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Intérêt Simple : Concepts et Calculs

cours math fin s1

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Intérêt Simple : Concepts et Calculs

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CHAPITRE 1 Section 1 : Notions de base ; principe et

modes de paiement

Section 2 : Actualisation et
capitalisation
Section 3 : Formule fondamentale de l’intérêt
Actualisation – Capitalisation et simple

Intérêts simples Section 4 : Valeur acquise par un capital placé


à intérêts simples

Section 5 : Valeur actuelle par un capital


placé à intérêts simples
Section 1 : Notions de base ; principe et modes de paiement
1.1. Définition de l’intérêt simple

• L’intérêt peut être défini comme la rémunération d’un prêt d’argent.


• C’est le prix à payer par l’emprunteur au prêteur, pour rémunérer le service rendu par la
mise à disposition d’une somme d’argent pendant une période de temps.
• Trois facteurs essentiels déterminent le coût de l’intérêt:
la somme prêtée
la durée du prêt
le taux auquel cette somme est prêtée.

• Il y a deux types d’intérêt: l’intérêt simple et l’intérêt composé.

8
Section 1 : Notions de base ; principe et modes de paiement
1.1. Définition de l’intérêt simple

Formule

C×t×n

Montant placé ou Durée (exprimée en nombre


emprunté Taux d’intérêt de période)

9
Section 1 : Notions de base ; principe et modes de paiement
1.1. Définition de l’intérêt simple

100.000 TND sur 1 an à


5%

Banque ABC 100.000 TND Entreprise XYZ


(prêteur) + (emprunteur)
(100.000 × 5%× 1)
L’intérêt est une rémunération L’intérêt est un coût

10
Section 1 : Notions de base ; principe et modes de paiement
1.1. Définition de l’intérêt simple

11
Section 1 : Notions de base ; principe et modes de paiement
1.2. Principe de l’intérêt simple

• les intérêts sont calculés uniquement sur le capital emprunté ou placé, du taux d'intérêt défini
par le contrat, et de sa durée.
• Ce montant restera invariable chaque année (ou une autre échéance).
• La caractéristique des intérêts simples est qu'ils ne s'ajoutent pas à la somme en question

Ils ne produisent donc pas d'intérêts sur les intérêts.

• Ils sont favorables à un emprunteur, mais moins favorables pour un investisseur, qui
préférera les intérêts composés.

12
Section 1 : Notions de base ; principe et modes de paiement
1.2. Principe de l’intérêt simple

● On rémunère un capital placé ou prêté à intérêt simple si le placement ou le prêt n'excède pas une
période d'un an, dans le cas général.

● Ils sont versés en une seule fois au début de l’opération, c’est à dire lors de la remise du prêt, ou à la
fin de l’opération c’est à dire lors du remboursement.
● L’intérêt simple est directement proportionnel:

○ Au capital
○ À la durée du placement
○ An taux d’intérêt

13
Section 1 : Notions de base ; principe et modes de paiement
1.3. Justification de l’intérêt

La privation de consommation:

Privatisation d’une consommation immédiate.

Réception en contrepartie d’une rémunération de la part de l’emprunteur pour se


dédommager de cette privation provisoire.

La prise en compte du risque:

Insolvabilité de l’emprunteur / Inflation

Exigence d’une rémunération pour couvrir le risque encouru

14
Section 2 : Actualisation et capitalisation
2.1. Principe

• Le taux d’intérêt apparaît comme le taux de transformation de l’argent dans le temps.

• Cette relation entre temps et taux d’intérêt signifie que deux sommes d’argent ne sont équivalentes
que si elles sont égales à la même date.

100 dinars perçus aujourd’hui = 100 dinars perçus dans un an

100 dinars perçus aujourd’hui 100 dinars perçus dans 1 an

100 DT placés à 5% l’an 105 DT 100 DT 105 DT


placés à 5% l’an

0 1 an 0 1 an

15
Section 2 : Actualisation et capitalisation
2.1. Principe

D’après l’’exemple précédent :

100 dinars aujourd’hui = 100 dinars dans 1 an

100 dinars aujourd’hui = 105 dinars dans 1 an

Pour pouvoir comparer deux ou des sommes disponibles à différentes dates, on doit
utiliser les techniques de calcul actuariel :

● Capitalisation
● Actualisation

16
Section 2 : Actualisation et capitalisation
2.2. Actualisation

• C’est une technique qui consiste à faire reculer dans le temps une valeur future pour calculer sa valeur
présente appelée Valeur Actuelle.

C’est la détermination de la valeur actuelle d’une somme future.

X? Actualisation 105 DT

0 1 an

: Valeur actuelle
𝐹𝐴
: Valeur future
t : taux d’intérêt annuelle
n : durée de placement
: facteur d’actualisation <1
17
Section 2 : Actualisation et capitalisation
2.2. Actualisation

Application
Soit une obligation ayant les caractéristiques suivantes :
• Principal égal à 1 000 DT
• Taux du coupon égal à 7 %
• Échéance à 3 ans
• Taux d'intérêt sans risque à 4 %.
Les flux liés à l'achat et à la conservation de l'obligation jusqu'à échéance sont comme suit:

Description année 0 année 1 année 2 année 3

Achat de l’obligation

Versement des coupons

Remboursement du principal

Flux total 18
Section 2 : Actualisation et capitalisation
2.2. Actualisation

Suite application
Déterminer la valeur actuelle de l’investissement

année 0 année 1 année 2 année 3

-1000 +70 +70 +1070

+67,301

+64,719

+951,226

=83,246
19
Section 2 : Actualisation et capitalisation
2.3. Capitalisation

• Elle consiste à faire avancer dans le temps une valeur présente pour calculer sa valeur future appelée
aussi Valeur Acquise.

C’est la détermination de la valeur future d’une somme actuelle

100 DT Capitalisation X?

0 1 an

: Valeur actuelle
: Valeur future
t : taux d’intérêt annuelle
n : durée de placement
: facteur capitalisation > 1
20
Section 2 : Actualisation et capitalisation
2.2. Actualisation

Suite application
Déterminer la valeur acquise de l’investissement

année 0 année 1 année 2 année 3

-1000 +70 +70 +1070

+72,800

+75,712

1000 𝑋 (1,04) -1124,864

=93,684
21
Section 3 : Formule fondamentale de l’intérêt simple

Formule

Montant de l’intérêt Durée de placement


simple Taux d’intérêt (exprimée en fraction
annuel d’année)
Montant placé ou
prêté

22
Section 3 : Formule fondamentale de l’intérêt simple

valeur acquise par le


capital à la fin du
placement

• Si on remplace I par sa valeur :

23
Section 3 : Formule fondamentale de l’intérêt simple

Si la durée de placement est exprimée Si la durée de placement est


en mois : exprimée en jours :

Donc : Donc :

Remarques :

● On ne compte pas le premier jour et on compte le dernier


● On tient compte du nombre exacte de jours de chaque mois de l'année ( janvier 31 j; février 28 ou 29j; …)
24
Section 3 : Formule fondamentale de l’intérêt simple

Si la durée du placement est exprimée en d’autres fractions


Durée en semaines d’années:
On compte 52 semaines dans une année, donc n = nombre de semaines
52

Durée en quinzaines
On compte 24 quinzaines dans une année, donc n = nombre de quinzaines
24

Durée en trimestres
On compte 4 trimestres dans une année, donc n = nombre de trimestres
4

Durée en semestres
On compte 2 semestres dans une année, donc n = nombre de semestres
2

25
Section 3 : Formule fondamentale de l’intérêt simple

Ce qu’il faut retenir


:
Le taux d’intérêt (t) étant annuel, la durée doit donc être exprimée en fraction d’année

Exprimé en fraction d’année


exemple: n= 1/2 pour 1 semestre

I=C×t×n

Exprimé en base annuelle

26
Section 3 : Formule fondamentale de l’intérêt simple

Application 1

Un placement effectué le 13 Mars est remboursé le 08 juillet.


