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Règlement thermique de construction au Maroc

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Règlement Thermique de Construction

au Maroc (RTCM)
Thermique du Bâtiment
 Intérêts de l'isolation thermique
L'isolation thermique a plusieurs objectifs :
 Améliorer le confort : l'évolution des méthodes de construction entraîne une tendance aux constructions légères,
lesquelles sont par nature moins bien protégées contre les variations brusques de température. Dans le même
temps les exigences de confort se sont élevées.
 La réduction du coût de refroidissement en été et de chauffage en hiver.
 Chaleur
La chaleur se manifeste sur l'homme par une sensation. Sa principale source est le soleil. Du point de vue du
confort, l'objectif est de maintenir une ambiance permettant une régulation thermique normale du corps humain.
Cette température est le résultat d'une action plus ou moins énergique de la chaleur sur nos sens.
En fait, la température d'un corps correspond à un état d'agitation des particules qui le constituent. Plus on lui apporte de
chaleur, plus l'agitation moléculaire est grande.
 Propagation de la chaleur
La chaleur se propage selon trois modes : Par rayonnement, par convection et par conduction.
Conduction:

3
4
5
 Flux de chaleur
En bâtiment, le cas le plus courant de flux de chaleur est celui de l’échange entre deux ambiances à
températures différentes, séparées par une paroi. Si l’on cherche à définir ce flux de chaleur, par unité de surface
de paroi (par m² par exemple), on utilisera la notion de «densité de flux» (𝑄) et on l’exprimera en W/m².
 Propriétés thermiques
 Conductivité thermique
La conductivité thermique d’un corps est, par définition, la densité du flux 𝑄 le traversant pour une différence de 1
K entre les températures des deux faces séparées par un mètre d’épaisseur. Le symbole de la conductivité
thermique est la lettre grecque 𝜆 (lambda). Ce coefficient, compte tenu de sa définition, s’exprime en W/m.K.
Plus le lambda d’un corps est faible, plus il est isolant.
 Chaleur massique
Chaque corps a une plus ou moins grande « capacité d’absorption » de la chaleur et est ainsi caractérisé par un
coefficient «C» appelé «chaleur massique». Chaleur massique d’un corps = quantité de chaleur nécessaire pour
élever de 1 K la température de 1 kilogramme de ce corps. Cette chaleur massique s’exprime en Joule par
kilogramme et degré kelvin (J/kg.K).
 Résistance thermique
Dans les calculs à effectuer en isolation thermique, on a besoin de connaître la résistance au flux de chaleur offerte
par un corps d’épaisseur donnée. Cette résistance thermique, notée R, est proportionnelle à l’épaisseur e du
matériau exprimée en mètre et inversement proportionnelle à sa conductivité 𝜆.
𝒆
𝑹 = 𝝀 (m².K/W)

Plus la résistance d’un corps est élevée, plus ce corps est


isolant.
Dans le cas d’une paroi composée de plusieurs plaques
parallèles de matériaux différents, les résistances

thermiques Ru = ∑ 𝑹 = ∑ s’ajoutent pour s’opposer au

passage du flux de chaleur (Figure ci-contre).


 Taux global des baies vitrées TGBV
Le TGBV des espaces chauffés et/ou refroidis d’un bâtiment est défini par le rapport entre la surface totale de
leurs baies vitrées et la surface totale brute de l’ensemble de leurs murs extérieurs:

(∑ 𝑠𝑢𝑟𝑓𝑎𝑐𝑒𝑠 𝑑𝑒𝑠 𝑏𝑎𝑖𝑒𝑠 𝑣𝑖𝑡𝑟é𝑒𝑠 𝑑𝑒𝑠 𝑚𝑢𝑟𝑠 𝑒𝑥𝑡é𝑟𝑖𝑒𝑢𝑟𝑠 𝑑𝑒𝑠 𝑒𝑠𝑝𝑎𝑐𝑒𝑠 𝑐ℎ𝑎𝑢𝑓𝑓é𝑠 𝑒𝑡/𝑜𝑢 𝑟𝑒𝑓𝑟𝑜𝑖𝑑𝑖𝑠)
TGBV =
(∑ 𝑠𝑢𝑟𝑓𝑎𝑐𝑒𝑠 𝑏𝑟𝑢𝑡𝑒𝑠 𝑑𝑒𝑠 𝑚𝑢𝑟𝑠 𝑒𝑥𝑡é𝑟𝑖𝑒𝑢𝑟𝑠 𝑑𝑒𝑠 𝑒𝑠𝑝𝑎𝑐𝑒𝑠 𝑐ℎ𝑎𝑢𝑓𝑓é𝑠 𝑒𝑡/𝑜𝑢 𝑟𝑒𝑓𝑟𝑜𝑖𝑑𝑖𝑠)
Coefficient de Transmission Thermique 𝑼
Le coefficient de transmission thermique 𝑈 correspond au taux d’écoulement de chaleur en régime permanent
divisé par mètre carré de surface et par la différence de température entre les environnements de chaque côté
de la paroi. Ce coefficient est exprimé en W/(m².K). Il est défini comme suit :
1
𝑈=
1 1 𝑒
+ +∑
ℎ ℎ 𝜆
𝜆 : conductivité thermique du matériau « 𝑖 » constituant la paroi (W/m2.K)
𝑒 : épaisseur du matériau « 𝑖 » constituant la paroi (m)

