i
EPIGRAPHE
« La pauvreté n’est pas naturelle, ce sont les hommes qui la créent
et la tolèrent et ce sont les hommes qui la vaincront. Vaincre la
pauvreté n’est pas un acte de charité, mais plutôt c’est un acte de
justice »
-NELSON MANDELA
ii
DEDICACE
A vous mes très chers et respectueux parents KAMBALE
LUHALA Gervais et KAVIRA MUKANDA Virginie pour vos efforts et
sacrifices consentis tout au long de nos études. Très chers parents,
nous en resterons reconnaissants.
A vous mon oncle KAKULE MUKANDA Claude pour
votre soutiens financière et matériel sans relâche à mon égard je
vous témoigne toute ma gratitude.
iii
REMERCIEMENTS
Au terme de notre cursus universitaire qui met un terme au cycle de
graduat, il est pour nous un devoir d’exprimer notre gratitude à tous ceux qui de loin ou
de prêt ont contribué à notre formation.
Nous remercions en premier lieu le bon Dieu tout puissant, le seigneur de
l’univers pour le souffle de vie, la force, l’intelligence, ses bienfaits et son amour
manifesté envers nous durant notre cursus académique au cycle de graduat. Que son nom
soit béni à jamais.
Nos remerciements s’adressent très particulièrement au directeur de
notre travail en la personne du Professeur Ange MABIALA MABI qui nous tenons
notre gratitude pour sa direction de haute facture et ses remarques pertinentes qui ont
orienté ce travail vers un horizon neuf et sans apriori
Nous pensons également à l’assistant Béni MATETA NANITELA qui
a assumé la codirection du présent travail en qualité d’encadreur et ce, avec beaucoup
d’attention en dépit de ses multiples occupations. Sans oublier GIOVANI-MICHEL
KABUE qui a presque joué le même rôle aux côtés de ce dernier.
Nous remercions également l’ensemble de nos professeurs, chefs de
travaux et assistants de la Faculté des Sciences Economiques et de Gestion pour leurs
concours scientifiques lesquels d’une manière ou d’une autre ont fait l’objet de la
documentation de grande envergure.
Ensuite, nos très sincères remerciements s’adressent aux membres de ma
famille MUSEMA en l’occurrence de mes frères : PALUKU MUSEMA Patrick,
KASEREKA Jonas, KAMBALE MUSIENNE Félix et mes sœurs KAHAMBU
KINAHWA Zawadi et KAVIRA MUSEMA Eveline, KASOKI SIVITA Charmente,
KAHINDO Charlie pour vos soutiens manifestés d’une manière ou d’une autre, recevez
ici toute ma gratitude.
En outre, nos sincères remerciements s’expriment à l’endroit des amis et
collègues de lutte je cite : BETU NTUMBA Antho, MATA NGEMBA Lisa, MATIBA
Donatien, BAMANAY KABASELE Daniel, BUKASA BUKASA JOSUE, KATOKA
MUELA Laeticia, LUSUNZI MBEMBO Priscille, KUYONA TSHIBUYI Benie,
MATONDO SUNGU Flore, MWANGE BEYA Marie, GROUPE « LES
BOSSEURS » et les autres pour leurs exemples d’encouragement et de persévérance,
recevez ici mes chers amis toute ma reconnaissance envers vous.
Que tous ceux qui sont dans l’anonymat ne se sentent pas oubliés dans
ce travail, trouvez ici l’expression de notre profonde gratitude et reconnaissance. Je vous
remercie tous.
KAHINDO MUSEMA Jeanine
iv
LISTE DES ABREVIATIONS, SIGLES ET ACCRONYMES
AFD : L’Agence Française de Développement
BIAC : Banque International pour l’Afrique au Congo
BIC :Banque International de Crédit
CADECO :Caisse d’Epargne du Congo
CADECO : Caisse d’Epargne du Congo
CITRAD : Centre de Coopération internationale en Recherche
Agronomique pour le Développement
COOPEC :Coopérative d’Epargne et de Crédit
DFID : Le Département For International Développement
FINCA :Fondation International pour l’Assistance Communautaire
FPI : Fonds Propres pour l’Industrie
GRET : Groupe de Recherche et d’Echange Technologique
IMF : Institution de microfinance
INSS : Institut National de Sécurité Sociale
IRAM : Institut de Recherche et d’Application Méthodes de
Développement
KFW : La Kredistanstalt fur wiederaufbru
ONG :Organisation non Gouvernemental
RDC :République Démocratique du Congo
RIFIDEC :Regroupement des Institutions du Système de
Financement Décentralisé au Congo
SFD :Système Financier Décentralisé
SFI :Société Financière Internationale
SONAS : Société Nationale d’Assurance
TMB : Trust Merchant Bank
UCCEC :Union des coopératives centrales d’Epargne et de Crédit
USAID :L’Agence des Etats-Unis pour Développement
International
v
LISTE DES TABLEAUX
N° Intitulés Page
1 Classification par sexe 55
2 Classification selon l’état matrimonial 55
3 Classification selon la tranche d’âge 56
4 Classification selon que les clients ont déjà bénéficié du 56
financement ou non à la FINCA
5 Classification en fonction de la tranche reçu 57
6 Classification selon catégorie de bénéficiaire 57
7 Conditions exigées 58
8 Possibilité d’emprunter à nouveau 58
9 Classification en fonction de l’échéance du remboursement de 59
crédit
10 Classification en fonction de la motivation de la demande 59
11 Classification selon que le financement est conditionné ou pas 60
à une activité donnée
12 Le niveau ainsi obtenu a-t-il amélioré votre niveau de vie social 60
vi
RESUME
Notre étude a porté sur « l’incidence de la microfinance dans
le processus de lutte contre la pauvreté en République
Démocratique du Congo : « cas de la FINCA de 2017 à 2020 ».
Ce travail a été divisé en trois chapitres hormis l’introduction
et la conclusion. Dans notre introduction, nous avons ému la
problématique par rapport à l’incidence de la FINCA dans le
processus de lutte contre la pauvreté en R.D.C.
Dans le premier chapitre, il a été question de définir différents
concepts de base entre autres, microfinance, institution de
microfinance et la pauvreté. Le deuxième chapitre a tout
simplement préservé la FINCA. Ici, il a été question de son
historique, de son organigramme, de son organisation et de la
structure de la FINCA.
1
INTRODUCTION GENERALE
1. État de la question
C'est une évidence que tout chercheur avant d'entamer son étude
doit passer en revue un certain nombre d'ouvrages à la lumière de son analyse.
En effet, cela dit, et par honnêteté scientifique, nous avons consulté les écrits
de plusieurs auteurs touchant au sujet que nous traitons dans ce travail de fin
de cycle. C'est le cas notamment de :
1. Patience MPANZU' BILOMBA1 a abordé le sujet relatif à la « Microfinance
en République Démocratique du Congo : cas du site maraîcher de
N'djili/CECOMAF à Kinshasa ». Cette étude avait pour objectif général de
comprendre la situation actuelle de la microfinance en R.D.C. Ceci, en vue de la
formulation des propositions, visant l'amélioration du système, pour le bien-
être des plus démunis, de manière générale.
Il a avancé comme première préoccupation : connaître si en RD
Congo, comme ailleurs en Afrique, la microfinance en général, et le microcrédit
en particulier, peuvent prendre de plus en plus d'ampleur. Et, il avait imaginé
que la situation était encore loin de celle des autres pays africains, notamment
ceux de l'Afrique de l'Ouest par exemple ensuite. La deuxième préoccupation
avait consisté à vérifier si les maraîchers du site de N'djili/CECOMAF
ouvraient apprécier positivement ce nouveau mode de financement, qui peut
leur apporter un appui qu'ils ne pouvaient espérer avoir autrement.
Ainsi quant à notre réflexion dans ce domaine, elle sera portée sur
l'analyse des différentes stratégies et méthodes utilisées par la microfinance
dans la lutte contre la pauvreté.
2. ATALLAH et EL HYANI" 2 ont mené une recherche sur le thème «
Microfinance : Quelles perspectives de développement pour les IMF, cas du
Maroc ». Ce mémoire a étudié en profondeur la situation du microcrédit au
Maroc : sa situation par rapport aux pays de la région, ses spécificités, son état
de santé, ses points forts, ainsi que ses failles, et les problématiques
d'évolution institutionnelle auxquelles il est confronté, son impact et
finalement, les pistes d'amélioration du secteur.
Dans notre travail, nous essayerons d'analyser et de proposer les
perspectives de développement pour la RDC partant de la réalité du milieu
contrairement à ses auteurs qui ont parlé de Maroc.
1
MPANZU', Microfinance en République Démocratique du Congo : cas du site maraîcher de N'djili/CECOMAF à
Kinshasa », mémoire de DES, Belgique, Faculté universitaire de science agronomiques de Gembloux, 2004, p58.
2
ATALLAH et EL HYANI », Microfinance : Quelles perspectives de développement pour les IMF, cas du Maroc »,
mémoire des recherches, Paris, Cycle grande école, ESCP-Europe.
2
3. FALCUCCI"3 a traité de « la microfinance et son impact sur la pauvreté dans
les pays en voie de développement, ainsi que la justification de sa mise en place,
mais surtout les mécanismes de développement ». Il avait pour objectif de
découvrir la microfinance et ses divers lesquels elle peut réduire la pauvreté. Cette
recherche était centrée sur les pays en développement (PED). Car ce sont les pays
les plus touchés par la pauvreté et donc, les plus intéressants concernant l'effet de
la microfinance.
Nous analysons l'impact de la microfinance dans la lutte contre la
pauvreté en facilitant l'autonomie financière à tous.
2. Problématique
La question relative à la pauvreté a fait couler beaucoup d'encre et de
salive, surtout en ce qui concerne le financement des activités génératrices des
revenus par les populations qui concernent la position dans laquelle se trouvent les
pays de l'Afrique subsaharienne, quant à ces faibles revenus. Beaucoup de
recherches et projets ont été effectués dans le sens des propositions des solutions à
la réduction de la pauvreté de plus démunis dans le monde, plus particulièrement
en Afrique Subsaharienne. Et la micro finance est citée par plusieurs chercheurs
comme instrument pouvant aider à réduire la pauvreté dans les pays en
développement, en permettant aux pauvres d'avoir l'accès au moyen de
financement de leurs activités productive. La microfinance, selon plusieurs
auteurs, constitue un moyen efficace de financement pour les personnes
marginalisées dans la société par les banques classiques, ou n'ayant pas des
moyens nécessaires afin de satisfaire aux exigences du système bancaire classique.
Car nul ne peut ignorer que les institutions financières non bancaires
poursuivent des activités financières autres que les opérations bancaires
traditionnelles et comprennent, les sociétés de crédit-bail et les fonds de placement.
Les institutions de microfinance sont des organismes qui accordent des prêts à des
clients à faible revenu, notamment les microentreprises et les travailleurs
indépendants, qui n’ont généralement pas accès aux sources de financement
traditionnelles des établissements bancaire. Ces prêts de montant généralement
peu élevé (ils peuvent même être inférieurs à 100 dollars) s’adressent aux
emprunteurs des pays en voie de développement et sont généralement assortis
d’une échéance courte (un an maximum). Ils ne sont pas garantis par des actifs,
comme ce serait le cas des prêts des institutions bancaires, et les remboursements
s’effectuent sur une base hebdomadaire et non mensuelle.
De par sa nature même, la microfinance s’attaque généralement à des
problèmes économiques, sociaux et, parfois, environnementaux. Ainsi, l’électricité
est un besoin fondamental qui permet aux petites entreprises de fabriquer ou de
transformer des produits. La microfinance peut offrir à une communauté rurale un
accès à l’électricité grâce à la réalisation de projets d’énergie renouvelable, par
3
FALCUCCI" la microfinance et son impact sur la pauvreté dans les pays en produits, ainsi que la justification de
sa mise en place, mais surtout les mécanismes par développement, 2012, mémoire de Master 1, FASEG,
Université du Sud-Toulon-var
3
exemple de petites centrales hydroélectriques ou des panneaux photovoltaïques
(PV). Les institutions de microfinance exploitent les débouchés environnementaux
depuis des décennies parce que ceux-ci font partie intégrante de leur activité. Au
regard de ce qui est mentionnée et tenant compte de la nécessité de notre étude, les
préoccupations suivantes ont frappé notre esprit et consistent à savoir :
Quelle est la politique d'octroi des microcrédits utilisée par la FINCA
La Finca se limite à ses membres uniquement ou elle s’étend également sur
l’ensemble de la communauté ?
Les conditions d’octroi de microcrédit sont favorables à la population à
faible revenu ?
3. Hypothèses
C’est une proposition reçue avancée provisoirement comme explication
des faits des phénomènes et à qui doit être ultérieurement contrôlée par la
déduction ou par l'expérience.
Selon le dictionnaire français le LAROUSSE, l'hypothèse est une
proposition visant à fournir une explication vraisemblables d'un ensemble des faits
et qui doit être soumise au contrôle de l'expérience ou vérifiée dans ses
conséquences. Nous formulons les hypothèses selon lesquelles :
. La Finca utiliserait sa liste des clients préalablement jugés éligibles de par
leur fidélité, récurrence et proximité avec elle pour octroyer les microcrédits.
La Finca se limiterait uniquement à ses membres sans s’étendre sur
l’ensemble de la communauté.
Les conditions d’octroi de microcrédit ne seraient pas favorables à la
population à faible revenu.
4. Objectifs du travail
4.1 Objectif Général
L’objectif général poursuivi dans ce travail consiste à identifier les stratégies et
méthodes utilisées par la FINCA pour avoir accès aux microcrédits et jugées leurs
accessibilités aux couches les plus pauvres.
4.2 Spécifiques
- Identifier les processus et les politiques d'octroi de microcrédit au sein de
cette institution
- Analyser les techniques et méthodes d'évaluation des demandeurs de crédit
au sein de la FINCA
4
- Étudier la performance des microcrédits octroyés sur l’amélioration de
niveau de vie des bénéficiaires ;
- Amener les institutions de microfinance à la pratique des taux d’intérêts
raisonnables et accessibles aux couches les plus pauvres.
5. Choix et intérêt du sujet
5.1 Choix du sujet
Notre choix sur « l’Apport des institutions de microfinance dans l’éradication du
chômage » se justifie compte tenu de l'importance que revêt la micro finance dans
le développement des pays surtout ceux dont la population est victime des offres
financières comme c'est le cas avec la RDC.
5.2 Intérêt du sujet
Nous ne faisons pas ce travail pour seulement l’obtention du titre mais pour qu’il
soit un miroir pour les chercheurs qui viendront après nous. C’est ainsi que ce
sujet porte un triple intérêt : personnel, scientifique et social.
Intérêt personnel
Ce sujet nous a permis d’approfondir nos connaissances dans le domaine de
la microfinance.
Intérêt scientifique
Ce travail a été pour nous l’occasion d’approfondir les théories acquises
durant les trois années académiques et pourra être une source d’inspiration
pour d’autres et éventuellement nous compléter pour une meilleure
évolution scientifique.
Intérêt social
L’étude va permettre à la société de basculer de la pauvreté à un niveau de
vie descente car elle permettra aux institutions de microfinance d’octroyer
les crédits aux fins des investissements créateurs d’emploi et resorbateur de
la pauvreté, source d’éradication de la pauvreté.
6. Méthodes e techniques du travail
6.1 méthodes
La méthode est définie par PINTO et madeleine GRAWITZ comme
étant l’ensemble des opérations intellectuelles par lesquelles un travail ou une
5
étude cherche à atteindre les vérités qu’il poursuit, les démontre et les vérifie 4.
Ainsi tout au long de notre travail nous avons fait recours aux méthodes ci-après.
Méthode historique : * La méthode historique selon le professeur KABENGELE
DIBWE, est celui qui s’efforce de reconstituer les événements jusqu’au fait
générateur ou fait initial en essayant de rassembler, d’ordonner et de hiérarchiser
autour d’un phénomène 5. Cette méthode nous a aidé à faire remonter dans les
temps l’histoire pour avoir un aperçu général du domaine dans lequel est basé le
travail.
Méthode comparative : elle nous servira à dégager les ressemblances et les
dissemblances qui ont marqué la micro finance en RDC.
Méthode quantitative : elle nous aidera à quantifier année en année le taux
des investissements et du chômage (croissant ou décroissant) et le rythme
des investissements (dynamique ou statique).
Méthode statistique : elle nous servira à l’étude des tableaux statistiques,
leurs analyses ainsi que leur interprétation d’une part, et l’élaboration des
graphiques d’autre part.
0.6.2 Techniques utilisées
Les techniques 6 sont des supports d’un travail scientifique qui
viennent appuyer les méthodes et constituent de ce fait des outils efficaces dans la
récolte des données, ces sont des instruments des procèdes opératoires pour
récolter les données sur terrain.
Les techniques ci-après nous auront aidé de pouvoir récolter les
données nécessaires à l’élaboration de ce travail de recherche.
Technique documentaire : Elle est celle qui est orientée vers une fouille
systématique de tout ce qui a trait avec le domaine de la recherché, c’est-à-dire
tout ce qui constitue la source écrite et ayant une liaison avec le sujet choisi. Elle
nous a permis de consulter et d’explorer quelques documentations telles que : les
dictionnaires, les livres, les revues, et les sites WEB afin de nous imprégner des
différentes informations en rapport avec ce travail de recherche ;
Technique d’entretien : Cette technique consiste à élaborer un questionnaire
destiné à la population cible, plus précisément aux échantillons d’une entité en vue
de répondre au questionnaire élaboré et leurs réponses permettront de recueillir
des informations spontanées dans le cadre de la recherche. Elle nous a conduit à
4
R. pinto et M. Grawitz, les méthodes de recherche en science sociale édition, Dalloz Paris,1971.
5
KABENGELE BIBWE, Cours de Méthode de recherche en sciences économiques, Inédit UNILU 1997, Page 83
6
BOKONGO M., méthodes de recherché scientifique, cours inedit, UPN, G2 éco,2014-2015
6
avoir des entrevues en tête à tête avec les clients de la Finca en vue de pouvoir
soutirer d’avantage les informations sur les services financiers rendus.