• Le taux d’intérêt étant de 7%
• Le capital est fixé à 10.000 TND

Calculer l’intérêt produit à l’échéance. En déduire la valeur acquise

27
Section 3 : Formule fondamentale de l’intérêt simple

Correction application 1

Calcul du nombre de jours:

Mars 18
Avril 30
Mai 31 117
Juin 30 jours
Juillet 8

28
Section 3 : Formule fondamentale de l’intérêt simple

Application 2

Une somme de 10000 dinars est placée sur un compte du 23 Avril au 9 Août au taux
simple de 7 %
1. Calculer le montant de l’intérêt produit à l’échéance.
2. Calculer la valeur acquise par ce capital.
3. Chercher la date de remboursement pour un intérêt produit égal à 315 dinars.

29
Section 3 : Formule fondamentale de l’intérêt simple

QCM
1.1. Parmi les affirmations suivantes, relatives à la technique de l’intérêt simple, lesquelles sont exactes?
a. L’intérêt est proportionnel à la durée de l’opération
b. L’intérêt est proportionnel au capital de l’opération
c. Le taux d'intérêt, exprimé en pourcentage, est l'intérêt rapporté par une somme de 100 TND pendant un an

1.2. La durée dans une opération à intérêt simple:


a. est calculé sur la base de l’année civile
b. est toujours supérieure à un an
c. se calcule en fraction d’année

1.3. Une entreprise emprunte 900 000 TND sur 8 mois au taux de 10%. Comment cette opération se
traduit-elle?
a. Elle paie un intérêt de 60 000 TND
b. Elle paie un intérêt de 59 016,390 TND
c. Elle s’engage à rembourser 960 000 TND dans 8 mois 30
Section 3 : Formule fondamentale de l’intérêt simple

Correction QCM

1.1. Parmi les affirmations suivantes, relatives à la technique de l’intérêt simple, lesquelles sont exactes?
✓ a. L’intérêt est proportionnel à la durée de l’opération
✓ b. L’intérêt est proportionnel au capital de l’opération
✓ c. Le taux d'intérêt, exprimé en pourcentage, est l'intérêt rapporté par une somme de 100 TND pendant un an

1.2. La durée dans une opération à intérêt simple:


○ a. est calculé sur la base de l’année civile
○ b. est toujours supérieure à un an
✓ c. se calcule en fraction d’année

1.3. Une entreprise emprunte 900 000 TND sur 8 mois au taux de 10%. Comment cette opération se
traduit-elle?
✓ a. Elle paie un intérêt de 60 000 TND
○ b. Elle paie un intérêt de 59 016,390 TND
✓ c. Elle s’engage à rembourser 960 000 TND dans 8 mois 31
Section 4 : La valeur du temps d’un flux et les taux
4.1. Le taux nominal

• Le taux nominal est le taux d'intérêt qui est fixé lors de l'opération d'emprunt ou de prêt.
• Il est inscrit dans le contrat qui lie emprunteur et prêteur. Il est, par convention, annuel.

Remarque :
Dans le cas d’un emprunt, le taux d’intérêt nominal ne prend en compte que la somme
empruntée.
Or il existe de nombreux frais annexes qui peuvent impacter de façon importante le coût
total du crédit (frais de dossier, frais d’estimation d’un bien,...)

32
Section 4 : La valeur du temps d’un flux et les taux
4.2. Le taux proportionnel

• Le taux proportionnel est le taux d'intérêt obtenu en divisant le taux annuel par le nombre
d'échéances dans l'année (semestre, trimestre, mois ou jours).

i : taux annuel
p : nombre de période dans l’année
avec :
: taux proportionnel par période

• Si : taux semestriel
: taux trimestriel

: taux mensuel
33
Section 4 : La valeur du temps d’un flux et les taux
4.2. Le taux proportionnel

Application
Solution
Soit un taux annuel égal à 6%
• Taux semestriel proportionnel

Déterminer
• Taux semestriel proportionnel
• Taux trimestriel proportionnel • Taux trimestriel proportionnel
• Taux mensuel proportionnel

• Taux mensuel proportionnel

34
Section 4 : La valeur du temps d’un flux et les taux
4.2. Le taux proportionnel

Formule de l’intérêt simple en fonction du taux


proportionnel

avec : : taux proportionnel par période


p : nombre de période dans l’année
I : montant de l’intérêt simple
C : capital placé ou prêté

35
Section 4 : La valeur du temps d’un flux et les taux
4.2. Le taux proportionnel

Application

1. Calculer le taux semestriel proportionnel à un taux annuel de 9%

2. En déduire l’intérêt acquis par un placement de 5000 durant un semestre

36
Section 4 : La valeur du temps d’un flux et les taux
4.3. Le taux d’intérêt post-compté

Figure 1.1 Diagramme des flux du Figure 1.2 Diagramme des flux du
point de vue du prêteur point de vue de l’emprunteur

+I

0 +K +K n

n 0 -K
-K
-I

37
Section 4 : La valeur du temps d’un flux et les taux
4.4. Le taux d’intérêt précompté

○ Une opération est à intérêt précompté (ou «terme à échoir») lorsque les intérêts sont payés
au début de l’opération.

○ Le prêteur met le capital K à disposition de l’emprunteur en début de période et encaisse


immédiatement les intérêts.

○ L’emprunteur ne dispose donc que d’un montant M=C-Ⅰ

38
Section 4 : La valeur du temps d’un flux et les taux
4.4. Le taux d’intérêt précompté

Figure 1.1 Diagramme des flux du Figure 1.2 Diagramme des flux du
point de vue du prêteur point de vue de l’emprunteur

+I +K +K n
0
n 0 -I -K
-K

39
Section 4 : La valeur du temps d’un flux et les taux
4.4. Le taux d’intérêt précompté

Exemple d’une opération à intérêt précompté

Le Mali a émis des bons assimilables du Trésor (BTA) d’une valeur totale de 20 milliards FCFA à valeur
unitaire d’un million FCFA.
La durée de l’émission est de douze (12) mois au taux d’intérêt multiple.
La date de dépôt des soumissions a été arrêtée au mercredi 16 janvier 2019 à 10h30 GMT.
Les titres émis sont remboursables le premier jour ouvré suivant la date d’échéance.
Les intérêts sont payables d’avance et précomptés sur la valeur nominale des bons...
Source: [Link]
40
Section 4 : La valeur du temps d’un flux et les taux

Notion de taux effectif

Lorsque les intérêts sont précomptés, le prêteur encaisse immédiatement des intérêts calculés sur
la base de la valeur nominale (C).
Or, le montant (M) réellement placé est inférieur à C.

Figure 1.1 Diagramme des flux du


point de vue du prêteur

+K
0
M = K-I n

41
Section 4 : La valeur du temps d’un flux et les taux

Or : M = C - I

On remplace M par sa valeur :

Donc :

42
Section 4 : La valeur du temps d’un flux et les taux

Application 1

Un individu souscrit pour 10 000 TND en Bons du Trésor. Sachant que les intérêts sont
postcomptés à 8% pour une durée de 3 mois:

1. Calculer le montant de l’intérêt.


2. Sur la base d’un taux précompté, calculer la somme effectivement placée par l’individu.
3. En déduire le taux effectif.