+ : résistance thermique superficielle d’échange d’une paroi sur les faces intérieure et extérieure par

convection et rayonnement (m2.K/W).


Valeurs conventionnelles des résistances thermiques superficielles :

o Paroi verticale : + = 0,17 𝑚 .K/W,

o Paroi horizontale : + = 0,22 𝑚 .K/W.

Figure. Coefficient de transmission thermique “U”.


Les échanges de chaleur à travers l’enveloppe sont proportionnels au coefficient “𝑈”. Le règlement thermique
impose une valeur limite maximale de “𝑈” pour chaque élément de l’enveloppe.

Plus le coefficient 𝑼 est faible, plus la densité du flux de chaleur la traversant est faible, c'est-à-dire plus la paroi
est performante.

 Facteur solaire (FS)


Le facteur solaire traduit la transmission de chaleur par la fenêtre. Ce facteur représente la part du rayonnement
solaire qui est transmise à l’intérieur du bâtiment (Figure ci-dessous). La valeur du facteur solaire est comprise
entre 0 et 1; plus sa valeur est élevée, plus les apports de chaleur sont importants. Cette caractéristique est
prise en compte pour évaluer les apports solaires entrant dans le bâtiment.
FS*: Le facteur solaire équivalent des baies vitrées est la quantité d’énergie solaire, exprimée en
pourcentage (%), que l’on retrouve derrière les baies vitrées associées à leurs protections solaires
architecturales extérieures.
Enjeux énergétiques mondiaux et régionaux importants
Au niveau mondial, le secteur du bâtiment représente à lui seul autour de 28 % de la consommation d’énergie
finale et contribue à hauteur d’un tiers environ des émissions de CO2, comme le montre le graphique suivant :

Figure : Consommation d’énergie finale du secteur du bâtiment dans le monde en 2010.

Il est estimé que le potentiel d’économie d’énergie dans ce secteur au niveau mondial est de l’ordre de 40% et ce,
en grande partie via des mesures économiquement rentables (Selon le scénario 450 de l’AIE, 2009).
La région du sud de la Méditerranée ne déroge pas à ce constat puisque, en moyenne, le secteur du bâtiment
représente environ 38% de l’énergie consommée (ce pourcentage varie entre 27% et 65% selon le pays).
Comparé aux autres secteurs d’activité, il représente le gisement d’économie le plus important et se situe souvent
autour de 40% dans la plupart des pays de la région (Etude sur l’efficacité énergétique dans le bâtiment dans la
région méditerranéenne, Plan Bleu, 2010).
Ce potentiel peut être atteint à travers l’agrégation de l’effet de plusieurs mesures individuelles, comme le montre
le graphique suivant issu d’une étude réalisée par Plan Bleu en 2009.

L’amélioration des performances thermiques de


l’enveloppe des bâtiments couvre à elle seule 50%
de ce potentiel par l’économie d’énergie pour les
besoins de chauffage et de climatisation. D’où
l’importance des mesures réglementaires relatives aux
performances thermiques des bâtiments.

