Probabilités et Statistiques en SI
Probabilités et Statistiques en SI
Probabilités et Statistique
L’enseignante :
Besma Bennour
2024-2025
Table des matières
1 Espaces probabilisés 3
1.1 Expérience aléatoire, ensemble des épreuves . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.2 Événement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
1.2.1 Types d’événements . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
1.2.2 Relations entre les événements . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
1.2.3 Opérations sur les événements . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
1.3 Probabilité d’un événement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
1.4 Probabilité générale sur un ensemble fini . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
1.4.1 Cas particulier : le cas équiprobabilité . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
4 Fonctions caractéristiques 36
4.1 Définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 36
4.2 Quelques propriétés d’une fonction caractéristique . . . . . . . . . . . . . . . 37
4.3 Quelques exemples . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 37
4.4 Exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38
Espaces probabilisés
Exemple 1 : On lance deux pièces de monnaie différentes et bien équilibrées sur une
surface plane. On registre ce qu’on voit sur la face de chacune des deux pièces.
On pose F pour face et P pour pile.
Exemple 2 : On lance deux dés différents et bien équilibrés, un rouge et un vert.
On enregistre les deux chiffres qui apparaissent sur les deux faces supérieures des dés.
Exemple 3 : On jette un dé à 6 faces plusieurs fois, et on s’arrête lorsque l’on a
obtenu un 6. On s’intéresse au nombre de lancer.
Exemple 4 : On tire au hasard (simulténément) trois boules d’une urne qui contient
10 boules numérotés de 0 à 9.
Exemple 5 : On tire successivement trois boules d’une urne qui contient 10 boules
numérotés de 0 à 9.
Exemple 6 : J’attends le bus, et je m’intéresse au temps aléatoire qu’il va mettre
à arriver, sachant que ça ne peut pas être plus de 10 minutes.
Pour étudier ces phénomènes (expérience) aléatoire, il faut le modéliser par un mo-
dèle probabiliste. Les différents résultats possibles d’une expérience aléatoire s’appellent
les épreuves ou les réalisations de l’expérience. On représente les épreuves par la lettre
minuscule ω, comme ω, ω1 , ..., ωi , ...
1.2 Événement
soit P(Ω) l’ensemble de tous les sous-ensemble de Ω, incluant l’ensemble Ω lui-même et
l’ensemble vide.
Tout élément de P(Ω) est appelé un événement. On peut donc interpréter chaque évé-
nement avec un sous-ensemble de Ω. On représente les événements par des lettres majuscules
comme A, B, C, E, ....
2. Événement composé
L’événement qui est réalisable par plusieurs épreuves s’appelle événement composé
et le sous-ensemble correspond comportant plusieurs éléments.
3. Événement certain
L’événement qui se réalise à chacune des épreuves, nommé l’événement certain, et
correspond à l’ensemble de toutes les épreuves possibles de l’expérience Ω.
4. Événement impossible
L’événement qui ne peut être réalisé par aucune épreuve, nommé l’événement im-
possible, et correspond à l’ensemble vide ∅.
1. Réunion d’événements
Étant donnés deux événements A et B, leur réunion est l’événement qui se réalise ssi
au moins un des événements A ou B se réalise. On écrit A ∪ B et on lit "A ou B" ou
encore "A réunion B".
2. Intersection d’événements
Étant donnés deux événements A et B, leur intersection est l’événement qui se réalise
si et seulement si au moins un des événements A et B se réalise. On écrit A ∩ B et
on lit "A et B" ou encore "A inter B".
Partition (système complet) Des événements A1 , ..., An forment une partition s’ils
sont deux à deux incompatibles et qu’il y a toujours l’un d’entre eux qui se réalise.
Autrement dit, les conditions suivantes sont satisfaits :
— Ai 6= ∅, ∀i = 1, ..., n
— Ai ∩ Aj = ∅ ∀i 6= j c’est-à-dire Ai et Aj sont disjoints deux à deux.
— ∪ni=1 Ai = Ω
3. Différence d’événements
Étant donnés deux événements A et B, leur différence est l’événement qui se réalise
chaque fois que conjointement A se réalise et que B ne se réalise pas. On écrit A − B
et on lit "A moins B".
A − B = A ∩ B et B = Ω − B
Les opérations entre les événements reviennent aux opérations respectives entre les en-
1.3 Probabilité d’un événement 7
sembles des épreuves correspondantes, et donc les résultats des opérations entre les événe-
ments sont encore des événements reliés à la même expérience.