43
Section 4 : La valeur du temps d’un flux et les taux

Application 2

Un organisme financier vous propose pour six mois les deux types de placement suivants :
• Placement A: Intérêt simple post-compté au taux annuel de 5%
• Placement B: Intérêt simple précompté au taux annuel de 4,9%

Quel type de placement choisir? Justifier votre choix

44
Section 4 : La valeur du temps d’un flux et les taux

Application 3

Une entreprise souhaite emprunter 100 000 TND sur 74 jours. Sa banque lui offre un taux de 4% si
l’opération est à taux précompté et 4,1% si elle est à taux post-compté.

1. Calculer le montant de l’intérêt dans les deux cas et présenter le diagramme des flux
2. Combien devrait emprunter l’entreprise au taux précompté de 4% pour disposer d’un capital
après intérêts de 100 000 TND?
3. En déduire le taux effectif
4. Quelle est la meilleure solution pour l’entreprise?

45
Section 5 : Application à quelques instruments de placement et de crédit
5.1. Le découvert bancaire

Définition
• Le découvert sur un compte courant bancaire représente pour le client d’une banque le montant
qu’il a utilisé à partir des fonds de la banque et non pas de ses propres fonds.

• Il est assimilé à un prêt passager sans déblocage préalable.

• il apparait sur le relevé bancaire comme un solde débiteur et sur la comptabilité du client comme
un solde créditeur assimilé à une dette à CT envers la banque

• le découvert bancaire occasionne pour le client des charges sous divers formes appelées Agios
bancaires

46
Section 5 : Application à quelques instruments de placement et de crédit
5.1. Le découvert bancaire

Agios bancaires
les intérêts
• Les agios bancaires se divisent en deux types :
les commissions

Agios bancaires = les intérêts + les commissions

47
Section 5 : Application à quelques instruments de placement et de crédit
5.1. Le découvert bancaire

a. Les intérêts

• Nous partons d’abord du principe que les soldes créditeurs en faveurs du client sur un compte
courant ne sont pas porteurs d’intérêt contrairement au compte d’épargne.

• Seuls les soldes débiteurs sont porteurs d’intérêts débiteurs. Ceux-ci sont calculés de deux manières
et toujours sur une période trimestrielle

• La méthode des nombres


• C’est la méthode la plus lourde

• Elle consiste à travers une échelle d’intérêt trimestrielle à calculer le total des intérêts trimestre
du compte courant comme la somme des pondérations des différents soldes constatés sur le
trimestre multipliés par le nombre de jours effectifs du solde constaté et ce à un taux
préalablement fixé par la banque
48
Section 5 : Application à quelques instruments de placement et de crédit
5.1. Le découvert bancaire

• La méthode du découvert moyen

• C’est la méthode la plus simple.

• Elle consiste à déterminer un solde quotidien débiteurs ou découvert moyen Dm sur le trimestre
lequel occasionnera des intérêts débiteurs sur la durée totale du trimestre n=90 j à un taux
annuel préalablement fixé

avec

49
Section 5 : Application à quelques instruments de placement et de crédit
5.1. Le découvert bancaire

b. Les commissions

• Il y a des commissions non imposable à la TVA et des commissions imposables à la TVA

• Les commissions non imposables à la TVA

• : commission des plus forts découverts du trimestre ∑

i : de 1 à 3, indice du mois du trimestre


: le plus fort découvert constaté sur le mois i
: le taux de la commission du plus fort découvert

50
Section 5 : Application à quelques instruments de placement et de crédit
5.1. Le découvert bancaire

• : commission du plus forts dépassement du trimestre

La banque autorise le détenteur d’un compte courant d’être en situation de découvert pour un
montant autorisé préalablement fixé DA et s’il y a un dépassement, on détermine chaque mois le
dépassement maximum DP, déférence entre le plus fort découvert et le découvert autorisé DA

i : de 1 à 3, indice du mois du trimestre


: le plus fort dépassement par rapport au découvert autorisé DA constaté sur le mois i
: le taux de la commission du plus fort dépassement

51
Section 5 : Application à quelques instruments de placement et de crédit
5.1. Le découvert bancaire

• Les commissions imposables à la TVA

• : frais ou commission de tenue de compte


On doit sommer tous les mouvements débiteurs (du point de vue banque sur tout le trimestre
avec : s = 1.... s

On applique ensuite à cette somme MD le taux de commissions de tenue de compte pour calculer
les frais de tenue de compte ∑
• : frais ou commission d’arrêt de compte (frais trimestrielles)
• : taxe sur la valeur ajoutée 52
Section 5 : Application à quelques instruments de placement et de crédit
5.2. Le compte d’épargne

Définition

• C’est un compte nominatif sur lequel sont servis des intérêts.

• Il est mis à la disposition des clients par les différentes banques commerciales du pays et sous différentes
formes : _ le livret d’épargne
_ le plan épargne études
_ le plan épargne résidence ...

• Le compte d’épargne peut recevoir des versements en espèces ou par chèque et des virements
(opérations de crédit) et subir des retraits en espèces ou par virements (opérations de débit).

• Le montant minimum de chaque opération de crédit ou de débit est fixé à 10 dinars.

53
Section 5 : Application à quelques instruments de placement et de crédit
5.2. Le compte d’épargne

Définition

• Les intérêts servis sur les comptes d’épargne sont calculés selon le principe de l’intérêt simple sur la
base d’un taux appelé le Taux de Rendement de l’Epargne (TRE)

• Outre les intérêts, une prime dite de fidélité est servie sur les fonds restés stables au taux de :
_ 0,5% pour les fonds restés stables pendant une durée supérieure égale ou à une année et
inférieure à 2 ans.

_ 1% pour les fonds restés stables pendant une durée égale ou supérieure à 2 ans

• Les intérêts relatifs au compte d’épargne sont décomptés et capitalisés à chaque arrêté trimestriel pour
leur net d’impôt, c’est à dire après une retenue à la source égale à 19 %.

54
Section 1 : Notions de base ; définition et
CHAPITRE 2
différentes catégories d’escompte

Section 2 : Equivalence des effets de


commerce Escompte
Section 3 : Les pratiques de
l’escompte
Section 1 : Notions de base ; définition et différentes catégories d’escompte
1.1. Définition

56
Section 1 : Notions de base ; définition et différentes catégories d’escompte
1.1. Définition

57
Section 1 : Notions de base ; définition et différentes catégories d’escompte
1.1. Définition

• L’escompte est une opération par laquelle la banque transforme une créance, matérialisée par un
effet de commerce, en liquidité au profit de son client avant son échéance et contre la remise de
l’effet.
• La banque crédite ainsi le compte de son client du montant de l’effet qui a été escompté diminué
des agios.

• On distingue deux types d’escompte :


● L’escompte commercial

● L’escompte rationnel

58
Section 1 : Notions de base ; définition et différentes catégories d’escompte
1.2. L’escompte commercial

• On parle d’escompte commercial lorsque le taux d’escompte va être calculé sur la valeur nominale
de l’effet et une durée allant du jour de négociation jusqu’au jour de l'échéance de l’effet de
commerce.

Formule

L’escompte
Durée (nombre de jours entre la date de
commercial Taux
remise d’escompte et la date d’échéance
d’escompte
d’effet)
Valeur nominale de
l’effet
59
Section 1 : Notions de base ; définition et différentes catégories d’escompte
1.2. L’escompte commercial

• La somme mise par le banquier à la disposition de son client, c’est-à-dire la différence entre la
valeur nominale d’un effet et son escompte commercial, est appelée valeur actuelle commerciale.

