Intégration objet-relationnel et SQL3
Intégration objet-relationnel et SQL3
1. INTRODUCTION
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la nouvelle version de SQL. SQL3 comporte beaucoup d’aspects nouveaux, l’essentiel étant sans
doute son orientation vers une intégration douce de l’objet au relationnel. Ce chapitre traite en
détail de cette intégration et survole les autres aspects de SQL3.
Le modèle relationnel présente des points forts indiscutables, mais il a aussi des points faibles.
L’objet répond à ces faiblesses. D’où l’intérêt d’une intégration douce.
Le relationnel permet tout d’abord une modélisation des données adaptée à la gestion à l’aide de
tables dont les colonnes prennent valeurs dans des domaines alphanumériques. Le concept de
table dont les lignes constituent les enregistrements successifs est simple, bien adapté pour
représenter par exemple des employés, des services, ou des paiements. Avec SQL2, les domaines
se sont diversifiés. Les dates, les monnaies, le temps et les intervalles de temps sont parfaitement
supportés.
Dans les années 80, les SGBD relationnels se sont centrés sur le transactionnel (On Line
Transaction Processing — OLTP) et sont devenus très performants dans ce contexte. Les années
90 ont vu le développement du décisionnel (On Line Analysis Processing — OLAP). Le
relationnel s’est montré capable d’intégrer la présentation multidimensionnelle des données
nécessaire à l’OLAP. En effet, il est simple de coder un cube 3D en table, trois colonnes
mémorisant les valeurs d’une dimension et la quatrième la grandeur analysée.
En bref, grâce au langage assertionnel puissant que constitue le standard universel SQL2, à sa
bonne adaptation aux architectures client-serveur de données, à sa théorie bien assise aussi bien
pour la conception des bases (normalisation), l’optimisation de requêtes (algèbre, réécriture,
modèle de coûts) et à la gestion de transactions (concurrence, fiabilité) intégrée, le relationnel
s’est imposé dans l’industrie au cours des années 80.
Le relationnel présente cependant des faiblesses qui justifient son extension vers l’objet. Tout
d’abord, les règles de modélisation imposées pour structurer proprement les données s’avèrent
trop restrictives.
2
L’absence de pointeurs visibles par l’utilisateur est très pénalisante. Dans les architectures
modernes de machine où la mémoire à accès directe est importante, il devient intéressant de
chaîner directement des données. Le parcours de références est rapide et permet d’éviter les
jointures par valeurs du relationnel. Des enregistrements volumineux représentant de gros objets
peuvent aussi être stockés une seule fois et pointés par plusieurs lignes de tables : le partage
référentiel d’objets devient nécessaire. Par exemple, une image sera stockée une seule fois, mais
pointée par deux tuples, un dans la table Employés, l’autre dans la table Clients. Passer par une
clé d’identification (par exemple, le numéro de sécurité sociale) nécessite un accès par jointure,
opération lourde et coûteuse. En clair, il est temps de réhabiliter les pointeurs sous la forme
d’identifiants d’objets invariants au sein du relationnel.
Le non-support de domaines composés imposé par la première forme normale de Codd est
inadapté aux objets complexes, par exemple aux documents structurés. L’introduction de champs
binaires ou caractères longs (Binary Large Object — BLOB, Character Large Object — CLOB)
et plus généralement de champs longs (Large Object — LOB) est insuffisante.
La non intégration des opérations dans le modèle relationnel constitue un manque. Celui-ci
résulte d’une approche traditionnelle où l’on sépare les traitements des données. Certes, les
procédures stockées ont été introduites dans le relationnel pour les besoins des architectures
client-serveur, mais celles-ci restent séparées des données. Elles ne sont pas intégrées dans le
modèle. Il est par exemple impossible de spécifier des attributs cachés de l’utilisateur, accessibles
seulement via des opérations manipulant ces attributs privés.
Tout ceci conduit à un mauvais support des applications non standard telles que la CAO, la
CFAO, les BD géographiques et les BD techniques par les SGBD relationnels. En effet, ces
applications gèrent des objets à structures complexes, composés d’éléments chaînés souvent
représentés par des graphes. Le relationnel pur est finalement mal adapté. Il en va de même pour
le support d’objets multimédia que l’on souhaite pouvoir rechercher par le contenu, par exemple
des photos que l’on souhaite retrouver à partir d’un portrait robot.
3
2.3 L’apport des modèles objet
Les modèles objet sont issus des langages objets. Ils apportent des concepts nouveaux importants
qui répondent aux manques du relationnel, comme l’identité d’objets, l’encapsulation, l’héritage
et le polymorphisme.
L’identité d’objet permet l’introduction de pointeurs invariants pour chaîner les objets entre eux.
Ces possibilité de chaînage rapide sont importantes pour les applications nécessitant le support de
graphes d’objets. On pourra ainsi parcourir rapidement des suite d’associations, par navigation
dans la base. Par exemple, passer d’un composé à ses composants puis à la description de ces
composants nécessitera simplement deux parcours de pointeurs, et non plus des jointures longues
et coûteuses.
