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Pathologie des animaux : affections et soins

Le document présente un module de pathologie axé sur les affections des animaux d'élevage, avec un objectif de garantir leur santé et bien-être. Il couvre divers chapitres sur les affections de la peau, de l'appareil locomoteur, digestif, respiratoire, cardio-vasculaire, visuel et auditif, tout en détaillant les concepts fondamentaux de la pathologie, l'étiologie, les classifications des maladies, ainsi que les traitements et la prophylaxie. Le module est destiné aux étudiants en sciences et techniques agricoles, avec une durée totale de 48 heures.

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Pathologie des animaux : affections et soins

Le document présente un module de pathologie axé sur les affections des animaux d'élevage, avec un objectif de garantir leur santé et bien-être. Il couvre divers chapitres sur les affections de la peau, de l'appareil locomoteur, digestif, respiratoire, cardio-vasculaire, visuel et auditif, tout en détaillant les concepts fondamentaux de la pathologie, l'étiologie, les classifications des maladies, ainsi que les traitements et la prophylaxie. Le module est destiné aux étudiants en sciences et techniques agricoles, avec une durée totale de 48 heures.

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Discipline : PATHOLOGIE

Module : LES AFFECTIONS

Option : SCIENCES ET TECHNIQUES AGRICOLES (STA)

Série/Filière : R3/PRODUCTION ET SANTE ANIMALES

Niveau : TERMINALE

Objectif général : Garantir la santé et le bien être des animaux d’élevage.

Durée : 48 heures

Proposé par : KOUKABA Errol

DISCIPLINE : PATHOLOGIE

Module : Les Affections

Généralités

Chapitres I : les affections de de la peau

Chapitre II : les affections de l’appareil locomoteur

Chapitre III : les affections de l’appareil digestif

Chapitre IV : les affections de l’appareil respiratoire

Chapitre V : les affections de l’appareil cardio-vasculaire


Chapitre VI : les affections de l’appareil visuel

Chapitre VII : les affections de l’appareil auditif.

Bibliographie
GENERALITES

Durée : 02 heures

I-CONCEPS FONDAMENTAUX

- Pathos : Maladies
- Logie : Etudes/science

1-La pathologie : Etude des maladies.

2-Maladie : Phénomène nouveau dans un organisme vivant qui se


caractérise par le passage d’un état physiologique à un état pathologique.

3-Etiologie : Etude des causes des maladies.


1. Agents biologiques ;
2. Agents physiques ;
3. Agents chimiques ;
4. Traumatisme ;
5. Causes idiopathiques ;
6. Causes génétiques ;
7. Nutritionnelles ;
8. Allergiques ;
9. Etc. …

4-Classifications des maladies


4.1. En fonction de la cause étiologique
1-Maladies infectieuses : Causées par les microbes (agents biologiques)
2-Maladies parasitaires : Causées par les parasites (une parasitologie).
3-Maladies génétiques : Causes génétiques.
5-Maladie métaboliques : Causes métaboliques.
6-Maladies Idiopathiques : Causes inconnues
7-Maladie nutritionnelles : Causes nutritionnelles (excès ou déficit)
8- Etc ….

4.2. En fonction du nombre d’individus touchés et de l’ampleur de la maladie.


1. Maladies Epizootiques (épidémie) ;
2. Maladies enzootiques (endémie)
3. Maladies Panzootiques (pandémie)
4. Maladies Sporadiques
5. PATHOGENIE : C’est le mécanisme suivant lequel les agents étiologiques ou
pathologiques agissent dans l’organisme pour provoquer une pathologie.

6-SYMPTOMES
C’est l’ensemble des signes par lequel se manifeste une maladie.
Cliniquement les symptômes peuvent être :
- Généraux ;
- Locaux
- Fonctionnels/physique.
- Pathognomoniques ;
- Typiques ;
- Atypiques ;
-
7-Signes : Manifestations élémentaires d’une maladie.

8-Syndrome : ensemble des signes et symptômes toujours groupés qui


caractérisent une maladie.

9-Evolution d’une maladie


C’est le caractère et la forme que peut prendre une maladie.
Une maladie peut avoir :
- Une évolution suraiguë/
- Une évolution subaiguë
- Une évolution aiguë ;
- Une évolution chronique

10. LA COURBE DE LA MALADIE

PEM
PG/M

PI

- PI : Période d’incubation de la maladie.


C’est la période qui s’étend depuis la pénétration de l’agent pathogène
dans l’organisme jusqu’à la manifestation des premiers symptômes de la
maladie.
- P.E.M : Période de l’Etat manifeste
Période au cours de laquelle la maladie se manifeste, observation des
symptômes cliniques de la maladie.
- P.G.M : Période de la guérison ou de la mort
10- LESION : C’est la modification structurale microscopique ou
macroscopique que subit un organisme sous l’influence d’une maladie.
11- DIAGNOSTIC : C’est l’identification d’une maladie.
N.B : Cette identification peut se faire par :
- les symptômes cliniques (diagnostic clinique ou symptomatique)
- Les lésions (diagnostic lésionnel ou macroscopique ou anatomo-
pathologique)
- Les examens de laboratoire (diagnostic microscopique)
- Le différentiel (diagnostic différentiel)
- les examens complémentaires

11-DIAGNOSTIC
On distingue
1- le Diagnostic de présomption : basé sur l’anamnèse clinique ou les
commémoratifs et sur les symptômes clinique
2-Le diagnostic de confirmation : Basé sur les méthodes anatomo-
pathologiques et de laboratoire.

12- LE PRONOSTIC :
C’est la prévision sur l’évolution d’une maladie.
Il peut être :
- Favorable ;
- Défavorable ;
- Réservé ;
- Fatal ;
- Fâcheux ;

13- LE TRAITEMENT
C’est l’ensemble des moyens et techniques concourant à la recherche de la
guérison du patient.
On distingue :
10. Le traitement préventif
11. Le traitement curatif
o Médicamenteux
o Chirurgical
12. Le traitement radical (fatal)

14- LA PROPHYLAXIE
C’est l’ensemble des méthodes et des moyens employés pour protéger les
animaux des maladies et d’éviter la propagation d’une maladie.
On distingue :
[Link] prophylaxie sanitaire (autrement dit police sanitaire).
2. La prophylaxie médicale

II- RAPPEL IMMUNOLOGIQUE


Le système immunitaire est l’ensemble des moyens dont dispose l’organisme
pour lutter contre les agressions d’origine externe ou interne.
Tout organisme vivant tente d’éliminer les substances, les particules ou les
organismes étrangers qui envahissent son milieu intérieur par un ensemble de
réactions dites immunitaires.

A. Les cellules immunitaires continues dans le sang


Il s’agit des globules blancs ou leucocyte (polynucléaire et les
mononucléaire)
B. Les autres cellules immunitaires
13. Les cellules killers (tueuses)
14. Les cellules de Langherans
C. Les organes lymphoïdes
1- Les organes lymphoïdes centraux ou primaires : la moelle osseuse et le
thymus
2- Les organes lymphoïdes des périphériques ou secondaires : la rate, les
ganglions lymphatiques et mésentériques.
III- PLAN D’ETUDE DES AFFECTIONS
Maladie/synonyme
1- Définition ;
2- Etiologie ;
3- Classification ;
4- Symptômes ;
5- Diagnostic ;
6- Diagnostic différentiel
7- Evolution ;
8- Pronostic ;
9- Traitement ;
10- Prophylaxie ;
Chapitre II : LES AFFECTIONS DE LA PEAU
Objectif spécifique : Identifier et contrôler les affections de la peau.
Durée : 10 heures

I-Rappel Anatomo-Physiologique

La peau représente la frontière anatomique et le principal organe de


communication entre l’animal et son environnement. C’est le plus grand
organe du corps constituant 12-24% du poids corporel de l’animal, en
fonction de l’âge. Organe extrêmement hétérogène. Il comprend divers
composants cellulaire et tissulaire : un épiderme, un système accessoire, le
derme, les muscles érecteurs des poils (pilomoteurs), la panniculuscarnosus
(muscle de contraction) et la pannicule adipeux (couche de graisse sous
cutanée).

