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Contrat de travail temporaire en Suisse

Le document présente un modèle de contrat de travail temporaire régissant les missions d'un travailleur pour un employeur, incluant des dispositions sur le salaire, les heures supplémentaires, les vacances, et les droits sociaux. Il précise également les obligations du travailleur et les conditions de résiliation des rapports de travail. Ce contrat est conforme aux articles de la loi sur le travail temporaire en vigueur.

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Contrat de travail temporaire en Suisse

Le document présente un modèle de contrat de travail temporaire régissant les missions d'un travailleur pour un employeur, incluant des dispositions sur le salaire, les heures supplémentaires, les vacances, et les droits sociaux. Il précise également les obligations du travailleur et les conditions de résiliation des rapports de travail. Ce contrat est conforme aux articles de la loi sur le travail temporaire en vigueur.

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Modèle de «Contrat de travail temporaire» en vertu

des articles 19 s LSE et 48 s OSE

Contrat-cadre de travail temporaire

entre
en tant qu’employeur
(Nom et adresse du bailleur de services)

et
en tant que travailleur
(Nom et adresse de l’employé)

1. Préambule
1.1. Généralités
Le présent contrat-cadre régit un nombre indéterminé de missions que le travailleur accomplira
pendant une certaine période dans des entreprises tierces dites entreprises de mission. Il prend effet
à la conclusion par les mêmes parties d’un contrat complémentaire (contrat de mission) pour une
mission que le travailleur accepte d’accomplir dans une entreprise.
Le présent contrat-cadre n’oblige ni l’employeur à offrir une mission ni le travailleur à accepter
une mission proposée. Chaque nouvelle mission fera l’objet d’un nouveau contrat de mission
(nouveau contrat de travail).

1.2. Convention collective de travail avec déclaration d’extension


Lorsque l’entreprise de mission est soumise à une convention collective de travail avec déclaration
d’extension, le travailleur est soumis aux dispositions de ladite convention concernant le salaire et la
durée du travail. Si une convention collective de travail étendue prévoit une contribution obligatoire
aux frais de formation continue et aux frais d’exécution, les dispositions concernées s’appliquent aussi
au bailleur de services, auquel cas les contributions doivent être versées au prorata de la durée de
l’engagement. Lorsqu’une entreprise locataire de services est soumise à une convention collective de
travail avec déclaration d’extension instituant un régime de retraite anticipée, le bailleur de services
est également tenu de respecter ce régime envers le travailleur.

2. Droits du travailleur
2.1. Salaire
Le travailleur touche un salaire horaire brut de CHF ___ au minimum ou un salaire mensuel dont le
montant brut atteint au moins CHF ___. Les modalités du salaire afférent à une mission sont réglées
dans le contrat de mission.

2.2. Frais et dépens


Le montant et le genre d’indemnisation sont réglés dans le contrat de mission. Sous réserve de CCT
étendue, tous les frais doivent être prouvés.

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2.3. Heures supplémentaires; travail supplémentaire
Si le temps de travail en usage dans l’entreprise de mission est supérieur au temps de travail fixé
dans le contrat de mission, la différence est considérée comme heures supplémentaires.
* Ces heures supplémentaires donnent droit à un supplément de salaire de 25%.
* Elles sont compensées par un congé équivalent.
* (Commentaire: chaque variante est possible. Pour la première, l’employeur peut fixer un supplément
de salaire inférieur à 25%.)
Les heures de travail prévues par l’horaire de travail de l’entreprise qui dépassent le temps de travail
normal prévu par la loi sur le travail sont considérées comme travail supplémentaire.
* Elles donnent droit à un supplément de salaire de 25%.
* Elles sont compensées par un congé équivalent. Le nombre maximum de travail supplémentaire
admis par la loi sur le travail ne peut être dépassé.
* (Commentaire: chaque variante est possible. Pour le personnel de bureau, le personnel technique et
les autres employés, y compris le personnel de vente des grandes entreprises de commerce de
détail, le supplément de salaire pour les heures de travail supplémentaire qui n’excèdent pas 60
heures par année civile peut être supprimé ou fixé à moins de 25%.).