• En distinguant par a cette valeur actuelle commerciale, on aura

a=V-e

60
Section 1 : Notions de base ; définition et différentes catégories d’escompte
1.2. L’escompte commercial

Figure 1.2. Diagramme des flux de l’escompte commercial


du point de vue du prêteur

Remise à
l’escompte +V

a = V-e Echéance de l’effet de


commerce

61
Section 1 : Notions de base ; définition et différentes catégories d’escompte
1.2. L’escompte commercial

Application 1

Soit un effet de commerce de valeur nominale égale à 30 000 TND, d’ échéance 31 mai, escompté le
26 mars au taux de 9% :

1. Déterminer le montant de l’escompte commercial.


2. En déduire la valeur actuelle commerciale.

62
Section 1 : Notions de base ; définition et différentes catégories d’escompte
1.2. L’escompte commercial

Application 2

Soit un effet de commerce de valeur nominale égale à 50 000 TND, d’ échéance 30 avril 2021,
escompté le 20 février 2021 au taux de 6% :

1. Déterminer le montant de l’escompte commercial.


2. En déduire la valeur actuelle commerciale.

63
Section 1 : Notions de base ; définition et différentes catégories d’escompte
1.3. L’escompte rationnel

• On parle d’escompte rationnel lorsque le taux d’escompte va être calculé non pas sur la valeur
nominale de l’effet mais sur la somme effectivement prêtée par la banque qu’on désigne valeur
actuelle rationnelle.

Figure 1.2. Diagramme des flux de l’escompte commercial


du point de vue du prêteur

Remise à
l’escompte +V

a’ = V-e’ Echéance de l’effet de


commerce
64
Section 1 : Notions de base ; définition et différentes catégories d’escompte
1.3. L’escompte rationnel

Formule

L’escompte
Durée (nombre de jours entre la date de
rationnelle Taux
remise d’escompte et la date d’échéance
d’escompte
d’effet)
Valeur actuelle
rationnelle

65
Section 1 : Notions de base ; définition et différentes catégories d’escompte
1.3. L’escompte rationnel

• En distinguant par a’ cette valeur actuelle rationnelle, on aura

a’ = V - e’

Donc :

66
Section 1 : Notions de base ; définition et différentes catégories d’escompte
1.3. L’escompte rationnel

Application 3

Une entreprise négocie un effet de commerce, à échéance dans 3 mois, d’une valeur nominale de
60 000 TND au taux annuel de 7% :

1. Calculer l’escompte commercial et la somme que recevra l’entreprise.


2. Calculer la somme qu’aurait reçue l’entreprise si sa banque avait appliqué l’escompte rationnel
3. Quelle est la meilleure solution pour l’entreprise?

67
Section 2 : Equivalence des effets de commerce
2.1. La date d’équivalence de deux effets

• Soit deux effets, de valeurs nominales différentes et d’échéances différentes, escomptés au même
taux.
• S’il existe une date à laquelle les valeurs actuelles commerciales de ces deux effets sont égales
entre elles, on dira que ces deux effets sont équivalents, et la date en question sera dite date
d’équivalence des deux effets.

• À la date d’équivalence :

Remarque:
La date d’équivalence de deux effets, si elle existe, est antérieure à la date d’échéance de l’effet la
plus proche.
68
Section 2 : Equivalence des effets de commerce
2.1. La date d’équivalence de deux effets

Application 1

Deux effets de commerce, de valeurs nominales respectives 98 400 TND (échéance le 31 octobre) et
99 000 TND (échéance 30 novembre) sont négociés au taux de 7,2%.

Déterminer la date d’équivalence de ces deux effets.

69
Section 2 : Equivalence des effets de commerce
2.1. La date d’équivalence de deux effets

Application 1

Soit x : le nombre de jours séparant la date d’équivalence cherché du 31 octobre

98400 DT 99000 DT

Date d’équivalence 31 octobre 30


novembre

x jours

(x +30) jours
70
Section 2 : Equivalence des effets de commerce
2.1. La date d’équivalence de deux effets

On a :
DT à échéance le 31 octobre
DT à échéance le 30 novembre
t = 7,2%

A la date d’équivalence :

x = 50 jours

71
Section 2 : Equivalence des effets de commerce
2.1. La date d’équivalence de deux effets

Suite application 1

11 septembre 98400 DT 99000 DT

Date d’équivalence 31 octobre 30


novembre

x = 50 jours

(x +30) = 80 jours

72
Section 2 : Equivalence des effets de commerce
2.1. La date d’équivalence de deux effets

Application 2

Deux effets de commerce, de valeurs nominales respectives 5960 TND (échéance le 10 mars) et
5980 TND (échéance 30 mars) sont négociés au taux de 6%.

Déterminer la date d’équivalence de ces deux effets.

73
Section 2 : Equivalence des effets de commerce
2.1. La date d’équivalence de deux effets

Application 2

Soit x : le nombre de jours séparant la date d’équivalence cherché du 10 mars

5960 DT 5980 DT

Date d’équivalence 10 mars 30 mars

x jours

(x +20) jours
74
Section 2 : Equivalence des effets de commerce
2.1. La date d’équivalence de deux effets

On a :
DT à échéance le 10 mars
DT à échéance le 30 mars
t=6%

A la date d’équivalence :

x = 20 jours

75
Section 2 : Equivalence des effets de commerce
2.1. La date d’équivalence de deux effets

Suite application 2

18 février 5960 DT 5980 DT

Date d’équivalence 10 mars 30 mars

x = 20 jours

(x +20) = 40 jours

76
Section 2 : Equivalence des effets de commerce

2.2. Le renouvellement d’un effet

• Le client peut avoir des difficultés de trésorerie et peut donc ne pas payer l’effet de commerce à
l’échéance, il va donc demander à son fournisseur de reporter son échéance à une date ultérieur.

• Le remplacement du premier effet par le second n’est accepté par le fournisseur qu’à une seule
condition: Les valeurs actuelles commerciales des deux effets doivent être égales le jour de
négociation du nouvel effet.

77
Section 2 : Equivalence des effets de commerce

2.2. Le renouvellement d’un effet

Application 1

Un client doit à son fournisseur 71 100 TND payable le 31 mai, sa dette étant constatée par
l’acceptation d’un effet de commerce. Le 16 mai le client, dans l’incapacité de faire face, à la date
du 31 mai, au règlement de sa dette, demande à son fournisseur de remplacer l’effet de commerce à
échéance du 31 mai, par un nouvel effet à échéance le 30 juin.

Sachant que le taux d’escompte est de 10%, calculer la valeur nominale V de l’effet de remplacement.

78
Section 2 : Equivalence des effets de commerce

2.2. Le renouvellement d’un effet

Application 1
Le remplacement n’est accepté par le fournisseur que si le 16 mai (jour de négociation de l’effet) :

71100 DT V?

16 mai 31 mai 30 juin

15 jours

45 jours
79
Section 2 : Equivalence des effets de commerce

2.2. Le renouvellement d’un effet

V = 71700 DT

80
Section 2 : Equivalence des effets de commerce

2.2. Le renouvellement d’un effet

Application 3

Le 16 mai, un emprunteur propose à son créancier de remplacer le premier effet de valeur nominale
de 71 100 TND (échéance 31 mai) par un second de valeur nominale fixé à 72 000 TND.

Déterminer l’échéance du nouvel effet pour que le remplacement soit accepté par le créancier.
Taux = 10%

81
Section 2 : Equivalence des effets de commerce

2.2. Le renouvellement d’un effet

Application 2
Le remplacement n’est accepté par le fournisseur que si le 16 mai (jour de négociation de l’effet) :

71100 DT 72000 DT

16 mai 31 mai Échéance ?