7 délimitation du travail
Tout travail scientifique doit être délimité dans le temps et dans
l’espace pour qu’il soit compréhensible. Ainsi, le notre est délimité:
- Dans le temps : nous avons fixé l’exercice de 2017 à 2021
- Dans l’espace : nos recherches sont menées à la FINCA, comme une
institution de microfinance.
8 Canevas du travail
Hormis l’introduction et la conclusion, notre travail est divisé en
trois chapitres.
Le premier chapitre fait un rappel de quelques concepts généraux sur les
institutions de micro finance ;
La deuxième traite sur le système des institutions de micro finance en
RDC et Présentation de la Finca ;
Le troisième et dernier chapitre est consacré à l’analyse de l’impact des
institutions de micro finance sur la réduction de la pauvreté
7
Chapitre 1 : GENERALITES SUR LES CONCEPTS DE BASE
Ce chapitre a pour objectif de définir les termes clés du travail et de
présenter brièvement les théories ayant une relation étroite avec les institutions
financières.
Section 1 : GENERALITES SUR LES INSTITUTIONS DE MICRO FINANCE
1.1 INSTITUTIONS DE MICRO FINANCE
1.1.1 Définition
Les institutions de micro finance sont des organismes qui accordent
des prêts à des clients à faible revenu, notamment les micro-entreprises et les
travailleurs indépendants, qui n’ont généralement pas accès aux sources de
financement traditionnelles des établissements bancaires.
Ces prêts de montant généralement peu élevé (ils peuvent même être
inférieurs à 100 dollars) s’adressent aux emprunteurs des pays en voie de
développement et sont généralement assortis d’une échéance courte (un an
maximum).
La micro-finance ou l'ensemble de services financiers de proximité, aux
communautés ayant de micro activité ou projet économique, est une véritable
modernisation de tradition séculaire de finance informelle, servant de rempart à la
finance directe, a l'intermédiation financière informelle ainsi que la thésaurisation.
Aussi, ces institutions se caractérisent, non seulement par leur proximité
par rapport à leur clientèle, leur couverture nationale et flexibilité dans les
procédures d'octroi et de recouvrement. 7
Pour la plupart créées à l’initiative de projets de développement, elles
doivent survivre au retrait de l’opérateur. Les rendant indispensables au
développement social et économique tout en ayant cette capacité à s’adapter en
permanence aux besoins des populations, participant au plus près de celles-ci à
l’essor local.
L’enjeu du secteur revient donc pour les institutions sur leur capacité à
inscrire leur action dans la durée. Pour ce faire, la fin de l’approche projet est un
objectif de taille aux IMF depuis une dizaine d’années ainsi les interventions se
sont, de plus en plus, orientées vers la construction d’institutions pérennes,
7
BORGES Pedro Lopes (2007/2008) Master Spécialisé (Ingénierie; Audit; Contrôle de Gestion) p.4
8
Occultant, les problèmes organisationnels de fonds, de gestion efficiente du
patrimoine face à tout événements susceptibles de mettre en péril l’activité.
Pour ce faire, l’essentiel que nous tacherons de dégager sur les risques
qui peuvent toucher les institutions de micro finance montre que ces risques sont
nombreux et diversifiés qu’il faut savoir lier avec l'information qui concerne
l'environnement de l'entreprise, tant au niveau général (lois, règlements,) qu'au
niveau spécifique (clients, fournisseurs, salariés, ….) permettront de nous oriente
vers une minimisation des incertitudes.8
Ainsi, La gestion des risques demeure au quotidien des préoccupations
des IMF, qu’elles soient rurales ou urbaines.
Les risques sont divers, nombreux et sont fortement dépendants les uns
des autres, ce qui oblige les IMF à envisager des compromis qui ne sont pas
évidents à identifier et à gérer, compte tenu de leurs spécificités et ce, bien que la
complexité de l'environnement (économique-social et culturel) ait tendance à
l'amplifier.
La micro finance est donc un concept vaste et comprend d’autres
services que le simple micro crédit. Selon les Nations Unis, les notions de « micro
finance » répondent à la définition suivante :
« la micro finance comprend les prêts, l’épargnes, l’assurance, les services de
transfert et d’autres produits financiers, destinés aux clients a la bas
revenus » ;
« le micro crédit est une petite somme d’épargne qui est prêté à un client par
une banque ou un autre établissement. Il peut être proposé sans garantie, à
un individu ou par l’intermédiaire d’un prêt de group ».9
Pour beaucoup de personne et pour le grand public ou particulier, la
micro finance se confond avec la micro crédit. Elle désigne les dispositifs
permettant d’offrir des petits crédits (micro crédit) à des familles très pauvres pour
les aides à conduire des activités productives ou génératrices de revenus leurs
permettant ainsi de développer leurs très petites entreprises. Avec le temps et le
développement de secteur particulier de la finance partout dans le monde y
compris dans les pays développés, la micro finance s’est élargie pour inclure
désormais une gamme des services plus larges (crédit, épargne, assurance, transfert
d’argent, etc.) et une clientèle plus étendue également.
8
BORGES Pedro Lopes (2007/2008) Master Spécialisé (Ingénierie; Audit; Contrôle de Gestion) p.4
9
Congo Y., Micro finance, cours de première licence, FBA, UPC, 2003-2004, P8
9
Dans ce sens, la micro finance ne se limite plus aujourd’hui à l’octroi de
micro crédit aux pauvres, mais bien à la fourniture d’un ensemble de produits
financiers à tous ceux qui sont exclus du système financier classique ou formel.
Ainsi, le Professeur Y. Yongo établit une différence entre la micro
finance au sens strict et la micro finance au sens large.
Au sens strict, la micro finance regroupe les activités de micro épargnes,
micro crédit et micro-assurance de faible montant (moins de 100$US). Alors qu’au
sens large, elle inclut les activités d’intermédiation financière portant sur des
montants pouvant dépasser 100 $US (plus de 100$US).
1.1.2 Définition d'une coopérative d'épargne
Une coopérative d'épargne et de crédit est une association de
personnes qui déposent leurs économies dans un fond commun et empruntent ces
fonds à des taux d'intérêt minimes.
C’est aussi une coopérative d'épargne et de crédit qui est plus qu'une
Institution financière, un groupe de personnes qui s'associe pour améliorer leur
statut social et économique.
Selon Jaquier (1999 p62) Une coopérative d'épargne et de crédit est
une institution financière démocratique et à but non lucratif. Elle est organisée et
contrôlée par ses membres qui s'associent pour regrouper leur épargne et se faire
mutuellement des prêts à des taux raisonnables.
1.1.3 Définition d'une caisse d'épargne
C’est un organisme bancaire qui a pour fonction de collecter et de faire
fructifier l'épargne des particuliers.
1.1.4 Définition d'un microcrédit
Un microcrédit est un prêt d'un faible montant à taux d'intérêt bas
voire nul consenti par des ONG et des banques partenaires à des personnes
considérées comme insolvables pour leur permettre de financer une activité
génératrice de revenus. Larousse
1.1.5 Parallélisme entre l'institution microfinance et
Institutions financières bancaires
Pour bon nombre de personnes, banque et microfinance
sont pareilles. En réalité, les deux relèvent du domaine financier, la
microfinance tout comme la banque offre des services financiers
notamment les dépôts et retrait d’argent, les épargnes, les crédits, etc.
Se référant à cela, on peut indéniablement dire que la banque et la
microfinance sont similaires. Cependant, l’on observe une nuance assez nette dans
10
les services et la cible à laquelle le service de ces deux différentes institutions est
dédié.
La microfinance est dédiée aux personnes vulnérables (population à
faible revenu) qui n’ont pas ou qui sont en manque de moyen pour la réalisation
de leur projet. Ces personnes exercent généralement dans le secteur informel.
La microfinance vient en appui à cette tranche de la population qui est
jugée à risque par les banques classiques car n’étant pas toujours en mesure de
rembourser les prêts qui leur sont octroyés. Par ailleurs, les microfinances
demandent de grands intérêts sur leurs prêts financiers et donne une période de
paiement allant à 36 mois maximum.
La Banque quant à elle offre ses services à une cible particulière
comme des personnes avec un revenu régulier, des entreprises ; elle n’accorde pas
de crédit aux personnes sans garantie. De plus, certains services sont propres à la
banque comme les prêts immobiliers, les produits d’investissement…
En somme, il faut retenir que la banque est au service d’un type de
personnes avec un certain nombre de critères ; tandis que la microfinance est
ouverte à tous surtout aux plus démunis dans le but de réduire la pauvreté.
1.2 Notions Sur L'intermédiation Financière
1.2.1 Définition
L'intermédiation financière est une opération financière effectuée
par l'intermédiaire d'un établissement financier dans le but d'utiliser l'épargne
disponible pour financer une activité.
Selon l'INSEE, l'intermédiation financière correspond à l'activité
par laquelle une unité institutionnelle acquiert des actifs financiers et
simultanément, contracte des passifs pour son propre compte par le biais
d'opérations financières.
1.2.2 la désintermédiation financière
C’est le processus qui consiste à retirer l'intermédiaire des
transactions intermédiaire de la finance. Autrement dit, c’est désintermedié un
processus financier.
1.2.3 L'inclusion financière et L'exclusion financière.
a. L'inclusion financière
Elle définit la possibilité pour les individus et les entreprises d'accéder à
moindre coût à toute une gamme de produits et de services financiers utiles
11
à leurs besoins (transaction, paiement, épargne, crédits et assurance) proposés
par des prestataires faibles et responsables.10
b. L'exclusion financière.
Elle concerne les individus et les populations qui n'ont pas accès aux
services financiers conventionnels. Il peut s'agir de comptes d'épargnes, des
prêts, des transactions sans argent comptant, de crédit et d'autres services
bancaires traditionnels. Les personnes sont exclues en raison de leur statut
socioéconomique et parce qu'elles ne peuvent pas répondre aux exigences d'une
institution bancaire régulière.11
1.2.4 L’épargne et la thésaurisation
a) La thésaurisation est un prélèvement sur les circuits bancaires. C’est un refus
de consommer ou d'investir sous une firme quelconque.12
b) l'épargne correspond à la partie du revenu d'un ménage ou d'une entreprise
qui durant une période donnée, n'est pas affecté à la consommation. Elle est
généralement confiée à un organisme financier qui la rémunère par un taux
d'intérêt. L'épargne peut être l'épargne des ménages ou des particuliers est la
part du revenu qui n'est pas utilisée pour la consommation immédiate et qui est
mise en réserve en vue d'une dépense future ou d'un meilleur rendement.13
1.3 Les services financiers de la micro finance
Afin de répondre besoins des exclus des banques classiques, les services
ci-après ont adopté :
1.3.1 Microcredit
L’activité de microcrédit consiste généralement en l’attribution de prêts
de faible montant à des entrepreneurs ou artisans qui ne peuvent accéder aux prêts
bancaires classiques. Le microcrédit permet à des femmes et des hommes démunis
de démarrer une activité génératrice de revenus : une micro entreprise. Il se
développe surtout dans les pays en développement, ou il permet de concrétiser des
micros projets favorisant ainsi l’activité et la création de richesse mais se pratique
aussi bien dans les pays développés ou en transition.
Le microcrédit s’inscrit dans une sphère plus complète qui comprend
d’autres outils financiers tels que l’épargne, la micro assurance et d’autre produit
qui forment la micro finance. On entend par micro finance l’offre de service
financiers (crédit, épargne, assurances, etc.) aux populations pauvres, exclues
du système financier. Sans revenus et sans propriétés, ces populations ne sont
10
BANQUE MONDIALE
11
Rapport FINCA international Canada
12
Revue économique 1965 p. 796-803
13
Dictionnaire Toupie
12
pas en mesure d’offrir des garanties bancaires, et sont donc en général
« oubliées » des institutions financières et des banques. La micro finance se
développe depuis près de trente ans, à l’initiative d’organisation non
gouvernementale (ONG).
On compte aujourd’hui comme principaux acteurs du secteur :
- Les institutions de micro finance (IMF) : elles sont les plus souvent
l’initiative de communautés locales et sont créés avec le soutien d’agences
de coopérations internationales et d’ONG internationales. Aux Etats-Unis,
des réseaux comme ACCION, OPPORTUNITY international ou FINCA
ont participé à la création de ces IMF, avec des financements venant de la
coopération internationale. On estime en 2004 le nombre de clients de ces
institutions de micro finance à plus de 80 millions de personnes (le besoin
étant estimé à 500 millions de personnes) ;
- Les banques publiques et les banques de développement nationales : d’en
plus impliquées dans ce secteur, les institutions publiques nationales jouent
souvent le rôle de « financier » des institutions de micro finance. Au Mali,
institution comme la banque nationale finance plus de 80° des IMF ;
- Les banques commerciales : elles aussi de plus en plus présentées dans ce
secteur, les banques commerciales ont un rôle à jouer à plusieurs niveaux.
Elles peuvent appuyer les IMF, soit en les refinançant soit en leur apportant
un appui technique. C’est le cas par exemple en inde de la seconde banque
commerciale du pays : ICICI
- Les bailleurs de fonds : coopération bilatérale (USAID, AFD, KFW, DFID)
coopération multilatérales (commission européenne, Nations unies, Banque
mondiale, Banques régionales de développement).
L’ensemble des bailleurs de fonds est actif dans le développement du
secteur et apporte son soutien au développement du secteur.
I.1.3.2 Le credit
Un crédit pour les économistes est une opération qui consiste pour un prêteur
ou créancier à mettre à la disposition d'un emprunteur ou débiteur, une certaine
somme d'argent moyennant un engagement de remboursement à une date
déterminée.
C'est une opération financière réalisée par un organisme bancaire ou tout autre
établissement de crédit qui consiste à mettre des ressources à disposition d'un
client. En échange, le débiteur s'engage à rembourser la somme avant une date
déterminée et à payer une rémunération au créancier sous la forme d'intérêt.
13
Types de crédit
a. selon l'importance
- Microcrédit
- crédit proprement dit
b) Selon la durée
- Le crédit à court terme est un crédit qui a une durée inférieure à un an et n'a
que pour Objet d'assurer l'équilibre de la trésorerie de l'entreprise.
- Le crédit à long terme c'est un crédit destiné au financement des
investissements. Il s'amortit sur une durée allant de deux à sept ans. Il
permet de financer différents Types de biens qu'il s'agisse de la constitution
ou de l'aménagement des bâtiments professionnels, de matériels ou des
véhicules utilitaires.
- Le crédit à long terme
Est un crédit bancaire dont la durée est comprise entre 7 et 15 ans surtout pour
l'immobilier d'entreprise. En fonction de la nature des investissements et de la
capacité de remboursement de l'entreprise, un différé de remboursement est
possible.
Est une mise à disposition d’argent sous forme de prêt, consentie par un
créancier à un débiteur ; l’expérience nous montre qu’un peut permettre à une
personne pauvre de devenir productive, d’utiliser ses capacités innées pour
travailler, pour se créer un revenu et construire son indépendance par rapport à
l’aide extérieur.
Le mot « crédit » a la même étymologie que le mot « roire » (en
latin, « credot »=je crois, j’ai confiance), c’est donc une activité qui repose sur la
confiance, celle que le préteur accorde à l’emprunteur de que il attend le
remboursement du prêt. De manière générale, plus le préteur aura confiance dans
l’emprunteur, plus il lui prêtera une somme importante avec un faible taux
d’intérêt. Inversement, moins l’emprunteur aura de crédit aux yeux du préteur,
celui-ci sera frileux, exigera des garanties importantes et prêtera de l’argent à un
taux d’intérêt élevé.
En comptabilité générale
Le mot crédit est un terme technique qui désigne une des deux colonnes
de la comptabilité en partie double : cette colonne sert à enregistre l’origine de
fonds mis à disposition de l’entreprise soit en provenance de l’extérieur (exemple :
14
apport en capital, emprunts, crédits fournisseurs…) soit correspondant à une
utilisation de richesses existantes dans l’entreprise (règlement fiats par les clients,
utilisation d’avoir en banque ou en caisse, les ventes réalisent…). Par convention,
la colonne « crédit » est toujours celle de droite.
En comptabilité bancaire
L’extrait de compte fourni par le banquier fonctionne « à l’envers ».
Pour la banque, le déposant (nous) est un fournisseur d’argent. Chaque fois que le
banquier reçoit notre argent, il le note à la fois au crédit du compte qu’il tient à
notre nom au débit du compte client qu’il tient dans sa propre comptabilité. Nous
devenons créanciers de la banque, laquelle est débitrice envers nous.
En finance
Le crédit englobe les diverses activités de prêt d’argent, que ce soit sous
la forme de contrat de prêts bancaire ou de paiement d’un fournisseur à un client.
Le crédit est généralement porteur d’un intérêt que doit payer le
débiteur (bénéficiaire du crédit, appelé aussi emprunteur) au créancier (celui qui
accorde le crédit, appelé aussi préteur).
La Tontine
La tontine est une association de personnes qui, unies par des liens
familiaux, d’amitiés, de profession, de clan ou de région, se retrouvent à des
intervalles plus ou moins variables afin de mettre en commun leur épargne en vie
de la solution des problèmes particuliers ou collectifs.
Cette définition est proche de celle donnée par Bouman (1977) qui
explique que « les tontines sont des associations regroupant des membres d’un clan,
d’une famille, des voisins ou des particuliers, qui décident de mettre en commun
des biens ou des services au bénéfice de tout un chacun, et cela à tour de rôle »
L’Epargne
Ce qu’on a déposé, donné en garde, pour être rendu ou employé à la
volonté du déposant. Le crédit n’est pas l’unique service dont les populations ont
besoin. Les populations pauvres ont un revenu irrégulier et elles sont
particulièrement exposées à une multitude des risques qui peuvent à tout moment
réduire ayant les bénéfices obtenu d’une activité exercée.
L’épargne est la part de revenu après la consommation et c’est la partie
qui ne se détruit pas immédiatement et il peut être un placement dans une banque,
une thésaurisation ou un investissement.