L’encapsulation des données permet d’isoler certaines données dites privées par des opérations
et de présenter des interfaces stables aux utilisateurs. Ceci facilite l’évolution des structures de
données qui peuvent changer sans modifier les interfaces publiques seules visibles des
utilisateurs. Au lieu d’offrir des données directement accessibles aux utilisateurs, le SGBD pourra
offrir des services cachant ces données, beaucoup plus stables et complets. Ceux-ci pourront plus
facilement rester invariants au fur et à mesure de l’évolution de la base de données.
L’apport essentiel de l’objet-relationnel est sans doute le support d’objets complexes au sein du
modèle. Ceci n’est pas inhérent à l’objet, mais plutôt hérité des premières extensions tendant à
faire disparaître la première forme normale du relationnel. On parle alors de base de données en
non première forme normale (NF2).
Notion 2 : Non première forme normale (Non First Normal Form - NF2)
Forme normale tolérant des domaines multivalués.
Un cas particulier intéressant est le modèle relationnel imbriqué [Scholl86].
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Notion 3 : Modèle relationnel imbriqué (Nested Relational Model)
Modèle relationnel étendu par le fait qu’un domaine peut lui-même être valué par des tables
de même schéma.
Par exemple, des services employant des employés et enregistrant des dépenses pourront
directement être représentés par une seule table externe imbriquant des tables internes :
SERVICES (N° INT, CHEF VARCHAR, ADRESSE VARCHAR, {EMPLOYES (NOM, AGE)},
{DEPENSES (NDEP INT, MONTANT INT, MOTIF VARCHAR)})
Employés correspond à une table imbriquée (ensemble de tuples) de schéma (Nom, Age) pour
chaque service, et de même, Dépenses correspond à une table imbriquée pour chaque service.
Notons que le modèle relationnel permet une imbrication à plusieurs niveaux, par exemple,
Motif pourrait correspondre à une table pour chaque dépense.
Services
N° Chef Adresse Employés Dépenses
3. LE MODELE OBJET-RELATIONNEL
Le modèle objet-relationnel est fondé sur l’idée d’extension du modèle relationnel avec les
concepts essentiels de l’objet (voir figure 3). Le cœur du modèle reste donc conforme au
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relationnel, mais l’on ajoute les concepts clés de l’objet sous une forme particulière pour faciliter
l’intégration des deux modèles.
Types utilisateurs
et encapsulation
Héritage
et réutilisation
Relationnel
Référence
et identité
Collection
et objets complexes
Les types utilisateur permettent la définition de types extensibles utilisables comme des
domaines, supportant l’encapsulation.
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Notion 6 : Référence d’objet ( Object Reference)
Type de données particulier permettant de mémoriser l’adresse invariante d’un objet ou
d’un tuple.
Les références sont les identifiants d’objets (OID) dans le modèle objet-relationnel. Elles sont en
théorie des adresses logiques invariantes qui permettent de chaîner directement les objets entre
eux, sans passer par des valeurs nécessitant des jointures.
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OBJET
Polymorphisme
RELATIONNEL
Types Domaine
utilisateurs Table Collections
Attribut
Clé
Référence
Opération Identifiant
Héritage
134
219
037
219
037
Objet Police
Figure 6 — Un objet complexe dans une table
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3.2 Les extensions du langage de requêtes
SQL3 est une spécification volumineuse, qui va bien au-delà de l’objet-relationnel. Nous
examinons dans cette section ses principaux composants.
Au-delà du groupe ANSI nord-américain très actif, la normalisation est conduite par un groupe
international dénommé ISO/IEC JTC1/SC 21/WG3 DBL, DBL signifiant Database Language.
Les pays actifs sont essentiellement l’Australie, le Brésil, le Canada, la France, l’Allemagne, le
Japon, la Corée, la Hollande, le Royaume-Uni et bien sûr les Etats-Unis. L’essentiel du travail est
bien préparé au niveau du groupe ANSI X3H2 ([Link] dont Jim Melton est le
président. Ce groupe a déjà réalisé le standard SQL2 présenté dans la partie relationnelle. Les
standards acceptés étaient contrôlés aux Etats-Unis par le NIST ([Link] qui
définissait des programmes de tests de conformité. Ceux-ci existent partiellement pour SQL2
mais pas pour SQL3. Depuis 1996, le congrès américain a supprimé les crédits du NIST si bien
qu’il n’y a plus de programmes de validation espérés …
Alors que SQL2 était un unique document [SQL92], SQL3 a été divisé en composants pour en
faciliter la lisibilité et la manipulation, l’ensemble faisant plus de 1.500 pages. Les composants
considérés sont brièvement décrits dans le tableau représenté figure 7.