II- Les affections de la peau


1- Les brûlures
2- La plaie
3- Les ulcères
4- L’eczéma
5- Les abcès
6- Les gangrènes
7- Les œdèmes
8- L’hématome
9- Le phlegmon
10- Les fistules
LES BRULURES

1. Définition :
Destruction de l’épithélium ou de tissus plus profonds par une chaleur directe,
ou radiante, de flammes, une friction, de l’électricité ou des substances
chimiques corrosives.

Autre définition :
Lésion due à l’action de la chaleur sur le revêtement cutané, sur les tissus
sous-jacents et sur une partie interne du tube digestif.

2. Etiologie :
- foudre
- substance chimique corrosive
- flamme
- l’électricité
- chaleur directe ou radiante
- le feu
- le soleil
- etc.
3. Classification :
Les brulures des animaux ne sont pas totalement semblables à celles des
humains. (L’homme).

3.1-Brûlure du 1er degré :


Synonymes : brûlure érythémateuse
Ce type de brûlure se caractérise par une rougeur de la peau.L’érythème est
le symptôme majeur.
Traitement : ce type de brûlure ne nécessite pas toujours une intervention du
vétérinaire. Parfois la guérison est spontanée.
Asperger l’animal de l’eau froide à l’immédiat.

3.2-Brulure Du Second degré


Symptômes :
- Douleur ;
- Disparitions des poils ;
- Apparition des phlyctènes et formation des vésicules ;
- Un œdème diffus de la peau et des tissus sous-cutanés avec ou sans
formation de petites vésicules et d’escarres;

3.3-Brulure du troisième degré


Symptômes :
- Carbonisation des tissus ;
- Formation d’escarres peut s’ensuivre ;
- Observation des grandes régions dénudées ;
- Une exsudation ou un épanchement constant du sérum.
4. Traitement
Le choc, l’insuffisance rénale, l’anémie et les troubles respiratoires doivent
être traités selon les besoins
- Lorsque les brulures sont sévères et touchent plus de 50% du corps,
L’EUTHANASIE doit être envisagée.
- Pour les brulures modérément sévères :
°L’application de cataplasme froid peut réduire la douleur et l’œdème
°nettoyage de la plaie est impératif afin d’enlever le tissu desquamé
°l’application d’antibiotique
°lavage local avec des solutions physiologiques.

5. Complications ultérieures
Comprennent :
- L’infection ;
- L’altération de la fonction cardiaque et hépatite ;
- Pneumonie
6. Pronostic :
Il dépend de :
- La surface totale de la brulure ;
- La profondeur de la pénétration ;
- La localisation ;
- L’âge de l’animal ;
- L’état de l’animal
LA PLAIE

I- Définition :
Rupture du revêtement cutané provoqué en partie par u agent extérieur
mécanique.
Autre définition
Toute ouverture accidentelle ou chirurgicale de l’enveloppes cutanée et des
tissus sous-jacents due à un traumatisme quelconque ou par l’action de
certains parasites
Autre définition
La plaie est une solution de continuité de l’enveloppe cutanée et des tissus
sous-jacents due à un traumatisme quelconque ou par l’action de certains
parasites

2. Caractère de la plaie
L’un des caractères de la plaie est la tendance à se cicatriser
2. Classification
2.1-En fonction de la cause
- Plaies chirurgicales ;
- Plaies accidentelles
2.2-En fonction de l’épaisseur
- Plaies superficielles
- Plaies profondes
2.3-En fonction de l’objet traumatisant
- Plaies cavitaires ;
- Plaies pénétrantes ;
- Entailles ;
- etc

3-Symptômes
3.1-Symptômes immédiats
- ouverture ou hiatus ;
- hémorragie ;
- douleur ;

3.2-Symptômes tardifs
- hémostase ;
- réaction inflammatoire ;
- apparition des zones de nécrose ;
- cicatrisation accompagnée du prurit
4. Evolution de la plaie
L’évolution dépend de la gravité de la plaie, et elle peut être :
- simple ;
- compliqué ;

5. Complication de la plaie
La complication de la plaie peut être locale ou générale, mais le plus souvent
elle peut conduire à une gangrène.
La gravité de la plaie dépend aussi de la profondeur et de la localisation

6. Cicatrisation
C’est le processus de guérison dû au renouvellement des cellules et à
l’apparition du nouveau tissu
N.B : la cicatrisation n’est possible que si les nerfs de la région touchée sont
fonctionnels
On distingue :
6.1-Cicatrisation par première intention (per-primant)
Elle s’effectue au niveau des plaies non infectées
Condition de réalisation de la cicatrisation perpriman
- Absence des microbes pathogènes et des corps étrangers
- Absence d’hémorragie
- Absence de processus pathologique
- Absence de maladie générale
6.2- Cicatrisation de deuxième intention (per-secondam)
Cette forme de cicatrisation est lente et se réalise lorsque la plaie est
comblée par le tissu bourgeon cicatriciel.
Condition des réalisations
- Absence des microbes pathogènes et des corps étrangers
- Absence du tissu nécrosé
6.3- Cicatrisation sous-crustacée
Elle s’effectue sous une croute formée par la coagulation du sang et de la
lymphe en absence de toute infection.
6.4- Cicatrisation mixte
On parle de ce type lorsque les cicatrisations per-primant et per-secondam
se réalisent sur une même plaie

7. Traitement
Le traitement de base d’une plaie comprend divers procédés destinés à
prévenir une contamination ultérieure, enlever les débris, débrider les tissus,
assurer le drainage, favoriser la vascularisation, et permettre une éventuelle
cicatrisation de la plaie.
- Les pansements compressifs sont les premiers moyens à utiliser pour
arrêter une hémorragie, la plaie est couverte avec l’huile lubrifiante,
stérile et hydrophile alors que les poils entourant la plaie sont coupés
pour permettre le nettoyage de la peau avec un savon germicide.
- Raser les poils entourant la plaie (couper) pour permettre le
nettoyage de la peau.
- Appliquer les pansements stérils contenant une pommade
antibiotique ;
- On peut pratiquer une infiltration locale avec une anesthésie pour
débrider les plaies ;
- La sédation opiacée ou l’anesthésie générale peuvent être
nécessaires pour les plaies plus graves. ;
- Les débris doivent être complètement éliminés à l’aide de sérum
physiologique stéril ;
- Les plaies contaminées peuvent être laissées ouvertes sous un
pansement stérile. ;
- Les pansements imbibés doivent être immédiatement changés. Pour
prévenir toute contamination ;
- La fermeture finale est effectuée par fermeture primaire par
fermeture retardée, par fermeture secondaire ou par guérison de
seconde intention ;
- Fermeture primaire indiquée en cas
1- Plaie propre et datant de moins de 6 heures.
- Si la plaie est contaminée, la fermeture primaire est retardée, (la
plaie est nettoyée, débridée, lavée et laissée ouverte sans
pansement comprenant une gaze stérile et humidifiée, du coton
absorbant et un ruban élastique, les sutures sont placées au 4e ou le
5e jour si les tissus sont visibles et non infectés) ;
- Les plaies infectées sont laissées ouvertes sous les pansements
pendant 5 à 10 jours. Après le nettoyage et le débridement ;
- Pour les vieilles plaies ou en cas de large perte cutanée infectée, la
fermeture de seconde intention est conseillée ;
- Un traitement antibiotique systématique pendant au moins 7 à 10
jours.

Complication de la guérison des plaies


Sont due généralement :
- A la dessiccation des tissus ;
- Aux infections bactériennes ou mycosiques ;
- A une nutrition insuffisante ;
- A une auto multiplication ;
LES ULCERES

I-Définition :

L’ulcère est une sorte de plaie en creuse qui n’a pas tendance à se cicatriser,
due à la disparition d’une certaine quantité de tissu.