2.4. Paiement du salaire


Le salaire est versé à la fin du mois (au plus tard le cinquième jour ouvrable du mois suivant) avec
l’indemnité de vacances, les frais et les heures supplémentaires. Lorsque la mission dure moins d’un
mois, le salaire est versé à la fin de la mission ou au terme du délai de congé ou des rapports de
travail (des acomptes hebdomadaires peuvent être convenus). Le salaire est en règle générale versé
sur un compte postal ou bancaire du travailleur ou à défaut, en espèces ou par chèque, les frais
d’encaissement des chèques étant à la charge du travailleur. Le travailleur recevra dans tous les cas
un décompte détaillé.

2.5. Temps d’essai


Un temps d’essai de __ (commentaire: trois mois au plus, mais dans tous les cas une durée inférieure
à la mission) peut être prévu pour des missions de durée déterminée. En cas de mission de durée
indéterminée, les premiers__ (au maximum trois mois) comptent comme temps d’essai. Ce temps
d’essai recommence à courir au début de chaque mission accomplie dans une autre entreprise ou dès
que le travailleur prend une autre fonction dans la même entreprise.

2.6. Contrat de mission


Le contrat de mission règle :
– le genre de travail à accomplir
– le lieu de travail
– le début de la mission
– la durée de la mission en cas de durée déterminée et / ou le délai de congé
– l’horaire de travail
– le salaire
– év. le 13e mois de salaire pro rata temporis, les allocations et les frais.

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2.7. Vacances et jours fériés
2.7.1. Vacances
Le travailleur a en principe droit* à __ semaines de vacances annuelles payées, calculées pro rata
temporis si l’année n’est pas complète.
* La loi prévoit 4 semaines de vacances annuelles au moins et 5 au moins jusqu’à 20 ans révolus (art.
329a al. 1 CO).
Le travailleur doit avoir la possibilité de prendre ses vacances tant que durent les rapports de travail.
Pour les missions irrégulières et de courte durée, le droit aux vacances peut être remplacé par une
indemnité de vacances qui sera versée avec le salaire. Cette indemnité s’élève respectivement à
8,33% (pour quatre semaines de vacances) et à 10,64% (pour cinq semaines de vacances) du salaire
brut. Les indemnités de vacances sont indiquées séparément dans le décompte de salaire et versées
avec le salaire.

2.7.2. Jours fériés


Le travailleur a droit à la rétribution des jours fériés qui tombent pendant la mission. A l’exception du
1er août, sont déterminants les jours fériés déclarés officiels par la législation cantonale à laquelle est
soumise l’entreprise de mission. Le jour de la fête nationale est un jour férié chômé assimilé au
dimanche pour lequel l'employeur paie le salaire entier.
(Commentaire: le paiement des jours fériés n’est pas obligatoire pour les travailleurs payés à l’heure
ou à la journée, à l'exception du 1er août.)

2.8. Prestations sociales


2.8.1. Accident
Le travailleur engagé dans une entreprise de mission est assuré contre les accidents professionnels.
Le salaire est couvert à hauteur de 80% dès le troisième jour qui suit le jour de l’accident; l’employeur
verse au moins les 4/5 du salaire pendant le délai d’attente. Lorsque le temps de travail atteint au
moins 8 heures par semaine, les accidents non professionnels sont couverts.

2.8.2. Maladie
Variante 1
Si le travailleur tombe malade pendant la mission, il touche son salaire conformément à l’échelle dite
«bernoise», soit durant :
3 semaines pendant la 1re année de service (plus de 3 mois)
1 mois pendant la 2e année de service
2 mois pendant la 3e et la 4e année de service
3 mois de la 5e à la 9e année de service
4 mois de la 10e à la 14e année de service
5 mois de la 15e à la 19e année de service
6 mois de la 20e à la 25e année de service
Voir la définition de «mission ininterrompue» au point 2.9.
(Commentaire: utiliser éventuellement une autre échelle.)
Variante 2
Une assurance indemnités journalières couvre les pertes de salaire en cas de maladie; le travailleur
touche alors son salaire comme suit:
(Commentaire: mentionner les conditions.)

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2.8.3. Service militaire, service civil ou de protection civile
Le travailleur a droit, pour le service accompli dans l’armée suisse, le service civil ou de protection
civile, à des allocations pour perte de gain (APG). Les prestations APG sont complétées à hauteur de
80% du salaire conformément à l’échelle bernoise soit durant :
3 semaines pendant la 1re année de service (plus de 3 mois)
1 mois pendant la 2e année de service
2 mois pendant la 3e et la 4e année de service
3 mois de la 5e à la 9e année de service
4 mois de la 10e à la 14e année de service
5 mois de la 15e à la 19e année de service
6 mois de la 20e à la 25e année de service
(Commentaire: utiliser éventuellement une autre échelle.)

