur, et la limite haute liée aux possibilités techniques de transformation
de la voix humaine en signal. La moyenne de la valeur R sur les services en production se situe
dans la fourchette de soixante-et-dix (70) à quatre-vingt (80).
Le codec introduit donc une composante dans le, dont les valeurs sont données dans le Tableau
V,3 [4].
En cas de transcodages multiples les coefficients le se cumulent, ce qui rend cette opération
extrêmement coûteuse en termes de bilan de QoS. Le taux de perte de données influera d'autant
plus sur le que l'on aura choisi un codec lent.
TELEPHONIE IP A L'UNIVERSITE NAZI BONI: PASSAGE A ECHELLE, QOS ET MESURES DE SECURITE 2016
90-100 Best
80-90 High
70-80 Medium
GO-70 Low
,
score
~
MOS
:/
~
'/
~
~
3
~V
2
V
~
V
V
o
- ~
4a 60 .aCoetTlclent R
100
Une infrastructure VoIP est composée de téléphones IP, Gateway, serveurs (proxy, register,
etc.). Chaque élément, que ce soit un système embarqué ou un serveur standard tournant sur un
système d'exploitation, est accessible via le réseau comme n'importe quel ordinateur. Chacun
comporte un processeur qui exécute des logiciels qui peuvent être attaqués ou employés en tant
que points de lancement d'une attaque plus profonde. Pour ainsi dire, la VoIP peut s'avérer
néfaste pour les services existants. Cette situation peut être issue de causes différentes.
D'abord, il peut exister une incompatibilité entre l'architecture réseau existant et celle requise
par la VoIP. Dans ce cas, une mauvaise étude peut amener à adapter l'infrastructure de façon
unilatérale, c'est en tenant compte uniquement de la VoIP. Ceci peut entraîner un
disfonctionnement des services existants.
technologie se font ressentir même au niveau des routeurs et des serveurs; c'est-à-dire des
appareils de grandes capacité avec une puissance de calcul acceptable. Un manquement à ces
obligations peut se révéler fatal pour les autres services, surtout pour une utilisation de cette
téléphonie à grande échelle.
Il permet de générer en sortie un rapport sur le débit (moyen, minimum et maximum) et le délai.
L'idée générale et de faire un plan de test avec les différentes configurations possible en tenne
d'utilisation et de QoS et de regarder les valeurs obtenues en sorties. La Figure VA illustre le
fonctionnement d'Iperf. Iperfdoit être lancé sur deux machines se trouvant de part et d'autre du
réseau à tester. La première machine lance Iperf en «mode serveur» (avec l'option -s), la
seconde en « mode client» (option -c). Par défaut le test réseau se fait en utilisant le protocole
TCP (mais il est également possible d'utiliser le mode UDP avec l'option -u) comme le présente
la figure V.I.
En plus, il peut être utile d'utiliser un logiciel de capture réseau tel que Wireshark. En effet,
grâce à ce dernier, nous pouvons sauvegarder les flux et les filter/analyser avec les nombreux
modules disponibles.
Outre cela, Wazo dispose d'un module d'administration pennettant de suivre en temps réel la
consommation en ressources.
AffiChj:lge du rapport
V.7 Conclusion
La gestion QoS consiste en la priorisation du trafic voix par rapport à celui des données. Les
critères d'appréciations les plus importants sont le débit, la gigue, la latence. La différenciation
des services, l'augmentation de la bande passante, la puissance de traitement des routeurs et
l'harmonisation des équipements sont autant de facteurs à prendre en compte afin de garantir
une bonne qualité de service VoIP. Une mauvaise gestion de la QoS peut entrainer un
disfonctionnement des autres services, surtout quand les ressources sont limitées. Dans le
prochain chapitre, nous traiterons la question sur la gestion de la sécurité de l'infrastructure
VoIP.
CHAPITRE VI • •
GESTION DE LA SECURITE
[Link]
Dans ce chapitre, nous présentons les différentes menaces qui pèsent sur notre service VoIP et
les moyens pour les contrecarrer. Par la suite, nous exposerons l'impact de ce nouveau service
sur la sécurité des services existant, tel que la messagerie, le web et le DNS.