Figure : Structure du potentiel d’efficacité énergétique dans la


région de la Méditerranée du sud sur la période 2010-2030.
Enjeux énergétiques et socioéconomiques importants pour le Maroc
L’objectif annoncé par le Gouvernement Marocain est de réaliser une économie d’énergie primaire d’environ
12% à 15% à l’horizon 2020 à travers la mise en place d’un plan d’efficacité énergétique dans les différents
secteurs économiques.
Parmi ces secteurs, le bâtiment est le deuxième consommateur d’énergie avec une part de 25% de la
consommation énergétique totale du pays, dont 18% réservée au résidentiel et le reste pour le tertiaire. Cette
consommation énergétique est appelée à augmenter rapidement dans les années futures pour deux raisons :
➻ l’augmentation sensible du taux d’équipement des ménages en appareils électroménagers du fait de
l’amélioration du niveau de vie et de la baisse des prix de ces équipements (chauffage, climatisation, chauffage
de l’eau, réfrigération, etc.).
➻ l’évolution importante du parc de bâtiments en raison des grands programmes : Plan Azur de l’hôtellerie,
programme d’urgence de l’éducation nationale, programme des 150 000 logements par an, programme de
réhabilitation des hôpitaux, etc.
En termes d’économie d’énergie, le programme d’efficacité énergétique dans le secteur du bâtiment au Maroc
prévoit une économie d’énergie finale d’environ 1,22 Mtep à l’horizon 2020 (Plan d’Actions « Efficacité
Energétique » dans le secteur du Bâtiment au Maroc, ADEREE).
Règlement Thermique de Construction au Maroc (RTCM)
L’Agence Nationale pour le Développement des Energies Renouvelables et de l’Efficacité Energétique
(ADEREE, (actuellement AMEE)) a lancé en partenariat avec le PNUD (Programme des Nations Unies pour le
Développement) et la GIZ (Coopération Allemande) un programme d’efficacité énergétique dans le bâtiment dont
l’objectif principal est d’alléger la consommation énergétique de ce secteur.
Quantitativement, le programme vise une économie d’énergie estimée à 1,2 Mtep/an à l’horizon 2020 et une
réduction de gaz à effet de serre d’environ 4,5 MteCO2.
Ce programme comprend, entre autres, la mise en place d’un code d’efficacité énergétique dans les bâtiments
avec ses deux composantes : règlement thermique pour l’enveloppe et labellisation énergétique des
équipements électroménagers.
Ce code est axé sur deux volets, un volet passif relatif aux exigences de performance énergétique de
l’enveloppe (isolation thermique des parois, orientation, matériaux de construction), et un volet actif (éclairage,
climatisation, chauffage, ventilation et équipements électroménagers). Pour une application optimale du RTCM,
il présente également la première carte de zonage climatique du Maroc, avec les six zones identifiées.
Deux approches sont définies et détaillées. Une approche performancielle, pour laquelle les niveaux sont
exprimés en termes de besoins spécifiques annuels de chauffage et de climatisation , en kWh/m2/an, par
rapport à des températures intérieures de référence, (20 °C pour le chauffage et 26 °C pour la climatisation).
Une deuxième approche dite prescriptive vient compléter la première, où les niveaux sont exprimés, pour
chaque type de bâtiments et chaque zone climatique, sous forme de coefficients maximaux de transmission
thermique (U en W/m2.K) des murs, de la toiture, des planchers bas et de facteurs solaires (FS) des fenêtres,
en fonction du rapport de la surface des ouvertures vitrées TGBV à la surface brute de la façade des espaces
chauffés et/ou refroidis. Ces spécifications techniques peuvent être calculées par des logiciels de simulation
énergétique de bâtiments ou par des outils informatiques simplifiés.
En tenant compte des surcoûts d’investissement d’une part et des simulations thermiques d’autre part, un
processus itératif permet de fixer les niveaux raisonnables des exigences requises en matière de performance
de l’enveloppe à considérer comme niveaux réglementaires. Ces niveaux sont définis à partir des options
d’économies d’énergie qui représentent un bon compromis technique et économique.
Le RTCM fixe pour les composantes de l’enveloppe du bâtiment des critères de performance dont les niveaux
retenus conduiront à réduire les besoins de chauffage et de climatisation, les consommations énergétiques liées
à ces postes et la puissance électrique requise pour l’exploitation du bâtiment. Pour les bâtiments non climatisés
ils réduiront les périodes d’inconfort thermique.
Le RTCM définit également les performances énergétiques minimales des systèmes de chauffage, ventilation
et climatisation – CVC, permettant ainsi de promouvoir des équipements efficaces et de qualité supérieure.
Les éléments suivants seront abordés :
➻ le zonage climatique marocain, dans son volet actif et passif,
➻ le règlement thermique dans le secteur de l’habitat et ses impacts socioéconomiques et énergétiques,
➻ le règlement thermique dans le secteur tertiaire et ses impacts socio-économiques et énergétiques,
➻ les performances minimales des installations de Chauffage, de Ventilation et de Climatisation, ayant une
puissance frigorifique inférieure à 20 kW.