Cette pathologie se localise très souvent au niveau de la peau et des


muqueuses et peut même aboutir à la perforation de l’organe touché.

II-Etiologie

- Causes générales
- Causes locales

a- Causes générales

- Avitaminose A et C
- Diabète

b- Causes locales

- Présence des corps étrangers


- Trouble de la circulation sanguine (embolie)
- Trouble trophique
- Action des produits chimiques
- Action des parasites et des microbes en un endroit de revêtement
cutané

III- Symptômes

- Nécrose des tissus ou des cellules


- Cicatrisation lente ou la plaie n’a pas tendance à se cicatriser
- Perte de substances
- La plaie est recouverte d’une croute qui après nettoyage fait découvrir
un tissu granuleux pathologique
II- Traitement
a. Chirurgical

Ablation de la partie ulcéreuse

b. Etiologique
- Eliminer la cause primaire
- Apporterles vitamines A et C
- Améliorer l’alimentation
- Appliquer les pommades cicatrisantes à base de l’huile de foie de
morue.
- Favoriser la cicatrisation en utilisant le nitrate d’argent ou la solution
saturée de KMno4.

V- Evolution

Pour les ulcères qui sont en profondeur l’évolution est chronique

VI- Pronostic

- Le pronostic dépend de la localisation de l’ulcère


- Si l’ulcère est en profondeur, le pronostic est défavorable
- Si l’ulcère est en surface, le pronostic est favorable
L’ECZEMA

I- Définition

Cette une affection éruptive cutanée caractérisée par du prurit


(démangeaison), des érythèmes, et de l’apparition des plaques suintantes ou
non, parfois recouvertes des croûtes

II- Etiologie

- Alimentation déséquilibrée
- Trop de bains et trop de savonnage chez les chiens
- Pelage crasseux
- Manque d’exercice à l’animal
- ectoparasites et endoparasites
- Allergie
- Insuffisance rénale et hépatite

III- Symptômes

- Prurit
- Erythème
- Présence des vésicules et des plaques suintantes, parfois recouvertes
des croutes
- Alopécie ou chute des poils
- Mauvaise odeur de l’animal ou odeur répugnante

IV- Classification

- L’eczéma humide et sec


- L’eczéma localisé
- L’eczéma diffus

V- Traitement

a. Traitement général

Ce traitement consiste à prescrire :

- Des corticoïdes (en per os ou en IM)


- Antibiotiques et anti inflammatoires
- Anti alopécique
- Anti ectoparasites et vermifuges
- Anti allergique
- Pratiquer l’auto hémothérapie
b. Traitement local

Consiste à appliquer des pommades ou des poudres à base des astringents,


tels que l’oxyde de zinc sur les lésions suintantes et aussi appliquer des
pommades cicatrisantes à base des antibiotiques

VI- Pronostic

Favorable

VII- Evolution

Chronique
LES GANGRENES
Synonyme : sphacèle

I- Définition

La gangrène ou sphacèle est une mortification localisée des tissus d’un


organisme

II- Classification

On distingue deux (2) types de gangrènes :

La gangrène sèche et humide

a. La gangrène sèche

Elle est sèche lorsque les tissus mortifiés se dessèchent et tombent en formant
des croûtes.

III-Etiologie sèche

Est due à une ischémie locale d’origine circulatoire, c’est-à-dire un blocage


local de la circulation sanguine.

Ischémie : c’est une diminution ou complète de l’irrigation sanguine.

Ischémie peut être provoqué par :

- Ligature
- Thrombose
- Embolie
- Par écrasement des vaisseaux sanguins

IV- Symptômes

- Pâleur des tissus


- Tuméfaction des tissus
- Douleur
- Mortification ou nécrose des tissus qui deviennent noirâtres, puis se
dessèchent
- Perte de la sensibilité de la partie nécrosée

V- Traitement

Au début de l’affection on injecte du sérum anti gangreneux, puis on


applique à la partie affectée les solutions antiseptiques :
VI- Pronostic

Favorable

b. Gangrène gazeuse ou humide ou septique ou malin


Synonymes :Gangrène gazeuse
Gangrène septique
1- Définition

Elle est dite humide ou gazeuse lorsque les tissus mortifiés se purifient ou se
décomposent sous l’action des microbes.

2- Etiologie

Les microbes (exemple les Clostridium)

3- Symptômes
- Une plaie infectée
- Tuméfaction de la plaie
- Douleur
- Des crépitations à la palpation de la plaie
- Les tissus sont mous de couleur noire violacés ou verdâtres
- Une odeur nauséabonde qui se dégage sur la plaie
- Apparition dessymptômes généraux
- Le coma et la mort

4- Pronostic

Défavorable

5- Traitement
a. Traitement médical
- Nettoyage de la plaie
- Application des pommades cicatrisantes à base d’antibiotique
- Injection des antibiotiques à large spectre
- Injection du sérum anti tétanique
L’ECZEMA

I- Définition

C’est une affection de la peau caractérisée par du prurit, des érythèmes et


de l’apparition des plaques ou non et parfois recouverte de croute.

II- Etiologie
- Alimentation déséquilibrée
- Manque d’exercice
- Causes allergiques
- Insuffisance rénale et hépatique
- Trop de bain et trop de savonnage

III- Symptômes
- prurit
- érythème
- apparition des plaques suintantes parfois recouverte des croutes
- alopécie
- mauvaise odeur

IV- Classification
- Eczéma humide et sec
- L’eczéma localisé
- Eczéma diffus

V- Traitement

On pratique deux (2) types de traitement

1. Traitement général
- Prescrire des corticoïdes
- Prescrire des antibiotiques
- Prescrire des antis alopéciques
- Prescrire des antis ectoparasites
- Prescrire des antis allergiques
- Une auto hémothérapie

2. Traitement local
- Application des pommades ou des poudres à base des astringents
- Application des pommades cicatrisantes à base des antis biotiques
VI- Pronostic : Favorable
VII- Evolution : Chronique
HEMATOME

I- Définition

Tumeur sous cutanée, moins douloureuse due à l’épanchement d’un certain


volume du sang sous la peau et autre organe.

II- Etiologie
- Insuffisance cardiaque, rénale ou hépatique
- Traumatisme
- Déséquilibre alimentaire (protéine)
- Certaines maladies
- L’excès de la chaleur ou du froid

III- Classification
- Les hématomes superficiels
- Les hématomes profonds.

IV- Symptômes
- Une tuméfaction chaude
- Une tuméfaction douloureuse au début, puis elle devient dure
- Fluctuation
- Apparition de la cyanose

V- Traitement

- Ne pas inciser la poche tout de suite, c’est-à-dire dès son apparition


- verser de l’eau froide ou appliquer de la glace ou bien encore placer
de la compresse imbibée d’eau froide
- on peut aussi laisser évoluer l’hématome sans intervenir.
- on peut pratiquer une incision.
- Prescrire les antibiotiques et anti inflammatoires
- Prescrire les anti hémorragiques
LES ABCES

I- Définition

L’abcès c’est une collection et formation du pus au sein des tissus sains et
autres cavités.

