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Calcul de Longueur pour Courbes Verticales

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la longueur minimale du profil en long pour une courbe verticale dépend directement de la

variation de pente (différence algébrique des pentes, notée Δg) et non seulement du rayon
numérique. Voici l’essentiel, clair et opérationnel.

1) Formule utile (parabole de raccordement)

Pour une courbe verticale parabolique (forme usuelle en profil en long), la relation au sommet
(ou au point de raccordement) donne :

R=LΔgR = \dfrac{L}{\Delta g}R=ΔgL

d’où, en isolant la longueur LLL :

L=R⋅Δg\boxed{L = R \cdot \Delta g}L=R⋅Δg

Remarques sur les unités :


• RRR en mètres (ici 1500 m).
• Δg\Delta gΔg en décimal (ex. 4 % = 0{,}04).
• LLL en mètres.

Cette formule provient de la définition géométrique de la parabole de raccordement (au point


où la pente instantanée est nulle on a R=L/ΔgR=L/\Delta gR=L/Δg).

2) Exemples (R = 1500 m)

Calculs rapides avec différentes valeurs usuelles de variation de pente :

Δg (%) Δg (décimal) L = R·Δg (m)


1% 0,01 15 m
2% 0,02 30 m
3% 0,03 45 m
4% 0,04 60 m
5% 0,05 75 m
6% 0,06 90 m

Donc pour un rayon R = 1500 m, la longueur LLL varie avec Δg : par ex. pour un
changement de pente de 4 %, L=1500×0,04=60L = 1500 \times 0{,}04 = 60L=1500×0,04=60
m.

3) Conditions pratiques et autres critères de dimensionnement

 Ce calcul donne la relation géométrique minimale liée à la courbure (rayon) et à la


variation de pente.
 Mais la longueur réelle retenue doit aussi satisfaire :
o la visibilité d’arrêt (Stopping Sight Distance) pour les courbes en dos-d’âne
(crest) — souvent la contrainte gouvernante ;
o le confort longitudinal (critères de changement d’accélération) ;
o des exigences réglementaires locales (ex : valeurs minimales K=L/ΔgK=L/\
Delta gK=L/Δg selon la vitesse de projet).
 En pratique on choisit souvent LLL supérieur à la valeur minimale géométrique ci-
dessus pour assurer la sécurité et la visibilité (ex. longueurs usuelles 40–120 m selon
Δg et vitesse de projet).

Conclusion détaillée

L’étude du tronçon périurbain de la RN10 (Nkombassi → Échangeur Ahala) met en évidence


une combinaison de déficits structurels, hydrauliques et fonctionnels : chaussée affaiblie et
localement dégradée, ouvrages de drainage colmatés, carrefours saturés, stationnement
informel et forte mixité modale (poids lourds + transports collectifs + motos). Ces éléments,
combinés à une urbanisation spontanée et à une croissance démographique soutenue,
expliquent l’engorgement chronique, l’accroissement du risque d’accident et la fragilisation
du fonctionnement économique du corridor.

Pour y répondre de manière durable, le projet retient une stratégie intégrée, articulée autour de
trois priorités complémentaires : (i) restauration hydraulique et résilience (curage,
recalibrage et renforcement des dalots/ponceaux, bassins de décantation et séparateurs
hydrocarbures aux abords des stations-service), (ii) requalification géométrique des nœuds
critiques (transformation des carrefours Nkoabang, Sous-Manguier, 10ᵉ arrêt, Cité de la Paix
et Awaé-escalier en giratoires dimensionnés avec îlots de séparation), et (iii) organisation
fonctionnelle de la voirie (aires dédiées de livraison, lay-bys, parcs moto, trottoirs continus,
signalisation normalisée). À ces volets techniques s’ajoutent des mesures transversales :
renforcement de la structure de chaussée selon un dimensionnement CBR adapté au trafic PL
projeté, phasage chantier garantissant au minimum une voie par sens, et un volet social
(cadastre social, mesures d’indemnisation/relocation, concertation).

Le phasage recommandé est pragmatique :

 Phase 0 — préparation & coordination (0–3 mois) : levés topographiques, sondages


géotechniques, repérage GPR réseaux, cadastre social, et formalisation du comité de
pilotage MINTP–CUY–SOMAF–concessionnaires.
 Phase 1 — actions urgentes (3–9 mois) : curage général des drains et dégagement
des exutoires avant saison des pluies, marquage provisoire et mise en place d’aires de
livraison temporaires, signalisation provisoire aux points noirs.
 Phase 2 — travaux structurants (9–30 mois) : reconfiguration des carrefours
prioritaires en giratoires, réalisation des aires de stationnement/dépose, renforcement
et reprofilage de la chaussée, construction/rehabilitation des dalots et ponceaux.
 Phase 3 — consolidation & exploitation (30–60 mois) : installation des dispositifs
ITS/feux coordonnés si nécessaire, formalisation de la gestion des parkings (CUY ou
délégataire), plan de maintenance pluriannuel et évaluations post-ouvrage.