Il est intéressant de noter que le respect de ces exigences dans le secteur de l’habitat permet de réaliser des
économies d’énergie finale d’environ 22 kWh/m2/an, variable selon le zonage climatique. Par rapport à la facture
énergétique habituelle du consommateur final, ces économies génèrent des gains substantiels estimés en
moyenne à 18 Dh/m2/an, par rapport à la facture énergétique habituelle du consommateur final.
Zonage climatique
Les travaux de zonage climatique ont été réalisés en étroite coordination entre la Direction de la Météorologie
Nationale (DMN) et l’ADEREE, avec l’appui d’une expertise internationale.
Le territoire marocain a été subdivisé en zones climatiques homogènes en se basant sur l’analyse des
données climatiques enregistrées par 37 stations météorologiques sur la période de 1999-2008 (10 ans). La
construction des zones a été effectuée selon le critère du nombre de degrés-jours d’hiver et le nombre de
degrés-jours d’été.
La carte du zonage final comprend six zones climatiques
pour une application facile et efficace du nouveau
règlement. Ces zones, circonscrites en respectant les
limites administratives, sont représentées climatiquement
par les villes suivantes :
Degré-jours de Chauffage
Mesure de la différence entre la température moyenne d’un jour donné par rapport à une température de
référence et qui exprime les besoins en chauffage domestique. La température de référence utilisée est 18°C
puisqu’en moyenne, quand la température extérieure tombe sous cette barre, on doit chauffer l’intérieur pour y
maintenir une température agréable. Lorsque la température extérieure est 18°C les gains internes peuvent
augmenter la température intérieure au-dessus de 20°C et on n’a pas besoin de chauffer.

Degré-jours de Climatisation
Identique au degré-jour de chauffage sauf qu’il mesure les besoins en climatisation domestique au cours des
mois chauds d’été par rapport à une température de référence. La température de référence utilisée est 21°C.
Lorsque la température extérieure est 21°C les gains internes peuvent augmenter la température intérieure au-
dessus de 24°C -26°C et impliquent des besoins de climatisation.
Figure : Carde du zonage climatique du Maroc adapté au Règlement Thermique de Construction au Maroc.
Le Règlement Thermique de Construction au Maroc dans le secteur tertiaire
Le règlement thermique de construction cible de manière spécifique les quatre grandes branches du secteur
tertiaire :
➻ les bâtiments administratifs ;
➻ les établissements scolaires ;
➻ les bâtiments hospitaliers ;
➻ les établissements hôteliers.
Les spécifications techniques du règlement et ses impacts sont présentés pour chacune des branches.
Spécifications techniques
Approche performancielle
Selon l’approche performancielle, les spécifications techniques minimales de performance thermique des
bâtiments sont fixées par le RTCM suivant la zone climatique (Tableau ci-dessous).
Les Besoins spécifiques thermiques annuels maximaux en kWh/m2/an de chauffage et de climatisation dans
le secteur tertiaire, sont calculés par des logiciels de simulation énergétique de bâtiments ou par des outils
informatiques simplifiés, en adoptant des températures de référence pour le chauffage et la climatisation:
20°C en hiver et 26°C en été. Ils sont comparés aux besoins énergétiques présentés dans le tableau suivant:
Ces besoins correspondent aux besoins calorifiques et/ou frigorifiques du bâtiment indépendamment du type
d’installations de chauffage et/ou de refroidissement utilisées. Ils correspondent à la somme annuelle des
sollicitations thermiques qu’impose le bâtiment à ses installations pour satisfaire les besoins de confort thermique
de ses occupants.
Les besoins énergétiques spécifiques annuels du bâtiment liés au confort thermique (BECTh) sont déterminés
selon la formule ci-dessous:

𝑩𝑬𝑪𝒉 + 𝑩𝑬𝑹𝒆𝒇
𝑩𝑬𝑪𝑻𝒉 =
STC
•BECTh : besoins énergétiques annuels liés au confort thermique d’un bâtiment exprimés en kWh/ ([Link]);
•BECh : Besoins énergétiques annuels pour le chauffage exprimés en kWh/an et calculés sur la période d’hiver
pour une température intérieure de base Tch=20°C;
•BERef : Besoins énergétiques annuels pour le refroidissement exprimés en kWh/an et calculés sur la période
d’été pour une température intérieure de base Tref = 26°C;
•STC : Surface totale habitable conventionnellement conditionnée exprimée en m2 et égale à la somme des
surfaces des planchers hors d’œuvre.
Approche prescriptive
Dans le cas où le TGBV est inférieur à 45% de la surface des murs extérieurs, les deux approches
performancielle et perspective sont applicables. L’approche prescriptive ne s’applique pas dans le cas où le
TGBV est supérieur à 45% de la surface des murs extérieurs.
Les caractéristiques thermiques des parois de l’enveloppe d’un bâtiment correspondent aux coefficients de
transmission thermique (U) des toitures, des murs extérieurs, des planchers sur pilotis et des baies vitrées ainsi
qu’au facteur solaire équivalent (FS*) des baies vitrées et à la résistance thermique (R) des planchers sur sol
plein.
Tableau : Les exigences limites
réglementaires des caractéristiques
thermiques de l’enveloppe des
bâtiments à usage de bureaux.
Les spécifications techniques prescriptives sont exprimées de la même manière pour l’ensemble du secteur
tertiaire dans un but de simplification de la mise en œuvre du règlement thermique. Le tableau ci-dessus
présente ces spécifications prescriptives suivant la zone climatique.
Les résistances thermiques présentées dans ce tableau sont exclusivement celles du matériau d’isolation, à
l’exclusion expresse des films d’air intérieur ainsi que de la résistance thermique du sol et des autres
composantes de la dalle.
➻ NE : Pas d’exigence.
➻ Pour la résistance thermique minimale des planchers bas, l’obligation se limite aux dalles constituant le sol
des espaces climatisés ou chauffés. Les dalles sur le sol doivent être isolées avec une épaisseur d’isolation
thermique procurant une résistance thermique telle qu’indiquée dans le tableau.
➻ Les planchers bas sur pilotis exposés à l’air extérieur seront traités comme les toitures.
Impact socio-économiques, énergétiques et environnementaux attendus du RTCM pour les bâtiments
administratifs
 Impact sur les besoins thermiques en chauffage et climatisation
Les simulations thermiques montrent que le gain en besoins thermiques pour le chauffage et la climatisation
dans les bâtiments administratifs varie selon les zones climatiques de 52% à 74% par rapport à la situation de
référence, comme le montrent les graphiques suivants :

Figure : Comparaison cas de base (BC) et règlement Figure : Impact du règlement thermique sur la réduction
thermique (RT) : bâtiment administratif (Ti = 26 °C en été) des besoins de chauffage et de climatisation des
en fonction de la zone climatique. bâtiments administratifs au Maroc (% de réduction).
Les gains les plus importants sont observés dans les zones froides comme Ifrane et Fès.
 Impact sur la consommation d’énergie finale
En tenant compte des modes de chauffage et de climatisation ainsi que du rendement des équipements d’usage,
le gain en énergie finale pour les bâtiments administratifs varie, en fonction de la zone climatique, de 31
kWh/m2/an à 52 kWh/m2/an. Compte tenu du profil d’occupation de ces bâtiments, les économies en chauffage
sont les plus importantes.

Figure : Economie d’énergie finale pour le chauffage et la climatisation selon les zones climatiques : Administration.
 Impact sur la facture énergétique du bâtiment administratif
Les économies d’énergie se traduisent par un gain conséquent sur la facture énergétique de l’établissement.
Il se situe en moyenne à 34 Dh/m2/an et varie de 30 à 50 Dh/m2/an suivant la zone.

Figure : Gains sur la facture énergétique pour le consommateur selon les zones : bâtiments administratifs.
 Surcoût lié au respect du règlement thermique
Le surcoût lié à la mise en œuvre du règlement thermique dans les bâtiments administratifs se situe en
moyenne à 83 Dh/m2, soit environ 1,3 %. Ce surcoût varie entre 27 Dh/m2 dans la zone Z1 à 177 Dh/m2 dans
les zones d’Ifrane et Fès, comme le montrent le graphique ci-après. En termes relatifs, ce surcoût varie de
0,42 % à 2,72 % du coût de la construction.

