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Ensembles de Nombres et Équations Mathématiques

calcul numérique

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Chapitre I : Les nombres

I. Les différents ensembles de nombres


a) les entiers naturels :  = {0 ; 1 ; 2 ; 3 ; …}
b) les entiers relatifs : 
Ce sont les entiers naturels et leurs opposés :  = { … ; -3 ; -2 ; -1 ; 0 ; 1 ; 2 ; 3 ; …}
c) les décimaux : 
Un nombre décimal est un quotient d’un entier relatif et d’une puissance de 10 :
d = où a et n.
d) les rationnels : 
Un rationnel est le quotient de deux entiers relatifs, c’est à dire l’ensemble des nombres de la forme
avec a entier et b entier non nul.
Remarque : un rationnel non décimal a une écriture décimale périodique infinie :
par exemple : = 4,72727272… ; 72 se répète.
e) les réels : 
L’ensemble  est usuellement représenté par une droite graduée. Chaque nombre réel est représenté par
un point de la droite graduée, et tout point de cette droite représente un réel.
- 

L’ensemble  contient les rationnels, mais aussi les nombres comme ,  … appelés irrationnels.
f) lien entre les ensembles de nombres

-
-2 0,1 cos(23°)
0 1   -0,4   
-9

-

Chaque rationnel est réel, on dit que l ‘ensemble  est inclus dans l’ensemble , ce que l’on
note .
On a de plus    ;    ;   
On peut alors écrire :         

II. Puissances et radicaux


a) calculer avec des puissances
Définition : n est un entier naturel et a un nombre réel quelconque
an = a  a  …  a et a-n = si a  0
n facteurs
Convention : lorsque a  0, on pose a0 = 1.
De plus , a-1 = ; c’est l’inverse de a.
Cas particuliers : les puissances de 10 :
105 = 100000 et 10-4 = = = 0,0001
5 zéros 4 zéros

Propriétés des puissances : Soient a et b deux nombres réels différents de 0 ; n et m sont des nombres
entiers relatifs.
 am  an = am + n ; (am)n = am n ; = am – n
 (ab)n = an bn ; n=
ATTENTION : (a + b)n  an + bn en général

exemple : = (7,1)-3 – 5 = (7,1)-8 ; (4  10-3)3 = 43  (10-3)3 = 64  10-9


b) calculer avec des radicaux
Définition : a est un nombre positif. La racine carrée de a, notée , est le nombre positif dont le carré
est égal à a.
exemple : = 2 ; = 0
Un nombre négatif n’a pas de racine carrée. Ainsi, si x est réel, l’écriture n’a de sens que si
x – 1  0, c’est à dire x  1.

Propriétés :
 Lorsque a est positif = a.
 Soient a et b deux nombres réels positifs
= et = si b  0

exemples : = =  = 3 ; = =

III. Intervalles
a) définition
a et b sont deux réels tels que a < b.
Le tableau ci-dessous résume les différents types d’intervalles.
L’intervalle noté … est l’ensemble des Représentation
réels x tels que … de cet intervalle sur une droite graduée
[a ; b] axb

]a ; b[ a<x<b

]a ; b] a<xb

[a ; b[ a  x <b

[a ; +[ ax

]a ; +[ a<x

]- ; b] xb
]- ; b[ x>b

Vocabulaire: [a ; b], ]a ; b[,]a ; b] et [a ; b[ sont des intervalles d’extrémités a et b (a < b). Le centre de
l’intervalle est le nombre , et sa longueur est b – a.
Remarques : - (moins l’infini) et + (plus l’infini) ne sont pas des nombres, ce sont des symboles. Du
côté de - et de +, le crochet est toujours ouvert, par convention.
L’ensemble des réels  se note aussi ]- ; +[.

b) réunion et intersection d’intervalles


L’intersection de deux intervalles est l’ensemble des nombres réels appartenant à la fois aux deux
intervalles. La réunion de deux intervalles est l’ensemble des nombres réels appartenant à l’un ou
l’autre de ces intervalles (les éléments de l’intersection appartiennent aussi à la réunion).

Exemples :
 [2 ; 5] ∩ [4 ; 6] = [4 ; 5] et [2 ; 5] ∪ [4 ; 6] = [2 ; 6].

 ]- ; 2] ∩ [-1 ; +[ = [-1 ; 2] et ]- ; 2] ∪ [-1 ; +[ = ]- ; +[ = 

IV. Nombres premiers


a) Divisibilité
Définition : Soient a et b deux entiers naturels non nuls.
On dit que a est divisible par b si le résultat de la division de a par b est un nombre entier, c’est à dire :
si = c (donc a = bc) avec c entier.
On dit aussi que a est un multiple de b ou que b est un diviseur de a.

remarque : tout nombre entier naturel non nul a admet au moins deux diviseurs, 1 et a.

b) Nombres premiers
Définition : un nombre premier est un entier supérieur ou égal à 2 qui n’admet pas d’autres diviseurs
que 1 et lui-même.
exemples : 7 est un nombre premier car les seuls diviseurs de 7 sont 7 et 1.
4 n’est pas premier car il est divisible par 2.

