0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
6 vues46 pages

Comprendre le protocole OSPF en détail

OSPF

Transféré par

bf.us.embassy
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
6 vues46 pages

Comprendre le protocole OSPF en détail

OSPF

Transféré par

bf.us.embassy
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Protocole OSPF

Sommaire
1- Présentation du protocole OSPF
Origine du protocole OSPF

Encapsulation de message OSPF

Types de paquet OSPF

Protocole Hello

Mise à jour d’état de liens OSPF

Algorithme OSPF

Distance administrative

Authentification

2- Configuration OSPF
Commandes router ospf / Network

Vérification d’OSPF

2- Métrique OSPF
Métrique OSPF

Modification de coût d’une liaison

3- OSPF et les réseaux à accès multiple


Confirmations sur les réseaux à accès multiple

Processus de sélection de DR/BDR

Priorité d’interface OSPF

4- Configuration OSPF supplémentaire


Redistribution du routage OSPF par défaut

Réglage du protocole OSPF

1
Introduction
Le protocole OSPF (Open Shortest Path First) est un protocole de routage à état de
liens qui a été développé pour remplacer le protocole de routage à vecteur de distance
RIP. RIP était acceptable au début des réseaux et de l’Internet, mais le fait qu’il
choisisse la meilleure route en prenant en compte uniquement le nombre de sauts est
rapidement devenu inacceptable dans des réseaux plus grands nécessitant une solution
de routage plus fiable. OSPF est un protocole de routage sans classe qui utilise le
concept de zones pour son évolutivité. Le document RFC 2328 définit la métrique
OSPF comme une valeur arbitraire nommée coût. Le système d’exploitation Internet
(IOS) de Cisco utilise la bande passante comme métrique de coût du protocole OSPF.

2
1- Présentation du protocole OSPF
Origine du protocole OSPF

Le développement initial du protocole OSPF a débuté en 1987, mené par le groupe de


travail OSPF de l’IETF (Internet Engineering Task Force). À cette époque, Internet
était un réseau dédié à l'enseignement et à la recherche fondé par le gouvernement des
États-Unis.

En 1989, la spécification du protocole OSPFv1 fut publiée dans le document RFC


1131. Deux mises en œuvre y étaient décrites : l’une s’exécutait sur des routeurs,
l’autre sur des stations de travail UNIX. Cette dernière devint par la suite un processus
UNIX très répandu connu sous le nom de GATED. OSPFv1 était un protocole de
routage expérimental qui ne fut jamais déployé.

En 1991, OSPFv2 fut présenté dans le document RFC 1247 par John Moy. Ce
protocole offrait des améliorations techniques significatives par rapport à OSPFv1.
Dans le même temps, ISO travaillait sur un protocole de routage à état de liens de leur
cru, le protocole IS-IS (Intermediate System-to-Intermediate System). Sans surprise,
IETF choisit de recommander le protocole OSPF comme IGP (Interior Gateway
Protocol – Protocole de passerelle interne).

3
En 1998, la spécification OSPFv2 fut mise à jour dans le document RFC 2328, qui est
toujours le document RFC d’actualité pour OSPF.

Remarque : en 1999, OSPFv3 pour IPv6 fut publié dans le document RFC 2740,
rédigé par John Moy, Rob Coltun et Dennis Ferguson. Le protocole OSPFv3 est traité
dans CCNP

Encapsulation de message OSPF


La partie données d’un message OSPF est encapsulée dans un paquet. Cette zone de
données peut inclure un des 5 types de paquets OSPF. Chacun d’eux est brièvement
présenté dans la rubrique qui suit.

L’en-tête de paquet OSPF est inclus dans chaque paquet OSPF, quel que soit son type.
L’en-tête de paquet OSPF et les données spécifiques relatives à son type sont ensuite
encapsulés dans le paquet IP. Dans l’en-tête de paquet IP, le champ protocole est
défini à 89 pour indiquer OSPF, et l’adresse de destination a pour valeur une des deux
adresses multidiffusion suivantes : [Link] ou [Link]. Si le paquet OSPF est
encapsulé dans une trame Ethernet, l’adresse MAC de destination est elle aussi une
adresse multidiffusion : 01-00-5E-00-00-05 ou 01-00-5E-00-00-06.

4
5
Types de paquet OSPF
Dans le chapitre précédent, nous avons présenté les paquets LSP (Link-State Packet).
Le schéma montre les cinq différents types de LSP OSPF. Chacun d’eux a un objectif
spécifique dans le processus de routage OSPF :

1. Hello - les paquets Hello servent à établir puis à maintenir la contiguïté avec
d’autres routeurs OSPF. Le protocole Hello est expliqué en détail dans la rubrique
suivante.

2. DBD - le paquet descripteur de base de données contient une liste abrégée de la base
de données à état de liens du routeur expéditeur et est utilisé par les routeurs de
destination pour contrôler la base de données à état de liens locale.

3. LSR - les routeurs de destination peuvent alors demander plus d’informations sur
n’importe quelle entrée du DBD, en envoyant un paquet LSR (Link-State Request).

6
4. LSU - les paquets LSU (Link-State Update) sont utilisés pour répondre aux LSR,
ainsi que pour annoncer de nouvelles informations. Les LSU contiennent sept types
différents de LSA (Link-State Advertisements). Les LSU et les LSA seront brièvement
abordés dans un chapitre ultérieur.

5. LSAck - lors de la réception d’un paquet LSU, le routeur envoie un paquet LSAck
(Link-State Acknowledgement) pour en confirmer la bonne réception.

Protocole Hello

Le schéma montre l’en-tête de paquet OSPF et le paquet Hello. Les champs affichés
en bleu seront abordés plus en détail, plus tard dans ce chapitre. Pour le moment,
concentrons-nous sur les utilisations des paquets Hello.

Le premier type de paquet OSPF est le paquet Hello. Les paquets Hello sont utilisés
pour :

découvrir des voisins OSPF et établir des contiguïtés ;

annoncer les paramètres sur lesquels les deux routeurs doivent s’accorder pour
devenir voisins ;

7
définir le routeur désigné (DR) et le routeur désigné de sauvegarde (BDR) sur
les réseaux à accès multiple, de type Ethernet et Frame Relay.