15 jours

82
Section 2 : Equivalence des effets de commerce

2.2. Le renouvellement d’un effet

On a :
DT à échéance le 31 mai
DT à échéance à déterminer
t = 10 %

A la date d’équivalence :

= 60 jours

83
Section 2 : Equivalence des effets de commerce
2.3. L’échéance moyenne de deux ou plusieurs effets

On appelle échéance moyenne, la date à laquelle plusieurs effets à échéances différentes,


escomptés au même taux, peuvent être remplacés par un seul effet qui :

1. leur soit équivalent


2. et dont la valeur nominale est égale à la somme des valeurs nominales des effets donnés.

84
Section 2 : Equivalence des effets de commerce
2.3. L’échéance moyenne de deux ou plusieurs effets

Si un créancier dispose de k effets de :

• valeurs nominales respectives


• d’échéances respectives

On peut les remplacer par un effet unique, tel que

l’échéance de l’effet unique qu’on appelle échéance moyenne notée n est :

85
Section 2 : Equivalence des effets de commerce
2.3. L’échéance moyenne de deux ou plusieurs effets

Application 1

Le 6 septembre, trois effets de commerce de valeurs nominales respectives de :


• 1000 TND (échéance 31 octobre)
• 3000 TND (échéance 30 novembre)
• 2000 TND (échéance 31 décembre)
sont remplacés par un effet unique de valeur nominale 6000 TND.
Le taux d’escompte est de 10%.

Déterminer l’échéance de cet effet unique de remplacement.

86
Section 2 : Equivalence des effets de commerce
2.3. L’échéance moyenne de deux ou plusieurs effets

On a :
DT à échéance le 31 octobre
DT à échéance le 30 novembre
DT à échéance le 31 décembre

L’échéance de l’effet de remplacement correspond à l’échéance moyenne (6000 = 1000+3000+2000)

jours

6000
La date d’échéance de l’effet de 6000 DT se situe 91 jours après le 6 septembre, soit le 6 décembre.

87
Section 2 : Equivalence des effets de commerce
2.3. L’échéance moyenne de deux ou plusieurs effets

Application 2
Le 15 Avril, trois effets sont escomptés au même taux. Sachant que:
DT à échéance à déterminer
DT à échéance le 26 juin
DT à échéance dans 13 jours

1. Déterminer le taux d’escompte. (si on suppose que le 15 Avril est une date d’équivalence)
2. Déterminer la somme remise par la banque pour chacun des 3 effets.
3. Déterminer la date d’échéance du premier effet.
4. Déterminer la date d’échéance de l’effet de remplacement tel que V=1787,150.

88
Section 2 : Equivalence des effets de commerce
2.3. L’échéance moyenne de deux ou plusieurs effets

Application 2

DT à échéance à déterminer
DT à échéance le 26 juin
DT à échéance dans 13 jours

1. Si on suppose que le 15 avril est une date d’équivalence des effets alors :

t = 4,95 % ~ 5 %

89
Section 2 : Equivalence des effets de commerce
2.3. L’échéance moyenne de deux ou plusieurs effets

2. A la date d’équivalence qui correspond au 15 avril :

2. Si le 15 avril est une date d’échéance entre alors :

L’échéance de se situe 120 jours après le 15 avril, soit le 13 août.


90
Section 2 : Equivalence des effets de commerce
2.3. L’échéance moyenne de deux ou plusieurs effets

4. Etant donné que :

Donc la date d’échéance de l’effet de remplacement est une l’échéance moyenne notée n, tel que:

~ 69 jours

1787,150

L’échéance de l’effet unique de remplacement se situe 69 jours après le 15 avril, soit le 23 juin.

91
Section 2 : Equivalence des effets de commerce
2.4. L’échéance commune de deux ou plusieurs effets

On appelle échéance commune, la date à laquelle plusieurs effets à échéances différentes, escomptés
au même taux, peuvent être remplacés par un seul effet qui leur soit équivalent.

Si un créancier dispose de k effets de :

• valeurs nominales respectives


• d’échéances respectives

On peut les remplacer par un effet unique, tel que :

92
Section 2 : Equivalence des effets de commerce
2.4. L’échéance commune de deux ou plusieurs effets

Application 1
Un client doit régler les trois effets de commerce suivants:

E1: Valeur nominale 7200 TND (échéance le 5 avril)


E2: Valeur nominale 2800 TND (échéance le 25 avril)
E3: Valeur nominale 4500 TND (échéance le 10 mai)

Le 10 mars, il demande à son fournisseur de remplacer les trois effets par un effet unique payable le
30 avril. Sachant que le taux d’escompte est de 5%:

1. Déterminer la valeur actuelle de chacun des trois effets.


2. En déduire la valeur nominale de l’effet de remplacement.

93
Section 2 : Equivalence des effets de commerce
2.4. L’échéance commune de deux ou plusieurs effets

Application 1

DT à échéance le 15 avril
DT à échéance le 25 avril
DT à échéance le 10 mai
t=5%
Sachant que le 10 mars est la date de négociation

1. donc,

94
Section 2 : Equivalence des effets de commerce
2.4. L’échéance commune de deux ou plusieurs effets

2. Sachant que l’effet de remplacement est payable le 30 avril et qu’au jour de


négociation/ d’équivalence (10 mars) :

A = 7174 + 2782,111 + 4461,875 = 14 417,986 DT

Or

V = 14 519,623 DT

95
Section 2 : Equivalence des effets de commerce
2.4. L’échéance commune de deux ou plusieurs effets

Application 2

Un client doit régler les trois effets de commerce suivants :

E1: Valeur nominale 500 TND (échéance le 30 avril)


E2: Valeur nominale 300 TND (échéance le 20 mai)
E3: Valeur nominale 390 TND (échéance le 09 juin)

Le 10 avril, il demande à son fournisseur de remplacer les trois effets par un effet unique de valeur
nominale de 1200 TND . Sachant que le taux d’escompte est de 8%:

Déterminer la date d’échéance de l’effet unique de remplacement.

96
Section 2 : Equivalence des effets de commerce
2.4. L’échéance commune de deux ou plusieurs effets

Application 2

DT à échéance le 30 avril
DT à échéance le 20 mai
DT à échéance le 9 juin
t=8%
A la date d’équivalence 10 avril :

donc,

97
Section 2 : Equivalence des effets de commerce
2.4. L’échéance commune de deux ou plusieurs effets

Sachant que l’effet de remplacement est de valeur nominale de 1200 DT :


A la date d’équivalence (10 avril) :

A = 497,778 + 297,333 + 384,800 = 1 179, 911DT

Or

n = 76
75 jours
jours

La date d’échéance de l’effet de remplacement se situe 76 jours après le 10 avril, soit le 25 juin.

98
Section 3 : Les pratiques de l’escompte

• Nous avons supposé jusqu’ici que, lors d’escompte d’un effet de commerce, la retenue effectué par
le banquier se limitait à l’escompte commercial.

• En réalité le banquier opère d’autres retenues sur la valeur nominale d’un effet.

• L’ensemble des retenues constitue l’agio, et comprend:

A. L’escompte commercial

B. Différentes commissions

C. La taxe sur la valeur ajoutée (TVA)

99
Section 3 : Les pratiques de l’escompte

A. L’escompte commercial

L’escompte commercial (e), prix du service rendu par le banquier, est l’intérêt calculé :
- à un taux t par le banquier
- d’une somme égale à la valeur nominale (V)
- pour la durée n jours qui séparent la date de remise à l'escompte de l’effet à la
date d’échéance de l’effet, ce nombre de jours correspondant à la durée
consenti par le banquier.