La réussite dépendra d’une gouvernance opérationnelle et d’un montage financier clairs. Le


MINTP doit assurer la maîtrise d’ouvrage, la CUY prendre en charge l’exploitation courante
(stationnement, contrôles), et SOMAF (ou l’entreprise adjudicataire) exécuter les travaux en
coordination étroite avec une mission de contrôle indépendante. Le budget confortatif engagé
(~10 milliards FCFA pour des travaux d’entretien confortatif) constitue une base utile ; des
ressources additionnelles — par tranches ou cofinancement (bailleurs, PPP pour aires
logistiques) — seront nécessaires pour les volets structurants et fonciers.

Plusieurs risques doivent être anticipés et gérés : contraintes foncières (morcellement,


chefferies), surprises géotechniques, colmatage récurrent des drains si les bassins
d’alluvionnement ne sont pas traités, opposition des acteurs riverains et perturbations dues
aux chantiers. Les mesures d’atténuation comprennent un cadastre social et un plan de
communication / concertation, des clauses contractuelles exigeant le repérage réseaux et
essais géotechniques préalables, des dispositifs de curage périodique et l’intégration, dès la
conception, d’aménagements anti-sédimentaires et de bassins débourbeurs.

Enfin, le suivi-évaluation doit être formalisé par un jeu d’indicateurs simples et ambitieux
(KPI) : réduction du temps moyen de parcours en heure de pointe (cible initiale −30 %),
diminution des accidents corporels sur carrefours traités (cible −50 % sur 24 mois), taux de
suppression des arrêts sur bande roulante (>80 % sur tronçons aménagés), PCI moyen visé
pour la chaussée (≥8/10 ou indice national équivalent), et fréquence/volumes de sédiments
retirés (m³/an) pour le drainage. Un plan de maintenance pluriannuel (curage annuel,
marquage 12–24 mois, vérification panneaux semestrielle) doit être budgété et assorti d’un
responsable opérationnel identifié.

En synthèse, les interventions préconisées sont techniquement réalisables et à fort effet sur la
fluidité, la sécurité et la résilience hydraulique du corridor. Leur mise en œuvre exigera
cependant rigueur dans les études (APD complet), phasage opérationnel, mobilisation
financière ciblée et gouvernance partagée. Mené selon ces principes, le projet transformera la
pénétrante Est de Yaoundé en un axe mieux structuré, plus sûr et plus résilient, favorable au
développement économique local et à une mobilité plus soutenable.

1) Quelle est la notion clé : le débit de dimensionnement ?

Le débit de dimensionnement (Q) d’un ouvrage couvrant est le débit maximal (ou le débit de
projet) que l’ouvrage doit pouvoir évacuer sans provoquer de reflux, d’inondation en amont ni
endommagement. Il s’obtient à partir d’une analyse hydrologique (pluviométrie locale, aire
de drainage, lois IDF/curves intensité-durée-fréquence) puis d’un dimensionnement
hydraulique de l’ouvrage (géométrie, rugosité, pente).

Règles usuelles de choix du débit de projet

 fixer un période de retour selon criticité : ex. routes urbaines/trottoirs 2–10 ans
(opérations usuelles), réseaux pluviaux 10–25 ans, ouvrages de
franchissement/ponceaux 20–50 ans, ouvrages critiques (ponts, passages d’accès &
zones sensibles) 50–100 ans.
 préférer des retours plus longs (≥ 25–50 ans) aux carrefours et points bas fortement
impactés.
 intégrer profil hydrographique (débit de pointe, volume, temps de concentration)
issu d’un calcul hydrologique (SCS, rationnel, ou modèle local).
2) Formule de base (hydraulique) — loi de Manning (pour
écoulement libre)

La méthode la plus utilisée en conception d’ouvrages couverts en écoulement libre est la


formule de Manning :

Q=1n A R2/3 S1/2Q = \dfrac{1}{n}\; A\; R^{2/3}\; S^{1/2}Q=n1AR2/3S1/2

avec :

 QQQ = débit (m³/s)


 nnn = coefficient de rugosité de Manning (ex. béton lisse 0{,}013–0{,}015 ; PVC
0{,}009–0{,}011 ; tôle ondulée 0{,}024–0{,}030)
 AAA = aire mouillée (m²)
 R=A/PR = A/PR=A/P = rayon hydraulique (m) où PPP = périmètre mouillé (m)
 SSS = pente hydraulique (≈ pente de la conduite si écoulement uniforme).

Pour une conduite circulaire pleine (si pleine), R=D/4R = D/4R=D/4 et A=πD2/4A=\pi
D^2/4A=πD2/4 ; la formule peut être utilisée pour évaluer le débit en charge ou pour
rechercher le diamètre nécessaire.