Les champs importants indiqués dans le schéma incluent :

Type : type de paquet OSPF : Hello (1), DBD (2), LSR (3), LSU (4), LSACK
(5)

ID du routeur : ID du routeur source

ID de zone : zone d’origine du paquet

Masque de réseau : masque de sous-réseau associé à l’interface émettrice

Intervalle Hello : nombre de secondes entre les intervalles Hello du routeur


émetteur

Priorité du routeur : utilisé dans la sélection du routeur désigné ou du routeur


désigné de sauvegarde (étudiée ultérieurement)

Routeur désigné (DR) : ID du routeur désigné, le cas échéant

Routeur désigné de sauvegarde (BDR) : ID du routeur désigné de sauvegarde, le


cas échéant

Liste des voisins : indique l’ID de routeur OSPF du ou des routeurs voisins

8
Détection des voisins

Pour pouvoir diffuser ses états de liens aux autres routeurs, un routeur OSPF doit
d’abord déterminer s’il existe d’autres voisins OSPF sur un de ses liens. Dans le
schéma, les routeurs OSPF envoient des paquets Hello sur toutes les interfaces OSPF
pour déterminer s’il existe des voisins sur ces liens. Les informations contenues dans
les paquets Hello OSPF comprennent l’ID routeur OSPF du routeur qui envoie le
paquet Hello (l’ID de routeur est abordé plus tard dans ce chapitre). La réception d’un
paquet Hello OSPF confirme à un routeur qu’il existe un autre routeur OSPF sur le
lien. OSPF établit ainsi des contiguïtés avec le voisin. Par exemple, sur le schéma, R1
établit une contiguïté avec R2 et R3.

9
Intervalles des paquets Hello et Dead OSPF

Pour que deux routeurs puissent former une contiguïté de voisinage OSPF, ils doivent
d’abord s’entendre sur trois valeurs : l’intervalle Hello, l’intervalle Dead (arrêt) et le
type de réseau. L’intervalle Hello OSPF indique la fréquence à laquelle un routeur
OSPF envoie des paquets Hello. Par défaut, les paquets Hello OSPF sont envoyés
toutes les 10 secondes sur des segments à accès multiple et point à point et toutes les
30 secondes sur les segments d’accès NBMA (Frame Relay, X.25, ATM).

Dans la plupart des cas, les paquets Hello OSPF sont envoyés en multidiffusion à une
adresse réservée aux ALLSPFRouters, à [Link]. Le fait d’utiliser une adresse
multidiffusion permet à un périphérique d’ignorer le paquet si son interface n’est pas
activée pour accepter les paquets OSPF. Cela permet d’économiser du temps
processeur sur les périphériques non-OSPF.

L’intervalle Dead est la période, exprimée en secondes, pendant laquelle le routeur


attendra de recevoir un paquet Hello avant de déclarer le voisin « hors service ». Cisco
10
utilise par défaut le quadruple de l’intervalle Hello. Pour les segments à accès multiple
et point à point, cette période est de 40 secondes. Pour les réseaux NBMA, l’intervalle
Dead est de 120 secondes.

Si l’intervalle Dead expire avant que les routeurs ne reçoivent un paquet Hello, OSPF
supprime le voisin de sa base de données à état de liens. Le routeur diffuse alors
l’information d’état de liens concernant le voisin « hors service » vers toutes les
interfaces OSPF.

Sélection d’un routeur désigné et d’un routeur désigné de sauvegarde

Pour réduire le trafic OSPF sur les réseaux à accès multiple, OSPF choisit un routeur
désigné (DR) et un routeur désigné de sauvegarde (BDR). Le DR est chargé de la mise
à jour de tous les autres routeurs OSPF (appelés DROthers), lorsqu’une modification a
lieu au niveau du réseau à accès multiple. Le BDR surveille le DR et prend sa place en
tant que routeur désigné si ce dernier tombe en panne.

Dans le schéma, R1, R2 et R3 sont connectés via des liaisons point à point. Donc,
aucune sélection de DR/BDR n’a lieu. Le choix du DR et du BDR et les processus
seront traités plus tard et la topologie sera changée en réseau à accès multiple.

Remarque : les paquets Hello sont étudiés plus en détail dans le cours CCNP, avec les
autres types de paquets OSPF

Mise à jour d’état de liens OSPF

Les paquets LSU (Link-State Update) sont les paquets utilisés pour les mises à jour du
routage OSPF. Un paquet LSU peut contenir 11 types différents de LSA (Link-State
Advertisements), comme indiqué dans le schéma. La différence entre les acronymes
LSU (Link-State Update) et LSA (Link-State Advertisement) peut parfois être difficile
à comprendre. Ces termes sont parfois utilisés indifféremment. Un paquet LSU
contient un ou plusieurs LSA et les deux acronymes peuvent s’utiliser pour désigner
les informations d’état de liens propagées par les routeurs OSPF.

11
Algorithme OSPF

Chaque routeur OSPF conserve une base de données d’état de liens contenant les LSA
reçus de tous les autres routeurs. Une fois qu’un routeur a reçu tous les LSA et créé sa
base de données à état de liens locale, OSPF utilise l’algorithme du plus court chemin
de Dijkstra (SPF) pour créer une arborescence SPF. L’arborescence SPF est ensuite
utilisée pour fournir à la table de routage IP les meilleurs chemins vers chaque réseau.

12
Distance administrative

Comme vous l’avez appris dans le chapitre 3, « Présentation des protocoles de routage
dynamique », la distance administrative correspond à la fiabilité (ou préférence) de la
route source. La distance administrative par défaut OSPF est de 110. Comme vous le
voyez dans le schéma, comparé aux autres protocoles IGP (protocoles de passerelle
intérieure), le protocole OSPF est préféré aux protocoles IS-IS et RIP.

13
Authentification

Comme nous l’avons indiqué précédemment, la configuration des protocoles de


routage permettant d’utiliser l’authentification sera étudiée dans un cours ultérieur.
Comme d’autres protocoles de routage, OSPF peut être configuré pour
l’authentification.