II- Etiologie
- Traumatisme
- Microbes pyogènes
- Piqures infectées
- Corps étranger
- Kyste parasitaire
- Infection tuberculeuse

III- Caractéristique d’un abcès

L’abcès se caractérise par trois (3) zones

- Zone périphérique
- Zone moyenne
- Zone centrale

IV- Classification des abcès

Suivant l’évolution de l’abcès :

1. Abcès chaud ou aigüe


2. Abcès froid ou chronique

Suivant la localisation :

1. Abcès superficiel
2. Abcès profond

A- Abcès chaud ou aigüe

Symptômes :

- Tuméfaction
- Douleur
- Rougeur
- Chaleur
- Hyperthermie
Evolution

L’abcès chaud évolue en 4 phases

- Première phase caractérisée par une tuméfaction douloureuse et


chaude
- Deuxième phase caractérisée par une formation et collection du pus
- Troisième phase c’est la maturation de l’abcès
- Quatrième phase caractérisée par le drainage ou une auto ouverture
de l’abcès

Traitement

1- Prescrire les antis biotiques et las antis inflammatoires


2- Activé la formation du pus à l’aide des compresses chauds
3- Pratiquer une incision ou une ponction pour évacuer le pus
4- Nettoyage avec des solutions antiseptiques
5- Ne pas inciser un abcès non mûr

L’abcès froid ou chronique

Etiologie

- Kyste parasitaire
- Microbes de la tuberculose

Evolution :

- Une évolution sans signe inflammatoire


- Une maturation lente
- Une évolution moins chaude et moins douloureuse

Traitement

Le traitement est chirurgical

Les abcès profonds

Symptômes

- Hyperthermie
- Tuméfaction de la région
- Réaction inflammatoire ou une adénite
- Troubles fonctionnels de l’organe concerné

Traitement

- Une incision large et profonde


- Drainage de l’abcès
- Prescrire les antibiotiques
Les abcès superficiels

Evolution :

Une évolution simple qui se caractérise par une auto cicatrisation.

Diagnostic différentiel :

Il faut différencier l’abcès de :

- L’hématome
- La hernie
- Kyste
LE PHLEGMON

I-Définition

C’est une inflammation et infection aigüe ou chronique du tissu conjonctif


avec formation du pus.

II-Etiologie

- Piqures infectées
- microbes pyogènes
- Complication des inflammations locales aigües

III-Symptômes

- Hyperthermie
- Douleur
- Tuméfaction avec présence du pus
- Infiltration du pus
- Formation des fistules
- Œdème inflammatoire
- Prostration

IV-Traitement

- Prescrire les antibiotiques


- Prescrire les anti inflammatoires
- Faire une incision large
- Faire le drainage si possible
- Application des antiseptiques
LES FISTULES

I- Définition

Une fistule est un canal anormal d’origine congénital ou accidentel ou


artificiel par lequel s’écoule un liquide physiologique.

Très souvent la fistule s’ouvre au niveau du revêtement cutané.

II- Classification

On distingue 3 types de fistule

- Les fistules congénitales


- Les fistules accidentelles
- Les fistules artificielles

III- Etiologie
a. Fistule congénitale : ce type de fistule est dû à une anomalie du
développement embryonnaire des organes ou de l’organogénèse

Exemple : Fistule resto vaginale

b. Fistule artificielle et accidentelle :


- Traumatisme
- Lésions inflammatoires ou pyogènes
- Dystonie ;
- Présence du corps étranger
- Maladie générale (exemple : la tuberculose)

IV- Lésions
- Le canal fistuleux est entouré d’une réaction inflammation
- Ouverture fistuleuse plus ou moins étroite

V- Evolution

L’évolution est chronique

VI- Traitement
1. Traitement radicale : abattage
2. Traitement chirurgicale : ablation
3. Traitement médical :
- Accélérer la cicatrisation par l’emploi des médicaments, exemple :
Nitrate d’argent.
LES ŒDEMES

I- Définition

L’œdème est une infiltration et stockage du liquide tissulaire, en particulier


dans le tissu conjonctif sous cutané et autres organes.

II- Etiologie
- insuffisance ou affection cardiaque, rénale ou hépatique.
- Traumatisme
- Déséquilibres alimentaires
- Certaines maladies tels que : Trypanosome, éléphantiasis
- L’excès de chaleur et du froid
III- Classification

- Œdème d’origine inflammatoire


- Œdème d’origine non inflammatoire

IV- Symptômes
a. Œdème d’origine inflammatoire
- Une tuméfaction douloureuse et chaude
- Le signe de godet est positif
- La présence d’un exsudat

b. Œdème non inflammation


- Une tuméfaction molle, indolore et froide
- Présence d’un transsudat
c. Traitement
- supprimer la cause qui favorise l’apparition de la pathologie
- Prescrire les diurétiques
- Pratiquer le massage
- Prescrire les antibiotiques et les antis inflammatoires au cas où l’œdème
est d’origine inflammatoire
CHAPITRE II : LES AFFECTIONS DE L’APPAREIL LOCOMOTEUR
Objectif spécifique : Identifier et contrôler les affections de l’appareil
locomoteur.
Durée : 08 heures

I-Rappel anatomo-physiologique
I.A- Composition du système musculo squelettique

- Les os
- Les muscles stries
- Les articulations
- Les tendons
- Les ligaments qui relient ses composants

I-B- FONCTIONS

- Soutenir le corps
- Fournir un moyen de locomotion (déplacement)
- Fournir la protection de certaines structures vitales Ex. le cerveau, les
yeux.
- Fournir également le principal système principal de stockage du Ca
et du P et contient le majeure partie du TISSU HEMATOPOIETIQUE.

III- Les pathologies du système musculo squelettiques


- Les maladies du système musculaire. MYOPATHIES
- Les maladies du système articulaire. ARTHROSES
- Les maladies des os. OSTEOPATHIES
MODULE N° 1 : LES AFFECTIONS DES OS
SYNONYME : OSTEOPATHIES

MALADIE N° 1 : LE RACHITISME

Synonyme : Ostéomalacie juvénile

Définition :

Maladie des jeunes en croissance caractérisée par insuffisance de la


minéralisation (notamment Ca/P et Vit D) et par conséquent de la résorption
normale des plaques de croissance du cartilage et de l’insuffisance de
minéralisation de la matrice osseuse.

Etiologie :

- déficit d’apport et/ ou d’absorption en vitamine D.


- Déficit en vitamine D
- Le métabolisme anormal de la vitamine D
- La malabsorption de la vitamine D
- Carence en sels minéraux (calcium et phosphore)

Espèces sensibles

Toutes les espèces développent cette maladie et plus précisément les jeunes
en croissance.

Symptômes

1- Boiterie (claudication)
2- hypertrophie des articulations sont les plus souvent provoquées par une
Polyarthrite chronique.
3- Ostéodystropie
4- Arrêt de croissance
5- Symptômes généraux (diminution du poids/mauvais pelage)
6- Déformation des membres

Traitement

1- Apport de vitamine D
2- Equilibré l’alimentation
3- Administré des pierres à lécher aux jeunes animaux
4- Apport supplémentaire de Ca et P
5- Exposer les jeunes animaux au soleil
NB : la vitamine D sans Ca aggrave les affections dues à l’hyper para
thyroïde nutritionnelle.

Conséquences

Le retard de croissance entraine :

- La période d’exploitation
- L’augmentation de la consommation
- Pertes économiques

Mots à expliquer

1- Hypertrophie : augmentation du volume d’un tissu


2- Parathyroïde : se dit de chacune des quatre glandes endocrines
situées derrière la thyroïde qui secrète la parathormone.
3- La Parathormone
Hormone secrétée par les glandes parathyroïdes, augmentant la
concentration du Calcium sanguin et des résorptions.
Maladie N°2 : les fractures osseuses

1.Définition : Rupture violente d’un os

Définition : une fracture est une solution de continuité d’un segment osseux.

Définition : une fracture est une rupture partielle ou complète d’un os /


cartilage

2. Espèces affectées

Toutes les espèces sont sensibles

3. Etiologie (causes)

- Traumatisme qui peut être externe / interne (chute, choc, etc …)


- Dystocie chez les femelles
- Fragilisation du tissu osseux
- Carence en vitamine D/calcium/phosphore
- Mauvaise alimentation

4. Classification des fractures

Il y a deux (2) types de fractures

1- Fractures fermées
2- Fractures ouvertes

Fractures fermées

Elle est dite fracture fermée lorsque le foyer n’est pas en communication
(relation) avec le milieu externe. C’est-à-dire il n’y pas de plaie.

Fractures ouvertes

Elle est dite fracture ouverte quand son foyer est en communication directe
avec le milieu extérieur, à travers une plaie.