Ces attaques visent généralement, soit à interrompre le service VoIP, soit à voler des données
et/ou services.
V1.2.1 La reconnaissance
Il s'agit tout simplement de mener une enquête sur le réseau et le système téléphonique installé
pour les connaître le mieux possible. Elle a pour but de trouver des points de vulnérabilité ou
encore des informations directement en relation avec un bug déjà référencé. Des méthodes
comme le scan de ports, de plages d'adresses IP ou de numéros de téléphone, la reconnaissance
de système via le "fingerprinting" peuvent être utilisées.
Une reconnaissance positive sur un réseau permet de connaître son plan d'adressage IP, les
serveurs opérationnels avec les versions installées, les protocoles utilisés dans l'entreprise, les
versions d'IDS, etc.
Une fois ces informations réunies, une attaque peut être lancée sur un point bien particulier
comme un périphérique réseau, un service Windows ou Unix ...
Aussi, Les prises LAN présentes dans la plupart des bureaux pennettent non seulement un accès
beaucoup plus simple au réseau, mais évitent aussi et surtout aux pirates de se faire remarquer.
Même avec le chiffrement des communications mis en place, un accès physique aux serveurs
Voix ou aux passerelles peut pennettre à un attaquant d'observer le trafic (qui appelle qui? à
quelle fréquence? etc.). Ainsi, une politique de contrôle d'accès pour restreindre l'accès aux
composants du réseau de VoIP via des badgeuses, serrures, service de sécurité, etc., pennettra
d'établir un premier périmètre sécurisé.
En plus, lors de la mise en place d'un système de VoIP, l'alimentation électrique doit être
étudiée en détail pour éviter toute interruption de service due à une coupure de courant. Deux
possibilités peuvent être utilisées pour alimenter le poste IP :
Par ailleurs, nous recommandons un audit régulier des serveurs en production afin de vérifier
le bon fonctionnement de ceux-ci et s'assurer que les utilisateurs ne détournent pas les serveurs
de leurs fonctionnalités initiales, provoquant alors une baisse du niveau de sécurité.
La voix sur IP repose sur un grand nombre de services fournis par le réseau pour fonctionner
correctement (diffusion de la configuration, supervision de la solution, localisation des
utilisateurs, ...). On retrouve notamment les services comme DNS, DHCP, LDAP, RADIUS,
HTTP, HTTPS, SNMP, SSH, TELNET, NTP et TFTP. Il ya aussi ainsi la gestion dynamique
de la qualité de service. Idéalement, les services utilisés par l'infrastructure communication
devraient être dédiés et les serveurs, bien sécurisés. A cet effet, des configurations existent pour
élever le niveau de sécurité du serveur Astérisk.
D'abord il faudra changer des ports par défaut pour les protocoles SIP, IAX2, SSH. Pour le SIP
la modification peut être faite dans le fichier [Link] dans la section « general », pour SSH
dans le fichier /etc/ssh/sshd_config et pour IAX dans le /etc/asterisk/[Link]
Ensuite il est judicieux d'interdire le login « root » à ssh. Il faut créer le nouvel utilisateur
avec la permission d'accès par ssh :
Ajouter la ligne
r---------------------------------------------------------------,1
1AllowUsers <novetutilisateur>
: Changer PermitRootLogin yes pour PermitRootLogin no :
1 1
~---------------------------------------------------------------~
En plus il est important d'établir des IP autorisés pour les clients VoIP. Cette configuration peut
être effectuée dans le fichier [Link]. Pour chaque nouveau client VOIP il faut indiquer
l'adresse IP ou la plage des adresses IP autorisées
L'Interdiction d'accès à Asterisk sans authentification s'avère capitale. A cet effet l'option
allowguest=yes autorise n'importe quel appel entrant SIP sans authentification ou autre
TELEPHONIE IP A L'UNIVERSITE NAZI BONI: PASSAGE A ECHELLE, QOS ET MESURES DE SECURITE 2016
restriction, et le passe au contexte déclaré par défaut pour les appels SIP. L'option allowguest
ne devrait jamais être mise sur yes
Afin de palier le déni de service, nous configurerons une limitation du nombre des appels
simultanés. Dans la configuration de clients SIP il faut établir le paramètre.