15
Elle aussi la part du revenu restant disponible après déduction faite des
dépenses de consommation courante (nourriture, habitation, transport, impôts...)
- Epargne Liquide : somme d’argent qui reste disponible à tout moment
(espèces, compte courant, compte rémunère).
- Epargne investi : affecté à des placements sur une durée de placement
déterminée (plans d’épargne, contrats d’assurance, comptes, titres). Et à des
investissements (dans les moyens de production, l’immobilier, etc.).
L’épargne investie sur des supports à risque de perte de capital est
généralement assimilée à de l’investissement.
Taux d’épargne
Le taux d’épargne est le rapport entre l’épargne et le revenu
disponible brut.
La micro-assurance : est un mécanisme de protection des personnes
pauvres contre les risques (accident, maladie, décès d’un membre de la
famille, catastrophe naturelle…) en échange du paiement de primes
adaptées à leur niveau de risque. Elle cible principalement les travailleurs à
faibles revenus des pays en développement, particulièrement ceux
travaillant dans le secteur informel qui sont souvent mal suivi par les
assureurs commerciaux et les systèmes d’assurance sociale traditionnels en
dépit du succès obtenu en termes de développement durable, le secteur de la
micro finance demeure particulièrement fragile.
Les activités de la Microfinance
Le secteur de la micro finance connait une multitude d’institutions
que l’on peut regrouper en cinq grandes catégories, à savoir :
- Les coopératives ou mutuelles d’épargne et de crédit ;
- Les structures gestionnaires de programme de micro finance et/ou
microcrédit ;
- Les structures de crédit solidaire ;
- Les structures financières formelles.
Les coopératives ou mutuelles d’épargne et crédit
Ce sont des groupements de personnes dotés de la personnalité
juridique, qui poursuivent généralement un objectif social à travers les services
rendus à leurs membres. En d’autres termes, ce sont des institutions ou
16
personnes physiques ou morales mettent en commun leur épargne afin d’en
faire profiter aux membres qui en ont besoin.
Elle repose sur le principe de l’épargne au préalable, c’est-à-dire que
les membres doivent d’abord épargne avant de solliciter un prêt moyennant des
garanties matérielles les coopératives ou mutuelles d’épargne et crédit sont
régies par ce qu’on appelle :
Les principes coopératifs ou mutualistes : ces principes sont :
a/Le principe de la porte ouverte :
Les membres font librement adhésion et la coopérative doit être
ouverte à tous les membres du village, de la collectivité, du quartier, etc. Et cela,
sans discrimination fondée sur le sexe, l’origine sociale, la race, l’allégeance
politique ou de la religion.
b/ Le principe de pouvoir démocratique :
Les coopératives sont des organisations démocratiques dirigées par
leurs membres qui participent activement à l’établissement des politiques et à la
prise des décisions. Elles sont sur les principes d’ » un membre, une voix »,
c’est-à-dire que chaque membre n’a qu’une et une seule voix quel que soit le
montant de son épargne.
c/Le principe d’accessibilité :
Les membres ne doivent pas parcourir de longues distances pour
épargne ou pour demander des prêts.
d/Le principe de la gestion participative :
L’ensemble des règles qui régissent le fonctionnement de la
coopérative o-u de la mutuelle sont discutées et décidées en assemblé général.
e/ Le principe de la gratuité des fonctions des dirigeants élus :
Les membres élus de l’organe de gestion ou de contrôle
travaillent bénévolement.
f/ Le principe d’autonomie ou d’indépendance :
Les coopératives sont des organismes autonomes d’entraide, dont la
gestion est entièrement assurée par les dirigeants élus sans intervention
extérieure.
17
g/ Le principe des services réserves aux membres :
L’objectif de la coopérative est de rendre des services aux membres
plutôt que de générer des profits. En cas d’excédent d’exploitation ou de plus-
value, celles-ci sont reportées aux réserves, soit affectés aux financements des
projets collectifs au profit des membres et de la collectivité.
Une coopérative d’épargne et de crédit s’articule autour d’une structure
pyramidale à trois niveaux :
- Local
- Régional
- National
La coopérative de base (local) offre des services dans un quartier, une
commune, etc. L’union régional regroupe des coopératives d’une région et fournit
à ces coopératives un appui technique (assistance comptable).
La fédération nationale est celle qui coordonne l’union régionale et dans
chacune de ces trois différentes structures, il existe trois organes principaux, à
savoir :
- Le conseil d’administration : est le seul qui peut convoquer l’assemble
générale et qui gère la coopérative. Il embauche les gestionnaires et exécute
les décisions de l’assemblée générale
- Le comité de crédit : est l’organe habituellement composé de trois ou cinq
personnes qui sont élus selon les règles de fonctionnement propres à chaque
COOPEC. Il a pour fonction principale de mettre en application la
politique de crédit adoptée par l’assemblée générale :
- Planifier les opérations de crédit de la COOPEC ;
- Instruire les dossiers de crédit ;
- Participer au recouvrement des prêts ;
- Evaluer les activités de crédit.
Le comité de contrôle:
Exerce le contrôle régulier sur la gestion et l’octroi de crédit
Les différentes structures de service en Microfinance :
Dans le monde, deux approches de service s’affrontent, l’une donne
priorité au côté offre de l’intermédiation financière, on a l’approche orientée
institution et l’autre préconise la demande, on a l’approche orientée client. D’une
manière générale, dans les principales structures de crédit solidaire, les structures
18
gestionnaires d’épargne et crédit, les structures de crédit solidaire, les structures
gestionnaires d’épargne et de crédit, les structures financières informelles, les
structures financières formelles.
a/ Les structures crédit solidaire
Ils reposent sur le principe de prêt de groupe et de caution solidaire,
c’est-à-dire que le prêt est accordé à un groupe de personne et que la défaillance
d’un membre du groupe de personne et que la défaillance d’un membre du groupe
bloque automatiquement l’accès au crédit à l’ensemble du groupe. Ces systèmes
de crédit solidaire n’exigent pas d’épargne au préalable ni des garanties matérielles,
mais le remboursement des prêts peut être hebdomadaire pour obtenir des
montants plus élevés.
Ces institutions de microfinance présentent deux avantages majeurs, à
savoir :
- Les personnels peuvent mieux exercer son travail du fait qu’il connait
mieux le groupe ;
- La réduction du cout de gestion c’est-à-dire que lorsqu’on donne le crédit à
l’un des membres du groupe, ces derniers font tout pour qu’il puisse
rembourser.
Et elles ont pour règles principes :
- Le financement des activités divers ;
- Le montant et les modalités de remboursement de crédit s’adaptent à
l’activité exercée
b/Les structures gestionnaires d’épargne et de crédit
Elles apparaissent comme des structures hybrides qu’offrent plusieurs
services (financiers et non financiers) et dans la plupart de cas se sont des ONG
ayant un volet microcrédit et micro épargne. Les produits et services offerts par ces
structures sont des services non financiers. Nous devons souligne que depuis une
quinzaine d’années, les banques privées à vocation commerciale sont vers la micro
finance pour des raisons de stratégies propres. Elles soutiennent des opérations de
micro finance soit indirectement en appuyant aux IMF existantes un soutien
financier ou une prise de participation, soit directement en créant une filiale ou
une offre des produits de micro finance.
Ce que nous appelons le dowgrading qui est l’entré des banques
commerciales dans le secteur de la micro finance, et ceci est signe d’une évolution
capitale du secteur. Nous pouvons de ce fait, citer à titre d’exemple la Finadev qui
a été créée en 1998 en tant que guichet commercial de la Orabank (ex Financial
Bank), banque implantée dans 7 pays d’Afrique de l’ouest et qui est fiable
19
spécialisée en micro finance en 2000, grâce au soutien financier de la société
financière internationale (SFI) et de la Netherlands développent company.
EN RDC, nous avons la Banque International pour l’Afrique au Congo
(BIAC), la Banque Internationale de crédit (BIC), la Procrédit Bank, la Trust
merchant Bank (TMB) et Advans Banque Congo qui investissent en micro finance.
Ces Banques disposent d’un avantage concurrentiel dans le domaine de la micro
finance, grâce à la préexistence de leur réseau d’agence et de leur accès au
financement.
Les Structures financières informelles
Il s’agit des réseaux financiers traditionnels d’épargne tels que les
tontines, les préteurs professionnels, les parents et amis, etc. Les études remarques
sur base des résultats des différentes études :
a/ Les prêts extérieurs à la famille ou au clan appliquent des taux d’intérêt
explicites de niveaux variés. Plusieurs études sur les circuits financiers
informels de différents pays Africains confirment ce résultat. Elles montrent
que ces taux peuvent atteindre 100%, voir plus pour quelques mois
b/ Les marchés financiers semblent être caractérisés par 2 types de réseaux
différents : un réseau de solidarité intrafamilial (famille proche et famille
élargie) qui la majorité des transactions, et un réseau extrafamilial (préteur
professionnel, commerçant, etc.) qui représente un nombre réduit de
transaction (20 à 30%) mais avec des volumes financiers assez importants
c/ Ce qui surprend de prime abord, c’est le dynamique de l’envergure des
transactions. Il apparait, en effet que l’offre et la demande des services
financiers intéressent la majorité des populations urbaines sur une permanente.
Parallèlement, on doit souligner que depuis une dizaine d’années, il
existe aussi des cas de banques privées à vocation commerciale qui pour des
raisons de stratégie propre, se sont orientées vers la microfinance. On peut citer
entre autre:
- Standard Bank (Afrique du Sud)
- Multi-Crédit Bank (Panama)
- National Bank for développement
- Centenery Bank (Ouganda)
- Bank of Nova Scotia ( Guyanne )
- Bank Rakyat indonesie ( Indonesie )
- Banque Pertinian (Malaisie)
- Banque Al amal (Yemen )
- Panobo Rural Bank (Philippines)
- Et tant d’autre.
20
Notons cependant qu’elles sont souvent l’initiative de communautés
locales et sont créées avec le soutien, d’agence des coopérations internationales te
des ONG internationales. En France, les organisations comme le groupe de
recherche et d’échange technologique (GRET), le centre de coopération
internationale en recherche agronomique pour le développement ( CITRAD ),
ou l’institut de recherche et d’application des méthodes de développement
(CITRAD), ou l’institut de recherche et d’applications méthodes de
développement ( IRAM ). Aux Etats-Unis, des réseaux comme ACCIONO
opportunity international ou la fondation internationale community assistance
(FINCA) ont participé à la création de ces institutions de microfinance, avec des
financements venant de la coopération internationale.
1.4. Objectif et principe
a. Objectif
La micro finance a pour objectif de construire à la lutte contre la
pauvreté et au développement économique et social des populations le plus
défavorisées tant en milieu rurale et urbain par la promotion d’un secteur financier
accessible à tous.
b. Principe
La micro finance s’adresse aux individus ayant un potentiel
d’entrepreneur et leur facilite l’accès au capital et aux services
financiers en vue du financement de leurs activités économiques sans
nécessiter des garanties majeures14.
1.4.1 Rôle de la micro finance
La micro finance a pour rôle de proximité, de délivrer des
services financiers à des populations n’ayant pas accès au système
bancaire classique.
1.4.2. Sorte de la micro finance
Nous suggérons de nombreuses sortes de la micro finance, de tailles très
diverses, elles peuvent être à but lucratif ou non lucratif, réglementés ou non
autorisées ou non à collecter l’épargne. Mais un grand nombre a débuté comme
des organismes à but non lucratif, sous forme d’ONG, coopérative de crédit, ou de
banque publique.
14
Kim BWANGA M’VUANDA, Microfinance et lutte contre la pauvreté : cas des microcrédits CERP- GALALETU à
Kisangani, mémoire, 2008.
21
Aujourd’hui, un nombre croissant de micro finance, sont des sociétés
réglementées à but lucratif notamment parce qu’il s’agit d’une condition peut être
autorisées à collecter l’épargne.
Donc, les sortes de la micro finance, tellement nombreuses, nous
comptons plus à la micro finance des risques et incertitude frappant les
populations et celles des risques ou incertitudes touchant les organisations :
Les risques et incertitudes frappant les populations, celle-ci frappants les
clients de la microfinance, et sont principalement dus à la volonté des
revenus, aux pertes en capital et aux dépenses imprévues autant de
manifestation imputables tantôt à un environnement physique, politique,
économique et social instable.
Si les responsables des organisations de micro finance, les bailleurs de
fonds, les décideurs nationaux même des bénéficiaires s’étendent
généralement à ce que la micro finance contribue à la création d’activité
génératrice de revenus, comme résultant à la réduction de la pauvreté 15.
Les risques touchant les organismes sociaux :
Les organismes de la micro finance ne sont pas non plus à l’abri de risque et
d’incertitudes. Leurs risques sont tous d’abords liés aux aléas subis par les
clients, et qui affectent de microcrédit er micro assurance.
Si les clients ou les membres sont moins solvables ; s’ils ont une capacité
plus faible à épargne, à rembourser, à verser les cotisations …, la viabilité
même des organismes se trouve atteinte, à travers les risques clients.
Toutes fois, les défaillances des clients ne sont pas seulement imputables
aux situations impondérables au quelle ceux-ci doivent faire face.
1.5 technique de la micro finance
La technique de la micro finance, est donc à trouver un équilibre entre
les objectifs qui sont à la fois sociaux et financiers.
Cette dernière d’adapte ensuite à un terrain et à une population aux
caractéristiques spécifiques, car dans une situation précaire. Donc l’institution de la micro
finance envoie des agents de crédit sur terrain qui ont pour mission de rencontrer le micro
entrepreneur afin d’évaluer sa solvabilité, de valider sa capacité d’entrepreneur, de mesure
ses besoins pour lui fournir un service adapter et enfin de l’accompagner, de l’accorder un
crédit pour la réalisation de son projet.16
15
Flynn P, La micro finance et le consensus de Washington, éd. Challenge, Washington, 2007
16
BAUMANNE E, La micro finance, une extension des marchés financiers, éd. Servet, Paris, 2007, P.123
22
Dans ce cas, le micro entrepreneur n’ont pas de garanties matérielles à
proposer à l’IMF et l’agent de crédit évalue la viabilité du projet du micro entrepreneur
en cherchent à mieux le connaître. Il se rend chez lui obtient des informations sue sa
famille, les revenus du ménage.
L’IMF, maintient donc des liens très étroits et individuels ou des crédits en
groupe (avec par exemple une caution salaire entre les membres du groupe). La
décision de l’octroi du prêt est prise par un comité au sein de l’IMF.
Le bénéficiaire rembourse ensuite son prêt, selon les cas, tous les mois et
toutes les semaines, par l’intermédiaire de l’agent il est de crédit ou en se rendre
directement auprès de l’agence de l’IMF à laquelle il est rattaché.17
1.6. Importance de la micro finance
La micro finance à plusieurs importances dont nous citons quelques-unes :
Réduire la pauvreté au sein de communauté forestières ;
Aider les familles à démarrer leurs propres entreprises ;
Permet aux communautés pauvres des forets d’accéder aux services, finances
de base. Pour les aider à améliorer leurs conditions de vie.18
1.7.1 Le Micro crédit et sa nouveauté
La différence principale, par rapport au crédit classique, est qu'il est
orienté sur une cible nouvelle : les pauvres et les exclus. Il reconnaît leurs
talents, leurs besoins et leur capacité à rembourser les prêts.
Au lieu de les éliminer, par avance, de la clientèle du crédit parce que
les méthodes, les critères et les garanties ne sont pas adaptés à leur situation, il
invente des méthodes et des garanties qui leur conviennent. Au lieu de leur
imposer l'objet de leur prêt, il est à l'écoute de leurs besoins. Il permet ainsi de
découvrir que les personnes exclus du crédit bancaire sont, comme les autres,
dotés de l'esprit d'entreprise, de la capacité de jugement et qu'au surplus, ils
remboursent plutôt mieux que les riches.19
Micro crédit comme micro finance s'adressent à cette cible nouvelle.
Mais l'un et l'autre ne proposent pas les mêmes services.
1.7.2 Les clients de la micro finance
Le client type des services de micro finance est une personne dont les
revenus sont faibles et qui n'a pas accès aux institutions financières
17
CORHAY et MBANGALA, Fondement de gestion financière, manuel et application, 3èmeéd. Universitaire, 2008
18
MESENGUBIBULA, Analyse de performance financière d’une institution de microfinance, Mémoire ISC 2010
19
Documents ressources en microfinance.p25
23
formelles faute de pouvoir, remplir les conditions exigées par ces institutions
(documents d'identification, garanties, dépôt minimum). Il mène généralement
une petite activité génératrice de revenus dans le cadre d'une petite entreprise
familiale. 20
1.7.3. Dans les zones rurales
Ce sont souvent de petits paysans ou des personnes possédant une
petite activité de transformation alimentaire ou un petit commerce.
1.7.4. Dans les zones urbaines
La clientèle est plus diversifiée : petits commerçants, prestataires de
services, artisans, vendeurs de rue, etc.
On les dénomme généralement sous le terme de petits entrepreneurs
et la plupart d'entre eux travaillent dans le secteur informel et/ou non structuré.
C'est donc aux individus qui composent ce segment de marché exclu ou mal
servi par les institutions financières classiques (banques, assurances) que
s'adresse la micro finance.
1.7.5. La Micro Finance et les pauvres
Le concept de micro finance est toujours associé à celui de la
pauvreté, d`où la nécessité d`apporter un éclairage sur la compréhension que
nous nous faisons de cette notion dans le cadre de ce travail.
La pauvreté est une notion toute relative et assez complexe. Alors
que dans l`Union Européenne, on définit comme pauvre, toute personne dont
le revenu est inférieur à la moitié du revenu moyen de l`ensemble de la
population du pays considéré, beaucoup d`organisations internationales de
développement se basent sur la notion de pauvreté absolue
laquelle définit le pauvre comme étant toute personne dont le revenu journalier
ne dépasse pas un dollar américain.21
Aussi, tout le monde s'accorde sur le fait que la pauvreté est un
phénomène complexe, pluridimensionnel, ne pouvant être réduit à sa simple
expression monétaire
(C’est-à-dire à un niveau insuffisant de ressources économiques pour
vivre de façon décente).