Conclusion 1 : Quand on manipule les événements deux types de vocabulaire coexistent :
l’un est probabiliste, l’autre est ensembliste. Le tableau suivant indique la correspondance
entre les deux terminologies :
Définition 1.2. On appelle probabilité sur (Ω, P(Ω)) une application P de P(Ω) dans l’in-
tervalle [0, 1] telle que :
1. P (Ω) = 1.
Proposition 1.1. Soit (Ω, P(Ω), P ) un espace de probabilités. Alors on a les propriétés
suivantes :
1. 0 ≤ P (A) ≤ 1
2. P (∅) = 0
3. P (A) = 1 − P (A)
4. P (A ∪ B) = P (A) + P (B) − P (A ∩ B)
5. Si A ∩ B = ∅, alors P (A ∩ B) = P (∅) = 0
6. P (A − B) = P (A ∩ B) = P (A) − P (A ∩ B)
Proposition 1.2. Soit (Ai )1≤i≤n une suite d’événements qui constituent une partition de Ω.
Alors pour tout B ∈ P(Ω), on a :
n
X
P (B) = P (B ∩ Ai )
i=1
Exemple 9 : Un sac contient des billes noires et rouges, portant une marque
ou non. La probabilité d’observer une bille rouge et marquée est de 2/10, une bille
marqué de 3/10 et une bille noire de 7/10.
1) Quelle est la probabilité d’observer une bille rouge ou marquée ?
2) Quelle est la probabilité d’observer une bille rouge et non marquée ?
3) Quelle est la probabilité d’observer une bille noire et non marquée ?
Solution : Soit N l’évènement "obtenir une billet noire", donc P (N ) = 7/10.
M l’évènement "obtenir une billet marquée", donc P (M ) = 7/10.
R l’évènement "obtenir une billet rouge", donc P (R ∩ M ) = 2/10.
1) P (R ∪ M ) = P (R) + P (M ) − P (R ∩ M ) = 1 − P (N ) + P (M ) − P (R ∩ M ) = 4/10.
7 2
2)P (R ∩ M ) = P (R − M ) = P (R) − P (R ∩ M ) = (1 − ) − = ....
10 10
3)P (N ∩ M ) =??
On a P (N ∩ M ) = P (N − M ) = P (N ) − P (N ∩ M ),
on cherche P (N ∩ M ), donc on remarqur que l’ensemble {N, R} forme une partition de Ω alors :
7 2
P (M ) = P (M ∩ N ) + P (M ∩ R) =⇒ P (M ∩ N ) = P (M ) − P (M ∩ R) = − = ....
10 10
Exemple 10 : Lors d’une loterie, 300 billets sont vendus aux personnes.
5 billets sont gagnants. une personne achète 10 billets. Quelle est la probabilité
pour que la personne gagne au moins un lot ?.
10
Solution : On a Ω = C300 . Soit G l’évènement "la personne gagne au moins un lot".
G l’évènement "la personne ne gagne rien", donc
10
cardG C295
P (G) = = 10
. Alors P (G) = 1 − P (G).
cardO mega C300
Exemple 13 : On lance deux dés équilibrés, et on note S la somme des deux dés.
L’ensemble des valeurs possibles pour S est Ω = {2, 3, ..., 12}.
1 2 3 4 5 6
1 2 3 4 5 6 7
2 3 4 5 6 7 8
3 4 5 6 7 8 9
4 5 6 7 8 9 10
5 6 7 8 9 10 11
6 7 8 9 10 11 12
Par exemple P (S = 4) = P ({(1, 3), (2, 2), (3, 1)}) = 3/36
Les probabilités pour les valeurs possibles de S sont alors :
k 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12
P (S = k) 1/36 2/36 3/36 4/36 5/36 6/36 5/36 4/36 3/36 2/36 1/36
Soient l’évènement A "au moins la somme de deux dés est égale à 7" et B "au plus la
somme est égale à 4". Calculer P (A), P (Ac ), P (B), et P (A ∩ B).
1 1
P ({ωi }) = pi = , ∀ i = 1, ..., n ⇔ P ({ω1 }) = ... = P ({ωn }) =
n n
vraisemblable.
Les épreuves sont équiprobables, c’est-à-dire les probabilités des événements élémen-
taires sont égales.
Exemple (suit) On prend l’exemple 2 (deux dés non pipés). Donc Ω = {(i, j), 1 ≤ i, j ≤ 6},
1
card(Ω) = 36 et P ({(i, j)}) = 36
∀i, j.
Soit l’évènement A "les valeurs des deux dés sont identiques". donc :
6
A = {(1, 1), ..., (6, 6)} et P (A) = P {(1, 1), ..., (6, 6)} = 36
Définition 2.1. Une variable aléatoire (v.a) X est une application de Ω dans E, telle que
l’inverse de chaque intervalle de E est un évènement de Ω.
X:Ω→E
X −1 (I ⊂ E) = A ⊂ Ω
Le support d’une v.a est l’ensemble des ses valeurs possibles. On notera S(X) le support
d’une v.a X.