Cela constitue une pratique saine. Les protocoles RIPv2, EIGRP, OSPF, IS-IS et BGP
peuvent tous être configurés pour chiffrer et authentifier leurs informations de routage.
Cette pratique garantit que les routeurs n’accepteront que les informations en
provenance de routeurs ayant été configurés avec le même mot de passe ou les mêmes
informations d’authentification.

Remarque : l’authentification ne chiffre pas la table de routage du routeur.

14
2- Configuration OSPF
Le schéma montre la topologie utilisée pour ce chapitre. Notez que le schéma
d’adressage est non contigu. Le protocole OSPF est un protocole de routage sans
classe. C’est pour cette raison que dans notre configuration OSPF, nous configurerons
un masque. Comme vous le savez, cette opération permet de remédier au problème de
l’adressage non contigu. Notez également que dans cette topologie, il existe trois
liaisons série avec bandes passantes différentes et que chacun des routeurs peut
emprunter plusieurs chemins vers chacun des réseaux distants.

15
Commandes router ospf / Network

OSPF est activé à l’aide de la commande de configuration globale router ospf process-
id. Le process-id (id de processus) est un nombre compris entre 1 et 65535 choisi par
l’administrateur réseau. Le process-id n’a qu’une signification locale, ce qui veut dire
qu’il n’a pas à correspondre à celui des autres routeurs OSPF pour établir des
contiguïtés avec des voisins, contrairement à ce qui se passe dans le protocole EIGRP.
Le numéro de système autonome ou l’ID de processus EIGRP doit correspondre pour
que deux voisins EIGRP deviennent contigus.

Dans notre topologie, nous allons activer OSPF sur les trois routeurs en utilisant le
même ID de processus, à savoir 1. Nous utilisons le même ID de processus
uniquement à des fins de cohérence.

R1(config)#router ospf 1

R1(config-router)#

La commande network utilisée avec le protocole OSPF a la même fonction que


lorsqu’elle est utilisée avec les autres protocoles de routage IGP :

Toute interface de routeur qui correspond à l’adresse réseau dans la commande


network est activée pour envoyer et recevoir des paquets OSPF.

Ce réseau (ou sous-réseau) sera inclus dans les mises à jour de routage OSPF.

La commande network est utilisée dans le mode de configuration du routeur.

Router(config-router)#network adresse réseau masque générique area area-id

La commande OSPF network utilise une combinaison d’adresse réseau et de masque


générique similaire à celle utilisée par le protocole EIGRP. Contrairement à EIGRP,
toutefois, OSPF requiert un masque générique. L’adresse réseau et le masque
générique servent à spécifier l’interface ou la plage d’interfaces qui seront activées
pour OSPF à l’aide de la commande network.

16
Comme avec EIGRP, le masque générique peut être configuré comme l’inverse d’un
masque de sous-réseau. Par exemple, l’interface FastEthernet 0/0 de R1 se trouve sur
le réseau [Link]/28. Le masque de sous-réseau pour l’interface est /28 ou
[Link]. L’inversion du masque de sous-réseau donne un masque générique.

Remarque : comme EIGRP, certaines versions d’IOS vous permettent d’entrer


simplement un masque de sous-réseau au lieu du masque générique. L’IOS convertit
ensuite le masque de sous-réseau au format de masque générique.

[Link]

- 255 255 255 240 Soustrayez le masque de sous-réseau

--------------------

0. 0. 0. 15 Masque générique

area area-id fait référence à la zone OSPF. Une zone OSPF est un groupe de routeurs
qui partagent les informations d’état de liens. Tous les routeurs OSPF de la même zone
doivent avoir les mêmes informations dans leur base de données à état de liens, ce qui
est possible parce que tous les routeurs diffusent leur état de liens individuel à tous les
autres routeurs de la zone. Dans ce chapitre, nous configurerons tous les routeurs
OSPF d’une zone unique, et obtiendrons ainsi un protocole OSPF à zone unique.

17
Un réseau OSPF peut aussi être configuré sous forme de plusieurs zones, ce qui
présente plusieurs avantages, notamment des bases de données à état de liens plus
petites et la limitation des problèmes d’instabilité réseau à une seule zone. Le
protocole OSPF à zones multiples est traité dans le cours CCNP.

Lorsque tous les routeurs se trouvent dans la même zone OSPF, les commandes réseau
doivent être configurées avec le même paramètre area-id sur tous les routeurs. Bien
qu’il soit possible d’utiliser n’importe quel paramètre area-id, le fait d’utiliser 0 dans
un protocole OSPF à zone unique constitue une pratique saine. Cette convention
simplifie les choses lorsque le réseau est configuré par la suite sous forme de plusieurs
zones OSPF, la zone 0 devenant ainsi zone backbone.

Détermination de l’ID de routeur

L’ID de routeur OSPF permet d’identifier chaque routeur de façon unique dans le
domaine de routage OSPF. Un ID de routeur est tout simplement une adresse IP. Les
routeurs Cisco définissent leur ID de routeur en utilisant trois critères, selon la priorité
ci-dessous :

1. Utilisation de l’adresse IP configurée avec la commande router-id du protocole


OSPF.

2. Si router-id n’est pas configuré, le routeur choisit l’adresse IP la plus élevée parmi
ses interfaces de bouclage IP.

3. Si aucune interface de bouclage n’est configurée, le routeur choisit l’adresse IP


active la plus élevée parmi ses interfaces physiques.

Adresse IP active la plus élevée

Si un routeur OSPF n’est pas configuré à l’aide d’une commande router-id OSPF et
qu’aucune interface de bouclage n’est configurée, l’ID de routeur OSPF correspondra
à l’adresse IP d’interface active la plus élevée. L’interface n’a pas à être configurée
pour OSPF, ce qui signifie qu’elle n’a pas à être incluse à l’une des commandes
network. Cependant l’interface doit être activée (elle doit être à l’état up).