20
4« Banquiers aux pieds nus », J.M. Servet, Septembre 2006.
21
Programme des Nations Unies pour le Développement.
24
1.7.6. Les acteurs de la micro finance
Afin de répondre à cette demande grandissante en produits et services
micro financiers, on a vu se développer, au cours des vingt dernières années, de
nombreuses organisations qui s’investissent dans la promotion de la micro
finance comme outil de développement efficace en matière de lutte contre la
pauvreté. Au sein de cette multitude d’acteurs, trois courants essentiels
coexistent dans cette démarche :
• le premier, d’inspiration plus coopérative, cherche à mettre en
place ou à renforcer des organisations populaires où les micros entrepreneurs
sont à la fois épargnants et emprunteurs du système. Sa spécificité est de
vouloir construire des institutions à partir de leurs membres, c’est en cela qu’on
y retrouve un côté coopératif plus affirmé.
• le deuxième consiste dans la mise en place d’ONG ayant pour
vocation de réaliser elles -mêmes l’intermédiation financière. Ainsi assiste-t-on
à la création d’ONG de micro financement qui, après s’être procuré des fonds,
Soit au travers de donations soit au travers d’emprunts, octroient
elles-mêmes des crédits aux micro entrepreneurs.
Dans ce dernier cas, l’accent est surtout mis sur l’octroi de crédit, la
collecte de l’épargne étant généralement interdite aux ONG. Certaines d’entre
elles se transforment toutefois en une institution financière réglementée et
supervisée leur permettant ainsi d’élargir la gamme de leurs produits.
• le troisième, quant à lui, consiste à transformer une banque
existante de manière à la spécialiser en direction des micro entrepreneurs. Dans
ce sens, on doit souligner que depuis une dizaine d’années à peine, il existe
aussi des cas de banques privées à vocation commerciale qui pour des raisons
de stratégie propre, se sont orientées vers la micro finance.
Au sein du secteur, le terme institution de micro finance renvoie
aujourd’hui à une grande variété d’organisations, diverses par leur taille, leur
degré de structuration et leur statut juridique (ONG, association,
mutuelle/coopérative d’épargne et de crédit, société anonyme, banque,
établissement financier etc.).
Selon les pays, ces institutions sont réglementées ou non, supervisées
ou non par les autorités financières ou d’autres entités, peuvent
25
ou ne peuvent pas collecter l’épargne de leur clientèle et celle du grand public.
22
Section 2 : CLARIFICATION SUR LES INSTITUTIONS FINANCIERES
2.1 DEFINITION SUR LES INSTITUTIONS FINANCIERES
2.1.1. Institution
Selon le site web [Link]. org, le mot institution, du latin instituo,
désigne une structure d'organisation d'origine humaine et destinée à s'inscrire
dans la durée. Il a un sens politique et juridique, religieux, académique,
économique, philosophique ou sociologique.23
Selon le dictionnaire le petit ROBERT, une institution est l'ensemble
des formes ou structures sociale, telles qu'elles sont établies par la loi ou la
coutume.24
2.1.2. Institutions financières
Selon Alain CHOINEL, « il est malaisé de donner une
définition approprié aux institutions financières, mais toutes fois,
on regroupe sous cette expression les entités économiques qui
s'occupent du commerce de l'argent25
2.2 Différence entre institution financière bancaire et institution
financière non bancaire
La différence entre les institutions financières bancaire et institutions
financière non bancaire est que les institutions financières bancaire sont des
établissements qui acceptent et gèrent les dépôts commerciaux et individuels,
ainsi que les prêts aux consommateurs.
Les banques, les caisses populaires et la confiance ne sont des Exemple tandis-
que les institutions financières non bancaire sont des organisations qui offrent
des services financiers, mais ne sont pas des banques. Les exemples incluent les
sociétés d’assurances, les sociétés de financement, les courtiers en gage et les
casinos.26
22
Les Midis de la Micro finance : outil de lutte contre la pauvreté 18 Octobre 2006
23
Site web FR. WIKIPEDIA Consulter le 01/03/2020.
24
Dictionnaire le petit ROBRT
25 e
CHOINEL, le marché financier structure et acteurs, 5 édit, Paris, 1993 P.358
26
Amhed Slim , La Microfinance dans le monde,p14
26
2.2.1 Institution financière bancaire
Les institutions financières bancaires sont les entités économiques qui
s'occupent du commerce de l'argent. Philippe GARSAULT et Stéphane PRIAMI
affirme que les opérations de banque comprennent la réception de fond du public,
Les opérations de crédit, ainsi que la mise à la disposition des moyens
de paiement vis à vis de la clientèle ou la gestion de ces mêmes moyens de
paiement.
Les institutions financières se présentent sous plusieurs formes qui
sont toutes utiles pour le financement de l'économie.27
2.2.1 Quelques sortes des institutions bancaires
Parmi les institutions financières bancaires nous pouvons citer :
Banque centrale ;
Banque de dépôt ;
Banque d'investissement ;
a. Banque centrale
Les banques centrales peuvent chercher à atteindre l'objectif de relative
stabilité des prix au moyen de plusieurs instruments, qui lui permettant de faire
varier la masse monétaire en circulation dans le pays et le coût des crédits
accordés aux particuliers et entreprises. Le principal instrument est la fixation des
taux directeurs. Ces taux déterminent le coût pour les banques commerciales à se
refinancer auprès de la banque centrale.
La banque peut être définie comme « un établissement qui reçoit des
dépôts dont une partie est assortie du droit de tirage par chèque ou transférable
électroniquement ».28
La banque centrale est une institution chargée par l’État (ou un
ensemble d'États dans le cas d'une zone monétaire comme la zone euro) de
décider d'appliquer la politique monétaire.
Rôles de la Banque Centrale
Les banques exercent aujourd’hui une influence de premier plan dans
tous les secteurs de la vie économique. En effet, les banques jouent plusieurs
rôles importants dans l’économie nationale à savoir :
27
GARSAULT ; Le système bancaire et financier, la revue banque, Paris ; 2002, P17
28
Diaka foko Mbula Grace, le système bancaire de la RDC, mémoire de fin d'étude 1990 à 2011. P5.
27
Jouer le rôle de banquier de dernier ressort en cas de crise systémique.
Distribuer l’épargne auprès des entreprises industrielles et commerciales
et à des particuliers à titre de crédit.
Assurer l'émission de la monnaie fiduciaire et contribuer à fixer ainsi les
taux d'intérêt ;
Récolter l’épargne auprès des particuliers ;
Superviser le fonctionnement des marchés financiers, assurer le respect
des réglementations du risque (ratio de solvabilité) des institutions
financières (en particulier des banques de dépôts) ;
Il sied de noter qu’il existe des opérations connexes aux opérations de
banque que nous pouvons citer 13(*)
Les opérations de change ;
Les opérations sur or, métaux précieux et pièces ;
Le placement, la souscription, l’achat, la gestion, la garde et la vente de
valeurs mobilières et de tout produit financier,
Le conseil et l’assistance en matière de gestion de patrimoine ;
Le conseil et l’assistance en matière de gestion financière, l’ingénierie
financière et d’une manière général tous les services destinés à faciliter la
création et le développement des entreprises, sous réserve de dispositions
législatives relatives à l’exercice illégal de certaines professions
Les opérations de location simple de biens mobiliers ou immobiliers pour
les établissements habilités à effectuer des opérations de crédits-bails29
b. Banque de dépôt
Définition de la banque de dépôt
Les banques de dépôts sont des établissements financiers recevant des
dépôts à vue ou à terme, spécialisés dans la distribution du crédit à terme par des
avances en compte courant, par les découverts, des avances sur garanties.
Nous allons renchérir cette définition en disant que les banques de
dépôts ou commerciales sont des institutions financières bancaires ou monétaires
qui reçoivent des dépôts à vue et à terme et fournissent des crédits pour une durée
maximum de 2 ans, notamment aux entreprises pour leurs besoins en fonds de
roulement.
Les banque de dépôts reçoivent et gèrent les dépôts d'argent (compte
d'épargne, compte courant).30
29
DUSABE T. Contribution de la banque Rwandaise de développement (BRD) dans le financement des
entreprises au Rwanda, UNILAK, 2006 P. 36.
28
c. Banque d'investissement
Définition de la banque d'investissement
Les banques d'investissement sont des banques ou des divisions des
banques qui rassemblent des activités de conseil, d'intermédiation et d'exécution
ayant trait aux opérations dites de haut de bilan (introduction en bourse, émission
de dette, fusion/acquisition) de grands clients corporatifs (entreprises,
investisseurs mais aussi l'état...).
2.2.2 Institution financière non bancaire
Les institutions financières non bancaires sont des organisations qui
offrent des services financiers, mais ne sont pas des banques. Les exemples
incluent les sociétés d’assurances, les sociétés de financement, les courtiers en
gage et les casinos.
Par institution financière non bancaire, Ahmed entend l'ensemble de
caisses d'épargne et les autres institutions de collecte des fonds
2.3 Les objectifs poursuivis par les institutions financières non
bancaires
Les institutions financières non bancaires poursuivent les objectifs
suivants et ces objectifs ou opérations concernent les Banques :
Assurer l'intermédiation non monétaire ;
Collecter les ressources d'épargne auprès des agents à capacité de
financement pour les prêter aux agents à déficit de financement ;
Transformer ainsi les ressources à court terme en prêt à long terme de
manière à concilier les préférences contradictoires des ménages et des
emprunteurs (entreprises).
Nous distinguons deux catégories des institutions financières non
bancaires qui sont des organismes gérant l'épargne institutionnelle ou contractuelle,
ici, il s'agit des institutions de sécurité sociale(CNSS)et compagnies d'assurance
(SONAS) ; et des organismes de gestion de l'épargne.
2.4 Notion de crédit bancaire
Le crédit bancaire est l’un des moyens les plus importants du financement de
l’économie, il joue un rôle important dans le développement de l’activité économique.
Nous essayerons à travers ce premier chapitre, de définir la notion du crédit, de mettre en
évidence son rôle, de présenter les différents types de crédits accordés par la banque Le
crédit est l’activité première de la banque, il joue un rôle considérable dans les modernes.
30
A. CHONEL, le système bancaire et financier, Paris, Banque édition, 2002, p.18.
29
2.4.1 Définitions et les rôles du crédit
a. Définition du crédit
Le mot crédit vient du verbe latin « crédére », qui signifie « croire, faire
confiance ». Et effectivement, celui qui consent un crédit « croit » en celui qui le
reçoit. En d’autres termes, le créancier fait confiance à son débiteur. Le crédit est
défini comme étant « …tout acte à titre onéreux par lequel une personne met ou
promet de mettre des fonds à la disposition d’une autre personne ou prend, dans
l’intérêt de celle-ci, un engagement par signature tel qu’un aval, un cautionnement
ou une garantie.31
Sont assimilées à des opérations du crédit, les opérations de location
assorties d’options d’achat notamment, le crédit-bail D’une façon générale, le
crédit résulte de la combinaison de trois caractéristiques : Le temps ou le délai
pendant lequel le bénéficiaire dispose des fonds prêtés, la confiance faite par le
créancier au débiteur, la promesse de restitution des fonds prêtés.
La première caractéristique du crédit est la notion du temps, c'est-à-dire
l’incertitude. Ainsi, il est possible qu’une société ne révèle aucun risque de
défaillance au moment de l’octroi d’un crédit moyen ou long terme, mais ce
dernier peut se révéler dans l’avenir. La deuxième caractéristique du crédit est la
confiance entre créanciers et débiteurs et se renforce grâce à la parfaite
connaissance qu’elle acquière mutuellement les unes et les autres.
Risques inhérents à ce point découlent des deux points précédents. Si, une
évolution défavorable se produit dans le temps ou que le débiteur ne respecte pas la
confiance du créancier, le risque de non remboursement peut se réaliser.
Généralement, une opération du crédit considérée, du point de vue du
prêteur, est une opération risquée qui suppose du crédit totalement exempt de risque,
quelles que soient les garanties dont il est assorti. Le risque est, pratiquement,
inespérable du crédit.
b. Rôles du crédit
Le crédit est un moteur de l’économie, c’est un facteur important du
développement des entreprises. Il permet de faire face à tous les décalages entre les
recettes et les dépenses quelques soit leurs origines. Le crédit joue un rôle
considérables dans les économies modernes.32
- Permet d’accroitre la qualité de production ;
31
1L’article 68 de l’ordonnance n° 03-11 du 26/08/2003 relative à la monnaie et au crédit
32
(*)Petit-Dutallis G. : « Le risque du crédit bancaire » ; Edition Dunod ; Paris ; 1999 ; P.20.
30
- Met à la disposition d’une personne un pouvoir d’achat immédiat,
ce qui facilite les échanges entre les entreprises et entre les entreprises et les
particuliers ;
- Permet d’assurer la continuité dans un processus de production de
commercialisation ;
- Est un moyen de création monétaire.
c. Les différents types du crédit bancaire
Vu la diversité des besoins des agents économiques, nous pouvons
distinguer plusieurs types du crédit, à savoir ;
Le crédit d’exploitation
Les crédits d’exploitations permettent aux entreprises de couvrir en
temps leurs besoins de trésorerie, en finançant l’actif circulant du bilan, plus
précisément les valeurs d’exploitation et/ou réalisable. Il sert, généralement, à lui
procurer des liquidités ; de façon à pourvoir assurer des paiements à court terme,
dans l’attente de recouvrement de créance facturée.
Ces liquidités sont soumises aux variations saisonnières ou
conjoncturelles. Les crédits à court termes ou les crédits d’exploitations peuvent
être subdivisés en deux catégories, à savoir ; 33
Les crédits par caisse
Les crédits par caisse sont considérés comme crédit à court terme, les
crédits qui impliquent un décaissement de la part du banquier en faveur de son
client et qui lui permet d’équilibrer sa trésorerie à court terme, on distingue entre 3:
• Les crédits par caisse globaux.
Les crédits par caisse globaux permettent à l’entreprise d’équilibrer sa
trésorerie en finançant de son actif circulant (stocks et créances) sans qu’il soit,
affecté à un besoin bien précis. Les besoins couverts par ces concours sont dus,
essentiellement, à la différence en montant et dans le temps entre les recettes et les
dépenses d’exploitations réalisée dans le temps.
Leur importance relative dépend directement de la durée du cycle de
production et/ou stockage, de phénomènes accidentels tels que les retards
livraisons et de facturations et, également, le caractère saisonnier de l’activité.
33
Luc B-R. : « Principe de technique bancaire » ; 25éme édition ; Dunod ; Paris ; 2008 ; P.286.
31
Ces crédits sont assez souples et techniquement simples, mais ils
représentent un grand risque pour la banque en matière de suivi de leur
utilisation. On distingue plusieurs crédits par caisse globaux, qui sont:34
• La facilité de caisse
La facilité de caisse est « un concours bancaire consenti à l’entreprise,
destiné à faire face à une insuffisance momentanée de trésorerie due à un
décalage de courte durée entre les dépenses et les recettes. Cette situation se
produit, généralement, vers la fin de chaque mois, à l’occasion des échéances
fournisseurs, des paies du personnel, règlement de la TVA…etc.
La facilité de caisse est accordée à l’entreprise lorsqu’elle a besoin de
faire face à une gêne momentanée de trésorerie. Cette autorisation est accordée
pour une période donnée, jusqu’à une date limite à partir de laquelle
l’autorisation tombe et nécessite une nouvelle Étude en générale, les banques
revient leurs autorisations à la lecture des résultats de l’entreprise grâce aux
documents comptables que les dirigeants leur auront remis).
Bien qu’ayant, généralement, une validité annuelle, elle ne doit être
utilisée que pour une période très limitée (échéance de fin du mois, par exemple).
Elle répond aux besoins de financements dus au décalage des entrées et sorties de
fonds, son remboursement est assuré chaque mois par les rentrées décalées.
Elle est le financement par excellence de la partie fluctuante des besoins
en fonds de roulement. Son montant dépasse rarement un mois du chiffre
d’affaire.35
• Le crédit relais
Le crédit relais est un concours qui permet à l’entreprise d’anticiper une
rentrée de fonds qui doit se produire dans un délai déterminé et pour un montant
précis résultat d’une opération ponctuelle hors exploitation (augmentation du
capital, vente d’un terrain, un immeuble, un fonds de commerce ou le déblocage
d’un emprunt).
En accordant ce type du crédit, le banquier s’expose à deux risques, qui
sont:
- L’opération devant assurer le remboursement du crédit ne se
réalise pas ;
34
Benhalima A. : « Pratique des technique bancaire » ; Edition Dahlab ; Alger ; 1997 ; P.60.
35
Chiffre d’affaire c’est annuel (durant une année), un mois du chiffre d’affaire c’est le chiffre d’affaire réalisé
32
- Les fonds provenant de l’opération sont déterminés du
remboursement du crédit.
Pour cela, le banquier ne doit accorder ce type de crédit que si, la
réalisation de l’opération est certaine ou quasi-certaine.
En outre, le montant du crédit à accorder doit être inférieur aux
sommes à recevoir pour se prémunir contre une éventuelle surestimation du
prix de cession lors des prévisions.36
Section 3 : NOTIONS DE LA PAUVRETE
3.1 DEFINITION DE LA PAUVRETE
Selon le dictionnaire, la pauvreté est un état d'une personne qui
manque des moyens matériels, d'argent, insuffisance de ressources. Ainsi la
pauvreté désigne dans une société donnée le fait d'être dans une situation
d'infériorité matérielle par rapport aux individus les plus favorisés, cela se
traduit notamment par les difficultés à subvenir à ses besoins et à ceux de ses
proches, mais aussi par une stigmatisation de la part des personnes plus riches.
Il n'existe cependant pas de définition complètement consensuelle et universelle
de la pauvreté.