Exemple 1 : On lance une pièce de monnaie une fois. X est le résultat d’obtenir le Pile. Donc
X prend deux valeurs 0 ou 1. C’est-à-dire X = 1 si le résultat de lancer est Pile et X = 0 si non.
Exemple 2 : On lance un dé équilibré. X le résultat obtenu. Alors X est une v.a.d,
et les valeurs possibles de X sont S(X) = {1, 2, ..., 6}
Exemple 3 : On lance deux dés bien équilibrés, un vert et un rouge. Soit S
le total (la somme) des faces supérieures. Donc S est une v.a.d, et le support de X
est S(S) = {2, 3, 4, ..., 12}.
2.2 Loi de probabilité d’une v.a.d 14
0 si x < 1
1
si 1 ≤ x < 2
6
2
si 2 ≤ x < 3
6
PX (x) = 3
6
si 3 ≤ x < 4
4
si 4 ≤ x < 5
6
5
6
si 5 ≤ x < 6
1 si x ≥ 6
2.3 Fonction de masse d’une v.a.d 15
Exemple 1 (suit) : X le nombre de fois d’obtenir le Pile donc S(X) = {0, 1}. La loi de
1
probabilité de X est donnée par : P (X = 1) = P ({P ile}) = p = 2
et P (X = 0) = P ({F ace}) = 1 − p
1
On dit que X suit la loi de Bernoulli de paramètre p = 2
(i.e X ∼ B(p)).
Exemple 2 (suit) : X est le résultat d’un lancé de dé. On a S(X) = {1, 2, ..., 6}.
P X = 1 = P Ax=1 = P {1} = 16 , et on trouve
xi 1 2 3 4 5 6
1 1 1 1 1 1
P X = xi 6 6 6 6 6 6
1
On dit que X suit la loi uniforme de paramètre p = 6
(i.e X ∼ U(p)).
Exemple 3 (suit) : On a S(S) = {2, 3, ..., 12}, donc la loi de probabilité de S est donnée
dans le tableau suivant :
si 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12
1 2 3 4 5 6 5 4 3 2 1
P S = si 36 36 36 36 36 36 36 36 36 36 36
Exemple 4 (suit) : Y est le nombre de fois d’obtenir le Pile, donc S(Y ) = {0, 1, 2, 3}.
Pour chaque lancer, on a deux résultats Pile ou Face, et on s’intéresse par le Pile.
Donc on peut définir par Xi la v.a.d qui représente "le résultat de iième lancer est le Pile".
C’est-à-dire Xi = 1 si le iième lancer donne Pile et Xi = 0 si non.
On pose P (Xi = 1) = p = 12 , et on remarque que Xi ∼ B(p = 12 ).
3
X
D’autre part Y est le nombre de fois d’obtenir le Pile, on peut donc écrire Y = Xi
i=1
3
X 1 3−k 1 k C3k
pour tout k ∈ S(Y ), P (Y = k) = P Xi = k = C3k 1 − = 3
i=1 2 2 2
On trouve P (Y = 0) = 0.125, P (Y = 1) = 0.375, P (Y = 2) = 0.375, P (Y = 3) = 0.125
1
On dit que Y suit la loi binomiale de paramètre n = 3 et p = 2
(i.e Y ∼ B(3, 21 )).
3
X
Question : vérifier la deuxième propriété de la loi de probabilité (i.e P (Y = k) = 1).
k=0
Explication de l’exemple 3 :
1
P S=2 = P As=2 = P {(1, 1)} =
36
2
P S=3 = P As=3 = P {(1, 2), (2, 3} =
36
3
P S=4 = P As=4 = P {(1, 3), (2, 2), (3, 1)} =
36
4
P S=5 = P As=5 = P {(1, 4), (2, 3), (3, 2), (4, 1)} =
36
5
P S=6 = P As=6 = P {(1, 5), (2, 4), (3, 3), (4, 2), (5, 1)} =
36
6
P S=7 = P As=7 = P {(1, 6), (2, 5), (3, 4), (4, 3), (5, 2), (6, 1)} =
36
5
P S=8 = P As=8 = P {(2, 6), (3, 5), (4, 4), (5, 3), (6, 2)} =
36
4
P S=9 = P As=9 = P {(3, 6), (4, 5), (5, 4), (6, 3)} =
36
3
P S = 10 = P As=10 = P {(4, 6), (5.5), (6, 4)} =
36
2
P S = 11 = P As=11 = P {(5, 6), (6, 5)} =
36
1
P S = 12 = P As=12 = P {(6, 6)} =
36
Autrement dit, FX (x) est la probabilité de l’évènement "la valeur de X est inférieure ou égale
à x"
Remarque 2.2. La fonction de répartition d’une v.a.d X peut être représentée graphique-
ment par une fonction en escalier comme dans la figure suivante
2
On calcule P (2 < X < 6) = FX (6) − FX (2) = 3
Définition 2.5. Si X est une v.a.d et S(X) = {x1 , ..., xn } son support, on appelle espérance
de X la quantité suivante lorsqu’elle existe :
n
X
E(X) = xi P (X = xi ) (2.3)
i=1
Propriétés de E(X) :
2. Soient a, b deux nombres réels, et X, Y deux v.a.d. Si E(X) et E(Y ) sont existent
alors
E(aX + bY ) = aE(X) + bE(Y )
La variance d’une v.a X peut s’interpréter comme une mesure de degré de dispersion des
valeurs de la v.a X par rapport à son espérance.