~-----------------------------------------------------
1 call-limit= J
----------,1
1 1
~---------------------------------------------------------------~
Par ailleurs, il faut veiller à différencier vos noms d'utilisateurs de vos extensions SIP. Il est
conseillé de choisir un nom d'utilisateur SIP différent de l'extension.
Une bonne pratique contre les attaques de type DoS consiste à limiter les trafics sur le serveur
en ne laissant passer que celui voix. Cette solution se met en place en paramétrant le pare-feu
Netfilter du noyau Linux à travers la commande iptables comme le monte la configuration
suivante:
Fail2Ban n'est donc pas un outil propre à Asterisk. Il est utilisé pour se protéger contre les
attaques de brute force d'authentification (SSH, Apache, FTP, etc... ). Dans le cas d'Asterisk,
Fail2Ban va analyser les logs d'Asterisk, à la recherche de tentatives de connexions échouées.
TelEPHONIE IP A L'UNIVERSITE NAZI BONI: PASSAGE A ECHELLE, QOS ET MESURES DE SECURITE 2016
Si Fail2Ban détecte plus de trois (03) connexions échouées, il bloque l'IP source du client qui
tente de se connecter. Le blocage se fait à l'aide d'une règle IP table.
De plus, à fin d'empêcher à tout intrus de modifier et retransmettre des requêtes ou réponses
SIP, des mécanismes d'intégrité et d'authentification des messages sont mis en place. Et pour
des messages SIP transmis de bout en bout, des clés publiques et signatures sont utilisées par
SIP et stockées dans les champs d'en-tête Autorisation.
Une autre attaque connue avec TCP ou UDP est « l'usurpation d'identité ». Lorsqu'un Proxy
Server intrus renvoie une réponse de code 6xx au client (signifiant un échec général, la requête
ne peut être traitée), le client peut ignorer cette réponse. S'il ne l'ignore pas et émet une requête
vers le serveur "régulier" auquel il était relié avant la réponse du serveur "intrus", la requête
aura de fortes chances d'atteindre le serveur intrus et non son vrai destinataire.
. ,
TELEPHONIE IP A L'UNIVERSITE NAZI BONI: PASSAGE A ECHELLE, QOS ET MESURES DE SECURITE Z016
La mise en place de plusieurs VLAN pennet de mieux gérer la qualité de service. Elle pennet
aussi d'organiser les postes utilisateurs selon leurs situations physiques dans les bâtiments, le
service auquel appartient l'utilisateur. Un renforcement de la sécurité peut être réalisé en
mettant en place un filtrage inter-VLAN, n'autorisant que les utilisateurs d'un VLAN à y
accéder. Toutes ces manœuvres diminuent le risque de déni de service.
D'une part l'on peut sécuriser le flux SIP (la signalisation) avec TLS. Le protocole TLS pennet
de créer un tunnel entre un ordinateur et un serveur. Ce tunnel sécurisé pennet un échange
d'infonnations en contournant les dispositifs de sécurité installés pour un serveur ou un
ordinateur. Passant outre les systèmes de protection il est alors possible que des actions
malveillantes soient menées au travers du point d'entrée du tunnel. Afin de limiter les risques,
il est techniquement possible de filtrer les contenus d'un tunnel TLS par la mise en place d'un
dispositif qui authentifie le client et le serveur. Deux tunnels sont alors mis en place, un depuis
le client vers le dispositif d'authentification et le second du dispositif vers le serveur. Ce
système pennet alors une analyse et une sécurisation transparente des contenus transférés par
le tunnel TLS [13]
D'autre part, le flux RTP (la voix) peut être sécurisé grâce avec Secure RTP (SRTP). Pour le
cryptage et le décryptage du flux de données, SRTP (avec SRTCP) standardise l'utilisation du
chiffrement AES, bien que n'importe quel chiffrement puisse être utilisé. AES qui à l'origine
peut être utilisé dans deux modes de chiffrement, dont le mode bloc (CBC), est ici utilisé en
TELEPHONIE IP A L'UNIVERSITE NAZI BONI: PASSAGE A ECHELLE, QOS ET MESURES DE SECURITE 2016
mode comptage (CTR), car il s'agit d'un chiffrement de flux. AES travaille sur des blocs de
128 bits.