La pauvreté désigne aussi la situation d’une personne ou d'un
groupe de personnes qui est dans l'incapacité d'accéder à une nourriture en
quantité suffisante, à l’eau potable, aux vêtements, à un logement et au chauffage
de ce dernier lorsque le lieu de vie l'exige. La satisfaction de ces besoins de base est
jugée comme indispensable à la vie décente d'un être humain. Toutefois avec le
progrès technique et l'amélioration des conditions de vie dans les pays développés,
une définition plus large basée sur des seuils de pauvreté relatifs au revenu médian
a vu le jour sans lien avec la satisfaction de ces besoins. Le terme « pauvreté »,
relatif à celui de richesse, fait ainsi davantage référence aux situations d'inégalités
économiques et politiques entre individus et entre sociétés. La pauvreté est vécue
aussi bien sur le plan individuel que collectif 37.
B. Ames, W. Brown et S. Devarajan, ont tenté de donner une
explication de la pauvreté ; « elle peut être définie au mieux comme étant une
privation inacceptable du bien-être de l’être humain. Une personne peut donc
être considérée comme pauvre quand elle ne peut se procurer les biens
36
Luc B-R.: « Principe de technique bancaire » ; 21éme édition ; Dunod ; Paris ; 2001 ; P.116.
37
AMBAPOUR Samuel, « Pauvreté multidimensionnelle au Congo : une approche non monétaire »,
Document du travail, BAMSI, Brazzaville, 2007. P 76.
33
et services en quantité suffisante pour satisfaire ses besoins matériels
fondamentaux ».
En somme, « La pauvreté est la réalité de la totale dépendance qui
frappe une personne, une famille, une collectivité, une région et un pays ». C‘est
« un mal être, un manque qui cause une déficience naturelle », « une insuffisance
des choses liées à la vie»38.
Dans le monde entier, la pauvreté est synonyme de dénuement :
les pauvres ne sont pas en bonne santé, ils sont mal nourris et mal logés, peu
instruits, et sont privés d'un minimum de confort. Elle est souvent qualifiée, dans
ce cas, de « pauvreté de subsistance ». De ces trois définitions, nous pouvons
conclure qu'il existe deux qualifications de base de la pauvreté : la pauvreté
monétaire et la pauvreté humaine.
3.2 Définition de l'extrême pauvreté
Les principes directeurs extrême pauvreté et droits de l'homme caractérisent
l'extrême pauvreté par l'exclusion sociale et une somme d'insécurité dans différents
domaines de la vie.
Selon l'ONU, une personne vit dans la pauvreté extrême si elle ne dispose pas des
revenus nécessaires pour satisfaire ses besoins alimentaires Essentiels et habituels.
Figure N° 1 : Extrait sur la pauvreté
Source : Extrait tiré sur [Link]:googgle, Extrait sur la pauvreté
3.3 définition du sous-développement
Selon le dictionnaire français LAROUSSE, Le sous-développement est définit
comme étant l'état d'un pays caractérisé par la médiocrité du niveau de vie
38
CONCIALDI Pierre, « les seuils de pauvreté monétaire : usages et mesures », Instituts de recherches
économiques et sociales, n° 38, janvier 2002. P 64.
34
moyen ( traduit notamment par une faible consommation alimentaire à
laquelle s'ajoutent des problèmes de malnutrition et de famine, une faible
espérance de vie, un taux encore élevé d'analphabétisme) auquel on peut
fréquemment associer une forte croissance de la population, une répartition
particulière des divers secteurs de l'économie (secteur rural très important) et
une composition spécifique de la balance commerciale.
3.4 Conceptualisation et origine du mot pauvreté
En effet la pauvreté tire son origine du mot latin « pauper » (peu
ou petit) qui est elle-même proche du grec « peina » (la faim). La traduction
grecque du mot « pauvreté » est « aporia » qui signifie absence de chemin. Nous
constatons qu'en rapprochant les deux origines, nous aboutissons à une double
conception de la pauvreté : c'est une notion à la fois quantitative en ce sens
qu'elle traduit, le manque de nourriture et qualitative en ce sens qu'elle traduit
la condition psychologique de celui ou celle qui ne peut trouver son chemin39.
Selon l‘historien du moyen âge Michel Mollat (1978) , le pauvre
est celui qui ,de façon permanente ou temporaire ,se trouve dans une situation
de faiblesse ,de dépendance ,d’humiliation caractérisée par la privation des
moyens, variables selon les époques et les sociétés ,de puissance et de
considération sociale :argent, relation, influence, pouvoir, science, qualification
technique, honorabilité de naissance ,vigueur physique, capacité intellectuelle,
liberté et dignité personnelle. Vivant au jour le jour, il n’a aucune chance de se
relever sans l’aide d’autrui. Une telle définition peut inclure tous les frustrés,
tous les laissés pour compte, tous les asociaux, tous les marginaux ; elle n’est
spécifique d’aucune époque, d’aucune région, d’aucun milieu. Elle n’exclut pas
non plus tous ceux qui, par idéal ascétique ou mystique, ont voulu se détacher
du monde ou qui, par dévouement, ont choisi de vivre pauvres parmi les
pauvres. »
3.4.1 Bien-être et pauvreté
La définition de la pauvreté s‘élabore en fonction de son
comparateur le plus universellement reconnu, à savoir le bien être.
Par rapport à l‘importance accordée à la perception individuelle
dans la définition du bien- être deux grandes écoles de pensée ont émergé, à
39
KABEER N, Intégration de la dimension genre dans la lutte contre la pauvreté et objectifs du millénaire pour
le développement, paris, L’harmattan, 2005, P 135.
35
savoir les « utilitaristes »ou « welfaristes », et les « non utilitaristes » ou encore
les « non welfaristes »40.
Les utilitaristes définissent le bien être comme le niveau de
satisfaction atteint par un individu. Pour Ravallion (1992), cette double
démarche relève de l‘étape d‘identification qui sert à définir qui sont les
pauvres. La pauvreté concerne les individus dans le bas d‘une distribution de
bien-être.
3.4.2 Pauvreté et exclusion sociale
Pauvre ou exclus sont des notions relatives qui peuvent varier
selon les lieux et les époques. L'exclusion sociale est la relégation ou
marginalisation sociale d'individus, ne correspondant pas ou plus au modèle
dominant d'une société, incluant personnes âgées, personnes sujettes à un
handicap (physique ou mental) ou autres minorités.
Le phénomène d'exclusion, en tant que fait social, se situe à
deux niveaux, il ne met pas seulement en évidence l'incapacité individuelle
d'intégration ; il montre également, à un niveau global, le dysfonctionnement
d'une société qui se trouve dans l'incapacité d'intégrer certaines catégories
d'individus (handicapés, mères célibataires...)41. Ces deux formes d'incapacité,
individuelle et globale, agissent de manière interactive. De ce fait, les facteurs
d'exclusion sociale sont nécessairement concomitants de l'organisation sociale,
de la culture, de l'histoire et du niveau de développement d'un pays.
3.5 Types de la pauvreté
a. La pauvreté intégrée
La pauvreté intégrée » renvoie à des sociétés où ceux qui sont
considérés comme pauvres concernent une large partie de la population. Ils ne
forment pas un groupe stigmatisé. Il s'agit de ménages pauvres dans un
territoire lui-même globalement.
40
DUCLOS Jean-Yves, « La vulnérabilité et la mesure de la pauvreté dans la politique publique », Réseau de
Développement Humain, Banque Mondiale, Washington D.C. 20433, États-Unis, décembre 2002. P54.
41
Alban Goguel d'Allondans, « l'exclusion sociale les métamorphoses d'un concept », édition, l'Harmattan, p. 44
36
b. La pauvreté marginale :
La pauvreté marginale apparaît comme une pauvreté résiduelle,
quasi-structurelle, dans les phases d'ascension économique. Occultée comme
problème politique, la pauvreté marginale est vécue de façon honteuse, et
s'accompagne d'une problématique de l'inadaptation sociale.
c. La pauvreté disqualifiant
La pauvreté disqualifiant » concerne des franges
importantes de la population, aux caractéristiques résolument
hétérogènes, et renvoie à la montée des précarités et des travailleurs
pauvres dans les sociétés riches.
La pauvreté disqualifiant est une relation d‘interdépendance
entre les pauvres et le reste de la société qui génère une angoisse collective42.
d. Pauvreté absolue
Définie par l‘incapacité de satisfaire les besoins essentiels en
nourritures, vêtements, logements et soins. La pauvreté absolue est donc
déterminée par un niveau de revenu en dessous duquel les besoins
fondamentaux de l'individu ne sont pas satisfaits : nourriture, logement,
habillement, ...
On fixe un seuil unique pour tous les pays, comme 1 ou 2 dollars (1985)
de consommation par jour (en termes de parité de pouvoir d‘achat 1985).
Avec cette méthode employée par la Banque mondiale, le seuil
correspond au même panier de biens dans tous les pays ;
On fixe un montant minimum de calories et on estime les pourcentages
d‘habitants qui, dans chaque pays, ont une consommation de calories
inférieure à ce chiffre (méthode de la FAO).
e. Pauvreté relative
Cette approche de la Pauvreté consiste à déclarer pauvre toute personne
dont le revenu est inférieur à une certaine proportion du revenu médian (soit le
revenu tel que la moitié des membres d'une société gagne plus et l'autre moitié
gagne moins)
Ainsi, la pauvreté relative reflète une conception plus axée sur la
répartition des revenus ; elle signifie avoir « moins que les autres ». Cette
42
DUCLOS Jean-Yves, [Link], P 67.
37
notion renvoie au niveau de revenu nécessaire pour participer à et vivre dans
une société particulière (logement, habillement…).
Peter Towsend, propose une définition qui repose sur une
approche relative de la pauvreté : « Les individus, familles ou groupes de la
population peuvent être considérés en état de pauvreté quand ils manquent des
ressources nécessaires pour obtenir l’alimentation type, la participation aux
activités et avoir les conditions de vie et les commodités qui sont
habituellement ou sont au moins largement encouragées ou approuvées dans
les sociétés auxquelles ils appartiennent ».
f. Pauvreté objective
Cette approche pose a priori la valeur du seuil de
pauvreté. Elle est couramment utilisée par les chercheurs dans
leurs travaux, en raison des contraintes rencontrées en tentant
d’agréger les multiples différents utilisés au sein d’une catégorie de
population
g. Pauvreté subjective
La pauvreté subjective : Consiste à évaluer les perceptions des
ménages qui ont été soumis à des enquêtes et qui répondent à des questions
relatives à leur situation.
Les approches subjectives de la pauvreté se nourrissent des
réponses à des questions relatives au sentiment pour le ménage d’être à l’aise, de
pouvoir mettre de l’argent à coté, Ou à l‘opposé de devoir tirer sur ses réserves, de
disposer ou non de la somme minimale perçue pour « joindre les deux bouts ».
h. Pauvreté transitoire /structurelle
Cette pauvreté Transitoire structurelle consiste à faire la différence
entre la permanence de l'état de pauvreté dû à la structure même de la société. Elle
résulte d'une conjoncture défavorable. Cette approche est peu utilisée car elle
nécessite un suivi lourd toute fois elle est importante car elle permet de modifier
les politiques et programmes de lutte contre la pauvreté en fonction de la
structurelle ou de la conjoncturelle.
Les transitions vers la pauvreté dépendent directement des
variations des revenus des membres du ménage et de la décomposition
démographique.
38
i. Pauvreté instantanée /cycle de vie
Pour cette approche, il est essentiel de différencier les pauvres
d’une façon permanente et ceux qui le sont de manière transitoire.
j. Pauvreté monétaire
Elle désigne le fait d'être pauvre et de ne pas avoir beaucoup
d'argent. Sur base de la définition Européenne de la pauvreté, les individus sont
considérés comme étant à risque de pauvreté monétaire, si le revenu équivalent
du ménage auquel ils appartiennent est inférieur à 60% du revenu équivalent
médian c'est-à-dire inférieur au seuil de la pauvreté qui est déterminé par
rapport à la distribution des niveaux de vie de l'ensemble de la population.
Dans cette approche la pauvreté est mesurée à partir des revenus
ou de la consommation des ménages. Dans le cadre de cette définition une
personne est pauvre si et seulement si elle ne dispose pas d‘un revenu suffisant
pour satisfaire à un certain niveau de bien-être.
Ainsi au point de vue des revenus de la consommation des
ménages, une personne est pauvre si son niveau de revenu ou de
consommation est inférieur à un seuil de pauvreté prédéfini43.
k. Pauvreté temporaire (passagère)
C‘est une pauvreté à court terme, où un ménage peut descendre
au-dessous de la ligne de pauvreté et devient éventuellement pauvre suite à de
nombreux déclins du niveau de vie.
l. Pauvreté chronique
Contrairement à la précédente, c’est une pauvreté à long terme.
Elle est plus difficile à identifier puisqu’elle est associée à un ensemble de
facteurs mutuels.
m. Pauvreté humaine (selon le PNUD)
Les travaux du sommet social de Copenhague ont tenté
de clarifier et d’unifier le concept de la pauvreté.
43
DUCLOS Jean-Yves, [Link], P54.
39
« La pauvreté se manifeste sous diverses formes : absence de
revenu et de ressources productives suffisantes pour assurer des moyens
d’existence viable ; faim et malnutrition ; mauvaise santé ; morbidité et
mortalité accrues du fait des maladies ; absence ou insuffisance de logement ;
environnement insalubre ; discrimination sociale et exclusion. »44.
3.6 Les indicateurs de pauvreté
Un indicateur de pauvreté est une variable proxy mesurable et
aussi près de la réalité que possible d'une dimension particulière spécifié dans
l'espace de la pauvreté. L'indicateur de pauvreté est différent d'une mesure de
pauvreté et aussi d'indice de pauvreté. L'indice de pauvreté est une fonction de
l'indicateur de pauvreté (revenu) sur l'ensemble de la population. L'indicateur
permet de déterminer si le ménage ou l'unité statistique sur laquelle porte
l'étude est ou non pauvre (mesure de pauvreté). L'indice de pauvreté mesure la
proportion de pauvres au sein d'une population.
3.6.1 Les indicateurs quantitatifs de la pauvreté: le PIB et le PNB
a. Le PIB
Le produit intérieur brut est un indicateur économique qui permet de
mesurer les richesses créées dans un pays au cours d’une période donnée. Le
PIB est utilisé pour mesurer la « croissance économique » d’un pays.45
Le PIB mesure le produit global d’une économie, c’est-à-dire
l’ensemble des richesses créées. Le PIB est calculé pour une zone graphique
donnée(le plus souvent un pays, mais aussi une région, ou un groupe de pays)
et pour une période de temps précise (généralement l’année ou le trimestre).46
Il existe trois façons pour définir le PIB d’une économie :
1. Le PIB est la valeur (en euros, en dollars, en CDF etc.…) des biens et
services « finaux » produits dans l’économie pour une période donnée.
2. Le PIB correspond à la somme des valeurs ajoutées générées dans
l’économie pour une période donnée.
3. Le PIB est la somme des revenus des facteurs issus de
l’activité et distribués dans l’économie pour une période
donnée.
44
DUCLOS Jean-Yves, Idem, P54.
45
[Link] PIB
46
FRANCOIS MAMBI EL SENDENGELE, Économie politique, note des cours, G2 gestion, UPN, 2016, P3.
40
Les définitions 1et 2 définissent le PIB sous l’angle de la production alors que la
définition 3 l’aborde sous l’angle des revenus qui lui sont associées.
b. Le PNB : définition du produit national brut
Le produit national brut (PNB) est un indicateur économique qui
correspond à la richesse produite au cours d'une année par l'ensemble des résidents et
des ressortissants d'un pays. Il permet donc de mesurer la richesse produite par un
pays. Pour son calcul, le produit national brut prend en compte la valeur des biens et
services créés, et en soustrait la valeur des biens et services détruits ou modifiés
pendant la phase de production.
b.1 Différence entre PNB et PIB
Contrairement au produit intérieur brut (PIB), qui mesure la richesse
produite par l'ensemble des opérateurs et personnes résidant sur un territoire précis, le
PNB est calculé en fonction des ressortissants d'un pays, indépendamment de leur
lieu de résidence.
Ainsi, la richesse produite par une entreprise congolaise implantée à
l’étranger et employant des ressortissants étrangers entre en ligne de compte pour le
calcul du produit intérieur brut du pays étranger, pas pour celui de son produit
national brut. En sens inverse, une entreprise congolaise installée aux Etats-Unis par
exemple et employant des ressortissants congolais va créer de la richesse qui sera
comptabilisée dans le calcul du PNB Congolais. Cet indicateur n'est cependant plus
utilisé depuis 1993, remplacé notamment par le revenu national brut (RNB).
b.2 Le calcul de PNB (produit national brut)
PNB = PIB + les revenus en provenance des opérateurs congolais
basés à l'étranger - les revenus issus des opérateurs étrangers en RDC.
3.7 Les mécanismes de lutte contre la pauvreté
- Donner accès c'est-à-dire éliminé les obstacles qui empêchent les pauvres à
subvenir à leurs besoins
- Une meilleure productivité
- Opportunité d'emploi décent
- Niveau de revenu minimal et protection sociale
- Des institutions plus fortes
- Autonomisation
- Égalité du genre
41
- Des meilleures politiques : les États se sont engagées à éliminer la pauvreté
extrême et la faim d'ici 2030. Les investissements agricoles ont été et sont
encore une approche efficace. Mais ce n'est pas la seule. La FAO met la lutte
contre la Pauvreté rurale dans une perspective plus vaste.
Les programmes et appui aux politiques se concentrent sur les domaines ci-
après, Dee manière à toucher positivement les différents mécanismes (moyens)
de lutte contre la Pauvreté sont les suivantes :
Donner accès c'est-à-dire éliminer les obstacles qui empêchent les
pauvres à subvenir à leurs besoins, il s'agit donc de faciliter leur accès au
crédit, aux services et aux ressources dont les résoudre naturelles,
d'améliorer leur capacité à gérer les risques et de mettre en relation les
petites exploitations agricoles avec les marchés et systèmes alimentaires.