18
Vérification de l’ID de routeur

Comme nous n’avons pas configuré d’ID de routeur ou d’interface de bouclage sur nos
trois routeurs, l’ID de chacun des routeurs est déterminé par le critère numéro 3 de la
liste : l’adresse IP active la plus élevée des interfaces physiques du routeur. Comme
indiqué dans le schéma, l’ID de routeur de chacun des routeurs est :

R1 : [Link], supérieur à [Link] ou [Link]

R2 : [Link], supérieur à [Link] ou [Link]

R3 : [Link], supérieur à [Link] ou [Link]

Pour vérifier l’ID de routeur en cours, vous pouvez utiliser la commande show ip
protocols. Certaines versions d’IOS n’affichent pas l’ID de routeur comme indiqué sur
le schéma. Dans ce cas, utilisez la commande show ip ospf ou la commande show ip
ospf interface pour vérifier l’ID de routeur.

19
Adresse de bouclage

Si la commande router-id OSPF n’est pas utilisée et que vous avez configuré des
interfaces de bouclage, OSPF choisit l’adresse IP d’interface de bouclage la plus
élevée. Une adresse de bouclage est une interface virtuelle et est automatiquement à
l’état up lorsqu’elle est configurée. Vous connaissez déjà les commandes pour
configurer une interface de bouclage :

Router(config)#interface loopback number

Router(config-if)#ip address adresse IP masque de sous-réseau

20
Dans cette topologie, les trois routeurs ont été configurés avec des adresses de
bouclage afin de représenter les ID de routeur OSPF. L’avantage d’une interface de
bouclage est que, contrairement aux interfaces physiques, elle ne peut pas tomber en
panne. Pour être à l’état up, l’interface de bouclage ne dépend pas de câbles réels ou
d’un périphérique contigu. Son utilisation pour déterminer l’ID de routeur offre au
processus OSPF de la stabilité. La commande OSPF router-id, présentée ci-dessous,
étant une nouveauté dans IOS, il est plus courant d’utiliser des adresses de bouclage
pour la configuration des ID de routeur OSPF.

Commande router-id OSPF

La commande router-id du protocole OSPF a été ajoutée à IOS dans la version


12.0(T) ; elle remplace les adresses de bouclage et les adresses IP d’interface physique
pour la détermination des ID de routeur. La syntaxe de commande est la suivante :

Router(config)#router ospf process-id

Router(config-router)#router-id ip-address

21
Modification de l’ID de routeur

L’ID de routeur est sélectionné lors de la configuration du protocole OSPF avec la


première commande OSPF network. Si la commande OSPF router-id ou l’adresse de
bouclage est configurée après la commande OSPF network, l’ID de routeur est dérivé
de l’interface dotée de l’adresse IP active la plus élevée.

L’ID de routeur peut être modifié en définissant une autre adresse IP au moyen de la
commande router-id OSPF ; il suffit ensuite de recharger le routeur ou d’utiliser la
commande suivante :

Router#clear ip ospf process

Remarque : la modification d’un ID de routeur avec une nouvelle adresse de bouclage


ou une adresse d’interface physique IP peut nécessiter le rechargement du routeur.

ID de routeur double

Lorsque deux routeurs portent le même ID dans un domaine OSPF, le routage risque
de ne pas fonctionner correctement. Si l’ID de routeur est le même sur deux routeurs
de voisinage, la reconnaissance du voisin peut ne pas fonctionner. Lorsque des
doublons sont détectés au niveau des ID de routeur OSPF, IOS affiche un message de
type :

%OSPF-4-DUP_RTRID1: Detected router with duplicate router ID

Pour corriger ce problème, configurez tous les routeurs de manière à ce qu’ils aient un
ID OSPF unique.

Certaines versions d’IOS ne prenant pas en charge la commande router-id, nous


utiliserons l’adresse de bouclage pour la définition des ID de routeur. En général,
l’adresse IP d’une interface de bouclage remplace un ID de routeur OSPF simplement
en rechargeant le routeur. Dans le schéma, les routeurs ont été rechargés. La
commande show ip protocols permet de vérifier que chaque routeur utilise bien
l’adresse de bouclage comme ID de routeur.

22
Vérification d’OSPF

La commande show ip ospf neighbor peut être utilisée pour vérifier et réparer les
relations de voisinage OSPF. Pour chaque voisin, cette commande affiche les éléments
suivants :

Neighbor ID : ID du routeur voisin.

Pri : priorité OSPF de l’interface. Ce sujet est traité dans une section ultérieure.

State : état OSPF de l’interface. L’état FULL signifie que le routeur et son
voisin ont des bases de données à état de liens OSPF identiques. Les états OSPF
sont traités dans le cours CCNP.

Dead Time : durée de temps pendant laquelle le routeur attendra un paquet


Hello OSPF du voisin avant de déclarer le voisin hors service. Cette valeur est
réinitialisée lorsque l’interface reçoit un paquet Hello.

Address : adresse IP de l’interface du voisin à laquelle ce routeur est connecté


directement.

Interface : interface sur laquelle ce routeur a établi une contiguïté avec son
voisin.

23
Lors du dépannage des réseaux OSPF, la commande show ip ospf neighbor peut être
utilisée pour vérifier qu’une contiguïté est bien établie entre un routeur et ses routeurs
voisins. Si l’ID de routeur du routeur voisin ne s’affiche pas, ou qu’il n’affiche pas
l’état FULL, les deux routeurs n’ont pas établi de contiguïté OSPF. Lorsque deux
routeurs n’établissent pas de contiguïté, les informations d’état de liens ne sont pas
échangées. Les bases de données à état de liens incomplètes peuvent entraîner des
arborescences SPF et des tables de routage imprécises. Les routes vers les réseaux de
destination peuvent soit ne pas exister, soit ne pas être les meilleurs chemins.

Deux routeurs ne peuvent pas établir une contiguïté OSPF si :

les masques de sous-réseau ne correspondent pas, plaçant ainsi les routeurs sur
des réseaux séparés ;

les compteurs OSPF Hello ou les compteurs d’arrêt ne correspondent pas ;

les types de réseau OSPF ne correspondent pas ;

la commande OSPF network est manquante ou incorrecte.