9
Partie Contenu Titre Description
1 le cadre SQL/Framework Une description non-technique de la façon
dont le document est structuré et une
définition des concepts communs à toute les
parties.
2 les fondements SQL/Foundation Le noyau de base, incluant les types de
données utilisateurs et le modèle objet-
relationnel.
3 l’interface client SQL/CLI L’interface d’appel client permet le
dialogue client-serveur pour l’accès aux
données via SQL2 puis SQL3.
4 les procédures SQL/PSM Le langage de spécification de procédures
stockées stockées.
5 l’intégration aux SQL/Bindings Les liens SQL dynamique et “embedded”
langages SQL repris de SQL-92 et étendus à SQL3.
classiques
6 la gestion de SQL/Transaction Une spécification de l’interface XA pour
transactions moniteur transactionnel distribué.
7 la gestion du SQL/Temporal Le support du temps, des intervalles
temps temporels et des séries temporelles.
8 abandonné
9 l’accès aux SQL/MED L’utilisation de SQL pour accéder à des
données externes données non-SQL.
10 l’intégration aux SQL/OBJ L’utilisation de SQL depuis un langage
langages objet objet, tel C++, Smalltalk ou Java.
Le planning de SQL3 a été décalé a plusieurs reprises, ces décalages témoignant de la difficulté et
de l’ampleur de la tâche. Les parties 1 à 7 de SQL sont à l’état de brouillons internationaux (Draft
International Standard) depuis fin 1997. Ils devraient devenir de véritables standards fin 1998 ou
en 1999. Les deux derniers sont prévus pour l’an 2000.
Au-delà de SQL3, d’autres composants sont prévus tels SQL/MM pour la spécification de types
utilisateurs multimédia et SQL/RDA pour la spécification du protocole RDA de transfert de
données entre client et serveur. On parle déjà de SQL4, sans doute pour après l’an 2000.
4.3 La base
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les déclencheurs ne sont normalisés que dans SQL3. Il s’agit là de combler une lacune de la
normalisation.
Dans cette section, nous allons présenter l’essentiel des commandes composant les
fonctionnalités objet de SQL3 : définition de types abstraits, support d’objets complexes, héritage
de type et de table. Pour chaque commande, nous donnons la syntaxe simplifiée et quelques
exemples.
5.1.1 Principes
La première nouveauté de SQL3 est l’apparition d’une commande CREATE TYPE. Au-delà des
types classiques (numériques, caractères, date) de SQL, il devient possible de créer des types
dépendant de l’application, multimédia par exemple (voir figure 8). Une in stance d’un type
peut être un objet ou une valeur. Un objet possède alors un OID et peut être référencé . Une
valeur peut simplement être copiée dans une ligne d’une table. Un type possède en général des
colonnes, soit directement visibles, soit cachées et accessibles seulement par des fonctions
encapsulant le type. Les opérateurs arithmétiques de SQL (+, *, -, /) peuvent être redéfinis au
niveau d’un type. Par exemple, on redéfinira l’addition pour les nombres complexes. Enfin, un
type peut posséder des clauses de comparaison (=, <) permettant d’ordonner les valeurs et peut
être représenté sous la forme d’un autre type, une chaîne de caractères par exemple.
5.1.2 Syntaxe
La syntaxe de la commande de déclaration de type est la suivante :
CREATE[DISTINCT] TYPE <NOM ADT> [<OPTION OID>] [<CLAUSE SOUS-TYPE>]
[AS] (<CORPS DE L’ADT>)
Le mot clé DISTINCT est utilisé pour renommer un type de base existant déjà, par exemple dans
la commande :
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CREATE DISTINCT TYPE EURO AS (DECIMAL(9,2)
La clause :
<OPTION OID> ::= WITH OID VISIBLE
permet de préciser la visibilité de l’OID pour chaque instance (objet). Par défaut, une instance de
type est une valeur sans OID. Cette clause semble plus ou moins avoir disparue de la dernière
version de SQL3, le choix étant reporté sur les implémentations.
La clause :
<CLAUSE SOUS-TYPE> ::= UNDER <SUPERTYPE>[,<SUPERTYPE>]…
permet de spécifier les super-types dont le type hérite. Il y a possibilité d’héritage multiple avec
résolution explicite des conflits.
La définition de colonne permet de spécifier les attributs du type sous la forme <NOM> <TYPE>.
Un type peut bien sûr être un type de base ou un type précédemment créé par une commande
CREATE TYPE. Un attribut peut être privé ou public, comme en C++. La clause égale permet de
définir l’égalité de deux instances du type, alors que la clause inférieure définit l’opérateur
logique <, important pour comparer et ordonner les valeurs du type. La clause CAST permet de
convertir le type dans un autre type. Plusieurs clauses CAST sont possibles.