100
Section 3 : Les pratiques de l’escompte

B. Les commissions

On distingue deux types de commissions :

○ Les Commissions Proportionnelles au Temps (notées CPT):

Elles se calculent sur les mêmes bases que l’escompte commercial (même formule
que l’escompte commercial excepté le taux, qui est généralement nettement
inférieur au taux appliqué pour calculer l’escompte commercial)

○ Les Commissions Indépendantes du Temps (notées CIT):


Elles peuvent être soit fixes (exemple: 8d/effet) soit exprimées en pourcentage
appliqué uniquement sur la valeur nominale de l’effet (exemple: pour un taux=0,1% et
un effet de valeur nominale de 2000 TND), la commission indépendante du temps se
calcule comme suit: 2000 x 0,1% = 2 d)

101
Section 3 : Les pratiques de l’escompte

C. La taxe sur la valeur ajoutée (TVA)

• La TVA supportée suite à une remise à l’escompte par un industriel ou un commerçant est
déductible du montant de la taxe qu’il aura ensuite à verser.

• Jusqu’à ce jour, la TVA est fixée à 19% B. La taxe sur la valeur ajoutée (TVA)

Remarque

• Seules les commissions indépendantes du temps sont assujetties à la TVA.

102
Section 3 : Les pratiques de l’escompte

Le coût lié à une opération d’escompte (les agios) :

Agios HT = e + CPT + CIT

Agios TTC = e + CPT + CIT + TVA/CIT

Le montant final que mettra la banque à disposition de son client ou Valeur nette :

Valeur nette HT = Valeur nominale (V) - Agios HT

Valeur nette TTC = Valeur nominale (V) - Agios TTC

103
Section 3 : Les pratiques de l’escompte

Taux réel de l’opération d’escompte

• Le taux réel d’escompte (noté T réel ) est le taux qui, appliqué à une valeur nominale V, pour une
durée n, donnera l’agio HT.
• Pour déduire le taux réel, les agios HT sont donc considérés comme des intérêts dont la formule
est:

Remarque
La TVA sur les commissions indépendantes du temps (CIT) étant déductibles (elle ne constitue donc pas un coût),
le seul agio qui compte donc aux yeux du porteur de l’effet à escompter est l’agio avant taxes (agio HT).
On a, de ce fait, considéré l’agio HT pour calculer le taux réel.
104
Section 3 : Les pratiques de l’escompte

Taux de revient de l’opération d’escompte

• Il est à noter que l’opération d’escompte est une opération d’intérêt précompté (les intérêts sont
payés par le porteur de l’effet de commerce à la date de négociation). La somme réellement
prêtée ne correspond donc pas à la valeur nominale de l’effet (V) mais à la valeur nette remise
par le banquier escompteur.

• Le taux de revient d’escompte (noté T revient ) est le taux qui, appliqué à la valeur nette, pour
une durée n, donnera l’agio HT.

Agios HT = Valeur nette HT x T revient x n T revient = Agios HT x 36000


36000 valeur nette HT x n

105
Section 3: Les pratiques de l’escompte

• Certain manuels retiennent l’agio TTC pour déduire le taux réel et le taux de revient.

• Dans ce cas, le taux réel et le taux de revient auront pour formules respectives:

T reel = Agios TTC x 36000 T revient = Agios TTC x 36000


Vxn valeur nette TTC x n

On retiendra ces deux formules lors de la correction de la série

106
Section 3 : Les pratiques de l’escompte

Application 1
Le 22 août on négocie un effet de commerce de nominal 4 350 TND; à échéance du 15 octobre. Les
conditions d’escompte sont les suivantes:

• Taux d’escompte: 9,6%


• Commission d’endos: 0,6%
• Commission indépendantes de la durée: 0,2%
• Commission fixe: 8d

1. Calculer l’agio total hors taxe


2. Calculer l’agio total TTC (TVA 19%)
3. En déduire le montant net de la négociation (HT et TTC)
4. Calculer le taux réel d’escompte.
5. Calculer le taux de revient de l’opération d’escompte.
107
Section 3 : Les pratiques de l’escompte

Application 1

1. nombre du jours du 22 août au 15 octobre : 54 jours

Agios HT =

= 62,640 + 3,915 + 8,700 + 8 = 83,255 DT

2. Agios TTC = 83,255 + (8,700 x 19%) + (8 x 19%) = 86,428 DT

3. Valeur nette HT = 4350 - 83,255 = 4266,765 DT

Valeur nette TTC = 4350 - 86,428 = 4263,572 DT

108
Section 3 : Les pratiques de l’escompte

4. T réel = 83,255 x 36000 = 12,76 %


4350 x 54

5. T revient = 83,255 x 36000 = 13 %


4266,745 x 54

109
CHAPITRE 3 Section 1 : Intérêts composés ; Définition et
champs d’application

Actualisation – Capitalisation et Section 2 : Taux équivalents


Intérêts composés
Section 1 : Intérêts composés ; Définition et champs d’application

• Un capital est dit placé à intérêts composés, lorsqu’à la fin de chaque période de placement, les
intérêts sont ajoutés au capital pour porter eux même des intérêts (capitalisation des intérêts) à la
période suivante.

• Ainsi, si un individu place 10 000 TND à intérêts composés pendant 3 ans au taux annuel de 10%, la
somme que l’emprunteur remettre à son prêteur au bout des 3 ans est la suivante:

année 0 année 1 année 2 année 3

Capital -10 000 DT 10 000 DT 11 000 DT 12 100 DT

Intérêts 1 000 DT 1 100 DT 1 210 DT

Valeur acquise 11 000 DT 12 100 DT 13 310 DT


111
Section 1 : Intérêts composés ; Définition et champs d’application

• Un rapide calcul montrerait que si le prêt avait été placé à intérêts simples, c’est-à-dire sans
incorporation au capital, à la fin de chaque année, de l’intérêt simple produit pendant l’année,
l’emprunteur aurait rendu à son prêteur (valeur acquise):

année 0 année 1 année 2 année 3

Capital -10 000 DT 10 000 DT

Intérêts 3 000 DT

Valeur acquise 13 000 DT


112
Section 1 : Intérêts composés ; Définition et champs d’application

Un prêt est consenti à intérêt composé, avec capitalisation annuelle des intérêts

Soit : C : le montant du capital placé

n : la durée du placement, exprimée en année

i : le taux d’intérêt annuel, exprimé en décimales (ex: i=0.05 pour un taux annuel de 5%)

Au bout d’un an, le capital aurait produit un intérêt

Ainsi, le tableau des intérêts et de capitalisation annuelle des intérêts se présente comme suit:

113
Section 1 : Intérêts composés ; Définition et champs d’application

= C(1+i)

114
Section 1 : Intérêts composés ; Définition et champs d’application

• La valeur acquise par le capital C, après n capitalisations d’intérêts que nous désignerons par

Formule

durée du placement
La valeur acquise à
la fin du placement
Taux d’intérêt
annuel

Le montant du capital placé

115
Section 1 : Intérêts composés ; Définition et champs d’application

• Le taux d’intérêt ( i ) et la durée de placement (n ) s’exprime toujours en référence à la période


retenue pour la capitalisation des intérêts.

• Cette condition doit toujours être remplie pour que la formule soit applicable.

• Si par exemple, il est convenu que les intérêts soient capitalisés à la fin de chaque mois, la formule
ne serait applicable que si:

○ Le taux ( i ) est mensuel


○ et la durée de placement ( n ) est exprimée en mois

116
Section 1 : Intérêts composés ; Définition et champs d’application

Application 1

Un capital de 50 000 TND est placé à intérêt composé au taux annuel de 9%.
Capitalisation annuelle des intérêts.