Propriétés de V ar(X) :
P (X = 1) = p , P (X = 0) = 1 − p = q (2.6)
1. La fonction de répartition :
0 si x < 0
FX (x) = 1
2
si 0 ≤ x < 1
1 si x ≥ 1
• L’espérance de X :
E(x) = p.
• L’espérance de X :
E(X) = np.
2.7 Lois discrètes usuelles 22
• La variance de X :
V ar(X) = np(1 − p).
revoir l’exemple 4.
λk
∀k ∈ N, P (X = k) = exp(−λ). (2.8)
k!
• L’espérance de X :
E(X) = λ.
• La variance de X :
V ar(X) = λ.
• Fonction de répartition de X
∀k ∈ N∗ , FX (k) = P (X ≤ k) = 1 − (1 − p)k
• L’espérance de X :
1
E(X) =
p
• La variance de X :
1−p
V ar(X) =
p2
revoir l’exemple 5.
Typiquement la loi géométrique apparaît dans la situation suivante : on répète "indépen-
damment" une même expérience aléatoire et on note X le nombre de fois qu’il faut réaliser
l’expérience pour voir apparaître un évènement A donné, de probabilité p.
Exemple 8 : une urne contient N = 20 boules, parmi eux N1 = 8 des boules blanches et
les autre des boules noires et vertes. on tire au hasard n = 5 boules sans remise.
X est la v.a. qui représente le nombre de boules blanches tirées. Dans ce cas
S(X) = {0, 1, 2, 3, 4, 5}. Donc :
8−k
C8k C12
∀k ∈ {0, 1, ..., 5}, P (X = k) = 5
C20
On dit que X suit la loi hypergéométrique de paramètres H(n, N1 , N ) tels que
(n = 5, N1 = 8, N = 20). On peut écrire aussi X ∼ H(n, p, N ) où
8
p est la probabilité des boules blanches c’est-à-dire p = 20
= 0.4.
On dit que la v.a X suit la loi hypergéométrique de paramètres (n, N1 , N ) et l’on note
X ∼ H(n, N1 , N ) si :
CNk 1 CNn−k
−N1
∀k ∈ {0, 1, ..., n}, P (X = k) = (2.10)
CNn
2.8 Variables aléatoire indépendantes 24
• L’espérance de X :
N1
E(X) = np, où p =
N
• La variance de X :
N −n
V ar(X) = np(1 − p)
N −1
N1
Remarque 2.3. Si N → ∞, alors H(n, N1 , N ) tend vers B(n, p = N
). En pratique, ce
n
résultat s’applique dés que N
< 0.1, c’est-à- dire dés que la population est 10 fois plus
grande que l’échantillon, ce qui arrive fréquemment en sondages.
et
y1 y2 ... ym Xm
Y et qi = 1
q1 q2 ... qm i=1
Dans beaucoup de situations, on veut travailler avec des variables continues comme suit :
Soit Ω un ensemble muni d’une probabilité P . Une v.a X est dite continue si elle peut
prendre toutes valeurs comprises dans un intervalle [a, b] ⊆ R.
Quelques propriétés de FX
1) FX (x) ∈ [0, 1] pour tout x ∈ R ;
2) FX est une fonction croissante, c’est-à-dire si x < y, alors FX (x) < FX (y) ;
3) lim FX (x) = 1 et lim FX (x) = 0.
x→+∞ x→−∞
Question 01 : Vérifier que la fonction suivante est une densité de probabilité sur R.
x
f (x) = λ1 e− λ pour x ∈]0, +∞[, et λ > 0. Solution :
On constate que f (x) ≥ 0 pour x ∈ R, donc f est une fonction non négative,
et continue sur R Et on a :
R +∞ R0 R +∞ 1 − x x
−∞ f (x) dx = −∞ 0 dx + 0 e λ λ
dx = 0 + − e− λ |+∞
0 = 0 − (−1) = 1
Question 02 : Soit f (x) = kx(1 − x)2 pour 0 ≤ x ≤ 1. Trouver k pour que f soit
une densité de probabilité sur R.