Une déclaration de fonction permet de définir les fonctions publiques qui encapsulent le type. Il
existe différents types de fonctions : les constructeurs permettent de construire des instances du
type ; ils portent en général le nom du type ; les acteurs agissent sur une instance en manipulant
les colonnes du type ; parmi les acteurs, il est possible de distinguer les observateurs qui ne font
que lire l’état et les mutateurs qui le modifient ; les destructeurs détruisent les instances et
doivent être appelés explicitement pour récupérer la place disque (pas de ramasse-miettes). Plus
précisément, la syntaxe d’une définition de fonction est la suivante :
<DECLARATION DE FONCTION> ::=
[<FUNCTION TYPE>] FUNCTION <FUNCTION NAME> <PARAMETER LIST>
RETURNS <FUNCTION RESULTS>
{ <SQL PROCEDURE> | <FILE NAME> } END FUNCTION
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<FUNCTION TYPE> ::= CONSTRUCTOR | ACTOR | DESTRUCTOR
Les fonctions SQL3 ne sont pas forcément associées à un type ; elles peuvent aussi être associées
à une base ou à une table. Elles peuvent être programmées en SQL, en SQL/PSM (voir ci-
dessous) ou dans un langage externe comme COBOL, C, C++ ou Java. Comme en C++, un
opérateur est une fonction portant un nom particulier et déclarée comme opérateur.
3. Sous-type :
CREATE TYPE ETUDIANT UNDER PERSONNE (CYCLE VARCHAR, ANNEE INT)
4. Type énuméré :
CREATE TYPE JOUR-OUVRE (LUN, MAR, MER, JEU, VEN);
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Tout environnement SQL3 doit offrir les patrons de base SET(T), MULTISET(T) et
LIST(T). Un multiset, encore appelé bag, se comporte comme un ensemble mais permet de
gérer des doubles. Par exemple, il est possible de définir un type personne avec une liste de
prénoms et un ensemble de téléphones comme suit :
CREATE TYPE PERSONNE WITH OID VISIBLE
(NSS INT, NOM VARCHAR, PRENOMS LIST(VARCHAR), TEL SET(PHONE)).
Au-delà des types de collections SET, LIST et MULTISET, SQL3 propose des types
additionnels multiples : piles (stack), files (queue), tableaux dynamiques (varray), tableaux
inserables (iarray) pour gérer des textes par exemple. Un tableau dynamique peut grandir par la
fin, alors qu’un tableau insérable peut aussi grandir par insertion à partir d’une position
intermédiaire (il peut donc grandir par le milieu). Ces types de collections sont seulement
optionnels : ils ne sont pas intégrés dans le langage de base mais peuvent être ajoutés.
De manière générale, il est possible de référencer des objets via des OID mémorisés comme
valeurs d’attributs. De tels attributs sont déclarés références (REF) comme dans l’exemple ci-
dessous :
CREATE TYPE VOITURE (NUMERO CHAR(9), COULEUR VARCHAR,
PROPRIETAIRE REF(PERSONNE))
Les tables SQL restent inchangées, à ceci près que le domaine d’un attribut peut maintenant être
un type créé par la commande CREATE TYPE. De plus, des fonctions peuvent être définies au
niveau d’une table pour encapsuler les tuples vus comme des objets. Aussi, l’héritage de table qui
permet de réutiliser une définition de table est possible.
Par exemple, la table représentée figure 5 sera simplement créée par la commande :
CREATE TABLE ACCIDENTS (ACCIDENT INT, RAPPORT TEXT, PHOTO IMAGE)
en supposant définis les types TEXT (texte libre) et IMAGE, qui sont généralement fournis avec
un SGBD objet-relationnel, comme nous le verrons plus loin.
La table de la figure 6 pourra être définie à partir des mêmes types avec en plus :
CREATE TYPE CONDUCTEUR (CONDUCTEUR VARCHAR, AGE INT)
CREATE TYPE ACCIDENT (ACCIDENT INT, RAPPORT TEXT, PHOTO IMAGE)
par la commande :
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CREATE TABLE POLICE (NPOLICE INT, NOM VARCHAR, ADRESSE ADRESSE, CONDUCTEURS
SET(CONDUCTEUR), ACCIDENTS LIST(ACCIDENT)).
SQL3 donne aussi des facilités pour passer d’un type à une table de tuples de ce type et
réciproquement, d’une table au type correspondant.
Par exemple, en utilisant le type EMPLOYE défini ci-dessus, il est possible de définir simplement
une table d’employés par la commande :
CREATE TABLE EMPLOYES OF EMPLOYE ;
En définissant une table VINS, il sera possible de définir le type VIN composé des mêmes
attributs comme suit :
CREATE TABLE VINS(NV INT, CRU VARCHAR, DEGRE FLOAT(5.2))
OF NEW TYPE VIN ;
Comme mentionné, l’héritage de table qui recopie la structure est possible par la clause :
CREATE TABLE <TABLE> UNDER <TABLE> [WITH (LISTE D’ATTRIBUTS TYPES)].
