Qu’ainsi, il serait de bon droit de condamner les deux défendeurs à la cessation
de tout trouble de jouissance sur le lieu et que sont tous membres de la famille KYAKIMWA
MASINDA qui avait vendu ledit champ en date du 14/02/2019.
Que l’article 239 de la loi dite foncière renchérie : « le détenteur du droit à devenir
concessionnaire ou propriétaire peut former opposition à l’exercice du droit de disposer du
concessionnaire ou du propriétaire inscrit au livre d’enregistrement ».
Attendu que la jurisprudence de la Cour d’Appel de KISANGANI 09 Juillet 1974
citée par Jean KIFWABALA dans son ouvrage Droit civil des biens, Tome I, le droit foncier,
page 403 renseigne qu’il a été ainsi décidé que même si le certificat d’enregistrement ne pas
établi à sa faveur ; l’acheteur d’un immeuble peut averti d’un contrat de vente régulièrement
passé entre lui et le propriétaire exercer toute prérogative de ce dernier vis-à-vis de tiers
spécialement le droit de demander en justice.
Qu’en regard de ce qui précède, la Cour notera que les défendeurs n’ont fournis
aucun titre pour justifier leur droit de jouissance sur le lieu ; d’où il sera du bon droit de
condamner les deux défendeurs à la cessation de tout trouble de jouissance sur le champ
querellé sis à MUSENZE, d’une dimension de 1ha et demi et ordonnera leur
déguerpissement sur le lieu.
Que l’article 258
Qu’en espèce, il y a lieu de condamner les deux défendeurs In sollidum au
paiement des dommages et intérêt de l’ordre de 10 000 dollars Américain en Francs
congolais pour réparer les préjudices et surtout la privation dudit champ aux héritiers du de
cujus et le Frais de justice.
Que par ces motifs, qu’il plaise à l’auguste Tribunal d’allouer à la demanderesse
le bénéfice intégral de son exploit sous RC 2060 et ça sera justice. Frais comme de droit