Une meilleure productivité : Améliorer la productivité des petites
exploitations tout en promouvant l'utilisation et la gestion durable des
ressources naturelles.
Opportunité d'emploi décent : Créer des emplois non agricoles décents
pour les pauvres (hommes, femmes et jeunes) en promouvant l'esprit
d'entreprise et en développant leurs aptitudes professionnelles.
Niveau de Revenu minimal et protection sociale : Construit et
généraliser des systèmes de protection sociales comme programme de
transfert monétaires
Des institutions plus Fortes : renforcer le rôle des institutions rurales, des
organisations communautaires et des autorités locales dans le dialogue
de décision politique.
Autonomisation : Permettre aux ruraux pauvres de participer activement
au processus de développement et d'en recueillir les bienfaits.
Égalité de genre : Lutter contre les inégalités entre les sexes notamment
pour ce qui concerne l'accès aux services sociaux et aux ressources
productives
Des meilleurs politiques : Aider les pays à mettre un jeu complet de
politique et de stratégies permettant de lutter contre la pauvreté aux
échelons territoriaux, Nationaux et régionaux.
Faire face aux changements climatiques : Aider les pays à renforcer la
résilience et les capacités d'adaptation et de réadaptation et de réaction
des communautés pauvres et vulnérables face aux....
42
Chapitre II : ORGANISATION DU SYSTEME FINANCIER
CONGOLAIS ET PRESENTATION DE LA FINCA
Dans ce chapitre, nous aurons deux sections, à savoir :
L’organisation du système financier congolais et la présentation de la FINCA.
Section 1 : L’ORGANISATION DU SYSTEME FINANCIER CONGOLAIS
1.1. LE SYSTEME FINANCIER
Le système financier en globe les marchés, les intermédiaires, les
bourses de valeurs mobilières, et toutes les autres entités économiques qui mettent
en œuvre les décisions financières des ménages, des entreprises et des institutions
publiques.
Fréderic MISHKIN et ses collègues estiment que le système financier
permet de transfert des fonds des agents économiques (ménages, entreprises,
collectivités publiques) qui épargnent vers ce qui souhaitent emprunter. On dit
qu’il sert d’intermédiaire entre des agents a capacité de financement et ceux à
besoin de financement47.
La Structure bancaire congolaise comprend d’une part les institutions
monétaires et d’autre part les institutions financières non bancaires et les
institutions financières spécialisées48.
1.2. Les institutions monétaires
Il y a à son sommet, la Banque Centrale du Congo et à ces bases les
institutions financières bancaires. Elles comprennent les banques commerciales
ou de dépôt et les caisses d’épargne et de crédit.
A. La Banque Centrale du Congo.
La Banque Centrale du Congo, (BCC en sigle) a été créée par le décret –
loi du 23février 1961, lequel sera abrogé plus tard par l’ordonnance- loi n°67/264
du 23 juin 1967 relative aux statuts de la Banque Centrale du Congo 49.
Au terme de la loi n°003/2002 du 02 février 2002 relative à l’activité et
au contrôle des établissements de crédit en son article 36. La Banque Centrale du
Congo est chargée notamment de :
1. Délivrer l’agrément des institutions financières de crédit, de leurs
dirigeants et commissaires aux comptes ainsi que les autorisations aux
47
[Link], et AL., [Link], p.27.
48
F. KABAMBA, Cours de séminaire comptable et financier, L2 SCA/J, UPN, 2015.
49
http//[Link], consulté le 25/avril 2015 à 9h.
43
dérogations individuelles, dans les limites fixées par les dispositions légales
et réglementaires applicables aux institutions financières de crédit ;
2. Editer la réglementation applicable aux institutions financières de crédits ;
3. Examiner les conditions d’exploitation des institutions financières ;
4. Veiller à la qualité de la situation financière et au respect de la bonne
conduite de la profession.
5. Sanctionner le manquement aux dispositions légales et réglementaires
applicable à l’établissement de crédit.
B. Les Banques de Dépôts
Les banques de dépôts sont des banques commerciales agrées par la
Banque Centrale du Congo à responsabilité limitées,
(SARL en sigle) les établissements bancaires actuellement en activité sont ceux
énumérés ci-après :
1. FINCA RDC;
2. Banque Congolaise du Commerce Extérieur (BCDE) ;
3. Banque de Commerce et de Développement (BCD) ;
4. Banque Congolaise (Fransabank);
5. Banque Internationale pour l’Afrique au Congo (BIAC) ;
6. Banque Internationale de Crédit (BIC) ;
7. Union de Banques Congolaises (UBC) ;
8. Raw Bank;
9. Advence Bank;
10. Afrilandfist Bank;
11. Pro crédit bancaire ;
12. Banque Commerciale du Congo (BCDC), etc.
Les banques commerciales sont regroupées au sein de l’association
congolaise de banques, (ACB en sigle), créée le 22 août 1952.L’ACB a pour but, à
l’exclusion de toute opération commerciale, la protection ainsi que la défense et le
développement des intérêts professionnels et l’étude de problème intéressant des
membres qui sont les banques agréées.
C. La Caisse d’Epargne du Congo (CADECO)
Elle a vu le jour en 1950, avec comme objectif de permettre aux
masses congolaises de se constituer une épargne en vue d’améliorer leur vie.
L’épargne ainsi constituée pourrait être mise à la disposition de l’économie. Avec
le temps et au regard de la loi N° 003/2002 au 02 susmentionné, elle a été
44
reconnue comme CADECO, possibilité dans les limites de textes légaux, de traiter
des opérations de banques et recevoir du public de fonds à vue, à terme.
1.3. Les institutions financières non bancaire.
Par définition, les institutions financières non bancaires c’est
l’ensemble de caisses d’épargne et des autres institutions de collecte des fonds
dans un pays mais qui ne créent pas la monnaie parce que il y a un adage qui
dit « c’est été les crédits qui fonds les dépôts ». Les unes sont appelées à gérer
les fonds du public c’est-à-dire recevoir le dépôt de ces clients, pas d’octroi des
crédits mais disposent ou gèrent le moyen de paiement en payant les sinistrés
(cas de la SONAS) et les retraités (cas de l’INSS).
Les autre est spécialisées à octroyer uniquement le crédit (cas de la
SOFIDE et du FPI). Elles disposent de leur propre ressource avant de s’engager
dans les opérations de crédit. Elles sont tous soumis à la tutelle de l’Etat dans
la mesure où ce dernier les a créés et leur a confiés une mission d’intérêt en
matière de financement.
a. L’Institut National de Sécurité Sociale (INSS)50
C’est une institution publique créée en juin 1961, qui dispose de
ressources relativement importantes, capable de jouer un rôle non négligeable
dans le financement du développement de notre pays. Elle est placée sous la
garantie de l’Etat qui exerce sa tutelle par les biais du ministère du Portefeuille
(tutelle financière), du Travail et prévoyance sociale (tutelle technique et
administrative).
Il a comme objectif : Accorder les soins Médicaux aux privatifs, curatifs
et aussi la répartition de dommages, résultats des accidents du travail ou des
maladies professionnelles.
b. La Société Nationale d’Assurance (SONAS)
Elle a vu le jour le 23/11/1966.
La Société Nationale d’Assurance est une entreprise publique à
caractère technique et commerciale. Elle est placée sous la tutelle du ministre du
Portefeuille et celui de Finances. Son objet social:
C’est la vente des assurances et le paiement des sinistrés.
Les organes d’intervention dans la production sont :
a. La SONAS elle-même et ses agences ;
b. Les courtières avec leurs maisons de courtage ;
c. Les producteurs indépendants.
Mission de la SONAS : C’est d’assurer des personnes et leurs biens, stimuler les
capitaux et favoriser l’épargne pour le financement de l’économie nationale.
50
J. NGUMBA, Les systèmes financiers congolais et les financements des activités économiques, université de
Kinshasa, 2010, p.27.
45
c. Le Fonds de Promotion de l’Industrie (FPI)51
Le Fonds de Promotion de l’Industrie, est une entreprise publique,
elle a été créé par l’ordonnance loi n° 89-173 du 07/08/1989.
Elle a comme mission principale de promouvoir l’essor de l’industrie
congolaise par :
Le soutien aux industries existantes ;
La promotion des industries nouvelles ;
La promotion des petites et moyennes entreprises ;
La promotion de l’intégration industrielle en général, et en particulier ;
La promotion des activités de la recherche appliquée permettant le
développement et l’amélioration du secteur industriel.
d. La Société Financière du Développement(SOFIDE)52
Elle a vu le jour en 1970, avec comme objectif d’octroyer les crédits à
moyen terme aux investisseurs en faveur des entreprises des catégories des PME.
De 1986 à 1999 en RDC, la SOFIDE a connu des difficultés à cause de
la détérioration progressive et accentuées de son cadre macro-économique
caractérisée par une dévaluation continuelle da la monnaie et une inflation
galopante, mettant le client de SOFIDE en difficulté pour faire face à leur
engagement. Par ailleurs, la rupture est intervenue en 2000 l’an. De 2002 en ces
jours, la SOFIDE est sous le contrôle de la BCC pour son rétablissement.
1.4. Les institutions financières spécialisées53
Les institutions financières spécialisées ce sont des institutions
œuvrant dans le secteur informel. Il regroupe les messageries financières
(agence de transfert de fonds), le bureau de change (les comptoirs de diamant,
les maisons d’échange, etc.…), les cambistes des rues et les établissements
financier non agréer par la BCC.
Section 2 : PRESENTATION DE LA FINCA RDC.
Dans cette section, nous allons présenter l’entreprise FINCA depuis sa
situation géographique, son aperçu historique, sa forme juridique, sa mission, sa
structure organisationnel et fonctionnelle jusqu’à son organigramme comme une
institution financière bancaire.
2.1. Situation géographique (Localisation)
La Fondation Internationale pour l’assistance communautaire,
« FINCA » en sigle, a son siège social à Kinshasa, sur 1286 de l’avenue
51
J. NGUMBA, op. cit, p.37.
52
Ibid.
53
Ibid.
46
TOMBALBAY, croisement des avenues colonel EBEYA et l’Hôpital général,
commune de la Gombe en République Démocratique du Congo54.
2.2. Aperçu Historique
2.2.1. A propos de la FINCA Internationale
La FINCA internationale a commencé sa belle aventure en 1984 en
Bolivie. Le Fondateur est Mr. JOHN HATCH qui a travaillé avec le « Corps de la
paix » en Colombie et qui, en suite,
a été Directeur régional au Pérou. Il a mis sur pieds une méthode
unique et influente pour fournir de petits prêts, d’épargne et d’autres services
financiers aux pauvres dans le monde.
Ce programme lui a permis d’accorder des prêts sans garanties.
Leur principale garantie à l’accès au crédit au taux d’intérêt qu’ils pouvaient se
permettre : C’est le Village BANKING. FINCARDC est une filiale de FINCA
finance Holding (FMH), qui appartient et est gérée par FINCA internationale.
C’est une entreprise de services financiers sans but lucratif présente dans 23 pays
créant ainsi un réseau mondial dans lequel se fait le partage d’expertises.
2.2.2. A propos de la FINCA RDC
La Fondation Internationale pour l’assistance communautaire,
« FINCA » en sigle, crée en 2003, est l’une des institutions pilotes de micro
finance en RDC .Elle accorde ses services à plus de 100.000clients actifs à
travers ses 16 agences et 80 agents partenaires mettant à la disposition de ses
clients une gamme de produits et services comprenant le prêt collectif , le prêt
individuel , l’épargne à vue et à terme, les aides pour améliorer leur condition
de vie55.
FINCA se conforme aux principes supérieurs du commerce et
s’appuie sur le principe des rendements et de la durabilité des affaires.
A Ces jours, FINCA est la plus grande institution de micro-
finance sur le marché congolais et l’une des institutions financières les plus
innovatrices du pays. FINCA est également la première, sinon la seule
institution Financière à avoir lancé un réseau de partenaires financiers de plus
des 200 agences FINCA Express et qui s’accroit56.
FINCARDC est également une pionnière dans la bancarisation
biométrique, permettant à tous ses clients de faire usage de leurs empreintes
digitales pour accéder à des comptes et effectuer des transactions57.
54
FINCA RDC, Service de crédits : Rapport annuel 2009, présentation de la FINCA, Kinshasa, p.2.
55
FINCA, [Link], p.6.
56
FINCA, Rapport annuel 2010, partie I, le rôle de contrôle interne, Kinshasa, 2010, p.7.
57
Ibid., p.9.
47
2.3. Les agences de FINCARDC.
Les agences de FINCARDC travaillent en collaboration avec la
filiale mère de la Gombe. Elles sont de sous filiales de la FINCA de la Gombe et
gérées par elle. Elles sont au nombre de 16 agences58 :
1. Agence de la GOMBE
Kinshasa, 1286, av. Tombalbaye, crois, av. col. Ebeya & Hôpital
Général. C/GOMBE, KINSHASA;
2. Agence de MASINA
25, Blvd. Lumumba, Masina SIFORCO
C/MASINA, KINSHASA;
3. Agence NGALIEMA
16007, Route de Matadi, Binza UPN
C/NGALIEMA/KINSHASA
4. Agence NGABA
475, Av. De la Foire, Rond-point Ngaba
C/LEMBA, KINSHASA
5. Agence VICTOIRE
12, AV. Victoire, /KASA-VUBU, KINSHASA
6. Agence KINTAMBO
152, Av. Col. Mondjiba, Kintambo magazin
C/NGALIEMA, KINSHASA;
7. Agence de N’DJILI
173, Blvd. Luemba Q/7
C/N’DJILI, KINSHASA;
8. Agence Limete
Avenue Yolo, 372B 7è Rue Limete
Résidentielle place commerciale Kinshasa –Limete
9. SUD-KIVU
Agence BUKAVU
67, Avenue P.E LUMUMBA Quartier Nyalukemba, commune
D’Ibanda Bukavu-Sud-Kivu ;
10. BAS-CONGO
Agence BOMA
240, Av. Lumumba, Centre-ville
C/NZADI, BOMA
11. Agence MATADI
24, Av. Kinshasa, (Rond-point 24/15)
58
[Link]. [Link], consulter le 09/05/2015 à 9h 30.
48
C/MATADI, MATADI
12. KATANGA
Agence LUBUMBASHI
211, AV. Lomani
C/LUBUMBASHI, LUBUMBASHI
13. Agence KATUBA
AV. Upemba, 22 communes de Katuba
Katuba Lubumbashi –Katanga
14. Agence LIKASI
27, Av. du Marché C/LIKASI, LIKASI
15. Agence BL’AIR
Chaussée de Kasenga, 25460/Bel-air,
C/Kampemba, Lubumbashi, Katanga
16. Agence KOLWEZI
752, Avenue Lukala, Q/Biashara C/DILALA, Kolwezi –
Katanga
17. Agences FINCA EXPRESS
KINSHASA
LUBUMBASHI
MATADI
BOMA
2.4. Forme juridique
La Fondation Internationale pour l’Assistance Communautaire,
« FINCA » en sigle SARL, Société par Actions à Responsabilité Limitée, est
une Société de micro finance qui a débuté son programme et à procéder au
déboursement du tout premier prêt en 2003. A la date du 1er avril 2008, FINCA
RDC obtient sa Licence auprès de la BANQUE centrale du Congo « BCC » en
sigle. En ce jour, FINCARDC est une société de micro finance pilote servant
plus de 1 millions de clients les services financiers à travers le monde.
2.5. Mission de la FINCA59
La mission de la FINCA est d’offrir des services financiers aux
entrepreneurs aux plus bas revenus du monde entier, de manière à ce qu’ils
puissent créer des emplois, constituer un capital et améliorer leur niveau de vie.
59
Www. FINCA. Org, consulté le 06/05/2015 à 9h00.
49
A. Structure organisationnelle et fonctionnelle60
FINCA Internationale est basée à Washington, aux USA. Elle
crée et assiste ses affiliés à travers le monde. Ses affiliés sont en Asie centrale en
Amérique du Sud et du centre, en Afrique et en Europe de l’Est.
B. Au Niveau régional (en Afrique)
Le bureau régional pour le compte d’Afrique se trouve en
Ouganda et en son sein la direction nationale de l’Ouganda est la direction
régionale sont : Ouganda, Malawi, Tanzanie, Afrique du Sud, Zambie, la RDC.
C. Au Niveau de la RDC
La structure organisationnelle de FINCA comprend :
- Un Conseil d’Administration : Composé des administrateurs de
FINCA, il est l’organe suprême de l’organisation qui a le pouvoir le
plus étendu ;
- Ce conseil d’administration harmonise les politiques et stratégies pour
orienter l’organisation et assurer la gestion ;
- Le Comité Exécutif : il exécute les décisions du conseil
d’administration ;
- La Direction Générale : elle est chargée de la gestion quotidienne de
l’organisation, c’est celle qui coordonne les différents services organisés,
gère, dirige, planifie et contrôle l’organisation de manière à atteindre les
objectifs fixés par le bureau exécutif ;
- Le service d’audit interne : il contrôle le fonctionnement de tous
les services et veille à la conformité de toutes les opérations
administratives.
Conclusion Partielle
Ce chapitre a fourni une présentation générale de la structure du
système financier congolais et décrit les principales opérations des
intermédiaires financiers installés dans notre pays y compris celles de la
FINCA en particulier. Par la, nous disons que, le bon fonctionnement de ces
opérations au sein du système financier est un élément avantageux de la
performance de notre économie.
60
BILONDA MULEBA, Les difficultés de remboursements des crédits par une institution financière et bancaire,
cas de la FINCA de 2008 à 2011, UPN, 2013, p.29.
