Utilisation
Total de la puissance de calcul des 500 meilleurs
supercalculateurs mondiaux, de 1993 à 2008 (selon le classement TOP500).
Article détaillé : FLOPS.
Les superordinateurs sont utilisés pour toutes les tâches qui nécessitent une très
forte puissance de calcul7, comme les prévisions météorologiques, l’étude du
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climat (à ce sujet, voir les programmes financés par le G8-HORCs),
la modélisation d'objets chimiques (calcul de structures et de propriétés, modélisation
moléculaire, etc.), les simulations physiques (simulations aérodynamiques, calculs
de résistance des matériaux, simulation d'explosion d'arme nucléaire, étude de
la fusion nucléaire, etc.), la cryptanalyse ou les simulations en finance et
en assurance (calcul stochastique).
Les institutions de recherche civiles et militaires comptent parmi les plus gros
utilisateurs de superordinateurs.
En France, on trouve ces machines dans les centres nationaux de calculs
universitaires, tels que l'Institut du développement et des ressources en informatique
scientifique (IDRIS), le Centre informatique national de l'enseignement
supérieur (CINES), mais aussi au Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies
alternatives (CEA), dans certaines grandes entreprises, comme Total, EDF, Météo-
France8 ou encore à la Direction générale de la Sécurité extérieure (DGSE) pour ses
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besoins en cryptanalyse.
Conception
Composants et architecture
Le superordinateur FSL JET du Forecast Systems
Laboratory (en) de la National Oceanic and Atmospheric Administration (2000).
Les superordinateurs tirent leur supériorité sur les ordinateurs conventionnels à la
fois grâce à :
leur architecture, en « pipeline » (exécution d’une instruction identique sur une longue
série de données) ou parallèle (nombre très élevé de processeurs fonctionnant chacun
sur une partie du calcul), qui leur permet d’exécuter plusieurs tâches simultanément ;
des composants électroniques rapides (structure de type serveurs lame utilisant
des processeurs multi-cœur ou des cartes graphiques dédiées au calcul scientifique de
dernière génération, de la mémoire vive et des équipements de stockage de
masse — disque dur — reliés à la fibre optique en grande quantité, etc.) associés à
un système d'exploitation dédié (comme Linux, majoritairement utilisé actuellement9).
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Une lame IBM BladeCenter (en) HS20.
Ils sont presque toujours conçus spécifiquement pour un certain type de tâches (le
plus souvent des calculs numériques scientifiques : calcul matriciel ou vectoriel) et ne
cherchent pas de performances particulières dans d'autres domaines.
L’architecture mémorielle des supercalculateurs est étudiée pour fournir en continu
les données à chaque processeur afin d’exploiter au maximum sa puissance de
calcul. Les performances supérieures de la mémoire (meilleurs composants et
meilleure architecture) expliquent pour une large part l’avantage des
superordinateurs sur les ordinateurs classiques.
Leur système d’entrée/sortie (bus) est conçu pour fournir une large bande passante,
la latence étant moins importante puisque ce type d’ordinateur n’est pas conçu pour
traiter des transactions.
Comme pour tout système parallèle, la loi d’Amdahl s’applique, les concepteurs de
superordinateurs consacrant une partie de leurs efforts à éliminer les parties non
parallélisables du logiciel et à développer des améliorations matérielles pour
supprimer les goulots d'étranglement restants.
Principaux obstacles techniques
Supercalculateur IBM Blue Gene/Q de l'Argonne
National Laboratory (2013).
D'une part, les superordinateurs ont souvent besoin de
plusieurs mégawatts de puissance électrique. Cette alimentation doit aussi être de
qualité. En conséquence, ils produisent une grande quantité de chaleur et doivent
donc être refroidis pour fonctionner normalement. Le refroidissement de ces
ordinateurs (par exemple à air) pose souvent des problèmes importants
de climatisation.
D'autre part, les données ne peuvent circuler plus vite que la vitesse de la
lumière entre deux parties d'un ordinateur. Lorsque la taille d’un superordinateur
dépasse plusieurs mètres, le temps de latence entre certains composants se compte
en dizaines de nanosecondes. Les éléments sont donc disposés pour limiter la
longueur des câbles qui relient les composants. Sur le Cray-1 ou le Cray-II, par
exemple, ils étaient disposés en cercle.
De nos jours, ces ordinateurs sont capables de traiter et de communiquer de très
importants volumes de données en très peu de temps. La conception doit assurer
que ces données puissent être lues, transférées et stockées rapidement. Dans le cas
contraire, la puissance de calcul des processeurs serait sous-exploitée (goulot
d’étranglement).