Un paquet SRTP est généré par transformation d'un paquet RTP grâce à des mécanismes de
sécurité. Donc le protocole SRTP effectue une certaine mise en forme des paquets RTP avant
qu'ils ne soient sur le réseau. La figure ... présente le format d'un paquet SRTP
• SRTP MKI (SRTP Master Key identifier): sert à ré-identifier une clef maîtresse
particulière dans le contexte cryptographique. Le MKI peut être utilisé par le récepteur
pour retrouver la clef primaire correcte quand le besoin d'un renouvellement de clefs
survient.
• Authentication tag : est un champ inséré lorsque le message a été authentifié. Il est
recommandé d'en faire usage. Il fournit l'authentification des en-têtes et données RTP
et indirectement fournit une protection contre le rejet de paquets en authentifiant le
numéro de séquence.
------,-------
MI<I : Auth !
~----111111!11!'---~~ .......'...'. -...-'. . "
.. authentication
encryption
Les différentes clefs utilisées par SRTP (authentification, chiffrement) dérivent d'une seule et
unique clef maitresse (« master key »). Il y a donc nécessité d'échanger la «master key ». li
existe plusieurs protocoles d'échange de clef utilisables avec SRTP. A ce propos, protocole
ZRTP décrit une méthode d'échange de clefs utilisant Diffie-Hellman. La négociation d'un
secret partagé, qui servira à générer les clefs et le "sel" pour le chiffrement de la session, se fait
dans le flux RTP, préalablement établi par un protocole de signalisation tel que SIP. ZRTP est
donc indépendant du protocole de signalisation. ZRTP ne nécessite pas d'infrastructure PKI, ou
l'utilisation d'un tiers de confiance. Il utilise des clefs différentes à chaque établissement d'une
nouvelle session (à l'exception des modes particuliers Preshared et Muitistream). L'entête
ZRTP se constitue comme ainsi présenté dans la Figure VI.I.
TELEPHONIE IP A L'UNIVERSITE NAZI BONI: PASSAGE A ECHELLE, QOS ET MESURES DE SECURITE 2016
V1.3.8 Le VPN
Une autre solution pour crypter le trafic dans notre réseau, est l'implémentation d'un VPN
(Virtual Private Network) au sein des machines utilisées pour la VoIP. Un VPN permet de
véhiculer du trafic crypté grâce à des clés de cryptage ce qui rend leur déchiffrage presque
impossible par une tierce partie. Il permettra donc de contourner les attaques d'écoute
clandestine.
L'outil que nous avons choisi pour la mise en place d'un VPN est OpenVPN. C'est un logiciel
«open source» permettant de créer un réseau virtuel basé sur SSL. Il peut être utilisé afin de
relier deux réseaux ou plus via un tunnel chiffré à travers l'Internet. Il permet la génération des
certificats pour les utilisateurs. Dans notre contexte, le VPN sera utilisé uniquement pour les
appels vers le réseau Internet.
V1.3.9 Filtrage
De nombreuses possibilités de protection d'un l'environnement de téléphonie. Parmi celles-ci,
il ya l'utilisation d'un ASA de la famille 5500 faisant l'intermédiaire entre un réseau voix
sécurisé et un réseau voix non sécurisé.
Il existe deux modules sur un ASA permettant de traiter des flux voix spécifiques.
D'abord, le TLS Proxy est un intermédiaire entre deux équipements communicant directement
ensemble'en utilisant des flux cryptés'.