La liste des attributs typés permet d’ajouter les attributs spécifiques à la sous-table. Par exemple,
une table de vins millésimé pourra être crée par :
CREATE TABLE VINSMILL UNDER VINS WITH (MILLESIME INT, QUALITE VARCHAR).
Le langage de requêtes est étendu afin de supporter les constructions nouvelles du modèle.
L’extension essentielle consiste à permettre l’appel de fonctions dans les termes SQL, qui
peuvent figurer dans les expressions de valeurs sélectionnées ou dans les prédicats de recherche.
Une fonction s’applique à l’aide de la notation parenthésée sur des termes du type des arguments
spécifiés.
Considérons par exemple la table d’employés contenant des instances du type EMPLOYE définit ci-
dessus. La requête suivante retrouve le nom et l’âge des employés de moins de 35 ans :
SELECT [Link], AGE(E)
FROM EMPLOYES E
WHERE AGE(E) < 35;
La notation pointée appliquée au premier argument est aussi utilisable pour invoquer les
fonctions :
SELECT [Link], E..AGE()
FROM EMPLOYES E
WHERE E..AGE() < 35;
Il s’agit d’un artifice syntaxique, la dernière version utilisant d’ailleurs la double notation pointée
(..) pour les fonctions et attributs composés, la notation pointée simple (.) étant réservée au SQL
de base (accès à une colonne usuelle de tuple).
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Au-delà des fonctions, SQL3 permet aussi l’accès aux attributs composés par la notation pointée.
Supposons par exemple une table d’employés localisés définies comme suit :
CREATE TABLE EMPLOYESLOC UNDER EMPLOYES WITH (ADRESS ADRESSE).
La requête suivante permet de retrouver le nom et le jour de repos des employés des Bouches-du-
Rhône habitant Marseille :
SELECT NOM, REPOS
FROM EMPLOYESLOC E
WHERE DEPT([Link]) = "BOUCHES DU RHONE"
AND [Link]..VILLE = "MARSEILLE";
Notons dans la requête ci-dessus l’usage de fonctions pour extraire le département à partir du
code postal et l’usage de la notation pointée pour extraire un champ composé. Nous préférerons
utiliser partout la notation pointée ; il faut cependant distinguer fonction et accès à attribut par la
présence de parenthèses.
Afin d’illustrer plus complètement, supposons définis un type point et une fonction
distance entre deux points comme suit :
TYPE POINT ( ABSCISSE X, ORDONNEE Y,
FUNCTION DISTANCE(P1 POINT, P2 POINT) RETURN (REAL) ) ;
La requête suivante recherche alors les noms et adresses de tous les employés à moins de 100
unités de distance (par exemple le mètre) de l’employé Georges :
SELECT [Link], [Link]
FROM EMPLOYES G, EMPLOYES E
WHERE [Link] = "GEORGES" AND DISTANCE([Link],[Link]) < 100.
La question suivante retrouve les employés dont la position est contenu dans un cercle de rayon
100 autour de l’employé Georges :
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SELECT [Link], [Link]
FROM EMPLOYES G, EMPLOYES E
WHERE [Link] = "GEORGES" AND
CONTIENT([Link], CERCLE([Link],1));
Les deux requêtes précédentes sont de fait équivalents et génèrent les mêmes réponses.
SQL3 permet aussi de traverser les associations représentées par des attributs de type références.
Ces attributs peuvent être considérés comme du type particulier référence, sur lequel il est
possible d’appliquer les fonctions Ref pour obtenir la valeur de l’OID et DeRef pour obtenir
l’objet pointé. Afin de simplifier l’écriture, DeRef peut être remplacée par la notation . Celle-ci
permet donc les parcours de chemins. On peut ainsi écrire des requêtes mélangeant la notation
simple point (accès à un attribut), double point (accès à un attribut ADT composé) et flèche
(parcours de chemins). Espérons que la notation pointé simple pourra être utilisée partout comme
une amélioration syntaxique !
La requête suivante recherche les noms des propriétaires de voitures rouges habitant Paris :
SELECT [Link]NOM
FROM VOITURES V
WHERE [Link] = "ROUGE" AND [Link]ADRESSE..VILLE = "PARIS".
SQL3 permet de multiples notations abrégées. En particulier, il est possible d’éviter de répéter
des préfixes de chemins avec la notation pointée suivie de parenthèses. Par exemple, la requête
suivante recherche les numéros des voitures dont le propriétaire habite les Champs-Elysés à Paris
et a pour prénom Georges :
SELECT [Link]
FROM VOITURES V
WHERE [Link](ADRESSE..(VILLE = "PARIS"
AND RUE = "CHAMPS ELYSES") AND PRENOM = "GEORGES").