Les nombres premiers inférieurs ou égaux à 100 sont :


2 ; 3 ; 5 ; 7 ; 11 ; 13 ; 17 ; 19 ; 23 ; 29 ; 31 ; 37 ; 41 ; 43 ; 47 ; 53 ; 59 ; 61 ; 67 ; 71 ; 73 ; 79 ; 83 ; 89 ; 97.

remarque : la suite des nombres premiers est illimitée.

c) Décomposition en produit de nombres premiers


Par exemple, 15 n’est pas premier : 15 = 5  3. Les nombres 5 et 3 sont premiers. Ainsi le nombre 15
est égal à un produit de nombres premiers.

Théorème : Tout entier supérieur ou égal à 2 est premier ou produit de nombres premiers.

Lorsqu’on écrit un entier comme produit de nombres premiers, on dit qu’on décompose cet entier en
produit de nombres premiers.

remarque : on peut démontrer que cette décomposition est unique.

exemples : 50 = 2  52 ; 360 = 23 32  5

Applications :
simplifier une fraction : A =
On décompose chacun des nombres 56, 67, 14 et 24.
56 = 2  28 = 2  2  14 = 2  2  2  7 = 23  7
67 est un nombre premier
14 = 2  7 et 24 = 2  12 = 2  2  6 = 2  2  2  3 = 23  3
on en déduit : A = =
 simplifier une expression avec radicaux : B = 
on décompose chacun des nombres 63 et 105.
63 = 3  21 = 3  3  7 = 32  7 et 105 = 3  35 = 3  5  7
d’où B = = = 3  7 = 21 .
 faire la somme ou la différence de deux fractions : C = + –
On doit mettre ces trois fractions au même dénominateur (on va chercher le plus petit multiple commun
à 50, 105 et 42)
50 = 2  52 ; 105 = 3  5  7 et 42 = 2  3 7
Le plus petit multiple commun des dénominateurs est alors : 2  3  52  7, et on obtient :
C= + –
= = = = =

V. Développement – factorisation
a) Développer
Développer un produit, c’est l’écrire sous forme d’une somme.
Réduire une somme, c’est l’écrire avec le moins de termes possibles.
exemple : Développer et réduire l’expression A(x) = (x – 2)
b) Factoriser
Factoriser une expression, c’est l’écrire sous forme d’un produit.
exemple : Factoriser l’expression B(x) = (3x – 1)(2x + 4) – (x – 5)(3x – 1)
c) Identités remarquables :
on développe
(a + b)² = a² + 2ab + b²
(a – b)² = a² – 2ab + b²
(a – b)(a + b) = a² – b²
on factorise

exemples :
1. Développer à l’aide d’une identité remarquable :
Développer C(x) = (2x + 4)² – (4x – 6)(4x + 6).
2. Factoriser à l’aide d’une identité remarquable :
Factoriser D(x) = (x – 1)² – 9 puis E(x) = 2x² + 8x + 8
.
VI. Résolution d’équations
a) Règles
Lorsqu’on ajoute ou que l’on retranche un même réel aux deux membres d’une équation, on obtient une
autre équation qui a exactement les mêmes solutions.
Lorsqu’on multiplie ou que l’on divise chaque membre d’une équation par un même réel différent de 0,
on obtient une autre équation qui a exactement les mêmes solutions.

Résoudre une équation d’inconnue x, c’est trouver tous les réels x pour lesquels l’égalité est vérifiée.

Exemple : Résoudre l’équation : 3x – 4(3 + x) + 5(2x – 1) = 5 – x

b) équation produit - quotient


Pour deux réels A et B, AB = 0 équivaut à A = 0 ou B = 0.
Exemple : Résoudre l’équation (x + 6)(2 – x) = 0

Un quotient est nul si, et seulement si, le numérateur est nul, mais pas le dénominateur :
= 0 équivaut à N = 0 et D  0.
Exemple : Résoudre l’équation = 0
Les valeurs interdites sont celles pour lesquelles x + 2 = 0 , c’est à dire pour -2.
On résout alors x – 3 = 0. La solution de l’équation est 3.

c) Equations de la forme x² = a (avec a)


Trois cas de figure sont possibles :
 si a < 0, alors l’équation n’a pas de solution.
 si a = 0, alors l’équation a une seule solution : 0.
 si a > 0, alors l’équation admet deux solutions : et -.

Exemple : 1. Résoudre l’équation (x – 1)² = 3.


2. Résoudre l’équation = 0.

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