Solution :
R +∞
f est une fonction non négative, et continue sur R et −∞ f (x) dx = 1 donc :
R1 1
k 0 x(1 − x)2 dx = k 12
=1 ⇒ k = 12.
Question 03 : Soit fX la densité de la v.a X, tel que : fX (x) = x si 0 ≤ x ≤ 1 ; et
1
fX (x) = 2
si 1 < x ≤ 2. Trouver P (X > 1), P (X < 1), P ( 21 < X < 32 ).
Solution :
R +∞ R2 1
P (X > 1) = 1 fX (x) dx = 1 2 dx = 12 ;
R1 R1 1
P (X < 1) = −∞ fX (x) dx = 0 x dx = 2
R1 3
P ( 21 < X < 32 ) = 1 3 1 5
R
1 xdx + 1 2 dx
2
= 8
+ 4
= 8
2
Question 04 : Soit X une v.a dont la densité est donnée par : f (x) = λ e−λ x si x>0
où λ > 0. Trouver la fonction de répartition de X.
Solution :Pour x < 0, on a FX (x) = 0.
R0 Rx
Pour x ≥ 0, FX (x) = P (X ≤ x) = −∞ 0 dt + 0 λ e−λ t dt = 0 + − e−λ t |x0 = 1 − e−λ x .
3.3 Espérance et variance d’une v.a.c 27
Z +∞
E(X) = x fX (x) dx (3.2)
−∞
Question 06 : Soit X une v.a dont la densité est donnée par : fX (x) = 2x si 0 ≤ x ≤ 1.
Trouver E(X). Solution :
R1
2x2 dx = 23 x3 |10 = 2
R
E(X) = R x fX (x) dx = 0 3
2x
Question : 07 Soit X une v.a dont la densité est donnée par : fX (x) = a2
si 0 ≤ x ≤ a.
Trouver E(X). Solution :
R a 2x2 2 x3 2a
|a0 =
R
E(X) = R x fX (x) dx = 0 a2
dx = 3 a2 3
3.3 Espérance et variance d’une v.a.c 28
x
Question 08 : Soit X une v.a dont la densité est donnée par : fX (x) = 12 e− 2 si x > 0.
Trouver E(X). Solution :
R +∞ x
x 12 e− 2 dx = 2. En utilisant l’intégrale par partie.
R
E(X) = R x fX (x) dx = 0
Remarque 3.2. En général, si la densité de la v.a X de la forme fX (x) = λe−λ x pour x > 0
et λ > 0, alors E(X) = λ1 .
1
Question 09 : Soit X une v.a dont la densité est donnée par : fX (x) = b−a
si a < x < b.
R Rb 1 a+b
Trouver E(X). Solution : E(X) = R x fX (x) dx = a x b−a
dx = 2
.
1
Remarque 3.3. Si la densité de la v.a X de la forme fX (x) = b−a
pour a < x < b, alors
a+b
E(X) = 2
.
2. V ar(aX) = a2 X ;
3. V ar(aX + b) = a2 V ar(X).
x
Question 10 : Soit X une v.a dont la densité est donnée par : fX (x) = 12 e− 2 si x > 0.
Trouver V ar(X). Solution :
R +∞ 2 1 − x
E(X 2 ) = x2 fX (x) dx =
R
R 0 x e 2 2
dx = 8. En utilisant l’intégrale par partie.
Donc V ar(X) = 8 − 4 = 4.
Remarque 3.4. En général, si la densité de la v.a X de la forme fX (x) = λe−λ x pour x > 0
2
2 1 1
et λ > 0, alors V ar(X) = λ2
− λ
= λ2
.
3.4 Lois de probabilités continues 29
1
Question 11 : Soit X une v.a dont la densité est donnée par : fX (x) = b−a
si a < x < b.
Rb 2 2 2
Trouver V ar(X) . Solution : E(X 2 ) = x2 fX (x) dx = 1
= b +ab+a
R
R a x b−a
dx 3
.
2
(a−b)2
b2 +ab+a2 b+a
Donc V ar(X) = 3
− 2
= 12
.
1
On écrira alors X ∼ U(a, b). On constate que est une constante.
b−a
La fonction de répartition de la v.a.X :
0 si x < a
x−a
FX (x) = P (X ≤ x) = si a ≤ x < b
b−a
si x ≥ b
0
a+b (a − b)2
E(X) = et var(X) =
2 12
respectivement.
Question 12 : Soit X ∼ U(0, 10). Calculer P (X ≤ 3), P (X > 6), et P (3 < X < 8).
Solution :
R3 1 3
P (X < 3) = 0 10 dx = 10
P (X > 6) = 610 10
1 4
P (X > 6) = 1 − P (X ≤ 6)
R
dx = 10 ou
R8 1 5
P (3 < X < 8) = 3 10 dx = 10
3.4 Lois de probabilités continues 30
FX (x) = 1 − e−λx si x ≥ 0.
