Aide-mémoire WISC-IV : Guide complet
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com
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2. Le QI 13
Principe, petite histoire et définition 13
Le QI et la norme 14
La courbe en cloche ou courbe de Gauss 15
L’effet Flynn 17
III
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L’aide-mémoire du WISC-IV
Relativiser la mesure 18
Le QI et la culture 20
Le QI et l’intelligence 22
DEUXIÈME PARTIE
IV
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V
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L’aide-mémoire du WISC-IV
TROISIÈME PARTIE
BERNARD JUMEL
12. Les principes d’une confrontation de la psychopathologie de l’enfant aux tests de QI 101
Inscription dans la tradition des tests 105
Les troubles retenus dans la nosographie 107
Les étapes de la démarche 109
Première partie : L’examen des efficiences intellectuelles présente-t-elle un intérêt dans
l’identification du trouble ?, 109 • Deuxième partie : Qu’apporte le WISC-IV à notre
compréhension du trouble ?, 112
Conclusion 113
VI
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L’aide-mémoire du WISC-IV
Identification des troubles « qui accompagnent souvent » le trouble de lecture, 153 • Une
dyslexie non spécifique, 156
VII
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VIII
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L’aide-mémoire du WISC-IV
Glossaire 298
Index 307
IX
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1
Repères théoriques pour
l’utilisation du WISC-IV
Le WISC-IV, publié en France en 2005, est la quatrième édition de l’échelle de Wechsler. The Wechsler
Intelligence Scale for children est paru aux États-Unis en 2003, proposant ainsi une révision du
WISC-III utilisé en France depuis 1996. Les échelles de Wechsler sont les batteries de test les plus
utilisées au monde et en France. Le WISC-IV est un test permettant d’évaluer l’efficience cognitive
d’un enfant d’âge scolaire (primaire et collège). Il est échelonné pour des enfants de 6 ans à 16 ans
Dunod – Toute reproduction non autorisée est un délit.
11 mois. Il donne lieu à un chiffrage, le QI (quotient intellectuel) qui est considéré comme une
mesure de l’efficience cognitive1 . Le WISC-IV constitue donc un outil important pour le psychologue
qui s’engage dans un bilan psychologique avec un enfant.
1. D’autres tests peuvent être utilisés pour mesurer l’efficience cognitive d’un enfant : La NEMI,
le KABC, les Matrices progressives de Raven, pour citer les plus connus. Le psychologue choisit
lui-même l’outil qui correspond le mieux à la situation-problème et bien sûr à l’enfant avec lequel il
doit réaliser le bilan. Pour une présentation différenciée de ces outils, on pourra consulter le Guide
clinique des tests chez l’enfant de B. Jumel, Dunod, 2008.
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Repères théoriques pour l’utilisation du WISC-IV
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Repères théoriques pour l’utilisation du WISC-IV
Que le bilan soit l’occasion d’une pause susceptible d’ouvrir vers un changement
possible pour l’enfant et ses parents repose cependant sur le positionnement du
psychologue. Pour qu’un processus de subjectivation puisse s’engager, le cadre
proposé doit tenir compte de la situation-problème qui a motivé la demande de bilan,
de la provenance de cette demande, du destinataire, des éléments recueillis au cours
de la passation et de l’interprétation du bilan.
C’est bien dans ce cadre qu’il appartient au psychologue de juger de la pertinence
d’évaluer l’efficience cognitive.
On peut lire dans ce sens l’article 8 du code de déontologie des psychologues :
situation particulière. Un bilan est proposé en réponse à une demande qui traduit
toujours une situation problème.
Le bilan tente donc une approche partielle de l’enfant :
– dans le temps : le bilan a lieu à un moment de la vie de l’enfant ;
– dans des domaines spécifiques : certains domaines du savoir (conscient et
inconscient) sont observés, d’autres ne le sont pas ;
– à travers une relation spécifique : le bilan suppose une relation duelle entre l’enfant
et le psychologue. Cette relation n’est bien sûr pas neutre : des effets de transfert y
jouent. Jouent également des effets de représentation, d’image : aller rencontrer un
psychologue n’est socialement pas neutre. Cet aspect pourra être très sensible avec
des adolescents.
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Repères théoriques pour l’utilisation du WISC-IV
1. Le WISC-IV, un outil du bilan psychologique avec l’enfant
Les dimensions temporelles (le moment où a lieu le bilan), culturelles (les domaines
du savoir observés) et relationnelles sont donc toujours en jeu dans cette situation.
Le bilan psychologique peut être proposé par le psychologue afin de faire le point,
à un moment donné, sur le fonctionnement intellectuel et psychique d’un enfant.
Quand il est proposé, le bilan doit donc permettre d’apporter des éléments face à une
situation-problème qui concerne l’enfant. La situation-problème peut apparaître telle
aux parents de l’enfant, à son enseignant, à un ou plusieurs professionnels de la santé,
à des travailleurs sociaux mandatés ou non par la justice qui accompagnent l’enfant.
La situation-problème peut prendre la forme d’un questionnement sur l’attitude ou
le comportement de l’enfant vis-à-vis de lui-même, de ses pairs ou des adultes, sur
ses difficultés insistantes dans les apprentissages, sur la démotivation de l’enfant pour
la chose scolaire, sur un décalage manifeste de l’attitude de l’enfant par rapport aux
enfants de la même classe d’âge...
Quels que soient la situation-problème et l’adulte qui la pose, c’est toujours à partir
d’une demande formulée que le psychologue s’engage dans une démarche de bilan
psychologique avec un enfant.