2.8.4. Maternité
Les travailleuses ont droit à l'allocation de maternité, conformément à l'article 16b ss de la loi sur les
allocations pour pertes de gain, LAPG, si elles ont été assurées obligatoirement au sens de
l'assurance-vieillesse et survivants, LAVS, pendant les 9 mois précédant l'accouchement, et qu'au
cours de cette période elles ont exercé une activité lucrative durant 5 mois et sont toujours salariées à
la date de l'accouchement.
Le droit à l'allocation prend effet le jour de l'accouchement. La mère bénéficie d'un congé d'au
maximum 14 semaines (Genève: 16 semaines) payées à raison de 80% du revenu moyen de l'activité
réalisée avant l'accouchement. L'allocation est versée sous la forme d'indemnités journalières (max.
98 indemnités journalières / Genève: 112). Si la mère reprend son activité lucrative durant cette
période, le droit s'éteint de manière anticipée.
A Genève, en cas de placement d'un enfant en vue de son adoption, les prestations sont accordées
aux futurs parents adoptifs si, à la date du placement, l'enfant a moins de 8 ans révolus, l'enfant n'est
pas celui du conjoint, la personne assurée est en possession de l'autorisation provisoire d'adopter et
que le parent qui demande l'allocation cesse effectivement le travail pendant le congé d'adoption. Un
des deux parents adoptant a droit à un congé d'au maximum 16 semaines payées à raison de 80% du
revenu moyen de l'activité réalisée avant l'adoption.

2.8.5. Affiliation à la prévoyance professionnelle


Lorsque le travailleur a été engagé avec un contrat de mission de durée indéterminée ou de durée
déterminée dépassant trois mois, il doit être affilié à la LPP dès le premier jour des rapports
contractuels. Lorsqu’un contrat de mission d’une durée limitée à moins de trois mois est prolongé au-
delà de trois mois, le travailleur doit être affilié à la LPP dès que la prolongation a été convenue. De
même, le travailleur doit être affilié à la LPP dès que l’ensemble des missions qu’il a effectuées atteint
une durée totale de plus de trois mois et qu’il n’y a pas plus de trois mois d’interruption entre les
missions. Les missions peuvent être effectuées auprès de différentes entreprises locataires de
services et ne pas se suivre immédiatement. Les autres conditions telles que le salaire annuel
minimum ou l’âge doivent toutefois également être remplies.

2.8.6. Allocations familiales


Le travailleur, respectivement la travailleuse, a droit pour chaque enfant à des allocations familiales
conformément à la loi sur les allocations familiales (LAFam) et aux réglementations cantonales en
vigueur. Selon la LAFam, les allocations familiales s’élèvent pour les enfants jusqu’à 16 ans à CHF
200 par mois (allocation pour enfant) et pour les enfants et les jeunes de 16 à 25 ans à CHF 250 par
mois (allocation de formation). Le même enfant ne donne pas droit à plus d’une allocation du même
genre. Les cantons peuvent prévoir des allocations plus élevées. Les allocations familiales sont
payées à la fin de chaque mois avec le salaire. Pour bénéficier des allocations familiales, le
collaborateur doit, lors de l’engagement ou au moment de la naissance, présenter le certificat de
famille.