Les autres commandes de dépannage OSPF intéressantes incluent :

show ip protocols

show ip ospf

show ip ospf interface

24
2- Métrique OSPF
Métrique OSPF

La métrique OSPF s’appelle le coût. Citation du document RFC 2328 : « Un coût est
associé au niveau de la sortie de chaque interface de routeur. Ce coût est configurable
par un administrateur système. Plus le coût est faible, plus l’interface sera utilisée
pour acheminer le trafic de données. »

Notez que le document RFC 2328 n’indique pas les valeurs à utiliser pour déterminer
le coût.

Pour calculer un coût, l’IOS de Cisco cumule les bandes passantes des interfaces
de sortie depuis le routeur vers le réseau de destination. À chaque routeur, le coût
d’une interface est déterminé par le calcul de 10 à la puissance 8 divisé par la bande
passante en bits/s. Le résultat est appelé bande passante de référence. On divise 10 à la
puissance 8 par la bande passante de l’interface pour que les interfaces dont les valeurs
de bande passante sont les plus hautes obtiennent un coût inférieur, après calcul.
Souvenez-vous que, dans les métriques de routage, la route ayant le coût le moins
élevé est la route préférée (par exemple, dans le protocole RIP, 3 sauts valent mieux
que 10). Le schéma montre les coûts OSPF par défaut de plusieurs types d’interfaces.

Bande passante de référence

Par défaut, la bande passante est de 10 à la puissance 8, soit 100 000 000 bits/s ou
100 Mbits/s. Résultat : des interfaces ayant une bande passante de 100 Mb/s et plus ont
un même coût OSPF de 1. La bande passante de référence peut être modifiée pour
s’adapter aux réseaux ayant des liaisons d’une rapidité supérieure à 100 000 000 bits/s
(100 Mbits/s) à l’aide de la commande OSPF auto-cost reference-bandwidth. Lorsque
l’exécution de cette commande est nécessaire, il est conseillé de l’utiliser sur tous les
routeurs, afin que la métrique de routage OSPF reste cohérente.

25
OSPF cumule les coûts

Le coût d’une route OSPF est la valeur cumulée depuis un routeur jusqu’au réseau de
destination. Par exemple, dans le schéma, la table de routage de R1 affiche un coût de
65 pour atteindre le réseau [Link]/24 sur R2. [Link]/24 étant rattaché à une
interface FastEthernet, R2 affecte la valeur 1 comme coût pour [Link]/24. R1
ajoute ensuite la valeur de coût supplémentaire de 64 correspondant à l’envoi des
données via la liaison T1 par défaut entre R1 et R2.

26
Bande passante par défaut sur les interfaces série

Sur les routeurs Cisco, de nombreuses interfaces série ont pour valeur de bande
passante par défaut T1 (1 544 Mbits/s). Cependant, certaines interfaces ont comme
valeur par défaut 128 Kbits/s. Ne supposez donc pas qu’OSPF utilise une valeur de
bande passante particulière. Commencez toujours par vérifier la valeur par défaut à
l’aide de la commande show interface.

N’oubliez pas que cette valeur de bande passante n’influe pas réellement sur la vitesse
de la liaison ; elle est utilisée par certains protocoles de routage pour calculer la
métrique de routage. Le plus souvent, sur les interfaces série, la vitesse réelle de la
liaison est différente de celle de la bande passante par défaut. Il est important que la
valeur de bande passante reflète la vitesse réelle de la liaison, afin que la table de
routage contienne des informations de chemin précises. Par exemple, vous pouvez ne
payer qu’une fraction de connexion T1 à votre fournisseur d’accès, soit le quart d’une
connexion T1 totale (384 Kbits/s). Cependant, pour le protocole de routage, l’IOS
considère qu’il s’agit d’une valeur de bande passante de connexion T1, même lorsque
l’interface n’envoie et ne reçoit en réalité que le quart d’une connexion T1 complète
(384 Kbits/s).

Le schéma montre la sortie de l’interface série Serial 0/0/0 sur R1. La topologie reflète
maintenant la bande passante réelle de la liaison entre les routeurs. Notez que la valeur
de bande passante par défaut de la sortie de commande de R1 est de 1 544 Kbits/s.
Pourtant, la bande passante réelle de cette liaison est de 64 Kbits/s. Cela signifie que le
routeur a des informations de routage qui ne reflètent pas de façon précise la topologie
du réseau.

27
Modification de coût d’une liaison

Lorsque l’interface série ne fonctionne pas réellement à la vitesse par défaut d’une
connexion T1, l’interface a besoin d’une modification manuelle. Les deux côtés de la
liaison doivent être configurés pour avoir la même valeur. Les commandes d’interface
bandwidth ou ip ospf cost permettent d’atteindre cet objectif : une valeur précise que le
protocole OSPF utilise pour déterminer la meilleure route.

Commande bandwidth

La commande bandwidth est utilisée pour modifier la valeur de la bande passante


utilisée par l’IOS dans le calcul de la métrique de coût OSPF. La syntaxe de la
commande d’interface est la même que celle indiquée dans le chapitre 9, pour le
protocole EIGRP :

Router(config-if)#bandwidth bandwidth-kbps

28
Commande ip ospf cost

Outre la commande bandwidth, vous pouvez utiliser la commande ip ospf cost qui
permet de configurer directement le coût d’une interface. Par exemple, sur R1, nous
pourrions configurer Serial 0/0/0 avec la commande suivante :

R1(config)#interface serial 0/0/0

R1(config-if)#ip ospf cost 1562

Bien entendu, cela ne changerait rien au résultat de la commande show ip ospf


interface, qui afficherait tout de même « 1562 » comme coût. Il s’agit du même coût
calculé par l’IOS lorsque nous avions configuré la bande passante sur 64.

29
Comparaison des commandes bandwidth et ip ospf cost

La commande ip ospf cost est très utile dans les environnements avec plusieurs
fournisseurs, lorsque des routeurs non-Cisco utilisent une métrique autre que la bande
passante pour calculer les coûts OSPF. La principale différence entre les deux
commandes est que la commande bandwidth utilise le résultat du calcul de coût pour
déterminer le coût de la liaison. La commande ip ospf cost ne tient pas compte de ce
calcul et attribue directement une valeur de coût spécifique à la liaison.