Classification suivant la lésion anatomique

- Fractures simples
- Fractures compliquées
- Fractures longitudinales
- Fractures obliques
- Fractures transversales
- Fractures esquilleuses
5. Symptômes

- Boiterie brusque (claudication)


- Le patient soustrait le membre à l’appui
- Tuméfaction de la région atteinte
- Déformation de la partie fracturée
- Douleur vive à la palpation
- Incapacité fonctionnelle de l’organe fracturé
- Crépitation provoquée par le frottement des abouts osseux
- Possibilité de blessures internes dues aux fractures des cotes
- Il peut y avoir aussi paralysie motrice (hémiplégie ou tétraplégie) et
perte de sensibilité due aux fractures des vertèbres.

6. Diagnostic

1. Diagnostic clinique : Par des symptômes cliniques


2. Diagnostic de confirmation : la radiologie

7. Pronostic

Il dépend de :

- L’espèce
- L’importance du sujet
- L’âge du sujet
- L’os fracturé
- Type de fracture/la nature de fracture
- La région où se trouve la fracture

8. Traitement

- Le traitement chirurgical est de règle chez les petits et il reste


exceptionnel chez les sujets de ferme.
- Chez les grands sujets, le traitement n’est pas nécessaire à cause de
pertes économiques occasionnées d’où il est mieux d’abattre le sujet
- Chez les jeunes : d’une manière générale, appliquer un pansement
plâtré pour le cas des fractures simples et favorablement situées

Protocole du traitement pour les fractures fermées

- La contention du sujet
- Application d’une anesthésie locale
- Remettre les os en place
- Appliquer un pansement plâtré
- Anti-inflammatoire
LES AFFECTIONS DES MUSCLES

- Les myosites
- Les tumeurs
- Les rhumatismes musculaires

LES MYOSITES

1. Définition : la myosite est l’inflammation du tissu musculaire.

2. Classification

- Myosite rhumatismale
- Myosite de surmenage
- Myosite microbienne
- Myosites idiopathiques

3. Etiologie

- Contusion,
- Traumatisme,
- Déchirure musculaire,
- L’action des microbes pyogènes,
- Distension musculaire.

4. Symptômes

- Douleur
- Hyperthermie
- Rougeur
- Tuméfaction
- Les hématomes en cas de déchirure musculaire
- Présence de pus en cas des microbes pyogènes.

5. Traitement

Traitement général : Prescrire les antibiotiques et les antis inflammatoires par


voie générale.
Traitement local :

- Consiste à une application locale des médicaments par frictionne


ment des pommades anti inflammatoires
- Par le massage à l’huile camphré.
- L’animal doit être au repos.
LES RHUMATISMES MUSCULAIRES

1. Définition :
C’est une pathologie qui se caractérise des douleurs au niveau des
muscles de l’épaule, sacral, lombaire.

2. Etiologie :
- Excès d’exercice sportifs quand l’animal est trop sollicité
- Certains travaux tempête ou dans l’attraction (animaux de traction)

3. Symptômes
- L’animal se déplace difficilement, il ne présente pas de l’hyperthermie
(fièvre)
- Douleur

4. Traitement :

L’animal peut guérir de lui-même ou bien on fait des injections de corticoïde.


L’animal doit être au repos et faire des pansements humides. On peut
frictionner l’huile camphré.
LES TUMEURS

1. Définition :
Une tumeur ou néoformation est un accroissement de volume du muscle due
à une prolifération pathologique des cellules.

2. Classification :
On distingue deux (2) types de tumeurs.
- Les tumeurs bénignes
- Les tumeurs malignes

LES TUMEURS BENIGNES


Ce sont des tumeurs qui n’ont pas tendance à se généraliser ni à se récidiver
après ablation

a- Etiologie :

- Les microbes
- Les substances chimiques
- Les facteurs héréditaires

b- Symptômes

- Pas des symptômes généraux tels que : la douleur, la fièvre


- Pas de métastase
- Pas de récidivassions
- Un développement lent
- Formation d’une nouvelle masse pathologique

c- Traitement

- Le traitement médical : cautérisation avec le nitrate d’argent


- Traitement chirurgical : l’ablation
- Traitement radical : abattage de l’animal

LES TUMEURS MALIGNES OU CANCER


a. Définition

Ce sont des tumeurs qui ont tendance à se généralisé et à se récidiver après


ablation.
b. Etiologie :
- Les substances chimiques
- les microbes
- causes idiopathiques

c. Symptômes :
- Apparition des symptômes généraux (fièvre, douleur, diarrhée)
- Persistance des symptômes généraux jusqu’à la mort de l’animal
- Récidivassions après ablation
- Présence des métastases
- Un croissement très rapide et richement vascularisé

d. Traitement

Le traitement est radical.


Chapitre III : LES AFFECTIONS DE L’APPAREIL DIGESTIF
Objectif spécifique : Identifier et contrôler les affections de l’appareil digestif.
Durée : 08 heures

I-RAPPEL ANATOMO-PHYSIOLOGIQUE
L’appareildigestif comprend la cavité orale et les organes associés (lèvres,
dents, langue et glandes salivaires), l’œsophage, les pré-estomacs (estomacs
antérieurs), le réseau, le rumen, l’omasum, des ruminants, et le vrai estomac
dans toutes les espèces, l’intestin grêle, le foie, le pancréas, le colon, le
rectum et l’anus.

Les fonctions principales de l’appareil digestif sont la simulation de la


nourriture et de l’eau, la mastication, la salivation et la déglutition de la
nourriture, la digestion de la nourriture et l’absorption des nutriments ; le
maintien de l’équilibre hydro-électrolytique ; et l’évacuation des déchets

II-LES AFFECTIONS DE L’APPAREIL DIGESTIF

- La stomatite

- La glossite

- La pharyngite

- Obstruction d’œsophage

- La gastrite

- La gastro-entérite

- Les entérites

- Obstruction et occlusion intestinales

- Les coliques

- Indigestion traumatique

- Indigestion gazeuse

- Indigestion spumeuse
LA STOMATITE

I-Définition

C’est une inflammation aigue ou chronique de la muqueuse buccale.

NB : Elle peut être le symptôme de la fièvre aphteuse, la peste bovine, la


peste des petits ruminants, ecthyma.

II-Etiologie

Agents physiques : fourrages épineux, traumatisme

Agents chimiques : certains médicaments, certaines substances chimiques

Agents biologiques : les micro-organismes, les champignons.

III-Symptômes

- L’animal présente une hyperthermie


- La congestion des muqueuses buccales
- Ptyalisme
- Difficulté de préhension
- Difficulté de la mastication et de la déglutition
- Mauvaise haleine

IV-Classification

- les stomatites vésiculeuses


- les stomatites ulcéreuses
- les stomatites papuleuses

V-Traitement

- Supprimer la cause primaire


- Donner à l’animal des aliments liquides ou semi liquides
- Faire des bains buccaux avec des solutions de bleu de méthylène
- Mettre l’animal sous antibiotiques et sous anti inflammatoires
- Prescrire des collutoires
LA GLOSSITE

I-Définition

C’est une inflammation aigue ou chronique de la langue.

II-Causes

- Agents physique
- Agents chimiques
- Agents biologiques
- Certaines maladies générales

III-Symptômes

- La langue est tuméfiée, œdémateuse et de couleur rouge foncée ou


congestionnée
- La langue est parfois couverte d’un enduit jaunâtre
- Difficulté de la préhension, de la mastication et de la déglutition
- Mauvaise haleine

IV-Traitement

Traitement médical :

- Supprimer la cause primaire


- Donner à l’animal des aliments liquides ou semi liquides
- Faire des bains buccaux avec des solutions de bleu de méthylène
- Mettre l’animal sous antibiotiques et sous anti inflammatoires
- Prescrire des collutoires

Traitement radical : abattage de l’animal.


LA PHARYNGITE

I-Définition

C’est inflammation aigue ou chronique du pharynx.

Elle est appelée aussi mal de la gorge.