Ensuite, le Phone Proxy est une évolution du TLS Proxy permettant d'utiliser le chiffrage natif
sur les IP Phones pour réaliser des appels sécurisés depuis l'extérieur vers l'intérieur de la zone
protégée. Ce peut aussi être utilisé pour maintenir une séparation entre les flux voix chiffrés et
les données quand les téléphones sont sur le même VLAN 'data'. C'est la solution idéale pour
protéger des Softphones, car ils utilisent généralement le VLAN 'data' pour les
communications.
En terme de volumétrie maximum, le pare-feu ASA 5580 dont dispose l'université, peut
supporter jusqu'à treize-mille (13000) sessions simultannées. Cette valeur est configurée grâce
à la commande:
l~---------------------------------------------------------------~
# tls-proxy maximum-sessions -nb de sessions- l
1 J
TELEPHONIE IP A L'UNIVERSITE NAZI BONI: PASSAGE A ECHELLE, QOS ET MESURES DE SECURITE 2016
V1.3.1D La supervision
Elle pennet d'avoir une vue d'ensemble du réseau. Les outils pennettant la supervision des
réseaux doivent nonnalement pouvoir être adaptés pour superviser l'ensemble de
l'infrastructure convergente téléphonie sur IP et Data. C'est l'un des grands avantages de
l'unification des infrastructures. Par ailleurs, il est recommandé de séparer le trafic généré par
les solutions de supervision du reste des applications.
Par sa polyvalence, Zabbix peut superviser et vérifier les statuts d'une multitude de services
réseaux, ou systèmes (serveurs), tout en surveillant au niveau matériel de nombreux types
d'équipements présents au sein d'une infrastructure II, comme un routeur, une imprimante, un
téléphone IP, etc. grâce à l'utilisation du protocole SNMP. Il supporte également le protocole
IPMI, et dispose d'outils d'auto-découverte d'équipements. Il intègre par défaut la gestion de
cartes (réseaux) et de graphiques, tous visualisables depuis une même interface. [17][18]
Par ailleurs il est primordial de sensibiliser les utilisateurs sur l'exploitation de la solution et les
risques qui y sont liés; car tout système infonnatique, quoique sécurisé côté protocoles,
demeure en danger tant que les utilisateurs ignorent les bonnes méthodes pour garantir son
intégrité.
.
r.~r\r
.
r. C'r Tnr.n J r.T ln r. n'[Link].f""\n l'.K" 'T'rf""\r II:" Cl
TELEPHONIE IP A L'UNIVERSITE NAZI BONI: PASSAGE A ECHELLE, QOS ET MESURES DE SECURITE 2016
VI,5 Conclusion
Toute infrastructure VoIP est en proie à multiples attaques. A cet effet, nous avons trouvé une
dizaine de mesures pour lui assurer un certain niveau de protection. Ces mesures vont de la
sécurité physique à la sécurisation des protocoles en passant par la mise en place des pare-feux
et la sécurisation des systèmes d'exploitation tout en respectant les bonnes pratiques pour les
configurations des serveurs PBX. Cependant, force est de noter qu'il n'y a pas de sécurité
absolue. Les utilisateurs, par l'adoption des bonnes pratiques doivent contribuer à la
sécurisation du système VoIP.
CONCLUSION GENERALE
Le projet d'étude de la solution VoIP à l'U.N.B. auquel nous avons participé à la DPNTIC est
énoncé dans ce document en six phases. Le cadre général et le contexte du stage et les
généralités sur la Voix sur IP ont été les premiers éléments abordés. Ils nous ont permis de
comprendre que les acteurs de l'université rencontraient souvent des difficultés dans les
communications téléphoniques sur ses différents sites et que la VoIP pourrait être une solution
idéale. Ensuite nous avons fait une étude de l'existant afin de mieux appréhender les
insuffisances. A l'issue de cette analyse, il s'est révélé que la solution VoIP existante était loin
de répondre au besoin actu ; d'où la nécessité de faire un nouveau dimensionnement. La gestion
de la QoS et de sécurité était alors une question récurrente qui ne pouvait rester sans réponse.