Les collections de base sont donc les ensembles, listes et sacs. Ces constructeurs de collections
peuvent être appliqués sur tout type déjà défini. Les collections sont rendues permanentes en
qualité d’attributs de tables. La construction TABLE est proposée pour transformer une collection
en table et l’utiliser derrière un FROM comme une véritable table. Toute collection peut être
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utilisée à la place d’une table précédée de ce mot clé TABLE. Par exemple, supposons l’ajout
d’une colonne PASSETEMPS à la table des personnes valuée par un ensemble de chaînes de
caractères :
ALTER TABLE PERSONNES ADD COLUMN PASSETEMPS SET(VARCHAR).
La requête suivante retrouve les références des personnes ayant pour passe-temps le vélo :
SELECT REF(P)
FROM PERSONNES P
WHERE "VELO" IN
SELECT *
FROM TABLE ([Link]).
Plus complexe, la requête suivante recherche les numéros des polices d’assurance dont un
accident contient un rapport avec le mot clé « Pont de l’Alma » :
SELECT [Link]
FROM POLICE P, TABLE [Link] A, TABLE [Link]..KEYWORDS M
WHERE M = "PONT DE L’ALMA".
Cette requête suppose la disponibilité de la fonction KEYWORDS sur le type TEXT du rapport qui
délivre une liste de mots clés. Nous tablons tout d’abord la liste des accidents, puis la liste des
mots clés du rapport de chaque accident. Ceci donne donc une sorte d’expression de chemins
multivalués. SQL3 est donc très puissant !
L’héritage de tables est pris en compte au niveau des requêtes. Ainsi, lorsqu’une table possède
des sous-tables, la recherche dans la table retrouve toutes les lignes qui qualifient au critère de
recherche, aussi bien dans la table que dans les sous-tables
Le composant PSM définit un L4G adapté à SQL. Il a été adopté tout d’abord dans le cadre
SQL2, puis étendu à SQL3.
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6.1 Modules, fonctions et procédures
SQL/PSM parachève SQL pour en faire un langage complet. Cependant, il est possible d’écrire
des procédures stockées en pur SQL ou dans un langage pour lequel l’intégration avec SQL est
définie (ADA, C, COBOL, FORTRAN, PASCAL, PL/I et MUMPS). Pour ces langages, PSM
permet de définir les paramètres d’entrée et de retour des procédures (mots clés IN pour les
paramètres d’entrée et OUT pour ceux de sortie) ou des fonctions (clause RETURN <type>),
Ces procédures sont en général invoquées depuis des programmes hôtes par des ordres EXEC
SQL plus ou moins spécifiques du langage hôte, ou directement depuis d’autres procédures PSM
par des ordres CALL <procédure> ou des appels directs de fonctions.
Une assignation s’effectue par une clause SET suivie d’une expression de valeur conforme à
SQL, ou par l’assignation du résultat d’une requête dans une variable. Par exemple :
DECLARE MOYENNE DECIMAL(7.2)
SELECT AVG(SALAIRE) INTO MOYENNE FROM EMPLOYES
L’ordre CASE permet de tester différents cas de valeurs d’une expression de valeur en paramètre
du CASE (expression de valeur1) ou de plusieurs expressions de valeurs booléennes :
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<ORDRE CASE> ::=
CASE [<EXPRESSION DE VALEUR1>]
WHEN <EXPRESSION DE VALEUR2 > THEN <ORDRE SQL> ;
[WHEN <EXPRESSION DE VALEUR> THEN <ORDRE SQL> ;]…
ELSE <ORDRE SQL> ;
END CASE
Par exemple :
CASE MOYENNE
WHEN <100 THEN CALL PROC1 ;
WHEN = 100 THEN CALL PROC2 ;
ELSE CALL PROC3 ;
END CASE
Les boucles LOOP, REPEAT et WHILE sont des boucles de calculs en mémoire classiques, qui ne
font pas directement appel à la base. La boucle FOR permet au contraire de parcourir le résultat
d’une requête par le biais d’un curseur. Sa syntaxe simplifiée est la suivante :
<ORDRE FOR> ::=
[<ETIQUETTE> :]FOR <NOM DE BOUCLE>
AS [<NOM DE CURSEUR> CURSEUR FOR] <SPECIFICATION DE CURSEUR>
DO
<ORDRE SQL>
END FOR <ETIQUETTE> ;
L’étiquette permet de référencer la boucle FOR. Le nom de boucle sert de qualifiant pour les
colonnes de la table virtuelle correspondant au curseur, afin de les distinguer si nécessaire. Le
nom de curseur est optionnel pour permettre la réutilisation du curseur. Une définition de curseur
est classique en SQL : il s’agit en général d’une requête.
Une procédure pour calculer la variance des quantités commandées d’un cru donné en
paramètre peut être définie comme suit :
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CREATE PROCEDURE (IN C VARCHAR,
OUT VARIANCE DECIMAL(10.2))
BEGIN
DECLARE MOYENNE DECIMAL(10.2) ;
VARIANCE = 0 ;
SELECT AVG(QUANTITE) INTO MOYENNE
FROM COMMANDES C, VINS V
WHERE [Link] = [Link] AND [Link] = C ;
BOUCLE1:
FOR M AS SELECT NCO, QUANTITE
FROM COMMANDES C, VINS V
WHERE [Link] = [Link] AND [Link] = C
DO
SET VARIANCE = VARIANCE+([Link] – MOYENNE)**2
END FOR BOUCLE1 ;
END
Tout SQL est bien sûr intégré à PSM. Il serait possible d’utiliser un curseur et une boucle WHILE
avec un FETCH dans la boucle à la place de la boucle FOR.