II-Etiologie

- Agents biologiques : microbes


- Agents physiques : les boissons froides, les corps étrangers.
- Agents chimiques : l’irritation de la gorge par certains produits

III-Classification

Il existe :

- Pharyngite catarrhale
- Pharyngite diphtérique
- Pharyngite ulcéreuse
pharyngite pulmonaire

IV-Symptômes

- Toux sèche quinteuse


- L’adénite (ganglions de la gorge)
- Mauvaise haleine
- Jetage contenant des matières alimentaires.
- Les troubles de déglutition

V-Traitement

- Administrer les collutoires


- Eliminer les causes
- Mettre l’animal sous anti biothérapie et anti inflammatoire.
OBSTRUCTION DE L’ŒSOPHAGE

I-Définition

C’est l’arrêt du cheminement du bol alimentaire dans la lumière


œsophagienne dû à la présence d’un obstacle (corps étrangers).

II-Causes

- Ingestion des corps étrangers


- Une mauvaise préhension des aliments
- Un bol alimentaire mal formé
- Une sténose de l’œsophage (rétrécissement)
- Une mauvaise mastication
- Un jeûne prolongé

III-Symptômes

- Déformation de la gorge
- Pas de régurgitation chez les ruminants
- Ptyalisme
- une dysphagie
- Apparition du météorisme
- Difficultés respiratoire
- Un malaise sévère

IV-Diagnostic

- Diagnostic clinique : (inspection et palpation)


- La radiographie

V-Pronostic

- Favorable : Quand on intervient aussitôt.


- Défavorable Quand on intervient tardivement

VI-Traitement

- NB : cette pathologie est une urgence


- Eliminer la cause primaire
- Extirper le corps étranger.
- injection de la pilocarpine.
- utiliser une sonde œsophagienne
- Prescrire des médicaments spasmolytiques spécifiques
- Traitement chirurgical.
LA GASTRITE

I-Définition

C’est l’inflammation aigue ou chronique de l’estomac.

II-Etiologie

- Action des microbes, des parasites


- Ingestion des aliments défectueux
- Intoxication
- Présence des corps étrangers
- Ingestion des substances chimiques irritantes ou caustiques
- Des modifications alimentaires brutales
- Ingestion des matières étrangères
- Affection secondaire à une occlusion intestinale fonctionnelle ou
mécanique

III-Symptômes

- Une fourbure
- Douleur sévère
- Une déshydratation et un état de choc
- Une dépression
- Des vomissements
- Une inappétence
- La température corporelle et la fréquence cardiaque modérément
élevées
- Le pica
- La douleur abdominale épigastrique

IV-Traitement

- Eliminer la cause primaire


- Donner une alimentation légère
- Introduction d’une sonde naso-gastrique
- Prescrire des antibiotiques
- Prescrire des agents protecteurs exemple : Kaolin
- Prescrire les anti spasmodiques
- Des pansements gastriques
- Diète hydrique
- Prescrire les antis vomitifs et anti helminthiques.
RETICULITE TRAUMATIQUE OU INDIGESTION
TRAUMATIQUE

I-Définition

C’est une inflammation aigue du réseau ou du bonnet suite à sa perforation


pointue.

II-Etiologie

- ES osseuse, pointes, fragment métallique pointus, l’aiguille.


- L’ingestion de ces objets peut être accentuée par le pica. Les gros
bétails sont exposés à cause du faite qu’ils happent le fourrage sans le
mastiquer.

III-Symptômes

- Plainte de l’animal, surtout à inspiration


- Le mufle ou le nez est rétrécie et le dos est vouté
- Il y a aussi une enrumination et une respiration du type costale.

IV-Diagnostic

Il est clinique, on pratique les manipulations suivantes :

- L’épreuve du bâton
- L’épreuve du garrot
- L’épreuve du plan incliné

V-Traitement

a. Le traitement peut être curatif : on fait la ruminotomie.


b. Le traitement radical : l’abattage
c. Le traitement préventif : utilisation d’une sonde aimantée
d. Différentiel : la pathologie est à différencier avec l’ulcère de la caillète,
avec la péritonite généralisée avec la branco-pneumonie ou le signe
de garrot est positif.

VI-Pronostic

Il est souvent défavorable et souvent a se complique la péricardite.

On ce moment ça devient la reticulo-péritonique généralisée.


ENTERITES OU ENTEROCOLITES

I-Définition

C’est une inflammation aigue ou chronique de la muqueuse intestinale.

II-Classification

- Entérite banale ou aigue


- Entérite parasitaire
- Entérite de l’allaitement et du sevrage

a. ENTERITE BANALE

Cause : ingestion des aliments défectueux

Symptômes :

- diarrhée liquide nauséabonde.


- Pas de fièvre
- Douleur abdominale
- L’asthénie
- Déshydratation
- L’anorexie

Traitement

- Réhydrater le sujet malade


- Prescrire les anti diarrhéiques
- Prescrire les antiseptiques intestinaux
- Faire une couverture par des antibiotiques
- Prescrire les multivitaminés
- Prescrire de la vitamine K, si la diarrhée est sanguinolente

b. L’ENTERITE PARASITAIRE

Cause : Développement des parasites dans l’intestin (coccidie, les cestodes,


hématose)

Symptômes :

- diarrhée sanguinolente.
- Pas de fièvre
- Douleur abdominale
- L’asthénie
- Déshydratation
- L’anorexie

Traitement :

- Réhydrater le sujet malade


- Prescrire les anti diarrhéiques
- Prescrire les antiseptiques intestinaux
- Faire une couverture par des antibiotiques
- Prescrire les multivitaminés
- Prescrire de la vitamine K, si la diarrhée est sanguinolente
- Déparasiter le sujet malade

c. L’ENTERITE INFECTIEUSE :

Causes : bactérie, les champignons microscopiques, virus.

Symptômes :

- Diarrhée
- Douleur abdominale
- L’asthénie
- Déshydratation
- L’anorexie
- Hyperthermie

d. L’ENTERITE DES JEUNES DE L’ALLAITEMENT

Cause :

- Mauvais sevrage
- Une mauvaise qualité du lait
- sevrage mal pratiqué.
- Les aliments défectueux
- Une erreur alimentaire
- Manque d’hygiène

Symptômes :

- Diarrhée
- Douleur abdominale
- L’asthénie
- Déshydratation
- L’anorexie
- Hyperthermie

Traitement

- Arrêter l’allaitement
- Réhydrater le sujet malade
- Prescrire les anti diarrhéiques
- Prescrire les antiseptiques intestinaux
- Faire une couverture par des antibiotiques
- Prescrire les multivitaminés
- Prescrire de la vitamine K, si la diarrhée est sanguinolente
- Améliorer la qualité des aliments
- Améliorer les conditions d’hygiène
Chapitre IV : LES AFFECTIONS DE L’APPAREIL RESPIRATOIRE
Objectif spécifique : Identifier et contrôler les affections de l’appareil
respiratoire.
Durée : 08 heures

I- RAPPEL ANATOMO-PHYSIOLOGIQUE
Le système respiratoire a plusieurs [Link] il apporte
l’oxygène au système cardio-vasculaire pour le distribuer dans tout le corps,
et il élimine le CO2. Outre l’échange gazeux, le système respiratoire a de
nombreuses autres fonctions, dont le maintien de l’équilibre acide-base, le
rôle de réservoir sanguin, la filtration est probablement la destruction des
embols, le métabolisme de certaines substances actives du point de vue
biologique

II- Les affections de l’appareil respiratoire


1. le Coryza ou la Rhinite

2. La laryngite

3. La bronchite

4. La broncho-pneumonie

5. La pneumonie

6. La congestion pulmonaire

7. L’emphysème pulmonaire
LE CORYZA OU LA RHINITE

I-Définition

C’est une inflammation aigue ou chronique de la muqueuse nasale.