Les acteurs de L'UPB dépensent énormément dans les communications téléphoniques. Malgré
ce coût exorbitant, les réseaux téléphoniques des opérateurs sont souvent saturés ou
inaccessibles. Cela ralenti considérablement le travail dans ce sens que les sites sont distants.
En plus la solution VoIP existante ne prend en compte qu'une vingtaine d'utilisateurs. De plus
il n'y a pas de politique de sécurité garantissant la confidentialité Pour mener à bien ce projet,
nous avons élaboré des formulaires d'enquêtes contenus dans les annexe 1 et 2 afin de
comprendre les problèmes rencontrés dans les communications téléphoniques sur les différents
sites de l'U.N.B., les moyens investis, et le temps mis. Cela nous a permis d'estimer le nombre
moyen et maximum d'appels simultanés. Tous ces éléments ont été déterminants pour le
dimensionnement. Le plus important à ce niveau a été le choix du serveur BPX, du protocole
de signalisation et du codec.
Comme IPBX, Wazo, fork de xivo a été choisi avec SIP comme protocole de signalisation et le
codec G729. Il présente de nombreuses fonctionnalités répondant parfaitement au cahier de
charges. Mieux encore, il intègre des mécanismes de sécurité comme l'authentification LDAP,
la sécurisation des protocoles SIP et RTP, le chiffrement des appels. Il gère par défaut la haute
disponibilité avec le principe des serveurs maître/sclave. Afin de renforcer la sécurité, nous
préconisons la mise en place du VPN pour les IP Phones, la protection du serveur par un proxy,
le filtrage, la supervision, la configuration du « fail 2 ban» et sensibilisation des utilisateurs.
La mise en place de cette solution permettra d'avoir une infrastructure VoIP sécurisée prenant
en compte tous les acteurs de l'Université sans exception. En plus la solution est facile à faire
évoluer. Cependant une interconnexion opérationnelle entre les différents sites est nécessaire.
Pour ce faire la prise en main du réseau UPB+ par la DPNTIC est indispensable. L'intégration
de l'authentification par certificat à l'avenir ne sera pas de trop.
TELEPHONIE IP A L'UNIVERSITE NAZI BONI: PASSAGE A ECHELLE, QOS ET MESURES DE SECURITE 2016
Référence bibliographique
[1] [Link] consulté le 04/08/2016 à 10h16.
[8] Rebha BOUZAIDA, « Étude et Mise en place d'une Solution VOIP Sécurisée » ; mémoire de fin d'étude
de Master Professionnel en Nouvelles Technologies des Télécommunications et Réseaux; 2011.
[9] Laurent OUAKIL & Guy PUJOLLE, « Téléphonie sur P », Eyrolles, 2008.
[10] Jonathan BRIFFAUT & Alexandre MARTIN, « La VoIP: Les protocoles SIP, SCCP et H323 »
[11.] [Link]
consulté le 03/05/2017 à 10h10.
[18] [Link]
consulté le 13/02/2017 à 11h20.
[21]https:l![Link]/wiki/view/How+to+connect+VoIP+GSM+gateway+to+Asterisk+PBX
consulté le 10/01/2017 à 22h20.
[22] https:l![Link]/fr/produits/passerelles-gsm/passerelles-gsm-voip/voiceblue-next/etudes-de-casl
consulté le 10/01/2017 à 23h00.
ANNEXES
Annexel : Mise en place de la solution
Installation de Wazo
Notre solution fonctionne sous un environnement Debian. Cependant, il existe essentiellement
deux manières de l'installer.
D'une part, Wazo peut être par téléchargement de paquets. Dans ce cas on utilise la commande
wget est pour les obtenir, et sh pour les installer. L'avantage de cette méthode est que
l'administrateur est libre de choisir les paquets à installer. Cependant il devra connaître tous les
paquets nécessaires au bon fonctionnement du système c'est-à-dire les serveurs de messagerie,
DNS, DHCP, Base Donné... En plus la difficulté de ce procédé réside en la gestion des
incompatibilités.