Calculer sa valeur acquise au bout de 7 ans.

117
Section 1 : Intérêts composés ; Définition et champs d’application

Application 1

C = 50 000 DT

n = 7 ans

i = 0.09

118
Section 1 : Intérêts composés ; Définition et champs d’application

Application 2

Un capital de 10 000 TND est placé à intérêt composé au taux annuel de 10%.
Capitalisation annuelle des intérêts.

1. Calculer sa valeur acquise au bout de 5 ans.


2. Déterminer la valeur initiale pour obtenir 20 000 TND après 5 ans.
3. Déterminer la durée de placement qui correspond à un montant placé de 10 000 TND et une valeur
acquise de 23 580 TND.
4. Déterminer le taux de placement qui correspond à un montant placé de 10 000 TND et d’une valeur
acquise de 17 821 TND (n=5 ans)

119
Section 1 : Intérêts composés ; Définition et champs d’application

2.

log( )
3. n= = 9 ans

log( )

4. i=

120
Section 2 : Les taux équivalents

Les taux équivalents


Deux taux correspondants à deux périodes de capitalisation différentes sont dits équivalents
lorsque, appliqué au même capital initial C , produisent la même valeur acquise

121
Section 2 : Les taux équivalents

Les taux équivalents

122
Section 2 : Les taux équivalents

La formule du taux
équivalent

nombre de périodes
Taux périodique équivalent dans l’année
au taux annuel (exprimé en Taux d’intérêt annuel
décimales) (exprimé en
décimales)

123
Section 2 : Les taux équivalents

Application 1

1. Déterminer le taux semestriel équivalent à un taux annuel de 9,5%.


2. Déterminer le taux trimestriel équivalent à un taux annuel de 9,5%.
3. Déterminer le taux mensuel équivalent à un taux annuel de 9,5%

124
Section 2 : Les taux équivalents

Application 1

125
Section 2 : Les taux équivalents

Application 2

Un directeur financier doit choisir entre deux contrats d’emprunt d’un montant de 1 000 000 TND
remboursable sur 5 ans.

● Contrat A: 1,5% par trimestre


● Contrat B: 0,55% par mois

Quel contrat doit-il choisir?

126
Section 2 : Les taux équivalents

127
CHAPITRE 4
Section 1 : Notions de base

Section 2 : Annuités constantes


Annuités
Section 3 : Annuités variables
Section 1 : Notions de base

• On appelle annuité une suite de flux monétaires perçus ou réglés à intervalles de temps égaux.

• L’annuité prend en considération:


a. La date du premier flux
b. La périodicité des flux
c. Le nombre des flux
d. Le montant de chaque flux

0 a1 a2 a3 a n-1 an

période période

1er versement 129


Section 1 : Notions de base

• Les annuités peuvent être :


- soit constantes (égales entre elles )
- soit variables (le montant varie d’une période à une autre)

• Les annuités peuvent être perçues ou versées en début de période ou en fin de période.

• Le versement d’annuités a généralement pour objectif:


-soit la constitution d’un capital (placement)
-soit le remboursement d’un emprunt (principal et intérêts)

130
Section 2 : Les annuités constantes
2.1. Valeur acquise d’une suite de flux

Lorsque les annuités sont constantes et versées en fin de période, le


diagramme des flux se présente comme suit:

0 1 2 3 n-1 n

a a a a a

1ère annuité dernière annuité

131
Section 2 : Les annuités constantes

2.1. Valeur acquise d’une suite de flux

2. 1. Date d’occurrence : fin de période

0 1 2 3 n-1 n

a a a a a

132
Section 2 : Les annuités constantes
2.1. Valeur acquise d’une suite de flux

Exemple 1

Supposons une suite d'annuités constituée de 4 versements annuels à 100 TND chacun.
Ces annuités sont versées à la fin de chaque année et portent intérêts composés au taux annuel de
5%.

Déterminer la valeur acquise après le versement de la 4ème (dernière) annuité.

133
Section 2 : Les annuités constantes
2.1. Valeur acquise d’une suite de flux

année 0 année 1 année 2 année 3 année 4

100 100 100 100

la somme
constitue
la valeur
acquise
V4

134
Section 2 : Les annuités constantes
2.1. Valeur acquise d’une suite de flux

135
Section 2 : Les annuités constantes
2.1. Valeur acquise d’une suite de flux

2. 2. Date d’occurrence: début de période


• Lorsque les annuités sont versées en début de période :
–La première annuité est versée lors de la signature du contrat (à la date 0)
–et la dernière annuité est versée une période avant la fin du contrat (à n- 1)

• Contrairement aux versements en fin de période, la dernière annuité va produire un intérêt


(capitalisée une période)

0 1 2 3 n-1 n

a a a a a

1ère annuité dernière annuité


136
Section 2 : Les annuités constantes
2.1. Valeur acquise d’une suite de flux

Exemple 2

Supposons une suite d'annuités constituée de 4 versements annuels à 100 TND chacun.
Ces annuités sont versées au début de chaque année et portent intérêts composés au taux annuel de
5%.

Déterminer la valeur acquise après le versement de la 4ème (dernière) annuité avec deux méthodes.

137
Section 2 : Les annuités constantes
2.1. Valeur acquise d’une suite de flux

année 0 année 1 année 2 année 3 année 4

100 100 100 100

la somme
constitue
la valeur
acquise
V4

138
Section 2 : Les annuités constantes
2.1. Valeur acquise d’une suite de flux

139
Section 2 : Les annuités constantes
2. 2. Valeur actuelle d’une suite de flux

2. 2. 1. Date d’occurrence: fin de période


• Lorsqu’on veut déterminer la valeur actuelle (valeur à la date 0) d’une suite d’annuités constantes
et versées en fin de période (à la fin de chaque mois, trimestre, chaque semestre,..), on peut :
–Soit actualiser les annuités une par une
–Soit actualiser la valeur acquise (notée )
1er cas :

a a a a a
0

1 2 3 n-1 n

?
140
Section 2 : Les annuités constantes
2. 2. Valeur actuelle d’une suite de flux

2ème cas :

est donc égale à actualisée n périodes :

0 1 2 3 n-1 n

a a a a a

Actualisation
?

141
Section 2 : Les annuités constantes
2. 2. Valeur actuelle d’une suite de flux

2. 2. 2. Date d’occurrence: début de période


• Lorsqu’on veut déterminer la valeur actuelle (valeur à la date 0) d’une suite d’annuités constantes
et versées en début de période (au début de chaque trimestre, chaque semestre,..), on peut:
–Soit actualiser les annuités une par une
–Soit actualiser la valeur acquise (notée )

a a a a a a

1 2 3 n-1 n

?
142
Section 2 : Les annuités constantes
2. 2. Valeur actuelle d’une suite de flux

est donc égale à actualisée n périodes :

0 1 2 3 n-1 n

a a a a a a

Actualisation
?

143
Section 2 : Les annuités constantes
2. 2. Valeur actuelle d’une suite de flux

Application 1

Un individu verse, à intervalles réguliers égaux à 1 an, des sommes constantes à un organisme de
placement. Taux d’intérêt 6%. Sachant que les versements sont effectués au début de chaque année:

Déterminer le montant des versements annuels fixes qui permettent de constituer un capital de
100 000 TND dans 10 ans.