Le schéma montre les deux possibilités de modification de coût des liaisons série de la
topologie. Sur le côté droit du schéma figure la commande ip ospf cost équivalente
aux commandes bandwidth sur la gauche.

30
3- OSPF et les réseaux à accès multiple
Confirmations sur les réseaux à accès multiple

Un réseau à accès multiple est un réseau comportant plus de deux périphériques sur le
même support partagé. Dans la partie supérieure du schéma, le réseau local Ethernet
rattaché à R1 est étendu afin de montrer les différents périphériques qui peuvent être
attachés au réseau [Link]/28. Les réseaux locaux Ethernet constituent un exemple
de réseau à accès multiple de diffusion. Ce sont des réseaux de diffusion car tous les
périphériques du réseau peuvent voir toutes les trames de diffusion. Ce sont également
des réseaux à accès multiple, car de nombreux hôtes, imprimantes, routeurs et autres
périphériques peuvent être membres du même réseau.

Sur les réseaux point à point, en revanche, le réseau ne comporte que deux
périphériques, un à chaque extrémité. La liaison de réseau étendu entre R1 et R3 est un
exemple de liaison point à point. La partie inférieure du schéma montre la liaison point
à point entre R1 et R3.

31
Le protocole OSPF définit cinq types de réseau :

Point à point

Accès multiple avec diffusion

Accès NBMA

Point à multipoint

Liaisons virtuelles

Les réseaux NBMA et point à multipoint incluent les réseaux Frame Relay, ATM et
X.25. Les réseaux NBMA sont traités dans un autre cours CCNA. Les réseaux point à
multipoint sont traités dans le cours CCNP. Les liaisons virtuelles sont des liaisons de
type spécial, qui peuvent être utilisées dans les OSPF à zones multiples. Les liaisons
virtuelles OSPF sont traitées dans le cours CCNP.

Les LSA sur les réseaux à accès multiple peuvent présenter deux difficultés pour
OSPF :

1. La création de contiguïtés multiples, une pour chaque paire de routeurs.

2. Une diffusion massive de LSA (Link-State Advertisements).

Contiguïtés multiples

La création d’une contiguïté entre chaque paire de routeurs dans un réseau créerait un
nombre de contiguïtés inutile. Un nombre excessif de LSA circulerait entre les
routeurs du même réseau.

Pour mieux appréhender le problème des contiguïtés multiples, nous devons étudier
une formule. Le nombre de routeurs, quel qu’il soit (désigné ici par n) d’un réseau à
accès multiples donnera n ( n - 1) / 2 contiguïtés. Dans le schéma, vous pouvez voir
une topologie à cinq routeurs, tous rattachés au même réseau à accès multiple
Ethernet. S’il n’existe aucun mécanisme permettant de réduire le nombre de

32
contiguïtés, ces routeurs formeront, ensemble, 10 contiguïtés : 5 ( 5 - 1) / 2 = 10. Cela
peut sembler peu, mais au fur et à mesure que des routeurs sont ajoutés au réseau, le
nombre de contiguïtés augmente de façon considérable. Les 5 routeurs présents sur le
schéma nécessitent seulement 10 contiguïtés, mais 10 routeurs exigeront 45
contiguïtés. Pour vingt routeurs, vous auriez 190 contiguïtés !

Il existe une solution pour les Contiguïtés multiples: le routeur désigné (DR)

La solution pour gérer le nombre de contiguïtés et la diffusion des LSA sur un réseau à
accès multiple est le routeur désigné (DR). Pour poursuivre avec notre exemple, cette
solution revient à choisir une personne dans la pièce pour circuler et apprendre le nom
de chacune des personnes, et de les annoncer par la suite immédiatement à toutes les
personnes présentes dans la salle.

Dans les réseaux à accès multiple, OSPF sélectionne un routeur désigné (Designated
Router - DR) comme point de collecte et de distribution des LSA envoyées et reçues.
Un routeur désigné de sauvegarde (Backup Designated Router - BDR) est également

33
choisi en cas de défaillance du routeur désigné. Tous les autres routeurs deviennent des
DROthers (ce qui signifie qu’ils ne sont ni DR, ni BDR).

Processus de sélection de DR/BDR

Modification de topologie

Les sélections de DR/BDR n’ont pas lieu dans les réseaux point à point. Donc, dans
une topologie standard à trois routeurs, R1, R2 et R3, il n’y a pas à choisir de DR ou
de BDR, car les liaisons existant entre ces routeurs ne sont pas des réseaux à accès
multiple.

Pour le reste du sujet concernant le DR et le BDR, nous utiliserons la topologie à accès


multiple figurant dans le schéma. Les noms des routeurs sont différents, simplement
pour souligner le fait que cette topologie n’est pas la même que celle que nous avons
utilisée jusqu’ici. Nous reviendrons à la topologie du chapitre après avoir traité le sujet
du processus de sélection du routeur désigné et du routeur désigné de secours. Dans
cette nouvelle topologie, nous avons trois routeurs qui partagent un réseau à accès
multiple Ethernet, [Link]/24. Chacun des routeurs est configuré avec une adresse
IP sur l’interface Fast Ethernet et une adresse de bouclage pour l’ID de routeur.

34
Sélection du DR/BDR

Comment le routeur désigné et le routeur désigné de sauvegarde sont-ils sélectionnés ?

35
Les critères suivants sont appliqués :

1. DR : Il s’agit du routeur dont la priorité d’interface OSPF est la plus élevée.

2. BDR : Il s’agit du routeur dont la priorité d’interface OSPF est la seconde valeur la
plus élevée.

3. Si les priorités d’interface OSPF sont identiques, l’ID de routeur le plus élevé
prévaut.

Dans cet exemple, la priorité d’interface OSPF par défaut est 1. Résultat : selon les
critères de sélection énoncés plus haut, c’est l’ID de routeur OSPF qui est utilisé pour
sélectionner le DR et le BDR. Comme vous le voyez, RouterC devient DR et RouterB,
qui a le second ID de routeur le plus élevé devient le BDR. RouterA, n’étant
sélectionné ni comme DR, ni comme BDR, devient DROther.