D'autre part, la solution peut être mise en place en installant de l'ISO. En effet, le CD de Wazo
est système d'exploitation Debian dans lequel est empaqueté initialement notre serveur VoIP
avec tous les logiciels complémentaires nécessaires. Ainsi, en installant le système
d'exploitation, on dispose de la solution, prête à être configurée. Cette solution nous parait la
meilleure, car elle nous épargne les problèmes d'incompatibilité. Le seul inconvénient est
qu'après installation, le SE démarre en mode console pendant que le serveur est censé être
accessible à travers une interface web. Pour y remédier, nous avons installé l'interface
graphique Gnome.
Par ailleurs, il existe des serveurs physiques sur lesquels la solution est déjà opérationnelle.
Mais ceux-ci sont payants.
Peu importe la méthode utiliser, la configuration (installation) reste la même. Avant toute
configuration, wazo est accessible à travers l'adresse locale [Link]. La figure VII. 1 illustre
sa page d'accueil. Il existe en effet trois étapes importantes dans la configuration préliminaire
du serveur.
TELEPHONIE IP A L'UNIVERSITE NAZI BONI: PASSAGE A ECHELLE, QOS ET MESURES DE SECURITE 2016
Etape configuration
Cette étape possède deux camps délicats: le mot de passe de l'administrateur et l'adresse IP de
l'interface VoIP. L'administrateur serait amené à réinitialiser les configurations si toutefois il
venait à oublier une de ces informations. La figure VII.2 nous présente le wizard de cette étape.
Pour cette étape, nous avons juste configuré le contexte des appels internes, par le
renseignement de la plage de numérotation. Notre système prévoit gérer dix mille (10 000)
utilisateurs. Donc nous avons opté de commencer la numérotation à 00101. La figure VIIJ
nous permet de mieux appréhender cette partie.
Etape validation
Cette étape permet à l'utilisateur de vérifier si toutes les informations renseignées sont
correctes, en les lui affichant, comme nous le montre la figure VIlA; après quoi il pourra enfin
terminer l'installation.
L l nn441·
. • ....noaI·
Il faut noter que deux étapes n'ont pas été illustrées par des exemples. Il s'agit en effet de
l'acceptation des conditions d'utilisations et du choix de la langue. Pour ce cas-ci, nous avons
choisi l'anglais car tous les tutoriels sur les configurations sont en anglais.
. .
I:'I'"'r'\f C crrnt"DJ[,TfDC n",..,rcnDI\,f.,-rrnrJ[:" VI\I
TElEPHONIE IP A L'UNIVERSITE NAZI BONI: PASSAGE A ECHELLE, QOS ET MESURES DE SECURITE 2016
2. Quel problème rencontrez-vous dans les communications (appels téléphoniques) sur le site de
Nasso?
4. Combien dépensez-vous en moyenne par jour dans les appels téléphoniques (téléphones
portables) en dehors des heures de service pour joindre vos collègues ou collaborateurs?
10. Quel est votre niveau de satisfaction dans l'usage de cette téléphonie IP (si vous en avez) ?
12. Avez-vous un :
DOrdinateur ? OSmartphone (Android, IPhone, tablette)?
3. Quel problème rencontrez-vous dans les communications (appels téléphoniques) sur le site de
Nasso?
S. Combien dépensez-vous en moyenne par jour dans les appels téléphoniques (téléphones
portables) sur le campus pour joindre vos camarades et/ou l'administration qui sont aussi sur le
campus? (Cette question est destinée aux étudiants de l'UPB)
XVI
TELEPHONIE IP A L'UNIVERSITE NAZI BONI: PASSAGE A ECHELLE, QOS ET MESURES DE SECURITE 2016
6. Combien de d'appels passez-vous en moyenne par jour sur le campus, entre étudiants et/ou
l'administration avec le téléphone portable?
9. Avez-vous un :
DOrdinateur ? o Smartphone (Android, IPhone, tablette, BlackBerry)?
, ,