E(X) = µ; et V ar(X) = σ 2
3.4 Lois de probabilités continues 31
respectivement.
Cas particulier : si X ∼ N (0, 1), on dit que la loi de X est la loi normale centrée
réduite, et on notera par Z au lieu de X. Dans ce cas, on obtient la fonction de densité
comme suite :
1 x2
fZ (x) = √ e− 2 pour tout x ∈ R (3.5)
2π
Et on note par φ sa fonction de répartition qui est représentée à la table 1 page 40.
Question 14 : Soit Z ∼ N (0, 1). Calculer P (Z ≤ 2), P (Z < −1), P (Z > 2),
et P (| Z |< 1.96).
Solution : En utilisant table 1.
P (Z ≤ 2) = φ(2) = 0.977200
P (Z < −1) = φ(−1) = 1 − φ(1) = 0.158700
P (Z > 2) = 1 − P (Z ≤ 2) = 1 − φ(2)
P (| Z |< 1.96) = P (−1.96 < Z < 1.96) = φ(1.96) − φ(−1.96) = φ(1.96) − [1 − φ(1.96)]
donc P (| Z |< 1.96) = 2φ(1.96) − 1 = 0.95
Question 15 : Soit Z ∼ N (0, 1). Trouver a et b tels que P (Z ≤ a) = 0.582,
P (Z ≤ b) = 0.326.
Solution : En utilisant table 2 ,on obtient
a = 0.207 et P (Z ≤ −b) = 1 − (0.326) = 0.674 → −b = 0.4510 → b = −0.451.
Remarque 3.5. Soit la v.a X suit la loi normale de paramètres µ et σ 2 , on peut écrire
X ∼ N (µ, σ 2 ). Et soit Z ∼ N (0, 1).
X−µ X−µ
Alors σ
∼ N (0, 1), c’est-à-dire Z = σ
.
En utilisant ce remarque pour calculer P (X < a), P (X > a), P (a < X < b), ...,
où a et b ∈ R.
3.4 Lois de probabilités continues 32
Table 1.
Table 2.
Fonctions caractéristiques
4.1 Définition
On appelle fonction caractéristique de la variable aléatoire X la fonction ϕX : R → C
définie par :
∀t ∈ R , ϕX (t) = E(eitX )
x
Cas continu : si X admet une desité de probabilité alors,
Z
itX
E(e )= eitx fX (x) dx
R
4.2 Quelques propriétés d’une fonction caractéristique 37
2. ∀t ∈ R , | ϕX (t) |≤ 1, car :
| ϕX (t) |=| E(eitX ) |≤ E(| eitX |) = E(1) = 1
et
q
| eitx |=| cos(tx) + i sin(tx) |= cos2 (tx) + sin2 (tx) = 1.
3. ∀t ∈ R, ϕX (−t) = ϕX (t),
où z est le conjugué du nombre complexe z.
n
Binomiale X ∼ B(n, p) φX (t) = 1 − p + peit
it −1)
Poisson X ∼ P(λ) φX (t) = eλ (e
p eit
Géométrique X ∼ G(p) φX (t) =
1 − (1 − p)eit
4.4 Exercices 38
Cas continu
λ
Exponentielle X ∼ E(λ) φX (t) =
λ − it
−t2
Normale centrée réduite X ∼ N (0, 1) φX (t) = e 2
t2 σ 2
Normale (ou gaussienne)X ∼ N (µ, σ 2 ) φX (t) = eitµ e− 2
4.4 Exercices
2. Un serveur web reçoit des demandes de façon aléatoire, chaque demande prend un
certain temps pour être traitée. Supposons que Ti représente le temps de traitement
de demande i, tel que Ti suit la loi exponentielle de paramètre λ, et le temps moyen
de traitemet d’une demande est 0.5 minutes. Soit T le temps total de traitement de
n demandes. Trouver la fonction caractéristique de T .
3. En déduire la loi de T .
4. Calculer la probabilité que le temps total de traitement de 3 demandes est 1.5 minutes.
5. Calculer la probabilité que les trois demandes soient traitées en moins de 1.5 minutes.
4.4 Exercices 39
2. Supposons que dans un système de communication sans fil, un signal est transmis
plusieurs fois pour renforcer la fiabilité de la tranmission. Chaque fois qu’un signal
est transmis, il est affecté par un bruit gaussien.
Soient X1 , X2 , et X3 trois v.a représentant les bruits ajoutés au signal lors de chaque
tranmission. On suppose que Xi ∼ N (0, 1), (i = 1, 2, 3).
Si le bruit total S est la somme de trois bruits X1 , X2 , et X3 . Trouver la fonction
caractéristique de S.