Un DROther ne constitue des contiguïtés FULL (complètes) qu’avec le DR et le BDR,


mais continue de fournir des contiguïtés de voisinage avec tous les DROthers qui
rejoignent le réseau. Cela signifie que tous les routeurs DROther du réseau à accès
multiple continueront de recevoir des paquets Hello de tous les autres routeurs
DROther. Ainsi, ils connaissent les autres routeurs du réseau. Lorsque deux routeurs
DROther constituent une contiguïté de voisinage, l’état du voisin est 2WAY. Les
différents états de voisinage sont traités dans le cours CCNP.
36
La sortie de commande du schéma affiche la contiguïté de voisinage de chaque routeur
du réseau à accès multiple. Notez que, pour RouterA, il affiche que le DR est RouterC,
qui porte l’ID de routeur [Link] et que le BDR est RouterB, avec l’ID de
routeur [Link].

RouterA affiche ses deux voisins comme étant le DR et le BDR, lui-même est un
DROther. Vous pouvez le vérifier en utilisant la commande show ip ospf interface
fastethernet 0/0 sur le routeur RouterA, comme indiqué dans le schéma. Cette
commande affichera les états DR, BDR ou DROTHER de ce routeur, ainsi que l’ID de
routeur du DR et du BDR sur ce réseau à accès multiple.

Synchronisation de la sélection DR/BDR

Le processus de sélection du DR et du BDR a lieu aussitôt que le premier routeur


ayant une interface configurée OSPF est activé sur un réseau à accès multiple. Cet
événement peut se produire lorsque les routeurs sont mis sous tension ou lorsqu’une
commande network OSPF est configurée pour cette interface. Le processus de
sélection ne prend que quelques secondes. Si l’amorçage de tous les routeurs du réseau

37
à accès multiple n’est pas terminé, il se peut qu’un routeur dont l’ID n’est pas le plus
élevé devienne le DR. Cela peut signifier que son amorçage a pris moins de temps.

Une fois le DR sélectionné, il le reste jusqu’à ce que l’une des situations suivantes se
produise :

le DR tombe en panne ;

le processus OSPF sur le DR échoue ;

l’interface à accès multiple du DR ne fonctionne plus.

Priorité d’interface OSPF

Le DR devenant le point central pour la collecte et la distribution des LSA, il est


important qu’il dispose d’une puissance et d’une capacité mémoire suffisantes pour
assumer cette responsabilité. Au lieu d’utiliser uniquement l’ID du routeur pour
décider quels routeurs deviendront routeur désigné (DR) et routeur désigné de secours,
il est préférable de contrôler le choix de ces routeurs à l’aide de la commande
d’interface ip ospf priority.

Router(config-if)#ip ospf priority {0 - 255}

Lors de notre discussion précédente, la priorité OSPF était identique, et ce, parce que
la valeur de priorité par défaut était de 1 pour toutes les interfaces de routeur. C’était
donc l’ID de routeur qui déterminait le DR et le BDR. Mais si vous remplacez la
valeur par défaut, 1, par une valeur plus élevée, le routeur dont la priorité est la plus
élevée devient le DR, et celui qui a la seconde priorité devient le BDR. Lorsqu’elle est
attribuée à un routeur, la valeur 0 empêche sa sélection en tant que DR ou BDR.

Les priorités étant des valeurs d’interface spécifique, elles procurent un meilleur
contrôle sur les réseaux à accès multiple OSPF. Elles permettent également de faire en
sorte qu’un routeur soit DR dans un réseau et DROther dans un autre.

38
4- Configuration OSPF supplémentaire
Redistribution du routage OSPF par défaut

Topologie

Revenons à la topologie précédente, qui comporte maintenant un nouveau lien vers


FAI. Comme avec les protocoles RIP et EIGRP, le routeur connecté à Internet sert à
diffuser une route par défaut aux autres routeurs du domaine de routage OSPF. Ce
dernier porte parfois le nom de routeur d’entrée ou de routeur passerelle. Toutefois,
dans la terminologie OSPF, le routeur situé entre un domaine de routage OSPF et un
réseau non-OSPF est appelé routeur ASBR (Autonomous System Boundary Router,
routeur de périphérie de système autonome). Dans cette topologie, la boucle1 (Lo1)
représente une liaison vers un réseau non-OSPF. Nous ne configurerons pas le réseau
[Link]/30 dans le cadre du processus de routage OSPF.

Le schéma indique le routeur ASBR (R1) configuré avec l’adresse IP Loopback1 et la


route statique par défaut pour le transfert du trafic vers le routeur ISP :

R1(config)#ip route [Link] [Link] loopback 1

39
Remarque : la route statique par défaut utilise la boucle en tant qu’interface de sortie
parce que le routeur ISP de la topologie n’existe pas physiquement. En utilisant une
interface de bouclage, nous pouvons simuler une connexion vers un autre routeur.

Comme RIP, OSPF nécessite la commande default-information originate pour


annoncer la route statique par défaut [Link]/0 aux autres routeurs de la zone. Si la
commande default-information originate n’est pas utilisée, la route par défaut « quatre
zéros » ne sera pas diffusée aux autres routeurs de la zone OSPF.

La syntaxe de commande est la suivante :

R1(config-router)#default-information originate

R1, R2 et R3 sont à présent marqués de la mention « gateway of last resort »


(passerelle de dernier recours), dans la table de routage. Notez la route par défaut de
R2 et R3, avec la source de routage OSPF, qui porte un code supplémentaire, E2. Pour
R2, la route est :

O*E2 [Link]/0 [110/1] via [Link], 00:05:34, Serial0/0/1

E2 indique que cette route est une route OSPF externe de type 2.