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2.9. Résiliation des rapports de travail
Le délai de congé applicable en cas de résiliation des rapports de travail de durée déterminée ou
indéterminée est de :
– 2 jours ouvrables pendant le temps d’essai*.
Après le temps d’essai, le délai de congé applicable lorsque les rapports de travail sont de durée
indéterminée est de**:
– 2 jours ouvrables au moins* pendant les trois premiers mois d’une mission ininterrompue;
– 7 jours au moins du 4e au 6e mois d’une mission ininterrompue;
– 1 mois dès le 7e mois de mission;
– 2 mois de la 2e à la 9e année de service;
– 3 mois pour la fin** d’un mois dès la 10e année de service***.
* (Commentaire: le délai de 2 jours ne comprend pas de jours non ouvrés, sauf si la branche ne
connaît pas de jours non ouvrés.)
** (Commentaire: les rapports de travail de durée déterminée prennent fin d’ordinaire à l’échéance
de la durée convenue. Ils peuvent toutefois aussi être résiliés aux mêmes conditions que les
rapports de travail de durée indéterminée, à la condition que le contrat le prévoit expressément.)
*** (Commentaire: ces délais peuvent être modifiés dès le 7e mois par contrat, contrat-type ou CCT;
les délais de moins d’un mois ne peuvent être abaissés que par CCT et uniquement pendant la
première année.)
Une mission ininterrompue signifie le total des semaines de travail accomplies au titre de différentes
missions pour autant que ces missions cumulées n’aient pas été séparées (sauf en cas de maladie ou
d’accident) par un intervalle de plus de :
Durée des missions cumulées: Interruption:
– jusqu’à trois mois : 2 semaines
– du 4e au 6e mois : 3 semaines
– dès le 7e mois : 5 semaines
En cas d’intervalle plus long, les semaines sont additionnées à partir de la fin de l’interruption.
(Commentaire: cette règle n’est qu’une proposition visant à éviter qu’en cas de litige, le tribunal ne
conclue à un travail en chaîne interdit; elle n’est pas impérative.)

2.10. Transfert
Au terme des rapports de travail, le travailleur peut être embauché par l’entreprise de mission. Celle-ci
devra, le cas échéant, verser une indemnisation, mais elle ne pourra pas la répercuter sur le
travailleur.

2.11. Protection des données


L’employeur ne traite les données du travailleur qu’avec son assentiment.

3. Devoirs du travailleur
3.1. Devoir de diligence
Le travailleur s’engage à accomplir avec diligence et conscience les tâches que lui confie l’entreprise
de mission.

3.2. Directives
Le travailleur observe les directives de l’employeur et de l’entreprise de mission. Pendant la mission, il
se conforme aux usages et au règlement de l’entreprise de mission.

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3.3. Rapport de travail
Le travailleur établi ___ (commentaire: mensuellement ou hebdomadairement) ou au terme de
chaque mission un rapport de travail signé par l’entreprise de mission.

3.4. Déductions sociales


Sont déduits du salaire brut:
% cotisations AVS/AI/APG/AC
% assurance-accidents non professionnels (ANP)
% assurance indemnités journalières maladie (pour autant qu’une telle assurance ait été
conclue)
% caisse de pension (pour des missions d’une durée indéterminée ou déterminée
dépassant trois mois ou à partir du moment où plusieurs missions atteignent une durée
cumulée supérieure à trois mois et pour autant que le salaire annuel atteigne au moins
CHF 20’520)
% cotisations assurance maternité genevoise.
En outre, les déductions relatives à d’éventuelles conventions collectives de travail étendues
apparaissent dans le contrat de mission.

4. Disposition complémentaire
Les articles 319 ss de la loi fédérale du 30 mars 1911 complétant le Code civil suisse (Livre
cinquième: Droit des obligations), la loi fédérale du 13 mars 1964 sur le travail dans l’industrie,
l’artisanat et le commerce (loi sur le travail), la loi fédérale du 6 octobre 1989 sur le service de l’emploi
et la location de services, la loi fédérale du 28 septembre 1956 permettant d’étendre le champ
d’application de la convention collective de travail, ainsi que la loi fédérale du 24 mars 2000 sur les
fors en matière civile (loi sur les fors) s’appliquent à toutes les questions non réglées dans le présent
contrat.

5. For
Est compétent pour connaître des actions intentées par le travailleur le tribunal du lieu où il accomplit
habituellement son travail (art. 24 al. 1 LFors) ou le tribunal du lieu où se trouve l’établissement
commercial du bailleur de services avec lequel le contrat a été conclu (art. 24 al. 2 LFors) ou le
tribunal du siège principal du bailleur de services (art. 24 al. 1 LFors). Est compétent pour connaître
des actions intentées par le bailleur de services le tribunal du domicile du travailleur (art. 24 al. 1
LFors) ou le tribunal du lieu où le travailleur accomplit habituellement son travail (art. 24 al. 1 LFors).

Lieu et date: Lieu et date:

L’employeur: Le travailleur:
(bailleur de services)

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