II-Classification

a- Par rapport à l’origine, la rhinite peut-être primitive ou secondaire


b- Par rapport aux caractères de la pathologie de l’inflammation, la
rhinite peut-être catarrhale ou purulente

III-Etiologie

Le Coryza ou la Rhinite est une pathologie causée par :

- L’action du froid sur l’animal


- L’action de mauvais courant d’air
- L’action de l’humidité
- L’action de la poussière
- L’action de l’ammoniac
- L’action de la manipulation nasaux-œsophagienne
- L’action des microbes

IV-Symptômes

Les symptômes observés de la rhinite sont les suivants :

- Ebrouements
- Jetage au début séreux et muqueux et enfin muco-purulent
- Hyperthermie
- Asthénie
- Dyspnée
- Tous sèche et quinteuse

V-Evolution

Aigue ou chronique

VI-Traitement
- Le traitement de l’animal commence d’abord par l’isolement de ce
dernier qui est placé dans un endroit chaud.
- Prescrire à l’animal un anti-inflammatoire associé à un antibiotique à
très large spectre ;
- un anti tussif,
- un anti histamine
- Vitamine C
LA LARYNGITE

I-Définition

C’est l’inflammation aigue ou chronique du larynx. Elle est souvent associée à


l’inflammation du pharynx, on parle alors d’angine.

II-Causes

- Inhalation des gaz irritants tels que l’ammoniac et la poussière


- Breuvage de boissonset aliments froids
- Le froid
- Les lésions traumatiques
- L’action des micro-organismes

III-Symptômes

- L’hyperthermie
- Une toux sèche douloureuse et puis quinteuse
- Une inappétence de l’animal
- Jetage séreux-muqueux puis devient à la suite muco purulent.

IV-Traitement

- L’animal peut guérir de lui-même au bout de 8-15 jours.


- Mettre l’animal au repos dans un endroit chaud
- Anti biothérapie
- Prescrire un anti tussif
- La vitamine C
LA PLEURESIE

I-Définition

C’est une inflammation des plèvres avec la présence d’exsudat pleural.

La pleurite : c’est une pleurésie sans exsudation ou pleurésie sèche. Ici la


fibrine renferme dans le plasma et se coagule en fausse membrane jaune.

II-Etiologie

- Le froid
- Les microbes
- Les traumatismes
- Certaines affections pulmonaires
- La tuberculose

III-Symptômes

- L’hyperthermie
- La toux sèche courte, avortée et douloureuse.
- L’animal a le cou tendu, l’air anxieux
- Les membres antérieurs sont écartés
- Le dos est vouté
- L’animal se déplace difficilement
- L’animal évite de se coucher latéralement
- La pression au niveau des côtes détermine une vive douleur.
- Il n’y a pas de jetage
- A ‘auscultation, on entend un bruit de frottement pleural et de
crépitation sèche due à la coagulation de la fibrine quand il n’y a pas
encore d’exsudat pleurétique.
- Déformation du thorax (poitrine bombée du côté non malade)
- Parfois l’épanchement est purulent, on parle de l’empyème

IV-Evolution

Aigue ou chronique. L’animal peut mourir par asphyxie.

La pleurésie peut être unilatérale chez l’homme et les autres animaux et elle
est toujours bilatérale chez le cheval.

V-Traitement

- Isoler le malade
- Eviter le froid
- Prescrire les diurétiques
- Prescrire des médicaments à base d’essence térébenthine
- Prescrire des analeptiques cardio-vasculaire
- Prescrire les antibiotiques et anti inflammatoires

Traitement peut être radical : abattage

NB : La pleurésie est souvent d’origine tuberculeux chez le chien et le bœuf ; il


est mieux de le sacrifier.
LA PNEUMONIE

I-Définition

C’est une inflammation aigue ou chronique des poumons.

II-Etiologie

- Le froid
- Un mauvais courant d’air
- Les microbes
- Les boissons et Alts froids
- Les maladies infectieuses

III-Symptômes

On observe :

- L’hyperthermie
- La toux est fréquente, courte, douloureuse et avortée.
- Jetage séreux au début ; muco purulent et hémorragique
- Les membres antérieurs sont écartés
- L’animal a la tête tendue
- Signe d’asphyxie
- A la percussion le son est matité
- Emaciation et la mort peut survenir après asphyxie.

IV-Traitement

Lors du traitement, on applique deux (2) médications.

- La première est pour soutenir le malade et


- Ladeuxième est pour lutter contre l’infection.

La première médication :

- consiste à mettre l’animal au repos, l’isoler des autres, le placé dans un


local chaud où il n’y a pas de courant d’air.
- Donner à l’animal des aliments faciles à digérer
- Prescrire à l’animal le Caféine et autres analeptique respiratoire.

2e médication :

- Pour lutter contre l’infection prescrire des antibiotiques et des anti


inflammatoires.
- prescrire les anti-tussifs.
LA BRONCHO-PNEUMONIE LOBULAIRE CATHARRALE

I-Définition :

C’est une inflammation des branches et des lobes pulmonaires.

II-Etiologie

- Le froid
- Les microbes
- Un mauvais courant d’air
- Boissons et aliments froids
- Certaines maladies infectieuses
- La tuberculose

III-Symptômes

- L’hyperthermie
- A l’auscultation, on entend des râles
- A la percussion au niveau des poumons, on a un son matité.
- Jetage séreux au départ puis devient muco purulent, voir même
hémorragique
- Une toux fréquente et douloureuse.

IV-Lésions

On observe une tuméfaction des poumons de coloration grise rougeâtre

V-Traitement

- Eliminer la cause primaire


- Repos à l’animal
- Prescrire les antibiotiques et anti inflammatoires
- Prescrire les anti tussifs
LA CONGESTION PULMONAIRE

I-Définition

C’est un afflux ou une accumulation du sang dans les vaisseaux du poumon.


C’est une pathologie à évolution rapide et un début brutal.

II-Etiologie

Les causes peuvent être dues :

- A un excès de l’apport artériel suite à une vasodilatation : on dit qu’elle


est active
- Elle peut être due à une insuffisance du retour veineux : on dit qu’elle
est passive.

III-Symptômes

- Dyspnée
- La toux est sèche et douloureuse
- Jetage spumeux rosé ou un écoulement d’une mousse rougeâtre
- L’animal s’arrête brusquement
- Signe d’épuisement
- Déplacement difficile

IV-Pronostic

- Défavorable

V-L’évolution

Rapide ou lente

VI-Traitement

- Prescrire à l’animal de l’anti histaminique


- Les diurétiques
- Les antis inflammatoires
- Prescrire les antibiotiques
- Prescrire les tonicardiaques.
L’EMPHYSEME PULMONAIRE

I-Définition

C’est une dilatation anormale des alvéoles pulmonaires provoquant la


rupture des parois et permettant le passage de l’air dans le tissu.

II-Etiologie

Les causes sont :

- La diminution de la surface respiratoire


- La conséquence d’un effort violent suite à des longues courses
- Les lésions traumatiques dans les tissus pulmonaires
- Excès d’air dans les alvéoles

III-Symptômes

Ce sont :

- Dyspnée
- Hyper sonorité pulmonaire
- Le thorax est rétracté de part et d’autre
- Une tachycardie

IV-Traitement

- L’animal doit être au repos dans une salle bien aérée


- Administrer à l’animal des corticoïdes
- Prescrire aussi des anti tussifs
Chapitre V : LES AFFECTIONS DE L’APPAREIL CARDIO VASCULAIRE
Objectif spécifique : Identifier et contrôler les affections de l’appareil cardio
vasculaire.
Durée : 04 heures

L’INSUFISANCE CARDIAQUE

I-Définition

C’est une incapacité du cœur d’assurer dans les conditions normales le débit
du sang nécessaire aux besoins de l’organisme.

II-Classification

- Congénitale
- Acquise

III- Causes :

- Défaut/déformation/insuffisance des valvules(aortique, Auriculo-


ventriculaire gauche et droiteetValvule de l’artère pulmonaire)
- Une sténose des orifices (de l’aorte, de l’artère pulmonaire et des
orifices auriculo-ventriculaire gauche et droit)
- Une Péricardite
- une endocardite

IV-Symptômes

Les symptômes varient en fonction de la cause, mais d’une manière


générale, on observe :

- une arythmie cardiaque.