Pour montrer la complétude du langage, nous définissons la fonction factorielle comme suit :
CREATE FUNCTION FACTORIELLE (N INT)
RETURNS INT
DETERMINISTIC
BEGIN
DECLARE FAC INT DEFAULT 1 ;
DECLARE I INT ;
SET I = N ;
WHILE I > 1 DO
FAC = FAC*I ;
I = I-1 ;
END WHILE ;
RETURN FAC ;
END
D’autres types de boucles peuvent bien sûr être utilisés pour calculer cette fonction [Melton98].
SQL/PSM est un standard international dans sa version SQL2. Il a été intégré en 1996 au
standard SQL2. Une version plus complète est en cours de spécification pour SQL3. Cette
version présentera l’avantage de pouvoir utiliser les types abstraits et les collections de SQL3
dans le langage de programmation. SQL/PSM est assez proche des langages de quatrième
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génération de systèmes tels qu’ORACLE, INFORMIX ou SYBASE. Malheureusement, aucun
système n’implémente actuellement exactement PSM.
7. CONCLUSION
SQL3 est un standard en évolution. Comme nous l’avons vu, les composants ne sont pas tous au
même niveau d’avancement. La plupart sont au stade de brouillons internationaux, et vont donc
subir encore des modifications. L’ensemble devrait être terminé vers l’an 2000.
SQL3 se situe, au moins pour la partie objet et les interfaces avec les langages objet, comme un
concurrent de l’ODMG. Il est supporté par tous les grands constructeurs, comme IBM, Oracle et
Sybase, et est impliqué dans un processus de standardisation international. Au contraire, l’ODMG
est un accord entre quelques constructeurs de SGBD objet autour d’un langage pur objet.
L’ODMG traite bien les aspects collections et, dans une moindre mesure, traversée de chemins.
Les deux propositions pourraient donc apparaître comme complémentaires, à condition de
converger. Il existe d’ailleurs un accord entre les groupes ANSI X3 H2 responsable de SQL et
ODMG pour explorer la convergence. Souhaitons que cet accord aboutisse.
D’autres, comme Stonebraker [Stonebraker96], pensent plutôt que les bases de données objet ont
un créneau d’application différent de celui des bases de données objet-relationnel. Les premières
seraient plutôt orientées vers les applications écrites en C++ ou Java, naviguant dans les bases
mais ne formulant pas de questions complexes sur de gros volumes de données persistantes. Au
contraire, les bases de données objet-relationnel profiteraient de l’orientation disque du
relationnel et seraient capables de supporter des questions complexes sur des données complexes.
La figure 9 résume ce point de vue. Il est possible de mesurer la complexité des requêtes en
nombre de jointures et agrégats, la complexité des données en nombre d’associations. Cependant,
l’évolution des systèmes objet vers la compatibilité SQL, et donc vers l’objet-relationnel, poussée
par le marché, ne plaide guère pour la validité de ce tableau.
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Et après SQL3 ? On parle déjà de SQL4, notamment pour les composants orientés applications
ou métiers. Il est en effet possible, voire souhaitable, de standardiser les types de données pour
des créneaux d’applications, tels le texte libre, la géographie ou le multimédia. Nous étudierons
plus loin ces types de données multimédia qui sont d’actualité. Au-delà, on peut aussi penser
développer des types pour la CAO, la finance, l’assurance ou l’exploration pétrolière par
exemple. On aboutira ainsi à des parties de schémas réutilisables, complément souhaitable
d’objets métiers. Beaucoup de travail reste à faire. Reste à savoir si SQL est le cadre adéquat, et
s’il n’est pas déjà trop complexe pour être étendu.
8. BIBLIOGRAPHIE
[Darwen95] H. Darwen, C-J. Date, « Introducing the Third Manifesto », Database Programming
& Design Journal, Vol. 1, N°8, pp 25-35, Jan. 1995.
Cet article plaide pour le modèle objet-relationnel vu comme une extension naturelle du
relationnel, tel que proposé par Codd (et Date). Pour C. Date, l’apport essentiel utile du modèle
objet est la possibilité de définir des types de données utilisateur. En clair, aucune modification
n’est nécessaire au modèle relationnel qui avait déjà le concept de domaine : il suffit d’ouvrir les
domaines et de les rendre extensibles.
[Gardarin89] Gardarin G., Cheiney J.P., Kiernan J., Pastre D., « Managing Complex Objects in
an Extensible DBMS », 15th Very Large Data Bases International Conference, Morgan Kaufman
Pub., Amsterdam, Pays-Bas, août 1989.