Soulignons que l’enfant lui-même est très rarement demandeur – même si cela peut
arriver, en particulier avec des adolescents – et qu’il conviendra de prendre en compte
cette donnée dans le cadre de la passation.
Ainsi posé, le bilan psychologique apparaît comme un outil qui va permettre au
psychologue d’observer et d’analyser le fonctionnement intellectuel et psychique d’un
enfant dans le but d’éclairer la situation-problème et afin d’envisager des solutions
pour la dépasser.
La démarche du bilan
Elle suppose un certain nombre d’étapes possibles qui dépendent, pour le
psychologue, du cadre institutionnel dans lequel il rencontre l’enfant et de son
analyse de la situation-problème. Dans la plupart des cas, un bilan psychologique
suppose plusieurs étapes1 :
1. La démarche exposée ici l’est à titre indicatif ; elle ne vise aucune modélisation systématique, qui
serait d’ailleurs contraire au principe du choix des outils et des démarches qui revient au psychologue
concerné par un bilan avec un enfant.
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Repères théoriques pour l’utilisation du WISC-IV
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Repères théoriques pour l’utilisation du WISC-IV
1. Le WISC-IV, un outil du bilan psychologique avec l’enfant
préconisées par les concepteurs du test, d’espacer le moins possible les séances de
passation.
1. Le CAT, le TAT, le test de Rorschach, Patte noire, font partie des supports projectifs les plus
fréquemment utilisés. Certains peuvent être complémentaires. Là aussi, le psychologue choisira le ou
les outils les mieux adaptés à la situation.
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Repères théoriques pour l’utilisation du WISC-IV
difficultés, d’en éliminer d’autres, afin de rechercher les aides les plus appropriées
à mettre en œuvre (pédagogie adaptée, enseignement spécialisé, prise en charge
médico-sociale ou thérapeutique, consultations complémentaires).
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Repères théoriques pour l’utilisation du WISC-IV
1. Le WISC-IV, un outil du bilan psychologique avec l’enfant
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Repères théoriques pour l’utilisation du WISC-IV
Le WISC-IV est un outil reconnu pour déterminer le QI d’un enfant. La plupart des auteurs et praticiens
du bilan psychologique insistent sur la nécessité, pour le psychologue, d’accompagner les données
chiffrées d’informations concernant le contexte de la passation, d’éléments permettant l’interprétation
des données chiffrées dans une perspective dynamique et de rappeler le risque d’erreurs inhérent à
toute mesure.
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Repères théoriques pour l’utilisation du WISC-IV
Le QI
2. Le QI
Principe, petite histoire et définition
Binet, avec son échelle métrique de l’intelligence, avait introduit dès 1905 le calcul
de l’âge mental. Celui-ci correspondait au niveau de performance moyen des enfants
d’un âge donné. Mais ce calcul s’est avéré inopérant à deux niveaux :
– d’une part, il était difficile de comparer les performances d’enfants d’âge différents ;
Dunod – Toute reproduction non autorisée est un délit.
– d’autre part, l’âge mental s’est révélé inadéquat à rendre compte d’une éventuelle
différenciation de l’intelligence entre les adultes.
En 1912, Wilhelm Stern, psychologue allemand et lecteur des travaux de Binet,
détermine une forme facilement compréhensible du calcul de « l’intelligence » qu’il
désigne sous le terme de « quotient mental ».
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Repères théoriques pour l’utilisation du WISC-IV
Un enfant dont le score brut correspond à la moyenne de son groupe d’âge obtient
2. Le QI
ainsi un QI de 100.
L’écart-type1 permettra de situer les écarts par rapport à la moyenne.
Pour chaque âge, la moyenne est de 100 et l’écart-type est de 15.
La référence à cette valeur moyenne est une convention. Si le score brut obtenu
par un enfant se situe à un écart-type au-dessus de cette moyenne, il obtiendra par
exemple un QI de 115.
Le QI et la norme
Les tests d’efficience cognitive, dont le WISC-IV, sont des tests normés. Le
quotient intellectuel est un chiffrage qui situe un résultat par rapport à cette norme.
Comme le précise Grégoire (2007, p. 16), le QI « quantifie le degré d’efficience d’un
individu dans un ensemble d’épreuves comparativement à l’efficience d’un échantillon
d’individus représentatifs de la population de référence ». C’est ce qui constitue la
norme.
1. En statistique, l’écart-type mesure la dispersion d’une série de valeurs autour de leur moyenne.
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Repères théoriques pour l’utilisation du WISC-IV
2. Le QI
La répartition d’une population « normale » peut être représentée selon une courbe
en cloche (Courbe de Gauss1 ).
Dans une population donnée, si l’on classe les individus selon une caractéristique
(leur taille, leur poids, leur QI, leur niveau de compétence), on s’aperçoit que plus
on s’approche de la moyenne sur le critère considéré, plus il y a d’individus. Plus on
s’en éloigne, et moins il y en a. Aux deux extrémités, il n’y a presque personne. La
représentation graphique de cette réalité s’appelle une Courbe de Gauss et prend la
forme d’une cloche.
Si les résultats des tests de QI donnent des courbes en cloche, c’est tout simplement
parce qu’ils sont étalonnés pour le faire : les items comportent en effet un petit nombre
Dunod – Toute reproduction non autorisée est un délit.
1. Courbe étudiée par Moivre en 1718 et par Gauss, astronome, mathématicien et physicien allemand
en 1809.
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