- Une cyanose
- Un œdème

a. En cas d’une sténose de l’orifice auriculo-ventriculaire gauche

Symptômes

- L’asphyxie
- La cyanose
- La bronchite

b. En cas d’une sténose de l’orifice auriculo-ventriculaire droit :

Symptômes

- Une cyanose
- Un œdème
- Une atteinte hépatique.

c. En cas d’une sténose de l’orifice aortique :

Symptômes

Ŕ une ischémie au niveau du cerveau


Ŕ une incoordination généralisée

d. en cas d’une sténose de l’orifice de l’artère pulmonaire :

Symptômes

- Une cyanose
- Signes d’asphyxies
- Une marche difficile

e. En cas d’une insuffisance de la valvule auriculo-ventriculaire


gauche :

Symptômes

- une bronchite
- une toux fréquente
- un œdème pulmonaire
- une cyanose
- un jetage spumeux sanguinolent

f. Insuffisance de la valvule auriculo-ventriculaire droite :

Symptômes

- Une ascite ou gros ventre


- Un Œdème périphérique
- Une hépatomégalie
- Une splénomégalie
- l’hydrothorax (accumulation d’un transsudat dans la cavité pleurale)
- Une insuffisance rénale

g. En cas d’une insuffisance de la valvule aortique :

Symptômes :

- hémostase au niveau de la petite circulation sanguine


- cyanose
- asphyxie

h. en cas d’une insuffisance de la valvule de l’artère pulmonaire

Symptômes

- La cyanose et l’asphyxie pendant lalocomotion

V-Pronostic

- Fatal :En cas d’une insuffisance cardiaque innée.


- Réservé : en cas d’une insuffisance cardiaque acquise

VI-Traitement

- Le traitement est radical.


- Toutefois, l’animal peut être mis dans les conditions hygiéniques
normales suivit d’un repos.
-
L’ANEMIE

I-Définition

C’est la diminution qualitative et quantitative des globules rouges dans le


sang.

II-Etiologie

- Hémorragie
- Alimentation déficitaire en fer
- L’action de certains venins
- Appauvrissement du sang en globules rouges dû à un arrêt
d’érythropoïèse.
- Conséquence des maladies infectieuses ou des maladies parasitaires

III-Classification

- Locale (ischémie)
- Générale.

IV-Symptômes

- Pâleur des muqueuses ou muqueuses porcelaines


- Prostration
- Asthénie
- Tachycardie
- Hypothermie
- Œdème
- Apparition des autres symptômes généraux

V-Traitement

Dans les cas grave, l’anémie devient une urgence

- Transfusion sanguine (si possible).


- Prescrire les antianémiques
- Vitamine B12 ; B6
- Donner la pierre à lécher
- L’huile de foie de morue
- Prescrire les antis parasitaires et les anti infectieux au ca s où l’anémie
est consécutive à une infection ou une parasitose.
L’HEMORRAGIE

I-Définition

C’est un écoulement ou épanchement du sang hors des vaisseaux sanguins.

II-Classification

- Interne
- Externe

Suivant le vaisseau sanguin touché :

- Une hémorragie artérielle.


- Une hémorragie veineuse

III-Causes

- Traumatisme
- Les agents pathogènes
- Carence en vitamine K
- Agents chimiques

IV-Symptômes

- Ecoulement du sang
- Anémie
- Pâleur des muqueuses
- Trouble respiratoire
- Trouble circulatoire
- Prostration
- Asphyxie

V-Pronostic

L’hémorragie est une urgence sinon l’issu est fatal. Il faut l’arrêter.

VI-Traitement

a. Traitement d’urgence en cas d’hémorragie externe


- Mettre l’animal au repos et veiller à ce qu’il soit calme.
- Ne pas le laisser courir et éviter que d’autres animaux le dérangent.
- Verser de l’eau propre et froide sur la plaie, si l’hémorragie ne s’arrête
pas, appuyer un tissu propre et froid sur la plaie et maintenir la pression
pendant une minute.
- Au cas où l’hémorragie est au niveau d’une patte ou la queue, placer
un garrot qui ne doit pas être sur place pendant plus de 20 minutes.
- Pratiquer la cautérisation
- Utiliser les pinces hémostatiques.
- utiliser des moyens médicaux (hémostatiques ou coagulants ou anti
hémorragiques)
- Chlorure de calcium à 1%
- Vitamine K en injection

b. Pour le cas des hémorragies utérines


- Prescrire l’ocytocine

c. Pour les cas des hémorragies internes


- Laisser l’animal au repos
- Faire boire de l’eau salée de préférence à l’animal
- Utiliser les moyens médicaux
- Prescrire les produits tels que
 Vitamine K
 Chlorure de calcium
Chapitre VI : LES AFFECTIONS DE L’APPAREIL AUDITIF
Objectif spécifique : Identifier et contrôler les affections de l’appareil auditif.
Durée : 03 heures

L’OTITE EXTERNE

I- Définition

Inflammation aigüe ou chronique de l’épithélium du méat auditif externe, qui


atteint parfois le pavillon.

II- Classification
- Otite interne
- Otite moyenne
- Otite externe
III- Etiologie

Plusieurs causes provoquent des lésions du pavillon de l’oreille.

1. Causes primitives :
- Les parasites
- Les corps étrangers
- Maladies d’hypersensibilité
- Les plaies
- Maladies auto-immunes
- Trouble de kératinisation
- Traumatisme

2. Causes prédisposantes : comprennent


- La conformation et la macération du conduit auditif
- Les erreurs du traitement
- Maladies systématiques
- Maladies obstructives

3. Facteurs aggravants

- Les bactéries
- Les levures
- Modifications pathologiques

4. Symptômes
- Un secouement de la tête
- Un frottement de l’oreille atteinte contre le plancher
- Une rotation de la tête vers la partie atteinte
- Une douleur au toucher de l’oreille atteinte
- Un écoulement et des modifications inflammatoires au niveau du
conduit auditif
- Défaut de coordination généralisée
- Symptômes généraux

5. Traitement :
- éliminer la cause primaire
- En cas d’otite due aux ectoparasites : prescrire les anti ectoparasites

En cas d’otite auriculaire

- Nettoyage du conduit auditif avec des solutions exemple : le Sérum


physiologique
- Antibiothérapie
- Prescrire des antis inflammatoires
- Traitement symptomatique
MATERIEL DIDACTIQUE

 Planches
 Organes anatomiques
 Matériel de dissection
 Bâtiments et matériel d’élevage
 Matériel de chirurgie vétérinaire : coupe-dents, pinces à castrer, pinces à marquer, etc.
 Vidéo projections
 Animaux sur pieds
 Désinfectants et autres produits vétérinaires
 Stéthoscope
 Instruments de mesures : thermomètre, hygromètre…
BIBLIOGRAPHIE

1. MANUEL VETERINAIRE MERCK, 7e Edition Française [Link] 1011 à 1657.


2. QUE FAIRE SANS VETERINAIRE MERCK, Edition 2008. Pages20 à 77.
3. MANUEL VETERINAIRE MERCK, 1ere Edition Française [Link] 82 à 108 ;120
à 412.
4. MANUEL VETERINAIRE MERCK, 4e Edition Américaine [Link] 215 à 527.
5. LES AFFECTIONS DES ANIMAUX D’ELEVAGE, V.G. FEDETOV Moscou 1991.
EQUIPE DE CONCEPTION ET DE VALIDATION DU COURS

Institution Représentant Titre ou fonction


Institut de recherche agronomique (IRA)
Chef de service de
BOURANGON Daniel
parasitologie
Lycée d’Enseignement Professionnel Enseignant au département de
Agricole Amilcar Cabral (LEPAAC) Production et Santé Animales
KOUKABA Errol
(DPSA)

Lycée d’Enseignement Professionnel Enseignant au département de


Agricole Amilcar Cabral (LEPAAC) Production et Santé Animales
MAKAYA Didas
(DPSA)

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