144
Section 2 : Les annuités constantes
2. 2. Valeur actuelle d’une suite de flux

Application 1

-10

a = 12817,73 DT

Il faudra effectuer 10 versements d’un montant de 12817,73 DT au début de chaque année pendant 10
ans pour constituer un capital de 100000 DT

145
Section 2 : Les annuités constantes
2. 2. Valeur actuelle d’une suite de flux

Application 2
Une personne verse, à intervalles réguliers égaux à 1 an, des sommes constantes de montant 10 000
TND chacune, sur un compte épargne.
Taux d’intérêt: 10%.
Date du premier versement: 1/12/2002
Date du dernier versement: 1/12/2017.

Calculer le montant du capital constitué à la date du 1/12/2017

On suppose que le titulaire du compte n’a pas retiré le capital constitué le 1/12/2017. Calculer le
montant du capital constitué:
1. A la date du 1/12/2018
2.A la date du 1/12/2022 de deux manières

146
Section 2 : Les annuités constantes
2. 2. Valeur actuelle d’une suite de flux

Application 2
1. Nombre d’annuités versées : (2017-2002)+1 = 16

Le capital constitué le 01/12/2017 :

1. Le capital constitué le 01/12/2018 :

2.

ou

147
Section 3 : Les annuités variables
3.1. Valeur acquise d’une suite de flux

3. 1. 1. Date d’occurrence: fin de période


• Lorsqu’on veut déterminer la valeur acquise (valeur à la date n) d’une suite d’annuités variables et
versées en fin de période (à la fin de chaque trimestre, chaque semestre,..), on doit capitaliser les
annuités une par une.

a1 a2 a3 a n-1 an
0

1 2 3 n-1 n

?
148
Section 3 : Les annuités variables
3.1. Valeur acquise d’une suite de flux

Exemple 1

Supposons une suite d'annuités constituée de 4 versements annuels :


- 100 TND la première année
- 200 TND la deuxième année
- 300 TND la troisième année
- 400 TND la quatrième année

Ces annuités sont versées à la fin de chaque année et portent intérêts composés au taux annuel de 5%.
Déterminer la valeur acquise après le versement de la 4ème (dernière) annuité.

149
Section 3 : Les annuités variables
3.1. Valeur acquise d’une suite de flux

année 0 année 1 année 2 année 3 année 4

100 200 300 400

la somme
constitue
la valeur
acquise
V4

150
Section 3 : Les annuités variables
3.1. Valeur acquise d’une suite de flux

3. 1. 2. Date d’occurrence: début de période

Lorsqu’on veut déterminer la valeur acquise (valeur à la date n) d’une suite d’annuités variables et
versées en début de période (au début de chaque trimestre, chaque semestre,..), on doit capitaliser
les annuités une par une.

a1 a2 a3 a4 a n-1 an

1 2 3 4 n-1

151
Section 3 : Les annuités variables
3.1. Valeur acquise d’une suite de flux

Exemple 2
Supposons une suite d'annuités constituée de 4 versements annuels :
- 100 TND la première année
- 200 TND la deuxième année
- 300 TND la troisième année
- 400 TND la quatrième année

Ces annuités sont versées au début de chaque année et portent intérêts composés au taux annuel de 5%.
Déterminer la valeur acquise après le versement de la 4ème (dernière) annuité avec deux méthodes.

152
Section 3 : Les annuités variables
3.1. Valeur acquise d’une suite de flux

année 0 année 1 année 2 année 3 année 4

100 200 300 400

la somme
constitue
la valeur
acquise
V4

153
Section 3 : Les annuités variables
3.2. Valeur actuelle d’une suite de flux

3.2.1. Date d’occurrence: fin de période

• Lorsqu’on veut déterminer la valeur actuelle (valeur à la date 0) d’une suite d’annuités variables
et versées en fin de période (à la fin de chaque trimestre, chaque semestre,..), on doit actualiser
les annuités une par une.

a1 a2 a3 a n-1 an
0

1 2 3 n-1 n

44
154
Section 3 : Les annuités variables
3.2. Valeur actuelle d’une suite de flux

Exemple 3

La rentabilité d’un projet peut s’estimer en date 0 en calculant la valeur actuelle des cash-flow que la
mise en oeuvre du projet permet de dégager. Un investisseur cherche à moderniser sa ligne de
production. La nouvelle machinerie permet de dégager :
- 100 TND la première année
- 200 TND la deuxième année
- 300 TND la troisième année
- 400 TND la quatrième année

Nous supposons un taux d’actualisation de 5%.

Déterminer la valeur actuelle des cash-flows sachant qu’ils sont encaissés à la fin chaque année.

155
Section 3 : Les annuités variables
3.2. Valeur actuelle d’une suite de flux

année 0 année 1 année 2 année 3 année 4

- 100 200 300 400

la somme constitue la
valeur actuelle

156
Section 3 : Les annuités variables
3.2. Valeur actuelle d’une suite de flux

3.2.2. Date d’occurrence: début de période


Lorsqu’on veut déterminer la valeur actuelle (valeur à la date 0) d’une suite d’annuités variables et
versées en début de période (au début de chaque trimestre, chaque semestre,..), on doit actualiser les
annuités une par une.

a1 a2 a3 a4 a n-1 an

1 2 3 4 n-1

157
Section 3 : Les annuités variables
3.2. Valeur actuelle d’une suite de flux

Application

Le 1er Mai de chaque année, un individu verse 20 000 TND sur un compte épargne où les intérêt sont
capitalisés au taux annuel de 7%. Le 1er versement a eu lieu le 1er Mai 2000 et le dernier versement a
été effectué le 1er Mai 2009.

Après avoir effectué 10 versements, l’individu laisse la somme acquise sur le compte, pendant 5 ans,
au taux de 8%.

Au bout de 5 ans, l’individu procède à 10 retraits de 20 000 TND chacun. Le premier retrait est
effectué le 1er Mai 2014 (taux d’intérêt annuel 7%).

1. Calculer le solde disponible immédiatement après le dernier retrait.


2. Quel devrait être le montant constant de chacun des 10 retraits pour que la somme obtenue
immédiatement après le dernier retrait soit égale à 500 000 TND.
158
Section 3 : Les annuités variables
3.2. Valeur actuelle d’une suite de flux

QCM
1.1. On place chaque année pendant 5 ans, en fin d’année, un capital de 5 000 TND (capitalisation annuelle au
taux de 6 %). Ce placement aura pour valeur acquise:
○ a. 30 000 TND
○ b. 28 185,464 TND
○ c. 29 000 TND

1.2. On verse chaque mois en début de mois une somme de 1 000 TND pendant 24 mois (taux d’intérêt : 0,5 %
par mois. Ce placement aura pour valeur acquise:
○ a. 25 559,115 TND
○ b. 25 600,300 TND
○ c. 25 558,115 TND

1.3. Lorsque les annuités sont constantes, la formule de la valeur acquise est égale à la formule de la suite
géométrique:
○ a. vrai
○ b. faux 159
○ c. dans certains cas
Section 3 : Les annuités variables
3.2. Valeur actuelle d’une suite de flux

QCM - Correction
1.1. On place chaque année pendant 5 ans, en fin d’année, un capital de 5 000 TND (capitalisation annuelle au
taux de 6 %). Ce placement aura pour valeur acquise:
○ a. 30 000 TND
✓ b. 28 185,464 TND
○ c. 29 000 TND

1.2. On verse chaque mois en début de mois une somme de 1 000 TND pendant 24 mois (taux d’intérêt : 0,5 %
par mois. Ce placement aura pour valeur acquise:
✓ a. 25 559,115 TND
○ b. 25 600,300 TND
○ c. 25 558,115 TND

1.3. Lorsque les annuités sont constantes, la formule de la valeur acquise est égale à la formule de la suite
géométrique:
✓ a. vrai
○ b. faux 160
○ c. dans certains cas

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