Solution
t2 σ 2
φX (t) = eitµ e− 2
2. Soit Xi une v.a représente le bruit i, tel que Xi ∼ N (0, 1), i = 1, 2, 3. Donc la fonction
t2
caractéristique de Xi est donnée par : φXi (t) = e− 2 .
P
D’autre part, soit S = Xi = X1 + X2 + X3 le bruit total. Alors sa fonction carac-
téristique est :
φS (t) = E(eitS ) = E eit(X1 +X2 +X3 ) = E eitX1 × eitX2 × eitX3
= E(eitX1 ) × E(eitX2 ) × E(eitX3 )
= φX1 (t) × φX2 (t) × φX3 (t)
t2 t2 t2
= e− 2 × e− 2 × e− 2
t2 t2 σ 2
= e−3 2 = eitµ e− 2
tels que : µ = 0 et σ 2 = 3.
2. Considérons un serveur qui reçoit en moyenne trois requêtes par minute pour traiter
des données. Soient Xi le nombre de requêtes reçues par le serveur pendant la minute
Pn
i, i = 1, ..., n, et N = i=1 Xi la somme (le nomre total) de requêtes reçues pendant
n minutes.
Trouver la fonction caractéristique de N .
it −1)
φX (t) = eλ(e
2. Soit Xi une v.a représente le nombre de requêtes reçues par le serveur pendant la
minute i, tel que Xi ∼ P(λ), i = 1, ..., n.
P
D’autre part, soit N = Xi = X1 + ... + Xn le le nomre total de requêtes reçues
pendant n minutes. Alors sa fonction caractéristique est :
φN (t) = E(eitN ) = E eit(X1 +...+Xn ) = E eitX1 × ... × eitXn
= E(eitX1 ) × ... × E(eitXn )
= φX1 (t) × ... × φXn (t)
it −1) it −1)
= eλ(e × ... × eλ(e
it −1)
= enλ(e
1. Calculer la probabilité que ce serveur reçoive 2 requêtes dans une période de 3 se-
condes.
Solution
Soit Xi le nombre de requêtes reçues par le serveur pendant la seconde i, tel que
Xi ∼ P(λ = 2.1), i = 1, ..., n.
P
D’autre part, soit N = Xi = X1 + ... + Xn le le nomre total de requêtes reçues pendant n
secondes. D’après l’exercice 03, on a N ∼ P(n λ). La loi de probabilité de N est :
(nλ)k −(nλ)
P (N = k) = e , k = 0, 1, 2, ...
k!
Un vecteur gaussien, qui est un vecteur de variables aléatoires suivant une distribution
normale multivariée, a de nombreuses applications en informatique, notamment dans les
domaines suivants :
* Apprentissage automatique et intelligence artificielle (ACP, MMG, ...),
* Traitement du signal et vision par ordinateur,
* Cryptographie et sécurité informatique (LWE),
* Optimisation et simulation numérique (CMA-EA),
* Télécommunications et réseaux (modélisation du bruit, MIMO),
* Finance quantitative et séries temporelles, ...
1. cov(X, Y ) = cov(Y, X)
cov(aX + b, cY + d) = ac cov(X, Y )
5.1 Covariance et coefficient de corrélation 43
car,
cov(aX + b, cY + d) = E (aX + b).(cY + d) − E(aX + b).E(cY + d)
= E acXY + adX + bcY + bd − aE(X) + b . cE(Y ) + d
Exercice 01 :
Soient X ∼ N (0, 22 ) et Y ∼ N (1, 32 ) et X est indépendante de Y .
3. Calculer cov(U, V ).
Exercice 02 :
Soient X et Y deux variables aléatoires telles que :
cov(X, Y )
ρ(X, Y ) =
σX × σY
Remarques :
1. −1 ≤ ρ(X, Y ) ≤ 1
2. Si ρ(X, Y ) est proche de 1 ou -1 alors il existe une liaison linéaire très forte entre X
et Y .
3. Si ρ(X, Y ) est proche de 0 alors il existe une liaison linéaire très faible entre X et Y .
Propriétés :
1. ρ(X, Y ) = ρ(Y, X)
5.2 Définition d’un vecteur gaussien 44
ρ(aX + b, cY + d) = ρ(X, Y )
car,
cov(aX + b, cY + d) ac . cov(X, Y )
ρ(aX + b, cY + d) = q q = = ρ(X, Y )
var(aX + b) × var(cY + d) a σX × c σY
Exercice 03 :
Soient X et Y deux variables aléatoires telles que :
Exemple 01
Soit X = (X1 X2 X3 )t un vecteur gaussien de moyenne µX = (1 0 2)t et de matrice de
covariance :
2 0 −1
ΣX =
0 3 −2
−1 −2 4
c’est-à-dire : E(X1 ) = µX1 = 1, E(X2 ) = µX2 = 0, E(X3 ) = µX3 = 2 ;
2
σX 1
= var(X1 ) = cov(X1 , X1 ) = 2,
2
σX 2
= var(X2 ) = cov(X2 , X2 ) = 3,
2
σX 3
= var(X3 ) = cov(X3 , X3 ) = 4 ;
cov(X1 , X2 ) = 0, cov(X1 , X3 ) = −1, cov(X2 , X3 ) = −2 ;
Remarques
1. Si X = (X1 ...Xn )t un vecteur gaussien de moyenne µX et de matrice de covariance
ΣX , alors les variables aléatoires Xi (i = 1, ..., n) sont des variables gaussiennes de
2
moyenne µXi et de variance σX i
= var(Xi ) = cov(Xi , Xi ).