50
SCHEMA N° 1. Organigramme de la FINCA
2.6. ORGANIGRAMME
Regional HR Chief Financial FINCA International Director of Regiopnal Board of Directors Regional Internal Regional Research & Regional Haed of Regional Internal
Director Legal Cousel Information FINCA RD CONGO Audit Manager Marketing Specialist Operations
officer FINCA Control Manager
Rechnology-Africa Kamala-Uganda Kamplala-Uganda
Kampala-Uganda Washington Dc SARL Kampala-Uganda
International Kampala-Uganda
Washigton DC
Regional Operations Chier Excutive
Manager Officer
Alexandro
Kampala-Uganda
Jakubowicz
Ad (Level 1)
Kinshasa
Deputy chier
Executive officer
MamaieKalonda
Ad (Level 1)
Kinshasa
HR Manager Chief financial In-House Legal Information Services Chief Operating
Florence Milambo Officer Internal Audit Head of Banking
Counsel Manager Officer
Manager
Marketing Services
Internal Control
Kinzonzi Mirela PEKMEZI Emmanuel Masiala JoslinBokungu King Kingwaya Manager
DA (Level) D (Level2) DA (Level 2) Amine Faye Manager Sibia
Crispin Nzuzi
SDP (Level 2) D(Level 2)
Kinshasa Kinshasa Kinshasa SDP (Level 2) Taylor Katayi Ngayihembako
Kinshasa kinshasa SD (Level 2)
Kinshasa D (Level 2)
FPP (Level 3) Kinshasa
Kinshasa
Kinshasa
Chief accountant
MulusuMakwin Regional Manager Credit Manager Head of Retail Regional Manager Regional Manager * Banking services
FPP (Level 3) KATANGA Dede Idi Nassor Vacant
Regional
Kin II Kin III Manager
Kinshasa Junior Kayoto Kasongo SD (Level 2) AnuariteKutungulula Manager
Sylvain Pakasa Vacant
FPP (Level 3) FPP (Level 3) Kinshasa Kin I
FPP (Level 3) FPP (Level 3)
Kinshasa Kinshasa Kinshasa Boss Bosenge Kinshasa
FPP (Level 3)
Training & Staff
Kinshasa
Development
Manager Admin &
Procurement Sales Manager New Business & Deputy Channel Call Center support
Francis (Level 3) Savings Deputy Banking
Kinshasa Jules Bale PapyOsango Development Manager Service Manager
Manager Services
FPP (Level 3) FPP (Level 3) Manager Jean Kabongo Maguey Malisho
Kinshasa Guy Kinshasa Marine Kenzi Manager FPP (Level 3) FP (Level 3)
FPP (level 3) Christine Iotshit Kinshasa Kinshasa
HR Generalist Mambueni Kinshasa FP (Level 3)
Vacant FPP (Level 3) Kinshasa
FPP (Level 3)
Kinshasa
Kinshasa
Source : FINCA, Document officiel publié à 2015 : « organigramme de la FINCA », Kinshasa, 2015.
51
Chapitre III : IMPACT DES INSTITUTIONS DE MICRO FINANCE
SUR LA REDUCTION DE LA PAUVRETE
Ce chapitre est essentiel pour notre travail, il analyse l’incidence de la
micro finance FINCA dans la lutte contre la pauvreté en république démocratique
du Congo. Cela étant, il est subdivisé en deux sections dont respectivement la
méthodologie d’enquête et l’interprétation des résultats.
Section 1 : METHODOLOGIE D’ENQUETE
1.1. ORGANISATION DES ESQUISSES
L’organisation des esquisses est consacrée à la présentation du plan
d'enquête. Il va donc être question de définir notre univers d’enquête, de
déterminer l’échantillonnage d’enquête et enfin fixer le seuil d’échantillonnage, le
seuil de confiance et le niveau de précision de notre univers d’enquête.
1.2. Univers d’enquête
En sciences, lorsqu'on parle d'univers d'enquête, il faut
entendre par là un ensemble fini, délimité dans le temps et dans
l'espace qui fait l'objet d'une étude. Pour les sciences sociales en
général, et en sociologie en particulier, l'univers ou population
d'enquête est un « ensemble humain dont on cherche à connaître les
opinions, les besoins, etc. Elle est caractérisée, c'est-à-dire qu'elle a en
commun des caractéristiques connues permettant l'identification
psychosociale des individus de ce groupe.61»
En rapport avec cette définition, notre univers d'enquête
(population d'étude) se compose de 100Clients de la FINCA. Cette
population a été caractérisée sur base des variables ci-après : âge,
sexe et autres variables sous-jacentes.
1.3. Echantillonnage d’enquête
En vue de mieux exposer cette partie consacrée à
l’échantillonnage qui est une partie de la population, nous nous
imposons le devoir d’expliquer d’abord la population d’étude.
61
LESBAUM, N. et alii, « Professeur mène l'enquête », in Rencontre pédagogique, n°16, INRP, Paris, 1987.
52
1.4. Population d'étude
La population est définie comme un ensemble d'éléments parmi lesquels
on n'aurait pu choisir l'échantillon, c'est-à-dire un ensemble d'éléments qui possèdent
les caractéristiques qu'on veut étudier62.
R. MUCHIELLI la définit comme « l'ensemble du groupe humain
concerné par les objectifs de l'enquête. Elle peut être une nation, une ville, corps
professionnels dispersés sur le territoire63.
Pour H. CHAUCHAT, la population d'étude est l'ensemble d'individus
auxquels s'applique l'étude64.
En ce qui nous concerne, nous pensons que la population d'étude est
l'ensemble d'individus ou d'un groupe d'objet repartis sur un espace où l'on mène une
étude.
Notre population d'étude est constituée des clients de la FINCA en
RDC précisément dans la ville province de Kinshasa, mais le nombre exact des
clients n’est pas connu vu le nombre des agences qu’à la FINCA à travers toute la
république. Etant donné les difficultés d’ordre matériel pour déterminer les
financements de tous les clients, nous allons recourir à un sous ensemble de ces
clients qui constituera notre échantillon.
1.5. Echantillon d'étude
L'échantillon est selon CHEVRY « Une partie de la population mère,
un sous ensemble auquel on se limitera éventuellement, soit pour réduire le coût de
l'enquête et rendre plus rapide son exécution et son exploitation, soit parce que la
population toute entière est inaccessible 65».
Quand à G. DELANDSHEERE, échantillonner, c'est choisir un
nombre limité d'individus, d'objets ou d'événements dont l'observation permet de
tirer des conclusions applicables à la population entière (univers) à l'intérieur de
laquelle le choix a été fait66.
62
L. D'HAINAUT, Des fins aux objectifs de l'éducation, Labor, Bruxelles, 1980, P. 144.
63
R. MUCHIELLI, Méthodes de recherche en psychologie, PUF, Paris, 1972. P.33.
64
H. CHAUCHAT, L'enquête en psychologie, PUF, Paris, 1985, P.27.
65
CHEVRY, cité par [Link], Auto perception et aspiration professionnelle des enfants marchands ambulants,
Mémoire, UNIKIN, FPSE 2007 p. 26.
66
41 G. DELLANDSHEERE, Introduction à la recherche en éducation, Armand, Paris, 1972 p.251.
53
Pour sa part REY- DEBOVE, estime qu'un échantillon, est un groupe
restreint d'individus représentatifs que possible de la population 67 .Selon F.
DEPELTON, « un échantillon est une partie ou sous - ensemble d'une population
mère68».
Pour nous, l'échantillon est une population réduite en sous ensemble
afin d'atteindre les objectifs de l'enquête avec rapidité et une réduction de coût.
Dans l'objectif de recueillir les informations dont nous avons besoin
pour cette analyse, nous avons soumis un questionnaire d'enquête à l'échantillon
tiré d'une manière aléatoire dans notre univers de recherche à l'aide de la table
d'estimation de la taille d'un échantillon en annexe. Etant donné que la
population d'étude est grande, il était impossible d'atteindre tous les clients de la
FINCA mais nous avons cas-mêmes trouver quelques clients.
1.6. Echantillonnage
La procédure pratique de l'échantillonnage utilisée dans notre travail
est celle de l'échantillon occasionnel qui repose sur le critère d'accessibilité selon
H. DUVERGER69.
Ainsi, selon Anderson S. W., Lorsque l'échantillonnage se fait à
partir d'une population conceptuelle, on ne peut pas sélectionner un échantillon
aléatoire simple. Mais nous pouvons sélectionner ce que les statisticiens appellent
un échantillon aléatoire, qui est un échantillon dans lequel chaque élément est
indépendant et suit la même distribution de probabilité que les éléments de la
population ». Ce qui nous a poussés à appuyer l'idée de F. DEPELTON, « ... à
moins de disposer d'une liste complète et informatisée des unités d'une grande
population mère, il est préférable de constituer un échantillon de hasard simple
lorsque la population mère est conceptuelle70».
Pour ce faire, nous avons choisi d'une manière aléatoire un
échantillon de 100 clients sous un niveau de confiance de 95%.
Alors pour donner la chance égale à tous les clients de la FINCA, il
s'est avéré indispensable de lever l'option de la méthode probabiliste consistant
67
42 REY-DEBOUE, Le robert méthodique, Armand, Paris, 1990. P. 10.
68
ANDERSON S.W, Statistique pour l’économie et la gestion, Ed. Nouveaux horizon, De Boeck, Paris, 2010, P.830.
69
H. DUVERGER. Cité par [Link], op. Cit p.26.
70
DEPELTON F., La démarche d’une recherche en sciences humaines, Ed. PUF, Paris, 2000, P16.
54
à exercer une activité professionnelle avant de bénéficier du financement de
L’IMF. Ainsi, la technique d'échantillonnage occasionnel qui est celle où le
chercheur prend pour certaines raisons, l'échantillon qui lui est disponible est la
technique que nous avons employée.
Notre échantillon est composé des clients de la FINCA trouvés
présents, accessibles et disponibles à répondre à notre questionnaire. Ainsi notre
échantillon d'étude s’est constitué des100 clients de la FINCA. Un questionnaire
a donc été émis comme guide de l'enquête.
Chaque individu étant soumis à un questionnaire auquel il y
fournissait des éléments de réponses qui ont été traités par la suite avant de les
analyser.
1.7. Objectifs de l’enquête
L'enquête est basée sur le cadre d’apprécier la
contribution des institutions de micro finance dans la réduction de la
pauvreté. Ainsi, les objectifs de la présente enquête sont de :
Connaitre les conditions imposées par cette IMF avant d’avoir
accès au crédit ;
Déterminer l’échéance de remboursement de microcrédit ;
Déterminer le mode de remboursement de microcrédit ;
Déterminer les principales raisons de demande du microcrédit ;
Analyser si L’IMF exige l’exercice d’une activité professionnelle
quelconque avant de bénéficier de con financement ;
Apprécier comment L’IMF octroi de l’argent à ceux clients
Savoir si les gens continuent d’emprunter auprès de cette IMF
malgré ses conditions qu’elle impose ;
Déterminer l’impact du crédit dans l’amélioration des conditions
de vie a-t-il été positif ;
Enfin, déterminer les difficultés pour rembourser les crédits.
55
2. Dépouillement du questionnaire
2.1. Identifications de nos enquêtés
Q1.: Êtes-vous une femme ou un homme?
Tableau N° 1 : Répartition de nos enquêtés par sexe
Tableau n°1 : classification par sexe
Sexe Fréquence absolu Fréquence relative Pourcentage (%)
Masculin 46 0,46 46%
Féminin 54 0,54 54%
Total 100 1,00 100%
Source : Nos enquêtes réalisées sur terrain
Partant de ce tableau, nous constatons que 46 % de nos enquêtés sont
de sexe masculin et 54% de nos enquêtés sont de sexe féminin, ce qui revient à
dire que nos enquêtés ont plus abordé les femmes que les hommes.
Q2.: Quel est votre état-civil
Tableau n°2 : classification selon état matrimonial
Etat-civil Fréquence absolue Fréquence relative Pourcentage (%)
Marié 48 0,48 48%
Célibataire 32 0,32 32%
Veuf(ve) 20 0,2 20%
Total 100 1,00 100%
Source : Nos enquêtes réalisées sur terrain
Au regard de ces résultats, il sied de signaler que la grande
partie de notre échantillon soit 48% sont des mariés et 32 % sont des
célibataires et enfin, 20 % sont des veufs.
56
Q3. Quelle est votre tranche d’âge
Tableau N° 3 : Classification selon la tranche d’âge
Tranche d’age Fréquence absolue Fréquence relative %
Moins de 18 ans 0
Entre 18 ans et 25 ans 10 0,1 1
Entre 25 ans et 30 ans 22 0,22 22
Entre 30 ans et 35 ans 14 0,14 14
Entre 35 ans et 40 ans 14 0,14 14
Entre 40 ans et 45 ans 14 0,14 14
Plus de 45 ans 26 0,26 26
Total 100 1 100
Source: nos enquêtes
Au régard de la lecture du tableau en sus relatif à la tranche d’âge,
nos enquêtes ont plus abordé la tranche de plus de 45 ans soit 26 % suivi de la
tranche d’âge de 25 ans à 30 ans en proportion de 22%, tour à tour, nous avons
14 % respectivement pour les tranches de 30 – 35 ans, 35 – 40 ans et 40 – 45 ans et
enfin, 10% respectivement pour la tranche de 18 ans à 25 ans.
2.2.1. Réactions de nos enquêtés sur les questions de fond
Q4. Avez-vous déjà bénéficié du financement à la Finca
Tableau N° 4 : Classification selon que les clients ont déjà bénéficié
du financement ou non à la Finca
Avis Fréquence absolue Fréquence relative %
Oui 100 0,1 100
Non 0 0,00 0
Total 100 1 100
Source: nos enquêtes
Au regard des résultats contenus dans le tableau en sus, il sied de
signaler que nos enquêtes ont uniquement abordé ceux qui ont déjà obtenu un
quelconque financement à la Finca pour enfin apprécier l’apport dudit financement
dans l’amélioration de leurs conditions de vie et évaluer le critère d’accessibilité dudit
financement.
57
Q.5 : A quel plafond vous avez été financé par la Finca
Tableau N°5 : Classification en fonction de la tranche de crédit reçu
Tranche en USD Fréquence absolue Fréquence relative %
0- 250 6 0,6 6
250-500 26 0,26 26
500 – 750 32 0,32 32
750-1000 36 0,36 36
1000 et Plus 0 0 0
Total 100 1 100
Source: nos enquêtes
Au regard des résultats en sus, il sied de signaler que le crédit à la
Finca ne dépasse généralement pas 1000 USD, car la majorité de notre
échantillon soit 36 % a été finance en deçà de 1000 USD et 32% et 26 % ont été
finance respectivement autour de 500 USD à 750 USD et entre 250 USD à 500
USD et enfin, 6% ont été financé à la limite de 250 USD.
Q6. Quelle est la catégorie des principaux bénéficiaires de
microcrédit à la Finca
Tableau N° 6 : Classification selon la catégorie des bénéficiaires
Bénéficiaires Fréquence absolue Fréquence relative %
Jeunes 24 0,24 24
Papa 18 0,18 18
Maman 52 0,52 52
Viellards 6 0,06 6
Total 100 1 100
Source: Nos enquêtes
A la lumière du tableau en sus, il se dégage que les
mamans bénéficient plus du financement et représentent 52% de
notre échantillon suivi des jeunes qui en bénéficient soit en proportion
de 24% et enfin les papas et les personnes de troisième âge
respectivement en taille de 18% et 6% de notre échantillon.
58
Q7. Comment trouvez-vous les conditions imposées par cette IMF
avant d’avoir accès au crédit
Tableau N° 7 : Conditions exigées
Etat-civil Fréquence absolue Fréquence relative (%)
Moins exigeantes 6 0,06 6
Pas assez exigeantes 48 0,48 48
Trop exigeantes 46 0,46 46
Total 100 1 100
Source : Nos enquêtes
A la lumière des résultats que contient le tableau N°7, la majorité de la
population enquêtée soit 48 % a rapporté que les conditions de financement ne
sont pas assez exigeantes et 46% ont attesté que les conditions imposées sont trop
exigeantes exception faite à 6% de notre échantillon qui ont estimé que les
conditions sont moins exigeantes.
Q8. Continuez-vous d’emprunter auprès de cette IMF malgré ses
conditions qu’elle impose ?
Tableau N° 8 : Possibilité d’emprunter à nouveau
Avis Fréquence absolue Fréquence relative (%)
Oui 40 0,15 15
Non 60 0,85 85
Total 100 1 100
Source : Nos enquêtes
Le tableau N°8 confirme le tableau N°7 sur les conditions exigées car
quant à la possibilité d’emprunter encore, 60 % des clients ont estimé ne plus
supporter les conditions exigées contre 40% qui pour une raison ou une autre sera
sans option s’il faut emprunter à nouveau.
59
Q9. Quelle est l’échéance de remboursement de crédit
Tableau N°9: Classification en fonction de l’échéance du
remboursement de crédit
Tranche en USD Fréquence absolue Fréquence relative %
Moins d’1 mois 16 0,16 16
De 1 à 3 mois 20 0,2 20
De 3 à 6 mois 26 0,26 26
De 6 à 9 mois 28 0,28 28
De 9 à 12 mois 10 0,1 10
Plus d’une année 0 0,00 0
Total 100 1 100
Source: nos enquêtes
A titre d’analyse du tableau ci-haut, il sied de signaler que la durée
moyenne du remboursement de crédit est de 6 mois, c’est le cas avec 28 % de
notre échantillon qui nous ont fait savoir avoir remboursé le crédit après 6 à 9
mois exception pour une minorité soit 10% qui ont attesté avoir remboursé après
9 à 12 mois et le reste de l’échantillon soit 52 % ont confirmé avoir remboursé le
crédit en moins de 6 mois.
Q10. Quelle est la raison de votre demande de crédit.
Tableau N°10: Classification en fonction de la motivation de la
demande de crédit.
Motivation de la demande Fréquence Fréquence %
absolue relative
Augmentation du revenu 22 0,22 22
Réalisation des investissements 44 0,44 44
Financer les etudes 18 0,18 18
Bésoins familiaux 16 0,16 16
Total 100 1 100
Source: nos enquêtes
60
A titre d’analyse du tableau ci-haut, il sied de signaler que la
motivation de la demande de crédit à la Finca est plus pour réaliser les
investissements, c’est le cas avec 44% de notre échantillon qui nous ont confirmé
cela, pour la sécurité 22% en ont fait recours et enfin, 18% et 16% ont sollicité le
crédit pour respectivement financer les études et les besoins familiaux.