3) Contrôle d’entrée vs contrôle de sortie (inlet / outlet control)

 Inlet-controlled : le débit est limité par la capacité d’entrée (grille, géométrie


d’amont, élévation eau d’amont). Important si l’ouvrage s’engorge ou a forte contre-
hausse en aval.
 Outlet-controlled : la conduite fonctionne pleinement, le débit dépend de la pente,
rugosité et section.
En conception, vérifier les deux situations : calculer Q selon écoulement libre dans la
conduite et vérifier les conditions d’entrée (pertes d’entrée) — l’une ou l’autre
maîtrise le débit effectif.

4) Règles pratiques et paramètres à considérer

1. Rugosité (n) : choisir en fonction du matériau (béton, PVC, acier ondulé).


2. Pente (S) : pente minimale pour éviter l’envasement (voir vitesse minimale ci-
dessous).
3. Vitesse admissible (v) :
o v_min pour éviter dépôt/sédimentation ≈ 0,6 – 0,8 m/s (valeur pratique ;
dépend granulométrie).
o v_max sans protection (pour éviter érosion aval) ≈ 2,5 – 3,0 m/s ; au-delà
prévoir protections (enrochement, bétons plongeants).
4. Débit de pointe : utiliser pluie de projet (intensité-durée-fréquence) et temps de
concentration de l’aire versante.
5. Sécurité contre colmatage : prévoir grilles, cribles, tamis en amont et accès de
curage (regards), pente et géométrie favorisant l’auto-nettoyage.
6. Freeboard / contre-hausse : si écoulement en crue prévoir garde de tête (hauteur
libre) pour éviter immersion ou refoulement.
7. Drainage amont/aval : vérifier exutoires et capacité aval (ne pas dimensionner un
dalot qui déverse dans un chenal saturé).
8. Dimensionnement anti-épuration pour sédiments/hydrocarbures : bassins de
décantation, séparateurs hydrocarbures si station-service/laveries présentes.
9. Maintenance : accessibilité pour hydrocureur, fosses de visite, suivi périodique.

5) Méthode pratique pour trouver la section (procédure pas-à-pas)

1. calculer Q (hydrologie).
2. choisir pente S (profil en long projeté) et matériau → n.
3. choisir une v cible (entre v_min et v_max) → A = Q / v.
4. pour une forme donnée (circulaire, rectangulaire, oviforme, boîte) calculer D ou
dimensions telles que AAA et R=A/PR=A/PR=A/P satisfont la formule de Manning.
(Itératif).
5. vérifier inlet/outlet control et la hauteur d’eau d’amont (Hw), assurer freeboard.
6. vérifier capacité en cas d’envasement partiel (scénario colmatage partiel), ajouter
sécurité.

6) Aspects de conception constructifs et opérationnels importants

 Type d’ouvrage : buse (buse circulaire), dalot/bande coffrée, boîte (box culvert),
ponceau en béton, conduite maçonnée. Le choix dépend du gabarit, charge de route et
contraintes foncières.
 Protection anti-erosion en aval (enrochement, platelage, energy dissipators).
 Regard d’accès tous les X mètres selon diamètre (ex. D>600 mm tous les 20–50 m)
pour inspection/curage.
 Prévoir accès pour hydrocureur et aire de dépot de sédiments.
 Sécurité : dispositifs empêchant l’accès des piétons/animaux dans regard ouvert ;
clôtures si nécessaire.

7) Critères de dimensionnement recommandés (valeurs usuelles)

 Rugosité n : béton 0,013–0,015 ; PVC 0,009–0,011 ; acier ondulé 0,024–0,030.


 v_min (éviter sédimentation) ≈ 0,6 m/s.
 v_max (sans protection) ≈ 2,5–3,0 m/s.
 Facteur de sécurité débit : prévoir un coefficient (ex. 1,1–1,3) pour colmatage partiel
/ incertitudes hydrologiques.
 Retour : 10–25 ans pour réseaux routiers secondaires ; 25–100 ans pour ouvrages de
franchissement selon criticité (choisir selon politique locale).
8) Exemple synthétique (procédé, sans calcul numérique complet)

Si Q = débit projeté (ex. 2 m³/s), S = 0,01, n = 0,013 → on cherche diamètre D pour conduite
pleine ou partielle en utilisant Manning et géométrie circulaire ; on calcule A et R et on ajuste
D par itération jusqu’à Q calculé ≈ Q projeté. Toujours vérifier pertes à l’entrée.

9) Proposition d’appellations alternatives (titres de section)

Choisis selon le niveau technique souhaité pour ton rapport APS/APD :

 Dimensionnement hydraulique des ouvrages couverts


 Capacité hydraulique des buses, dalots et ponceaux
 Ouvrages de franchissement/Drainage couverts — débit et calculs
 Conduites pluviales et ouvrages couverts : débit de projet et critères de
conception
 Calcul et vérification des capacités des conduites et dalots
 Dimensionnement et protection des ouvrages de drainage occults (buses/box
culverts)

Parmi ces titres, « Dimensionnement hydraulique des ouvrages couverts » est formel,
technique et bien adapté pour un chapitre d’APD.

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