2. Soient X et Y deux variables aléatoires gaussiennes et cov(X, Y ) = 0, alors X et Y
sont des variables indépendantes.
3. Si les variables aléatoires Xi (i = 1, ..., n) sont des variables gaussiennes et indépen-
dantes, alors X = (X1 ... Xn )t un vecteur gaussien de moyenne µX et de matrice de
covariance ΣX , tels que :
σ2
X1
0 ... 0
µX1 2
0 σX ... 0
.. 2
µX = . et ΣX =
. .. ..
. .
. .
µXn
2
0 0 . . . σX n
µY = A µX + B et ΣY = A ΣX At
Exemple 02 (m = 1)
Soit X ∼ Nn=3 (µX , ΣX ) tels que :
0 2 1 0
µX =
1
et ΣX =
1 3 −1
−1 0 −1 4
Y = X1 − 2X2 + X3 = A × X = (1 − 2 1) × (X1 X2 X3 )t
Exemple 03 (m > 1)
Soit X ∼ Nn=2 (µX , ΣX ) tels que :
1 4 2
µX = et ΣX =
2 2 3
On remaeque que :
2 −1 X1 3
Y = AX + B = × +
0 1 X2 1
Exemple 04 (m > 1)
Soit X ∼ Nn=4 (µX , ΣX ) tels que :
3
2 1 0 1
−2 1 1 0 1
µX = et ΣX =
1 0 0 1 0
4 1 1 0 2
On remarque que :
X
1
1 −1 0 0
X2
Y = AX = 0 4 1 0 ×
X3
0 −1 0 1
X4
D’après le théorème précédent, le vecteur Y est un vecteur gaussien de moyenne µY et de
matrice de covariance ΣY . De plus :
5.3 Loi d’un vecteur gaussien 48
3
1 −1 0 0
−2
µY = A µX = 0 4 1 0 × = .... ∈ M3×1 (calculer)
1
0 −1 0 1
4
et
2 1 0 1 1 0 0
1 −1 0 0
1 1 0 1 −1 4 −1
t
ΣY = A ΣX A =
0 4 1 0 × × = .... ∈ M3×3 (calculer)
0 0 1 0 0
1 0
0 −1 0 1
1 1 0 2 0 0 1
Cas particulier
Soit X = (X1 ... Xn )t un vecteur gaussien de moyenne µX et de matrice de covariance
ΣX , on peut écrire X ∼ Nn (µX , ΣX ).
La loi du vecteur Y = (X1 ... Xk )t , tel que k ≤ n, est un vecteur gaussien de moyenne µY
et de matrice de cavariance ΣY , avec
2
σX 1
cov(X1 , X2 ) . . . cov(X1 , X2 )
µ1
2
..
cov(X2 , X1 ) σX 2
. . . cov(X2 , Xk )
µX = . et ΣX =
.. .. ..
.
. .
µk
2
cov(Xk , X1 ) cov(Xk , X2 ) . . . σX k
Exemple 05
Soit X ∼ Nn=4 (µX , ΣX ) tels que :
3
2 −1 0 −2
−2 −1 1 −3 0.5
µX = et ΣX =
1
0
−3 3 −0.5
4 −2 0.5 −0.5 4
3 2 −1 0
µX =
et ΣY = −1 1 −3
−2
1 0 −3 3
2) Le vecteur aléatoire Z = (X1 X2 X4 )t est un vecteur gaussien de moyenne µZ et de
matrice de covariance ΣZ . De plus :
3 2 −1 −2
−2 et ΣZ = −1 1 0.5
µZ =
4 −2 0.5 4
3) Le vecteur aléatoire W = (X2 X4 )t est un vecteur gaussien de moyenne µW et de
matrice de covariance ΣW . De plus :
−2 1 0.5
µW = et ΣW =
4 0.5 4
Chapitre 6
Idée d’estimation
Estimer un paramètre définie sur une population (l’espérance µ, l’écart-type σ,
proportion p,...) à partir d’observations réalisées x1 , .., xn sur un échantillon de
cette population.
6.1 Estimation ponctuelle 51