Figure : Surcoût d’investissement moyen engendré


par le règlement thermique selon les zones
climatiques : bâtiments administratifs.
 Rentabilité du règlement thermique pour l’établissement
Le temps de retour de l’application du règlement thermique pour l’établissement se situe en moyenne à
2,5 années et varie selon la zone de 1 à plus de 5 ans dans la région d’Ifrane.
Le règlement thermique est rentable pour les bâtiments administratifs, avec quelques petites contraintes
dans la zone d’Ifrane et Fès.

Figure : Temps de retour pour le consommateur final selon la zone climatique : bâtiments administratifs.
Performances énergétiques des systèmes de chauffage, de ventilation et de climatisation des bâtiments
(CVC)
Évolution du parc CVC
Si le règlement thermique, volet passif, accorde beaucoup d’importance à la conception du bâtiment et au choix
des matériaux de construction, le volet actif du règlement thermique de construction s’intéresse plutôt aux
performances énergétiques des équipements et installations énergétiques.
Le Maroc, connaissant un taux de production élevée en logement, dispose d’un parc de plus en plus important
d’équipements et d’installations d’éclairage, chauffage, ventilation et climatisation ainsi que de production d’eau
chaude sanitaire.
Grâce à la chute du prix des appareils de CVC, la tendance d’acquisition de ces équipements est en forte
hausse. Cette progression du parc des climatiseurs, des appareils de production d’eau chaude sanitaire et de
chauffage, fonctionnant essentiellement à l’électricité, pose problème quant aux performances de ces
équipements.
Objectifs du règlement
Le règlement thermique de construction, composante indispensable et décisive du plan national d’efficacité
énergétique, s’applique aux équipements énergétiques présents dans les bâtiments résidentiels et tertiaires à
édifier. Les exigences techniques se présentent sous la forme de caractéristiques minimales d’efficacité
énergétique des systèmes énergétiques CVC.
Les principales exigences de résultat sont les suivantes :
➻ réduire la consommation énergétique de chauffage, de ventilation et de climatisations des bâtiments ;
➻ améliorer le confort thermique ;
➻ optimiser la conception des systèmes énergétiques ;
➻ inciter les ingénieurs et maîtres d’œuvre à utiliser des approches de conception performantes des systèmes
énergétiques du bâtiment ;
➻ aider à la réalisation de diagnostics énergétiques des bâtiments existants.
Définition des équipements de climatisation
Un climatiseur est un appareil livré sous une ou plusieurs enveloppes formant un ensemble destiné à diffuser de
l’air conditionné dans un volume clos. Cet ensemble comprend un circuit frigorifique fonctionnant à l’électricité
pour assurer le refroidissement et parfois la déshumidification de l’air, ainsi qu’un ou plusieurs ventilateurs de
soufflage. Il peut comprendre des moyens de chauffage, de filtration et d’humidification de l’air.
Lorsque de tels équipements sont fournis en plusieurs parties, celles-ci doivent fonctionner ensemble.
Un climatiseur peut être construit comme :
➻ climatiseur monobloc : assemblage en usine de composants, formant un système de refroidissement complet,
incorporés dans une seule enveloppe formant une unité compacte.
➻ climatiseur « split system » : assemblage en usine de composants formant un système de refroidissement
divisé au moins en deux parties, raccordées ensemble pour former une unité complète.
Performances énergétiques minimales
Les dispositions ci-dessous s’appliquent aux installations et équipements de chauffage, de ventilation et de
climatisation des bâtiments résidentiels et tertiaires pour lesquels le conditionnement d’air est destiné
principalement au confort des occupants.
Le tableau suivant donne les valeurs réglementaires des performances énergétiques minimales :

 COP : Coefficient de Performance (COP) en mode chaud.


 EER : Efficacité Energétique de Rafraîchissement (EER) en mode froid.
Conditions intérieures de confort
Les conditions intérieures de calcul seront conformes aux dispositions de la norme marocaine NM ISO 7730.
Dans le cas général on se réfère aux conditions prescrites dans le tableau suivant :

Une fiche technique d’identification du projet, précisant les performances thermiques du bâtiment selon
l’approche choisie, sera établie par le maître d’œuvre concepteur du projet conformément au modèle fixé en
annexe du présent règlement.
Annexe 1 : Fiche technique relative aux performances thermiques d’un bâtiment Approche performancielle.
Annexe 2 : Fiche technique relative aux performances thermiques d’un bâtiment Approche prescriptive.
(*) : Ces valeurs sont à tirer des tableaux du présent règlement, fixant les exigences limites réglementaires
des caractéristiques thermique de l’enveloppe des bâtiments.
Annexe. Comparatif des produits d’isolation.

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