40
Les routes externes OSPF rentrent dans une des deux catégories qui suivent : Type
externe 1 (E1) ou Type externe 2 (E2). La différence entre les deux est la façon dont
leur coût OSPF respectif est calculé. OSPF cumule le coût d’une route E1 au moment
où elle est diffusée à travers la zone OSPF. Ce processus est identique aux calculs de
coût pour les routes internes OSPF normales. Cependant, le coût d’une route E2 est
toujours un coût externe, qui ne prend pas en compte le coût interne permettant
d’atteindre cette route. Dans cette topologie, la route par défaut sur le routeur R1 ayant
un coût externe de 1, R2 et R3 affichent également un coût de 1 pour la route par

41
défaut E2. Les routes E2 d’un coût de 1, ont aussi reçu une configuration OSPF par
défaut. Le changement de ces paramètres par défaut, ainsi que de plus amples
informations sur les routes externes seront abordés dans le cours CCNP.

Réglage du protocole OSPF

Bande passante de référence

Comme vous vous en souvenez, le coût OSPF Cisco utilise le cumul des bandes
passantes. La valeur de bande passante de chaque interface est calculée à l’aide de la
formule 100 000 000/bande passante. 100 000 000 ou 10 élevé à la puissance 8 est
connu comme bande passante de référence.

Donc, 100 000 000 représente la bande passante par défaut référencée lorsque la bande
passante réelle est convertie en métrique de coût. Comme vous l’avez appris pendant
les études précédentes, nous avons maintenant des débits de liaison bien supérieurs
aux vitesses Fast Ethernet, notamment le Gigabit Ethernet et 10GigE. L’utilisation
d’une bande passante de référence de 100 000 000 a pour résultat que les interfaces
avec un débit de 100 Mbits/s et plus ont un coût OSPF de 1.

Pour obtenir des calculs de coûts plus précis, un ajustement des valeurs de bande
passante de référence peut s’avérer nécessaire. La bande passante de référence peut
être modifiée pour prendre en compte ces liaisons plus rapides, grâce à la commande
OSPF auto-cost reference-bandwidth. Lorsque cette commande est nécessaire,
utilisez-la sur tous les routeurs afin que la métrique de routage OSPF reste cohérente.

Pour obtenir des calculs de coûts plus précis, un ajustement des valeurs de bande
passante de référence peut s’avérer nécessaire. La bande passante de référence peut
être modifiée pour prendre en compte ces liaisons plus rapides, grâce à la commande
OSPF auto-cost reference-bandwidth. Lorsque cette commande est nécessaire, utilisez-
la sur tous les routeurs afin que la métrique de routage OSPF reste cohérente.

R1(config-router)#auto-cost reference-bandwidth ?

1-4294967 The reference bandwidth in terms of Mbits per second

42
Notez que la valeur est exprimée en Mb/s. Par conséquent, la valeur par défaut est
égale à 100. Pour passer à des vitesses en 10GigE, vous devez définir la bande
passante de référence sur 10 000.

R1(config-router)#auto-cost reference-bandwidth 10000

De nouveau, configurez cette commande sur tous les routeurs du domaine de routage
OSPF.

43
Modification des intervalles OSPF

La commande show ip ospf neighbor exécutée sur R1 vérifie que R1 est contigu à R2
et R3. Notez que la sortie pour le délai Dead amorce un compte à rebours de
40 secondes. Par défaut, cette valeur est réactualisée toutes les 10 secondes lorsque R1
reçoit un Hello de son voisin.

Il peut être préférable de modifier les minuteurs OSPF pour qu’ils soient en mesure de
détecter les défaillances plus rapidement. Ceci augmentera le trafic, mais cela peut être
un critère secondaire lorsqu’une convergence rapide est requise.

Les intervalles Dead et Hello OSPF peuvent être modifiés manuellement à l’aide des
commandes d’interface suivantes :

Router(config-if)#ip ospf hello-interval secondes

Router(config-if)#ip ospf dead-interval seconds

44
Résumé

Le protocole OSPF (Open Shortest Path First) est un protocole de routage à état de
liens sans classe. La version actuelle du protocole OSPF pour IPv4 est OSPFv2,
présenté dans le document RFC 1247 et mis à jour dans le document RFC 2328 par
John Moy. En 1999, OSPFv3 pour IPv6 a été publié dans le document RFC 2740.

Le protocole OSPF a une distance administrative par défaut de 110 et est signalé dans
la table de routage par un code source de route de O. OSPF est activé à l’aide de la
commande de configuration globale router ospf process-id. Le process-id n’a qu’une
signification locale, ce qui veut dire qu’il n’a pas à correspondre à celui des autres
routeurs OSPF pour établir des contiguïtés avec des voisins.

La commande network utilisée avec le protocole OSPF a la même fonction que


lorsqu’elle est utilisée avec les autres protocoles de routage IGP, mais sa syntaxe
diffère légèrement.

Router(config-router)#network network-address wildcard-mask area-id

Le wildcard-mask est l’inverse du masque de sous-réseau et area-id doit être défini sur
0.

OSPF n’utilise pas de protocole de couche transport, car les paquets OSPF sont
envoyés directement sur IP. Le paquet Hello OSPF est utilisé par OSPF pour établir
des contiguïtés de voisinage. Par défaut, les paquets Hello OSPF sont envoyés toutes
les 10 secondes sur des segments à accès multiple et point à point et toutes les
30 secondes sur les segments NBMA (Non-broadcast multiaccess - Accès multiple
sans diffusion) (Frame Relay, X.25, ATM). L’intervalle Dead est la période pendant
laquelle le routeur attend de recevoir un paquet Hello avant de mettre fin à une
contiguïté avec un voisin. Par défaut, l’intervalle Dead est quatre fois plus long que
l’intervalle Hello. Pour les segments à accès multiple et point à point, cette période est
de 40 secondes. Pour les réseaux NBMA, l’intervalle Dead est de 120 secondes.

45
Pour que les routeurs deviennent contigus, leurs intervalles Hello et Dead, leurs types
de réseau et masque de sous-réseau doivent correspondre. La commande show ip ospf
neighbors peut être utilisée pour vérifier les contiguïtés OSPF.

46

Vous aimerez peut-être aussi