Q11. L’IMF exige l’exercice d’une activité professionnelle
quelconque avant de bénéficier de son financement ?
Tableau N°11 : Classification selon que le financement est
conditionné ou pas à une activité donnée
Condition de Fréquence Fréquence %
financement absolue relative
Oui 100 0,1 100
Non 0 0,00 0
Total 100 1 100
Source: nos enquêtes
Partant de ce tableau, nous constatons que le financement à la Finca
est tributaire d’une activité au préalable avant d’en bénéficier. C’est le cas ici avec
100% de notre échantillon qui l’a confirmé.
Q12. L’impact du crédit dans l’amélioration des conditions de vie
a-t-il été positif ?
Tableau N°12 : Le niveau ainsi obtenu a-t-il amélioré votre niveau
de vie social
Amelioration de Fréquence Fréquence %
vie social absolue relative
Oui 48 0,48 48
Non 52 0,52 52
Total 100 1 100
Source: nos enquêtes
Au regard des résultats contenus dans le tableau en sus, il sied de
signaler que la majorité de notre échantillon soit 52 % n’ont pas pu améliorer leur
niveau de vie avec le crédit obtenu et 48% ont rapporté avoir tant soit peu amélioré
leur niveau de vie avec du crédit obtenu à la Finca.
61
2.2 Interprétation des résultats
Cette sous-section nous permet d’une manière très claire,
d’interpréter les résultats de nos enquêtes auprès des clients de la Finca. Elle
présente, analyse et interprète les réactions de nos enquêtés face aux questions qui
leur ont été posées dans le cadre de nos recherches.
Ainsi, après descente sur terrain et administration des questionnaires
d’enquête, nous avons recueilli plusieurs réponses de la part des enquêtés qui ont
donné leurs avis quant à leur appréciation sur l’octroi de crédit. Cela étant,
l’interprétation de nos résultats s’articule de façons ci-après :
1. Avez-vous déjà bénéficié du financement à la Finca
Il sied de signaler que le financement à la Finca est faible par le fait
que sur un total de 100, seulement 27% en bénéficient et le reste soit 73% n’en
bénéficient pas. Donc le financement à la Finca est faible.
2. Quelle est la catégorie des principaux bénéficiaires de micro
crédit à la Finca
Les mamans bénéficient plus du financement en concurrence de 41%
de notre échantillon suivi des papas en proportion de 36% et enfin les jeunes en
proportion de 23%. Donc les mamans sont les principaux bénéficiaires de crédit.
3. A quel plafond vous avez été financé par la Finca
Il sied de signaler que le crédit à la Finca ne dépasse généralement pas
500 USD, car la majorité de notre échantillon soit 72% a été finance en deçà de
500 USD et 21% et 7 % ont été financé respectivement dans la tranche de 500
USD à 750 USD et dans celle de 750 USD à 1000 USD. Donc le niveau de
financement à la Finca est faible.
4. Comment trouvez-vous les conditions imposées par cette IMF
avant d’avoir accès au crédit
La majorité de la population enquêtée soit 80% a rapporté que les
conditions de financement sont trop exigeantes et 20% ont fait mention des
conditions pas assez exigeantes et personne s’est déclaré pour les conditions moins
exigeantes.
62
5. Continuez-vous d’emprunter auprès de cette IMF malgré ses
conditions qu’elle impose ?
Sur la possibilité d’emprunter encore, 85% des clients disent ne plus
supporter les conditions exigées et 15% par contre disent pouvoir emprunter à nouveau.
Donc les conditions de financement ne renouvellent plus les demandes de crédit.
6. Quelle est l’échéance de remboursement de crédit
Il sied de signaler que la durée moyenne du remboursement de crédit est
de 3 mois, c’est le cas avec 52% de l’échantillon qui nous ont fait savoir avoir
remboursé le crédit après 3 mois et 37% ont remboursé après 6 mois et enfin 8% et 3%
parlent respectivement d’une échéance de moins de 9 mois et 3 mois. Donc
l’échéance de remboursement est relativement courte.
7. Quelle est la raison de votre demande de crédit.
Il convient de signaler que la motivation de la demande de crédit à la Finca
est plus pour financer les études, c’est le cas avec 42% de notre échantillon qui nous ont
confirmé cela, pour le business il n’y a que 32%, pour réaliser les investissements, nous
avons trouvés que 16% et pour l’augmentation du revenu on a recensé que 10%. Donc
l’affectation de crédit ne promet pas la réduction de la pauvreté vue qu’il ne profite pas
aux investissements.
8. L’impact du crédit dans l’amélioration des conditions de vie a-
t-il été positif ?
Au regard des résultats obtenus, il sied de dire que 63% des personnes
n’ont pas été satisfaits et 37% des personnes ont été satisfaits du crédit obtenu par la
Finca. Donc la participation de la Finca est faible.
CONCLUSION PARTIELLE
Chapitre constitue le miroir de notre étude. Il nous a servi à présenter,
analyser les résultats de nos enquêtes.
A travers ce chapitre, nous avons mis en claire notre démarche
méthodologique qui est partie d’un échantillon et un questionnaire d’enquête pour
récolter toutes les informations nécessaires à la rédaction du texte, nous sommes
parvenus ensuite à analyser à travers les tableaux, différents avis des enquêtés et enfin,
nous avons interprété les résultats auxquelles nous sommes arrivés.
63
CONCLUSION GENERALE
1. Synthèse de l’étude
Au terme de notre travail, il sied de signaler que Les institutions de
Micro Finance ont pendant longtemps joué un rôle remarquable dans le cadre de la
lutte contre la pauvreté. Elles sont considérées comme des outils de développement
de l'entreprenariat au niveau local en répondant à des préoccupations et à des
questions pour lesquelles les institutions classiques n'apportaient pas de réponses.
Fort de ce constat, le présent travail s’est fixé comme
objectif d’apprécier la contribution de la Finca dans l'activité économique,
promoteurs des micros entreprises. Outre cet objectif général, les objectifs spécifiques
suivants ont été assignés à ce travail :
Analyser la politique générale de la Finca dans le financement ;
Evaluer les modalités de contrôle des activités financées par la Finca ;
Apprécier l'utilisation des prêts obtenus aux fins de développement des MPE.
Dans le but d’atteindre ces objectifs, les préoccupations suivantes ont
été posés dans le cadre de notre problématique :
Quel est l’apport des IMF dans l’éradication de la pauvreté et comment
peuvent-elles y parvenir ?
Les IMF se limitent à leurs membres uniquement ou elles s’étendent
également sur l’ensemble de la communauté ?
En guise d’hypothèse nous avons émus les hypothèses suivantes ;
Les IMF participeraient à l’éradication de la pauvreté à travers l’octroi de
crédit ;
Les IMF se limiteraient uniquement à leurs membres sans s’étendre sur
l’ensemble de la communauté.
Pour atteindre et vérifier nos hypothèses, nous avons fait recours aux
méthodes des recherches ci-après ; Méthode historique, Méthode comparative,
Méthode quantitative et la Méthode statistique.
64
Toutes ces méthodes ont été appuyé par des techniques des
recherches telles que ; la Technique documentaire et la Technique
d’enquête.
Après avoir menés les analyses sur la micro finance, il
convient de signaler à juste titre qu’elle contribue de façon significative
à la lutte contre la pauvreté. Mais est-ce le cas avec la Finca ?
En effet, après dépouillement des questionnaires d’enquêtes
qui avaient été administres à la population ayant fait l’objet de nos
enquêtes, il s’est dégagé ce qui suis ;
- Le micro crédit à la Finca n’est pas accessible à la majorité des
clients, ce le cas avec 73% des clients qui attestent ne pas en
avoir bénéficier ;
- Apres administration des questionnaires d’enquêtes aux jeunes,
il s’est avéré qu’ils sont exclus du micro financement car
seulement 23% entre eux en sont bénéficiaires ;
- Apres appréciation du volume de crédit reçu par le client ou
octroyer par la Finca, il ressort que la réduction de la pauvreté
n’est pas envisageable car la majorité de la population enquêtée
soit 76% de notre échantillon affirmes n’avoir reçu que moins de
500 USD.
Toutefois, l'impact de la Micro Finance implique la
pérennité des services Financiers offerts aux populations cibles et
celle-ci implique la pérennité des Institutions de la Micro Finance.
Au terme de nos résultats, nos hypothèses de départ sont
donc confirmées.
Cela étant, nous n’avons pas la prétention d’avoir réalisé un
travail parfait. A cela nous en appelons le perfectionnement aux
recherches ultérieures.
Par ailleurs, nous restons attentifs et réceptifs à toutes
formes de remarque tenant à maximiser le point faible de ce travail.
65
BIBLIOGRAPHIE
I. OUVRAGES
1. R. pinto et [Link], les méthodes de recherche en science
sociale édition, Dalloz Paris,1971.
2. CHOINEL, le marché financier structure et acteurs, 5e édit, Paris,
1993 P.358
3. GARSAULT ; Le système bancaire et financier, la revue banque,
Paris ; 2002, P17
4. GARSAULT ; Le système bancaire et financier, la revue banque,
Paris ; 2002, P17
5. DUSABE T. Contribution de la banque Rwandaise de
développement (BRD) dans le financement des entreprises au
Rwanda, UNILAK, 2006 P. 36.
6. [Link], le système bancaire et financier, Paris, Banque
édition, 2002, p.18.
7. Petit-Dutallis G. : « Le risque du crédit bancaire » ; Edition
Dunod ; Paris ; 1999 ; P.20.
8. Luc B-R. : « Principe de technique bancaire » ; 25éme édition ;
Dunod ; Paris ; 2008 ; P.286.
9. Benhalima A. : « Pratique des technique bancaire » ; Edition
Dahlab ; Alger ; 1997 ; P.60.
10. Luc B-R.: « Principe de technique bancaire » ; 21éme
édition ; Dunod ; Paris ; 2001 ; P.116.
11. BORGES Pedro Lopes (2007/2008) Master Spécialisé
(Ingénierie; Audit; Contrôle de Gestion) p.4
66
II. NOTES DE COURS
1. BOKONGO M., initiation a la recherche scientifique, cours inédit,
UPN, G1 éco,2013-2014, P.26
2. BOKONGO M., méthodes de recherché scientifique, cours inedit,
UPN, G2 éco,2014-2015
3. F. MAMBI EL-SENDENGELE, Economie financière, cours inédit,
L1 Gestion
4. S. Kaninda, Economie Politique II, cours inédit, G2 SCA, UPN,
2017.
5. Paul SENZIRA, Economie politique I, Cours Inédit, G1FSE,
UNIGOM, 2007-2008.
6. Financière, UPN, 2016-2017.
III. MEMOIRES ET TFC
1. Diaka foko Mbula Grace, le système bancaire de la RDC, mémoire de fin
d'étude 2010 à 2011. P5.
2. DUSABE T. Contribution de la banque Rwandaise de développement (BRD)
dans le financement des entreprises au Rwanda, UNILAK, mémoire fin
d’étude 2006 à 2007 P. 36.
3. Anaclet Géraud NGANGA, la microfinance, mémoire de fin d'étude 2002 à
2003. P5.
4. Elie Nduba Ilongo, système financier de la République démocratique du
Congo, mémoire de fin d'étude 2007 à 2008
IV. DICTIONNAIRES
1. Dictionnaire le petit ROBRT
2. Amhed Slim , La Microfinance dans le monde
V. Webographies
1. [Link]
67
TABLE DES MATIERES
EPIGRAPHE ....................................................................................... i
DEDICACE.........................................................................................ii
REMERCIEMENTS ............................................................................iii
LISTE DES ABREVIATIONS, SIGLES ET ACCRONYMES .................... iv
LISTE DES TABLEAUX....................................................................... v
RESUME…………………………………………………………………….……...vi
INTRODUCTION GENERALE ............................................................. 1
1Etat de la question……………………………………………………..……….1
2 Problématique…………………………………………………………………...2
3 L'hypothèse du travail…………………………………………………………3
4 Objectif du travail………………………………………………………………3
4.1 Objectif général……………………………………………………………….3
4.2 Objectif spécifique……………………………………………………………3
5 Choix et intérêt du sujet………………………………………………………….4
5.1 Choix du sujet………………………………………………………………..4
5.2 Intéret du sujet…………………………………………………………..…..4
6 Méthodes et techniques du travail……………………..…………………..4
6.1 Méthodes………………………………………………………….…………...4
6.2 Techniques utilisées…………………………………………………………5
7 Délimitation du travail………………………………………………………..6
8 Canevas du travail……………………………………………………………..6
CHAPITRE 1 : GENERALITES SUR LES CONCEPTS DE BASE………..7
Section 1 : GENERALITE SUR LES INSTITUTIONS FINANCIERES…...7
1.1 INSTITUTIONS FINANCIERES………………………………………..…..7
1.1.1 Définition ................................................................................. 7
1.1.2 Définition d’une coopérative d’épargne...................................... 9
1.1.3 Définition d'une caisse d'épargne……………………………………...9
68
1.1.4 Définition d'un microcrédit………………………………...…………..9
1.1.5 Parallélisme entre l'institution microfinance et Institutions
financières bancaires………………………………………………….…………9
1.2 Notions Sur L'intermédiation Financière……………………………...10
1.2.1 Définition…………………………………………………………………..10
1.2.2 la désintermédiation financière……………………………………….10
1.2.3 L'inclusion financière et L'exclusion financière…………………...10
1.2.4 L’épargne et la thésaurisation……………………………………….…..11
1.3 Les services financiers de la micro finance…………………………...11
1.3.1 Microcredit………………………………………………………………...11
1.3.2 Le credit…………………………………………………………………….12
1.4. Objectif et principe…………………………………………………….....20
1.4.1 Rôle de la micro finance………………………………………………..20
1.4.2. Sorte de la micro finance………………………………………….....20
1.5 technique de la micro finance…………………………………………...21
1.6. Importance de la micro finance………………………………………...22
1.7.1 Le Micro crédit et sa nouveauté………………………………………22
1.7.2 Les clients de la micro finance………………………………………..22
1.7.3. Dans les zones rurales………………………………………….....….23
1.7.4. Dans les zones urbaines………………………………………….…..23
1.7.5. La Micro Finance et les pauvres………………………………….…23
1.7.6. Les acteurs de la micro finance……………………………….…….24
Section 2 : CLARIFICATION SUR LES INSTITUTIONS FINANCIERES…25
2.1 DEFINITION SUR LES INSTITUTIONS FINANCIERES…………..…25
2.1.1. Institution………………………………………………………………...25
2.1.2. Institutions financières………………………………………………..25
2.2 Différence entre institution financière bancaire et institution
financière non bancaire………………………………………………………..26
2.2.1 Institution financière bancaire…………………………………...…..26
2.2.1 Quelques sortes des institutions bancaires…………………….....26
2.2.2 Institution financière non bancaire………………………………....28
69
2.3 Les objectifs poursuivis par les institutions financières non
bancaires………………………………………………………………………....28
2.4 Notion de crédit bancaire…………………………………………….…..28
2.4.1 Définitions et les rôles du crédit……………………………………...29
Section 3 : NOTIONS DE LA PAUVRETE…………………………………..32
3.1 DEFINITION DE LA PAUVRETE………………………………..…….…32
3.2 Définition de l'extrême pauvreté………………………………………..33
3.3 définition du sous-développement………………………………….....33
3.4 Conceptualisation et origine du mot pauvreté……………………...34
3.4.1 Bien-être et pauvreté…………………………………………………...34
3.4.2 Pauvreté et exclusion sociale………………………………………….35
3.5 Types de la pauvreté……………………………………………………….35
3.6 Les indicateurs de pauvreté………………………………………………39
3.6.1 Les indicateurs quantitatifs de la pauvreté : le PIB et le PNB....…39
3.7 Les mécanismes de lutte contre la pauvreté………………….….…..40
CHAP. II. ORGANISATION DU SYSTEME FINANCIER CONGOLAIS ET
PRESENTATION DE LA FINCA .........................................................42
SECTION 1. L’ORGANISATION DU SYSTEME FINANCIER CONGOLAIS
........................................................................................................42
1.1. LE SYSTEME FINANCIER ..........................................................42
1.2. Les institutions monétaires ......................................................42
1.3. les institutions financières non bancaire. ..................................44
1.4. Les institutions financières spécialisées.....................................45
SECTION 2 : PRESENTATION DE LA FINCA RDC. ............................45
2.1. Situation géographique (Localisation) ........................................45
2.2. Aperçu Historique .....................................................................46
2.2.1. A propos de la FINCA Internationale .......................................46
70
2.2.2. A propos de la FINCA RDC .....................................................46
2.3. Les agences de FINCARDC. .....................................................47
2.4. Forme juridique .......................................................................48
.2.5. Mission de la FINCA .................................................................48
A. Structure organisationnelle et fonctionnelle ..............................49
B. Au Niveau régional (en Afrique) .................................................49
C. Au Niveau de la RDC ................................................................49
Conclusion Partielle .........................................................................49
SCHEMA N° 1. Organigramme de la FINCA ......................................50
2.6. ORGANIGRAMME .....................................................................50
CHAPITRE III : IMPACT DES INSTITUTIONS DE MICRO FINANCE SUR
LA REDUCTION DE LA PAUVRETE ..................................................51
Section 1 : METHODOLOGIE D’ENQUETE .......................................51
1.1. Organisation des esquisses .......................................................51
1.2. Univers d’enquête......................................................................51
1.3. Echantillonnage d’enquête .......................................................51
1.4. Population d'étude ...................................................................52
1.5. Echantillon d'étude ..................................................................52
1.6. Echantillonnage .......................................................................53
1.7. Objectifs de l’enquête ...............................................................54
2. Dépouillement du questionnaire ...................................................55
2.1Identifications de nos enquêtés....................................................55
2.2.1. Réactions de nos enquêtés sur les questions de fond ..............56
2.2 Interprétation des résultats ........................................................61
CONCLUSION GENERALE ...............................................................63
BIBLIOGRAPHIE ..............................................................................65