Une présentation détaillée du support d’objets complexes dans le SGBD extensible Sabrina. Ce
système est dérivé du SGBD relationnel SABRE et fut l’un des premiers SGBD à supportes des
types abstraits comme domaines d’attributs. Il a ensuite évolué vers un SGBD géographique
(GéoSabrina) qui fut commercialisé par la société INFOSYS.
[Gardarin92] Gardarin G., Valduriez P., « ESQL2: An Object-Oriented SQL with F-Logic
Semantics », 8th Data Engineering International Conf., Phoenix, Arizona, Feb. 1992.
Cet article décrit le langage ESQL2, précurseur de SQL3 compatible avec SQL2, permettant
d’interroger à la fois des bases de données à objets et relationnelles. Le langage supporte des
relations référençant des objets complexes. Une notation fonctionnelle est utilisée pour les
parcours de chemins et les applications de méthodes. Une version plus élaborée de ESQL2 avec
classes et relations a été spécifiée dans le projet EDS. La sémantique basée sur la F-Logic (une
logique pour objets) illustre les rapports entre les modèles objets et logiques.
[Godfrey98] M. Godfrey, T. Mayr, P. Seshadri, T. von Eicken, « Secure and Portable Database
Extensibility », Proc. of the 1998 ACM SIGMOD Intl. Conf. On Management of Data, ACM Pub.
SIGMOD Record Vol. 27, N°2, pp. 390-401, Juin 1998.
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Cet article décrit l’implémentation de types abstraits dans le SGBD PREDATOR en Java. Il
montre l’intérêt de fonctions sûres et portables, mais souligne aussi les difficultés de
performance par comparaison à une implémentation en C++.
[Haas90] L. Haas, W. Chang, G.M. Lohman, J. McPherson, P.F. Wilms, G. Lapis, B. Lindsay, H.
Pirahesh, M. Carey, E. Shekita, « Starburst Mid-Flight : As the Dust Clears », IEEE Transactions
on Knowledge and Data Engineering, Vol. 2, N°1, Mars 1990.
Cet article décrit Starburst, un des premiers SGBD objet-relationnel. Starbust a été implémenté à
IBM Almaden, et fut un des précurseurs de DB2 Universal Server. Il a conduit à de nombreux
développements autour de l’objet-relationnel, notamment des techniques d’évaluation de
requêtes.
[Melton98] J. Melton, Understanding SQL’s Stored Procedures, Morgan Kaufman Pub., 1998.
Ce livre présente la version 96 de PSM, intégrée à SQL2. Il est très complet, aborde les différents
aspects (concepts de base, création de modules et procédures, routines externes, polymorphisme,
contrôles, extensions prévues) et donne un exemple d’application.
La machine bases de données Verso (Recto étant le calculateur frontal) fut développée à l’INRIA
au début des années 1980. Basé sur le modèle relationnel imbriqué, ce projet a développé un
prototype original intégrant un filtre matériel spécialisé et la théorie du modèle relationnel NF2.
[Seshadri97] Seshadri P., Livny M., Ramakrishnan R., « The Case for Enhanced Abstract Data
Types », Proc. of 23rd Intl. Conf. On Very Large Databases, Athens, Greece, pp. 66-75, 1997.
Cet article plaide pour des types abstraits améliorés exposant la sémantique de leurs méthodes
sous forme de règles. Il décrit l’implémentation et les techniques d’optimisation de requêtes dans
le système PREDATOR. D’autres implémentation de types abstraits sont évoquées.
Cet article fait le point sur l’apport des systèmes relationnels et souligne les points essentiels que
la future génération de SGBD devra résoudre.
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Cet article décrit l’implémentation de PostGres, le système réalisé à Berkeley après Ingres.
PostGres fut le premier système objet-relationnel. Il a été plus tard commercialisé sous le nom
d’Illustra, qui fut racheté par Informix en 1996.
[Stonebraker96] Stonebraker M., D. Moore, Object-Relational DBMSs : The Next Great wave,
Morgan Kaufmann Pub., San Fransisco, CA, 1996.
Ce livre définit ce qu’est un SGBD objet-relationnel. Les fonctionnalités du SGBD Illustra sont
mises en avant pour situer les objectifs essentiels des systèmes objet-relationnels, en particulier
du point de vue du modèle de données, du langage de requêtes et de l’optimisation.
[Zaniolo83] C. Zaniolo, « The Database Language GEM », Proc. of 1983 ACM SIGMOD Intl.
Conf. on Management of Data, San José, Ca, pp. 207-218, Mai 1983.
Cet article propose une extension du modèle relationnel et du langage de requête QUEL pour
intégrer des tables fortement typées, des généralisations, des références, des expressions de
chemins et des attributs multivalués. Il décrit un langage de requêtes précurseur de SQL3.
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